Archive for April, 2008

Lettre du CONOCS a S.E. René Garcia PREVAL President D’Haiti

Sunday, April 27th, 2008

Port-au-Prince, le 14 avril 2008
Réf. : HA00308

S.E. René Garcia PREVAL
Les Honorables Parlementaires

Le réseau CONOCS prend tout son temps à suivre avec tristesse et une grande peine qui rongent les entrailles de ses membres et probablement celles de tous les citoyens conséquents de la nation, causées par les derniers événements. Nous constatons en 3 jours le pays a perdu 4 années de durs labeurs en vue de refaire l’image du pays à l’extérieur comme les leaders du CONOCS œuvrent depuis 6 ans pour changer l’image de la Cité Soleil.

Plusieurs milliers de manifestants en colère ont investi les rues et les artères de certaines grandes villes du pays, motivés par la cherté de la vie, la misère et la faim qui percent les intestins de chaque haïtien de la classe démunie. Cependant il faut comprendre que ceux qui étaient dans les rues n’étaient pas homogènes, il y avait selon nous 4 groupes d’individus dans la rue :

- Les manifestants légitimes (En majorité)

- Les partisans politiques qui étaient à Cité Soleil lundi matin

- Les dechoukè – casseurs professionnels

- Les mercenaires des politiciens qui ont intérêt dans la déstabilisation d’Haïti

Mais il faut se rappeler que le laxisme du Gouvernement, sa politique économique et l’action des 63 députés sont à la base de ce soulèvement populaire. Les députés ont divorcé avec leurs mandants car ils ne veulent plus briguer un deuxième mandat. Ils ne se rendent pas compte ni des besoins de la population ni de sa volonté. Ils ont voté contre les désidératas du peuple en donnant un vote de confiance au premier ministre. C’est pourquoi le peuple a investi les rues face à la démission des institutions qui le représentent.

En effet, le réseau CONOCS vient de longer la longue liste des organisations de la société civile et des personnalités haïtiennes et étrangères qui ont déjà condamné les derniers actes de vandalisme. Au nom des 483 000 habitants de la commune de Cité Soleil nous condamnons énergiquement tous les actes de violence qui ont teinté le mouvement populaire du 7 au 9 avril 2008. Tout le monde le sait, le CONOCS est toujours opposé à la violence d’où qu’elle vienne.

Ce mouvement a causé la violation d’une quantité de droits fondamentaux de la personne humaine on peut citer par exemple :

- Droit à la vie
- Droit à la protection de la propriété privée
- Droit au respect de l’intégrité physique
- Droit à la Santé
- Droit à la libre circulation

Ces droits sont protégés par la constitution de 1987 et les conventions régionales et internationales signées par l’Etat haïtien. Il doit avoir les capacités nécessaires pour la protection des droits de chaque citoyen. On ne peut pas accepter que quelqu’un vandalise l’entreprise d’un citoyen sous les yeux complices de la POLICE. Nul ne peut ignorer la complicité de certains membres de la PNH dans les actes de violence au cours des derniers événements qui ont secoué la nation.

Nous présentons nos sympathies aux medias victimes, aux parents des personnes décédées, aux blésées et aux journalistes victimes, aux commerçants affectés; l’Etat doit JUSTICE et REPARATION aux VICTIMES. Nous regrettons ces actes malheureux.

Président Préval ! Nous attendons le trophée, car les soléens ont resté chez eux pendant ces 3 jours, ils n’ont rien brulé, ils n’ont pas obstrué la circulation sur la route nationale No 1 à hauteur de Cité Soleil et le bidonville était calme. Vous ne devez pas comprendre que nous sommes ni indifférent ni opposés aux revendications des manifestants légitimes. Loin delà ! nous avons faim comme tous les haïtiens, nous avons une autre façon de faire valoir nos revendications contre la cherté de la vie, la pauvreté et la faim. Nous suivons votre démarche monsieur le président, vous ne pouvez pas oublier sans CITE SOLEIL vous ne seriez pas président. Nous sommes conscients depuis 12 ans vous n’êtes jamais rentré à Cité Soleil officiellement. En plus nous ne sentons pas les efforts de votre gouvernement pour faire bourgeonner la vie à Cité Soleil après 30 mois de guerre. Depuis 14 mois une paix fragile est installée dans le plus vaste bidonville de la caraïbe, mais rien n’est fait pour donner raison aux artisans de paix sur les violents.

Seulement nous sommes une commune spéciale nous ferons un mouvement spéciale.

Nous avons constaté que le Senat a solutionné la partie politique du problème, bien ! il faut aller plus loin. Nous savons que l’envoie du premier Ministre ne va pas débloquer le pays au contraire si nous ne sommes pas vigilant le pays peut être bloqué davantage. Nous devons être certain que la mauvaise foi peut allonger la durée que le premier ministre sortant devrait passer pour liquider les affaires courantes, comme l’ancien ministre de la culture, plus loin M. Rony Smart qui a lui-même choisi de partir.
En plus de cette solution politique, le changement de l’entraineur et la majorité des joueurs de l’équipe gouvernementale; nous devons attaquer la partie économique. Comme vous avez proposé à la nation le mercredi 9 avril, le CONOCS l’un des porte-parole du peuple vous propose ces mesures de façon à résoudre le problème de la faim à court et à moyen terme :

1. Diminuer le profit que l’Etat et le secteur prive gagne sur les produits suivants : GAZOLINE – SUCRE – FARINE – POIS – HUILE – RIZ etc.

Garder 10% du salaire des agents de la fonction publique recevant à partir de 30 000 gourdes pour une durée de 6 mois : avril – octobre 2008

1. demandez un moratoire de 6 à 12 mois de la dette externe – cumuler les dons de la communauté internationale dans ce domaine, ces trois sources pour ouvrir un FONDS DE SOLIDARITE aux fins de gérer l’urgence et amorcer la production nationale dans son aspect agricole.

2. Designer rapidement les zones agricoles, suivant un plan réel d’aménagement du territoire.

3. Mettre en place une direction générale de production nationale, 10 direction départementales et des B.A.C. (Bureau Agricole Communale) dans des communes qui ont au moins une zone agricole. Le B.A.C. encadre les paysans dans le domaine agricole et élevage.

4. Chaque B.A.C. aura une petite banque agricole pour des prêts aux paysans et un magasin agricole pour vendre aux agriculteurs des engrais et d’autres intrants à un prix raisonnable.

5. Louer ou acheter des CITERNES AERIENS pour arroser les terrains non- irrigués dans les saisons non- pluvieuses.

Après, il faut sur le court terme monter une structure de proximité de vente et de distribution de produits alimentaires (Magasin communautaire). On peut utiliser les services des MAIRIES, CASECS, des religieux et des secteurs organisés des communes et des sections communales. Il y aura toujours des voleurs professionnels qui auront tendance à voler et à détourner la nourriture de la population.

Si vous ne faites rien pour les pauvres qui sont plus que 70% de la population en matière de droit à la nourriture, droit à l’éducation, droit à la santé, le pays va éclater sous vos yeux. Vous savez comme nous, ces droits ne doivent pas être l’objet de discrimination, comme tous les autres d’ailleurs. Ce que vous avez vu la semaine dernière n’est rien de ce que vous pourriez vivre dans les jours à venir, seulement la population doit éviter la violence.

Si vous ne pouvez ou voulez rien faire pour alléger les souffrances du peuple, on doit constater avec nous la défaite des autorités haïtiennes depuis toujours. Nous pouvons rentrer dans le PROTECTORAT.

Excellence, Mesdames, Messieurs les parlementaires, recevez les patriotiques salutations de la population de Cité Soleil.

Pour le réseau de CONOCS
Rév. Jean Enock JOSEPH
Coordonnateur Gnl du CONOCS

30 Years Ago Haiti Grew All the Rice It Needed. What Happened?

Sunday, April 27th, 2008

The U.S. Role in Haiti ’s Food Riots

By BILL QUIGLEY

Riots in Haiti over explosive rises in food costs have claimed the lives of six people. There have also been food riots world-wide in Burkina Faso, Cameroon, Cote d’Ivorie, Egypt, Guinea, Mauritania, Mexico, Morocco, Senegal, Uzbekistan and Yemen.

The Economist, which calls the current crisis the silent tsunami, reports that last year wheat prices rose 77% and rice 16%, but since January rice prices have risen 141%. The reasons include rising fuel costs, weather problems, increased demand in China and India , as well as the push to create bio fuels from cereal crops.
Hermite Joseph, a mother working in the markets of Port au Prince, told journalist Nick Whalen that her two kids are “like toothpicks” they’ re not getting enough nourishment. Before, if you had a dollar twenty-five cents, you could buy vegetables, some rice, 10 cents of charcoal and a little cooking oil. Right now, a little can of rice alone costs 65 cents, and is not good rice at all. Oil is 25 cents. Charcoal is 25 cents. With a dollar twenty-five, you can’t even make a plate of rice for one child.”

The St. Claire’s Church Food program, in the Tiplas Kazo neighborhood of Port au Prince, serves 1000 free meals a day, almost all to hungry children — five times a week in partnership with the What If Foundation. Children from Cite Soleil have been known to walk the five miles to the church for a meal. The cost of rice, beans, vegetables, a little meat, spices, cooking oil, propane for the stoves, have gone up dramatically. Because of the rise in the cost of food, the portions are now smaller. But hunger is on the rise and more and more children come for the free meal. Hungry adults used to be allowed to eat the leftovers once all the children were fed, but now there are few leftovers.

The New York Times lectured Haiti on April 18 that “ Haiti , its agriculture industry in shambles, needs to better feed itself.” Unfortunately, the article did not talk at all about one of the main causes of the shortages — the fact that the U.S. and other international financial bodies destroyed Haitian rice farmers to create a major market for the heavily subsidized rice from U.S. farmers. This is not the only cause of hunger in Haiti and other poor countries, but it is a major force.
Thirty years ago, Haiti raised nearly all the rice it needed. What happened?
In 1986, after the expulsion of Haitian dictator Jean Claude “Baby Doc” Duvalier the International Monetary Fund (IMF) loaned Haiti $24.6 million in desperately needed funds (Baby Doc had raided the treasury on the way out). But, in order to get the IMF loan, Haiti was required to reduce tariff protections for their Haitian rice and other agricultural products and some industries to open up the country’s markets to competition from outside countries. The U.S. has by far the largest voice in decisions of the IMF.

Doctor Paul Farmer was in Haiti then and saw what happened. “Within less than two years, it became impossible for Haitian farmers to compete with what they called ‘ Miami rice.’ The whole local rice market in Haiti fell apart as cheap, U.S. subsidized rice, some of it in the form of ‘food aid,’ flooded the market. There was violence, ‘rice wars,’ and lives were lost.”

“American rice invaded the country,” recalled Charles Suffrard, a leading rice grower in Haiti in an interview with the Washington Post in 2000. By 1987 and 1988, there was so much rice coming into the country that many stopped working the land.
Fr. Gerard Jean-Juste, a Haitian priest who has been the pastor at St. Claire and an outspoken human rights advocate, agrees. “In the 1980s, imported rice poured into Haiti , below the cost of what our farmers could produce it. Farmers lost their businesses. People from the countryside started losing their jobs and moving to the cities. After a few years of cheap imported rice, local production went way down.”
Still the international business community was not satisfied. In 1994, as a condition for U.S. assistance in returning to Haiti to resume his elected Presidency, Jean-Bertrand Aristide was forced by the U.S. , the IMF, and the World Bank to open up the markets in Haiti even more.

But, Haiti is the poorest country in the Western Hemisphere, what reason could the U.S. have in destroying the rice market of this tiny country?

Haiti is definitely poor. The U.S. Agency for International Development reports the annual per capita income is less than $400. The United Nations reports life expectancy in Haiti is 59, while in the US it is 78. Over 78% of Haitians live on less than $2 a day, more than half live on less than $1 a day.

Yet Haiti has become one of the very top importers of rice from the U.S. The U.S. Department of Agriculture 2008 numbers show Haiti is the third largest importer of US rice - at over 240,000 metric tons of rice. (One metric ton is 2200 pounds).
Rice is a heavily subsidized business in the U.S. Rice subsidies in the U.S. totaled $11 billion from 1995 to 2006. One producer alone, Riceland Foods Inc of Stuttgart Arkansas , received over $500 million dollars in rice subsidies between 1995 and 2006.

The Cato Institute recently reported that rice is one of the most heavily supported commodities in the U.S. — with three different subsidies together averaging over $1 billion a year since 1998 and projected to average over $700 million a year through 2015. The result? “Tens of millions of rice farmers in poor countries find it hard to lift their families out of poverty because of the lower, more volatile prices caused by the interventionist policies of other countries.”

In addition to three different subsidies for rice farmers in the U.S., there are also direct tariff barriers of 3 to 24 percent, reports Daniel Griswold of the Cato Institute — the exact same type of protections, though much higher, that the U.S. and the IMF required Haiti to eliminate in the 1980s and 1990s.

U.S. protection for rice farmers goes even further. A 2006 story in the Washington Post found that the federal government has paid at least $1.3 billion in subsidies for rice and other crops since 2000 to individuals who do no farming at all; including $490,000 to a Houston surgeon who owned land near Houston that once grew rice.
And it is not only the Haitian rice farmers who have been hurt.

Paul Farmer saw it happen to the sugar growers as well. “ Haiti , once the world’s largest exporter of sugar and other tropical produce to Europe, began importing even sugar– from U.S. controlled sugar production in the Dominican Republic and Florida . It was terrible to see Haitian farmers put out of work. All this sped up the downward spiral that led to this month’s food riots.”

After the riots and protests, President Rene Preval of Haiti agreed to reduce the price of rice, which was selling for $51 for a 110 pound bag, to $43 dollars for the next month. No one thinks a one month fix will do anything but delay the severe hunger pains a few weeks.

Haiti is far from alone in this crisis. The Economist reports a billion people worldwide live on $1 a day. The US-backed Voice of America reports about 850 million people were suffering from hunger worldwide before the latest round of price increases.
Thirty three countries are at risk of social upheaval because of rising food prices, World Bank President Robert Zoellick told the Wall Street Journal. When countries have many people who spend half to three-quarters of their daily income on food, “there is no margin of survival.”

In the U.S. , people are feeling the world-wide problems at the gas pump and in the grocery. Middle class people may cut back on extra trips or on high price cuts of meat. The number of people on food stamps in the US is at an all-time high. But in poor countries, where malnutrition and hunger were widespread before the rise in prices, there is nothing to cut back on except eating. That leads to hunger riots.
In the short term, the world community is sending bags of rice to Haiti . Venezuela sent 350 tons of food. The US just pledged $200 million extra for worldwide hunger relief. The UN is committed to distributing more food.

What can be done in the medium term? The US provides much of the world’s food aid, but does it in such a way that only half of the dollars spent actually reach hungry people. US law requires that food aid be purchased from US farmers, processed and bagged in the US and shipped on US vessels — which cost 50% of the money allocated. A simple change in US law to allow some local purchase of commodities would feed many more people and support local farm markets.

In the long run, what is to be done? The President of Brazil, Luiz Inacio Lula da Silva, who visited Haiti last week, said “Rich countries need to reduce farms subsidies and trade barriers to allow poor countries to generate income with food exports. Either the world solves the unfair trade system, or every time there’s unrest like in Haiti , we adopt emergency measures and send a little bit of food to temporarily ease hunger.”

Citizens of the USA know very little about the role of their government in helping create the hunger problems in Haiti or other countries. But there is much that individuals can do. People can donate to help feed individual hungry people and participate with advocacy organizations like Bread for the World or Oxfam to help change the U.S. and global rules which favor the rich countries. This advocacy can help countries have a better chance to feed themselves.

Meanwhile, Merisma Jean-Claudel, a young high school graduate in Port-au-Prince told journalist Wadner Pierre “…people can’t buy food. Gasoline prices are going up. It is very hard for us over here. The cost of living is the biggest worry for us, no peace in stomach means no peace in the mind. I wonder if others will be able to survive the days ahead because things are very, very hard.”

“On the ground, people are very hungry,” reported Fr. Jean-Juste. “Our country must immediately open emergency canteens to feed the hungry until we can get them jobs. For the long run, we need to invest in irrigation, transportation, and other assistance for our farmers and workers.”

In Port au Prince, some rice arrived in the last few days. A school in Fr. Jean-Juste’s parish received several bags of rice. They had raw rice for 1000 children, but the principal still had to come to Father Jean-Juste asking for help. There was no money for charcoal, or oil.

Jervais Rodman, an unemployed carpenter with three children, stood in a long line Saturday in Port au Prince to get UN donated rice and beans. When Rodman got the small bags, he told Ben Fox of the Associated Press, “The beans might last four days. The rice will be gone as soon as I get home.”

Bill Quigley is a human rights lawyer and law professor at Loyola University New Orleans .
People interested in donating to feed children in Haiti should go to http://www.whatiffoundation.org/
People who want to help change U.S. policy on agriculture to help combat world-wide hunger should go to: http://www.oxfamamerica.org/ or http://www.bread.org/

Haiti : Resume de la situation politique du 24 Avril: Hier, aujourd’hui, demain

Saturday, April 26th, 2008

Par Stanley Lucas

Quelques amis m’ont demande de resumer pour eux la situation politique et de degager un peu ce qui peut se passer dans l’avenir immediat. Quatre points peuvent être développés, chacun de ces quatre points peut faire l’objet d’un texte, ce que je ne ferai pas aujourd’hui

    Leçons des derniers événements

  • Les élus (Parlement, President) ne s’entendent pas sur les besoins du peuple a satisfaire: le peuple est dans les rues;
  • Les décideurs, les decision makers ne sont pas a la hauteur de la tache: la rue decide (en apparence)
  • Les instances préposées aux renseignements sont inopérantes sinon inexistantes: de nombreux dérapages sont enregistrés
  • L’enquête demandée surtout par le secteur prive n’est pas envisage par les autorités compétentes qui se contentent de demander aux victimes de porter plainte;
  • La vie chère en Haiti se resume a une question de riz. Tant mieux!
  • Les agressions ont été sélectives surtout à Delmas et à Pétionville
  • La responsabilité dans cette affaire n’incombe a personne. Ponce pilatisme!
  • Les règles d’engagement de la MINUSTAH: ses relations avec le gouvernement haïtien?
  • Il n’y a aucune raison que ces événements ne se reproduisent pas dans un futur proche
    L’expérience du gouvernement Alexis

  • Des le depart le President et le PM ne sont pas sur la meme longueur d’onde. Declarations et pratiques contradictories
  • Relations difficiles entre ces deux grands acteurs
  • Méconnaissance des roles
  • Equipe gouvernementale hétérogène
  • Absence d’agenda de la présidence et de la premature
  • Inorganisation et inefficacité du bureau du premier Ministre
  • Conseil des ministres: une comédie
  • Résultat mitige du CSPN sous la houlette du PM Alexis
  • Relations avec le parlement: scandale et corruption
  • Conclusion: Jacques Edouard Alexis a choisi de sortir par la petite porte arrière du Parlement

    Le choix du nouveau premier Ministre

  • Faiblesse du président qui perd la grande latitude dont il a bénéficié lors du choix de JEA ;
  • Faiblesse des partis politiques qui ont participé et échoué avec le gouvernement de JEA
  • Tension sinon rupture entre l’état major des partis politiques et les élus de ces paris au parlement qui demandent de négocier directement avec le président la formation du nouveau gouvernement
  • Après une accalmie, le palais national redevient le lieu de discussions informelles sur la formation du gouvernement après l’avoir été pour les élections, la constitution, les collectivités territoriales, l’éducation, la double nationalité, la corruption, la contrebande, la vie chère, etc.
    L’avenir

  • Le désespoir après LESPWA
  • Le triomphe de l’ignorance, la stupidité, l’entêtement sur le courage politique de provoquer des ruptures salutaires
  • L’accumulation continue de capital par le groupe au pouvoir, accumulation masquée par la lutte contre la corruption
  • Amendement ou changement (tentative de cou d’etat, augolpe, par Preval) de la constitution vs. maintien du statu quo
  • La reelection de Préval ou l’apparition d’une nouvelle force politique sur le terrain politique
  • Le pouvoir a Aristide (a son groupe) ou respect des règles du jeu politique
  • Le cote positif des événements inévitables, nécessaires meme, porteurs d’un changement ou d’un développement
    politique.

HAITI : NOTE DE PRESSE DU BLOC PARLEMENTAIRE DU SENAT DE LA REPUBLIQUE

Saturday, April 26th, 2008

Le Bloc Parlementaire au Sénat de la République présente ses félicitations au peuple haïtien pour la réponse positive qu’il a donnée à sa demande de trêve formulée la semaine dernière à l’occasion des manifestations, malheureusement ponctuées de violences, organisées en vue de protester conte la passivité du gouvernement Alexis et la misère qui en découle. Cette trêve a permis au bloc majoritaire, composé de 16 Sénateurs d’horizons divers, de renvoyer le Premier Ministre Alexis et son Gouvernement en vue de faire place à une nouvelle équipe gouvernementale avec une vision et une politique calquées sur les revendications les plus urgentes du peuple haïtien.

L’heure est a l’urgence. Le peuple ne peut plus attendre. Le Président de la République, le parlement et les autres acteurs politiques se doivent de se mettre au travail en toute célérité en vue de doter le Pays de ce nouveau gouvernement dont la mission consistera en la mise en application d’une nouvelle qui puisse, à la limite de nos ressources, satisfaire les desideratas légitimes. Ces revendications s’articulent autour de la lutte contre la misère et la faim, la baisse du coût de la vie, la lutte contre le chômage et la corruption, la relance de la production nationale etc.

Le Bloc majoritaire au Sénat de la République se tient à la disposition du Président de la République en vue de contribuer à doter le Pays rapidement d’un nouveau gouvernement. Les 16 Sénateurs Membres du Bloc sont prêts à accomplir leur mission constitutionnelle tel que stipulée par les articles 157 et 158 de la Constitution de 1987 traitant de la ratification d’un Premier Ministre et de l’approbation de sa politique générale.

Par ailleurs, les 16 Sénateurs en appelant à la vigilance du Président de la République et des autres institutions de contrôle de l’Etat pour que les mesures administratives et financières prises pendant la période de « Liquidation des affaires courantes » soient conformes aux lois en vigueur sur la comptabilité publique.

Pour le bien du Pays, il est impératif que cette période de liquidation des affaires courantes par le gouvernement, n’aille pas au-delà de cette semaine. Le Bloc majoritaire est prêt à jouer sa partition pour parvenir à cette fin. Nous ne faisons qu’attendre le signal du Président de la République.

Port-au-Prince, le 21 avril 2008

Suivent les signatures :

NOMS ET PRENOMS

Sénateur Rudy HERIVEAUX
Sénateur Youri LATORTUE
Sénateur Evallière BEAUPLAN
Sénateur Fritz Carlos LEBON
Sénateur Edmonde Supplice BEAUZILE
Sénateur Evelyne B. CHERON
Sénateur Ricard PIERRE
Sénateur Mélius HYPPOLITE
Sénateur Jean Joseph PIERRE LOUIS
Sénateur Jean Rodolphe JOAZILE
Sénateur Judnel JEAN
Sénateur Jean Gabriel FORTUNE
Sénateur Michel CLERIE
Sénateur Andris RICHE
Sénateur Eddy BASTIEN
Sénateur François Fouchard BERGROME

Haiti : René Préval est démissionnaire…

Friday, April 25th, 2008

Par Jean Erich René / 24 avril 08

Au cours de la deuxième moitié des années 1980, on assistait en Haïti à une véritable course vers l’idéal démocratique comme unique voie d’accès au développement économique et social. En effet, les révolutions socialistes étaient en perte de vitesse parce qu’elles n’ont pas pu apporter les germes d’espoir pour l’émancipation des peuples pauvres et opprimés. L’empire Soviétique s’est écroulé. Le mur de Berlin s’est effondré. Le nouvel ordre du jour c’était le pluralisme politique dont le corollaire obligé était la revendication d’élections libres. L’Eglise catholique avec sa doctrine sociale, le vent en poupe, a relayé avec succès les aspirations démocratiques pour chevaucher le pouvoir. Mais avec le temps, on s’est rendu compte que toutes ces démarches visaient à paver la voie à la mondialisation dont le menu est : le libre échange et la privatisation.

Une puissante machine politique internationale fut mise en marche. Développement économique et démocratie représentent les deux temps de cette nouvelle dynamique. L’implantation de la démocratie dans le Tiers-monde se heurte à des contradictions internes qui la mettent au rang d’utopie. La montée en flèche des aspirations démocratiques est certes le signe évident de la réussite économique des nations occidentales qui tendent vers l’universalité de leur modèle. Cependant la pluralité de nos sociétés et la diversité des horizons humains nous interdisent de réduire la démocratie à une simple critériologie. Au nom de l’objectivité des sciences sociales, évaluer Haïti selon le canevas des démocraties occidentales, est absurde. Il s’agit de deux univers différents avec des antécédents historiques nettement distincts.

La démocratie est inséparable de deux notions fondamentales : liberté et justice. La liberté est le premier attribut de toute démocratie. Pour répéter Platon : « La liberté incontrôlée des hommes les porte à s’autodétruire.» Hegel le grand philosophe affirme : « Si la liberté est laissée à la seule conviction personnelle de chacun, il n’y a pas de liberté.» Si la diversité des intérêts et des valeurs est reconnue, si la liberté d’expression est acquise, les codes de loi doivent fixer aussi les limites pour garantir une coexistence pacifique. Au nom de la liberté il n’est pas permis aux diplomates du béton de casser les vitres des voitures, de démolir les maisons des tiers et leurs magasins. Il s’agit d’actes criminels punis par le code pénal. Qui pis est, le Président affirme qu’il n’y peut rien.

Sans la justice la démocratie est un vain mot. Un climat de permissivité invite les criminels à récidiver sans éprouver aucune crainte. On comprend dès lors la persistance des actes de banditisme en Haïti. Le respect scrupuleux du cadre légal exige une certaine indépendance que l’environnement haïtien en proie à la misère et le contexte politique dominé par la violence ne garantissent pas. Quand le pouvoir utilise le service des bandits pour faire pencher les résultats des urnes en sa faveur ou pour avoir raison de ses adversaires, c’est la débâcle! Dans un pays comme Haïti, l’application de la démocratie selon le modèle occidental contribue davantage à l’intensification des penchants pervers au lieu de favoriser l’éclosion d’un climat propre au développement économique et à l’avancement social.. Tant et aussi longtemps qu’on n’arrive pas à tenir en laisse les chiens enragés ils continueront à mordre tous les passants, propager leur rage et troubler la paix sociale De jour en jour la liste funèbre s’allonge. Aucune justice n’a été rendue jusqu’à présent.

Le schéma weberien nous aide à identifier le noyau de la problématique haïtienne caractérisée par l’antinomie de la tradition et de la raison. Le 55e Président d’Haïti, par son comportement au pouvoir, n’obéit pas aux impératifs kantiens des normes et des principes propres à notre société. Il a brûlé les interdits constitutionnels, se foute de nos institutions et devient, par son nihilisme, nietzschéen. L’exercice démocratique exige un état major d’hommes et de femmes lucides et compétents .Tout fonctionnaire de l’État jouit d’un statut légal. Ses attributions sont clairement définies. Entre un Premier Ministre et un Président il ne peut pas exister un rapport de vassalité. Quel que soit le niveau d’un fonctionnaire de l’Etat dans la hiérarchie, il est assujetti à des règlements impersonnels et agit dans le cadre de la compétence objective selon les lois sur la fonction publique.

Il n’y a pas de rupture dans la chaîne de commandement. Le Président et le Premier Ministre sont solidaires de l’échec du Gouvernement. La barque nationale est à la dérive Depuis les émeutes de la faim René Prévale n’arrive pas encore à se remettre de ses émotions. Au moment ou les manifestants brisaient la barrière du Palais National et pénétraient sur la cour, la fille du Président qui observait cette scène macabre par la fenêtre, a avorté. La réaction de René Préval c’est de démissionner, comme en 1999 quand les chimères avaient attaqué la voiture de sa soeur qui depuis lors est paraplégique. Il a fallu le réconfort et l’assurance de Ambassadeurs de France, des USA, du Brésil et du Chef de la MINUSTAH pour que René Préval garde encore le pouvoir le temps qu’on aménage un autre espace politique. Pour distraire les enfants vicieux un marathon, avec une grande bombance de sucreries, a été organisé autour du choix du Premier ministre. Dans le générique de cette comédie défilent les noms des bouffons les plus ridicules. La démocratie brandie comme vecteur de développement économique suppose d’abord la satisfaction des besoins de base et la mise en chantier d’institutions capables de l’irradier dans tous les compartiments de la société. Une démocratie sans pain n’est pas viable mais dangereuse et suicidaire pour les dirigeants politiques.

Préval est démissionnaire.

Qui sera le nouveau premier-ministre haïtien? En quoi son arrivée pourra-t- elle être bénéfique à ce pauvre pays d’Haïti?

Thursday, April 24th, 2008

Par Robert Dabastien

Haïti nage depuis 22 années dans une tourmente sans fin. Le pays s’est tout bonnement evertué à changer de visage à chaque année en un cauchemar plus ” cauchemardesque” que les années précédentes. Une maudite fatalité a fait basculer ce pays dans un grand néant cahotique. Les esprits les plus lucides ont du mal à réaliser que l’état s’est désintégré faute d’hommes d’état. C’est bien fini l’époque où les Haïtiens de la diaspora croyaient que leur venue allait revigorer notre malheureuse patrie de leur sang neuf ; leur mérites, leurs multiples diplomes n’ont pas pour autant changé les choses.

Nous en sommes pourtant à l’époque où n’importe quel politicien d’opérette est convaincu qu’aucun bagage politique n’est nécessaire pour devenir chef d’état ou premier-ministre, dans un milieu où tout le monde veut arriver au pouvoir, où l’Haïtien ne s’intéresse qu’à l’argent.

On parle certainement d’un nouveau premier-ministre, lequel succèdera à une nullité émérite, Jacques Edouard Alexis ; mais venons-en au fait, J E Alexis avait pourtant été choisi d’après son degré de soumission à la personne du fourbe René Préval ; car depuis peu fourberie est devenue synoyme de compétence politique dans l’esprit empoisonné du militant gauchiste. René Préval aura donc besoin de plusieurs paires de nageoires pour s’en sortir de cet océan putride que lui et son patron Aristide ont inventé.

C’était donc facile de poser des barricades, de demander à imposer un embargo infâme à la pauvre Haïti en ces années 90, mais le barricadier a été porté une seconde fois à la présidence et le voilà pris au piège!!! Maintenant que les projecteurs sont braqués sur lui, il titube et chancelle, c’est à son tour de savoir nager pour se tirer d’affaires.

Haïti n’a aucune chance de s’en sortir avec ce fatras gauchisant légué par nos ancêtres Gérard Pierre Charles, Bernardin et les autres : cette gauche haitienne maladroite a bien vécu.

Il n’y a donc aucune solution sans poser le problème puisque René Préval a lui aussi vécu, étant mort avant que d’avoir existé. Durant son premier mandant, les esprits imbéciles s’appliquaient à lui prêter de nobles sentiments, de généreuses vertus patriotiques, mais les resultants sont là aujourd’hui ; Préval est donc plus nul que médiocre, comme l’avait declaré son patron Aristide. En plus il a culot de se croire meilleur que François Duvalier.

Nous l’avions constaté depuis l’arrivée de Lesly Manigat à la présidence : les premiers-ministres choisis n’étaient que des instruments dociles à la volonté du chef de l’état; une constitution élaborée par des étourneaux d’alors s’était divertie à nous donner un premier-ministre à la manière du Canada, de la France. Cela n’a fait que nous causer un affreux retard et nous faire tournoyer dans l’impuissance puisque le chef de l’état ne veut pas de premier-ministre et desire être le seul coq qui chante dans la basse-cour.

René Préval sera mis en position de démissionner et de débarasser le pays de son encombrante anatomie. Le pays n’a d’autre choix que de continuer à chercher sa propre voie, avant qu’il ne soit trop tard. Le secteur privé s’est bien rendu compte que les affreux évènements survenus à Pétionville durant la période allant du 7 au 11 avril, où des magasins ont été pillés et vandalisés, que tout cela n’était qu’un sinistre passe-temps du monstre René Préval, histoire de forcer son factotum Alexis à vider les lieux

Après tout, à quoi fallait-il s’attendre, quand Lavalass succède à Lavalass?

Nouveau Premier Ministre: Le jeu d’echec de Rene Preval (Part IV)

Wednesday, April 23rd, 2008

Par Stanley Lucas

Pres de douze jours apres le renvoi d’Alexis, le jeu d’echec de Rene Preval pour controler la primature et les ministeres strategiques continue. Preval n’est pas presse, sa date limite semble etre le 15 Mai. Cette fois-ci le jeu est difficile les acteurs ont bien apprit leur lecon. L’echec et mat traditionel de Preval tarde. Frustre, Preval s’oriente pas a pas vers des choix antidemocratiques qui risquent de lui retomber sur le nez. Aujourd’hui il a envoye des hommes armes faire des menaces sur les representants des partis politiques. Ou en sommes nous avec le jeu d’echec des discussions entre Rene Preval et les autres acteurs?

Eriq Pierre, Jacky Lumarque, Philippe Rouzier ne font plus partie de la liste. S’ils etaient designes ils ne recevraient pas le vote au parlement pour des raisons diverses. Les raisons avancees par differents secteurs au parlement, ils ont participe a la preparation et execution de la politique neoliberale des gouvernements lavalas/lespwa precedents, ils sont trop proches de Preval et du secteur des affaires qui a le controle du palais, un d’entre eux a participe a la dissolution du parlement en Janvier 1999. Ce consensus au niveau des deux chambres concernant ces trois individus est ferme. L’ancien ministre de la planification Jean Max Bellerive n’est plus sur la liste, il manque de support politique. Le president a un nouveau poulain mais il n’arrive pas a deposer son nom sur la table, je ne vais pas reveler son nom aujourd’hui. Il est un agronome originaire de Camp Coq du Limbe,se nouvo zel sapat Preval.

Reunion avec les partis

Preval se reunit individuellement avec les partis mais aussi deploie des efforts extraordinaires pour empecher que les partis parlent entre eux. La politique diviser pour regner, c’est incroyable que les partis politiques se laissent prendre a ce jeu. A chaque choix de premier ministre on parle toujours de la necessite d’un technicien a ce poste politique. La remarque est que les techniciens n’ont jamais delivre au cours des dernieres annees. Cet argument est soutenu par le secteur des affaires proches de Preval. Ce secteur a aussi acces aux ambassades et font de leur mieux pour vendre aux etragers l’idee que le premier ministre doit etre un technicien et non un politicien. Le secteur prive de Preval a sous son controle une brochette de techniciens a qui ils ont rendu des services au cours de quinze dernieres annees. Ces services sont des postes de consultants a une banque specifique ou deux associations connues du secteur prive leu sa pa bon. Une fois nomme Premier Ministre ou ministres, ces officiel ont des dettes par rapport aux proches de Preval qui sont dans le secteur des affaires. Une fois au pouvoir ces dettes sont payes par ces techniciens sur la forme de monopoles, des contrats de l’etat sans appel d’offre oubyen appel d’offre amba tab, ect.. Ces hommes du secteur des affaires proches de Preval bloquent les candidats politiques qui ont la competence pour occuper le poste de premier ministre a travers les conseillers qu’ils ont place au palais. Il existe un accord tacite entre eux et Preval sur le fait qu’ils gerent les questions economiques et Preval les questions politiques, epi toute neg ap byen mennen…

Lors d’une reunion un chef de parti frustre par les manipulations de Preval a laisse la reunion, Preval a du se lever pour le chercher. Les arguments de Preval et de son secteur prive, il faut un technicien, les partis ne sont pas d’accord. Il faut un leader politique competent. Preval voudrait que les partis forcent leurs parlementaires a adopter cette position.

Reunion avec les parlementaires

Depuis la demission de Jacques Edouard Alexis le vent de la division souffle au sein du groupe des parlementaires de Lespwa. Pour solidifier le groupe Preval est revenu avec le slogan anti neoliberal. Le groupe comprend 34 deputes et l’ancien ministre du parlement Joseph Jasmin les alimente pour Preval. Ils sont contre les programmes du FMI et de la Banque Mondiale. Ce qui voudrait dire qu’ils sont contre pe programme de reduction de la pauvrete presente par le gouvernement haitien aux bailleurs de fonds. Ils veulent la nommination d’un gouvernement antineoliberal. Ils ont propose des deputes aux postes de ministres. Avec un budget qui depend a 62% de l’exterieur je me demande comment gres kochon an pral kwuit kochon an. Cette approche de Preval est-elle une facon pour forcer la communautre internationale a remplacer encore plus le gouvernement Haitien dans la prise de ses resposabilites?

Au niveau du senat rien n’a change. Le senateur Clerie est oujours le fer de lance de Rene Preval et aussi celui qui fait le pont entre le senat et le secteur des affaires proche de Preval qui en general joue toujours un role clef dans la mise en place des gouvernements en Haiti. Le senateur Kely Bastien de Lespwa, president du senat a choisi le camp de Preval. Le groupe des seize senateurs est reste unifie et attend.

La population

La population s’impatiente, la vie chere continue de faire son chemin. On va assister a une remontee des embarcations dangeureuses en haute mer vers les Bahamas et les Etats Unis ce qui probablement provoquera l’arrivee bientot a Port-au_prince des emissaires de Washington pour dire que ce jeu de Preval a assez dure. Vignt citoyens Haitiens ont peri hier sur les cotes bahameennes. Les jeunes, les syndicats sont prets a reprendre la rue, la repression gouvernementale et lavalasienne ne pourra pas les arreter. Il faut faire vite avant que la situation ne se degrade, ce que semble vouloir chercher Rene Preval. Si la rue reprend ses droits nous risquons de voir des manifestations jamais enregistre en Haiti depuis 1986. Dans ce contexte la, la MINUSTAH sera le dindon de la farce.

Haiti : Qui sera Premier Ministre?

Monday, April 21st, 2008

Par Jean Erich René - 18 avril 2008

La saga d’Alexis n’en finit pas. Il nous faut changer ce système de politique anthropophage, suicidaire pour le pays. La Villa d’Accueil devient un vrai calvaire. Presque tous nos Premiers ministres ont connu une triste fin. Après le vote de censure du Parlement on voudrait accuser Alexis des 7 péchés capitaux afin de ternir son image et lui barrer la route du Palais National. Outre le dossier de la vie chère on voudrait lui faire porter le chapeau de l’assassinat d’un agent de l’ONU.

Certains Parlementaires affirment leurs grandes inquiétudes suite à certaines menaces venant de son entourage. Ce n’est pas sérieux! Il existe certes des liens entre Jacques Edouard Alexis et les chimères. C’est grâce aux pressions des législateurs du béton que sa politique générale a été validée. René Civil qui était en exil à St Domingue avait traversé la frontière pour apporter son concours au PM Alexis. A la fin du mois de décembre 2006 des récompenses étaient distribuées aux activistes au Palais National. Mais nous devons éviter de tout amalgamer.

Il est arbitraire et méchant d’ouvrir un dossier criminel pour Jacques Édouard. Si nous analysons géographiquement les coordonnées du crime, la victime est tombée sous des balles assassines dans la zone d’influence de René Civil. Les témoins rapportent que le coup de feu est parti d’un Montero, non loin de la Cathédrale de Port-au-Prince. Il faut trois éléments essentiels pour porter une accusation ferme contre un individu : le corps du délit, l’arme du crime et des preuves liant le prévenu aux indices. A qui appartient ce Montero? Quel est le numéro de sa plaque d’immatriculation? Des questions auxquelles peuvent répondre aisément la DCPJ en consultant les archives du Service de la circulation des véhicules. Les empreintes laissées sur le volant permettent de remonter facilement au criminel et à ses complices. La balistique peut aisément décrire, à partir des rayures de la douille extirpée du cadavre, le canon de l’arme qui a tiré le projectile, à moins qu’il soit scié. Ainsi on peut identifier son détenteur.

Le brigandage devient le mode de gestion privilégié de Préval. Il faut qu’il y ait toujours un torchon qui brûle afin de détourner l’attention du peuple des vrais problèmes. C’est dans la tourmente que le Roi Pétaud se sent mieux pour diriger. Ainsi ira la République pour les 3 prochaines années de LESPWA au pouvoir. Une fois de plus, Préval pour brouiller les cartes et créer la diversion a remis une liste de 12 noms au Parlement comme Premier ministre. Le choix est difficile et laborieux à faire. Des conflits d’intérêt vont ajourner les débats et retarder la nomination du Premier ministre. Une façon pour Préval de gagner du temps pour bien huiler sa machine politique. Le choix du PM est soumis à dessein au Parlement dans le but d’interférer avec les travaux de préparation de la loi électorale qui devrait être promulguée avant le 8 mai 2008. Cette date butoir une fois passée, les sénateurs élus pour 2 ans seront forcés de laisser le Palais Législatif.

René Préval a traîné ses pas jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il visait depuis longtemps : la caducité du Sénat. En effet le Grand Corps comptait 30 membres. Après la mort du Sénateur Limage, le départ de Boulos et de Compère, il en reste 27. Sans la promulgation de la loi électorale, le 8 mai 2008, 10 autres sénateurs doivent se retirer du Parlement. La Chambre haute est donc réduite à un effectif de 17 sénateurs. C’est le chiffre magique que cherchait Préval. Au cours d’une séance le Président du Sénat n’a pas le droit de voter. Donc 16 sénateurs seulement sont appelés à voter pour prendre une décision. Or la Constitution exige un quorum des 2/3 de l’effectif pour qu’une décision soit valide. C’est avec le chiffre magique de 16 que Préval vient de pousser, haut les mains, le dos de Jacques Édouard Alexis à la Primature. Personne n’a protesté! Il y a jurisprudence. Avec ce bélier il compte renverser d’autres barrières et remporter d’autres victoires.

Lors du vote de non confiance du PM Alexis, l’absence du Sénateur Kelly Bastien, en congé de maladie, devrait handicaper la séance. Le Président René Préval, en dépit de son attitude apparemment hostile au renvoi du PM Alexis, a pressé Kelly Bastien à se présenter au Palais Législatif. Dès lors Jacques Édouard Alexis qui avait l’assurance que la séance serait renvoyée, savait que son sort était jeté. Voilà pourquoi le député de Pétion Ville Steven Benoît bien imbu de la question s’est estomaqué et a donné sa démission. Il conteste ce jeu d’hypocrisie de son ex-beau-frère René Préval.. D’autant plus que René Préval persiste à dire qu’il est injuste de renverser le Gouvernement non responsable de la vie chère. Pourtant il cache ses mains pour lancer des pierres à Alexis . Ce coup fourré permet à Préval d’obtenir une éclaircie. Mais pour combien de temps?

Les prétendants à la Primature doivent tirer les leçons nécessaires. Dans un pays en pleine crise alimentaire, le PM devient l’agneau sacrificiel. On attend tout de suite du nouveau locataire de la Villa s’Accueil, ce que le Gouvernement n’a pu obtenir pendant deux ans. Préval, croyant à l’impossibilité d’une solution, a lui-même évoqué le vocable miracle pour sortir le pays de cette crise. Si Préval attend un miracle du prochain Premier Ministre, historiquement il n’y a qu’un seul homme sur la terre qui put réaliser le prodige de donner à boire et à manger à une foule sans avoir rien acheté ni planté au préalable : c’est Jésus. Le Président Prévale s’attend-il à ce que le Fils de Dieu s’installe à la Villa d’Accueil pour changer l’eau de nos rivières en clairin, le sable de nos plages en riz et nos galets de pierre en biscuits, pour résoudre la problématique de la famine haïtienne? Là encore, les Publicains du Club de Bourdon prélèveront leurs impôts.

Nos hommes politiques ne sont pas thaumaturges! Qui peut relever le défi de la Primature? Des ambitieux turlututus bouche pointue, il y en a pas mal qui sont prêts à assaillir la Villa d’Accueil pour piller l’aide que les pays amis apportent aux affamés, à l’instar des 1200 barils d’asphalte du Venezuela vendus à St Domingue. Qui sera Premier Ministre? A l’instar de Diogène nous cheminons avec une lampe allumée sur notre tête à la recherche d’un homme honnête, compétent, sérieux dont la déclaration de politique générale est réaliste, bien articulée et inspirée de paradigmes scientifiques. Il faut un PM dont la praxis confirme sa connaissance du milieu. Le Duc de Tabara est l’un des rares échantillons d’hommes politiques haïtiens qui jouissent d’un tel pedigree. Ce n’est pas un vœu pieux! Il a une culture d’exécution, plume et encre. Ses documents l’attestent.

Nouveau Premier Ministre: Le jeu d’echec de Rene Preval (Part III)

Monday, April 21st, 2008

Par Stanley Lucas

Le jeu d’echec de Preval progresse. Il continue de rencontrer les partis politiques, quelques parlementaires et les representants des partis politiques. La situation se corse, Preval ne demord pas, l’objectif n’a pas change, diviser pour regner et garantir que Preval nomme un fidele a la primature et garde les ministeres clefs tout en distribuant des miettes aux partis politques. Que s’est-il passe depuis notre dernier memo?

Preval et les negociations avec les partis politiques

Preval a avec lui Chavannes Jeune (Union) et Evans Paul (Alliance). Au niveau de ces deux partis la situation se degrade. Chavannes est comme un gaga et un naif quand il est en face de Preval. Les parlementaires du goupe de Chavannes Jeunes ont commence a prendre des distances par rapport a ce dernier. Les positions pro-Preval de Chavannes Jeune ne representent pas la volonte des votants des circonscriptions et departements des elus de ce parti. Au niveau d’Evans Paul son parti est divise et son support a Preval est en train de l’affecter encore plus.

Il semblerait qu’un des leaders socialiste (fusion) ,qui est a la recherche du poste de PM, donner depuis un an un suppot aveugle a Preval. Il est pret a se laisser rouler dans la farine par Preval pour avoir ce qu’il veut. Sur instruction de Preval, il serait charge de s’assurer que les elus socialistes au parlement rejoignent cette meme position. Tache impossible! Les elus socilaistes sont en rebellion contre Preval a qui ils attribuent la crise actuelle.

La meme situation existe au sein de l’OPL ou une partie du leadership s’est ecartee des lignes de principe de leur parti et de leur leader feu Gerard Pierre-Charles. Dans les negociations pour mettre en place le gouvernement, Preval semble vouloir discuter avec ses amis personnels au sein de l’OPL en lieu et place d’un rapport institutionnel avec le parti. Il a utilise cette meme approche pour rouler les partis dans la mise en place du CEP. Il est aide dans cette entreprise par ses amis du secteur prive des monopoles connus sous le nom de Groupe de Bourdon.

Preval a rencontre lavalas, leurs representants Yves Cristallin, ancien president lavalas de la chambre des deputes qui est maintenant administrateur au ministere de l’environnement, Samedi Jean Marie representant national, Lesly Gustave responsable de la plateforme Saint Jean Bosco, Jonas Coffy depute lavalas, Chimene Sylvestre un ancien activiste du palais national a l’epoque d’Aristide et ancienne compagne du pere Devalsaint, Son Ann qui souvent sponsorise les actes de violences et dont le nom avait aussi ete cite dans le kidnapping du bebe Nahoum Myrtil a l’hopital general, bebe utilise lors de la ceremonie cannibalistique appeles ceremonie Pilon chez Aristide (audio disponible). Plusieurs points furent souleves lors de la reunion mais nous allons mentionne deux de ces points. Preval a demande au groupe lavalas d’isoler le senateur Rudy Heriveaux et le senateur du parti Pont, ancien lavalas, Evaliere Beauplan.

La reunion entre les partis et Preval a confirme que ce dernier prefere negocie avec les ‘vieux” et les “amis personnels” flexibles des partis pour mieux les rouler dans la farine. Preval prefere cette approche pour avoir constate que les “vieux” et “amis personnels” des partis sont plus interesses a regler leurs affaires personnels “zeb nan bouch” que les questions d’interets national. Des crises de la semaine derniere, ces chefs de partis n’ont rien apprit. Quand le pouvoir politique laisse les institutions, partis, executif et parlement, et tombe dans la rue a cause de ce genre de comportement qui ne prend pas en compte de l’interet collectif c’es dangeureux pour la stabilite politique du pays.

Preval et les negociations avec le parlement

Preval avait prevu de rencontrer encore une fois les presidents des deux chambres Lundi, a cause des pressions il a organise la reunion Samedi. Objectifs? casser la majorite parlementaire au senat et manipuler les deputes pour imposer son poulain qui executera ses ordres a la lettre. Les amis de Preval du groupe de bourdon l’aide non seulement dans la strategie mais aussi les moyens financier et autres avantages economiques. Nous sommes en train de collecter les donnees sur la question et nous y reviendrons.

Au senat un fosse est en train de grandir antre le president qui n’est pas neutre Kely Bastien (lespwa) et ses pairs. Bastien a epouse le plan de Preval et l’aide en ce sens. Cela risque de creer beaucoup de surprise et d’envennimer la crise. Ce qui ferait l’affaire de Preval qui a besoin plus de temps puisque 9 senateurs d’apres lui partiront le 15 Mai, la fin de leur mandat. Tandis le deal etait que ces senateurs partiraient apres le vote de la loi electorale. Le ptas pour-t-il attendre aussi longtemps?

Le bloc des 16 senateurs reste apparament homogene. Deux senateurs amis personnels de Preval qui font partie de ce bloc, qui lui ont rendu service dans le passe, ont ete contacte, nous y reviendrons. Au niveau du senat aucun des candidats actuels mentionne Eriq Pierre, Philippe Rouzier, Evans Lescouflair ou autres poulains du president ne passera. Au senat l’ancien ministre de la planification Jean Max Bellerive est le seul poulain de Preval qui semble faire l’unanimite. Son nom circulait dans les couloirs du palais puis retire de la course Jeudi par le goupe de bourdon qui aide Preval dans le choix du nouveau premier ministre. Sous Preval le groupe de bourdon a toujours controle la moitie du cabinet ministeriel.

Au niveau de la chambre des deputes c’est l’incertitude. Les 63 deputes qui avaient donne le vote de confiance a Jacques Edouard Alexis sont divise en deux groupes, le premier goupe qui continue a supporter Preval dans ses desiderata et le deuxieme groupe, les decus en revolte par rapport a la politique irresponsable de Lespwa. Stevens Benoit est l’expression publique du deuxieme groupe, on se demande pour combien de temps quand on sait qu’il change de position chaque semaine.

A cette phase des negociations le constat est que la plupart des parlementaires sont en train de prendre des distances par rapport aux chefs de parti defendant leurs interets personnels. Les parlementaires ont opte pour l’ecoute des revendications de la population et ont decide d’accompagner les citoyens dans cette quete de justice economique et sociale. Une chose est certaine les parlementaires ne veulent pas un “kavalye polka” (fidele du president) de Rene Preval comme premier ministre designe. Les parlementaires selon les criteres qu’ils ont soumis au president veulent un citoyen competent, independant, experimente et surtout un democrate capable de delivrer a la population. Preval repondra-t-il aux attentes?

Nouveau Premier Ministre: Le jeu d’echec de Rene Preval (Part II)

Monday, April 21st, 2008

Par Stanley Lucas

La partie a commence au palais national, caracteristique principale du jeu: le metdam. Le President a commence a rouler les acteurs. Le premier groupe a subir le test au palais a ete les partis politiques. Preval pendant cinq heures a fait parler les partis, prenant des notes, au cours de cette reunion il s’est plaint sans arret, cela fait partie de la strategie. Le president a voulu connaitre la position de chaque parti pour les contourner, les epuiser, les manipuler comme dans un jeu d’echec.

L’objectif est de rouler encore une fois les partis politiques. L’objectif est aussi de garder la primature et les ministeres strategiques puis distribuer des miettes aux partis. Le caractere informel des discussions maintient la confusion, c’est voulu, rien n’est calir. Les acteurs ont laisse la reunion sans que rien de concret soit regle. Rien n’a change chez Preval, jwet metdam siperye a ap kontinye, li pral kreye pwoblem.

La meme approche a ete adoptee a la reunion avec les presidents des deux chambres qui a debute aujourd’hui Jeudi 17 AVril vers 11hres am matin. Un probleme va se poser au senat, la position de Kely Bastien au palais est en contradiction avec la position de la majorite des senateurs, le president de la chambre des deputes a ete plus elastique. Jwet metdam superieur! Jwet la pral kreye instabilite paske Preval ap jwe ak tout moun anko, lap jwe ak tout moun.