Haïti, un pays qui refuse de mourir
March 17, 2010 by Archivex-Haiti
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Par Roméo Halloun – 16 Mars 2010
Ayiti, Perle des Antilles, République d’Haïti, appellations diverses pour un bout de terre. Une entité au milieu des Isles caraïbes et des Amériques qui a le talent de briller par sa grandeur mais aussi par ses misères, ses complications héritées de son ascension impertinente comme première République noire indépendante. Les marrons nous ont légué leurs tripes d’airain, leurs bras courageux et leur fierté indomptable.
Le 12 janvier 2010, l’élément terre a parlé. Il a protesté contre le devenu modelé, imposé par ses fils. La République de Port-au-Prince a disparu sous ses propres décombres. Les masques qui cachaient la médiocrité de nos institutions sont tombés, mettant à nu le vide, l’absence du gouvernement. Près d’un demi-million de frères et sœurs ont payé de leur vie une nouvelle ère pour la renaissance de la République d’Haïti.
La renaissance. Un mot porteur d’espérances. La renaissance d’un pays pour le bonheur de ses habitants. Un pays prospère devenu havre de paix et de joie. Une terre capable de nourrir ses enfants. Une nation indépendante que les responsables politiques ne doivent pas diriger avec les pieds mais avec la tête.
En trente-cinq secondes la vie a basculé. Des centaines de milliers de morts, disparus, blessés. Un nombre inconcevable de victimes dans leur âme, leur chair, leurs possessions, ont pavé cette nouvelle page morbide de notre histoire de peuple. Le séisme a trouvé une mentalité, une manière de vivre, un établi concoctés en 206 années de parcours. Sera-t-il l’évènement qui brisera le cercle démentiel de nos pratiques, de nos discours, de nos croyances ?
Si un peuple a le gouvernement qu’il mérite, un gouvernement a aussi le peuple qu’il mérite et la communauté internationale a le gouvernement haïtien qu’il mérite. C’est la continuité des pratiques consistant à réagir pour gérer le court terme, sans une vision des moyen et long terme. Nos dirigeants ont prouvé leur incapacité à régir la situation effroyable au lendemain du tremblement de terre. La présence des Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) aurait trouvé une justification exceptionnelle si elle avait su faire une différence dans la gestion de la catastrophe. Elle a failli dans ses tâches de stabilisation, de sécurisation des zones affectées et des pénitenciers.
Deux mois après, l’aide internationale a lavé des plaies, sans panser les blessures. La situation subsiste sans la moins tangible lueur d’espoir. Jacmel, Miragoâne, Petit-Goâve, Grand-Goâve, Léogane, Carrefour, Port-au-Prince et ses tentacules subsistent dans un moins que rien, le fond du trou jamais atteint précédemment. La misère comme nous n’avons jamais osé imaginer. La gabegie gouvernementale conjugue ses verbes personnels. Elle croupit dans une stagnation insupportable pour tous ceux qui attendent un geste, une lumière sur nos lendemains en tant que peuple.
La gestion de l’immédiat requiert de reloger et prendre en charge les sans-abris et les victimes pour une période déterminée, protéger les vies et les biens, démolir les bâtiments endommagés, déblayer et débarrasser les villes des gravats.
Le regroupement des populations de la zone métropolitaine dans des camps temporaires au lendemain du séisme a constitué des agglomérations qui semblent déterminées à prendre des dimensions quasi permanentes. Dans une société déjà fragile et dont les bases ont été violemment secouées, cette situation couve une dégradation plausible dans les mois à venir. La promiscuité de personnes de tous âges, la précarité des conditions de vie permettent les abus, le viol, la prostitution, l’insécurité et la propagation de maladies. Cette situation peut dégénérer et progresser rapidement vers l’explosion sociale et des épidémies.
L’exemple du Nicaragua après le séisme qui frappa Managua le 23 décembre 1972 est non équivoque. Les réactions du gouvernement haïtien sont identiques aux erreurs du gouvernement de Somoza. La résurgence du Sandinisme a trouvé dans la situation post tremblement de terre créée par le gouvernement nicaraguayen, les conditions propices vers le commencement de l’éclatement de la société d’alors. Aujourd’hui, plus de trente-huit ans après, l’histoire semble vouloir emprunter au Nicaragua des similitudes inquiétantes. L’évasion des locataires du Pénitencier national, la facilité d’infiltration offerte par les conditions précaires de fonctionnement de la Sécurité Publique et le manque d’appui évident de la MINUSTAH permettent de faire des projections peu favorables pour le pays. Il est important de souligner, pour l’Histoire, que la MINUSTAH avait charge de garder les portes du Pénitencier national.
Port-au-Prince, poumon et cœur économique du pays a été profondément atteint. Ce qui subsistait de l’après-séisme n’a malheureusement pas été protégé. Le représentant des Nations-unies, M. Edmond Mullet, représentant spécial du secrétaire général de cette organisation et chef de la MINUSTAH, à une réunion le 3 février avec le secteur privé, au local de la mission, a clairement exposé son point de vue : « La sécurité du centre-ville ne représentait pas une priorité ». Livré au banditisme, au pillage systématique et aux flammes nées de mains criminelles, il ne reste aujourd’hui que la volonté de certains citoyens qui veulent se battre contre l’anéantissement de cette zone. La Police Nationale a peu de moyens. Elle s’acharne, sans l’appui visible de la MINUSTAH à tenter une sécurisation dans la ville.
La présence des organisations non gouvernementales (ONG) déjà marquée sur le terrain, s’est renforcée de manière spectaculaire après le séisme. Un pullulement de ces boîtes fragilise encore plus notre économie gangrénée. Le malheur d’un peuple devient source d’opportunités ; beaucoup s’enrichissent à travers ce canal humanitaire. Les ONG ne constituent pas une base viable pour la construction de l’économie d’un pays.
L’absence des structures adéquates pour la réception de l’aide internationale, la réponse tardive et insuffisante des acteurs gouvernementaux ont permis une dissémination de l’aide. Elle fut nécessaire et bénéfique. Mais aujourd’hui, à moins que les intermédiaires naturels ne soient utilisés dans la production et la distribution des produits, l’aide peut s’avérer néfaste et destructive pour notre économie exsangue.
Les catastrophes naturelles demeurent un théâtre de choix pour les acteurs politiques. Ils ont le talent d’utiliser la misère, la souffrance et les tribulations de ce peuple pour maintenir leur clientèle politique. Les conditions existentielles infrahumaines deviennent leur capital politique. Ils cultivent avec une aptitude nocive, la maladie viscérale du pouvoir et de l’enrichissement illicite. Leurs fausses promesses d’un devenir meilleur planent sans résonance sur une population aux oreilles écorchées, fatiguées de leurs sempiternelles accusations contre leurs homologues. Toujours au nom du peuple, ils occupent les avenues du pouvoir. Ils persistent à vouloir maintenir ou prendre les rênes de la destinée de ce pays croupissant dans un état latent d’abêtissement, alors qu’ils n’ont jamais rien eu à lui offrir. Ils entretiennent le statu quo de peur de diminuer leur emprise politique.
Le peuple, toutes classes confondues, attend le gouvernement, la classe possédante, la diaspora et la communauté internationale. La classe possédante et la diaspora attendent le gouvernement et la communauté internationale. Le gouvernement attend la communauté internationale, la diaspora et leur argent. La communauté internationale attend le gouvernement. La saison cyclonique et l’éclatement social n’attendront personne. La reconstruction ne pourra se faire sans la participation des acteurs locaux responsables, des haïtiens sains de la diaspora, et de la communauté internationale.
Le silence ne profite pas toujours au sage. Aujourd’hui plus que jamais, la société saine, silencieuse, devra abandonner son mutisme, son fatalisme, son inaction et ses pratiques de politique de salon. Le « bon Dieu bon » ne tient plus. La nouvelle société d’après le 12 janvier devra faire entendre sa voix, réclamer et imposer sa participation dans les rouages de la destinée haïtienne. Il est temps que cette majorité prenne la responsabilité naturelle qui lui incombe de conduire l’avenir de son pays. Les opportunités qui nous sont offertes exigent la participation de tous. Elles nous ouvrent de nouvelles avenues, l’occupation d’Haïti par ses fils. Les terres de production demeurent inexploitées. La génération montante a droit de recueillir un pays, une terre d’appartenance et non un tremplin vers l’extérieur.
Nous n’avons pas besoin des Casques rouges. Les Casques bleus ne nous mènent nulle part.
Nous avons besoin d’un Etat. Nous avons besoin de créer du travail. Nous avons besoin de décentraliser la République de Port-au-Prince. Nous avons besoin de retourner à la production nationale. Nous avons besoin d’un programme de développement agricole. Afin de cesser de tendre nos bols au blé des Blancs.
Nous avons besoin de savoir ce que mijote le gouvernement.
Roméo Halloun
16 Mars 2010
Haiti-Séisme : Le cataclysme des Duvalier et celui du 12 janvier 2010
March 16, 2010 by Archivex-Haiti
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lundi 15 mars 2010 - Par Leslie Péan
Les difficultés actuelles de la société haïtienne pour faire une transition vers un régime démocratique sont liées au refus des puissances tutrices de procéder à une vraie dé-duvaliérisation et une réelle dé-macoutisation après 1986. Il y a eu un refus systématique de savoir ce qui s’est passé de 1957 à 1986. La communauté internationale a imposé son refus de faire le procès du duvaliérisme sous le fallacieux prétexte que ce serait une « chasse aux sorcières ». C’était sa condition expresse pour forcer Jean-Claude Duvalier à abandonner le pouvoir. Le changement recherché n’a pas eu lieu et on est resté à la surface. La société haïtienne ne s’est pas donné la peine d’identifier les comportements qu’elle condamne et encore moins d’expliquer à la jeunesse les causes de nos malheurs.
Les Haïtiens n’ont pas essayé de penser ce qui a rendu le duvaliérisme possible afin d’éviter son renouvellement. Trop préoccupée par la prise du pouvoir, l’opposition a vite absous le duvaliérisme de son carnage. Ainsi, les bourreaux et leurs complices ont repris du service sans aucun sentiment de culpabilité. Pas même en apparence. La classe politique et économique a recommencé avec la même technologie duvaliériste pour faire du pouvoir son lieu de réalisation personnelle. Le résultat est qu’on se retrouve un mois après le tremblement de terre avec 20.000 manifestants dans les rues aux Cayes [1] où une foule de jeunes arborant des drapeaux américains appellent à la démission du président René Préval. Avec leurs pancartes et banderoles, les manifestants disent au président américain Obama qu’ils veulent se placer sous la tutelle américaine, préférant que les Américains leur sucent le sang au lieu d’être dévorés jusqu’aux os par le gouvernement actuel.
La criminalisation du politique
Comment en est-on arrivé là ? Un pas en arrière est nécessaire pour voir le cheminement qui a conduit au trou actuel. Aucune thérapie n’est possible sans connaître la source et l’origine du mal. En éliminant toute notion de justice dans la société haïtienne, Duvalier a procédé à la criminalisation du politique, du Port-aux-Crimes à l’échelle nationale. Cette criminalisation s’est faite non seulement par une alliance avec la mafia américaine pour les casinos et le trafic de la drogue mais aussi par une reconfiguration de la société haïtienne autour du crime. Duvalier propulse les activités des vendeurs de chair humaine dans le trafic des braceros avec la République Dominicaine et dans celui des organisateurs des voyages clandestins aux Bahamas pour lesquels il recevait personnellement une partie des sommes collectées par les passeurs clandestins. Les services secrets américains ont la preuve des versements en espèces faits à François Duvalier par Ernest Dumervé, député du Môle Saint-Nicolas. [2]
Les exactions commises par Duvalier constituent des crimes contre l’humanité et en tant que telles sont imprescriptibles et peuvent être jugées n’importe quand. Pour rentabiliser le pouvoir politique, les duvaliéristes se sont livrés à toutes sortes de trafic sans se préoccuper des conséquences. On voit leurs pratiques délétères dans bien d’autres secteurs dont l’environnement où la mafia duvaliériste s’est investie dans le commerce du charbon de bois estimé alors à plus de $50 millions de dollars l’an. [3] Ce commerce du charbon de bois est actuellement de $230 millions de dollars l’an. [4] L’impuissance à refonder un autre pays vient du refus de questionner ces pratiques aux ancrages profonds qui balisent notre univers. Ces activités criminelles, qui vont du commerce de drogues avec la mafia nord-américaine à la contrebande organisée par les potentats du régime, continueront dans les gouvernements qui succéderont à celui de son fils Jean-Claude.
Le séisme de Duvalier est perceptible non seulement dans les bidonvilles qui entourent la capitale mais particulièrement au niveau de l’éducation et des consciences. Les victimes des extorsions des tontons-macoutes pour leurs parents innocents emprisonnés se comptent par milliers. C’est aussi le cas pour les jeunes filles et femmes abusées et obligées de consentir des faveurs sexuelles pour sauver leurs vies et celles de leur famille. Duvalier met l’imaginaire sous contrôle et l’imagination en captivité. Les professeurs qualifiés sont pourchassés et partent en exil en masse, les programmes scolaires sont réduits, le bac est allégé, et les cours de chimie sont enseignés sans que les étudiants n’aient jamais mis les pieds dans un laboratoire. Duvalier fait intérioriser aux Haïtiens l’idée que les ressources de l’État sont la propriété privée des détenteurs du pouvoir politique et que la mort attend tous ceux qui osent se révolter contre cet ordre de choses.
C’est avec une stupeur dégoutée que les revenants d’un long exil contemplent le piteux état de la capitale. Les actions criminelles des tontons-macoutes s’étalent à longueur de vue dans l’utilisation surabondante du béton brut. Les brutes en usent et en abusent. C’est le cliché par excellence du pouvoir à vie qui sera suivi, en toute bonne foi, par le reste de la population. La contagion duvaliériste s’est propagée. Sans un minimum d’équipements urbains, le quartier de Delmas sera pris d’assaut dans cette entreprise de dilution de l’architecture qu’aucun correctif ne peut vaincre. L’imposition des blocs et des dalles de béton symbolise une réussite factice qui est un refus de dialogue avec la vie. Les macoutes ont investi dans le béton et le bloc de ciment comme marque exclusive de leur puissance. Sans savoir qu’ils faisaient leur lit de mort pour des secousses sismiques qui allaient transformer tout cela en un champ monstrueux de débris informes. Mais Duvalier ne gagne pas seulement la bataille des images de béton, mais aussi et surtout celle des idées.
Le paradigme de l’ensauvagement macoute
Le duvaliérisme a mis fin à la hiérarchie et au sens de l’organisation dans la société haïtienne. En infiltrant les tontons-macoutes partout dans l’administration, la confiance nécessaire pour vivre en société est sapée. Le dispositif tonton-macoute encourage l’anarchie et enseigne que le président de la République a pour objectif de garder le pouvoir à vie. Le délire du pouvoir s’empare de la société. Ce délire s’articulant autour des sirènes du populisme devient l’esprit national. Il est enseigné et inculqué aux jeunes pour faire partie de leur ethos. Les phrases sibyllines de Duvalier telles que « en politique, la reconnaissance est une lâcheté », « je suis un être immatériel » sont répétées sur les ondes et martelées par l’agit-prop du régime sanguinaire. Duvalier a décidé de déstructurer Haïti en éliminant toutes les institutions, c’est-à-dire l’Armée, le Parlement, l’Administration publique, la Presse, l’Église catholique, les syndicats, l’université, etc. La soumission devant le chef de l’État devient le modèle par excellence du patriotisme. Il s’agit pour les fonctionnaires de faire plaisir au président.
Duvalier fait la chasse aux intellectuels et met au devant de la scène un grand nombre de satrapes . Tout est centralisé à Port-au-Prince et dans cette ville, tout dépend du Palais national. La meute des tontons macoutes décide de tout. Des monstres comme Zacharie Delva dans l’Artibonite, André Simon dans le Sud-Est, Sanette Balmir dans la Grande-Anse, Astrel Benjamin aux Cayes, Ti Bobo et Boss Peinte à la capitale, Aderbal Lhérisson au Cap-Haïtien, etc. font la pluie et le beau temps. Tout comme le philosophe Emmanuel Levinas n’a pas considéré l’hitlérisme comme une banale folie et a parlé du séisme hitlérien en Allemagne [5], le duvaliérisme ne peut être considéré comme un phénomène marginal en Haïti.
Le séisme duvaliérien introduit la violence dans la réalité quotidienne et l’éternité de celle-ci dans la subjectivité quotidienne des individus. Les esprits sont paralysés et les individus dépouillés de leur dignité, forcés de perdre leur humanité non seulement devant le président de la république mais devant n’importe quel tonton-macoute. L’assassinat devient un plaisir malsain, et les fils de fer barbelés du racisme sont placés dans les têtes pour maintenir l’esprit national dans un camp de concentration. Enfin, le séisme duvaliérien force les victimes à aimer leurs bourreaux, faute de quoi ils courent vers une mort certaine. Dans ce cadre, la plaie purulente de la corruption ne peut se cicatriser. La violence duvaliériste fait continuellement boule de neige et se renouvelle sans cesse.
Au lendemain de la chute du petit tyran en 1986, la vitalité des malfaiteurs devient folle avec la politique des gangs dans l’État marron. Les répliques terrifiantes du séisme duvaliérien ne diminuent pas avec le temps. Chaque saison apporte son lot de cadavres avec Charlot Jacquelin en 1986, Yves Volel en 1987, Lafontant Joseph en 1988, Alexandre Paul en 1989, Serge Villard en 1990, Sylvio Claude en 1991, Georges Izméry en 1992, Guy Malary et Antoine Izméry en 1993, Père Jean-Marie Vincent en 1994, Mireille Durocher Bertin et Michel Gonzalès en 1995, Pasteur Antoine Leroy en 1996, Robert Gaillard en 1997, Jean Pierre-Louis en 1998, Dr. Jimmy Lalanne en 1999, Dr. Ary Bordes et Jean Dominique en 2000, Brignol Lindor en 2001, Gérard Khawly en 2002, Danielle Lustin en 2003, Claude Bernard Lauture et Didier Mortet en 2004, Jacques Roche en 2005, Lucienne Heurtelou Estimé en 2006, François Latour en 2007, Monique Pierre en 2008, Roberto Marcello en 2009, Anil Louis Juste en 2010. Cette liste non exhaustive des assassinats d’un ordre cannibale constitue toutefois un faible indicateur de la violence qui ravage Haiti. En effet, des membres de la police et de la justice travaillent pour les trafiquants de drogues qui quadrillent le territoire national. C’est ce que révèle l’affaire du vol de narcodollars survenu à Port-de-Paix en novembre 2008. La violence des trafiquants vient s’ajouter à la violence politique pour créer un climat d’enfer. Les enlèvements d’adultes mais aussi de jeunes sont devenus une industrie. Les études sur la violence exercée contre les femmes en 2006 et 2008 indiquent qu’un tiers des femmes de l’échantillon sont victimes de viols et autres abus sexuels et 50% d’entre elles le sont avant l’âge de 18 ans. [6]
L’empreinte duvaliériste dans son fondement refuse toute transcendance à l’homme haïtien et s’impose, par le fait accompli , à toute remise en question basée sur des principes universels de la civilisation. Le modèle de gestion du pouvoir imposé par Duvalier pénètre dans l’inconscient collectif haïtien. La philosophie primaire de Duvalier basée sur les élites des classes moyennes se révèle une vision haineuse de la société. Cette vision axée sur « l’homme providentiel » est le paradigme qui informe la déclaration de Préval « Allez de par le monde prêcher la bonne nouvelle. Quiconque croit sera sauvé et ceux qui ne croient pas seront condamnés », faite le 20 octobre 2009 au ranch de la Croix-des-Bouquets. Une vision caricaturale qui conduit les hommes au pouvoir à agir en criminels au nom de leur bon droit, du droit du plus fort et enfin de l’absence de droit. Par exemple, les fonds de PetroCaribe sont gérés par le gouvernement de Préval comme le furent ceux de la Régie du Tabac et des Allumettes (RTA) sous François et Jean-Claude Duvalier. Ces fonds ne sont pas fiscalisés et dépendent uniquement de la présidence qui les utilise à sa guise. Les dilapidations de la bande à Préval sont connues. Les plus récentes sont les 197 millions de dollars dilapidés en 2008, puis les 163 millions de dollars disparues en un mois en 2010 dans des contrats de gré à gré avec des amis du pouvoir.
Du matériel acheté à 70 millions de dollars puis liquidé à 3.433 dollars
Robert Marcello, directeur de la Commission Nationale des Marché Publics (CNMP), qui protestait contre la gabegie dans l’utilisation de ces fonds par le Centre National des Équipements (CNE), est enlevé, puis tué par les assassins du pouvoir de Préval. Voilà la bonne tradition duvaliériste. Le CNE est la réplique fidèle de la Régie du Tabac et des Allumettes. À lui seul, le crime contre Robert Marcello appelle au tribunal ceux qui ont pataugé dans le pouvoir criminel. L’assassinat de Marcello produit un effet de vérité qui indique que toute moralisation de la vie politique sous ce gouvernement est un leurre aussi pathétique qu’inutile. Nous disons bien Robert Marcello et pas Robert François comme le dit le Rapport du Département d’État publié en Mai 2009 sur les droits humains en Haïti.
En décidant de remettre sur pied le CNE une deuxième fois pour exécuter des contrats en régie, le président Préval a délibérément décidé de donner une certaine crédibilité à la forfaiture. On n’a jamais vu un Cahier des Clauses Administratives Générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG) et encore moins un Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) pour les travaux exécutés par le CNE. Créé en 1997 et financé à hauteur de 70 millions de dollars pour l’achat d’équipements lourds qui n’ont jamais fait l’objet d’appels d’offres transparents, le CNE a été cannibalisé en 2005 tout comme les 210 véhicules, tracteurs, bulldozers, etc. formant le matériel de l’Organisation de Développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA) le furent par Zacharie Delva en 1963. Dans le cas du CNE, les équipements achetés au prix fort en 1997 comprenaient onze bulldozers, sept loaders, trois camions plateau (flat beds), un marteau piqueur, huit niveleuses (graders), deux bouilloires d’asphalte, onze rouleaux compresseurs, 1 perle excavatrice, 9 blocs moteurs, 4 rouleaux compresseurs Liebherr’s, 2 bacs de camion, 3 camions GMC militaires, 2 camions Mack, 3 camion Volvo. En novembre 2005, tous ces équipements seront vendus comme un lot de ferrailles à une compagnie privée Société Antillaise de Métaux pour la pitance de 154 000 gourdes. Avec 1 dollar américain au taux de 45 gourdes alors, le matériel acheté à 70 millions de dollars est liquidé à 3.433 dollars. Le Sénat de la République devait faire remarquer en novembre 2007 que la vente du matériel du CNE à la firme Société Antillaise de Métaux était bizarre et qu’il y avait dans cette transaction une certaine complicité entre les responsables de la Direction Générale des Impôts (DGI), de la Cour des Comptes et du ministère des Travaux Publics.
On comprend que certains parlent de catastrophe répugnante en Haïti. Le président Préval revient à l’assaut en 2007 et demande de réhabiliter le CNE avec un financement de 30 millions de dollars de la Land Bank de Taiwan. Encore une fois, les fonds sont à nouveau utilisés pour acheter des engins lourds sans appel d’offres. Suite aux cyclones de 2008, le CNE bénéficiera en 2009 à nouveau d’un financement de 80 millions de dollars du fonds PetroCaribe pour l’achat d’engins mécaniques à nouveau sans appel d’offres. Alors le CNE consomme 21 % des crédits prévus (plus de 25 milliards de gourdes) pour le ministère des Travaux publics, Transport et Communications (MTPTC) sans avoir de comptes à rendre au dit ministère. Enfin, un an plus tard, en janvier 2010, le CNE aura accès, dans les mêmes conditions, à un nouveau financement du fonds Petrocaribe.
Avec le tremblement de terre du 12 janvier, le CNE s’est retrouvé au centre des activités de sauvetage. Avec un esprit de sacrifice exemplaire pour sortir des gens sous les décombres, le CNE a soulagé des familles dans la détresse. Mais malheureusement, le CNE a jeté les cadavres dans des fosses communes sans les identifier comme s’il s’agissait d’ordures et de fatras. Le CNE continuait une pratique exercée par les sbires de Duvalier sur le cadavre d’Yvan Laraque, le guérillero du groupe des 13 de Jeune Haïti, dont le cadavre fut exposé pendant plusieurs jours à la capitale avant d’être pris par une fourche et envoyée dans une benne à ordures pour être jeté dans une fosse commune en novembre 1964.
Quand Duvalier demande de crier « Vive Henri Siclait »
Les Haïtiens sont prisonniers du carcan duvaliériste dans la mesure où il façonne les comportements, les valeurs, le mode d’accès au sens de la société. En creux et en saillance dans l’appropriation sans retenue du pouvoir, ce carcan participe de la banalisation du duvaliérisme en bloquant l’éclairage à porter sur ce séisme-là, parfois même par ceux qui en ont été de grandes victimes. Duvalier vole et laisse voler les deniers publics par ses partisans. Durant tout son règne, il soutient Henri Siclait qui organise la soustraction des revenus de l’État à travers la Régie du Tabac et des Allumettes pour les mettre dans la cagnotte privée du président et dans la sienne. Duvalier dit en avril 1964 :
Notables de Pétion-Ville, Eugène Mellon, Séide Dorcé, criez avec Moi Vive Henri Siclait qui a permis à un homme de survivre et Je survivrai tout autant qu’il existe des Henri Siclait sur la terre de Dessalines. » [7]
Cinq mois avant le massacre de Jérémie de Septembre 1964, Duvalier conteste l’interprétation univoque de son mot « la reconnaissance est une lâcheté en politique ». Il dit en clair « Je ne suis pas un ingrat. » [8] Duvalier se dissocie de certains de ceux qui l’ont porté au pouvoir frauduleusement, dont les Antonio Th. Kébreau, Pressoir Pierre, Jean David, car il estime qu’ils ne sont pas des « duvaliéristes volcaniques » [9] prêts à faire « une rivière de sang et un Himalaya de cadavres » comme Jacques Fourcand menaçait de faire en 1963 à ceux qui voulaient renverser le gouvernement. Duvalier affiche sa cruauté en disant prêt à faire « disparaître 10.000 petites marionnettes de ce genre » en se référant à Jean David. [10] Il pèse sur le destin haïtien par le fait accompli du crime dans son irréversibilité. Duvalier prend le pouvoir à vie, pou tout tan, pour s’assurer de cette irréversibilité.
La gestion anarchique du temps pour faire dérailler le train social
Le président Préval donne la mesure de son affiliation à cette conception du fait accompli dans son refus d’observer les calendriers requis par les lois et la Constitution pour faire les différentes élections, ce dans le seul but de détourner le train social à son avantage exclusif. Préval change les règles du jeu avec sa politique du fait accompli et oblige ainsi ses adversaires à composer avec lui. Démarche narcissique qui le fait se replier sur lui-même dans la recherche de son devenir. Son intentionnalité propre s’exprime dans sa manipulation de la contrainte temporelle. En faisant les élections quand cela l’arrange, Préval met en évidence son égo qui refuse la nécessité du beau, que sont le prévisible et l’équilibre, pour mettre en valeur son contraire, la contingence de la laideur dans son élément insaisissable et asymétrique. La gestion anarchique du temps comme outil politique est au cœur de cette problématique criminelle. Une certaine opposition ne semble plus avoir la ténacité nécessaire pour continuer la lutte. Surtout quand elle est consciente du risque de ne rien trouver à gérer même si elle gagne… Condamnée à trouver un pays squelettique comme le pêcheur d’Hemingway, dans Le vieil homme et la mer qui, après un long combat de trois jours, trouve son espadon déchiqueté par les requins.
La nocivité de la démagogie fait caracoler dans l’ignoble un pays qui a changé la face du monde en 1804. Le duvaliérisme a contraint les Haïtiens à viser bas. Au nom du populisme, l’illégal, le marginal et l’horrible ont « droit de cité ». L’absurdité est érigée en principe et appliquée à grande échelle. Le virage duvaliériste est devenu irréversible. Car ses successeurs visent encore plus bas. Haïti est désertée par l’intelligentsia et, avant de mourir, Duvalier s’entend avec Nelson Rockefeller le 1et juillet 1969 pour réaliser la vision définitive d’Haïti en tant que lieu d’une main-d’œuvre à bon marché pour l’industrie d’assemblage américaine. Le duvaliérisme devient la référence implicite et le modèle rêvé des chercheurs de pouvoir. Duvalier qui disait « fè b… yo pase nan paswa » [11] domine l’inconscient de l’homme politique haïtien. Cette dimension est cruciale pour saisir les actions de la classe politique dans leur prédétermination ainsi que les secousses violentes du duvaliérisme dans les consciences haïtiennes pour plusieurs générations. Le bilan est lourd. Duvalier mobilise des énergies considérables pour caporaliser les esprits. Il annihile tout sentiment national et de communauté. La médiocrité est d’une constante permanence.
Faudra-t-il attendre une décennie ou des générations ?
Le duvaliérisme a fait école dans les pratiques d’humiliation des citoyens. Ce ne sont pas seulement des hommes d’affaires innocents qui sont arrêtés aujourd’hui. Sous le gouvernement de Préval, même ses proches, comme ce fut le cas pour le premier ministre Michèle Pierre-Louis, sont l’objet des dommages collatéraux de sa politique intime de torture. Ce dernier ajoute un certain raffinement à la barbarie. Humilier et avilir l’Autre ne relèvent pas simplement d’un geste instinctif ou animal. Il y a carrément du sadisme à organiser contre Michèle Pierre-Louis ce petit théâtre au Parlement, sans sophistication, pour qu’il puisse jouir de son œuvre macabre. Cela prendra du temps pour éradiquer la mutation du duvaliérisme dans la société haïtienne. La reconstruction des zones affectées par le tremblement de terre prendra une décennie. Il faudra plusieurs générations pour se débarrasser des dégâts causés à la société haïtienne par le séisme des Duvalier.
Il ressort de ce qui précède que les racines de la destruction sont plantées dans le duvaliérisme dévastateur. Contrairement à ce qui se laisse dire et entendre, il n’y a pas de discontinuité dans le populisme post-duvaliérien. Pas seulement au niveau de l’urbanisme fou. Mais, sans incursion dans la vie privée, la superstructure jean-claudiste est omniprésente avec les modes d’élections à la Roger Lafontant, les hommes, la façon de faire, etc. La posture prévallienne ne connaît pas de différence fondamentale avec le jean-claudisme. Ce sont les intérêts du clan du gouvernement qui prévalent. Une posture satanique qui accumule les abus de pouvoir et les impostures pour continuer à défendre les failles d’un statu quo deux mois après le 12 janvier 2010.
[1] « Citizen of Haiti are in the streets today to claim Haiti as a US Territory”, CNN, February 12, 2010.
[2] Leslie Péan, Économie Politique de la Corruption, Tome 4, L’Ensauvagement macoute et ses Conséquences (1957-1990), Éditions Maisonneuve et Larose, Paris, France, 2007, pp. 344-345.
[3] Ibid., p. 333.
[4] IDB and USAID/DEED, « Can the biodiesel value chain be an opportunity for Private Sector Investments in Haiti ? », Biodiesel Value Chain Feasibility Study for Haiti –International Business Meeting, Port-au-Prince, 1-2 October, 2009.
[5] Emmanuel Levinas, Quelques réflexions sur la philosophie de l’hitlérisme, Éditions Fata Morgana, Payot & Rivages 1997.
[6] A. R Kolbe, et R. A. Hutson, “ Human rights abuse and other criminal violations in Port Au Prince”, Lancet, 2006 et Amnesty International Don’t Turn Your Back on Girls : Sexual Violence Against Girls in Haiti, 27 November 2008.
[7] François Duvalier, « Allocution du Chef de la Révolution Dr. François Duvalier aux notable des communautés rurales de Pétion-Ville le 27 Avril 1964 », La révolution au Pouvoir 1962-1966, Œuvres Essentielles, volume 4, Imprimerie de l’État, P-a-P, Haïti, 1967, p. 155.
[8] Ibid.
[9] Ibid, p. 156.
[10] Ibid., p. 157.
[11] Faire passer leurs fesses dans une passoire
COMMENT LE DEVELOPPEMENT DURABLE EST POSSIBLE DANS LES REGIONS EN HAITI
March 12, 2010 by Archivex-Haiti
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En lançant le Club des entrepreneurs ce soir, nous voulons ouvrir l’autoroute vers le développement durable a travers plusieurs axes :
Mobiliser l’entrepreneurship de chacun à créer une société d’initiatives et de richesses partagées ;
Harmoniser les intérêts du secteur public et du secteur prive en un partenariat responsable voué á la satisfaction des besoins équitables de la communauté des femmes et des hommes ;
Tourner et retourner vers l’innovation, la recherche, la découverte et l’exploitation du potentiel de proximité ; déserter les sentiers faciles et étroits de la spéculation ;
S’assurer par un tableau de bord intelligent qu’on est toujours dans la bonne voie, qu’on ne se dévie pas de la règle de l’autoroute du développement durable. Elle se résume simplement en cette formule :
La richesse ne crée pas le développement. Le développement crée la richesse. La richesse qui ne crée pas le développement gonfle les fortunes personnelles, fait se répandre le poison de l’orgueil et de la flatterie, allume le flambeau de la sédition, des révoltes et des haines sociales, grossit les ténèbres de l’ignorance et finit par effondrer les empires financiers.
Arrêtons-nous un instant devant les feux rouges de l’histoire, voyons !
L’échec économique et social d’Haïti est l’échec de l’entreprenariat haïtien. Il est trop statique dans un système dynamique. Il s’est enlise dans la spéculation, dans la croyance prédominante en la matière, dans le mépris de l’humain. Où, le développement hisse les préférences a la satisfaction des hommes et des femmes qui changent, a travers le temps, au travers de leurs gouts, de leur agrégation, leur regroupement social, ethnique, professionnel.
Arrêtons devant les feux rouges de l’histoire, voyons !
Le développement durable est exigeant. Il demande un environnement de libertés, de tolérance spirituelle, d’ouverture de cœur et d’épanouissement individuel total. La spéculation est fermée. Elle s’insère dans la répression. La que le développement apport la générosité et créativité, la spéculation sème l’égoïsme, l’économie de « Raket », une économie marginale faire de prébendes, de détournement sociaux, de contrebandes, d’évasions fiscale.
Nous avons passe deux ans a pratiquer ces aveuglements criminels. Entrons-nous désormais dans une ère nouvelle, marquée, par le déblocage de l’entrepreneurship, la mise a la disposition de tous des possibilités de créer sans discrimination, des biens et services et de contribuer a l’émergence des pôles de bien-être économique et social a travers tout le territoire d’Haïti.
Le bonheur national haïtien est possible, pour s’épanouir, il a besoin d’une architecture financiere diversifiée qui en soutient les bases.
Il faut démocratiser le crédit en Haïti – non pour condamner les pauvres a devenir plus pauvres mais pour les encourager a transformer leur pauvreté en richesse. Car, de vrai, la pauvreté active est la première source féconde de la richesse. En demandant équitablement la démocratisation du credit en Haïti, nous en appelons a des institutions et mécanismes moderne d’accompagnement de l’entreprenariat : banques de développement, fonds d’investissement, fonds de developpement régional, fonds d’appui aux pme, fonds d’aide a l’exportation, capital-risque, crédit foncier, crédit-bail, etc.
Arrêtons-nous devant les feux rouges de l’histoire, voyons !
Cependant, la rengaine experte tatillonne peut ressurgir et xeciper de nos incapacités. Les incapacités ne forment qu’une vue de l’esprit, la ou les besoins sont nombreux et atteignent a la dimension d’un désastre humain. nous nous persuadons que par respect de la morale universelle la communauté internationale, qui nous assiste plus par devoir lie, comprend et comprendra que désormais, au regard d’un etat membre, Haïti, notre pays, elle n’a d’autre mission que de l’accompagner cet etat membre a recouvrer son droit au bonheur national et a faciliter les conditions autochtones de sa réalisation.
Comme le développement national implique la responsabilité première de ceux qui le réclament pour leur communauté, il nous importe de savoir que nous devons nous ouvrir davantage, nous efforcer d’être plus accueillants, plus honnêtes, plus compétents, plus pacifiques, plus responsables, plus solidaires, plus respectueux des valeurs démocratiques, des libertés économiques, de la propriété privée, être plus capables de ne pas accepter l’inacceptable. si nous continuons a laisser au sein de la justice des comparses invétères exposer les investissements a l’insécurité foncière sans des mesures de redressement appropriées, le droit au développement économique et social de tout un peuple sera encore viole, bafoue, lèse et traine aux enchères sordides des foires aux larrons en soutanes. La justice, dans tout pays sérieux, doit être le socle de la promotion de l’investissement prive.
Arrêtons-nous devant les feux rouges de l’histoire, voyons JESUS DIT DANS MATHIEU 6,22-23 : « la LAMPE DU CORPS C’EST L’ŒIL. SI TON ŒIL EST SAIN, TON CORPS TOUT ENTIER SERA LUMINEUX, MAIS SI TON ŒIL EST MALADE, TON CORPS TOUT ENTIER SERA TENEBREUX. »
Et, AJOUTE NORMAN VINCENT PEALE DANS SON LIVRE « la pensée positive », ne pensez jamais en termes de lacunes, pensez toujours prospérité. Que votre vie et vos pensées s’édifient à partir de l’abondance de dieu. Aimez-le, servez-le ; en outre aimez et servez vos frères les humains et vous connaitrez la vraie joie de vivre.
Oui il est temps !
Il est temps de penser a la prospérité âpres la tragédie du 12 janvier 2010 a Port-au-Prince
il est temps de voir sainement cette prospérité entre les mains fraternelles de la communauté internationale.
il est temps surtout, surtout d’aimer nos frères, les humains, les haïtiens et de travailler pour l’abondance de leur vie.
il est temps surtout de servir nos frères, les humains, les haïtiens et de leur offrir la vraie joie de vivre sainement, satisfaits, qu’ils seront, de leurs besoins primordiaux.
Le premier besoin primordial est le bonheur national. Aménageons les conditions de son épanouissement de manière solidaire, dans l’équité, la démocratie, la liberté d’entreprendre.
Le premier besoin primordial est la création de la richesse. Rendons la possible dans ses capacites de multiplication et de distribution.
le premier besoin primordial est la sécurité des vies et des biens et la paix sociale. Apprenons-nous à être moins lâches, plus responsables socialement, moins corrupteurs, moins corrompus.
Le premier besoin primordial est l’accès aux services de base. créons-les partout afin que, dans les dix départements, l’entreprenariat soit encourage comme l’instrument le plus indispensable a la résolution des problèmes humains..Il ne s’agit point seulement de l’entreprenariat économique mais aussi de l’entrepreneurship social et politique, aptitude bien apprise a des initiatives d’utilité générale.
Arrêtons-nous devant les feux rouges de l’histoire, voyons !
C’est l’entreprenariat qu’il faut décentraliser et orienter vers la création des utilités humaines.il faudra dans chaque pole de développement régional un observatoire économique et social pour évaluer et réévaluer sans cesse les efforts de développement global et sonner l’alarme sur les distorsions qui apparaitront toujours.
le premier effort qui interpelle aujourd’hui toutes les consciences et toutes les ressources est la formation de l’homme haïtien, que nous voulons être ne de nouveau. ce doit être l’homme du savoir, du savoir être, du savoir apprendre du savoir donner, du savoir recevoir, du savoir créer.
Arrêtons devant les feux rouges de l’histoire, voyons !
L’observatoire économique et social, qui doit organiser et exercer aussi une veille sur l’aide internationale te l’action des ONG n’amènera pas mais accompagnera le développement régional. Ce qui le garantit surement c’est l’exploitation équitable qu’on aura fait du potentiel régional. Le développement est au cœur de la région et non en dehors de lui.il faut a son essor tout un parc d’autonomies, administrative et financière. L’aménagement institutionnel actuel est un obstacle au développement régional en Haïti.
Dans l’Artibonite, par exemple, un pole agro-industriel peut facilement s’étendre de terre-neuve a st Michel en passant par gros-morne et marmelade. tout en admirant de la crête de Pilboro, les jupes bariolées de floriculture, on embrassera au fond de l’Artibonite des territoires d’aquaculture traverses par des industries rizicoles et maraichères ; au loin, dans la baie des Gonaïves , des navires accroches au port en eaux profondes dans l’attente des cargaisons des industries de transformation dissémines dans la pépinière de la Sogice, société Gonaivienne industrielle, commerciale et économique créée tantôt par des membres de l’AEA. Que sera-ti-il exporte ?
Sel de corindon et de Bartolo. Poissons traites d’anse rouge. Produits miniers et marbriers de darang, perisse, la pierre. Mangues de gros-morne.jus de fruits de marmelade.
Quand on se sera aventure un peu plus a l’intérieur, on découvrira un maillage si bien tisse entre centres de recherche, universités et entreprise qu’on se dira dans un moment d’exaltation :
Haïti a réalise avec la coopération internationale la deuxième œuvre gigantesque de son histoire, le développement équilibre au profit de tous ses habitants.
ce n’est pas un rêve, mes chers amis. C’est une possibilité. Elle est a notre portée. C’est tout ce qu’aura apporte le club des entrepreneurs. Plus qu’un club c’est un incubateur de créativité et d’idées pour l’enrichissement. C’est un carrefour d’échange des opportunités. C’est un réseau synergique des volontés, des disponibilités, des solidarités, des avoirs, des savoirs.
A nous de saisir les opportunistes qui s’offrent entre les mains de la communauté internationale a la faveur du devoir de reconstruire Haïti, qui est d’abord a nous.
Le seul problème c’est de nous réapprendre a être honnêtes. Sincères, solidaires, soucieux du bien-être de nos frères, les humains, les haïtiens et de leur environnement.
L’Artibonite en est capable. Voyons-le dans la présentation suivante qu’augurera la direction départementale du plan, de mon point de vue personnel, la seule administration publique locale citoyenne de par l’orientation dynamique de son titulaire.
L’esprit est le commencement du développement. La satisfaction humaine en est l’aboutissement. Apprenons-nous a nous nourrir de l’esprit et nous attacher a la satisfaction humaine des besoins globaux pour le bonheur national et la vraie joie de vivre de tous les haïtiens.
Merci.
Pierre Robert Auguste, Gonaïves 4 mars 2010
Remarks With Haitian President Rene Preval After Their Meeting
March 12, 2010 by Archivex-Haiti
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Hillary Rodham Clinton
Secretary of State
Treaty Room – Washington, DC – March 9, 2010
SECRETARY CLINTON: Good morning. Let me begin by saying how honored we are to have President Preval here at the State Department. Everyone knows how devastated Haiti was by the earthquake of January the 12th. The Haitian people suffered so greatly and the Haitian Government was severely damaged. President Preval, Prime Minister Bellerive, the members of the cabinet, and the presidential staff, along with the people of Haiti themselves, have worked very hard these last two months to recover.
The United States and the international community mounted the largest ever rescue and relief effort. Progress has been made, but not nearly enough, and therefore, we are holding these meetings with President Preval today and tomorrow and the next day to discuss in depth what we need to do still to alleviate suffering and what we will do together to help build back Haiti better. The United States alone in this first phase has supplied nearly $700 million in assistance. Nearly one half of all households in America have contributed something to private relief efforts.
We are preparing for the major donors conference in New York on March 31st, and we are listening very carefully to President Preval and the voices of the Haitian people as to what our next steps should be. President Preval made the very important point that we must work toward elections to ensure the stability and legitimacy of the Haitian Government. I assured President Preval that the United States would work with the international community to hold elections as soon as appropriate.
There are many specific problems that must be addressed, from how we get people into safe housing before and during the rainy season, to how we provide fertilizer and seed to Haiti’s farmers so that they can begin planting, to how we get Haiti’s factories going again and start new factories throughout the country, how we convince other countries to extend the same favorable tariffs that the United States does under the HOPE program.
So this is truly a working meeting, Mr. President, and I want to assure you again that the United States and President Obama and our Administration remain committed to you. We believe in Haiti’s promise and we are committed to Haiti’s future.
PRESIDENT PREVAL: (Via interpreter) Thank you, Madam Secretary. But first of all, please allow me to express my condolences to all of the Americans who were victims during the earthquake of January 12th in Haiti.
And also, please allow me to express my deepest thanks to you, my deepest thanks to the American people, to the American Congress, the American Government, to you, Madam Secretary and to your staff, to President Obama and to Mrs. Obama, for all of the help and support that you have provided to Haiti after the earthquake of January 12th. And of course, the support provided to Haiti by the United States did not start at this earthquake. In fact, it came way before that.
So we must work together to ensure the conditions that will allow the recovery of Haiti. And all of these conditions have to be worked upon – not just the immediate short-term needs but we must also work towards the long term – good governance, all of investments that have to be encouraged.
Today, we are faced with a historical situation that will allow us to rebuild, re-found this country.
In the past, everything had been concentrated and focused on the capital, where the political and economic elites of the country live, and the rest of the country was neglected. That’s why so many people came to Haiti – into Port-au-Prince – in the illusory quest for work that did not exist, and that is why there’s so much shoddy construction, which does not comply with standards, and that’s why there were so many casualties. And that’s why when people leave the provinces, that’s why each time there is a flood, there are so many deaths. Just last Sunday, there were 15 deaths due to flooding.
So this is an opportunity to not only rebuild Port-au-Prince, but first and foremost, to invest and to rebuild in the provinces. And of course, the recovery of Haiti will take a long time, and everybody must be aware of that. To rebuild Port-au-Prince as it was before would be a major historical mistake, and that is the message that I am trying to convey not only to the Haitians but also to my international partners.
So in summary, what I would say – let’s take the time necessary to think about this process about how we should rebuild Haiti. So let’s establish the conditions that will be favorable to a good economic stability and good political governance. Voila.
SECRETARY CLINTON: I think we have time maybe for one or two, because we have to be at the White House.
Yeah.
MR. CROWLEY: Lach Carmichael, Agence France-Presse.
QUESTION: Good morning to both of you.
For President Preval, please: Secretary Clinton mentioned organizing elections as soon as possible. Could you give us a timeframe for when these elections could be organized? And for reasons fair or unfair, do you think this would help establish your legitimacy more, following a lot of criticism? And how would it help you accomplish goals, even short term goals, for the country?
PRESIDENT PREVAL: (Via interpreter) Political stability is something fundamental for the development of a country. I think that is what constitutes a guarantee for investors, for the population, that there is some guarantees, that there’s some security about their future. We need a parliament that’s operating, that functions, that votes laws. You need an executive power, you need a judicial power. The parliamentary elections had been scheduled for February, but of course, everybody will understand that, due to the conditions, how difficult it will be to respect that timetable and to organize elections.
As you know, the country has been severely impacted. The electoral body has been deeply affected. MINUSTAH, which was supporting us, was accompanying us, has been deeply affected. The OAS has been affected. And of course, there have been many casualties. All of the death toll has not been fully counted. There have been many people. So we have to find a way, and the experts will indeed help us find a way to ensure that by the time of my departure, we will find the right way to organize elections.
We must find the right way. We should not try to do things too (inaudible), because we did have some very good systems in place. We did have some maps that existed. But what we must absolutely avoid is that we have a temporary provisional government that does not enjoy legitimacy. We must have a government that does have political legitimacy.
SECRETARY CLINTON: And we will work –
QUESTION: And what about –
SECRETARY CLINTON: I’m so sorry, Lachlan, if you will give your question to P.J. We have to be at the White House literally in two minutes. Thank you very much.
PRESIDENT PREVAL: Thank you. Thank you.
SECRETARY CLINTON: Thank you
Préval est arithmétiquement mort sur le plan politique.
March 8, 2010 by Archivex-Haiti
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Dans un pays où il y a une classe politique cohérente, René Préval devrait déjà annoncer sa démission sans tambour ni trompettes puis annoncer les Etats Généraux pour camper l’agenda d’Haïti-Nation. Sauf les aveugles qui refusent de comprendre qu’on n’a pas besoin de passer de midi à 14 heures pour écrire l’acte de décès du Président d’Haïti. La raison est aussi simple, les conséquences du séisme ne sont autres que le résultat d’un régime Lavalas moribond qui n’a jamais su mettre une politique en place pour urbaniser Port-au-Prince correctement sans oublier la bidonvilisation politiquement calculee de la capitale qui a servi Duvalier.
La logique de Aristide I, Aristide II, Preval I, Aristide III, Preval II, deux populistes, c’est « laissons-les car le peuple est souverain ». Les deux avaient toujours peur de prendre des décisions impopulaires qui nous serviraient aujourd’hui, soit la réduction du nombre de morts. Par voie de conséquence, en 35 secondes le séisme a broyé les gens comme un requin ouvrant ses lèvres pour tout manger, maisons et humains sous ses dents. Ce séisme indique que nous étions toujours laids mais on a surtout oublié le miroir pour nous l’indiquer.
Ce seisme devrait apprendre aux victimes que ce n’est pas la NATURE qui est contre le peuple haïtien. Il s’agit en grosso modo d’un Etat mazora victime de responsables moribonds qui ont géré ce pays dans l’improvisation et l’amateurisme.
Si le Chili de Michele Bachelet n’a même pas un pour cent (1%) de nos morts (3,000) pour une magnitude de 8.8, ce n’est pas parce qu’ils sont plus intelligents que nous, c’est parce que nos dirigeants haïtiens n’ont pas une seule fois réfléchi sur la question. Nos dirigeants ont fait la sourde-oreille en gérant un pays comme des sapeurs pompiers, comme des hommes qui se sont laissé embrouiller dans des détails politiques.
Papa Doc de 1957 à 1971 a du se préoccuper de plus de 12 invasions qu’il devait toujours mater pour se créer un break politique car quand ce n’est pas du Nord, ce sera du Sud, les jeunes d’Haïti, ou au cœur de Port-au-Prince. La petite histoire va révéler que Papa Doc allait laisser le Palais lors d’une invasion mais suite à un envahisseur qui est allé prendre une pause cigarette, un soldat eut le temps d’informer le Président « Excellence, c’est un minimum zwit ». Duvalier s’est senti renforcer… et voilà. Baby Doc se la coulait douce durant 15 ans et le premier séisme politique l’emporta comme la paille dans le vent. Il démissionna gentiment.
Quant à Aristide lui-même, c’est un séismologue-né qui peut expliquer son incompétence versus sa popularité. Son prétexte le plus bizarre « On m’a toujours empêché » Malgré sa popularité liée a son incompétence,
JBA ne peut jamais nous dire pourquoi le roi du peuple est sorti toujours sans babouche de son trône. Donc qu’il s’agisse des deux Duvalier, d’Aristide I, II, III, Preval I, Preval II, l’on comprendra que le séisme du 12 janvier a mis au clair tout ce qu’on nous cachait. Le séisme a dit tout haut ce que certains disaient tout bas. Les constructions ne tenaient jamais compte des risques sismiques alors que tous se le disaient en cuvant la bière dans leurs salons de la République de Port-au-Prince. Le séisme prouve aussi que l’éducation du peuple n’a jamais été une priorité pour leur expliquer quelle attitude qu’il faut avoir lors d’un séisme. Le séisme prouve que l’absence de forces armées eut été responsible pour secourir les multiples gens qui sont restées vivants sous les décombres pendant des jours et dont on entendait leurs voix « Je suis vivant, Jesus sove’m » On raconte que sous les décombres de la DGI, l’on écoutait de vive voix les échos des survivants qui scandaient des cris de secours apres plus d’une semaine. Le séisme a prouvé aussi combien Haïti dépendait exclusivement de la Communauté Internationale.
Durant l’année 2009, Préval a tout fait pour rester au pouvoir le 7 février 2011 soit en s’assurant de rester lui-même, soit en « putinisant » la Primature, savoir qu’il allait placer son successeur au Palais et devenir lui-même Premier Ministre (2011-2016). Préval allait cyniquement caser Jacques-Edouard Alexis ou n’importe qui se révélerait un allié inconditionnel pour s’assurer de sa douce retraite. Il a flanqué un CEP de nullards qui vont organiser des élections frauduleuses à l’instar de celles du 21 mai 2000 et du 26 novembre 2000. Rappelons-nous de Leon MANUS. On se rappelle des brouilles au Senat en septembre 2009 pour valider les nouveaux faux élus. Préval a fondé INITE avec le grand soutien du Groupe de Bourdon, de l’élite économique, de la MINUSTAH pour s’accaparer classiquement du pouvoir en février 2011.
Préval a déposé l’amendement de la Constitution de 1987 qui prévoyait son agenda caché. Préval a pu facilement révoquer Michèle Pierre-Louis qui était visiblement une menace politique pour lui. Michèle Pierre-Louis va lui jeter une gifle récemment dans l’Express pour dire « Quand le président se trouve dans des réunions après le séisme et demander aux uns et aux autres que faire…. Qu’il se rappelle que c’est lui le LEADER. »
Mathématiquement, Préval est mort. Les parents des 300,000 morts, les 300,000 blessés, les 1.5 millions de sans-abri, les amputés, les victimes perturbées de toutes sortes ne sont pas dupes. C’est de la frustration à son comble … En déchiffrant, on a Vote – 1 pour Preval et son dream team. Chaque mort a au moins un parent et des amis qui se révoltent contre le silence et l’ineptie de Préval, donc on peut arriver à conclure que du coté des morts, il y a en moyenne un demi-million (500,000) de gens qui ne voteraient jamais Préval pour le simple fait que mêmes les mots de condoléances ne leur ont pas été adressées. Dans tous les pays, le rôle d’un Président après toute catastrophe de cette ampleur c’est de dire le mot de circonstance pour déclarer « Etat d’urgence » afin de susciter officiellement l’appui international. Rappelez-vous que l’International est venu sans l’appel de Préval puisque l’odeur des morts montait au nez même derrière les écrans d’Anderson Cooper.
Les 300,000 blessés savent que pratiquement, ils n’ont pas un président qui puissent soumettre un projet de loi au Parlement afin de légiférer sur un programme social pour eux. N’est-ce pas le cas des vétérans de guerres aux Etats-Unis et dans les autres pays du monde. Ces 300,000 avec proches, parents et amis ne voteront jamais Préval, aussi simple que cela.
Pour les 1.5 millions de sans-abri, n’en parlons même pas. Ils sont sous les tentes dans les conditions infrahumaines, ils ont faim, ils surveillent les voleurs, les prisonniers, ils ont froid, ils sont dans la boue, ils doivent se débrouiller comme Maitre Jean-Jacques pour dormir. La vie est difficile pour eux. Ces 1,5 millions ne voteront jamais Préval.
Fort de cela, c’est une perte de temps de parler de Préval comme Président. Il ne l’est plus. C’est un figurant au sens propre. Il est là parce qu’il est là. Le séisme l’a bien et bien révoqué avec tous ses acolytes de près ou de loin. Le séisme a ouvert les yeux pour mettre en plein jour ses 9 ans d’incompétence à la Présidence en deux fois.
Ce n’est pas une lumière de Leadership. La communauté Internationale ne fait pas confiance aux nègres et elle est confuse ne sachant où placer les milliards et dans les poches/caisses de qui ? Les élections présidentielles devraient avoir lieu le dernier dimanche du mois de novembre 2010 avec la 49ème législature (30 sénateurs + 140 députés selon la derrière loi électorale de Préval) qui doit valider le pouvoir du Président du 7 février 2011.
Ce qui est pratiquement impossible. Préval va s’arranger de rouler tout le monde dans les farines or c’est maintenant qu’il devrait dire en clair quel est son agenda de sortie. Il attend quoi ? Il attend qui ?
Etant donné que nous les Haïtiens sommes des IMBECILES en politique, nous retournons toujours comme des chiens à leur vomissure, nous n’avons aucune INTELLIGENCE politique, on ne peut jusqu’à présent comprendre que notre Président, malheureusement il en est UN, est déjà mort et enterré. Les plus imbéciles c’est la cohorte des politiciens qui ne peuvent présenter en clair l’alternative dans un temps record car Préval a signé son acte de décès suite au séisme du 12 janvier 2010. Ne pouvez-vous pas le constater ! Stupides !
Frantz VILLAIRE
Le 7 mars 2010
Kelly Bastien propose un débat sur la fin du mandat de Préval
March 4, 2010 by Archivex-Haiti
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Plusieurs acteurs politiques prônent la formation d’un gouvernement provisoire à la fin du mandat de René Préval, le 7 février 2011. Kelly Bastien propose un débat sur la fin du mandat de Préval .
Si tous les parlementaires sont unanimes à reconnaitre l’impossibilité de la tenue d’élections au cours de cette année, ils expriment des points de vue divergents sur la meilleure stratégie à adopter pour renouveler les institutions démocratiques. Les chefs de partis politiques et les élus de l’opposition envisagent la formation d’un exécutif de transition alors que les parlementaires du parti au pouvoir attirent l’attention sur la nécessité de respecter autant que possible l’esprit de la constitution.
C’est l’avis du président du sénat haïtien, Kelly Bastien(Inité) pour qui il faudra choisir l’option la plus proche de la constitution. Même s’il n’écarte pas la possibilité qu’un gouvernement provisoire entre en fonction le 7 février 2011, le sénateur Bastien soutient qu’il faudra réaliser des efforts pour que le scrutin puisse se tenir dans les 90 jours.
Réagissant aux propositions de certains secteurs, le sénateur Bastien souhaite que des efforts soient déployés pour empêcher une longue vacance parlementaire. Le mandat des membres de la 48 eme législature arrive à terme le 8 mai 2010.
Le président du sénat estime que les représentants des divers secteurs de la société doivent dès maintenant analyser les différentes options afin d’identifier une qui soit plus proche de la constitution de 1987.
Tout en émettant des réserves sur la formation d’un gouvernement provisoire, le sénateur Bastien souligne qu’on ne peut accorder un mandat d’un an à un gouvernement sans légitimité populaire.
LLM
February 26, 2010 Haiti – Earthquake Six Weeks Later; More of the Same!
February 27, 2010 by Archivex-Haiti
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The more things change, the more they stay the same. Almost six weeks after one of the worst disasters in Haiti, the President of Haiti, Rene Preval has called on the electoral council to publish its electoral calendar. Is that a surprise? It should not be! Haitian leaders have this incredible capacity to use tragedies to move forward with their political agenda.
Mr. Preval is not the first; however he is the first to be hit by a catastrophic disaster of this magnitude. This man has the world at his feet and yet instead of using the support in a positive way, his mind is concocting ways to have that international support accept his political agenda.
Six weeks later, the Haitian people are still living in the direst situation. The rainy season is upon us and yet instead of focusing on permanent shelter, instead of focusing on improving the lives of its people, he is planning elections. What else must happen for Mr. Preval to understand that there has to be CHANGE in Haiti? He cannot continue to treat his people as though they are animals and the international community must not let itself be caught in this ambush.
Unfortunately, Mr. Preval has not learned from the past and from the recent political and social history of Haiti. The Haitian people are tolerant; the Haitian people are resilient; however that makes them even more unpredictable and more volatile. The way the current situation is presenting itself, the near future is looking very ominous. We may as well put on our seatbelts because this ride is going to be treacherous. Those poor people living in the tents are going to revolt sooner than later and when they do, God help us all.
I will conclude this by repeating the words articulated in the late 1950s by the U.S. Ambassador to Haiti, Gerald Drew “In Haiti, don’t believe anything you hear and believe HALF of what you see”. These words are as true today and as powerful as they were back then.
Arielle Jean-Baptiste
The Daily JAB
February 26, 2010
Haiti-Earthquakes : Probability of 80 percent for an earthquake of magnitude 5
February 27, 2010 by Archivex-Haiti
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Haiti-Earthquakes : Probability of 80 percent for an earthquake of magnitude 5 or greater in the next 90 days
Wednesday 24 February 2010
USGS Updates Assessment of Earthquake Hazard and Safety in Haiti and the Caribbean / Released: 2/23/2010
Published by AlterPresse on February 24, 2010
The U.S. Geological Survey (USGS) issued an update to its Jan. 21, 2010, statement, which includes the aftershock probabilities for the next 30-to-90-day period and for the overall year.
U.S. Geological Survey Director Marcia McNutt asked the team of USGS earthquake scientists to continue to provide an evaluation of the earthquakes facing Haiti now and in the future. Here is the updated statement in its entirety from the USGS:
This statement revises and updates the statement issued by the USGS on Jan. 21, 2010.
The magnitude-7 earthquake of Jan. 12, 2010, near Port-au-Prince, Haiti, has generated a sharp increase in concerns about the potential for future earthquakes in Haiti and the surrounding region. These concerns extend to understanding the causes of the earthquake hazard and learning what can be done to ensure seismic safety in the future. The purpose of this statement is to convey our best judgment on these subjects.
Aftershocks: The aftershock activity will continue for many months, although the frequency of events should diminish with time. Nevertheless, the threat of additional damaging earthquakes within the sequence remains. Based on the characteristics of the aftershock sequence observed so far, we estimate the probabilities of future aftershocks, as of February 23, 2010, as follows:
| Aftershock magnitude (M) | 30-day period | 90-day period | 1-year period |
|---|---|---|---|
| M 5 or greater | 55% | 80% | 95% |
| M 6 or greater | 7% | 15% | 25% |
| M 7 or greater | 1 % | 2 % | 3 % |
Precautions: Any aftershock above magnitude 5.0 will be widely felt and has the potential to cause additional damage, particularly to vulnerable, already damaged structures. Everyone in the Port-au-Prince area must maintain awareness with regard to their personal earthquake safety. Individuals should always have in mind what action to take if the ground starts to shake. Open spaces are generally safe. If indoors, drop to the floor, take cover under a sturdy desk or table, and wait for the shaking to stop. Do not go outdoors until the shaking stops.
Only qualified engineers can determine if a damaged building is safe for reoccupation. Until engineering assistance arrives, a general rule to follow is: If it does not look safe, it probably is not safe. Entry into or reoccupation of obviously damaged structures should be avoided.
Short-term concerns: The geologic fault that caused the Port-au-Prince earthquake is part of a seismically active zone between the North American and Caribbean tectonic plates. The earthquake undoubtedly relieved some stress on the fault segment that ruptured during the event, but the extent of rupture along the fault is unclear at this time. Fault slip models, preliminary radar surface deformation measurements, and examination of satellite and airborne imagery for surface rupture suggest that the segment of the Enriquillo fault to the east of the January-12 epicenter and directly adjacent to Port-au-Prince did not slip appreciably in the earthquake.
This implies that the Enriquillo fault zone near Port-au-Prince still stores sufficient strain to be released as a large, damaging earthquake during the lifetime of structures built during the reconstruction effort. In historic times, Haiti has experienced multiple large earthquakes, apparently on adjacent faults. Field studies and ground observations of fault offsets during this earthquake and in past events are essential to evaluate the potential for future earthquakes in proximity to Port-au-Prince.
Long-term concerns: Over the past three centuries, earthquakes comparable to or stronger than the recent one have struck Haiti at least four times, including those in 1751 and 1770 that destroyed Port-au-Prince. We have estimated the probabilities of a future large earthquake on the Enriquillo fault. These estimates are based on techniques developed for earthquake hazard assessments in the United States. Our estimates indicate a probability range of 5 percent to 15 percent, less than one chance in six, for an earthquake of magnitude 7 on the Enriquillo fault near Port-au-Prince during the next 50 years. The range of probabilities is due to uncertainties in our current understanding of the seismicity and tectonics of the region. Further study of the historical seismicity and the geological characteristics of the Enriquillo fault zone will help to reduce the uncertainty.
For comparison, the probability of a magnitude 7 or greater earthquake within the next 50 years on the Hayward-Rodgers Creek fault in the eastern portion of the San Francisco Bay region of California is about 15 percent.
For the future: Given the estimates of earthquake hazard cited above, buildings in Port-au-Prince and environs will continue to be at risk from strong earthquake shaking. These risks can be minimized through the use of earthquake-resistant design and construction practices that apply the results of a comprehensive earthquake hazard assessment. It has been shown that the benefits of losses avoided through earthquake mitigation practices outweigh the costs.
The probability estimates given above fall far short of a thorough seismic hazard assessment that takes into account all of the relevant information on the geology, tectonics, and seismicity of a region. Such assessments include maps of the levels of ground shaking expected over various time periods. Seismic hazards assessments, coupled with site-specific studies of rock and soil conditions and landslide susceptibility, are essential for land use planning and safe, cost-effective earthquake resistant construction.
Regional concerns: The experience of the Port-au-Prince, Haiti, earthquake reveals a need for better understanding of the nature and extent of earthquake and tsunami hazard in the Caribbean region. This entire region is seismically active due to the relative motion between tectonic plates and is prone to damaging earthquakes: It is a small-scale “ring of fire” similar to that encircling the Pacific Ocean. Historical earthquakes greater than magnitude 7 have occurred in Puerto Rico, Jamaica, Dominican Republic, Martinique, and Guadeloupe. Along the northern coast of Venezuela, the juncture of the Caribbean and South American plates has caused damaging earthquakes in the vicinity of Trinidad and Tobago. Earthquake safety policy, including building codes throughout the region, should be based on thorough seismic hazard assessments.
Haiti Reflexions et Propositions sur la Reconstruction
February 26, 2010 by Archivex-Haiti
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HAITI 12 JANVIER 2010 ! UN TOURNANT ?
REFLEXION ET PROPOSITIONS DU GREH
SUR LA RECONSTRUCTION
La tragédie du 12 Janvier a placé la population haïtienne, le gouvernement de la République et la communauté internationale face à un terrible constat : l’état de désorganisation et de faiblesse de l’Etat haïtien. Nul ne peut ignorer que le président René Préval a fait, en Haïti et à l’étranger, la promotion de la faiblesse du pays. Il a repris avec persistance la théorie aristidienne « … Depuis deux cents ans …». Raccourci inventé pour tenter de dédouaner la classe politique post Duvalier de sa responsabilité dans la déstructuration du pays. On a même eu droit à la rengaine personnelle du chef de l’Etat : déstabilisation et coup d’état. Théorie que ses deux mandats à la tête de l’Etat démentent.
Le gouvernement, réveillé de sa léthargie par l’importance et la rapidité de la réaction internationale, a tout simplement abdiqué. Pourtant il louvoie convoitant la manne qui peut résulter d’un tel désastre ; il se positionne comme interlocuteur légal, et, c’est vrai, de ceux-là qui viendront avec les milliards ; il exploite le dénuement des citoyens à des fins politiques ; et voudrait même profiter de la situation pour lancer les élections sous les décombres encore fumantes conservant dans leurs entrailles nombre de corps ensevelis.
La communauté internationale, bien au courant des pratiques prédatrices du gouvernement a même enlevé à celui-ci le droit de distribuer la nourriture aux sinistrés et, comme pour signifier son mépris des dirigeants haïtiens, le président OBAMA dans son adresse, le 14 Janvier, n’a, pas une seule fois, mentionné le gouvernement d’Haïti. Cette communauté internationale entre aussi dans le débat avec des attitudes suscitant de sérieuses interrogations : le massif positionnement militaire des Etats-Unis dépasse, bien sûr, les besoins du simple secours humanitaire. La sourde querelle entre la nation étoilée et les anciens maitres de la colonie de Saint Domingue fait croire à des intérêts autrement plus sérieux que le simple désir d’aider. Ces attitudes font déterrer les dossiers sur les richesses cachées d’Haïti. Et the least but not the last cette bizarre déclaration du sous-proconsul américain Luis Luck de l’USAID qui affirme à la télévision qu’il n’y a pas de corruption en Haïti. Il n’ignore pas, cependant, que le premier programme cash for Works mis en branle par son administration est piraté par le gouvernement qui donne une occasion à ses députés candidats de se faire une popularité, à titre de superviseur, comme donneurs de jobs ce, naturellement en prévision des prochaines élections que le président, déjà, veut lancer.
La population livrée à elle-même a eu, comme toujours, recours à la solidarité entre les survivants. Elle prend, peu à peu conscience du poids de la politique dans sa vie de tous les jours.
Et, naturellement, au-delà des tâches incompressibles de l’urgence, il faut penser à la reconstruction. Et, déjà la danse des milliards ! Aussi, celle des vautours haïtiens et étrangers ! Si de nombreuses personnes ont reconnu que le nombre élevé de morts, de blessés et de disparus est essentiellement dû à l’hyper concentration de toutes les activités liées à la vie à Port-au-Prince, paradoxalement toutes les initiatives annoncées, pour traiter la deuxième phase de l’urgence, semble vouloir, encore, re-concentrer l’action sur Port-au-Prince. On voudrait, semble t-il, organiser, en périphérie de la capitale, presque totalement détruite, des camps de concentration, suivant la mise en garde du recteur de l’université Kyskeya Jackie Lumarck. On attendait 200.000 tentes ; on veut maintenant des bâches sans savoir sur quels terrains on ira les planter. Comme dans une tour de Babel. Je me demande si le président savait que les premiers conseillers à qui il devait faire appel en une telle circonstance sont par ordre : des sociologues, des psychologues, des militaires, des géologues, des urbanistes, des ingénieurs et architectes, des financiers et économistes, des communicateurs, ect…
LA POLITIQUE ENCORE
Tous ceux-là qui ont accouru au chevet d’Haïti tout de suite après la tragédie du 12 Janvier se sont retrouvés face à un choix : agir avec ou sans le gouvernement d’Haïti. Et, la politique qui reprend ses droitsaHaïti. et, la politique qui reprend ses droits. Légitimement, on est en droit de se demander s’il est juste d’appliquer l’étiquette politique à cette chose immonde que nous pratiquons en Haïti tant elle est distordue sous les coups de boutoirs du « maitredamisme » triomphant. Malheureusement c’est la politique qui va décider si la tragédie du 12 Janvier 2010 va être un tournant positif dans l’histoire d’Haïti. Mes doutes sont nombreux tant le bruit des vautours est déjà trop assourdissant ! Assourdissant aussi le bal des milliards de petits projets qui, déjà, encombrent les allées où s’engagera inévitablement l’international par choix cynique, par cupidité ou par une ignorance surtout alimentée par de l’arrogance. Les mauvaises langues diront « Il rechigne déjà de n’être pas sûr d’avoir sa part de ce gâteau milliardaire qui pointe à l’horizon ». D’autres plus amicaux et plus tendres, s’inquiéteront de l’intervention, encore une fois, une fois de trop, de cet oiseau de mauvais augure ! C’est qu’en réalité je suis par dessus tout terriblement inquiet par ce qui risque fort de se passer.
Des tournants mal négociés ou carrément piratés et prostitués
Haïti est une histoire de grands rendez-vous manqués. C’est vrai que Jean Jacques Dessalines a réalisé le tour de force de changer, au bénéfice de l’humanité, le concept millénaire de l’asservissement de l’homme par l’homme remettant ainsi à l’heure la pendule trop bien réglée de l’occident. C’est vrai aussi que Pétion organisera son assassinat qui sera ensuite maquillé pour l’histoire (toujours écrite par les vainqueurs) en la trahison du pont rouge. Pourtant, à lire lois et actes sous Jean-Jacques Dessalines on peut constater que tout était conçu par l’Empereur pour une société de progrès et de partage.
Il est de notoriété internationale que le président Dumarsais Estimé a allumé la torche du tourisme dans la Caraïbe en inaugurant les grands travaux du bicentenaire. L’histoire retient aussi qu’il a été cueilli dans son envol par le général Paul Eugène Magloire le 10 mai 1950.
La chute du Président Jean-Claude Duvalier devait marquer l’avènement de la démocratie en Haïti. Rapidement kidnappée, il ne reste, aujourd’hui, que les lambeaux du vocable et les panneaux à la peinture écaillée des coups d’état électoraux amenant au parlement haïtien de nombreux citoyens suspectés d’avoir été associés à des crimes de sang. Prises en otage et utilisées comme épée de Damoclès sur la tête du reste de la société, les populations de cité soley ci devant cité Simone continuent à vivre dans la pestilence inhumaine au quotidien. Ca fait vingt quatre ans que cela dure.
Attention danger
Si le désastre du 12 Janvier a mis à nu l’incompétence et l’esprit clanique de l’Exécutif haïtien, les réflexes tilolit et bassement politiques ont témoigné, par contre, d’une terrible agilité. Le désir de s’accaparer rapidement des milliards en perspective ont, tout au moins, rendu opérationnels les guichets de réception de la BRH qui, trois jours après le drame, était déjà en position de recevoir les premiers centaines de millions de dollars de l’international. On a été bien gâté des pleurnicheries du Président Préval contre ceux-là qui ont préféré verser dans les caisses des ONG les millions perçus au titre des téléthons et autres manifestations de solidarité du monde entier.
On a vu les indécents, à la télé, tenter de profiter de la situation en télévisant une distribution de kits alimentaires au mépris de la dignité de vieilles femmes, les sauveurs portant casquettes et maillots flambants neufs avec le slogan gouvènman’n avèn,n comme s’il existait une possibilité qu’il fût contre eux en une telle circonstance. Que de mobiliser les partis politique et les organisations de la société civile pour coordonner et organiser les urgences, le Président Préval a préféré l’opprobre de la communauté internationale se chargeant elle-même via ses ONG de la distribution de l’aide alimentaire et, nos chefs, sans vergogne se plaindre et avouer quand le peuple crie sa faim : Se pa gouvènman an kab bay manje se ONG.
Des chiffres certainement fantaisistes inventés pour la consommation internationale sont publiés par le gouvernement sur le nombre de morts, qu’ils ont fait passer à 230.000. Trois cent mille crie le Président Préval revenant de sa promenade mexicaine. Le nombre de maisons détruites, le nombre de personnes sinistrées, même le nombre précis des déplacés volontaires vers les provinces sont donnés. Je m’attends à lire les prochains jours des statistiques précises sur le nombre de ceux-là qui sont déjà retournés à la capitale. Le gouvernement se cache soigneusement derrière la protection civile pour affirmer ses sornettes. La protection civile qui, justement, pendant les premiers cinq jours du drame n’a jamais été activée.
Je suis devenu carrément inquiet quand j’ai vu, à la télévision, l’un des dauphins déclarés du président Préval, architecte de son état, associé depuis plus de vingt ans au pouvoir qui nous a conduits à ce désastre, tenter d’associer le secteur populaire à la conception de la reconstruction d’Haïti. La menace politique est claire, l’échec de cette reconstruction aussi si nous n’y prenons garde.
Je suis également inquiet en lisant les propositions de solutions pour gérer l’urgence et les concepts plutôt légers qui seraient des propositions pour la reconstruction. C’est au nom de toutes ces appréhensions et peurs que j’interviens dans le débat pour dire ce que je crois à propos de ces deux mouvements totalement imbriqués l’un dans l’autre :
PHASE FINALE DE L’URGENCE ET LA RECONSTRUCTION
La tentation voudrait que plus de 65.000.000 de dollars américains devraient être investis dans l’achat de tentes et de bâches qui ne pourront être fabriquées et rendues en Haïti seulement après six mois. Comme si les places publiques, les rues et les espaces privés occupés par les réfugiés pourront l’être encore pendant six mois. J’ai comme l’impression qu’on voudrait faire dire à notre premier ministre que seulement 5% des employés de l’administration publique seront gardés, dans l’immédiat, par l’Etat. Cette thèse voudrait donc confirmer cette hérésie du maire de carrefour justifiant sur les ondes de radio Caraïbes la mise en disponibilité sans solde de la grande majorité des employés de la mairie de cette commune. Enfin ! De très belles journées d’émeute en perspective !
Quant à la reconstruction, il parait que Port-au-Prince devrait être l’épicentre de cette démarche avec la reconstruction du palais national au cœur des préoccupations. Alors là. Je dis tout simplement halte là !
Les moments de l’urgence
Le plus gros succès a été les solutions apportées en masse au niveau de l’urgence médicale. Le suivi doit être fait avec la même dextérité. Les mesures de l’urgence doivent déjà permettre aux gens de recommencer à vivre, à fonctionner de manière autonome et stimuler à nouveau le rêve et les désirs et les ambitions. On doit rapidement s’éloigner du confort de l’assistanat.
Il faut :
a) Relocaliser les gens occupant les places publiques, les rues et les espaces privés et commerciaux.
b) Adopter le modèle d’organisation du Cepem pour réguler la vie au quotidien des gens sur une période maximale de 3 mois
c) Faire circuler l’argent en payant tout de suite les employés du secteur public ou leurs ayant droit et aider les business privés encore debout à payer à leurs employés les mois de janvier, de février et de mars.
d) Refaire fonctionner tous les business privés qui le peuvent, si nécessaire, avec un appui financier de l’état au plus tard au mois de mars
e) Travailler sur la réadaptation et l’intégration des milliers de handicapés du sinistre en facilitant l’accès à l’apprentissage d’un métier (pour ceux-là qui n’en avaient pas encore) et l’embauche ou la remise au travail dans les six mois à venir ou quand les conditions de santé le permettront de ceux-là qui en avaient déjà un.
f) Créer des conditions d’accueil au niveau des 115 communes extérieures aux villes métropolitaines pour permettre l’arrivée des autochtones de Port-au-Prince et de la diaspora dans le grand concert-compétition de la reconstruction.
g) Réduire drastiquement ou éliminer les camps par l’offre des premiers mouvements de la reconstruction.
Les moments de la reconstruction
On parle beaucoup de reconstruction comme s’il était question d’initier ce mouvement par la reconstruction de la ville de Port-au-Prince ou comme si la reconstruction était une affaire exclusivement physique. Les premiers mouvements de cette reconstruction doivent être à mon sens la mise sur pied du symbole que représente l’Etat à travers une grande coumbite stimulant les sentiments d’appartenance locaux. On a vu avec quelle spontanéité les gens se sont retournés vers leurs peyi (lieux d’origine) aux premiers jours de la catastrophe. C’est le moment idéal pour permettre l’éclosion du leadership dans chaque commune et, dans chaque secteur d’activité. Un leadership basé sur la compétence, le dévouement, le savoir-faire, le courage, l’abnégation et le sens de l’intérêt collectif. C’est à travers ce mouvement qu’on découvrira les futurs maires et membres des administrations des futures administrations communales.
Les étapes :
a) Préparer les conditions physiques de vie pour une période de trois mois, au niveau des 115 communes pour accueillir tous les techniciens originaires de ces communes qu’ils soient sur place, à Port-au-Prince ou à l’étranger.
b) Travailler simultanément sur les grandes options stratégiques de l’Etat dans toutes les branches de l’activité nationale
c) Lancer un appel pour leur intégration locale avec famille pour produire à partir des orientations stratégiques du nouveau gouvernement ce que seront, dans la commune : l’instruction, la santé, l’agriculture, les infrastructures, la communication, les sports et les loisirs, l’approvisionnement, l’état civil, la justice, la sécurité etc…
d) Lancer la construction au niveau de la section communale la plus proche de la commune la MAISON DU CASEC en tant que représentant physique de l’Etat. (Voir le programme politique du GREH in Le meilleur choix)
e) Construire au niveau de la section communale les villages type conditions économiques moyennes (habitat de 500.000 gourdes). Regroupement rural habitat de 150.000 gourdes avec une toilette moderne et au moins deux chambres. Les modèles existent à Jimani.
f) Lancer la construction, au niveau de la commune la construction du bâtiment administratif communale
g) Préparer simultanément les fonctionnaires du nouvel Etat (connaissances techniques et administratives)
h) Lancer la construction au niveau de la commune de trois types de villages avec des maisons des 1.000.000 de gourdes, de 500.000 gourdes et de 200.000 gourdes
i) Au niveau du département mettre en place le gouvernement départemental en faisant du délégué de la constitution de 1987 un ministre délégué siégeant au conseil des ministres.
j) Jeter les bases de la construction du palais départemental, du palais de justice, de la base militaire régionale
k) Reformater les villes départementales pour l’exploitation touristique locale et internationale (avec tous les services)
l) Au niveau régional Solliciter de la France, de la Suisse, de la Belgique, du Canada, des États-Unis, de certains pays d’Afrique des bataillons de retraités de l’université et des secteurs professionnels pour la mise en place avec les responsables universitaires locaux d’un curriculum universitaire national et des contenus des programmes de formation professionnels. Ils devraient accompagner par rotation, pendant dix ans, l’action universitaire haïtienne
m) Construire 4 campus universitaires dans le Nord, dans le Centre, dans l’ouest, et dans le sud
n) Construire 4 campus de formation professionnelle dans ce mêmes régions
o) Construire, au niveau des régions quatre bases militaires
o) Tenir compte dans toutes ces constructions, des menaces écologiques, cyclones, ouragans, les risques de Tsunami et les menaces sismiques
Ces mouvements à eux seuls permettront de susciter l’intérêt pour les villes de province et dégonfler la capitale. C’est alors et alors seulement qu’il faudra revenir sur Port-au-Prince où, entretemps toute nouvelle construction doit être interdite à part les écoles, les centres de santé, les commissariats et les tribunaux.
Dans ce vaste mouvement, au niveau central, les techniciens devront donner leur avis, au départ, sur le nouveau plan de réaménagement du territoire en tenant compte des menaces liées à la grande faille du nord.
Evidemment le préalable à la mise en branle d’une telle stratégie est la mise en place d’une équipe gouvernementale stratège (un gouvernement d’union nationale) voulant récupérer d’abord la dignité nationale et ensuite la souveraineté d’Haïti sous tous les aspects.
La destruction était une conséquence de la prostitution des valeurs morales et de la centralisation. La construction ne sera un succès que si elle est articulée autour de la remise en vigueur des valeurs avec la décentralisation comme point de départ.
STRATEGIE GENERALE
CONCEPT : Tourner le dos à Port-au-Prince siège de la catastrophe
On ne se rend, peut-être, pas encore compte qu’il n’y a pas de travail à Port-au-Prince et qu’il n’y en aura pas, en quantité suffisante, (direct ou indirect) dans les meilleures conditions, avant un an. D’ailleurs, il n’est pas souhaitable, si on ne veut pas recréer les mêmes conditions du désastre, de donner du travail à Port-au-Prince (à part le nettoyage de la ville, le décongestionnement des exutoires et le déblayage des décombres).
Il faut prioriser:
a) L’intégration (provinciaux résidents à P-au-P, Haïtiens vivants à l’étranger et autochtones, étrangers)
b) Le travail citoyen (sens des valeurs et civisme)
c) Stimuler l’appartenance géographique (Qui ne peut aimer sa région ne peut aimer son pays)
d) Permettre la mise en valeur de la compétence pour l’émergence du leadership naturel
PHASE I : relocalisation des populations et décentralisation
I.-1 Inventaire des communes
a) Les communes métropolitaines…………………………………………………………………………………………… 19
b) Les communes spéciales avec un potentiel touristique énorme (traitement spécial)……………… 8
· L’Ile de la Tortue
· L’Ile de la Gonâve (2 communes)
· L’ile à vaches
· Le môle St Nicolas
· Milot
· Port Salut
· Saut d’eau
c) Communes intérieures……………………………………………………………………………………………………….. 115
Note :
1) Après les premiers mouvements liés à la relocalisation des personnes déplacées, il faudra travailler sur le redécoupage de certaines communes essentiellement politiques (intérêt stratégique, économique, superficie, transversalité physique) mais dépourvues du potentiel économique le permettant d’être vraiment autonome dans un concept de décentralisation réelle.
2) Ne rien entreprendre dans la première phase dans les communes métropolitaines (pour pouvoir les décongestionner et, plus tard les reformater) et dans les communes spéciales (qui devront être exploitées après reformatages comme sites touristiques)
I.-2 Action Initiale
Tourner l’action initiale autour des 115 communes intérieures
a) Déterminer les positions géographiques où seront construits les représentations physiques de l’ETAT et les prochains villages
b) Faire près de l’espace où doit être construite la représentation de l’Etat le site d’accueil
· Des personnes déplacées de Port-au-Prince
· Haïtiens vivant à l’étranger
· Techniciens étrangers
· Compétences autochtones
c) Composition Groupe technique 1ère vague (au niveau du département) devant travailler sur la conception dans les faits des options stratégiques définies par l’Etat central (contenu, formation des transmetteurs, supports didactiques)
· Education (préscolaire, primaire, secondaire, civique, morale, sportive, professionnelle, universitaire)
· Santé : moderne et traditionnelle
· Agriculture et environnement : options de culture, et commercialisation
· Culture, tourisme et archives (Sites géographiques exploitables, récupération de la mémoire historique des lieux à travers la mobilisation des jeunes universitaires par des enquêtes au près des âgés)
· Infrastructures, génie et énergie (propositions tenant compte des cyclones, inondations, tsunamis, tremblement de terre. Déterminer avec les paysagistes le profil des villages en y incluant le reboisement urbain et les sources d’énergie ; à prioriser : le solaire, l’éolienne, l’hydraulique)
· Financiers, économistes et logisticiens (déterminer les coûts au niveau de chaque groupe, les séquences d’exécution, et la logistique indispensable)
· Statisticiens, informaticiens et archivistes
Note :
Il faudra les installer dans la commune la plus proche de la métropole départementale au point où sera érigé ultérieurement le BATIMENT ADMINISTRATIF COMMUNAL
Temps de ce travail : 3 mois à US $ 1.000.000 par département
Total estimatif phase initiale:……………………………………………. US $ 10.000.000
I.-3 Phase I : au niveau de la commune,
Choisir la section communale la plus proche de la commune pour construire
a) La représentation physique de l’Etat : LA MAISON DU CASEC (voir programme politique GREH in le meilleur choix comprenant :
· Ecole du préscolaire à la 9ème année fondamentale
· Terrains de jeux et de sports transformables en salle de projection et de théâtre.
· Centre de santé
· Justice et sécurité
· Magasins de l’Etat
· Centre agricole
· Avant poste bancaire-Caisse de crédit
· Cybercafé
· Center d’information et de communication
· Bibliothèque-Vidéothèque et cinémathèque
b) Construction de 4 types de villages
· Village type 1 : 2000 maisons ou appartements au coût de 150.000 gourdes chaque
· Village type 2 : 500 maisons ou appartements au coût de 200.000 gourdes chaque
· Village type 3 : 300 maisons ou appartements au coût de 500.000 gourdes chaque
· Village type 4 : 150 maisons ou appartements au coût de 1.000.000 gourdes chaque
I.-4 Chiffres maisons, personnes et coûts
En agissant simultanément sur les 115 communes intérieures et en fixant un quota de 5 membres par famille, on aura :
Nombre de personnes relogeables :
· Village type 1………………………………………………………………………………….. 1.150.000 pers.
· Village type 2………………………………………………………………………………………287.500 pers.
· Village type 3…………………………………………………………………………………….. 172.500 pers.
· Village type 4………………………………………………………………………………………..86.250 pers.
Soit 339.250 maisons ou appartements pour un total de……………………………… 1.696.250 pers
Coût de construction des logements pour les 115 communes :
· Village type 1…………………………………………………………………………… 34.500.000.000 Gdes
· Village type 2…………………………………………………………………………… 11.500.000.000 Gdes
· Village type 3 ……………………………………………………………………………. 17.250.000.000 Gdes
· Village type 4…………………………………………………………………………… 17.250.000.000 Gdes
Soit un total de 339.250 maisons pour un total de………………….80.500.000.000 Gdes
$US 2.012.500.000
I.- 5 Maisons du CASEC:
115 Maisons du CASEC (à 75.000.000 Gdes chaque…………………………………….. 8.625.000.000gdes
$ US 215.625.000
Cout global phase 1 :
· Installation task force et accueil des déplacés………………………………………….. $US ….10.000.000
· Construction des villages…………………………………………………………………………..$US 2.012.500.000
· Construction des maisons du CASEC…………………………………………………….. $US 215.625.000
Total Phase I…………………………………………………………… $ US 2.238.125.000
PHASE II : au niveau départemental
A construire :
Quelques faits sur la situation séismologique dans la grande région de Port-au-Prince.
February 24, 2010 by Archivex-Haiti
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La période que les habitants de Port-au-Prince et des régions environnantes vivent n’est pas différente de celle qui suit tout grand tremblement de terre. Des séismologues et géologues ont présenté des hypothèses sur des séismes à venir, mais on doit se rappeler qu’il s’agit de possibilités à plus long terme que les jours ou semaines qui viennent.
Peut-on prévoir les séismes ?
Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, il n’est pas possible de prévoir l’imminence d’un séisme, encore moins la date, l’heure et le lieu exacts où ils se produiront. On ne peut donc pas faire de prévision à court terme (jours, semaines, mois) du lieu ou de sa magnitude. On peut, dans certains cas bien précis, évaluer la possibilité de séismes mais dans le meilleur des cas comme en Californie ce sera sur de longues périodes de temps (décennies ou plus)..
Qu’est-ce que la magnitude d’un séisme ?
La magnitude est une mesure de la quantité d’énergie libérée pendant un séisme. Un séisme de magnitude 7 comme celui du 12 janvier libère environ 30 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 6, et environ 1000 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 5.
Répliques sismiques:
Dans les jours suivant un séisme fortement ressenti comme celui du 12 janvier dernier (magnitude 7,0), d’autres secousses peuvent être, et ont d’ailleurs été, ressenties.
• Dans presque 100% des cas, ces secousses (appelées répliques) seront beaucoup plus faibles que le choc principal (avec un maximum possible d’environ 6 degré à l’échelle de Richter pour un séisme principal de magnitude 7). Les vibrations causées par une réplique seront donc moins fortes que le choc principal.
• Ces répliques sont un phénomène normal et n’annoncent pas un séisme plus fort. Elles indiquent un rajustement de l’écorce terrestre après le séisme principal.
• Le nombre de répliques ressenties est fort variable et, donc, imprévisible. Il peut y en avoir quelques par jour ou seulement quelques unes par semaine. Plusieurs d’entre elles peuvent être ressenties si elles sont supérieures à magnitude 4,0 sur l’échelle de Richter.
• La fréquence de ces répliques diminuera avec le temps, mais leur magnitude ne décroit pas progressivement de la même façon, il peut avoir des soubresauts.
• Il est impossible de prévoir la magnitude maximale qu’atteindra une réplique ou le nombre des répliques. Ces données varient d’une région à l’autre, suivant des facteurs qui sont encore mal connus, même des spécialistes. De façon générale, la magnitude maximale de la plus grande réplique sera d’environ 1,0 degré de moins à l’échelle de Richter, donc autour de magnitude 6 pour une réplique de la région d’Haïti. On a eu jusqu’à maintenant (21 janvier) deux séismes de magnitude 5,9.
• Les répliques augmentent le stress des personnes dans la zone épicentrale et si elles sont fortes, magnitude 5,5 ou plus, elles peuvent ajouter aux dommages d’édifices déjà affaiblis. Pour cette raison, il est indiqué de ne pas réintégrer des édifices à moins que les autorités compétentes les désignent comme sécuritaires.
Les failles:
• Physiquement, un séisme est le résultat d’un mouvement brusque de deux blocs de roc le long d’une cassure (faille) située en profondeur dans l’écorce terrestre. Dans le cas du séisme du 12 janvier, la profondeur était d’environ 10 km.
• Après de très forts séismes, ce mouvement peut être visible en surface sous forme de déplacement latéral entre les deux côtés de la faille. On n’a pas d’évidence qu’un tel mouvement s’est produit lors du séisme du 12 janvier.
• Beaucoup de gens croient à tort que, lors des séismes, le sol s’entrouvre pour engloutir de malheureuses victimes. Cette conception des séismes, bien incrustée dans notre subconscient, ne correspond aucunement à la réalité; on la doit plutôt à l’imagination des producteurs d’Hollywood!
• Après un fort séisme, il se peut que des fissures soient visibles sur le sol. Il ne s’agit pas de failles, ni de crevasses qui se refermeront. Ces fissures sont probablement apparues en raison du tassement (compaction) du sol que les vibrations ont causé.
• Une faille géologique s’étire de la République Dominicaine jusqu’en Jamaïque. Seule une portion de cette faille a été réactivée le 12 janvier entre un peu au sud de Carrefour jusqu’à Petit-Goâve environ. Sur les centaines d’années à venir, il est possible que cette faille connaisse des séismes importants sur toute sa longueur, mais une portion à la fois .
Les dommages:
• Ce sont les vibrations du sol qui causent la plupart des dommages associés aux séismes.
• En général, des forts séismes (magnitude 7 et plus) produisent des mouvements du sol de grande amplitude et de longue durée.
• Des forts séismes produisent des secousses plus fortes qui sont ressenties sur une plus vaste région que des plus petits séismes.
Est-ce que la terre s’ouvre pendant un séisme?
Non! Une idée fausse mais fréquemment crue c’est qu’un trou s’ouvre dans le sol pour avaler des victimes malheureuses. Cela n’a aucun rapport à la réalité mais c’est la version des séismes de Hollywood. Après un fort séisme, quelques fentes peuvent apparaître dans le sol. Ceux-ci ne sont pas des failles, ni des crevasses prêtes à refermer. C’est probablement le tassement du sol qui les a produites.
Risque de tsunami
• Les tsunamis sont de grandes vagues océaniques qui peuvent être produites de deux façons:
1.. Par un mouvement vertical du fond de la mer directement causé un rejet d’une faille causé par un séisme de forte magnitude (magnitude 7,0+). À moins qu’un autre très fort séisme se produise, ce qui est très improbable, il n’y a plus de danger qu’un tsunami affecte les rivages d’Haïti. Ceci est appuyé par le fait que le mécanisme du séisme du 12 janvier n’est pas favorable à un tel mouvement vertical du fond de la mer, et que la majeure partie de la faille se trouve sur la partie terrestre de la péninsule du sud et non pas au large des côtes.
2. Un tsunami plus local peut aussi être engendré par le déplacement d’une grande quantité d’eau engendré par un glissement de terrain sous-marin ou par l’éboulis d’une falaise côtière.
• Un séisme assez fort (magnitude 6 ou plus) peut causer un mouvement du fond de la mer (1) ou un glissement de terrain (2). Il est donc suggéré de s’éloigner du rivage si un fort séisme se produit. La plupart du temps, l’arrivée imminente d’un tsunami se détecte, dans les minutes après un fort séisme, si la mer se retire rapidement loin du rivage. On doit alors gagner les zones plus élevées (15 m ou plus au-dessus du niveau de la mer). La possibilité d’un tsunami causé par une réplique sismique est considérée très faible en ce moment.
En espérant que ces quelques précisions seront d’intérêt, je vous prie d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Maurice Lamontagne, ing., Ph.D.
Séismologue / Seismologist
Secteur des sciences de la Terre / Earth Sciences Sector
Ressources naturelles Canada / Natural Resources Canada
615, rue Booth / 615 Booth St
Pièce 216 / Room 216
Ottawa (Ontario) K1A 0E9
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