Archive for May, 2008

Haiti : Aux portes de l’enfer

Friday, May 30th, 2008

Par Jean Erich René

La désignation de Robert Manuel comme Premier ministre traduit l’intention manifeste du Président René Préval d’instaurer un régime de fer. Pris sous les feux croisés des acteurs, le durcissement c’est l’exit qu’envisage le Chef d’État. Son problème capital c’est la menace constante de Jean Bertrand Aristide, confronté à des problèmes de résidence en Afrique du Sud. Sa famille est effrayée par les violences xénophobes de Johannesburg. Il en résulte au moins 50 morts et des centaines de blessés. Les immigrants sont mal vus. L’opposition au Président Thabo M’Beki, le protégé d’Aristide, ne tolère pas non plus sa présence. Cette situation désole Minouche qui envisage le divorce afin de regagner la terre américaine interdite à son mari. Coincé comme une souris dans une souricière, Aristide nourrit les projets les plus machiavéliques pour rentrer en Haïti.

René Préval a toujours dit qu’il n’a pas de programme politique. Il n’a pas de solution à la famine qui sévit en Haïti. Que personne ne lui demande compte de sa gestion de la crise : IL N’EN A PAS! L’issue la plus évidente c’est de démissionner afin de regagner Marmelade. Une telle décision inquiète ses partisans qui tirent de grands avantages économiques. Aussi partent-ils à la recherche d’une solution pour garder René Préval au Palais National. Leur dévolu tombe sur Robert Manuel, un chevalier sans peur qui ne recule devant aucun danger même au péril de sa vie. Il a participé à la démobilisation des soldats des FAD’H. Dans le cercle de ses amis, à cause de son attitude de sapeur pompier, on le surnomme : « Pa pè chay ». Le Tribunal Pénal International ne l’inquiète pas. Son livre préféré c’est le Code Pénal. La répression policière est sa solution favorite.

Pour mieux saisir le profil de l’homme, rappelons qu’après l’attaque de la voiture de la Soeur de Préval à la rue Magloire Ambroise, Robert Manuel a accusé Jean Bertrand Aristide. Marie-Claude Préval Calvin, secrétaire du Président était fâchée contre l’arrestation de Ernest Bennet qui avait l’autorisation d’entrer en Haïti, sur la demande de son Père mort d’une crise cardiaque en apprenant la nouvelle. Rouge de colère elle aurait invectivé Aristide au téléphone tout en demandant à Préval : qui est le Président? Elle a eu tout de suite la réponse en sortant de son bureau, quant sa voiture fut criblée de balles. Son chauffeur fut tué et aujourd’hui elle se déplace sur une chaise roulante.

De tels affronts ne sont pas digérés par Robert Manuel qui voulait procéder à l’arrestation d’Aristide. Préval s’y opposait pour ne pas déchaîner la furie lavalassienne. Lors de la rébellion de l’Armée Rouge à Cité Soleil, navré de constater la mollesse du Gouvernement, Robert Matador Manuel, s’est présenté seul sur le front pour rencontrer les belligérants et leur a exprimé sa façon de penser. A son retour au Palais National, on lui a appris qu’il vient de frôler la mort. « Qu’importe » répondit-il. En octobre 1999 c’est l’ambassadeur américain qui a dû accompagner Robert Matador Manuel, en partance pour l’exil, au pied de l’avion. Il prétend avoir autant de graines qu’un melon de St Marc.

On doit s’attendre à de vives réactions.

Haïti est aux portes de l’Enfer.

Haiti : De recul en recul, en l’absence de gouvernance, nous attendons Godot… !

Friday, May 30th, 2008

Le président ne peut pas faire de Miracles.
Par le Sénateur Rudolph Henri Boulos

Le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis n’a pas pu offrir de solutions. La cherté de la vie augmente davantage chaque jour et dénie à la population Haïtienne toute forme de bien-être, même l’accès à la nourriture de base, et déjà des signes de famine font leur apparition dans certains endroits du pays. L’insécurité s’accroît davantage avec comme corollaire une augmentation du chômage dans une population déjà frappée par un taux de chômage de plus de 70%. La rentrée scolaire s’annonce chaude, très chaude. Il est donc clair, qu’en lieu et place de progrès, nous allons de recul en recul.

Force est de constater que le niveau prohibitif des prix des produits de première nécessité n’est pas un problème conjoncturel mais traduit plutôt un profond malaise politique et économique qui risque de conduire à une catastrophe humanitaire si des mesures appropriées à court, moyen et long termes ne sont pas appliquées. Les responsables politiques n’ont, jusqu’à présent, pris aucune action corrective sérieuse ; ils ont, une fois de plus, tendu leur « kwi » à la communauté internationale qui a encore exprimé sa solidarité envers notre pays en octroyant une aide alimentaire d’urgence. Cependant, l’impact sera de courte durée et n’aura d’effet bénéfique que si le gouvernement accompagne cette aide de mesures économiques adéquates pour augmenter la production agricole dans le moyen terme. Déjà, en janvier 2008, le Sénateur Boulos avait sonné la sonnette d’alarme suite à une visite dans le département du Nord Est, mais les autorités n’ont pas jugé bon d’y répondre.

Malgré ce constat d’échec, le gouvernement de la République s’enorgueillit de sa bonne performance en mettant l’accent sur l’équilibre macroéconomique et un surplus budgétaire au niveau des finances publiques. D’entrée de jeu, il faut souligner que l’équilibre macroéconomique est une condition nécessaire, mais non suffisante pour l’investissement et la croissance économique. Cet équilibre n’a de valeur que s’il engendre une augmentation des investissements dans l’économie qui se traduit par une croissance de la production nationale, la création d’emplois et une amélioration du standard de vie de la population.

Ce gouvernement semble ignorer que l’investissement est une fonction du risque et de la rentabilité. Une analyse objective de la situation politique, sociale et économique nous conduit à conclure que la mauvaise gouvernance aggrave la situation du pays et augmente le risque d’investissement en Haïti. De fait, La perception du risque d’investissement est telle que les investisseurs nationaux ou étrangers se refusent à risquer leur capital dans un environnement aussi volatile. Cette gestion irresponsable de la chose publique peut conduire encore à des troubles sociaux qui peuvent même mettre en danger les acquis démocratiques de l’année 2006.

De retard en retard, de crise en crise, créés de toute pièce ; la situation politique et sociale s’est empirée.
Un observateur avisé de la situation Haïtienne ne peut ignorer l’extrême degré d’insatisfaction générale qui prévaut dans tous les secteurs de la vie nationale, malgré les déclarations de satisfecit du gouvernement et de la communauté internationale. Plutôt que d’affronter les problèmes et de trouver des solutions appropriées, le gouvernement préfère détourner l’attention vers des points non prioritaires ou d’aller de dilatoire en dilatoire, évitant ainsi les questions prioritaires.

Au début de l’année dernière, qui a encouragé le CEP de Max Mathurin à ne pas publier les résultats des élections des ASECs et des Délégués de ville pour empêcher que les élections indirectes devant mener à la formation du Conseil Electoral Permanent ne se réalisent ? En réaction contre cet accroc à la démocratie, des Députés et des Sénateurs ont pris l’initiative d’organiser une journée de réflexion au Kaliko Beach Hotel le 28 Juillet 07 pour contraindre le pouvoir central à publier ces résultats. Ce qui est certain, c’est que l’Exécutif, à l’étonnement de tous, a lancé entre-temps tout un débat sur la réforme constitutionnelle qui a fait couler beaucoup d’encre, mais n’a abouti à aucun résultat concret. Puis, vint le tour des convocations illégales des membres du CEP par devant le Commissaire du Gouvernement et toutes la série de discussions sur le tribunal compétent pour entendre le cas. Serait-ce la Haute Cour de Justice ou le Commissaire du Gouvernement ? Encore une fois, aucune décision n’est sortie de ces débats. L’exécutif s’est alors lancé dans de longues consultations avec les différents secteurs de la société pour la formation d’un nouveau CEP qui a vu le jour vers la fin de l’année 2007.

Sur la demande de plusieurs secteurs et pour palier à la déficience totale de ces nouveaux conseillers en matière électorale, l’Exécutif a, de nouveau, nommé Mr Jacques Bernard qui a démontré ses capacités lors des trois tours d’élection de 2006 comme Directeur Générale. Mais l’Exécutif a jugé bon de changer les règles du jeu au beau milieu du jeu. Il a décidé de changer les règlements généraux du CEP alors que la condition d’acceptation de Monsieur Bernard était le maintien de ces règlements puisqu’ils ont été testé en 2006 et se sont prouvés efficaces. Monsieur Bernard alors démissionne avec pour conséquence un long retard anticipé des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat et la crise politique qui s’en suivit car dix Sénateurs ont du quitter leur poste à partir du 8 Mai 2008, sans que des élections n’aient eu lieu. Personne ne peut prévoir la durée de temps nécessaire à un CEP totalement étranger aux affaires électorales pour l’organisation des élections.

Une fois de plus, l’attention est détournée sur la question de la double nationalité, comme si c’était la priorité du moment, pour permettre au Palais National de perpétrer un coup d’état contre le Parlement et la Constitution en contraignant un Sénateur de six ans à partir en exil pour des raisons de sécurité personnelle. Comment alors comprendre toutes les promesses faites à la diaspora haïtienne par ce gouvernement sur cette question ?

L’on ne peut s’empêcher de penser que ce gouvernement, incapable de gouverner, se tourne de préférence vers une succession de petites crises au lieu de s’attaquer de front aux urgents problèmes qui ravagent notre pays. Il serait irréaliste de croire que la situation sociopolitique va s’améliorer, vu la tendance d’un gouvernement qui n’a fait que tergiverser pendant deux ans et qui, par ses propres actions (retard des élections indirectes et le tiers du Sénat, coup d’état contre le Sénat et la Démocratie,) mise en place d’un CEP sous le contrôle total de l’exécutif pour faire une sélection a un moment qui leur sera favorable,) nous conduit à une crise politique qui va s’agrafer sur une crise économique grandissante.

La situation économique

La situation économique du pays ne peut être plus désastreuse qu’elle ne l’est aujourd’hui. Depuis deux ans, les agronomes au pouvoir n’ont pris aucune mesure sérieuse pour encourager la production nationale dans les différents secteurs de l’économie, particulièrement l’agriculture.

Le secteur primaire (agriculture, élevage, pêche, industries extractives) représenté à plus de 90% par l’agriculture qui contribue à 25% du Produit Intérieur Brut (PIB) continue son déclin, car le gouvernement n’a établi aucune politique agricole pour renverser la tendance et augmenter la production. Il y a un besoin urgent de moderniser l’agriculture en Haïti avec l’introduction d’un système d’accompagnement des cultivateurs et de projets d’irrigation particulièrement dans les plaines du Nord Est, du Nord Ouest, dans la plaine des moustiques et de l’arbre, dans la plantation dauphin. Tous ces projets peuvent être rentabilisés à court et moyen termes avec un investissement de l’ordre de US 40 Million de dollars. Il y a aussi un besoin urgent de moderniser l’agriculture en Haïti avec l’introduction d’équipement mécanisé car notre productivité et notre rendement par hectare sont parmi les plus faibles au monde. Combien de kilomètres de canaux d’irrigation ce gouvernement a-t-il nettoyé, élargi ou créé en deux ans? Le gouvernement a-t-il en collaboration avec le secteur privé introduit des engrais appropriés dans toutes les zones agricoles pendant ces deux dernières années ? Alors, comment pouvons nous être compétitifs même sur notre marché interne ? Il n’est donc pas étonnant que les denrées traditionnelles de consommation soient importées à un rythme de plus en plus alarmant. En fait les importations de produits agricoles se chiffrent à près de US$ 400 millions et atteignent près de 30% de la valeur de nos importations globales. Cette fuite importante de devises est presque l’équivalent de ce que nous payons pour la facture pétrolière alors qu’une bonne politique agricole pourrait nous doter de la capacité d’augmenter notre production et ramener nos importations de produits agricoles à un niveau négligeable. Cette économie de devises nous permettrait d’augmenter nos importations de matériels et d’engins lourds dont nous avons grand besoin pour le développent de notre pays. (On n’aurait plus besoin d’emprunter 50 millions de dollars pour racheter des engins qui ont déjà été acheté en 98). D’autre part, une relance profitable du secteur agricole créerait des centaines de milliers d’emplois au niveau des sections communales. L’introduction simultanée de certains services de base diminuerait la migration vers les milieux urbains et allégerait la pression sur les infrastructures déjà inadéquates des municipalités.

Dans le court terme cependant, et pour alléger la souffrance de la population, des actions ponctuelles devraient être prises. En plus de l’aide alimentaire consentie par la communauté internationale, Il est urgent d’éliminer toutes les taxes directes sur certains produits agricoles importés tel le riz, le maïs, le blé, l’huile et réduire les taxes indirectes substantiellement, comme les charges portuaires sur ces produits et autres qui constituent l’assiette alimentaire. Ces actions ne constituent en rien une subvention car aucune ressource financière générée à partir d’autres sources ne sera utilisée pour baisser le prix de ces produits. Ceci ne correspond qu’à une réduction d’une taxe qui fera partie de la politique fiscale du gouvernement, dans le même esprit que tous les produits ne sont pas taxés au même niveau. Mais ce gouvernement a refusé de prendre de telles dispositions sous le fallacieux prétexte qu’elles seraient en violation de certains accords. Contrairement à ce que le gouvernement avance, cette stratégie reflèterait le cours normal de mesures économiques ponctuelles que tout gouvernement responsable se doit de prendre au bénéfice de son peuple, comme d’autres gouvernements à travers le monde l’ont fait. Quand le Sénateur Boulos avait proposé les trois points suivants en Janvier 08 a savoir : réduction de la taxe sur le riz, un programme de micro crédit aux petites marchandes qui servent de courroie de transmission des cultivateurs aux marchés, « Boutik Agricol », pour fournir des intrants agricoles aux paysans, le gouvernement avait systématiquement refusé car il estimait la proposition trop coûteuse. Aujourd’hui, l’USAID, est en train d’investir plus de 60 million de dollars pour donner a manger a ceux qui ont faim alors que le Venezuela apporte une contribution en engrais en don. Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas agi plus tôt ?

Le secteur secondaire (industries manufacturières, eau, électricité, bâtiments et travaux publics) ne représente que 16% du PIB, mais joue un rôle important dans la création d’emplois surtout au niveau des industries de sous-traitance. Le gouvernement n’a adopté aucune nouvelle initiative pour optimiser les retombées de la loi HOPE sur le chômage endémique qui sévit dans notre pays. Les contraintes du développement de cette industrie sont encore plus aigues aujourd’hui : La pénurie d’espace industrielle, le manque d’électricité, le coût excessif du port ne constituent que quelques exemples de facteurs limitatifs que le gouvernement aurait du commencer à résoudre dès le lendemain du vote de la loi. Des démarches sont entreprises pour prolonger dans le temps la durée de la loi HOPE alors que le gouvernement n’a pris aucune disposition pour s’assurer de la mise en place d’infrastructure adéquate pour accueillir ces nouveaux investisseurs potentiels.

Le secteur construction peut lui aussi constituer une source importante d’activité économique et un grand pourvoyeur d’emplois, d’autant plus qu’il existe une grande demande au niveau de l’habitat. La pénurie de logements a atteint des proportions alarmantes et là encore, le gouvernement a négligé de formuler une politique d’incitation financière à la construction. Les taux d’intérêt sont trop élevés, et l’accès au prêt hypothécaire est presque non existant. Encore une fois, ce secteur devrait recevoir un traitement fiscal privilégié pour satisfaire un besoin fondamental de la population haïtienne.

Quant aux travaux publics (construction de routes ou autres) Il est quant même surprenant de constater que, malgré les différentes sources de financement disponible, ces projets tardent à se concrétiser ou avancent trop lentement pour réaliser leur total impact sur l’emploi et le désenclavement des différentes régions du pays. On n’a pas l’impression que ce gouvernement comprend l’urgence d’un développement rapide des infrastructures qui sont tellement nécessaires à la croissance d’autres secteurs de l’économie nationale. Peut être que ce gouvernement vise un second mandat pour pouvoir atteindre sa vitesse de croisière ou le vrai démarrage ?

Le secteur tertiaire (commerce, hôtels, transport, communications et autres services) représente un peu plus de 50% de l’économie et est un pourvoyeur important d’emploi, surtout en milieu urbain. A part certains efforts déployés dans le sous-secteur touristique par le Ministre P. Delatour, il est malheureux de constater qu’il ne pourra jamais réaliser son potentiel tant que dure l’insécurité. Aucune autre politique n’existe qui puisse encourager le développement rationnel des autres composants du secteur tertiaire. Et pourtant, ce secteur peut avoir une croissance accélérée si le gouvernement s’implique avec le secteur privé dans une politique d’accompagnement en réduisant les obstacles à son développement.

La balance des paiements a pu maintenir un équilibre précaire à cause des US$ 1.6 milliards de transfert annuel de la diaspora Haïtienne. Nos exportations de marchandises n’atteignent qu’un peu plus de US$ 500 millions dont la contribution de la sous-traitance dépasse les 80% alors que nos importations sont plus de trois fois plus importantes soit US$ 1.6 milliards. Un tel déficit commercial (US$ 1.0 milliard) en plus d’un déficit net de plus de US$ 400 millions pour les services, ne peut être maintenu trop longtemps pour une petite économie aussi ouverte que la nôtre, d’où la nécessité de diminuer rapidement nos importations à travers une relance moderne de notre agriculture comme indiqué plus haut dans la section traitant de l’agriculture.

Une réponse rapide de la part du gouvernement pour assurer la mise en place des infrastructures nécessaires pour accommoder les investisseurs potentiels de la loi HOPE aurait pu permettre d’ augmenter nos exportations. L’effet combiné d’une diminution de nos importations et d’une croissance de nos exportations réduirait le déficit commercial à un niveau facilement gérable dans un laps de temps assez court. De plus, l’épargne en devise permettrait l’importation d’équipements pour accélérer la croissance économique plutôt que d’être utilises à des fins politique, de corruption des institutions démocratiques dans un pur objectif de maintien de pouvoir épicurien comme le dit si bien Daly Valet.

La Sécurité

L’insécurité est avant tout politique ; elle est manipulée à partir des plus hautes sphères de l’Etat. Pourquoi avoir libéré des Kidnappeurs notoires ? Pourquoi avons-nous un DDR qui réarme et gère les bandits comme des milices politiques pour semer le deuil et la destruction ?

Quelle est la finalité de cette campagne de terreur à travers le Kidnapping et l’exécution d’enfants innocents.
Pourquoi avoir laissé les casseurs infiltrés les émeutes de la Faim pour détruire les entreprises qui sont déjà si difficile à créer.
Il nous faut rétablir la sécurité dans les villes et surtout dans les sections communales pour que les habitants des zones rurales puissent recommencer a investir dans l’élevage.

Tout compte fait, le Gouvernement du Président Préval a échoué. Il lui incombait au minimum de créer les conditions nécessaires pour faciliter les investissements locaux et attirer les investisseurs étrangers puisque l’épargne domestique n’est pas suffisante pour un développement accéléré de notre économie. Croire qu’un environnement macroéconomique stable peut résoudre les problèmes d’un pays qui a surtout besoin de développement équivaut à une démission de ses responsabilités, comme vient de le prouver l’équipe gouvernementale sortant par dessein ou manque de vision. D’ailleurs, ou est la stabilité macroéconomique dans une économie ou le taux d’inflation dépasse les 10% et les taux d’intérêt gravitent entre 23% et 34%, ou l’investissement privé est quasiment nul et ou les citoyens crèvent de faim ? Le micro crédit déjà difficilement accessible, enregistre des taux d’intérêt qui gravitent aux environs de 45%, taux absolument prohibitif pour toute sorte d’activité commerciale.

Il ne fait aucun doute que nous ne sommes pas encore sur le chemin du progrès réel. Tant que la bonne gouvernance fera défaut, nous continuerons à aller de recul en recul. Pour éviter une catastrophe humanitaire et éradiquer l’instabilité politique, sociale et économique qui menace avec persistance notre pays, il faut à tout prix arriver à mettre sur pied un gouvernement mieux avisé politiquement, doté d’une vision plus claire du développement et plus soucieux du bien-être national.

En attendant Godot, comme nous sommes en plein dans le théâtre de l’absurde, nous osons espérer qu’après la défaite de Mr. Eric Pierre qui n’a pas eu la chance de présenter ses plans de refonte de l’Etat, après la comédie jouée à Mr. Jean Max Bellerive, le prochain larron sera plus heureux et aura le support du Chef de l’Etat. De plus, nous implorons les cieux que le Chef Omnipotent saura reculer d’un pas pour donner à son premier ministre désigné, l’espace nécessaire pour pouvoir fonctionner et délivrer la manne qu’il aura apportée dans son « jakoute ».

Messieurs, Pitié, attendez 2010 pour commencer vos joutes, le peuple a faim.

PATRI | Patizan Ayiti kap Travay pou Rekonstwil ak Inifyel

Thursday, May 22nd, 2008

Par Gonzague DAY - PATRI

Chers amis,

Je suis plus que flatter que vous m’ayez confirmé dans votre liste d’ami et que je sois pour votre estime digne de me présenter ainsi.

Générations des années 60, 70, 80 et 90 nous sommes à l’Heure des Questions qui n’ont pas de réponses, et bientôt sera l’Heure des comptes à rendre. Aujourd’hui, dis-je, est déjà l’heure des questions sans réponses que nous font nos enfants, et demain sera le jour ou l’Histoire retiendra CONTRE NOUS notre PASSIVITE.
Cette passivité qui à travers le temps nous travestirons en complice dans la mauvaise gestion de la chose PUBLIQUE et aussi à la dégradation de la chose NATIONALE.

CONTEMPORAINS et COMPATRIOTES, je ne veux imposer “ PATRI “ à quiconque, mais je conseillerai humblement à chacun de vous une certaine organisation en vous demandant de diriger vos amis à nous. Aujourd’hui nous devons nous fixer une mission, et cette dernière sera un mouvement de recrutement et de référence massive de membres et groupes Haïtiens à caractère Politique, Sociaux ou encore Sociopolitique et à but non-lucratif existant sur Hi5 dans une dynamique pluriel d’échange et de concertation pour une évaluation et aussi pourvoir à l’établissement d’une vision collective pour Haïti et l’Haïtien de demain.

Aujourd’hui nous devons pouvoir nous passer du superflu, des responsabilités sont à prendre. L’idéal Haïtien doit revivre, il doit renaitre dans les pensées, dans les cœurs, dans les villes, dans les communes, dans les sections rurales, dans les bidonvilles, dans les campagnes et dans les champs. COMPATRIOTES et CONTEMPORAINS le pays, comme vous le savez, dépossédé de sa souveraineté, déchiré dans sa plénitude, infecté par une corruption chronique, menacé dans son existence par des impairs environnementaux et aussi par une injustice offrande, demande l’éradication des passéistes et des absentéistes.
Aujourd’hui nous devons pouvoir définir nos intérêts, aujourd’hui nous devons pouvoir nous intégré, aujourd’hui nous devons pouvoir participer, aujourd’hui nous devons prendre des dispositions pour marquer notre temps et enfin aujourd’hui plus que jamais frères et sœurs il y a un choix à faire.

COMTENPORAINS et COMPATRIOTES nous sommes à l’heure « H ». A entendre parler les démissionnaires c’était comme si nous étions en absence de choix, à les entendre parler c’était comme si nous n’existions plus et que nous étions des condamnés pendant que l’urgence est de nous délivrer du choix de l’embarras. Par devant l’immobilisme sans pareil de la chose nationale, nous devons nous même asseoir une stratégie de communication pour que nous parvenions à unir nos générations de 60,70, 80 et 90 dans une structure pour le lancement d’un débat sur le devenir de la nation et de la Jeunesse montante.

Nous volons proposer (Les Etats Généraux de la Jeunesse HAITIENNE)

La publication du concept du Grand débat sera publier sous peu et la proposition va à vous tous et faite parvenir votre perception de l’idée pour que la réussite soit une victoire pour la jeunesse, parce qu’il est nécessaire pour nous de pouvoir triompher sur les manipulations, l’exploitation et la désunion.

COMPATRIOTES ET CONTEMPORAINS, souvenez-vous des vertus fondamentales de la république
(Liberté, Egalite, Fraternité).

Gonzague DAY
PATRI

PATRI: Patizan Ayiti kap Travay pou Rekonstwil ak Inifyel.

Haiti: President Rene Preval’s questionable record on democracy, security and stability

Tuesday, May 20th, 2008

by Stanley Lucas

Democracy can flourish in Haiti – if given the chance. Despite military coups and the selfish misuse of power by their elected leaders, corruption, and bad governance, Haitian voters have always done their part and shown up at the polls when they felt their votes would count, and organized themselves to stay away when they knew the process was corrupt. Trough a complicated network of rumors and innuendo, they have made a real effort to stay informed and seek out reliable information. However, after the voters have fulfilled their duty, the leaders they elected fail to keep their end of the bargain, and worse, have morphed into the repressive regimes that they fought to oust.

Those elected have had one goal: preserving power at any cost. Whether it’s pilfering Haiti’s meager resources or leading Haiti down a dangerous path with the international community (as seen in the above picture of Preval being friendly with Ahmadinejad), it is the Haitian people who always pay the price.
Unfortunately, the current President, Rene Preval does not offer much hope of this trend being reversed. President Rene Preval has built an abysmal record of implementing democracy. He directly supported the rigging and manipulation of three elections (April 6, 1997, May 21, 2000 and November 26, 2000) in favor of his mentor and political ally, former President Jean-Bertrand Aristide. The manipulated results of the April 6, 1997 elections were blocked by Prime Minister Rosny Smarth. Preval dissolved parliament in January 1999, politicized the police and allowed corruption to prosper while drug trafficking was on the rise under the control of Aristide’s foes. Several years later, the electoral crisis of 2000, that Preval helped to create, led to Aristide’s resignation leaving Haiti in chaos.

Because of its leaders failure to democratize, Haiti remains in an almost constant state of political chaos. Since 1990 the United States and the United Nations, at the request of Aristide, have intervened at least 13 times to restore peace and democracy. Those operations have cost billions of dollars, and there is still nothing to show for it. In 2006 Haiti once again was optimistic and inaugurated a new era with Rene Preval’s second term in office. Preval received 47.8% of the vote, and the entire country had high hopes that Preval was the changed man he professed to be. The first twelve months in office were characterized by prudent progress.

A coalition government was put in place; a dialogue with various sectors of society was launched; security improved; and optimism grew. Over the past five months, however, optimism has been giving way to anxiety. Several actions by President Preval have raised concerns about a political recession into the familiar chaos of his previous regime. Several major issues have raised concerns:

Amending the Constitution: President Preval has renewed attempts to illegally amend the constitution, following the tactics of renegade Venezuelan President Hugo Chavez, to reinstate a new form of “presidency for life” and eliminate the checks and balances of parliament. According to recent polling, Haitians are overwhelmingly opposed to these measures. The framers of the Haitian constitution, ratified in 1987, took into account the past practice of Haitian leaders to illegally modify the constitution and strengthened provisions and processes to amend the constitution. President Preval has not followed these provisions.

Further, when he last distributed the draft amendment four months ago, he had such a negative reaction from all sectors of Haitian society that he was forced to withdraw it. In fact 70 of the 99 Parliamentary Deputies sent a letter to the United Nations outlining their concerns about the Preval Administration’s recent assault on Haiti’s fragile democratic institutions. Notwithstanding the illegality of this amendment, focusing on amending the constitution should not be a priority for a country that lacks security and basic services. But he has not given up. The parliamentarians caution that without international support and attention to this issue, further political instability will ensue.

Foreign policy supporting Iran and other undemocratic regimes: Haitian leaders have made a public spectacle of their support for the rogue Iranian regime. Preval was seen at the inauguration of Nicaraguan President Daniel Ortega chatting friendly with Mahmoud Ahmadinejad, the leader of Iran. While the international community was trying to broker an agreement with Iran regarding its nuclear programs, Preval’s Foreign Minister Raynald Clerisme went to Iran to seek support for building security in Haiti. When asked about the trip, Clerisme claimed he only “participated in a conference”. However, Preval and Clerisme gave verbal instructions to Haiti’s key diplomatic missions to vote against any international initiative that would condemn Iran. As a result, Preval’s Haiti helped prevent the passing of the resolution introduced by Canada in the United Nations Human Rights Commission to condemn the actions of the Iranian regime.

Haiti is also being swept up in the overall anti-democratic movement in Latin America fronted by the ALBA Alliance, lead by President Chavez with Fidel Castro and others. This is not good for democracy and regional – or global – stability. These actions only alienate key international political support. For Haiti to succeed in pulling itself out of a severe cycle of poverty, international support will be needed. With the world lining up against terrorist and rogue states, Haiti cannot afford to align with these fringe elements.

Hiring a convicted criminal as his security advisor: Preval has appointed a known militant, Patrick Elie, to serve as the President of the National Security Commission. Mr. Elie was arrested by the US Secret Service on April 23, 1998 for plotting to kill the Haitian Ambassador to the US. He spent three years in a US jail, and was deported to Canada (please refer to United States Court of Appeal No 96-4638 for additional information). Mr. Elie formerly served as an Assistant Secretary in the Aristide Administration in 1991. At that time, he faced allegations of torturing detained political activists and building up a militia for Aristide. The presence of Mr. Elie in this official capacity in such a critical post raises concerns among many democratic activists in Haiti.

Manipulating the electoral process: This is a key concern. Since 1994 all political crises in Haiti have developed from electoral manipulation. Unfortunately there are signs that this trend may continue under Preval. After inauguration in 2006, Preval has been strategically undermining the country’s electoral authorities with the ultimate goal of dissolution. This has had a direct impact on several upcoming local elections. Specifically, for the past 18 months, Preval has delayed the organization of the indirect elections necessary for the creation of Haiti’s Permanent Electoral Council by refusing to finance the electoral institution. (Haiti is required to create a Permanent Council to replace the Provisional Council that organized the 2005 election of Preval.) This has resulted in the postponement of the senate elections that should have occurred on December 17, 2007. The date for the indirect elections remains uncertain.

In December, Preval without any legal or procedural justification broke the consensual agreement between the political parties, civil society and the government that provided for the formation of a non partisan and independent electoral institution. Without consultation, he fired the independent electoral council and put in place a partisan electoral body ultimately comprised of his friends and allies after making a considerable show of consulting with many sectors. This is unquestionably bad for Haiti. Past events in Haiti and recent events around the world have shown that without a legitimate and trusted electoral body, there is a breakdown in trust between the government and the people and instability ensues.

The recent chaos in Pakistan and Kenya are examples of what could happen if nothing is done to correct this trend. Preval is also misreading the US political system. He seems to believe that a change in the White House will mean that no one will be watching and he will be able to proceed with the manipulation of these elections. He has it wrong. The Haitian democracy activists and various sectors of Haitian society are organizing to meet the challenge - the same way they did against Preval’s previous electoral coups in 1997 and 2000.

Manipulating the United Nations presence in Haiti and international supporters to prop up his regime instead of using democracy: Both Rene Preval and his associate, former President Aristide, have proven over the past 15 years that they have mastered how to negotiate with the international community to achieve their political self-preservation goals. Haiti is heading down a path which if unchecked can only result in further requests for support from international organizations. For example, the Prime Minister is incapable of addressing the urgent issues and of the 18 cabinet ministers only five of them are actually performing. Since Preval took office the cost of living has risen 30%. Poverty has risen to such alarming levels that the country could face popular uprisings that can led to chaos after the carnival in February. However, as a result of years of manipulating the international system, there is now, in Haiti, a popular perception that the UN and the OAS presence essentially supports and protects the Preval regime and instead of democracy and the people’s interests.

The Establishment of civilian security cells: Preval has established security cells that are similar of the state security police of Cuba or the Bolivarian clubs in Venezuela. These type or paramilitary civilian networks are been built in many quarters and constitute a threat to democracy. The bottom line is that President Preval cannot be allowed to repeat the undemocratic practices of the past. Haiti – and the region – could benefit from some “preventative medicine” in the form of support to the democratic reformers in the region. International attention and pressure have proven a deterrent in the past, and that assistance should again be leveraged before the process spirals out of control.

Recommendations:
· Preval should not alter the constitution; he should focus on the country’s priorities. This is a divisive issue that the majority of Haitians are opposed to. Preval should focus on solving the basic problems that the majority of the Haitian citizens are facing: security, jobs, education, and health care. The average Haitian makes less than a dollar a day.

· Haiti should pursue a foreign policy that seeks to build better relations with allies; he should not pursue relationships with rogue regimes. Preval should cut all relations with Iran until they renounce and condemn terrorism. Haiti’s foreign policy should be supportive of democracy and human rights. Haiti should actively seek economic support and trade agreements creating opportunity for the people. The United States, Brazil, Canada, the Dominican Republic, and Mexico are countries that Haiti could reach out to for support. ——-

· The Preval administration should build trust and support in the government. Preval should fire Mr. Elie and should follow the constitution and allow the government and it’s ministers to develop a comprehensive national security strategy to help the country face the internal and external threats. The Administration should also take immediate steps to create an impartial permanent electoral council to conduct overdue elections.

· Parliament should fulfill its oversight role. After two years it is time for parliament to evaluate the performances of the Prime Minister and the eighteen members of the cabinet. They should give a vote of confidence to cabinet members that have performed well and, according to the constitution, give a vote of no confidence to those that are not working in the interest of the Haitian people.

Haiti : DECLARATION DE MONSIEUR PIERRE ERICQ PIERRE, EX- PREMIER MINISTRE DÉSIGNÉ

Friday, May 16th, 2008

1. Je voudrais remercier le Président René Préval qui, en deux occasions, m’a proposé pour occuper la fonction de Premier Ministre de mon pays. Je remercie aussi les Sénateurs, les Députés, les partis politiques et les organisations de la société civile qui m’ont publiquement honoré de leur confiance. J’étends ces remerciements aux journalistes de la presse parlée, écrite et télévisée qui m’ont accompagné pendant tout le processus et qui ont fait preuve à mon endroit d’une objectivité qui les honore. Je remercie de façon spéciale mes collaborateurs qui ont bénévolement accepté de m’accompagner et de suivre à la lettre mes consignes. Je félicite les membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes ( CPP) pour leur victoire. Je leur souhaite aussi bonne chance.

2. Mon nom complet est Pierre Ericq Pierre. C’est ce nom qui figure dans mon acte de naissance, sur mes passeports et dans mes documents officiels. Je suis Haïtien et je n’ai jamais renoncé à ma nationalité. Tout comme je n’ai jamais obtenu ni sollicité la résidence en pays étranger. Si certains Parlementaires estiment que je ne suis pas un Haïtien d’origine, ils se réfèrent sans doute à des critères qu’ils sont les seuls à pouvoir définir.

3. J’avais accepté d’être désigné au poste de Premier Ministre et de mettre mes plus de 40 années d’intégrité au service de mon pays, parce que je m’étais persuadé que, en plus de l’expérience et de la compétence, notre pays a un urgent besoin de placer au timon des affaires, des hommes et des femmes intègres, étrangers aux combines et capables de prendre de la hauteur pour travailler avec succès à l’amélioration des conditions d’existence du peuple haïtien. Je m’étais dit que, pour affronter les multiples défis qui nous interpellent, il faudrait abandonner la politique politicienne, avoir foi dans la capacité de nos compatriotes, ceux de l’intérieur comme ceux de la diaspora. Du point de vue de la gouvernance générale, je m’étais dit que la priorité absolue de mon gouvernement serait de restaurer la confiance, d’aider mes compatriotes à regagner confiance en eux-mêmes et dans la patrie commune.

4. Mais, dès le début du processus, je me suis heurté aux forces de la corruption. Mon refus de pactiser avec elles me vaut aujourd’hui d’être écarté par la Chambre des Députés. Les mots « patrie » ou « intérêt du pays » n’ont jamais été présents dans les messages des émissaires qui me pressuraient pour négocier en faveur de leurs protégés des postes de Ministres, des enveloppes d’argent ou des projets pouvant faciliter leur réélection. J’ai toujours professé que je n’accepterais pas d’être Premier Ministre à n’importe quel prix. Et je ne pouvais pas non plus prendre des engagements qui hypothèqueraient les ressources du Trésor Public avant même d’entrer à la Primature. J’ai aussi voulu jouer cartes sur table, refusant d’entrer dans le jeu de ceux-là qui pensent pouvoir se cacher indéfiniment derrière un masque anti-néolibéral.

5. Je ne vis pas la décision de la Chambre des Députés comme un drame personnel. Après ma rencontre avec les membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) qui avaient accepté de me rencontrer, sur demande du Premier Ministre Jacques Edouard Alexis qui lui-même avait acquiescé à une requête du Président de la République, j’étais convaincu que le CPP n’allait pas m’appuyer. A moins que le Président de la République ou le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis arrivent à persuader les membres de la Plateforme LESPWA qui ont rejoint le CPP de m’accorder leur vote. Ceci n’a pas eu lieu et je ne veux pas spéculer sur ce qui s’est passé.

6. L’une des raisons qui m’ont aussi porté à accepter la désignation, c’est parce que j’ai vécu très douloureusement les événements du début d’avril : les manifestations contre la cherté de la vie, la violence, le pillage et l’absence des pouvoirs publics. J’ai eu l’impression d’assister à une répétition pour une pièce de théâtre tragique. La politique n’a pas besoin d’être un jeu de massacres. Je m’étais dit qu’il fallait éviter à tout prix ce genre de situation et qu’il fallait faire mentir ceux-là, Haïtiens et étrangers qui professent que rien de bien, rien de grand et rien de beau ne peut sortir d’Haïti. Moi, par contre, je persiste à dire à qui veut m’entendre dans la communauté internationale que les problèmes de mon pays sont grands certes, mais que le peuple haïtien est plus grand que ses problèmes.

7. Comme Chef de gouvernement, j’allais m’imposer des impératifs de clarté, de simplicité ainsi que de rigueur. Je me préparais à faire vite et bien des choses concrètes. De mon point de vue, la politique de tout gouvernement doit être facile à comprendre : par les parlementaires qui doivent l’approuver et se l’approprier, par les ministres qui doivent l’appliquer, par le secteur privé qui doit être un partenaire privilégié, par les associations socioprofessionnelles, les organisations populaires, les syndicats, les ouvriers, les étudiants, les paysans et par le grand public qui doit bénéficier de ses retombées.

8. Je m’étais préparé à expliquer, encore expliquer, toujours expliquer. Une exigence de vérité allait présider à la politique de communication de mon gouvernement. Cette exigence se serait traduite par la transparence de son agenda. Les programmes d’actions seraient connus de tout le monde. Et les calendriers de mise en œuvre auraient été publiés de même que les rapports détaillés du budget de la République. En cas de dérapage du calendrier, l’opinion publique aurait été informée des causes de ce dérapage. En plus des média traditionnels, les nouvelles technologies de l’information et de la communication seraient mises à profit pour rendre ces informations disponibles rapidement. Le gouvernement ferait ainsi régulièrement le bilan de son action et publierait ouvertement ce bilan, en reconnaissant les lenteurs et les erreurs éventuelles.

9. La moralisation de la vie publique aurait été renforcée. La Loi sur le patrimoine qui permet la vérification de la transparence du patrimoine des élus, des hauts fonctionnaires, des membres du gouvernement, de leur entourage immédiat et des Parlementaires aurait été appliquée dans son intégralité .De même, les abus liés aux chantages politiques, à l’usage des pots-de-vin, aux passe-droits, aux trafics d’influence et au harcèlement sexuel auraient été réprimés.

10. Malgré les limitations du Document de Stratégie Nationale de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), puisqu’un consensus semble avoir été trouvé pour en faire le document de référence du gouvernement, nous estimions que la feuille de route de l’équipe gouvernementale était assez simple. Voilà pourquoi, après l’analyse des trois piliers prioritaires et des multiples domaines d’intervention contenus dans ce document, nous en avions tiré six grands axes qui se déclinaient comme suit : (i).-Combattre la vie chère (Cet axe ne figure pas vraiment dans le DSNCRP, mais nous estimons qu’il était décisif pour la crédibilité du gouvernement.) (ii).-Assurer la relance de l’emploi et de la production nationale des biens et services. (iii).-Relancer la production agricole et la protection de l’environnement. (iv).-Moderniser l’État. (v).- Poursuivre et amplifier l’effort pour l’éducation et la santé. (vi).-Assurer le bon fonctionnement de la justice et combattre l’insécurité.

11. Nous nous proposions de mettre tout en en œuvre pour accélérer l’exécution des projets et établir à cet effet des critères de performance pour l’évaluation des activités des ministères et organismes impliqués dans la réalisation de ces travaux. Je considère en effet qu’il n’est pas normal, que pendant que nous sollicitons quotidiennement des ressources fraiches de nos partenaires internationaux, nous n’arrivions pas à utiliser, dans des délais raisonnables, les ressources déjà mises à notre disposition alors que nos communautés crient famine et que le chômage règne en maitre.

12. Nous pensions prendre des mesures pour coordonner effectivement la coopération internationale, approfondir et institutionnaliser les rapports avec la République Dominicaine, et définir une feuille de route en vue d’une meilleure coopération avec la MINUSTAH .

13. Je m’étais donc préparé à faire une différence et j’allais demander à mes collègues du gouvernement d’éviter que leur compassion pour les pauvres ne se transforme ni en indifférence pour les moins pauvres ni en haine pour les riches. Mais, j’avoue que j’avais sous-estimé le poids des forces de la corruption. Je reste cependant confiant que mes compatriotes, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, de l’intérieur et de la diaspora, ne se laisseront pas éternellement intimider par lesdites forces.

14. Il nous faut maintenir la stabilité politique et renforcer la cohésion sociale. Ceci implique un engagement réel de la part de tous les acteurs de la vie nationale.

Port-au-Prince, le 15 mai 2008

P.S M. Pierre a lu cette déclaration liminaire lors d’une conférence de presse à l’hôtel Montana, à Pétion-Ville.

Some Haitians are getting richer and are buying houses in Florida

Wednesday, May 14th, 2008

Folio No.: 03-4108-001-3580
Property: 617 ALHAMBRA CIR
Mailing Address: ELISABETH DELATOUR

617 ALHAMBRA CIR CORAL GABLES FL
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Primary Zone:1000 SINGLE FAMILY RESIDENCE
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Legal Description: CORAL GABLES SEC B PB 5-111 LOT 18 & W1/2 LOT 17 BLK 20 LOT SIZE 75.000 X 100 COC 25968-4094 09 2007 1

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Sale O/R: 25968-4094
Sale Date: 9/2007
Sale Amount: $900,000

Haiti : Preval - Preval - Preval, pourquoi?

Wednesday, May 14th, 2008

Un nouveau bras de fer entre Preval et le groupe parlementaire CCP pourrait avoir lieu bientot.
Sur recommandation de deux banquiers du secteur prive qui sont des associes du president et de quelques inconditionnels Preval va presenter le nom d’Eriq Pierre une nouvelle fois a la chambre des deputes.

Le groupe de bourdon a recommande a ce que Preval maitrise d’abord Jacques Edouard Alexis qui a joue un role central dans le rejet d’Eriq Pierre. Jacques Edouard Alexis a distribue soixante cheques avant la seance.

Preval devra aussi s’attaquer au CCP en vue de les diviser, les senateurs Lambert et Bastien devront etre mis de cote.

Les deputes de Grand Goave, Cornillon, Gonaives et autres membres influents du CCP et de l’Alliance (Limongy) qui ont vote contre Pierre seront aussi vises.

Un jeu dangeureux qui risque d’envennimer les relations entre l’executif et le legislatif. Le jeu d’echec de Preval continue. Les secteurs moderes des partis politiques, de la societe civile, le secteur prive et la diaspora se posent la question pourquoi Preval ne nomme-t-il pas le candidat qui fait le consensus?

Le connaissez-vous ce Candidat … ?

Haiti : Préval Acte II

Wednesday, May 14th, 2008

Par Jean Erich René

Le vent vient de changer de direction. Le 55e Président d’Haïti qui dès sa prestation de serment avait reconnu le rôle proéminent de Jacques Edouard Alexis, entend couper définitivement ce lien de dépendance. Toutes les ficelles de Lespwa sont effectivement entre ses mains comme concepteur et exécutant. Mais le vrai Parti Politique de Préval c’est KOZEPEP qu’il avait fondé avec Jean Dominique, le Mari de Michèle Montas politiquement active.

Préval entend rénover KOZEPEP pour relancer sa machine politique et accomplir la deuxième moitié de son mandat. Il suffit de rappeler que lors de sa conférence de presse à l’occasion du vote de non confiance du Sénat il s’était fait accompagner, de manière significative, de deux personnalités importantes : le Président de KOZEPEP et le Secrétaire d’État à l’Agriculture.

Le symbolisme joue en politique. Il est clair et évident que René Preval a divorcé avec Lespwa dominé par la stature de Jacques Edouard Alexis, candidat aux prochaines élections présidentielles. En effet le PM renvoyé en déclarant qu’il demeure au service du peuple, est en train de mettre ses batteries en place en empruntant le canal du Parti Politique du Docteur Renaud Bernadin : le PLB ou Parti Louvri Baryè.

La lettre de la Ministre aux Affaires Sociales et à la Condition Féminine Mme Marie Jocelyn
Lasègue n’est pas anodine. Il s’agit d’un réquisitoire dressé en vue de dédouaner Jacques Édouard Alexis de certains reproches relatifs à son laxisme. Il n’y a que les apôtres qui puissent témoigner de l’évangile du Christ. Marie Laurence Jocelyn Lasègue a participé à la Ste Cenne, sa version des faits vaut son pesant d’or.

Préval ne veut plus d’un homme politique comme Premier ministre. Il avait proposé Ericq Pierre sous la pression de la Communauté Internationale. Ericq Pierre a eu 4 réunions avec les Sénateurs qui après l’éviction d’Alexis, n’ont pas voulu porter le coup de grâce en laissant aux députés cette sale besogne. On reproche à Ericq Pierre d’avoir l’air trop arrogant et d’être trop fier de son appartenance à la Banque Mondiale. De plus il était plus dans les opérations de lobbying de Michel Soukar auprès des membres de Lespwa en pleine décadence. Le Président René Préval devient très rétif par rapport à ses compagnons d’hier. Il fallait entendre les propos désobligeants du Sénateur Anacacis, le porte-parole de Préval au parlement pour comprendre que le fonctionnaire de la BID était envoyé à l’abattoir. Le Barbu aimerait avoir à la Villa d’Accueil quelqu’un qu’il puisse vraiment contrôler. Son candidat préféré c’est le Secrétaire d’État à l’Agriculture : Jonas Gué. Comme on peut le remarquer il l’accompagne dans tous ses déplacements.

Préval n’hésite pas à faire ce virage avec aisance parce qu’il n’a personne en face de lui. Ses alliés politiques les plus bruyants n’ont aucun poids sur l’échiquier politique. Il détient contre eux des dossiers compromettants. Le jus d’orange de Marmelade a presque tous sali leurs blasons. KPLUME n’a plus de plume. Il ne reste de la fusion que des agrégats sans aucune valeur marchande. La plupart de nos leaders sont en obsolescence. On n’entend aucune voix nouvelle sur la scène politique haïtienne. Le Groupe des 184 a terminé sa comédie de manière trop cavalière pour reprendre la caravane de l’espoir.
André Apaid qui avait assumé le rôle de leader du mouvement insurrectionnel a lâché les GNBistes à l’instar des 300 suisses. Jusqu’au 14 novembre 2003 l’intention d’Apaid c’était le partage du pouvoir. Il a fallu que les choses tournent au vinaigre pour qu’il récupère le GNB. Avec l’arrivée de Gérard Latortue à la Primature, le Secteur Privé qui était laminé par l’embargo de 1991 et la vague de déchouquage soulevé par le retour d’Aristide avec les 20.000 soldats américains, ne cherchait qu’à reprendre ses avantages économiques. Un congé fiscal de 3 ans lui fut accordé. Il tire les rideaux sur la politique. Charles Henri Baker, le beau-frère d’Apaid devient en perte de vitesse. Voilà comment René Préval revient au pouvoir. La tragédie est latente. Aristide est toujours dans le décor!

René Préval peut-il rééditer le coup d’état parlementaire de 1998 en déclarant la caducité du Sénat et profiter des vacances des députés pour nommer le Premier Ministre comme il l’avait fait avec Jacques Édouard Alexis ? Si l’atmosphère politique est la même mais les tableaux sont nettement différents. En aucun cas il ne peut pas déclarer le Sénat caduc puisque le quorum de 15+1 existe même avec un effectif amputé. De plus le Sénat fonctionne en permanence. La Chambre des députés n’accuse non plus aucune carence de quorum puisqu’elle dispose de 50+1 comme la loi le requiert. La convocation à l’extraordinaire est spécifique selon les articles 101 et 98.2, 102 de la Constitution de 1987

ARTICLE 101:
En cas d’urgence, lorsque le corps législatif n’est pas en session, le pouvoir exécutif peut convoquer l’Assemblée Nationale à l’extraordinaire.

ARTICLE 98.2:
Les pouvoirs de l’Assemblée Nationale sont limités et ne peuvent s’étendre à d’autres objets que ceux qui sont spécialement attribués par la Constitution.

ARTICLE 102:
L’Assemblée Nationale ne peut siéger ou prendre des décisions et des résolutions sans la présence en son sein de la majorité de chacune des deux (2) Chambres.

51 contre, 35 pour et 9 abstentions. Le verdict de la Chambre basse est clair. Préval va-t-il proposer Jonas Gué comme son Nouveau Candidat à la primature et rouvrir les rideaux sur l’Acte II de son Gouvernement avec KOZEPEP en vue des élections de 2011. Ce virage aigu s’avère très dangereux d’autant plus que le secrétaire d’État à l’Agriculture Jonas Gué a un contentieux avec le Président Lionel Fernandez par suite de l’interdiction d’entrée en Haïti des poulets dominicains. De nos jours personne ne peut sous estimer le poids de la Dominicanie sur le marché comme caisse de résonance des Grandes Puissances comme La France, le Canada et les USA.

Haiti : Nouveau Premier Ministre: Le jeu d’echec de Rene Preval (Part IX) Fin de l’acte I debut de l’acte II

Wednesday, May 14th, 2008

Par Stanley Lucas

Eriq Pierre a ete rejete par la chambre des deputes. Nous avions annonce la couleur, esperant que certains comprendraient et eviteraient au pays ce cirque, mais non! Ce qui est etonnant dans ce jeu d’echec c’est que le maitre du jeu est previsible. La strategie de Rene Preval n’a pas change, il est toujours en 1998 et s’oriente vers Janvier 1999. Preval a laisse partir les neuf senateurs sans rien negocier, mis en place son CEP partisan, manipule la loi electorale et travaille a l’elimination de la constitution de 1987. Dans ce jeu complexe il n’y a aucune regle, c’est un jeu sans gants ou tout les coups sont permis. Seulement les joueurs ambitieux sur la table souvent oublient les cris du dehors puisque l’appat de l’immediat ne leur permet pas de defendre les interets nationaux. Essayons de voir clair.

Preval savait qu’Eriq Pierre ne passerait pas il a quand meme force la note. Quel etait l’objectif? La recherche du chaos? L’acceleration de la degradation de l’environnement politique? Dans quel but? A qui profiterait le crime? Preval qui renforcerait son pouvoir? Aristide? Depuis quelques temps les lavalassiens So Ann, Yves Crystallin, Coffy passe beaucoup de temps avec Preval. Jacques Edouard Alexis qui continuerait a avoir les rennes en main? Rappelons qu’Alexis a participe au rejet d’Eriq Pierre lors du vote d’aujourd’hui. Eriq Pierre marque la fin de l’acte I, Fritz Lonchamp qui ne sera pas ratifie par le parlement debutera l’acte II. Il recevra la vote des deputes mais sera rejete par le senat. Le pouvoir semble-t-il va reprendre les rues.

Au niveau du parlement c’est aussi la bataille de la succession. Alexis controle 20 des 51 deputes qui ont rejete Pierre, au niveau du parlement, il a son agenda politique. Eriq Pierre n’en faisait pas partie. Au sein de Lespwa c’est la revolte. Steven Benoit et deux autres deputes ont ete expulses du CCP. Kelly Bastien, Joseph Lambert sont les competiteurs d’Alexis. Bastien veut constituer le CCP en un bloc antineoliberal et l’utiliser comme plateforme pour promouvoir ses ambitions politiques, il veut etre premier ministre et president. Il en est de meme pour Joseph Lambert qui grace aux deputes de Jacmel est tres influent au sein du CCP. Lambert l’avait annonce “neg pap pote valiz anko”.

les 51 deputes qui pour la plupart avait donne le vote de confiance a Alexis pour quinze mille dollars americains, selon les informations circualant dans la capitale, veulent un gouvernement Lespwa/Lavalas qui mettrait de cote les partis politiques et leurs representations au parlement. La vision de cette equipe qui depuis 1994 veut construire un parti unique en Haiti n’a pas change. Ils sont opposes au dialogue, au pluralisme politique et a la democatie.

Dans ce jeu macabre la souffrance du peuple Haitien est ignore. Les acteurs politiques au pouvoir au cours des six derniers mois ont montre qu’ils sont deconnectes avec la realite du pays, des citoyens. Ce jeu d’interet personnel, de petits gains est dangeureux pour le systeme qui est deja corrompu jusqu’aux os. Le vent du changement s’annonce-t-il plus tot que prevu?

Cette victime Eriq Pierre est un coup dur pour plusieurs raisons: la diaspora, le monde paysan, la competence et faire rentrer Haiti dans l’ere de la globalisation. En moins de trois mois c’est le deuxieme elements de la diaspora qui vient d’etre victime. Je suis sur qu’Eriq comprend Boulos aujourd’hui. Les deputes du groupe 51 n’aiment pas la diaspora, certains avaient qualifies Eriq Pierre de “produit importe”. Pourtant Haiti dans sa realite vit de produits importes. Pres de quatre vingt pour cent de la consommation locale est importee. Le groupe 51 antineoliberal/Lespwa/lavalas est dangeureux pour l’avenir de la democratie, la stabilite politique et le developpement economique.

Le pays en dehors, le paysan, a ete aussi victime dans ce rejet. Le traitement de l’acte de naissance des grands parents d’Eriq Pierre et par la suite de l’acte de naissance de ce dernier est une insulte pour les Haitiens de la province. Neg yo di peyizan pa ladanl. Sur les 9.2 million d’Haitiens je suis certain que 80% d’entre eux ont ce probleme similaire d’acte de naissance. Ces 51 deputes qui viennent de la province devraient avoir honte d’avoir utilise cette excuse, au lieu de s’assumer, pour rejeter Pierre. Nous savons tous l’etat de nos bureaux d’etat civil qui sont dans un etat delabre.

La victoire de la mediocrite sur la competence a encore une fois ete confirmee aujourd’hui. Les arguments des deputes du groupe 51, la qualite des interventions et du debat en sont une preuve palpable du regne da mediocrite qui sevit en Haiti. C’est aussi un indicateur des resistances que ceux qui veulent promouvoir des reformes et la modernisation de la politique Haitienne auront a faire face. La bataille contre l’ignorance, la mediocrite et la corruption ne sera pas facile.

Haiti est en retard, au lieu de se mettre au travail les responsables politiques s’amusent a un jeu suicidaire imcomprehensible. On a l’impression que ces hommes au pouvoir depuis plus de dix huit ans sont devenus fous. Quelque chose doit changer en Haiti.

Haiti : Pour Une Autre Gouvernance Politique

Tuesday, May 13th, 2008

par Marie Laurence Jocelyn LASSEGUE

Je voudrais d’abord et avant tout remercier le Président de la République, Monsieur René PREVAL ainsi que le Chef du Gouvernement, Monsieur Jacques Edouard ALEXIS, pour la confiance placée en moi durant deux (2) ans. Ce fut un honneur, de pouvoir contribuer à la conduite des affaires de mon pays, dans une phase particulièrement délicate de son histoire.
J’ai été à la tête du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes durant ces deux (2) ans. Toutefois, la présente, n’a pas pour objectif de dresser le bilan et les perspectives de cette institution. J’aurai l’occasion de le faire au moment de la passation des rennes à ma successeure.

A l’heure de la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale, je veux faire part de ma compréhension des choses afin de participer à la réflexion sur la bonne gouvernance. Je préfère que l’on me reproche de parler, de trop parler maintenant. Je ne supporterais pas demain de m’être tue !

Du profil des ministres
Au sein d’un Cabinet Ministériel, on peut être très « technique », spécialiste dans un domaine précis : tourisme, culture, économie, égalité des sexes, etc… et s’en tenir à la bonne marche de tel secteur en question. Le pays a eu d’excellents-es/ experts-es qui ont récemment encore réalisé un travail exceptionnel au sein du Gouvernement de Monsieur Alexis. Néanmoins, on peut être un-e Ministre technique et également politique par choix idéologique, ou par expérience de la chose publique. Ceci n’empêche pas cela.

Dès le premier jour de la crise aux Cayes, le 2 avril dernier, les évènements ont accentué les interrogations qui étaient les miennes depuis plusieurs mois. Membre d’un Gouvernement dont j’étais fière, sous la houlette d’un Premier Ministre expérimenté et rigoureux, je travaillais dans un secteur difficile par excellence. J’ai aussi toujours tenu à contribuer aux réflexions globales du Gouvernement, en vue de la cohésion que voulait le Premier Ministre. J’ai, ainsi, fait part de propositions relatives à la communication gouvernementale, à la nécessité de rencontres régulières entre les ministres, le Parlement et les partis politiques représentés au sein dudit Gouvernement.

J’avoue que depuis un (1) an, j’avais des questionnements, des doutes même, face à l’articulation des actions des différentes entités étatiques, compte tenu des rôles définis par la Constitution. Je pensais que nous n’étions, peut-être pas, sur la bonne voie. Ce, également, en raison des interpellations du Chef de l’Etat qui exprimait, de façon récurrente, des réserves quant à la performance du Cabinet Ministériel. Je sentais un énorme décalage entre ce que nous faisions et ce qu’il semblait attendre de nous. J’ai pensé que je me trompais peut-être, que le temps me donnerait tort. C’est moi qui ai eu tort justement de n’avoir pas assez insisté, en faisant part de mes préoccupations et inquiétudes grandissantes en Conseil de Gouvernement ou en Conseil des Ministres. Aujourd’hui, au nom de cette politique que j’exhorte les femmes à faire autrement, je veux réfléchir tout haut avec les Responsables politiques de mon pays : le Président de la République, le Premier Ministre, les Partis Politiques, le Parlement Haïtien.

Du Gouvernement Pluriel
Dès le départ, le Chef de l’Etat a fait choix d’un Gouvernement pluriel. Fallait-il pour autant, au nom de ce pluralisme politique, verser dans un immobilisme quasi paralysant ! L’Exécutif, en deux années, n’a pratiquement pas touché à ceux et celles dont la mission est non seulement de nous représenter, mais surtout de défendre les intérêts politiques, économiques et culturels du pays à l’étranger. Je veux parler des Ambassadeurs-res, des Consuls-es etc… D’autres représentants-es par excellence de l’Exécutif, les Délégués-es gouvernementaux, sont restés-es en poste, sans pour autant être imbus-es ou sans forcement épouser les orientations stratégiques du pouvoir. Rappelons que ces personnalités régionales, doivent jouer un rôle capital dans la coordination de l’action gouvernementale avec les élus-es locaux. Dans l’article 86 de la Constitution, il est indiqué que : « Les Délégués et Vice-Delegués assurent la coordination et le contrôle des Services publiques. Ils n’exercent aucune fonction de politique répressive ». De même qu’un Cabinet est appelé à partir avec le ou la Ministre, de même les Délégués-es et vice-Délegués devraient accompagner tout renouvellement de l’Exécutif. Il semblerait évident que le Président de la République ait eu peur de ces changements qui auraient, selon lui, fragilisés cette stabilité politique essentielle au développement économique et au renforcement de la sécurité dans les dix (10) Départements.

Par ailleurs, le choix du Chef de l’Etat a donné lieu à un Cabinet Ministériel formé de personnalités d’horizons divers. Si cette composition présentait l’avantage de refléter la pluralité du Parlement, et somme toute, le caractère composite des forces politiques du pays, elle charriait aussi, avec elle, sa part de difficultés tout particulièrement en termes de gouvernance opérationnelle et de cohésion structurelle. Ces difficultés sont non intrinsèques aux personnalités en question, ni à l’action du Premier Ministre. Celles-ci traduisent le dysfonctionnement criant de toutes les composantes concernées de l’appareil d’Etat.

De la Cohésion Gouvernementale
Malgré les efforts du Premier Ministre, tout s’est passé comme si nous ne formions pas «un vrai» gouvernement ayant la confiance du Chef de l’Etat. Un gouvernement doit être une équipe, une équipe solidairement responsable des décisions prises collectivement. Or, les faits nous ont souvent montré le contraire. Tout au long de ces deux (2) années, chacun et chacune s’est concentré-e, sur ses dossiers sectoriels propres au détriment de l’action globale, sur lequel repose, en définitive, la performance collective.

Le cantonnement dans les dossiers spécifiques, a fragilisé, malgré la bonne foi et la compétence, la conduite politique des affaires du pays. Un gouvernement doit non seulement gérer le quotidien mais également, tenter de prévoir les contingences, prendre le pouls des situations conjoncturelles et ainsi aboutir collectivement aux décisions qui s’imposent.

Une occasion avait été offerte après l’interpellation du 28 février 2008. Un remaniement ministériel était souhaitable dans le but de redéfinir l’action gouvernementale et repartir sur de nouvelles bases. Le Chef de l’Etat, le Premier Ministre sont passés à côté de ce moment critique et n’ont pas jugé bon d’adopter les mesures, qui de toute évidence, s’imposaient.

Du Parlement, des groupes parlementaires
Les parlementaires et les différents groupes des deux (2) chambres qui se sont constitués tout au cours de cette période, ont eu une praxis singulière de leurs prérogatives constitutionnelles. L’interpellation du Premier Ministre, par exemple, était brandie plutôt comme une démarche obligatoire de sanction, alors qu’il aurait dû servir d’outil d’évaluation de l’action gouvernementale. Elle aurait pu également être une opportunité de définition des mesures correctives à entreprendre !

Pour une bonne gouvernance, nous aurions intérêt à considérer le devoir de contrôle des actions du Gouvernement comme un processus de correction politique, un exercice hautement démocratique. Le pouvoir doit être utilisé par les instances concernées pour rechercher des améliorations dans l’intérêt collectif. C’est ce que nous, féministes politiques, appelons « faire la politique autrement ».

Quant à l’Exécutif, il a négligé de construire cette majorité parlementaire si nécessaire à son action pérenne. Le processus ayant conduit à l’élection du chef de l’Etat, ne lui a pas accordé une majorité partisane. Il aurait donc fallu, par le jeu des alliances, bâtir cette majorité structurée et organisée. Sans compter que le fort sentiment d’indépendance des Parlementaires ne les a pas astreints à une discipline de Parti. Là aussi, nous avons un apprentissage à faire, pour le bien de la démocratie. Le déficit d’institutionnalisation concerne donc aussi les Partis Politiques.

Des Partis politiques
Partout ailleurs, dans les systèmes ou les forces politiques sont représentées tant au Parlement qu’au sein du Gouvernement, des mécanismes de consultations, de conciliation, de régulation célères sont créés. Ils permettent d’éviter tout malentendu, tout dérapage et participent au maintien de la continuité de l’Etat. Les Partis politiques présents au Parlement le savent, ils apprennent quotidiennement à leurs cadres comment faire fonctionner l’Etat, comment utiliser les outils politiques pour une bonne gouvernance, etc… Il aurait suffi qu’ils fûssent pro-actifs en faisant eux-mêmes au Chef de l’Etat, au Chef du Gouvernement des propositions concrètes de réorientations stratégiques, de remaniements des personnels lorsqu’il le fallait. Or l’occasion s’est présentée après l’écrasant vote de confiance à la Chambre Basse, en février dernier. Par ailleurs, la même énergie avec laquelle les Partis politiques alliés au gouvernement et le Sénat de la République eurent à demander le départ du Premier Ministre, aurait dû être utilisée par ces derniers pour réorienter l’action gouvernementale, lorsqu’il semblait clair que la formule de gouvernement pluriel n’était plus la panacée et ne correspondait plus aux besoins de l’heure.

Les Partis Politiques auraient également dû, tenant compte de l’énoncé de Politique Générale, et veiller à ce que le Premier Ministre, tienne avec eux des réunions régulières d’évaluation tant de l’action du Gouvernement que du travail des Ministres les représentant respectivement. Une telle pratique aurait grandement profité à la Nation et évité que nous débouchions sur la situation qui a conduit, entre autre, au désastre économique et social d’avril dernier.

Des Marges de Manœuvre du Premier Ministre
Dans un tel contexte, le Chef du Gouvernement avait très peu de marge de manœuvre. Entre un Parlement fort de ses prérogatives constitutionnelles, et un Président bien imbu de sa légitimité électorale. Desservi par une faiblesse institutionnelle généralisée, le Premier Ministre s’est fort souvent retrouvé dans des situations difficiles voire inextricables. A ce jour, aucun mécanisme n’a été mis en place, favorisant une collaboration systématique des diverses instances de l’appareil d’Etat en vue de permettre la direction effective du Gouvernement.

La question de communication gouvernementale mérite également d’être indexée. Il s’agit ici de plaider en faveur de l’établissement d’une politique nationale de communication, afin d’informer sur les orientations du gouvernement, sur les difficultés de l’heure et sur les solutions arrêtées pour les populations.

Il faut aussi et surtout une «culture de la communication» apte à renforcer l’institutionnalisation de l’Etat et se reposer sur les diverses structures existantes, au niveau national, régional et local, notamment sur les medias communautaires, afin de s’assurer de la circulation d’informations des Chefs lieux des départements aux sections communales.

Du Gouvernement de Coalition
Aujourd’hui, un consensus semble être trouvé pour un gouvernement de coalition détenant une feuille de route bien précise. Un tel gouvernement avec un programme commun, des objectifs clairement définis, soutenu par une majorité parlementaire bien structurée, pourrait garantir la prise en compte des attentes urgentes des populations. Il s’agira, néanmoins, de vœux pieux, si le prochain Premier Ministre ne peut implémenter son action politique avec le soutien déclaré et réel du Chef de l’Etat, dans le libre respect des prérogatives constitutionnelles de l’un comme de l’autre. Si le prochain titulaire de la Villa d’accueil n’est pas assuré de rencontrer les Partis représentés dans son Cabinet de façon régulière ; s’il n’a pas la latitude, quand il en sent le besoin, de changer de Ministre ou de hauts fonctionnaires ; s’il ne peut réviser son plan d’action au regard de la conjoncture nationale et internationale ; si le Parlement haïtien ne joue pas son rôle de législateur et de contrôleur en constant dialogue avec l’Exécutif… force sera de constater que la montagne aura accouchée, une fois de plus, d’une souris. Il nous faudra alors évaluer les dégâts que nous n’aurons qu’à déplorer, une fois de plus, dans notre pays !

Que le prochain Chef du Gouvernement soit « politique », ou « technique », si les mécanismes institutionnels garantissant son action ne sont pas mis en branle, il échouera. La feuille de route issue du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) n’aura de vertu que si toutes les instances de l’appareil d’Etat s’impliquent de façon efficace et surtout respectent les règles du jeu démocratique.

Se reg jwet la ki pou respekte !