Archive for June, 2008

La Justice Haitienne se prononce Roudolph Boulos toujours Senateur du Nord Est.

Thursday, June 26th, 2008

Liberté -Egalite - Fraternité
République d’Haïti
Au nom de la République

Le Tribunal Civil de Fort-Liberté compétemment réuni au Palais de Justice de la dite ville a rendu en ses attributions civiles le jugement suivant :

ENTRE

Le Sieur Roudolph Henry Boulos, propriétaire demeurant et domicilié à Fort-Liberté, Sénateur de la République, identifié par sa carte d’Identification Nationale No : 99-99-99-1951-04-0002 ayant pour avocats constitués Maitres Samuel Madistin et Jean Rémy du barreau de Port-au-Prince respectivement identifiés, patentés et imposés aux Nos : 003-341-604-3, 770854 et 772436 ; 003-265-694-7 ; 4006907 et 4006916 et Maitre Elphège Blaise du barreau de Fort-Liberté identifie, patenté et imposé aux Nos : 001-061-231-8, A1437160 et 1437164 avec élection de domicile tant au cabinet Madistin et associés sis au No : 195, Avenue John Brown, Port-au-Prince qu’au cabinet Elphege Blaise et Luc Aubery Calixte sis à la rue Stenio Vincent No :746, Fort-Liberté, Haïti, partie demanderesse d’une part ;

CONTRE

L’Etat haïtien représenté par le Directeur General des Impôts (DGI) M. Jean Frantz Richard, propriétaire, demeurant et domicilie à Port-au-Prince identifié au No : 003-003-531-5 pour l’exercice fiscal en cours, représenté à Fort-Liberté par le Directeur Général des Impôts M. Gabriel Augustin ayant son office à la rue Stenio Vincent, Fort-Liberté, Haïti ayant pour avocats Maitres Jean Serge François, Fritz Pierre, Jude Rosemond et Edva Jose du barreau de Port-au-Prince, identifiés, patentés et imposés aux Nos : 003-824-960-2 ; 90181-M ; 003-009-661-2 ; 685160,65441 ; 0011-030-396-1 ; 490471 ;A315280 ; 001-552-123-2 ; 7516k, 54161N avec élection de domicile au siège de la direction générale des Impôts sis à Port-au-Prince à l’angle des rues Paul VI et Monseigneur Guilloux No 2746 partie défenderesse d’autre part ;

L’affaire inscrite au rôle au No 01715/2008 du rôle est appelée et retenue ;

Me Samuel Madistin avocat de la partie demanderesse sollicite et obtient la parole a lu et déposé ses conclusions principales contenues dans son acte d’assignation.

Attendu que le requérant est élu 1er sénateur de la république pour le département du Nord-est au cours des élections législatives complémentaires de 2006, appert procès-verbal de proclamation des résultats publies au moniteur No 9 du 26 janvier 2007 ;

Attendu que les pourvoir du requérant ont été régulièrement validés, Qu’il a prêté le serment Constitutionnelle, appert le compte rendu analytique de la séance du 06 Février 2007 du Senat de la République, qu’il a, de plus, bénéficié, de la confiance de ses paires qui l’ont élu vice-président du Senat de la république, appert le compte rendu analytique de la séance du 17 janvier 2008 du Senat de la République :

Attendu que le 18 Mars 2008 , protestant que le requérant aurait joui d’une autre nationalité, une commission Sénatoriale d’enquête du Senat sur la nationalité des sénateurs et des hauts fonctionnaires de l’Etat a présenté à l’assemblée en vue de sanctionner le requérant n’a pas obtenue la majorité de deux tiers de l’assemblée exigée par la Constitution pour sanctionner un membre du Senat ou de la chambre des députés ; malgré tout, le président du Senat, le Dr Kelly C. Bastien , a déclaré adoptée la dite résolution ;

Attendu que toute partie qui succombe en justice supporte les dépens :

Par ces causes et motifs , et toute autre à suppléer de droit, d’office et d’équité, voir le tribunal dire et déclarer que les questions relatives à la nationalité, à la qualité d’un citoyen sont du ressort exclusif des tribunaux Civils : reconnaitre , en conséquence, que la résolution du sénat du 18 Mars 2008 est une voie de fait ; la déclarer inopposable au Sénateur Roudolph Henry Boulos ; réserver les droits du requérant à exercer ultérieurement une action en dommages-intérêts contre l’Etat Haïtien pour les graves préjudices subis ; condamné l’Etat haïtien aux frais et dépens de la procédure ; sous toutes réserves . Ce sera justice.

A l’appel de la partie défenderesse par l’Huissier, Me Edva Jose sollicite et obtient la parole pour la défense de l’Etat Haïtien, représenté par le Directeur General des Impôts (DGI) M. Jean Frantz Richard, Propriétaire , demeurant et domicilié à Port-au-Prince, identifié au no 003-003-531-5 représenté à Fort-Liberté par le Directeur général des Impôts ,M. Gabriel Augustin ayant son office à la rue Stenio Vincent , Fort-Liberté Haïti à dicter ses conclusions.

Attendu qu’à la date du 2 mai 08 par exploit d’huissier Hubert Clervin du TPI de Fort-Liberté , le Sieur Roudolph Henry Boulos a assigné l’Etat Haïtien en vue de voir et entendre le dit Tribunal déclarer que les questions relatives à la nationalité… etc. réserver les droits du requérant à exercer ultérieurement une action en dommages - intérêts pour les graves préjudices subis. Condamner l’Etat Haïtien aux frais et dépens de la procédure.

Qu’il plaise au tribunal.

Attendu que dans son assignation selon les principes généraux qui gouvernent la responsabilité de la puissance publique l’Etat dans une société démocratique ne peut imposer à ses sujets des décisions arbitres et doit leur garantir une voie de recours effective et efficace contre les décisions qui préjudicient à ses droits.

Attendu que dans le cadre de ce conflit l’Etat Haïtien n’a pris aucune décision contre la partie demanderesse le sieur Roulph Henry Boulos qui lui aurait causé de graves préjudices matériels réparables en argent aux termes des articles 1168 et 1169 C.C.

Attendu qu’il y a lieu pour le tribunal de rejeter cette demande d’une éventuelle action en dommages- intérêts, contre l’Etat Haïtien et aussi de condamnation aux frais et dépens de la procédure.

Par ces causes et motifs. Et tous autres à suppléer de droit d’office et d’équité voir et entendre le dit Tribunal rejeter l’action ultérieure en dommages-Intérêts contre l’état Haïtien par le sieur Rouldoph Henry Boulos et aussi la condamnation aux frais et dépens . Sous toutes réserves, c’est droit.

(S) Me Edva Jose, av.

Le ministère public sollicite et obtient la parole demande la communication de toutes les pièces généralement quelconque que les parties entendent se servir et un délai légal pour faire sortir son réquisitoire. Droit est fait à cette requisition. Plus rien n’étant à l’Ordre du jour, le Doyen déclare le siège levé.

A l’audience du 13 juin 2008

Le ministère Public représenté par Me Gerçon Brenor av, Commissaire du Gouvernement après avoir rétabli sur la table du Greffe le dossier de l’affaire a lu et déposé le réquisitoire suivant.

Attendu que dans tout procès dont il est saisi, le Tribunal a pour souci préalable d’analyser sa compétence.

Attendu que le demandeur allègue dans l’assignation du 2 mai 2008 les prétentions suivantes :

Attendu que dans un premier temps le demandeur n’a pas saisi la juridiction du Tribunal Civil de Fort-Liberté pour statuer sur le bien fondé ou non de la double nationalité invoquée à son encontre par les membres de la chambre du Senat mais seulement de dire et de déclarer que les questions relatives à la nationalité et à la qualité d’un citoyen sont du ressort exclusif des tribunaux civils.

Attendu que le droit de saisir les Tribunaux Civils pour des questions relative à la nationalité sont d’ordre public ; qu’il appartiendra donc à l’Etat ou un tiers d’entreprendre une telle action au principal ou incidemment. Que donc cette demande sera rejetée pour n’avoir pas pour objet direct de faire juger que le demandeur a ou n’a pas la double nationalité.

En la forme

Attendu que le demandeur dans un second temps de ses conclusions principales demande au tribunal de reconnaitre, en conséquence, que la résolution du sénat du 18 Mars 2008 est une voie de fait ; la déclarer inopposable au sénateur Roudolph Henry Boulos…

Attendu que le demandeur se contente d’avancer qu’une résolution du Senat a été prise à son encontre sans soumettre à l’audience une pièce laissant croire qu’il a été puni par les membres du Senat d’une peine disciplinaire ou de radiation.

Attendu qu’il est un principe procédural que le demandeur est tenu les preuves à l’appui de sa demande : « actori incombit probatio. »

Attendu que le terme voie de fait avancé par le demandeur relève purement du domaine administratif, il en est de même de la résolution considérée comme un acte administratif.

Attendu que le demandeur à relève à travers l’assignation du 2 Mai 2008 que la résolution soumise à l’assemblée en vue de prononcer la sanction à son encontre n’a pas obtenu la majorité de deux tiers de l’assemblée exigée par la constitution en son article 112-1.

Attendu que conformément à l’article 117 de la constitution, tous les actes du corps législatif doivent être pris à la majorité des membres présents, excepté s’il en est autrement prévu par la présente constitution.

Attendu qu’en principe les actes de la puissance publique échappent à la compétence des juridictions judicaires. Qu’en vertu d’un arrêt de la Cour de Cassation le 16 Janvier 1923, Arrêt sept fonds, cette règle est générale en ce qui concerne les juridictions civiles que celle-ci ne peuvent en général ni apprécier la légalité des actes administratifs, ni interpréter de tels actes ;

Attendu que selon une jurisprudence restrictive du conseil d’Etat et du Tribunal des Conflits, tout ce qui, dans les opérations administratives, est appréciation des actes et des opérations de la puissance publique doit être de la compétence des tribunaux administratifs (André Haurion, précis élémentaire de droit adm, 1938, P.218).

Attendu que les articles 59 à 60-2 de la constitution haïtienne de 1987 garantissent l’indépendance des trois pouvoirs exécutif, législatif, et judiciaire ;

Attendu qu’en aucun cas, les autorités judiciaires ne sont aptes à s’immiscer dans les décisions du pouvoir législatif sans avoir préalablement été saisi par celui-ci ;

Attendu qu’aux termes de l’art 112 de la Constitution, chaque chambre au terme de ses règlements nomme son personnel, fixe sa discipline et détermine le mode suivant lequel elle exerce ses attributions. Que de plus chaque chambre peut appliquer à ses membres pour conduite répréhensible, par décision prise à la majorité des deux tiers, des peines disciplinaires, sauf celles de la radiation.

Par ces motifs

Dire et déclarer que le tribunal civil ne saurait connaitre du fond de l’affaire opposant le sénateur Roudolph Henry Boulos demandeur contre l’Etat haïtien représente par Jean Frantz Richard, le Directeur général de la DGI, sans manifestement engendrée un conflit d’attribution au niveau de deux ordres juridictionnels ;

Dire et déclarer par conséquent que le tribunal Civil de Fort-liberté est incompétent rationae materiae –Renvoyer les parties par devant la juridiction administrative pour les suites de droit ; sous toutes réserves.

(S) Me Gerçon Brenor, av. Commissaire du Gouvernement.

Et le tribunal pour dire droit ordonne le dépôt des pièces et un délai légal pour faire sortir son jugement ;
Vu verse au dossier les pièces suivantes :
Photocopie acte Naissance de Roudolph Henry Bolos ;
- Photocopie Extrait d’archives nationales d’Actes de naissance de Roudolph Henry Boulos ;
- Photocopie carte d’identité (Nif) et carte d’identification Nationale de Roudolph Henry Boulos ;
- Original Matricule Fiscal de Roudoplh Henry Boulos ;
- Photocopie Passeport Haïtien de Roudoplh Henry Boulos
- Photocopie formulaire d’inscription au Senat de Roudolph Henry Boulos ;
- Photocopie du certificat de sénateur élu de Roudolph Henry Boulos
- Photocopie du moniteur en date du 26 janvier 2007 ;
- Compte rendu analytique de la séance du 06 février 2007 ;
- Compte rendu analytique de la séance du 17 janvier 2008 ;
- Photocopie rapport de la Commission Sénatoriale d’enquête et Résolution du sénat ;
- Assignation à l’Etat Haïtien ;
- Constitution d’avocats et demande de communication de pièces sur l’Etat Haïtien ;
- Sommation d’audience ;
- Et le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Le tribunal ;

Attendu que le 18 mars 2008, l’Assemble des sénateurs a adopte à 17 voix pour 0 contre et 3 abstentions une résolution reconnaissant que leur collègue Roudolph Henry Boulos élu premier sénateur de la République pour le département du nord-est au cours des élections législatives complémentaire de 2006 (appert procès verbal de proclamation des résultats publiés au Moniteur No 9 du 26 janvier 2007. Réf. CEP/ SG/1297 donné et scellé au siège central du conseil électoral Provisoire à Delmas, le 11 janvier 2007 et signés de M. Rosemond Pradel Secrétaire Général et M. Max Mathurin (Président) n’a pas Qualité pour siéger au Senat de la République à cause de sa nationalité étrangère.

Attendu que se sentant lésé, le premier Sénateur du Nord -Est par assignation en date du Vendredi deux Mai deux mille huit et par sommation d’audience en date du lundi deux juin 2008 dument vise le 05 Juin 2008 par le commissaire du Gouvernement enregistrés demande au Tribunal de Première Instance de Fort-liberté de dire et déclarer que les questions relatives à la Nationalité, à la qualité d’un citoyen sont du ressort exclusif des tribunaux civils ; reconnaitre en conséquence que la résolution du sénat du 18 mars 2008 est une voie de fait. ; la déclarer inopposable à lui sénateur Roudolph Henry Boulos ; réserver ses droits à exercer ultérieurement une action en dommages –intérêts contre l’Etat Haïtien pour les graves préjudices subis ; Condamner l’Etat Haïtien aux frais et dépens de la procédure ;

Attendu que le sénateur Roudolph Henry Boulos par l’organe de son avocat Me Samuel Madistin argumente que la doctrine qualifie de voie de fait les décisions des pouvoirs publics dans les trois cas suivants : « premièrement, il y a voie de fait même sans exécution matérielle des lois que les vices qui attachent la décision litigieuse sont d’une gravité exceptionnelle ; Deuxièmement, quand l’acte est insusceptible de se rattacher à l’exécution d’un texte législatif ou réglementaire… Troisièment s’il y a atteinte aux libertés fondamentales » (Georges Surpuis op.cit. P. 548). Que « les tribunaux judiciaires sont exclusivement compétents pour réparer la voie de fait ou la faire cesser … d’apprécier si l’acte irrégulier ou l’exécution irrégulière qui porte atteinte aux libertés fondamentales est manifestement insusceptible de se rattacher à un pourvoir de l’Administration » (Georges surpuis op.cit. P. 548).

Attendu que le demandeur augmente que ni la constitution, ni la loi ni les règlements intérieurs du Senat ne donnent au Senat de la République un tel pourvoir ; Que donc l’acte posé par le sénat de la république est une voie de fait ; Que toute action en inopposabilité d’un tel acte a un citoyen qui se sent lésé est de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires,

Attendu que l’Etat Haïtien par l’organe de son avocat Me Edvar Jose s’oppose à titre principal à la réserve des droits du demandeur à exercer ultérieurement une action en dommages-intérêts contre l’Etat Haïtien pour les graves préjudices subis et à la condamnation de l’Etat Haïtien aux frais et dépens de la procédure inoffensif pris que dans le cadre de ce conflit l’Etat Haïtien n’a pris aucune décision contre le demandeur ;

Attendu qu’en guise de replique Me Samuel Madistin avocat du Sénateur Rouldoph Henry Boulos déclare ne pas tenir rigueur à l’Etat haïtien quand à sa réserve d’intenter ultérieurement une action en dommages-intérêts ; que sur cette déclaration Me Edvar Jose avocat de l’Etat Haïtien a vite fait demander acte au tribunal du fait que le Sénateur Roudolph Henry Boulos se désintéresse à la question de dommages-intérêts et de condamnation de l’Etat Haïtien aux frais de la procédure.

Attendu que sollicitant et obtenant la parole le Ministère Public représenté par le commissaire du Gouvernement Me Gerçon Brenord a conclut en ces termes :

« Dire et déclarer que le tribunal civil de Fort-Liberté , ne saurait connaitre du fond de l’affaire opposant le sénateur Roudolph Henry Boulos demandeur contre l’Etat Haïtien représenté Par Jean Frantz Richard le Directeur Général de la DGI sans manifestement engendré un conflit d’attribution au niveau des deux ordres juridictionnels ; dire et déclarer par conséquent que le tribunal Civil de Fort-Liberté est incompétent rationae materiae ; renvoyer les parties par devant la juridiction administrative pour le suites de Droit. Sous toutes réserves »

Attendu que le Tribunal a fait remarquer à l’honorable représentant du ministère public que les débats s’engagent et que les exceptions par lui élevées à ce stade de la procédure semblent inopportunes ;

Attendu que le ministère Public a déclaré pour la suite qu’en tout état de cause c’est ce réquisitoire qu’il maintiendra ;

Attendu qu’en toute évidence l’Assemblée des sénateurs peut prendre des sanctions disciplinaires contre un sénateur mais elle n’a pas de provision Constitutionnelle pour le destituer au regard de l’article 112-1 de la Constitution de 1987 ainsi conçu :

« Chaque chambre peut appliquer à ses membres pour conduite répréhensible, par décision prise à la majorité des deux tiers, des peines disciplinaires, sauf celle de la radiation »

Attendu que suivant le dictionnaire Larousse : Radier – (latin, radiare, rayer) Rayer un nom, une inscription sur un registre, une liste.

Attendu que l’article 112-1 se lit en créole comme suit :

« Depi yon senate ou byen yon depite pa kondui tet li byen lachamn senate ou byen la chanm depite gen dwa bal yon pinisyon.
Men fok sou chak twa (3) Senate ou byen sou chaktwa (3) depite , gen (2) ki dako pou sa. Sel say o pa gen dwa fe se kasel, kom senate ou byen kom depite. »

Attendu que dans le cas du sénateur Roudolph Henry Boulos l’article 113 de la Constitution de 1987 prescrit ce qu’il faut faire :
« Sera déchu de sa qualité de député ou de sénateur, tout membre du corps législatif qui, pendant la durée de son mandat, aura été frappé d’une condamnation prononcée par un Tribunal de droit commun qui a acquis autorité de la chose jugée et entraîne l’inéligibilité. »

Attendu qu’en créole l’article 113 de la constitution de 1987 se lit comme suit :

« Yon manm lachanm, kit li depite, kit le Senate, kapab vinn pedi dwa depitel ou sinon dwa Senatel, anvan tan sevis li fini. Sa rive le yon jij tribunal dwa komen fin jije manm lachanm sa a, pandan sevis li, epi lè li rive kondanmne l pou yon koz ki ta fè, yo pa ta gen dwa chwazi moun sa a nan eleksyon. »

Attendu que le Tribunal de Première Instance de Fort-Liberté admet que depuis l’élection de monsieur Roudolph Henry Boulos comme premier Sénateur de la République pour le département du Nord’Est il n’a jamais rendu un quelconque jugement pour ou contre celui-ci sous la base de l’article 113 de la Constitution de 1987 et autres lois et conventions ratifiées par Haïti.

Par ces motifs

Sur les conclusions du ministère Public déclare qu’effectivement les questions relatives à la nationalité, à la qualité d’un citoyen sont du ressort exclusif des tribunaux de droit commun ; Reconnait en conséquence que la résolution du 18 mars 2008 prise par le sénat est une fuite en avant pour n’avoir pas la vertu d’attendre un jugement d’un tribunal de droit commun sanctionnant le rapport de la commission sénatoriale d’enquête sur la double nationalité. Ce qui rend donc cette résolution inopposable à monsieur Roudolph Henry Boulos premier sénateur de la République pour le département du Nord’est. Tenant compte de l’acquiescement de la partie demanderesse aux observations produite par Me Edva Jose du barreau de Port-au-Prince à l’audience publique du lundi neuf Juin deux mille huit compense les dépens et dommages-Intérêts. Ce qui sera exécuté.

Donné de nous, Garry Paul Angrand, avocat doyen du Tribunal de Première Instance de Fort-Liberté en audience ordinaire, civile et publique de ce lundi seize Juin deux mille huit an 205 e de l’Indépendance en présence de Me Gerçon Brenord, commissaire du gouvernement avec l’assistance du greffier en chef Gaetane Nelson.

Il est ordonné a tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution aux officiers du Ministère public près les tribunaux civils d’y tenir la main, à tous commandants et autres officiers de la force publique d’y prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis. En foi de quoi la minute du présent jugement est signée de nous et de notre greffier.-

Ainsi signés :

Par avocat Garry Paul Angrand, av Doyen

LA REVOLUTION (TRANQUILLE) HAITIENNE | LA GAUCHE HAITIENNE ET LE TERRORISME

Friday, June 20th, 2008

LA LONGUE MARCHE VERS LE CHANGEMENT.

HAITI OBSERVATEUR. SEMAINE DU 18 JUIN 08.
Dr Gérard Etienne.

Nous partons du postulat que rien n’est spontané en politique, que les événements que subit une nation doivent être intégrés dans un ensemble dont les parties sont dépendantes les unes des autres. Il faut aussi poser l’hypothèse selon laquelle des acteurs en scène, à un moment d’une difficile conjoncture, jouent un rôle déterminant dans l’ordre des événements sanglants qui telle une secousse sismique ont traversé le pays .Il convient aussi de se demander dans quelle mesure la participation de ces acteurs ou même leur silence relativement au déroulement de ces sanglants événements n’ont pas incité un grand chef à soumettre tout un peuple à sa mégalomanie voire sa psychopathie. Il faut enfin se demander si ces deux postulats répondent aux exigences méthodologiques au niveau de l’exposition des faits et des réflexions concernant la gauche haïtienne .Nous le croient. Car aussi longtemps que la gauche lavalassienne n’aura pas été démasquée, c’est-à-dire photographiée dans sa laideur et dans la boue où elle se meut; aussi longtemps qu’elle poursuivra ses hypocrites jeux de victime innocente elle continuera à exercer son influence sur la vie politique haïtienne.

Il faut remonter aux années 60-70 pour voir les premiers signes d’un groupuscule qui allait prendre avec J.B. Aristide sa vitesse de croisière. Car contrairement à ce groupuscule dont l’idéologie était vacillante, le médecin romancier Jacques Stephen Alexis fondait lui un vrai parti, le PEP ( Parti d’entente populaire ) dont le manifeste(1) rédigé avec l’aide des jeunes militants Wilner Fort, Jean-Claude Cannal, Renaud Pierre Antoine , Mais le Parti de Jacques Soleil sera combattu avec un cynisme qui frisait même la terreur macoutique ( on agressait au champ de mars les jeunes militants du PEP )par des éléments qui se retranchaient derrière une idéologie stalinienne renforcée par des facteurs subjectifs tels que la jalousie et le manque de connaissances d’une doctrine progressiste .D’où le mot du militant Jean-Claude Canal lors d’une courtoise visite à la maison : « Jacques Stephen Alexis a été deux fois assassiné, écrabouillé .En matière politique mais aussi sur le plan idéologique. Ils ont en effet enterré dans une pile de contradictions une vraie idéologie de gauche.» D’ailleurs ce n’est pas pour rien que la revue NOUVELLE OPTIQUE (revue fondée et dirigée par le chercheur Hérard Jadotte) tirait à boulets rouges sur Gérard Pierre Charles, secrétaire général du PUCH (Parti unifié des communistes haïtiens).

Les publications de ce monsieur se caractérisaient par l’absence d’instruments théoriques en mesure d’expliquer objectivement la problématique haïtienne. Sa RADIOGRAPHIE D’UNE DICTATURE, par exemple, exposait le drame haïtien sous un angle manichéen : les bons d’un côté (Pierre Charles et un groupe de jeunes innocents) et les mauvais de l’autre côté, i.e. Duvalier François et ses partisans. Rien d’étonnant qu’en 1986, on trouve tous les principaux anciens membres du PUCH à côté d’Aristide. Ils avaient la certitude de pouvoir gouverner le pays à la place du père.

Pour bien prendre le leadership du mouvement lavalasse et pour ne pas limiter leur praxis uniquement au champ théorique, ils vont planifier et faire exécuter des actes terroristes dans le but

a) de déstabiliser les gouvernements (déstabilisation dont les néfastes conséquences ont influé sur le développement économique du pays)

b) de dénigrer les Forces armées d’Haïti sur des critères strictement subjectifs (la jalousie des officiers de l’Armée (2) la haine d’une bourgeoisie nationale. Cela explique de janvier 1991 à septembre 1991 le silence de « ces intellectuels » face aux actes terroristes qui ébranlaient l’édifice social.

Rappelons quelques actes de terreur à l’origine du TERRORISME D’ETAT et du TERRORISME SOCIAL (avec pour variable le KIDNAPPING) dont se voit victime une population qu’aucune force ne peut défendre.

1) La destruction de l’avant poste militaire de Martissant. Des armes y ont été volées. (Martissant, 1/ 6 / 91) ;

2) Attaque et incendie du poste de police de Carrefour. Bilan : 70 morts, 62 blessés par balles, 5 à la grenade, 75 à l’arme blanche. Destruction de 33 maisons de commerce. ( Carrefour, 1/7/ 91 )

3) Attaque et destruction de plusieurs maisons , de stations d’essence et de locaux de Partis politiques ( Cap-Haïtien, 1 / 7 / 91 )

4 ) Les citoyens Maxi , Michel et Dieu Maître sont PASSÉS AU SUPPLICE DU COLLIER ( nous soulignons) , incendie de quatre maisons de partisans de l’URN ( Acul du Nord, 1 / 7 / 91 ) .

5) Attaque de l’avant poste militaire de Thor et son incendie par la foule qui se dirigeait vers le poste militaire. Bilan de la riposte 3 morts et une dizaine de blessés (Carrefour 21 / 1 /91 )

6 ) La mise à sac du poste militaire de Bel Air par la populace de la zone ( Port-au-Prince 4 / 10 / 91 )

7 ) Le pillage de 5 maisons de commerce ( Cap-Haïtien, 15 / 4/ 91, .

8 ) L’envahissement du Palais de justice par la foule qui essaie de s’emparer de M. Marc Antoine Lacroix pour lui infliger le père Lebrun ( Port-au-Prince 14 / 4 / 91 ) .

9 ) L’incendie du village de la minoterie ( Port-au-Prince , 22 / 4 / 91 )

10 ) Le vol d’armes à l’arsenal du Quartier général du département du Nord ( Cap-Haïtien, 29 / 6 / 91 )

11 ) Incendie de la Villa Pauléma ( Port-au-Prince 29 / 6 / 91 )

12 ) Attaque du poste de police de Cerca- la – source à la suite d’un incident de terrain de foot bal . Bilan 4 morts par balles, 6 blessés par balles du côté des civils, 6 militaires blessés et un soldat mutilé ( Cerca la Source 1 / 7 / 91 )

13 ) La mise à sac de trois maisons ( Cap-Haïtien 29/7/ 91 ) ;

14 ) Incendie des bureaux de la CATH ainsi que l’attaque de la Mairie de Port-au-Prince ( Port-au-Prince, 13 / 6 / 91 )

15 ) Incendie de la maison de Henri La fortune suite à une dispute ( Anse à veau , 22 / 8 / 91 ) ;

16 ) Incendie de six maisons,

17) Attaque de l’avant poste militaire de Dardonne ( Grand Goave. Vol d’armes. (Grand Goâve, 30/ (9 /91.)

18) Incendie de l’avant poste militaire de Grand Goâve. Vol d’armes( Grand Goâve 30 / 9 / 91 )

19 ) Supplice du père Lebrun à trois accusés ( Carrefour , 21 / 1 / 91 )

20 ) Assassinat de plusieurs personnes par le père Lebrun ( Carrefour, 21 / 1 / 91 ) .

21) Carnage. Bilan du jour : 14 morts, 11 blessés par balles. 1 à la grenade, 23 par d’autres armes (Carrefour 1/2/ 91)

22) Assassinat du soldat Rony Pierre de la 9ème compagnie. Il a subi le supplice du collier ( Port-au-Prince, 3 / 9 / 91 )

23 ) Supplice du père Lebrun infligé à un présumé voleur ( La Saline 24 / 4 / 91 )

24 ) Un corps brûlé aux pneus est trouvé tout près du Fort Dimanche ( 24 / 4 / 91 )

25 ) Assassinat à coups de machette du lieutenant Dominique Marius lors d’une opération militaire ( Léogâne 25 / 5 / 91 ) ;

26 ) Assassinat par un ex-chef de section rurale d’un membre du CASEC d’une des sections communales ( St Michel, 2 / 6 / 91 )

27 ) Assassinat du caporal Cacique Raymond. Il a subi le supplice du collier ( Port-au-Prince, 23 / 6 / 91 );

28 ) Assassinée par la populace et brûlée une femme qui, en légitime défense, a tué son agresseur ( Port-au-Prince 23 / 6 / 91 )

29 ) Brûlé vif par la populace un présumé bandit ( Maniche, 8 / 7 / 91 )

30 ) Lynchage de deux individus arrachés des mains de la police qui doit abandonner son poste. Cet incident donne lieu à des scènes d’anthropophagie. Joseph Almonos subit le père Lebrun. (Maniche, Pilate 10 / 7 / 91)

31) Assassinat de Joseph St Hilaire à coups de machette. Il est brûlé par la populace. (1 / 8 / 91)

32) Assassinat du soldat Rody Dorimond. Il subit le père Lebrun ( Port-au-Prince 12 / 7 / 91 ) ;

33 ) Le lynchage d’un présumé malfaiteur par la populace ( 19 / 7 / 91 ) .

Si nous ajoutons à ces actes terroristes les 49 assassinats suivis de mort d’hommes ou de femmes, les douze cas de massacres où plus de trois personnes ont été tuées ou blessées, les 2000 victimes de l’opération Bagdad 1 ( y compris 109 policiers ) les nombreux cas de kidnapping suivis parfois d’assassinats, même si les rançons exigées ont été payées ( et ceci de janvier 1995 à nos jours ) .

Il faut avoir à l’esprit tous ces actes terroristes pour bien situer, dans une perspective historique, le terrorisme qui étrangle actuellement Haïti. Car autant nous retrouvons sur le terrain les mêmes acteurs qui avaient cautionné les crimes de lavalasse (Michel Hector, Jean-Claude Bajeux, Serge Gilles, Victor Benoît, Suzie Castor etc..) autant par l’emploi, parfois abusif, de la désinformation, par les mensonges éhontés, par la sordide utilisation de la victimologie, on parvient toujours à faire DE L’AUTRE une image diabolique, répulsive, dégoûtante. .

Combien de fois JB. Aristide au cours des interviews accordées à des journalistes naïfs (qui rapportaient les propos du psychopathe sans en vérifier les sources) n’avait-il pas présenté le général Raoul Cédras comme le meurtrier de 5.000 innocentes victimes de Cité Soleil? Combien de fois (et même jusqu’à présent) la gauche lavalassienne n’a-t-il pas joué avec cet de conditionner tout le monde pour vaincre ses propres démons, ses propres désordres. Qu’ils S’appellent Bill Clinton, Brian Mulroney, Georges W. Bush, tous ont été manipulés par les terroristes de lavalasse. Et ce jeu de la manipulation continue de plus bel avec avec le Roi René Préval. Il prend depuis deux ans la direction d’une « gauche » réactionnaire, conservatrice, haineuse et n’hésite devant rien dans le but de pérenniser le pouvoir lavalassien .Et la question se pose à savoir quoi faire.

D’emblée nous rejetons la proposition de Jean-Michel Caroit selon lequel il faudrait, pour Haïti, une coalition de centre-gauche, Cela ne peut pas exister avec des terroristes ou avec tous ceux dont les actes ou le silence ont cautionné le terrorisme dès les premiers moments de cette tragédie. Dans notre histoire de peuple souverain. Et le plus grave dans tout cela, c’est le conditionnement de tous les Chefs d’État (même ceux des grandes puissances) pour qui le mouvement lavalasse représenterait un « idéal » de démocratie. En tout cas l’Ambassade canadienne à Port-au-Prince, Radio-Canada, l’Ambassade américaine, tout ce gratin des bourgeoisies locales et étrangères laisse patiner le joueur Préval malgré le terrorisme d’État qui engendre toutes les formes de criminalité qui « esclavagisent » la société haïtienne.

Cela étant on peut se poser la question de savoir s’il existe encore une gauche non terroriste ou s’il y a au pays et/ ou dans la diaspora des gens libres non inféodés aux inhumaines valeurs du féodalisme ou d’un sauvage capitalisme. La réponse est oui. Pas mal de nos frères et de nos sœurs à l’intérieur comme à l’extérieur du pays conçoivent le changement majeur qui doit libérer Haïti du féodalisme devrait résulter non de la terreur, mais d’une démarche ayant pour amont une pédagogie de la politique progressiste par la discussion des idées, et par la persuasion. Faut-il pour cela un Parti politique? La question demeure ouverte. Chose certaine la « gauche » terroriste a tellement miné le terrain qu’une formation qui se donnerait l’étiquette de gauche deviendra automatiquement l’instrument de propagande des agents du conservatisme jouant sur plusieurs tableaux. En revanche, dans le but d’éviter les pièges des ennemis de la liberté on gagnerait à faire quelques pas en avant en formant un groupe de progressistes qui militeraient dans un Parti déjà existant. Sans doute les idées qui préoccupent ce groupe seront exposées, discutées, et défendues lors des congrès de ce parti. L’expérience a été faite ailleurs et les résultats s’avéraient des plus intéressants. Ici au Canada sans le NPD (Nouveau Parti démocratique) on n’aurait pas eu plusieurs bonnes législatures progressistes dont l’assurance- maladie

1) C’est le moment de « blanchir » LES officiers de l’Armée d’Haïti. DANS LE DISCOURS HAINEUX DES LAVALASSIENS TOUS LES MILITAIRES (nous soulignons) étaient des défenseurs du régime féodal. Faux. Les professionnels de l’Armée, ceux du Corps d’Aviation, du Corps de transmission, du Corps de génie, du Corps médical, du Corps des pompiers, du Corps de la Marine portaient un révolver pour la forme et n’ont jamais procédé à l’arrestation d’un citoyen. En revanche je suis assez honnête pour reconnaître que les officiers rattachés directement au POUVOIR POLITIQUE (donc `LA PRÉSIDENCE MONARCHIQUE) commettaient des crimes.
Par ailleurs on s’explique très mal le silence des officiers devant le terrorisme qui s’abat sur Haïti depuis 2000. C’est clair qu’on ne pouvait demander à ces officiers d’AFFRONTGER LES SAUVAGES GENS D’ARMES DE CLINTON dotés d’armes sophistiquées(23.000).Mais à partir du départ du psychopathe ces officiers auraient dû constituer un groupe de pression pour donner plus de poids à la dissidence (intérieur et extérieur.) Faute de cela toutes les hypothèses sont permises : ou bien on leur a graissé la patte pour se la fermer, ou bien, à l’école militaire (pour les cadets) ils n’avaient reçu aucune leçon de stratégie. Chose certaine, simple civil, j’ai affronté .seul, les terroristes d’Aristide au Canada.

2) J’ai l’intention de confier ce manifeste à une maison d’édition pour être publié. C’était le vœu de Jacques Soleil. Il conseillait la diffusion de ce manifeste par tous les moyens possibles. Or vu que ce manifeste n’est pas dépassé et qu’il reflète toutes les questions de notre brûlante actualité, il mérite d’être publié. Au cas où je trouverais un nombre raisonnable de compatriotes intéressés à connaître les vrais enjeux d’un mouvement politique de gauche, je le ferais publier.Mon courriel.

Dr Gérard Etienne.

Forage de Pétrole en Haiti…

Friday, June 20th, 2008

Par Roberson Alphonse

Forez, puis pompez le pétrole d’Haïti !

Des travailleurs sur le gîte pétrolifère de Morne Diamant en 1983
Gite Pétroliere en Haiti

Le couvercle scellé d’un puit de pétrole

Couvercle puit petrole en haiti

Les indices justifiant des explorations de l’or noir en Haïti sont encourageants. En plein choc pétrolier, quelque 4 compagnies voudraient des concessions de l’Etat haïtien pour faire jaillir du pétrole.

Petrole en haiti

Un tuyeau installé en 1983 par la North Altlantic Refining, une compagnie canadienne

Le pétrole a atteint le seuil des 140 dollars américain le baril. En plein choc pétrolier, Haïti qui importe chaque année des centaines de millions de dollars de diesel, rien que pour produire de l’électricité, semble avoir une carte à jouer. Ses petits gisements jadis méprisés suscitent maintenant de l’intérêt. « Nous avons reçu quatre demandes de permis d’exploration pétrolière, a confié l’ingénieur Dieuseul Anglade, directeur général du Bureau des Mines et de l’Energie. L’Etat haïtien veut s’assurer que ces compagnies disposent de l’expertise en la matière », a-t-il ajouté. « Nous avions eu des indices encourageants qui justifient la poursuite de l’exploration de l’or noir qui s’est arrêtée en 1979 », a-t-il estimé.

Quelque 11 puits dont certains d’une profondeur de 2944 mètres ont été forés à la Plaine du Cul- de- sac, au Plateau Central et à l’Ile de La Gonâve. Des indices en surface ont été trouvés dans la presqu’île du sud et sur la côte nord, a expliqué l’ingénieur Anglade qui croit dur comme fer que le contexte économique prête à ces explorations.

Selon un mémo daté du 16 août 1979 du maître foreur François Lamothe, remis à M. Emmanuel Bouillon, cinq grands puits ont été forés à Porto Suel (Maissade) d’une profondeur de 9000 pieds, à Bebernal, 9000 pieds, à Bois- Carradeux (Ouest), à Dumornay, sur la route de Frère et près du chemin de fer de Saint-Marc. Un échantillon, une « carotte » (réservoir de pétrole) remontée du puits de Saint-Marc, dans l’Artibonite, a subi une analyse physico-chimique, à Munich, en Allemagne, à l’initiative de M. Bouillon. « Le résultat de l’analyse obtenu le 11 octobre 1979, a révélé des traces de pétrole », a confié l’ingénieur Willy Clémens qui s’était rendu dans le pays des Germains.

« Il faut forer puis pomper le pétrole d’Haïti, si nous en avons réellement, a déclaré, sceptique, un géologue un peu agacé par les déclarations sans preuve scientifique. Si nous avons de l’or noir, nos chers amis de la communauté internationale et Hugo Chavez doivent nous aider afin de réaliser des études. Rien que pour avoir le coeur net », a-t-il insisté.

Le pétrole a atteint le seuil pris des 140 dollars le baril lundi dernier. En dépit des promesses de l’OPEP d’augmenter la production de l’or noir pour calmer les craintes du marché, les gros consommateurs s’empressent de constituer des stocks stratégiques en prévision de l’hiver. Même si les cours sont repassés sous la barre des 135 $, les analystes s’accordent sur des courbes ascendantes qui risquent de toucher les 150 voire les 200 $ d’ici à la fin de l’année.

En Haïti où plane le flou sur les véritables potentiels pétrolifères, certains disent : Forez, puis pompez le pétrole d’Haïti ! S’il y en a…

The Barikad Crew Tragedy

Thursday, June 19th, 2008

By Rockmasters.com

Earlier this week, there was a tragic accident in Haiti. Three Haitian hip hop singers, another band member, and the driver of the group Barikad Crew died in a terrible car accident.

According to News reports, they were electrocuted and burned beyond recognition when a high tension electrical wire struck their car. To worsen matters, a long time girlfriend of one of the singers, K-Tafalk, committed suicide 24 hours after the death of her long time boyfriend.

Barikad Crew - Haiti

In Haiti you will hear and watch music from Barikad Crew’s album on an almost 24 hour basis on the radio and television. Young people from all over the country are swarming to the scene of the horrific accident which took the lives of 5 people, including 3 members of the Barikad Crew, the most popular rap group in Haiti with record album sales, and a very loyal following.

In the seaside neighborhood of Carrefour, there were reports of young people attempting to throw themselves to the sea in desperation caused by the loss of the members of this group who meant so much to them. The fiancée of the lead member, Papa Katafal, who was several months pregnant has already committed suicide, and the mother of another group member is reportedly hospitalized and undergoing medical treatment due to the shock of hearing of her son’s death.

This accident is reverberating throughout Haiti, a country where hopes are easily dashed, and promises often broken. The Barikad Crew who had many plans, and were set to soon visit the Unites States, were believed to be the ones who would finally bring Kreyol Hip-Hop to the masses. Discussion groups on dozens of Haitian websites are full of nothing but expressions of shock and condolences.

The three singers amongst the 5 who lost their lives
Jean Walker Sénatus, aka K-Tafalk - Jhonny Emmanuel, aka Dade- Junior Badio, aka Déjavoo
Also perished are the drummer Joe and the driver Guichard

Ref.: http://www.rockmasters.com/barikad-crew/index.htm

Haiti : Michèle D. Pierre-Louis en passe de devenir le prochain Premier Ministre désigné

Tuesday, June 17th, 2008

Selon des sources concordantes, on apprend que Michèle Pierre-Louis, c’est le nom de la personnalité que René Préval aurait l’intention de désigner comme premier ministre.

Le président d’une des deux branches du parlement haïtien qui a confirmé l’information a salué ce choix, a estimé que la Directrice générale de la Fondation Konesans ak Libète a la compétence « qu’il faut pour diriger le prochain gouvernement ». En outre, ce parlementaire a indiqué que madame Pierre-Louis entretenait de bonnes relations avec l’internationale et connaissait la politique haïtienne. « Michèle Pierre-Louis est une personne intègre, méthodique, dotée d’une forte personnalité », a poursuivi ce responsable.

Par ailleurs, on a appris que la Directrice de la FOKAL hésitait encore à accepter ce poste, en raison des pressions qu’exercent sur elle certains de ses proches.

Michèle Pierre-Louis est la troisième personnalité consécutive sur laquelle le chef de l’Etat a jeté son dévolu pour succéder à Jacques Edouard Alexis qui gère les affaires courantes depuis le 12 avril dernier. Le choix des deux premières, en l’occurrence Ericq Pierre et Robert Manuel avait été rejeté par la Chambre des députés.

Reste à savoir si Mme Pierre-Louis ne va pas se heurter, comme ces derniers, aux différents blocs de la Chambre basse.

Toujours est-il que de nombreux secteurs plaident en faveur d’une concertation entre René Préval et les parlementaires notamment ceux de la CPP en vue de débloquer le pays, paralysé depuis l’octroi par le Sénat de la république de la motion de censure au gouvernement de Jacques Edouard Alexis. (Signal FM)

Profil de Michèle Pierre-Louis
Reportage d’AMELIA SHAW:

Michèle D. Pierre-Louis a connu René Préval longtemps avant d’entrer en politique. Aujourd’hui, Pierre-Louis est la directrice de Open Society Institute. Retournée en Haïti dans les années 80, elle et Préval
produisaient du pain dans une grande boulangerie située au bas de la ville de Port-au-Prince. Elle dit que c’est où ils ont rencontré Aristide pour la première fois.

Mme MICHELE D. PIERRE-LOUIS (directrice de Open Society Institute en Haïti) : Outre vendre du pain dans la boulangerie, nous avions l’habitude d’en livrer pratiquement à tous les hôpitaux, hôtels, markets et également les communautés religieuses que je fréquentais toujours parce qu’elles avaient l’habitude de donner de la nourriture à environ 20.000 à 25.000 enfants par jour et elles ont l’habitude d’offrir du pain aux enfants.

SHAW : Pierre-Louis dit que la boulangerie était le lieu où Préval s’est initié à la politique. C’était là aussi qu’il a obtenu sa première leçon de gestion.

Selon Mme. PIERRE-LOUIS: Il (Préval) a appris beaucoup de choses. Notamment, planifier parce que quand vous avez une entreprise qui débite un produit aussi fragile que le pain vous devez planifier. La surproduction aussi bien que la sous-production équivalent à des pertes

Lettre Ouverte au PM renvoyé de Jean Erich René

Tuesday, June 17th, 2008

Mr Jacques Edouard Alexis | Villa D’Accueil | 16 juin 08

Dans ma correspondance, souffrez que je vous soulage de votre titre de Premier ministre. Ce n’est pas un manque de courtoisie de ma part. En effet, vous ne l’êtes plus depuis le samedi 12 avril 2008. Suite à une
motion de censure du Sénat vous avez été démis de votre fonction. Toutefois la Constitution de 1987 en vigueur accorde au Gouvernement le privilège d’expédier les affaires courantes.

ARTICLE 165:
En cas de démission du Premier Ministre, le Gouvernement reste en place jusqu’à la nomination de son successeur pour expédier les affaires courantes.

Malheureusement, la Constitution de 1987 ni aucun texte de droit ne définissent, tant dans l’espace que dans le temps, les limites des affaires courantes. Mais une clarification s’impose pour calmer les inquiétudes. L’émission des chèques portant votre signature pour la prochaine rentrée des classes fait-elle partie des dépenses courantes ? A notre humble avis, elles sont complètement anticipées et pourraient bien attendre l’installation du Nouveau Gouvernement dans un délai raisonnable. A moins que vous soyez convaincu qu’elle n’aura pas lieu dans un avenir proche. En toute décence vous auriez dû vous abstenir de prendre des décisions engageant les fonds publics parce que vous n’avez plus la couverture légale requise. En cas de délit vous serez entendu par quel Tribunal ? Quelle déchéance !

Nulle part, il n’est mentionné dans la Constitution de 1987 qu’un Premier ministre démissionnaire puisse entretenir une quelconque relation avec le Parlement. Quel est donc le fondement juridique de ce lien étroit que vous tissez avec les députés dissidents de la CPP ou Concertation des Parlementaires Progressistes. Puisque les aveux sont publics, pouvez-vous nous expliquer l’origine de cette enclave de la Chambre Basse qui vous reconnaît comme son Chef. Ordinairement les Blocs Politiques s’édifient avec les Partis Politiques qui ont leurs représentants au Parlement et doivent respecter l’esprit du Parti en observant la discipline dans les rangs. Quel est donc l’objet de cette abominable mosaïque ? Le choix du nouveau Premier ministre est-il inclus dans les affaires courantes ? Nous ne comprenons pas le motif de votre présence au Palais National en compagnie des Membres de la CPP pour discuter de la ratification du Premier ministre désigné Robert Manuel.

Les affaires courantes sont restreintes au train-train ordinaire et les mesures urgentes à prendre pour garantir la continuité de la vie nationale. Mais il est totalement contre indiqué et même indécent qu’un Premier ministre renvoyé malhonnêtement, participe à la poursuite du débat qui fut l’objet de sa démission. Quelle aberration ! Après le scandale des chèques et le témoignage accablant des députés de la CPP ou Concertation des Parlementaires Progressistes vous impliquant dans la rébellion à la Chambre Basse vous n’avez plus l’autorité morale pour continuer à expédier les affaires courantes. Quelle que soit l’issue vous auriez dû claquer vos talons en prouvant que vous avez au moins une colonne vertébrale. En 1997 sous le Gouvernement de Préval, Rosny Smarth de l’OPL estimait avoir liquidé trop d’affaires courantes en servant de pare-choc au Président, aussi il lui avait tiré carrément la révérence pour débloquer le pays.

Mr Jacques Edouard Alexis

Aujourd’hui vous êtes exactement dans la même situation que Rosny Smarth. De plus, aucune solution n’a été portée aux revendications du 4 avril 2008 qui ont occasionné votre renvoi par le Sénat le 12 avril 2008. On ne se sert d’un fusible qu’une fois, le cas échéant c’est l’incendie qui éclate. Avant qu’une nouvelle émeute investisse les rues, il serait plus sage et plus réaliste de votre part de remettre les clés de la Villa d’Accueil dans le plus bref des délais afin de laisser le Président René Préval subir les conséquences de ses inconséquences.

Pour avoir vécu avec vous sur le Campus de Damien, je me passe de toute présentation tout en m’accordant cette privauté. Vous savez que je ne cultive pas sous ma chemise : la flatterie, l’hypocrisie, la jalousie et la haine. A aucun moment de la durée, je n’ai sollicité aucune faveur au cours de votre règne. Aujourd’hui, je prends mon courage à deux mains pour vous exprimer ma profonde tristesse en vous disant tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Les meilleurs conseillers d’un homme politique ce ne sont pas les thuriféraires encore moins une épouse ambitieuse et aveugle. N’avez-vous pas entendu l’accusation de complot contre la nation du député Jonas Coffi ? ” Des fausses subventions ont été accordées pour encourager des élus à prendre part à ce complot ” soutient-il. « Tout est vanité. Il y a un temps pour chaque chose » affirme l’Ecclésiaste. L’heure de partir a sonné. Faites vos valises !

Tout en espérant que nos propos arriveront à destination et seront orchestrés sans aucune cacophonie, nous vous prions de recevoir l’expression de nos sentiments distingués.

Ottawa le 14 juin 2008
Jean Erich René

Préval I et Préval II: Les mêmes causes produisent les mêmes effets

Friday, June 13th, 2008

Par Frantz Villaire

Sous Préval I, Rony Smart a démissionné après son interpellation par devant le Parlement. Et après avoir liquidé trop d’affaires courantes, il a décidé de laisser brusquement la Primature un beau matin. Au moins, il en avait marre. Rony Smart est réputé comme un homme de caractère. Au moment de liquider les affaires courantes, les noms bondissaient de partout : Ericq Pierre, a été rejeté deux fois, Hervé Denis a laissé le rectorat pour accepter le poste de Premier Ministre, il a été aussi rejeté. Jacques-Edouard Alexis qui a été le Ministre de l’Education le plus contesté du gouvernement sortant de l’époque a été ratifié par l’une des deux chambres. Le deuxième lundi du mois de janvier 1999, Alexis a profité de la caducité constatée par Préval I pour devenir un Premier Ministre de facto, de 1999 à 2001. L’OPL fut l’animal a abattre, aujourd’hui c’est LESPWA, son propre parti qui rejette les choix au p’tit bonheur.

Tout le monde sait que le meilleur bilan de Jacques-Edouard Alexis fut la réalisation des élections frauduleuses du 21 mai 2000 en faveur de La Fanmi Lavalas qui a juré pour la totalité versus la majorité. Ceci va regorger sur les élections du 26 novembre 2000. Et la crise commença jusqu’au départ forcé de Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004. Définitivement Haïti a la malchance d’être dirigée par des génies et grands faiseurs de crise.

Parlons de Préval IID’abord, les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat en janvier 2008, on n’a pas eu les élections qui devaient être réalisées en novembre 2007 et jusqu’à présent la loi électorale n’est pas ratifiée car la Présidence a objecté les modifications apportées par les deux chambres. Ca traîne encore. Voici le vrai débat qui est voilé dans la presse par le choix fantaisiste d’un Président qui désigne un Bob Manuel sans propriété ni profession pour devenir Premier Ministre et ci-devant un Ericq Pierre que le Parlement a ridiculisé.

Depuis le 9 juin 2006, le gouvernement Preval/Alexis offre un bilan maigre. Deux ans après, la population crève de faim. Les improvisâtes de LESPWA désespèrent de plus en plus soit au Palais National ou à la Primature. D’ailleurs, le peuple a dit non le 12 avril 2008 à Jacques-Edouard par le biais des Sénateurs qui l’ont limogé. (Voir mon article, Haïti à l’age de la pierre taillée).

Pour acheter la conscience des députés de la CPP qui est un parlement dans un parlement, 30 millions de gourdes ont été débloquées pour les soi-disant subventions scolaires. Le 12 mai, Eric Pierre a laissé pleurer son cœur pour parler des forces obscures de la corruption. Hier encore le 12 juin, le sieur Marie-Joseph Lucien Robert Manuel qui n’a pas de profession ni de propriété sur tout le territoire de la République a reçu son carnet pour être remis a son ami et papi Ti René qui le dénomme un « chauffeur sans permis de conduire. »
Sous Preval I, de 1996 à 2001, la seule réputation qui est laissée à Preval l’on dit que Jean-Bertrand Aristide manipulait tout ce qui se passait au Palais National. L’histoire comme à désapprouver ce mythe, ci c’en est un.

Sous Preval II, de 2006 à maintenant, trois échecs de Premier Ministre sans oublier le « cher Daniel Elie », l’ami personnel de René Preval qui a été éjecté par la chambre des députés. Si ce n’est pas Aristide qui dirige comme au temps de Preval I, s’agirait-il aujourd’hui de l’ancienne femme de cet homme que la gauche haïtienne a diabolisé comme le chantre du néo-libéralisme. Attachez vos ceintures : Elisabeth Delatour, ex-épouse de Leslie Delatour qui a été reconnu comme le Chicago boy pour faire souffler le vent du néo-libéralisme en Haïti. Preval II : l’esprit de Ti René est à gauche mais le cœur est à droite de Mme. Delatour.

Entre Preval I et Preval II, l’on constate que HAITI sait choisir les héritiers du Palais National. Preval définitivement a sa façon d’entrer dans cet immeuble blanc par la petite porte. Nous comprenons clairement que c’est le clientélisme qui triomphe, une affaire de petits copains. C’est un président fantaisiste à la cigarette au bout des lèvres qui regarde chaque haïtien pour les prendre comme des imbéciles. Le pire, il trouvera toujours des lèche-cus au Palais National pour lui dire qu’il est le meilleur « président » de toute l’histoire d’Haïti.

Dans mon dernier article (Bob Manuel et les trois compères lavalassiens) , j’ai annoncé que la chute de René Preval allait commencer par le rejet de Bob Manuel. Nous sommes en juin 2008 et février 2011, c’est pour très bientôt. Le moment est venu pour nettoyer le Palais National et le remettre à des compétents qui savent gérer un pays car il est évident que les mêmes causes produisent les mêmes effets sous la barbe de Preval I et Preval II.

Nouveau Premier Ministre: Le jeu d’echec de Rene Preval (Part XII), les deux scenarios

Tuesday, June 10th, 2008

Par Stanley Lucas

Le jeu d’echec continue, Rene Preval semble, pour la premiere fois, inquiet de la progression de sa strategie. L’annee 2008 ne ressemble pas au 11 Janvier 1999, la dissolution du parlement n’est pas possible. La mise en veilleuse de la constitution devient un jeu dangeureux et les efforts de manipulations des prochaines elections doivent etre remis a plus tard. Les resultats des primaires aux Etats Unis font monter les sourcils. Desespere Preval essaie de jouer la question de couleur, personne n’a mordu a l’appat. Le ciel est gris ce sera bientot l’orage. En suivant les developpements depuis une semaine deux scenarios sont possibles

Scenario 1:

Si l’on veut respecter la constitution particulierement l’article 157.5 qui requiert cinq ans de residence en Haiti pour etre designe Premier Ministre, Robert Manuel devrait etre rapidement renvoyer puisqu’il n’a que deux ans depuis qu’il est revenu au pays. Voulant violer la constitution Robert Manuel a sorti la theorie de l’exil force. A mon avis deux considerations contre cet argument: Pourquoi au lieu de laisser le pays en 1999 Manuel n’a-t-il pas fait face a la justice Haitienne dans le cas de l’assassinat de Jean Lamy? Aristide qui avait passe trois ans au Etats Unis voulait a la fin de son mandat recuperer ses trois ans sur la base de cette meme theorie, on lui a fait comprendre que ces efforts pour violer la constitution et prolonger son mandat ne passerait pas.

Toujours dans le cadre du scenario un, Robert Manuel devrait etre rapidement renvoyer a l’analyse de son dossier et des ses performances et comportement civique recent. La gestion de la securite du pays pendant quinze ans par Robert Manuel a ete une catastrophe. Beaucoup d’analystes ont interprete la gestion de la securite du pays par Manuel comme un enfant s’amusant avec un jouet. Comme conseiller a la securite du president en 1990, membre de la commission du crime organise, secretaire d’etat de la securite publique en 1998, en 2006 conseiller du president pour les affaires de securite, de la lutte contre la drogue, la corruption, Manuel n’a donne aucun resultat.

il n’a aucune experience et connaissance des affaires economiques. Employe de cinquieme rang des Nations Unies en Afghanistan pour quelques mois Manuel etait derriere un petit bureau. Ses collegues parlent de lui comme un imcompetent et un paresseux. Ces rapports etaient mal ecrits et souvent rejetes. Nous vous ferons avoir bientot une copie. En plus Preval vient de rendre impossible la ratification de Manuel en declarant que 85% des secteurs opposes a la ratification de Manuel sont des racistes selon les declarations de Kelly Bastien. Preval veut dire par la que Manuel est un mulatre et les noirs du pays qui sont des racistes ne veulent pas de lui. Le president Preval a ete le seul a considerer cette affaire de couleur dans le processus d’evaluation de Manuel. Les jugements des differenrts secteurs de la societe ont porte sur l’article 157.5 de la constitution, l’incompetence et l’incapacite de Manuel a gerer les dossiers prioritaires du pays. Cette declaration du president sur la question de couleur est tres regrettable. Pour tout le monde Manuel n’a aucune comptence pour gerer les deux priorites actuelles d’Haiti, la securite et le cout de la vie.

Scenario 2:

Preval veut un homme a lui et le controle des douze ministeres strategiques pour executer sa strategie politique. Le groupe de bourdon veut Manuel qui devra rapidement liquider la Teleco, la Hatiel, le port de Port-au-Prince et l’aeoport. Preval sur recommandation du groupe de bourdon a declare que la majorite des secteurs du pays sont opposes a Manuel parce qu’il est un mulatre. Le groupe de Bourdon essaie a l’americaine d’integrer la question de couleur dans le processus de ratification. C’est une insulte a la nation. Le groupe essaie aussi de presenter Manuel comme une victime et un chretien. Est-ce qu’on nous prend pour des imbeciles?

Le groupe de Bourdon et Preval ont mis de gros moyens en place pour financer la ratification de Manuel. Ils comptent sur l’appetit des deputes pour obtenir le vote de Manuel. Un depute a recu un terrain coutant US$77000 a tarraz. Malgre les largesses en cours rien n’est garanti. Des promesses qui ne seront pas tenues. Pour eviter un desastre au pays imaginons un vote positif pour Manuel. Dans le cadre d’un tel scenario le pays serait un feu moins de trois mois apres cette ratification. Un peu comme ce fut le cas avec Jacques Edouard Alexis qui apres avoir obtenu son vote de confiance de soixante trois deputes pour six cent mille gourdes chacun avait du partir deux semaines apres.

Conclusions et recommandations: Ces deux scenarios nous maintiennent dans la crise, il faut en sortir au plus vite. Cela fait deja cinquante six jours depuis que les citoyens avaient manifeste contre le cout de la vie, depuis lors le gouvernement demissionaire et le president n’ont fait aucune intervention ponctuelle pour soulager la misere du peuple. En cinquante six jours la situation s’est agravee et de nouvelles manifestations sont prevues. Haiti doit sortir de l’impasse avant le lancement de ces manifestations populaires. En respectant les droits constitutionnels du president de choisir son premier ministre, je propose que la chambre des deputes renvoie rapidement Robert Manuel et propose a la nation les noms de trois citoyens competents, experimentes, capables de gerer les problemes urgents et qui pourraient recevoir rapidement le vote des deputes et des senateurs. Si le president ne designe pas un citoyen de cette liste c’est qu’il est vraiment de mauvaise fois. La nation devra alors tire les conclusions et decider sur ce qu’il faudra faire pour maintenir la stabilite politique.

Haiti : Manuel dans l’impasse

Monday, June 9th, 2008

Par Jean Erich René

Un grand suspens plane dans les milieux sociopolitiques haïtiens depuis la déposition des pièces du nouveau Premier ministre désigné Robert Manuel. Ordinairement c’est dans l’antichambre de l’analyse préliminaire du curriculum vitae que le couperet tombe. L’émotion est d’autant plus forte chez le candidat qu’au cours d’une intervention à sa sortie du Parlement il a confessé : ” J’ai déposé les pièces dans la sérénité avec calme et je prie “. Il s’agit d’un signe évident de faiblesse qui laisse deviner que
Robert Manuel doute de sa ratification. La carte mentale de l’Haïtien porte le sceau indélébile de la culture judéo-chrétienne. L’invocation d’une force supérieure préside à toute réussite.

Après un Président qui attend un miracle pour sortir le peuple de la faim, un premier Ministre renvoyé qui ne peut pas faire sortir du sang des rochers, nous nageons encore dans l’absurdité avec un Premier ministre désigné qui prie pour qu’il soit ratifié par le Parlement. Nous vivons dans un monde rationnel, la combinaison des variables peut aisément déterminer avec une certaine marge de confiance, la probabilité des résultats espérés. Robert Manuel n’aurait pas dû déposer son dossier sans avoir l’assurance
formelle des votes en sa faveur. Si c’est avec l’orémus et le Deo gracias que Robert Manuel compte résoudre les problèmes d’Haïti c’est dans nos Monastères que le Président René Préval trouverait le meilleur Manuel de prière.

Le doute de Robert Manuel résulte de l’incapacité de René Préval à convaincre les membres de la CPP à voter en sa faveur. La convocation des députés de la Concertation des Parlementaires Progressistes, loin d’améliore la situation, l’a au contraire aggravé. Après la réunion qui a eu lieu en début de semaine en présence de Jacques Edouard Alexis, deux autres députés ont grossi la bande des insurgés. La CPP compte maintenant 54 membres. Pour s’assurer de leur solidarité ils sont passés au vote. Si
le Sénat avait ratifié Ericq Pierre, la chance ne sourit pas à Robert Manuel. Ce changement de cap n’est autre qu’une réaction à la déclaration incendiaire de René Préval accusant de dealers de drogue et patati et patata, tous ceux qui refusent de voter Robert Manuel.

Il n’est pas prudent de parler de corde dans la maison du pendu. 30% de nos Parlementaires seraient poudrés. La ratification de Robert Manuel équivaudrait à la signature de leur mandat d’arrestation immédiatement après la déclaration de politique générale. Promesse faite sur gage ! Une perspective aussi sombre déchante la Chambre Haute qui ne compte que 18 membres. Le Président ne peut pas voter et le quorum requis par la Constitution est de 16. Pour obvier à cette difficulté, le Président René Préval envisage de prendre en compte l’arithmétique des 50% +1 sur la base des membres présents actuellement au Sénat afin de réduire le quorum à 12.

Un tel artifice de calcul va à l’encontre du critère de la représentativité. Le nombre des Sénateurs n’est pas quelconque ! La
Constitution prévoit 3 sénateurs par Collectivité Territoriale en vue de s’assurer de la validité des décisions. D’où l’effectif de 30
sénateurs.Indubitablement il faut 15+1 sénateurs pour le quorum requis.Des deux côtés le mal, parait-il, va mal finir pour Robert Manuel.

Le Président René Préval doute tellement de la ratification de Robert Manuel qu’il compte proposer , le cas échéant, l’ex-Président du Sénat Joseph Lambert récemment blanchi à dessein par la Justice haïtienne du dossier de la drogue de Tiburon . Ce choix insolite de René Préval laisse percer clairement sa malice. Pourquoi veut-il présenter une telle candidature qui va soulever bien des orages. En lisant entre les lignes nous relevons en appendice la tendance de René Préval à rendre le Parlement dysfonctionnel en échangeant certaines cocardes contre des ordres de dépôt à Fort Lauderdale. Par conte, en prévision du départ précipité de René Préval, au sein de la Famille Lavalas on sent la frénésie de la réconciliation. Le chambardement politique qui s’annonce est tellement évident que Yvon Neptune, candidat à la Présidence, a réuni cette semaine dans sa résidence privée des membres de la Famille Lavalas.

La marche contre le kidnapping a ébranlé René Préval dont les propos deviennent incohérents. Il ne s’attendait pas à une foule aussi immense. Face à une telle marée, la Communauté internationale doute de la capacité de René Préval à tenir le gouvernail. Erreur capitale, le Ministère de la Justice n’a pas reçu les manifestants. Une telle condescendance peut être l’élément déclencheur d’une sortie violente en vue de faire accepter les revendications courtoisement présentées dans les lettres. Le Président René
Préval, à l’instar d’Alexis utilisé comme fusible pour la famine, rejette les torts sur Mario Andrésol pour l’insécurité. Son interpellation au Parlement sans son Ministre de tutelle était un piège. Heureusement il avait le nez assez fin pour flairer la trappe. Mais ce n’est que partie remise car le Président René Préval a fait entrer d’urgence à Port-au-Prince, l’ennemi No 1 de Mario Andrésol, l’ancien Directeur de la DCPJ, Michaël Lucius qui engageait des études en Relations Internationales à la Sorbonne.

Sur la scène politique haïtienne il y a une main invisible qui brasse les événements en déplaçant les pions avec précision et doigté. Le Barbu Fidel Castro quoique moribond demeure le conseiller le plus écouté de René Préval. Il a conçu la stratégie de sa victoire aux urnes en 2006. Il a réalisé une pénétration en douceur avec les médecins et les techniciens cubains (soldats de la révolution) qui jouissent d’une large audience auprès des paysans. L’embouteillage devant les urnes et l’identification de l’inscrit, comme clef primaire dans la publication des résultats des élections, ont valu à Préval de manière factice ses 48%. Or selon les principes démocratiques les noms des inscrits sont secondaires, la clé primaire est plutôt attribuée aux Bureaux de vote. Aux élections du 21 mars 2000, un tel subterfuge a été utilisé mais dénoncé par Micheline Béguin que Jacques Edouard Alexis avait chassé du territoire national. La priorité dans le tri est d’une importance capitale dans la base de données informatiques pour garantir la fiabilité des résultats.

La multiplicité des intervenants et la diversité des intérêts politiques et économiques en jeu rendent confuses les données. Mais la trame des événements se tisse autour de la lutte acharnée entre René Préval et Jean Bertrand Aristide pour loger leur poulain au Palais national afin de se la couler douce à Tabarre et à Marmelade. Jacques Edouard Alexis qui domine la CPP est à couteaux tirés avec René Préval. Il persiste et signe qu’il n’ira pas seul car Préval est l’élément principal de la crise. Robert Manuel est dans l’impasse. Sa ratification est en discussion. Sa prière sera-t-elle exaucée ?

Haiti - La Presidence de René Préval pendant 2 ans n’a enfanté que misère, kidnapping et vagabondage.

Friday, June 6th, 2008

Par Jean Erich René

“Ne résistez pas au mal ; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite,
présente-lui aussi l’autre ;” Matthieu 5:39

La première gifle que le Parlement a infligé à Préval en rejetant le dossier d’Ericq Pierre est certainement due à une méprise du récipiendaire. Mais le refus éventuel de la candidature de Robert Manuel comme deuxième gifle est fatal. Même le fils de Dieu n’a pas posé l’hypothèse de la troisième gifle. Il va sans dire que la victime qui n’a pas 3 joues doit prendre la fuite ou réagir. René Préval qui n’est pas chrétien va se retrancher certainement derrière son kalachnikov en criant à la guerre comme à la guerre. Une attitude aussi belliqueuse ne cadre pas du tout avec l’état de tension généralisée qui règne actuellement en Haïti. Le soutien de certains Partis Politiques bidon ne suffit pas. La Constitution de 1987 a accordé des pouvoirs extraordinaires au Parlement et particulièrement aux députés qui sont les représentants directs du peuple.

On a tenté de discréditer les membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) en les trempant dans un traffic d’influence pour la ratification du Premier ministre. En dépit des manœuvres politiciennes de l’Exécutif pour dissoudre le Parlement, l’Assemblée Nationale a la force d’un bélier. Les articles 185, 186,188, 188.1, 189.1 lui accordent le privilège de se constituer en Haute Cour de justice pour destituer le Président de la République pour les fautes graves commises dans l’exercice de sa fonction :

ARTICLE 185: Le Sénat peut s’ériger en Haute Cour de Justice.

ARTICLE 186: La Chambre des Députés, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres prononce la mise en accusation du Président de la République pour crime de haute trahison ou tout autre crime ou délit commis dans l’exercice de ses fonctions. Quelles sont les accusations qu’on puisse porter contre le Président René Préval

Depuis le 12 avril 2003 le Chef de l’Etat n’est pas en mesure de nommer un premier ministre. Ce vote décisif des députés à la majorité des 2/3 disqualifie le Président René Préval qui n’a pas la capacité de choisir un locataire solvable pour la Villa d’Accueil. Est-il conscient du risque qu’il encourt dans cette chassée croisée avec la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP)? Compte tenu des configurations politiques au Parlement Préval est un Président symbolique. Il n’est le Chef d’aucun Parti, pas même LESPWA ! Le ralliement des députés de LESPWA au CPP l’affaiblit.

Une lecture objective des retombées politiques de la prise de position sans équivoque de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), soudée à Jacques Edouard Alexis nous permet de prévoir que cette partie de poker se terminera sur une note funeste. Si 53 députés sur 99 rejettent le Premier ministre désigné l’échec devient présidentiel. La combinaison parlementariste du pouvoir donne à ce conflit une dimension qui échappe à l’entendement de René Préval qui se comporte comme un Président traditionnel. Cette vendetta politique est dangereuse pour le reste de son mandat.

La majorité parlementaire peut convoquer la Haute Cour de Justice si la chambre Basse dépose un acte d’accusation selon la procédure constitutionnelle prévue à l’article 186 de notre Charte fondamentale en vigueur. Le refus des candidats à la Primature du Président Préval est symptomatique du rejet de l’exercice de son pouvoir qui pendant 2 ans n’a enfanté que misère, kidnapping et vagabondage. Tant sur le plan politique, économique que social LESPWA a failli à sa mission. Lorsqu’on se rappelle que la victoire de René Préval a été obtenue à l’arraché grâce au vote blanc interdit par la Constitution, la légalité de son pouvoir était déjà en discussion. Il a fallu une coalition pour équilibrer le fauteuil présidentiel qui devient bancale avec cette dissidence au Parlement. D’où une perte de légitimité.

L’ambiance glaciale qui règne entre les députés de la CPP et le Président peut conduire à la destitution de ce dernier en tenant compte des griefs relatifs aux violations de la Constitution. En effet, la dernière version de la loi électorale cumulant les élections des 3e, 2e sénateurs, des députés et des mairies est un cas spécifique. René Préval peut être traduit devant la Haute Cour de Justice pour crime de Haute Trahison. « Les propos du président Préval pour qui les bandits, les dealers de drogue et ceux qui agitent les problèmes de couleur sont ceux qui s’opposent au choix de Robert Manuel rapportés par le président du sénat Kelly Bastien », tiennent lieu de menaces et de pression politiques. (http://metropolehai ti.com/metropole /archive. php ; Mercredi, 4 juin 2008 10:02 )

En s’exprimant de la sorte René Préval vient de rédiger une séquence d’actions graves qui tendent vers la violation de la conscience de nos Parlementaires qui doivent agir en toute liberté. Il a tenté d’interférer dans les décisions de la Chambre Basse qui a le droit de renoncer à la désignation d’un candidat qui ne réunit pas les conditions légales.

L’Assemblée est souveraine. En l’espèce, Préval a déclenché un conflit juridique de nature constitutionnelle et commet un délit passible d’une procédure pénale. Une telle responsabilité juridiquement incombe à une branche constitutionnelle issue du suffrage universel c’est-à-dire le
Parlement. En conséquence, le chantage des élections à tous les niveaux contrairement aux prescrits de la loi, la tentative de contrôle du Parlement, l’interventionnisme présidentiel dans la nomination du Premier ministre sont des chefs d’accusation qui peuvent êtres retenus comme handicaps majeurs à l’indépendance des 3 pouvoirs reconnus par la Constitution de 1987.

L’Exécutif est bicéphale. Cette dualité du pouvoir accorde au Parlement un coup d’œil sur le choix du PM , sa déclaration de politique générale et l’exercice de sa fonction aussi bien que de ses ministres . Cette combinatoire a été montée comme garde-fou par le législateur pour éviter le retour à la dictature. Par ailleurs le laxisme du Président par rapport à la problématique de la faim va causer une nouvelle éruption sociale et constitue un manquement flagrant et incompatible avec son mandat. Le Directeur de la PNH, Mario Andrésol impute la recrudescence de l’insécurité à la corruption de la Justice haïtienne et par ricochet à la mauvaise gestion de l’Exécutif dont René Préval est le Chef. En effet, l’accélération du kidnapping résulte de son incompétence et de sa mauvaise foi.

Par ces motifs, (article 186) sur la proposition de la Chambre des députés à la majorité de 50%+1 (CPP) la mise en accusation sera dressée en bonne et due forme et remise au Sénat (article 185) érigé en Haute cour de Justice laquelle (article 188) se chargera de créer une Commission d’Instruction pour :

- évaluer si le Président René Préval a effectivement agi en violation de la Constitution de 1987, relativement à la loi électorale et à la pression exercée sur les membres du CPP dans le cadre de la ratification de Robert Manuel.

- dresser l’inventaire des mesures prises par l’Exécutif depuis les émeutes de la faim pour corriger la situation.

- constater sa négligence par rapport aux mesures adoptées contre l’insécurité.

ARTICLE 188:
La Haute Cour de Justice, au scrutin secret et à la majorité absolue, désigne parmi ses membres une Commission chargée de l’Instruction.
Le Sénat sera officiellement informé des faits qui sont imputés au Président René Préval en vue de mettre en action la Haute Cour de Justice qui décidera de sa destitution conformément aux articles 188.1 et 189.1 de la constitution de 1987.

ARTICLE 188.1: La décision, sous forme de décret est rendue sur le rapport de la Commission d’Instruction et à la majorité des deux tiers (2/3) des membres de la Haute Cour de Justice

ARTICLE 189.1: Elle ne peut prononcer d’autre peine que la destitution, la déchéance et la privation du droit d’exercer toutes fonctions publiques durant cinq (5) ans au moins et quinze (15) au plus.

« A l’issue de sa rencontre avec plus de 40 membres du bloc parlementaire (CPP), Robert Manuel, qui a paru détendu, a affirmé qu’il est interpellé par l’histoire et le peuple haïtien. », mais non par Préval. Va-t-en, c’est la fin du bal!

(;Mercredi, 4 juin 2008 10:02 )