Haiti | Scandale de l’ONA - Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

March 30th, 2009

Après l’arrestation de Sandro Joseph, l’ancien directeur de l’ Office national d’assurance vieillesse (ONA), le jeudi 19 mars 2009 sur ordre du juge d’instruction, Yves Altidor qui est en charge de son dossier, les noms des grands bénéficiaires de la politique de “Laisser Grennen” des hommes aux pouvoirs depuis plus de 20 ans, commencent à tomber…!

En plus des actes reproché reproché à Sandro d’ après le rapport dressé en 2008 par L’Unité de lutte contre la corruption ( ULCC) , il y a eu le paiement cash d’un véhicule et l’acquisition d’un terrain sans l’aval de son supérieur, le ministre des affaires sociales d’alors Selon le commissaire du gouvernement de Port-au-prince, Joseph Manès Louis.

Voici la Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

1) Jeanne Bernard Actuelle directrice du Bien Etre Social, Ex-Directrice de l’Immigration, Ex- Directrice de L’ONM, ancienne maitresse de Préval a reçue de l’ONA 196 millions de gourdes pour 30 ans. Elle est âgée de 67 ans à la fin du prêt elle aura 97 ans. ‘’ Bon c’est pour les amis ont fait ça’’ l’argent du peuple c’est notre argent…

2) Charles Suffrat, conseiller de Préval, coordonnateur de Koze Pep. 30 millions de gourdes pour 30 ans pour construire une maison à Belle Ville près de Pétion Ville. Il est âgé de 62 ans à la fin du prêt il aura 92 ans.

3) Marie Claude Calvin la Sœur du Président Préval. Elle remplie aussi la fonction du secrétaire exécutive a reçue de l’ONA 186 millions de gourdes pour 35 ans

4) Kelly C Bastien, Président du Senat et sa Femme 176 millions de gourdes pour 30 ans. Kelly Bastien est aussi impliqué dans une affaire de gaspillage des fonds du sénat sur la rubrique de restaurant et de distribution de nourritures gratuites. Quelle affaire ?

5) Mme Joseph Lambert, épouse de l’ancien président du sénat et sénateur de la république du Sud Est Monsieur Joseph Lambert. Elle a reçue de l’ONA 7 millions de gourdes pour 25 ans

6) Herivaux Rudy, Sénateur de l’Ouest dit représentant du parti de Jean Bertrand Aristide Fanmi Lavalas, a reçu de l’ONA 108 millions de gourdes pour 30 ans

7) Evaliere Beauplan, Sénateur du Nord Ouest a reçu de l’ONA 9 millions de gourdes pour 25 ans

8) Cassy Nenel, Sénateur de Nippes, accusé d’avoir vendu il y a quelques mois trois visas américains à cinq mille dollars américains par visa. L’ex Sénateur Gabriel Fortune dans sa déposition formelle et publique au sénat avait mentionné le cas. Monsieur Cassy a reçu de l’ONA 3 millions de gourdes pour 15 ans

9) Assad Volcy, Conseiller du président Préval. Le véhicule d’Assad a été impliqué, il y a quelques mois, dans une affaire de kidnapping d’un enfant mineur. Le véhicule était piloté par un conseiller du président Préval, le chimère Lavalas Philippe Jean Baptiste Alias Samba Boukman responsable des assassinats lors de l’Opération Bagdad. Assad a reçu de l’ONA 25 millions de gourdes pour 30 ans

10) Aviol Fleurant, un militant des droits humains 40 millions de gourdes pour 28 ans

11) Osner Fevry, un avocat-politicien 35 millions de gourdes pour 18 ans ‘’ Ce cas pourrait-être justifié pour cause de longues années de cotisations à l’ONA. Mais il faudra vérifier si maître Févry est un membre régulier de l’ONA et depuis quand ?

12) Guyler C.. Delva, Coordonnateur de la Commission des Journaliste de Rêne Préval. Cette commission est chargée de protéger les intérêts du gouvernement Préval et d’orienter les enquêtes sur les assassinats des journalistes survenus au cours des années précédentes. Par exemple dans l’affaire Brignol Lindor la Commission des Journalistes de René Préval dirigé par Delva a tout fait pour éviter qu’on enquête sur les auteurs intellectuels de l’assassinat de Brignol Lindor. La commission protège les principaux bourreaux. Delva aurait reçu de l’ONA 17 millions de gourdes pour 27 ans. A quel titre l’ONA accorde ce prêt à Guyler C.Delva, ce journaliste a toujours été dans ces activités de presse, Comment a-t-il pu justifier à l’ONA le remboursement de cette dette ? Combien gagne, un journaliste haïtien ?

13) L’ex Député Axène Joseph 113 000 000 de gourdes pour 32 ans

Si la justice haïtienne veut réellement aller jusqu’au bout, il faut poser beaucoup de questions à beaucoup de personnages politiques.

Quand allons nous vivrent, une autre réalité en Haiti, que celle des coquains?

Haiti Actualités Politiques

March 3rd, 2009

Si le carnaval a pu dans ces moments de défoulement soulager momentanément les pressions, les tourments et les frustrations des misères de la vie quotidienne, le choc du retour à la réalité, sera d’autant plus horrible, plus dur et plus insupportable, que l’on se demande, quand est-ce que ce peuple éreinté par les tortures de la pauvreté et de la misère, va-t-il atteindre enfin son seuil de tolérance ? Quand est-ce que cette maudite marmite qui bout depuis l’an dernier va-t-elle sauter ? Que peut-on espérer de plus de Prévale, après 8 ans de règne piètre, sans gloire et à mi-chemin de son dernier mandat ? La lueur que l’on perçoit au bout du tunnel, est-ce celle de la locomotive lavalassienne qui revient avec rage et violence, ou celle du lampion de LESPWA qui s’en va pour s’évanouir dans l’oubli comme un cauchemar ?

Préval n’échappe pas aux illusions que d’autres gouvernants avant lui ont nourries. Il est tenaillé par les mêmes hantises qui ont tourmenté tous ceux qui ont senti venir la fin de leur pouvoir personnel. Ils ont tous fait l’impossible pour le retenir. Cependant, grâce à la menace d’infiltration du communisme dans la Caraïbe par Castro, Duvalier a pu imposer la présidence à vie. N’en déplaise au duvaliéristes, le régime des Duvalier n’a duré 3 décennies que par la volonté des puissances de l’Ouest et non par une capacité intrinsèque de se maintenir au pouvoir. Les fusils M1, avec quoi Duvalier a imposé l’internalisation de la peur au peuple haïtien, d’où provenaient-ils ? D’ailleurs le trio Duvalier, Somoza et Marcos que Jeane Kirkpatrick dénommait ironiquement ses « sons of a bitch », n’ont-ils pas été jetés au rancart comme des linges sales, aussitôt que Ronald Reagan ait compris, qu’il n’avait plus rien à craindre des communistes, « the evil Empire » ?

Si la révolution bolivarienne veut faire du rétro, il est évident que nous ne sommes plus dans le contexte des années 60. Le mur de Berlin a été renversé, il y a 20 ans. La pression de la communauté internationale qui a investi 12 millions de dollars US pour organiser les élections du 19 avril 2009, c’est précisément pour éviter la possibilité d’un remplacement éventuel de la constitution pour garantir la présidence à vie. La communauté internationale n’est pas prête à cautionner un recul de 22 ans. Les Haïtiens ne sont pas prêt non plus à se faire leurrer à nouveau dans le même piège que Duvalier leur a tendu en 1964, il y a 45 ans. Si Evo Morales, Daniel Ortega et Hugo Chavez ont les moyens de leur politique et que leurs peuples veulent se laisser leurrer dans le piège de la présidence à vie, tant mieux pour eux. Mais pour nous Haïtiens qui en avons subi pendant 30 ans, elle gît dans un passé d’horreur et de deuil ! On a choisi de s’en émanciper en 1986 ! Nous en portons encore les cicatrices ! Et la mémoire de nos morts et les gémissements de nos torturés continuent à hanter nos nuits !

Dans le rapport adressé à Préval, par Claude Moïse et Cary Hector, sur la Constitution de 1987, il est recommandé à la page 83 ce qui suit :

Recommandations

Nous recommandons la création conjointe Exécutif / Parlement d’une Commission constitutionnelle d’experts, chargée de préparer le projet de révision à soumettre aux mandants dans un délai raisonnable, déterminé à partir de son chronogramme convenu d’opérations.

[…] Le rapport a identifié l’essentiel de ces problèmes au chapitre 5 mais il revient à la Commission de les compléter et de les articuler selon son jugement.[…]

Etes-vous convaincu du fait que cette commission qui vient d’être investie au palais national le 19 février 2009 par Préval, soit une commission constitutionnelle conjointe d’experts ? Avec cette mascarade, Préval pourra-t-il forcer le peuple haïtien à avaler cette couleuvre, le remplacement de la Constitution de 1987 ? J’en doute fort !

Ce qui surprend et inquiète aujourd’hui c’est l’annonce des visites séparées de 2 ex-présidents démocrates de Etats-Unis et du secrétaire général des Nation Unies, Carter, Clinton et Ban Ki-moon. Il est à remarquer que la présence de Clinton a été sollicitée par Ban Ki-moon. Ceux qui veulent interpréter ces visites comme un effort de rapprochement avec le gouvernement de Préval/Pierre-Louis, devraient se poser la question : Si ces visites constituent une politique de rapprochement, ne seraient-elles pas un revirement brusque, instantané à 180 degrés ? La visite de Prévale au début du mois à Washington n’a-t-elle pas été un fiasco des plus exécrables ? Cette question a constamment hanté le passage de Prévale à Washington, particulièrement dans toutes les institutions financières par où il est passé : Que pensez-vous du rapport de Paul Collier d’Oxford University ? C’est un rapport endossé par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Pourquoi a-t-on cette semaine fermé la porte au nez à Frantz Verrettes qui vient juste de contacter plusieurs agences gouvernementales américaines, pour solliciter une visite de consultation à Washington. On lui a dit de s’adresser à l’ambassadrice.

Ces visites de personnages politiques de haut niveau doivent avoir une raison politique. Ce ne sera pas pour faire des mamours à Préval dont la performance laisse beaucoup à désirer et qui s’oppose ouvertement au projet électoral financé par la communauté internationale à raison de 12 millions de dollars US. Ne pensez-vous pas que le rapport de Paul Collier fera l’objet de la conversation ? Pourquoi le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a jugé bon de se faire accompagner par Clinton ? Il y a-t-il des réticences qu’il perçoit et qu’il veut surmonter ? Pensez-vous que la communauté internationale se laissera faire, sans mot dire, alors qu’elle a sur le territoire, 9000 paires de bottes ? La présence de Ban Ki-moon et de Clinton est significative dans ces circonstances ! Dans ces circonstances, le maintien de Préval au pouvoir peut-il être au centre des préoccupations de la communauté internationale ? Absolument pas !

Les doutes qui planent au sujet des élections du 19 avril 2009, varient selon les perceptions, les opinions, les intérêts et les indices : Elles n’auront pas lieu. Elles seront contestées. Ou les pouvoirs de certains élus ne seront pas validés au Sénat etc. Ces pronostics pessimistes inquiètent et deviennent la priorité de la communauté internationale. On a eu les mêmes difficultés après la démission de l’ambassadeur Timothy Carney, qui avait dénoncé le comportement inadéquat et inacceptable des délégations du Congrès américain et du gouvernement de Clinton envers celui d’Haïti. Ceci a provoqué une réforme dans le bureau d’Haïti au Département d’état. Et nous avons vu Valenzula et Steinberg venir en trombe en Haïti, donner formellement l’ordre à Aristide et à Préval, qui était alors président, de faire les élections législatives et présidentielles séparément. De faite ces élections ont eu lieu respectivement, le 21 mai 2000 et le 26 novembre 2000.

Avec la création de la commission constitutionnelle, on peut percevoir clairement les intentions de Préval de manœuvrer pour se distancer et se disculper de toute responsabilité envers toutes propositions controversées. Qu’est-ce que la commission va-t-elle recommander dans ce cas, le remplacement ou l’amendement de la Constitution de 1987 ? Quels types d’amendement serviront les intérêts de Préval ? Que convoite-il ? Voilà le hic ! Mais si, selon les opinions de différents secteurs proches de l’Exécutif et même d’autorités législatives, s’exprimant sur la probabilité des élections du 19 avril 2009, ils sont unanime sur la notion qu’elles n’auront pas lieu. Comment logiquement l’Exécutif pourrait-il soumettre des amendements à un parlement, dont il a intentionnellement amputé le Sénat de sa majorité de 2/3 ? La proposition d’amendements venant de l’Exécutif présuppose que les deux chambres du parlement remplissent les conditions requises qui les mettent en mesure d’en faire la déclaration. Sans le succès des élections prévues pour le 19 avril 2009, la probabilité d’amendement existe-t-elle ?

Un autre aspect de la question, Fanmi lavalas n’a-t-il pas participé aux élections de 2006 ? Ses candidats avait-ils reçu lors de ces élections un mandat d’Aristide ? Quelle est la différence dans les critères d’acceptation de candidature entre la loi électorale de 2005 et celle de 2008 ? S’il y en a, l’a-t-on insérée à dessin ? Certes, le parti fanmi lavalas est en crise de leadership. Mais cette crise ne date pas d’hier. La situation de crise a été mise en exergue depuis l’annonce de la campagne électorale en 2005. Sachant qu’Aristide au risque de provoquer un schisme au sein de son parti, n’aurait pas pu délivrer un mandat à certains secteurs du parti à l’exclusion des autres qui s’en réclament. Pourquoi à bref délai, le CEP a-t-il exigé ce mandat qu’il savait être impossible d’obtenir ? L’intention de cette exigence, n’était-elle pas pour mettre Aristide en échec et mat, et par ce biais exploiter la réaction violente lavalassienne pour provoquer un fiasco qui fera obstacle au succès des élections sénatoriales du 19 avril 2009 ? Voilà autant de questions qui soulèvent des suspicions de mauvaises intentions et de provocations de la part de Préval.

Une autre dimension à ce problème, il y a des sénateurs qui en prévision du faite que certains élus peuvent être des criminels notoires, ils se préparent à récuser la validation de leurs pouvoirs. Cela explique aussi pourquoi les candidatures de certains criminels notoires ont été intentionnellement acceptées à l’inscription. Comme l’a prédit le sénateur porte-parole officieux de Préval à l’émission de Raymond Laurent Samedi Midi de la radio CKUT au Canada : « Ces élections d’une manière ou d’une autre, elles n’auront pas lieu, ou, si elles ont lieu, elles seront inéluctablement contestées ! »

La question est de savoir, est-ce que la communauté internationale acceptera-t-elle tout bonnement à donner dans le panneau, et à se faire rouler dans de la farine ?

Haiti: Préval est démissionnaire

February 9th, 2009

Par Jean Erich René - La scène politique haïtienne est envahie par une nuée de politiciens de tout acabit. Pour le renouvellement du tiers du Sénat, soit 12 sièges, 105 candidats se sont inscrits. Le hic résulte du fait qu’on n’exige aucune capacité pour les fonctions électives. Ainsi s’explique l’incompétence administrative accablante de nos gouvernements et le sous-développement chronique d’Haïti. Les obstacles constitutionnels sont facilement contournés et les critères moraux banalisés. Les vertus citoyennes sont foulées aux pieds. Les voleurs, les criminels, les narcotrafiquants prennent le large. Qui pis est, ils trouvent des défenseurs au niveau des missions diplomatiques accréditées en Haïti. Bizarre! La société haïtienne est plongée dans une crise dont l’ampleur augmente à chaque décours.

Prôner la démocratie avec un relent de narcotique c’est donner cartes blanches aux hommes de sac et de corde pour pénétrer au Parlement et perpétrer leurs forfaits en toute impunité. L’instauration de la, sans mettre les malfrats hors d’état de nuire, est une utopie. A dire vrai, la crise politique haïtienne s’est accélérée avec la Minustah. A chaque fois que la fin de leur contrat s’approche, l’insécurité redouble. Leurs pays d’origine ne sont pas plus en sécurité que nous. Ils font face aussi à des problèmes économiques cuisants. Le kidnapping, une pratique courante au Brésil, était ignoré en Haïti. On assiste à un décalque en Haïti des mœurs des pays de l’Amérique latine.

Selon la Constitution de 1987, la rentrée parlementaire devrait avoir lieu le lundi 12 janvier 2009. René Préval, sous la pression de la communauté internationale, a finalement projeté le 19 avril 2009 comme date des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. Mais dans son for intérieur, il sait très bien qu’elles n’auront pas lieu. D’un côté, la radiation du Parti Lavalas de l’agenda du CEP est plutôt de nature à troubler les élections que René Préval voudrait réaliser en un seul paquet en novembre 2011. De l’autre côté, cette décision comble aussi les vœux d’Aristide qui , empêché d’entrer en Haïti, en profite pour se débarrasser de Rudy Hériveaux à cause de son allure de Chef de Parti et futur Candidat à la Présidence. Les communiqués de presse des Ambassades du Canada, de France, des USA et de la Minustah, prêchant tous l’inclusion, placent Préval le dos au mur.

Le CEP peut-il revenir sur ses décisions et inscrire les candidats exclus ?
Si oui, il va souffrir certes d’un manque de crédibilité capable de porter les Partis Politiques à décliner sa compétence à réaliser les élections. Le Président René Préval peut-il rejeter les propositions de la Communauté Internationale qui a fabriqué son pouvoir de toutes pièces ? Si oui, il n’est plus le dirigeant d’Haïti. S’il n’obtempère pas aux ordres de ses bosses, on va lui couper les vivres. Avec la famine qui s’annonce et le mécontentement général il ne lui sera pas possible de tenir le coup. Dans les deux cas le mal va mal finir pour Préval. Rappelons qu’à la veille des élections de 2006 le Général brésilien Urano Teixeira Da Matta Bacellar,chef des troupes de la Mission de Nations Unies en Haïti, a été trouvé mort en sous-vêtement, d’une balle à la tête le samedi 7 janvier sur un balcon de l’hôtel Montana. La directrice du secrétariat de la Mission internationale d’évaluation des élections en Haïti (MIEEH), Anne Fuller avait donné sa démission.

Il y a un aspect important de la problématique électorale qu’il ne faut pas négliger. L’intérêt que manifeste la Communauté Internationale pour les élections en Haïti n’est pas quelconque. Il n’est pas superflu de rappeler que les cyclones et les élections sont des occasions exceptionnelles d’enrichissement pour les Organisations Internationales, nos ONG et certaines firmes internationales affiliées. Avec la complicité des dirigeants locaux des sommes faramineuses sont décaissées sans avoir de compte à rendre à quiconque. Pour votre plus complète édification mentionnons que :

1. A l’occasion du cyclone Jeanne en 2004, l’UNION EUROPEENNE a remis 5 millions de dollars bien comptés à l’ONG d’une militante socialiste caviar au profit des sinistrés des Gonaïves. Elle a tout gobé sans jamais mettre les pieds à la Cité de l’indépendance. Actuellement cette Chatte Gauchère attend sa part pour sa traditionnelle campagne d’éducation civique pour les prochaines élections.

2. L’écho du scandale de l’Évêché des Gonaïves détournant des fonds destinés aux sinistrés a été diffusé dans tous les medias haïtiens. Les prêtres de ce diocèse s’étaient même avisés de vider le différend par les armes.

3. Selon la Reine Sofia d’Espagne en visite en Haïti 31 millions de dollars ont été déboursés en faveur des sinistrés d’Haïti en 2008.

4. 600 millions de dollars des contribuables canadiens ont été versés en faveur d’Haïti. Aucune inauguration n’a encore eu lieu. Au contraire la Gouverneure générale souligne: « Il est minuit moins dix et la catastrophe
arrive déjà.»

5. En 1994 au retour d’Aristide 4 milliards de dollars US ont été accordés
à Haïti.

Où sont les réalisations correspondantes? Il est clair et net que tous ces dons sont retournés dans leurs pays d’origine. Sans quoi les effets seraient visibles en Haïti.

Depuis la colonie française les représentants du Roi étaient choisis parmi les membres de sa famille. Ils étaient délégués expressément en Haïti pour s’enrichir. Ce sont les meilleurs amis des dirigeants des pays riches qui sont en mission dans les pays désorganisés comme Haïti. Ils se foutent de la Convention de Vienne puisqu’ils soldent le budget national et financent nos élections sur demande du Gouvernement. Qui fait les frais de la maison a droit de cité! C’est le grand dilemme de Préval qui boude les élections mais il n’a qu’à foutre le camp, s’il refuse de les faire dans les conditions qu’on lui impose pour les raisons suivantes :

1. La prolongation du contrat de la Minustah en Juillet 2009 grâce à la saison électorale qui commence en avril 2009 pour prendre fin en février 2011.

2. Le budget de la Minustah du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009 est de:575. 103. 200 dollars soit 219 fois celui des FAd’H.

3. Chaque soldat de la Minustah touche 150 dollars nets par jour. Ils ne l’auront pas chez eux.

4. Les contrats d’impression des bulletins de vote, des dossiers électoraux et tout l’appareillage informatique, les moyens de déplacement, voitures tout terrain, motocyclettes etc. relèvent des organismes internationaux.

5. Bientôt seront dans nos murs des Missions d’observation indépendantes payées et chargées de surveiller les élections. Qui gagne tout ce fric?

Le mois de février ordinairement est fatal pour nos Chefs d’État. Préval se trouve aujourd’hui dans l’inconfortable position de renoncer à sa décision,via le CEP, d’exclure de la liste des candidats du Parti Lavalas. De plus, sa déception au cours de sa visite à Washington lui est fatale. Un Chef d’État ne se déplace pas sans entreprendre au préalable des démarches politiques concluantes et confirmées par des plis diplomatiques. C’est un accroc aux normes diplomatiques de se fier aux propos de certains flatteurs. L’ambassadeur haïtien à Washington doit être viré. L’éclipse du ministre des Affaires Étrangères Allrich Nicolas est la source de l’échec de Préval. C’est une déchéance pour un Chef d’État en visite à Washington et pour son pays de ne pas être reçu à la Maison Blanche. Dans un langage diplomatique, les données indiquent que l’illustre hôte de Hillary Clinton est exclu du Hope and Change du Président Barack Obama. Préval est démissionnaire.

Le Canada souhaite un maintient du dialogue afin d’assurer la crédibilité du processus électoral

February 6th, 2009

Communiqué 6 février 2009 - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE - Le Canada souhaite un maintient du dialogue afin d’assurer la crédibilité du processus électoral

Étant l’un des principaux partenaires et supporters des institutions démocratiques en Haïti, le Gouvernement du Canada a suivi, et continue de suivre avec attention, les différentes étapes qui amèneront la population haïtienne à exprimer leur droit de vote, lors des élections sénatoriales prévues pour le 19 avril prochain. Hier, le Conseil Électoral Provisoire a publié la liste des candidats éligibles pour les élections.

« Les circonstances qui ont mené à l’exclusion de tous les candidats d’un parti politique ne peuvent que nous inquiéter. En effet, la crédibilité d’une élection est basée sur le respect des lois et des règlements qui l’encadre. Cependant, ce symbole de la démocratie que représente une élection, doit être aussi rassembleur, et non pas contribuer à diviser la population. », a déclaré l’Ambassadeur du Canada, Gilles Rivard.

Le Canada appuie les efforts du Gouvernement d’Haïti et de la population haïtienne, afin que les élections sénatoriales soit libres et démocratiques; et, nous louons les efforts du Conseil Électoral Provisoire qui, jusqu’à ce jour, ne les a pas ménagé.

Néanmoins, il demeure important que les élections du 19 avril se déroulent dans un climat de sérénité et de saine compétition. Nous encourageons donc les autorités haïtiennes à maintenir un espace de dialogue pour qu’un compromis puisse être trouvé.

Renseignements :
Adam Barratt,
Conseiller politique
Ambassade du Canada
Téléphone : 3456-3335

Les demeles du president Preval a Washington

February 5th, 2009

Par Stanley Lucas - La mauvaise gestion de Preval va causer au pays un deficit budgetaire depassant US$100 millions. Preval est a Washington, il a besoin d’argent, ses plans politiques sont aussi en danger. Il ne sait plus a quel saint se vouer. Preval est dans une tres mauvaise situation. En plus l’aide destinee aux victimes des cyclones de l’ete 2008 fut mal geree, certains sont devenus riches sur le dos du peuple.

Depuis son arrivee a Washington Preval n’a cesse de solliciter des fonds pour un programme d’appui au budget a la Banque Mondiale, le FMI et la Banque Interamericaine de Developpement. Les premieres reactions des analystes ne sont pas bonnes. Nous en avons note deux. Ces milieux comparent Preval aux presidents des compagnies d’automobiles americaines qui s’etaient rendus a Washington dans des avions prives pour solliciter l’argent du Congres des Etats Unis. La revolte contre eux etait generale, comment peuvent-ils demander des emprunts du gouvernement americain et voyager en jet prive? Le Congres avait refuse l’emprunt. Ce sont les memes critiques portees contre Preval. Comment peut-il venir demander de l’argent a Washington et se deplacer avec une aussi grande delegation qui coute de l’argent? La seconde, des responsables des insitutions percoivent la demande d’appui au budget comme des fonds sollicites pour financer la campagne electorale des candidats de Lespwa et non pour alleger la misere du peuple. Malgre tout il existe une volonte de chercher la meilleure facon d’aider d’Haiti.

Preval est accompagne des ministres des Finances et de la Planification, du Gouverneur de la Banque centrale, de Lionel Delatour, membre du Cled et proche de la UNIBANK, Elizabeth Delatour, conseillere en finances, gabriel verret un employe de l’USAID detache au palais, Paul Denis de l’OPL et autres. On parle d’une delegation de quatrorze personnes, en plus des 19 membres de la mission Haitienne a Washington.

Le projet politique de Preval est mal parti, ce sera difficile de manipuler les elections et de changer illegalement la constitution. Au niveau de l’exterieur les communautes internationales rendent sa tache difficile puisqu’il exploitait les contradictions pour marquer des points au lieu de chercher l’assistance pour le peuple Haitien. En plus son marassa tire les ficelles a travers les connections de Havard University de sa femme et d’un medecin du sida. Croyant qu’il pouvait rouler tout le monde en s’appuyant sur quelques conseillers incapables et le Groupe de Bourdon, Preval aujourd’hui dans une marmite en train de bouillir se retrouve seul. Dans ce processus apres avoir enterre Alexis, Preval risque de sacrifier sur l’autel du pouvoir personnel le premier ministre Pierre-Louis. Les mois d’Avril et Mars s’annonce mal

A Washington c’est difficile de trouver des fonds. La crise economique mondiale greffee sur le fait qu’il y a une fatigue quand il s’agit de trouver des fonds pour Haiti rend la situation compliquee de part et d’autres. De 1994 a nos jours des milliards ont disparu en Haiti, aucune institution construite, rien de palapable sur le terrain pour demontrer les debours. Charlie Rangel le puissanr chairman du Ways and Means Committeee va essayer de degager un package pour Haiti en l’attachant au stimilus package des Etats Unis. On se demande si cela suffira? Preval a rencontre Rangel et le speaker Representative Pelosi aujourd’hui, Demain Preval ira a la journee internationale de la priere, espere voir le president Obama et rencontrer apres le Secetaire d’Etat Hillary Clinton.

Preval espere que les photos avec Obama, Clinton, Rangel et Pelosi suffiront pour calmer les initiatives des secteurs sociaux mouvementes d’Haiti orientes vers de nouvelles manifestations qui ressembleront peut etre a celles du 8 Avril 2008. A-t-il raison? Seul l’avenir le dira

Questions à Joseph Exumé Ministre de la Justice

January 30th, 2009

par Jean Erich René - Dans un pays comme Haïti, où le taux de criminalité est très élevé, la disponibilité de l’acide sulfurique sur les étagères, représente un danger social. N’importe qui peut se procurer de l’acide de recharge des batteries en vue de commettre un crime à cause de sa causticité. Pour limiter les dégâts nous avons glané les preuves médico-légales concernant ce cas d’espèce dans « L’empoisonnement » écrit par Ambroise Tardieu, Professeur de Médecine à la Faculté de Médecine de Paris. Notre objectif c’est de :

- présenter les symptômes d’empoisonnement par l’acide sulfurique

- proposer les contrepoisons de fortune à administrer rapidement afin d’arrêter ses effets et se procurer du temps pour consulter un médecin.

- aider à identifier le criminel selon les données scientifiques disponibles

1. Qu’est-ce qu’on ressent après avoir absorbé l’acide sulfurique?

- ventre tendu, ballonné avec des coliques douloureuses

- douleur aigue à l’arrière-gorge avec des crampes d’estomac

- cris et angoisse du patient

- vomissements, mêlés de glaises de sang avec une souffrance extrême

- matières rejetées dans les premiers temps d’un brun rougeâtre parfois bleues proches de l’indigo. Dans un second temps le vomi devient plus foncé en prenant la couleur du chocolat

- les vomissures sont corrosives et effervescentes c’est-à-dire pétillent

- douleur intense continue, contractive, sous forme de crampe dans la poitrine

- pouls petit, serré comme convulsif

- face pâle et décomposée exprimant l’anxiété

- lèvres et parties des lèvres brûlées et couvertes de tâches et d’eschares grises, brunes ou bleuâtres

- les yeux sont caves c’est-à-dire sans expression

- refroidissement général et rapide du corps

- un peu de diarrhée mais rarement

- l’agitation augmente et les forces diminuent

- l’affaiblissement devient extrême et la mort suit

2. Quels sont les contrepoisons maison à votre portée pour sauver la victime ?

Le mode d’intervention varie selon les éléments disponibles car le temps presse :

- lui faire boire une grande quantité d’eau pour stimuler le vomissement et diminuer la concentration de l’acide sulfurique rejeté avant de produire ses effets catastrophiques

- lui donner, si vous en avez, du lait de magnésie délayé dans l’eau

- des morceaux de craie ou un morceau de roche blanche réduite en poudre qu’on brasse dans l’eau pour faire une bouillie froide qu’on lui fait avaler

- lui faire absorber de l’eau de savon

- prendre dans le foyer à la cuisine une poignée de cendres de bois diluées dans l’eau, puis coulées dans un morceau de tissu. Lui faire boire tout de suite ce liquide filtré.

3. Comment identifier le criminel?

A partir du constat du décès de la victime et les premières manifestations des symptômes, on peut facilement déterminer l’heure de l’empoisonnement, l’endroit où il se trouvait à ce moment précis et identifier qui était en sa compagnie. Les études médico-légales mettent à notre disposition les indices suivants :

- Dans l’espace de 15 à 20 heures en général décède une personne empoisonnée à l’acide sulfurique, précise le Dr Tardieu

- Dr A. Taylor fixe à 18 heures le décès d’une personne ayant absorbé 30 grammes ou un petit verre de liqueur d’acide sulfurique

- Le décès arrive après 4 heures si la quantité d’acide sulfurique est de 100 grammes. Si l’acide sulfurique est très concentré une dose de 100 grammes tue dans ¾ d’heure, affirme le Docteur Graigie

Dans le cas du directeur adjoint du département du Nord-ouest, il est donc aisé de remonter les filières, à partir de l’heure de son décès à l’hôpital du Canapé Vert, pour déterminer le lieu où il se trouvait il y a ¾ d’heure, 4 heures, 18 heures au plus 20 heures compte tenu du volume approximatif d’acide sulfurique en cm3 prélevé dans son estomac lors de l’autopsie. Où est le récipient? Porte-t-il les échantillons de son ADN ?

Quelle est sa forme? Cylindrique : diamètre et hauteur en cm. Rectangulaire: longueur, largeur et hauteur en cm. Déterminons sa contenance en cm3 pour une analyse comparative du volume siphonné dans l’estomac de Jean-Raymond Philippe, lors de l’autopsie. Un centimètre cube d’acide sulfurique de formule H2SO4 a une masse molaire de 1.83grammes. Soit l (H2SO4) = 1.83g/cm3. Un simple produit croisé suffit pour obtenir le volume du récipient utilisé pour boire l’acide sulfurique.

Qui était en sa compagnie dans cette fourchette de temps? Est-ce le greffier , un employé du Ministère de la Justice, qui l’a vu absorber ce poison? Pourquoi était-il si proche pour deviner l’intention de Jean
Raymond Philippe et la nature du breuvage? A-t-il des dons de voyance ou un odorat si prononcé pour renifler l’odeur de l’acide sulfurique. Il doit être du sérail. Est-ce au cours de la période de sa mise en quarantaine?

Qui était son geôlier? Autant de questions que doivent agiter nos parlementaires lors de l’audition du Ministre de la Justice Jean Joseph Exumé le jeudi 29 janvier 2009. Il n’y a pas de crime parfait. Les méthodes scientifiques révèlent les traces des meurtriers. Il ne faut pas laisser ce crime irrésolu ni impuni. NOU TOUT KA PRAN !

Prochainement nous vous apporterons les preuves médico-légales, grâce à l’autopsie du cadavre et l’analyse chimique identifiant la nature du poison.

Référence : Ambroise Tardieu, L’empoisonnement : p. 184, Questions médico-légales. Quels sont les signes? ; Librairie J.B. Baillière et Fils, Rue Hautefeuille 19, près le Boulevard St Germain.

COMMUNIQUE DE PRESSE : Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles

January 22nd, 2009

Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) condamne les propos désobligeants du Ministre de la Justice, Maître Jean Joseph EXUME contre le journaliste Valéry Numa lors de l’émission “Invité du jour” sur la radio vision 2000 en date du 19 janvier 2009.

Accuser de manière légère un journaliste (membre de la presse) dans le dossier du vol de plusieurs millions de dollars liés à la drogue constitue une attaque directe contre la presse et une manœuvre désespérée utilisée pour intimider les journalistes dans l’exercice de leur profession et tous ceux qui dénoncent la corruption en Haïti.

Par ce comportement, le Ministre de la Justice se montre de plus en plus suspect dans le scandale macro financier à Port de Paix éclaté en novembre 2008 et qui continue de défrayer la chronique.

Le CARLI recommande à la corporation des journalistes la vigilance et la solidarité car la bataille pour la liberté de la presse tout comme pour le respect des droits humains, en général, n’est jamais gagnée de manière définitive. Une vigilance constante s’impose !

__________________________
Renan HEDOUVILLE, Av.
Secrétaire Général.-

AFFAIRE RUDOLPH BOULOS | NOUVEAU REBONDISSEMENT

January 21st, 2009

AFFAIRE RUDOLPH BOULOS / NOUVEAU REBONDISSEMENT / Le tribunal des référés de Fort-Liberté demande au CEP de surseoir à toute élection dans le Nord’Est. - Source: Le Matin

Dans un verdict rendu en date du 19 janvier en cours, le tribunal des référés siégeant à Fort-Liberté déclare que « l’État haïtien et toutes autres institutions étatiques doivent attendre le prononcé de l’arrêt de la Cour d’appel du Cap-Haitien avant une quelconque décision ayant rapport », à l’organisation d’élections dans le Nord’Est pour le poste du sénateur Rudolph Boulos.

Cette décision fait suite à la demande des avocats du sénateur Boulos au tribunal des référés de constater que « le Conseil électoral provisoire (CEP) n’a pas la preuve que le poste du sénateur Boulos est vacant » et, conséquemment, d’ordonner que soient suspendues toutes activités tendant à organiser de nouvelles élections pour ce poste, en attendant le verdict de la Cour d’appel du Cap-Haitien.

Cette cour, rappelle-t-on, a été saisie par l’État haïtien sur la validité de la résolution du Sénat d’exclure le sénateur Rudolph Boulos, au motif qu’il est détenteur de nationalité étrangère. La décision d’interjeter appel a été prise par l’État haïtien suite au verdict du tribunal de 1ere instance de FortLiberté rejetant la résolution du Sénat. Alors que l’affaire est encore pendante par-devant la Cour d’appel du Cap-Haitien, un arrêté présidentiel, convoquant le peuple en ses comices pour des sénatoriales fixées au 19 avril, mentionne comme siège vacant, dans le Nord’Est, celui du sénateur Rudolph Boulos. C’est contre cet arrêté que, par l’intermédiaire de ses avocats, ce dernier a décidé d’ester en justice.

Une affaire à suivre

Haiti : Une odeur de poudre dans l’air

January 21st, 2009

Par Jean Erich René - Le déficit budgétaire de l’exercice fiscal 2006-2007 de la République
d’Haïti n’est pas le fait du hasard. Il s’explique majoritairement par l’incurie administrative. D’un côté le Sénateur Anacacis prétend un excès budgétaire de 12 milliards de gourdes. De l’autre côté le Ministre des Finances accuse un déficit de 3 milliards de gourdes. Ce trou de l’ordre de 15 milliards de gourdes et même plus peut avoir plusieurs explications:

1. une perte considérable dans l’effondrement du Marché Boursier par suite de placements effectués avec les réserves de la BRH, au nom de certains privilégiés du régime. La taxe sur le téléphone devrait boucher ce trou béant. Hélas !

2. les dépenses non prévues par l’Exécutif haïtien pour atteindre des objectifs purement politiques : 30 millions par commune pour organiser les prochaines élections très hypothétiques

3. une politique économique diminuant le fardeau fiscal de certains amis. L’exonération totale ou partielle crée un vacuum dans les caisses publiques

4. la falsification des cahiers de charge visant à réduire le revenu imposable des possédants qui disposent de multiples manèges pour échapper au filet fiscal

5. la privatisation des services publics les plus rentables: douanes, port, aéroport

6. l’élite économique, pour préserver ses acquis et assurer la suprématie de ses cartels respectifs, a développé une politique agressive parfois sanglante. La commande des 300 autobus qu’on devrait affecter au service public et qui a causé l’emprisonnement des Brant soulève encore des
discussions. Une fois de plus, au-delà de la tour Elizabeth, ni analphabète ni bête, sort ses griffes et réclame la part du lion.

Les tentatives de l’Exécutif pour renflouer les caisses de l’Etat sont infructueuses.

1. Le Gouvernement est obligé de surseoir sa décision d’augmenter la taxe sur le téléphone en vue d’éviter une manifestation des abonnés qui s’avisaient de jeter leurs cellulaires sur la cour du Palais National, au cours d’une opération GNB.

2. Entretemps Elizabeth est en train de construire une somptueuse villa à Debussy. Tout est importé aux frais de la République.

3. Qu’a-t-on fait des 22 millions de dollars donnés par la Reine Sofia d’Espagne au profit des sinistrés des Gonaïves? En tout cas, mardi prochain elle sera en visite à la Cité de l’Indépendance pour vérifier de ses propres yeux les réalisations.

4. La drogue de Port de Paix, mine de rien, est en train de déboulonner silencieusement la machine politique en place. Tout moun pran !

5. A chaque semaine ses morts pour tenter d’étouffer le scandale. La Minustah n’y peut rien. Son ex chef, le général Bachelar transférant de fortes sommes au Brésil, a été tué dans une condition similaire que le commissaire Jean Philippe Raymond. Une intervention musclée se profile pou diciplinet cet Etat mafia de la Caraïbe.

6. Franco Camille dit Franco Cadavre, le frère de Ronald Cadavre, le jeudi 15 janvier 2009, au micro de Liliane Pierre Paul à Radio Kiskeya s’est désolidarisé publiquement du Président René Préval qu’il accuse d’avoir trahi la cause lavalassienne. Le pouvoir de nuisance d’Aristide avec ses chimères rivalise les maringouins.

L’étau se resserre autour du président René Préval qui n’a plus le sommeil tranquille. Il gratte le fond de ses tiroirs pour cumuler le minimum de recettes fiscales anticipées requises pour garantir l’aide internationale indispensable à l’équilibre de son budget de 100 milliards de gourdes, une bulle de savon de Daniel Dorsainvil. La politique de la caisse vide place l’Exécutif haïtien dans une véritable impasse financière.

Une odeur de poudre flâne dans l’air. Tout laisse prévoir un éclatement après les carnaval

Lettre Ouverte de Zabeth Jean Bergeron, cadre de Fanmi Lavalas au Président élu Barack Obama

January 20th, 2009

par ZABETH JEAN BERGERON - lundi 19 janvier 2009

Mr. le Président élu des Etats-Unis d’Amérique,

Le 4 novembre 2008, le Peuple américain vient à nouveau de faire l’Histoire en secouant des dogmes et tabous que l’on croyait irréversibles en élisant à la tête de la plus grande Nation du Monde, un Noir : Vous. Le monde séduit par votre charisme, votre belle intelligence et votre foi profonde et contagieuse en un changement réel des pratiques anciennes, s’est remis à espérer en ces moments critiques et incertains pour la survie de notre espèce.

C’est le vote de la réconciliation de l’Homme avec lui-même, du respect des valeurs et de la compétence. Ce n’est nullement, comme voudraient le faire comprendre les extrémistes de tout bord, celui de la revanche, mais plutôt celui de la consécration d’une lutte sans répit menée par des hommes, nos devanciers, durant plusieurs siècles.

En effet, Excellence, au-delà des frontières de votre Nation, devant nos téléviseurs, nos ordinateurs et surtout pour la plupart d’entre nous des pays du Sud, nous nous sommes serrés devant nos petites radios pour écouter et savourer ce moment historique, une véritable odyssée à la mémoire de nos Ancêtres communs : Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Robert Kennedy, Martin Luther King, Rosa Parks, Nelson Mandela, ces hommes et femmes qui se sont tant sacrifiés pour l’Egalité des Chances.

Mais, une fois la fièvre électorale et l’euphorie de cette soirée mémorable apaisées, nous avons pleinement conscience des grands défis qui vous attendent tant sur le point national que mondial.

Cette grave crise financière qui prévaut aujourd’hui préoccupe tous ceux et celles, ayant développés des liens étroits avec votre Nation, au nom des principes de la globalisation du marché. Une crise dont nous devons avoir le courage de reconnaitre, Excellence, l’origine dans le vieillissement d’un système capitaliste privilégiant la croissance économique et son succédané : une grande consommation effrénée, au détriment des plus faibles.

La raréfaction des ressources naturelles, la baisse de la production agricole mondiale plus particulièrement dans les Pays du Sud comme le Nôtre, sous l’emprise délétère des exigences du Marché contrôlé par les Oligopoles Internationaux, dont votre Nation en est le principal fer de lance, finira par nous entraîner vers une régression mondiale avec un accroissement du taux de chômage, une précarité grandissante et surtout l’aggravation plus accélérée de la pauvreté dans les Pays du Sud et son cortège d’émeutes de la faim et de haines sociales, nous donnant une planète bouleversée, terrain fertile à toutes sortes de subversion et dérèglement de l’Ordre Normal des choses.

Cette consommation agressive et abusive des ressources naturelles nous vaut aussi, Excellence, ce bouleversement de notre écosystème avec les menaces qui pèsent sur notre existence. Si Nous avons toujours été préoccupés par les menaces d’une déflagration planétaire nucléaire, nous avons négligé les effets pervers de cette agression continue et systématique sur notre environnement, avec l’émission exagérée des gaz à effet de serre.
Heureusement que ce grand esprit de discernement, dont vous avez fait montre, saura vous aider à comprendre et agir dans le sens des intérêts de la planète. Mettre une sourdine à l’avidité pour le profit, des tenants de ce néolibéralisme déréglé, et encourager avec force, en donnant l’exemple, un comportement plus responsable, plus moral de l’homme envers l’environnement, telles seront les grandes batailles que vous aurez à livrer pour la stabilité et la sauvegarde de notre planète.

Bien sûr, nous ne saurions passer sous silence, Mr le Président élu, l’impérieuse nécessité de lutter contre le terrorisme et le trafic de la drogue, non pas en combattant l’Islam, mais plutôt ce radicalisme idéologique avec ces pratiques perverses et haineuses allant jusqu’à menacer aussi le genre humain. Et c’est sur votre leadership que le Monde se repose pour trouver cette paix tant souhaitée dans cette partie du Globe. Car quelque soit la source du terrorisme, nous le condamnons. Mais convenez avec moi que ce sera en harmonie avec les modérés qui sont heureusement plus nombreux que nous parviendrons à cette neutralisation des extrémistes et non en nous asseyant sur des prétextes fallacieux, des mensonges forgés de nulle part que nous arriverons à construire cette solidarité planétaire contre ce fléau, au lieu de cette incompréhension pour ne pas dire antipathie et méfiance suscitées par une attitude, jugée, à raison, trop cavalière. En ce monde où tout est lié, les problèmes mondiaux nécessitent une concertation responsable entre tous les gouvernements.

Quant à nous, cadre et Membre de Fanmi Lavalas, l’Organisation Politique la plus forte et la plus représentative d’Haïti, dont le Président Jean Bertrand Aristide, renversé illégalement et embarqué pour l’exil, en est le Représentant National, nous sommes certains que le Monde, plus particulièrement les Pays du Sud, tant du Continent Africain que du Nôtre, vous attende à ce carrefour de la problématique haïtienne, pour être certains que ce changement annoncé dans vos discours, se concrétisera à travers votre appui réel à un Etat de Droit dans ce Pays, trop déstabilisé et avili par les pratiques hégémoniques, arbitraires et antidémocratiques de la plupart des Administrations américaines précédentes.

Un comportement constant qui nous vaut un Pays déchiré malgré les efforts déployés par les concitoyens à prendre dans leurs mains l’arc de l’histoire et à le bander dans l’espoir d’un jour meilleur et d’une construction démocratique durable. Comme vous dites si bien, dès le lendemain de la conquête de notre Indépendance, suite à la plus belle épopée de l’Histoire moderne, brique par brique, bloc par bloc, de mains calleuses en mains calleuses, malgré notre mise en quarantaine, nous tentons de construire une Nation. Malheureusement, et souvent sous la base de mensonges, de prétextes fallacieux évoqués aux fins d’asphyxier un Peuple jugé trop fier, trop souverain, les Grands de la Communauté Internationale, dont votre Pays est la plus grande Puissance, de concert avec des compatriotes assujettis, ont toujours brisé nos élans de progrès, de modernisation et de renforcement de cette démocratie.

Mr le Président Elu, combien fut immense notre joie, quand vous avez évoqué, durant votre campagne le nom de Haïti, en annonçant que vous allez « travailler avec les autorités haïtiennes afin d’aider au développement économique » de notre Pays, tout en estimant « dépasser le stade de l’aide humanitaire pour passer à un véritable partenariat pouvant aider le pays à se développer ».
Mais, Excellence, avant cette belle volonté de coopération efficace et effective dont nous ne saurions mettre en doute la bonne foi, une stabilité politique et sociale, voie royale au Progrès et à la Démocratie, représente notre revendication la plus fondamentale. La constante politique de déstabilisation du Pays par les extrémistes de droite internationaux, de concert avec des nationaux apatrides, a toujours empêché à notre Nation de prendre son essor. Nous disons oui, dans ce Monde-village, à toute collaboration, à tout soutien des Peuples frères, mais le Peuple Haïtien veut d’abord que l’on respecte ses choix politiques, que l’on cesse ce processus pervers de déstabilisation constante de notre jeune démocratie.

Mr le Président Elu, comment comprenez-vous que le Leader Politique le plus aimé de ce Peuple, le Dr Jean Bertrand Aristide, Représentant National de Fanmi Lavalas, se trouve contraint, aujourd’hui, de vivre loin de son Pays sous la base de mensonges, après avoir été renversé et enlevé de son Pouvoir par des Hommes armés, jouissant de la complicité de l’Administration américaine sortante ?

Ah ! Excellence, vous avez la chance de savourer sans crainte votre victoire, sans vous voir menacer par un Ambassadeur, au lendemain de l’historique 4 novembre, vous augurant sans gêne, « qu’apre dans, tanbou lou », qu’après le bal, ce sera le deuil. Et depuis lors, un 16 décembre 1990, c’est-a-dire, au lendemain d’une victoire électorale, semblable à la vôtre, le Peuple Haïtien paie son insolence d’avoir choisi ses représentants, au nom de la démocratie, au nom de ce principe auquel vous semblez tant vous attacher : un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ce au grand dam des faucons de la vie politique locale et internationale, mus aussi par des sentiments racistes et de classe contre les masses de ce Pays.

Excellence, le Peuple américain, pour son engagement dans la défense des valeurs, morales, universelles et démocratiques a toujours suscité une grande admiration dans le monde, mais il est malheureux aussi de reconnaitre que son établissement a toujours œuvré, exclusivement, dans le sens de ses intérêts hégémoniques qui souvent vont à l’encontre de ces valeurs, provoquant souvent et naturellement une antipathie des peuples opprimés et exploités. Vous comprenez bien, M. le Président élu, que l’Homme, en général, qu’il soit blanc, jaune ou noir et quelque soit son degré d’évolution, ne peut souffrir de l’injustice. Ses réactions dans l’ordre des faits peuvent varier suivant ses amertumes. Mais par tous les moyens en son pouvoir, il cherchera à briser l’entrave qui l’empêche de s’épanouir. De multiples manifestations populaires sont réalisées pour exprimer notre désir et volonté d’obtenir des autorités établies le retour à l’Ordre normal des choses : le retour de Jean Bertrand Aristide dans son Pays, car, pour répéter ce grand écrivain français Victor Hugo, l’exil est la nudité du Droit. Un droit dépouillé de son essence fondamentale, la liberté de l’Homme.

Mais nous sommes certains que votre rêve de changement, de redonner à l’Amérique cette belle image tant avilie et méconnaissable, se concrétisera car tout ce que l’esprit de l’homme peut croire et concevoir, il peut le faire et l’achever. Sommes-nous alors certains que la nouvelle Administration américaine saura supporter la grande majorité du Peuple Haïtien dans ce processus du retour de son Leader National. Il est temps que l’Administration américaine, particulièrement le Département d’Etat, apprenne à respecter les lois de ce Pays, à cesser de supporter et d’implanter illégalement des gouvernements inconstitutionnels et illégaux parallèles au Gouvernement Constitutionnel et Légal installé démocratiquement, à cesser d’encourager une diplomatie non dynamique, renégate et rétrograde et de miner les autorités légalement constituées à travers des organismes non-gouvernementaux, s’évertuant à paralyser l’édifice social et politique, dont l’objectif final est de nous affubler de l’étiquette non méritée et perverse d’Etat en faillite.

Oui ! à une diplomatie dynamique et respectueuse des lois respectives de chacun des Pays, oui à une aide au développement où le paradigme de la charité en serait révolu, oui au respect que nous avons de choisir nos représentants tant à la Magistrature Suprême, au Parlement qu’au niveau des autres Institutions du Pays. Et nous disons non aux pratiques anciennes, assises sur l’arbitraire et la violation systématique du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

Pour finir, M. le Président, rappelez-vous, au soir de ce 20 Janvier magique, quand vous franchirez le seuil de la Maison Blanche, ce monument historique bâti avec le sang et la sueur de nos ancêtres esclaves, que nous, les Haïtiens, avons été les premiers à combattre cet Ordre mondial et souvenez-vous que cela nous a valu d’être honnis et proscrits par les Grands de ce Monde et rappelez-vous surtout que la réussite de votre mandat ne serait peut-être pas la nôtre, mais votre échec sera avant tout celui de tous les Peuples de la Terre qui se battent pour un monde meilleur, plus juste, plus humain, plus fraternel. Et encore plus l’échec du Monde Noir qui se sentirait bafoué et désespéré de n’avoir pas su prouver à nos irréductibles détracteurs que nous avons la capacité d’aider à la transformation de ce Monde en un grand village planétaire avec les chances égales pour tous.

Que les Dieux tutélaires de notre Mère Afrique et Yahvé vous protègent, et bénissent votre Nation et ce Monde qui s’est remis à espérer.

ZABETH JEAN BERGERON
Publié par Fanmi Lavalas à l’adresse 14:02