Archive for October, 2008

SOS HAITI

Friday, October 31st, 2008

Par Stanley Lucas

Quatre cyclone ont affectes directement 1.4 milliosn d’Haitiens et cause plus de 2 milliards de dommages. Deux mois apres, le gouvernement n’a presente aucun bilan serieux et aucun plan pour repondre aux urgences du moment. On se demande qu’est-ce qui prend autant de temps. Deja le poids de cette catastrophe se fait sentir, une dizaine de personnes sont mortes de faim dans la localite de baie d’orange a Belle Anse. Cette situation risque de s’etendre a travers le pays. Rappelons qu’avant les quatre cyclones (gustav-Hanna- Ike et Fay) Haiti etait deja sous la pression du grangou klowox du 8 Avril. Pierre Louis et Preval ne semblent pas comprendre qu’il y a urgence dans la demeure. Si pep sa pran lari anyen, men Minustah, pa kapab rete li. Au lieu de se concentrer sur un plan d’urgence de dix huit mois couvrant les communes affectes, se zafe pouvwa, voleu eleksyon ak kraze konstitisyon ki enterese neg yo.

Preval malade est physiquement incapable de gerer le pays comme chef d’etat. Il est medicalement incapable. C’est un fait, pas un souhait. Preval peut difficilement se concentrer pour trente minutes. Si ou konnen ke mwen manti al mande. Le pays ne peut pas attendre. Madame Pierre Louis a peur du maitre. Madame Pierre Louis tourne en rond, on ne l’entend pas, elle est comme absente, c’est comme si elle n’a pas d’autorite. Preval genyen tout bagay nan men li. Deja au sein du cabinet partuclier du premier ministre il y a des tensions entre Madame Penneth et Magalie Comeau Denis. Magalie Comeau Denis a son agenda politique et ele veut des puvoirs etendus que jusqu’a present elle n’a pas reussie a obtenir. La bataille fait rage.

Le cabinet ministeriel est heterogene malgre l’organisation chaque semaine de deux reunions a. Le conseil des ministres avec Preval et Pierre Louis b. le con seil des ministres preside par Pierre Louis. On retrouve trois courants au sein du Cabinet. Le courant Alexis majoritaire, le courant Preval et le courant Pierre Louis minoritaire. Un conflit aurait eclate entre Preval et le ministre des affaires etrangeres qui veut nommer des gens a lui.

La rue se reveille. Le pouvoir devrait faire attention. Moun ki grangou pa tande. Les responsables du pays devrait immediatement preparer et executer un plan d’urgence et assister la popualtion sinon sa nou pral we nan peyi sa a ap led ampil.

La corruption a l’ONA: Une insulte aux victimes des ouragans et aux travailleurs du pays

Wednesday, October 29th, 2008

En Haiti, la creation de l’ONA avait pour but de creer un systeme de securite sociale. Cette institution devrait aussi accompagner les citoyens Haitiens les plus defavorises dans une quete de bien etre social et economique. Dans ce contexte l’ONA aurait du assister les travailleurs demunis qui contribuent dans la construction d’une modeste petite maison ou leur accorder des prets hyppothecaires modestes sur la base de documents fiables. L’ONA devrait aussi founir a chaque travailleur a leur retraite apres 30-40 annees de travail un petit cheque de securite sociale sur la base des contributions percues (12-18% par mois) au cours de la vie active du travailleur Haitien qui dans certains cas est de 50-60 ans. Les institutions devant mettre en application la politique de securite sociale du gouvernement sont sous la tutelle du Ministere des Affaires Sociales.

Les decisions de chaque jour de l’ONA sont approuves par le directeur general qui lui est supervise

a. par un Conseil d’Administration
b. par le ministre des Affaires Sociales.
c. par une commission tripartite formee des repersentants du secteur prive, des syndicats et des affaires sociales

Nous avons constate que ce Conseil d’Administration n’a jamais ete installe. La commission tripartite n’existe pas non plus. Le ministre lui prendre ses ordres du palais. Des fois Sandro Joseph recevait des instructions de la primature d’Alexis et du palais. Le minisre n’etait meme pas au courant.

Depuis l’arrivee de Lavalas et Lespwa a la tete des institutions etatiques en 1990, les directions generales generatrices de revenues (Teleco - ONA - Aeoport - Ports - Minotrie - Ciment) ont ete transformees en portefeuilles servant de vache a lait au pouvoir pour:

a. Le financement des activites politiques (chimeres - boule kawotchou - vote de confiance Alexis, elatrye)

b. Enrichissements illicites des barons proches du regime

c. Construction de maisons luxueuses pour les hauts fonctionnaires du gouvernement contrairement a sa mission

Les milliards de gourdes collectes par l’ONA au cours des trente dernieres annees n’assistent pas le travailleur Haitien, le contribuable qui a paye l’etat pendant plusieurs decennies. C’est une honte, c’est une insulte au secteur prive travailleur, aux syndicats et aux travailleurs Haitiens. C’est dans ce contexte qu’un scandale a eclate a l’ONA.

Selon plusieurs analystes le scandale a eclate a cause des luttes d’influences entre les differents camps du poucoir. On divise ces groupes d’influences de Lespwa- Lavalas en plusieurs categories:

a. Les femmes de Preval

b. Le groupe de bourdon

c. les hommes du palais de Lavalas et Lespwa

d. Les groupes electoraux Lespwa - Lavalas au parlement

J’ai recu d’un employe de l’ONA, une liste partielle de soit disant prets hypothecaires de hauts fonctionnaires du gouvernement ou des proches de Rene Preval. Pour la clameur publique ce sont des fonds qui ont ete detourne. Pour la clameur publique c’est de la corruption, les fonds de l’ONA ne sont destines aux travailleurs demunis et non aux potentats du regime corrompu.

Connaissant l’etat du pays ou 1.3 millions d’Haitiens sont affectes par les cyclones et l’etat de pauvrete actuelle qui sevit je trouve cette liste et le montant des prets insultante pour les travailleurs Haitiens. Qui sont-ils? Qui sont ces grands mangeurs?

Jeanne Bernard Actuelle directrice du Bien Etre Social, Ex-Directerice de l’Immigration, Ex- Directrice de L’ONM, ancienne maitresse de Preval a recu de l’ONA 196 millions de gourdes pour 30 ans. Elle est âgée de 67 ans a la fin du prêt elle aura 97 ans.

Charles Suffrat, conseiller de Preval, coordonnateur de Koze Pep. 30 millions de gourdes pour 30 ans pour construire une maison a Belle Ville a Port-au-Prince. Il est âgé de 62 ans a la fin du pret il aura 92 ans.

Marie Claude Calvin la Soeur du President Preval. Elle est aussi sa secretaire executive a recu de l’ONA 186 millions de gourdes pour 35 ans

Kelly C Bastien, president du Senat et sa Femme 176 millions de gourdes pour 30 ans. Kelly Bastien est aussi implique dans une affaire de grapillage des fonds du senat sur la rubrique de restaurant et de distribution de nurritures gratuitement. Beaucoup d’analystes croient que Kelly Bastien s’il continue sur la route actuelle risque de connaitre le sort de Fourrel Celestin arrete par la DEA pour la drogue. Kelly Bastien manipule des fonds dont il ne peut expliquer leurs origines et frequentent des dealers de drogue. On parle deja de blanchiement des fonds de la drogue.

Mme Joseph Lambert epouse du de l’ancien president du senat et senateur du Sud Est Joseph Lambert. Elle a recu de l’ONA 7 millions de gourdes pour 25 ans

Herivaux Rudy Senateur de l’Ouest representant Fanmi Lavalas, a recu de l’ONA 108 millions de gourdes pour 30 ans

Evaliere Beauplan, Senateur du Nord Ouest a recu de l’ONA 9 millions de gourdes pour 25 ans

Cassy Nenel, Senateur de Nippes, accuse d’avoir vendu il y a quelques mois trois visas americains a cin mille doallrs americains le visa. Le Senateur Gabriel Fortune dans sa deposition formelle et publique au senat avait mentionne le cas. Cassy a recu de l’ONA 3 millions de gourdes pour 15 ans

Assad Volcy Conseiller du president Preval. Le vehicule d’Assad etait implique, il y a quelques mois, dans le kidnapping d’un enfant. Le vehicule etait pilote par un conseiller du president Preval, le chimere Phillippe Jean Baptiste alias Samba Boukman responsable des assassinatys de l’Operation bagdad. Assad a recu de l’ONA 25 millions de gourdes pour 30 ans

Aviol Fleurant un militant des droits humains 40 millions de gourdes pour 28 ans

Osner Fevry un avocat-politicien 35 millions de gourdes pour 18 ans

Guyler C Delva Coordonnateur de la Commission des Journaliste de Rene Preval. Cette commission est chargee de proteger les interets du gouvernement Preval et d’orienter les enquetes sur les assassinats des journalistes survenus au cours des annees precedentes. Par exemple dans l’affaire Brignol Lindor la Commission des Journalistes de rene Preval dirige par Delva a tout fait pour eviter qu’on enquete aur les auteurs intellectuels de l’assassinat de Brignol Lindor. La commission protege les principaux bourreaux. Delva aurait recu de l’ONA 17 millions de gourdes pour 27 ans

Ex Deputé Axène Joseph 113 000 000 pour 32 ans

Une liste plus complete suivra…

Il a un plan en cours pour eliminer physiquement Sandro Joseph qui aurait fait des photocopies de l’ensemble des documents deja transferes a l’etranger. Un nouveau directeur de l’ONA sera nomme Vendredi, les discussions pour sa nommination sont en cours. La priorite actuelle de Preval et de ses comperes est d’etouffer l’affaire. Un plan politique est en cours pour presenter ces operations comme legitimes. C’est une affaire a suivre…

En attendant les Chambres de Commerce et les syndicats demanderont-ils des comptes a l’etat Haitien? La presse, comme ce directeur de la salle des nouvelles d’un radio ayant recu des fonds de l’ONA parce que Sandro Joseph ne voulait pas qu’il parle d’un affaire intime, fera-t-elle son travail?

Haiti a besoin de changement. Ce regime est a sa fin. Le changement doit etre prepare pour eviter une catastrophe.

La MINUSTAH tue un homme à Pignon, Incendie au Cap-Haïtien.

Monday, October 27th, 2008

Par Cyrus Sibert
Cap-Haïtien, le 26 Octobre 2008 ; (Ré.Cit.).-

Une situation de tension règne à Pignon. Selon les témoignages, des soldats de la MINUSTAH auraient abattu froidement et sans raison valable un citoyen de la localité. Saint-Martin est le nom la victime qui se trouve entre la vie et la mort. Avec une balle à la tête, il n’a aucune chance de survie.

Tout est provoqué par un match de football entre Pignon et Hinche - deux localités voisines - qui s’est dégénéré en confrontation entre fanatiques. Des soldats de la MINUSTAH sont intervenus brutalement en tirant aveuglement. Saint-Martin qui revenait de son jardin en est sorti victime. La population de Pignon critique cette façon de la MINUSTAH de réagir brutalement tuant des citoyens haïtiens sans raisons valables. Toutefois, d’autres témoignages accusent des policiers en civile qui accompagnaient l’équipe de Hinche. Ces derniers seraient à la base du meurtre de Saint-Martin. Ils auraient tiré dans toutes les directions provoquant une riposte de la MINUSTAH qui n’arrivant pas à identifier l’auteur des coups de feu, attaquait des citoyens non armés de Pignon.

Par ailleurs, les bureaux départementaux du Ministère des Finance et du Ministère de la Santé Publique sont consumés par le feu - en partie, le samedi 25 octobre 2008 aux environs de 15 heures. Le service pompier de la ville n’a pas pu intervenir faute de moyens et surtout d’organisation. Grâce à la décision du Directeur de l’aéroport du Cap-Haïtien Jean Joseph Larosilière qui a autorisé l’intervention des pompiers de l’aéroport du Cap-Haïtien, on a pu maîtriser l’incendie et éviter le pire.

RESEAU CITADELLE (Ré.Cit.), le 26 Octobre 2008, 20 heures 10.

Un Gouvernement mort-né

Monday, October 20th, 2008

Par Jean Erich René

La solution miracle dont rêve le Gouvernement Pierre Louis n’appartient pas au domaine du possible. L’environnement international voué à un cuisant problème financier n’offre aucun exit. La demande mondiale fixe les prix des produits céréaliers et pétroliers. Les consommateurs ne peuvent que se soumettre aux lois du marché. Les pays émergents formulent des demandes qui dépassent les capacités financières des Institutions Internationales. Par surcroît, la nation haïtienne doit répondre à de cuisantes questions environnementales. La plus dure réalité résulte du fait que nous avons à la tête du pays des dirigeants qui ne savent où donner de la tête. La barque nationale est en pleine dérive. L’immobilisme du Premier Ministre met en doute cette capacité de gestionnaire qu’on lui prêtait. Jusqu’à présent aucune initiative n’est relevée à son actif. Elle nous laisse plutôt l’impression d’être figée sous le coup de l’émotion. Nos concitoyens face à son impuissance vivent plutôt en résignés.

Ce sentiment de défaitisme de la société haïtienne est la résultante des limitations de la classe politique dirigeante traditionnelle qui n’a pas su répondre à temps au changement inter-générationnel. Sur le plan externe, elle n’a pas saisi les grandes modifications survenues dans les rapports de force entre les Grandes Nations du monde tant sur le plan militaire, politique qu’économique. Ce délire d’omnipotence qui caractérise la classe dirigeante américaine est en voie de refroidissement. La crise financière diminue considérablement leur appétit pour les solutions musclées. D’où le succès presqu’unamime de la voie de la négociation choisie par Barak Obama et saluée avec optimisme par un Républicain du calibre du Général Collin Powell. Est-ce la fin de la politique du Biger Stick des USA? Cette politique extérieure est plutôt dictée par les problèmes urgents de l’heure. Les problèmes que confronte la Maison Blanche sont réels. Le terrorisme international constitue une menace réelle. Parallèlement leur image et leur capacité d’action sont grandement diminuées.

Actuellement la technologie de la Guerre est à la portée de plusieurs Nations du Monde. Aucune superpuissance ne peut imposer un ordre nouveau aux autres États sous prétexte de la supériorité de leur arsenal militaire.

La montée vertigineuse de la Chine comme troisième puissance du Monde et le nouveau réveil de la Russie sous la poigne de Vladimir Poutine ont changé les rapports entre les Nations. L’exploitation des puits de pétrole du Venezuela, du Brésil et bientôt de Cuba les affranchit définitivement des tutelles des Institutions de Brettons Woods Définitivement ils ont accès à des sources de financement internes pour enclencher leur décollage économique. L’aigle américain a des regards perçants qui dépassent les luttes de Partis. Le choix de Barak Obama comme Premier Président Noir Américain est une porte ouverte sur le Monde Noir et particulièrement sur l’Afrique avec ses gigantesques ressources pétrolières et minières. Nicolas Sarkozy qui ne veut pas être en reste, réclame aussi la participation de l’Afrique.

L’étoile polaire de l’économie mondiale a changé de position. Tout gouvernement qui n’a pas rendez-vous avec l’échec devrait rectifier ses tirs afin de tirer avantage de la nouvelle configuration économique mondiale. La crise financière américaine a ses inconvénients et ses opportunités. Il revient aux instances gouvernementales de faire preuve d’intelligence afin de saisir la balle au bond. L’existence d’une nation est étroitement liée à la capacité de ses dirigeants d’aménager un espace viable à son peuple. Tant sur le plan sanitaire, environnemental, agricole etc. le savoir est à l’origine du contrôle de la maladie, de la famine et des catastrophes naturelles. La crise haïtienne actuelle, par le laxisme de nos dirigeants devient ahurissante et apparemment incontrôlable.

Le Président René Préval adopte l’attitude d’un passeur crevé au milieu d’une rivière en crue : impossible de nager pour sortir. Les conséquences sont graves pour le reste du pays. La Société civile tant à la Capitale qu’au niveau des villes de Province l’a si bien compris qu’elle est en train de jeter ses barques à l’eau pour assurer le sauvetage national. Malgré tout, leur principale entorse résulte des interventions inopportunes de nos dirigeants inquiets de leur fin prochaine à cause de leur inaction. En effet, la peur du lendemain hante tous les esprits actuellement en Haïti. L’organisation de la vie sociale et matérielle, selon toute vraisemblance, ne fait pas partie de l’Agenda du Gouvernement Pierre Louis qui prend des mesures insignifiantes. Michèle Duvivier Pierre Louis n’est d’aucun apport. Elle affiche sa totale impuissance en dépit de son cursus universitaire reluisant et son cheminement de carrière. Elle joue plutôt un rôle de figuration incompatible avec les préoccupations de l’heure des victimes de la saison cyclonique. Elle n’a présenté aucun plan de sortie de crise. Elle est mal armée pour relever ce défi. Qu’offre-t-elle en plus de Jacques Edouard Alexis ? Çà va de mal en pis! Bientôt elle aura des
comptes à rendre. Mme Duvivier se comporte comme le Chef ridicule d’un Gouvernement mort-né. Il faut au moins un borgne pour conduire un aveugle !

Les scientifiques Daniel et Ginette Mathurin prédisent une aggravation des catastrophes naturelles sur Haïti.

Monday, October 20th, 2008

Les scientifiques Daniel et Ginette Mathurin prédisent une aggravation des catastrophes naturelles sur Haïti. ” Les habitants doivent se réfugier dans les mornes parce que les plaines seront inondes “, déclare Daniel Mathurin.

4 millions d’haïtiens vivent dans les 12 villes côtières qui seront inondées avant 2012 selon les prévisions. ” Le déplacement de ces personnes requiert des ressources financières énormes “, fait remarquer M. Mathurin.

Interrogée sur la fréquence et l’importance des cyclones Ginette Mathurin soutient que le dégel des glaces, lié aux changements climatiques, en est la principale cause. ” Les canalisations doivent être surdimensionnées sinon les populations seront sévèrement touchées par les inondations “, ajoute t-elle.

En cas de tsunami dans l’étang de Miragoane ou le lac azuei les villes limitrophes seront inondées prévient M. Mathurin ” Port-au-Prince, Jimani et Baharona sont appelées à disparaître en cas de tremblement de terre”, précise t-il..

En ce qui concerne les comportements des citoyens, Daniel Mathurin soutient que les paysans doivent cultiver des patates et ignames au lieu de riz et maïs qui seront détruits lors des ouragans..

” Il est trop tard pour être paniqué”, lance le docteur Mathurin qui critique l’inaction des autorités haïtiennes. De plus il s’étonne qu’à ce jour les autorités n’ont accordé aucune concession aux compagnies pétrolières étrangères afin d’obtenir des ressources financières indispensables pour répondre aux besoins urgents de la population.

Intervenant à la rubrique ” Invité du jour” de radio Métropole, les scientifiques Daniel et Ginette Mathurin ont lancé un cri d’alarme faisant remarquer que les haïtiens de toutes les couches sociales se sont appauvries au cours de ces 20 dernières années. ” Il n’y a pas grand espoir pour Haïti”, se plaint M. Mathurin.

” C’est la dernière fois qu’on nous entend sur les ondes on ne nous entendra plus jamais “, a-t-il lancé à la fin de l’émission

Haiti 15 Octobre 1994 - 15 Octobre 2008: Les hommes de l’occupant

Thursday, October 16th, 2008

Par Stanley Lucas

Jean Bertrand Aristide le demandeur de l’occupation militaire du 15 Octobre 1994 est reste silencieux ce 15 Octobre 2008, il aurait pu quand meme s’excuser a la nation. Il y a quatorze ans Aristide sollicitait de la maison blanche et du Pentagon une intervention militaire en Haiti pour le restaurer au pouvoir.

Aristide, en prenant cette decision, ne consulta personne. Il mit de cote la 45e legislature, les forces politiques du pays dans sa campagne de sollicitation de l’occupation. Il mit de cote ses allies politiques opposes a cette demande. A l’epoque Gerard Pierre Charles et Jean Marie Vincent, constituaient le front interne contre le coup d’etat militaire, ils etaient opposes a l’intervention militaire etrangere. Ils pensaient pouvoir reinstaller l’ordre democratique en Haiti sans occupation. Aristide voulait l’intervention, resultat Jean Marie Vincent fut assassine.

A Washington Aristide accelera le processus de demande d’occupation avec le support de l’americain noir Randall Robinson. Robinson organisa une greve de faim devant la maison blanche pour pressurer le president Clinton. En appui a la greve de Robinson Aristide fera distribuer de l’argent en Haiti pour construire des bateaux charges de debarquer des boat people sur les plages de la Floride et forcer la main de Bill Clinton. Cette politique de boat people preparee et financee par Aristide depuis Washington etait coordonnee en Haiti par le maire de Delmas de l’epoque qui avait les fonds d’Aristide en main. Cette operation d’Aristide debarqua 30.000 refugies en une semaine sur les palges de la Floride. A New York a l’epoque je regardais sur ma television les images dramatiques de CNN

L’Ambassade d’Haiti a Washington entre temps payait des journalistes pour publier des articles prepares par Aristide. A cause de cette campagne bien orchestree Aristide obtint ce qu’il voulait l’intervention militaire americaine en Haiti le 15 Octobre 1994. Aristide debarqua a Port-au-Prince dans un avion americain, puis fut deverse au palais national par un helicoptere de l’armee americaine. Aristide etait fier de sa performance. Aristide declara plus tard que “li fe yon ti dezod”. C’etait la premier demande d’occupation de Jean Bertrand Aristide.

Par la suite lui et Preval feront onze demandes d’occupation de 1994 a 2008. Robinson fut recompense par Aristide a travers les millions que recevait sa femme Hazel Robinson de l’etat Haitien. Cliquez ici pour les details: http://www.haitipolicy.org/Lobbying7.htm Le livre de Robinson servira aussi pour la realisation d’un film sur l’histoire d’Haiti paye par Chavez, 30 millions.

Les Joel Sousou, Jacob, Letitiah Sept Aristide, et les autres faux noms lavalas Aristide sont restes silencieux ce 15 Octobre qui nous fait revivre cette occupation. Les journalistes sont restes silencieux, ils n’ont rien demande a Titid le traitre, l’homme des occupants. Etrange!!! Pour les etudiants un petit rappel des demandes recentes et officielles d’occupations en Haiti.

Il y a eu beaucoup de debats autour de l’idee de “l’occupation etrangere” en Haiti. les Haitiens, bien sur, sont opposes a cette idee. Quelques leaders Haitiens pour leur capital politique ont essaye de manipuler les faits pour ne pas assumer la responsabilite d’avoir demande officiellement l’intervention militaire des etrangers en Haiti. Les faits sont que de 1990 a nos jours quatrorze missions etrangeres de formes variees ont ete deployees en Haiti, a chaque fois, a partir d’une requete officielle du Gouvernement Haitien en fonction:

Assistance technique des Nations Unies sollicitee par le president Ertha Pascale Trouillot en 1989 pour supporter l’organisation des elections elections de 1990

- Demande de l’imposition d’un embargo economique des Nations Unies sur Haiti sollicitee par le president Jean Bertrand Aristide en 1991

Demande de l’envoi d’une mission des Nations Unies,MICIVIH, en Haiti sollicitee par le president Jean Bertrand Aristide Fevrier 1993 a Mai 1998

Demande d’intervention militaire des Etats Unis en Haiti sollicitee par le president Jean Bertrand Aristide en Septembre 1994

Requete d’une mission militaire des Nations Unies,UNMIH, en Haiti sollicitee par le president Jean Bertrand Aristide Septembre 1993 qui a termine sa mission en Juin 1996

Requete d’une mission militaire des Nations Unies en Haiti,UNSMIH, sollicitee par le president Rene Preval Juillet 1996 a Juillet 1997

Requete d’une mission militaire des nations Unies en Haiti,UNSMIH, sollicitee par le president Rene Preval UNTMIH Aout 1997 a Novembre 1997

Requete d’une mission militaire des Nations Unies en Haiti,UNSMIH, sollicitee par le president Rene Preval MIPONUH Decembre 1997 a Mars 2000

Requete d’une mission militaire des Nations Unies en Haiti,UNSMIH, sollicitee par le president Rene Preval MICAH, Mars 2000 a Fevrier. 2001

Requete d’intervention d’Aristide a l’administration Clinton, les huit points, sollicitee par Jean Bertrand Novembre 2000

Requete d’une mission militaire des Etats Unis en Haiti sollicitee par le president Jean-Bertrand Aristide Janvier 2004

Requete d’une mission militaire des Nations Unies en Haiti sollicitee par le president Jean Bertrand Aristide Janvier 2004 MINUSTAH April 2004 a nos jours ;

Aristide a aussi sollicite l’intervention de l’OEA 2000 a 2007 , toujours en Haiti

Aristide a sollicite l’intervention de la CARICOM 2001 a 2004
Bay Kou bliye pote mak sonje

LA CHRONIQUE DE JERRY TARDIEU | Une leçon pour les capitalistes haitiens

Tuesday, October 14th, 2008

Lundi 24 septembre 2008. Ma montre marque 20 heures. Georges Bush est en direct sur toutes les grandes chaînes de télévision américaines. Le visage du président est blême. Ses propos sont rauques. Visiblement inquiet, étonnamment humble – une fois n’est pas coutume– Il tente de rassurer l’Amérique et le monde sur la crise financière qui secoue son pays et qui menace l’économie mondiale. Au pays de l’Oncle Sam, on assiste à un effondrement généralisé du crédit et la récession approche à grand pas.

Nous vivons un moment très particulier de ce siècle barbare, où les pouvoirs parmi les plus influents de la planète, sont aux abois face à un cataclysme financier qui semble vouloir tout emporter sur son passage. Partout dans le monde, les marchés financiers sont virtuellement en mode panique malgré des centaines de milliards d’euros, de dollars et de yens injectés par les banques centrales des grands pays. Ce 6 octobre, l’indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 3.58% – à 9.955,50 points – terminant ainsi pour la première fois depuis octobre 2004 sous la barre des 10.000 points

Pour venir à la rescousse du capitalisme dans la tourmente, Bush trace la route. Il accompagne sa partition de mouvements du visage qui donnent à son intervention la solennité qu’exige l’urgence du moment. Il annonce que le gouvernement fédéral américain injectera 700 milliards de dollars pour sauver les banques américaines en difficulté, redresser les cours boursiers en chute libre et assurer la stabilité mondiale menacée. God bless America. Sur ces mots, Georges Bush conclut ses remarques et se retire en donnant dos à la camera. À ce moment, il est difficile d’imaginer ce qui doit se passer dans la tête du président tandis qu’il regagne ses appartements.

Mais comme cela doit être sinistre, la Maison Blanche, le soir, quand les lourdes portes se sont renfermées, que les lumières s’éteignent une à une tandis que l’Amérique fait faillite et que les citoyens grondent de fureur. J’imagine chaque pas lugubre des agents du service secret entamant leur ronde comme un coup de marteau dans la tête du président américain. J’imagine les corridors déserts, les grands salons solennels aux boiseries dorées désespérément vides malgré le scintillement du cristal du Baccarat. J’imagine les lumières tremblantes des chandeliers se reflétant sur les grands miroirs tristes. C’est alors une nuit qui tombe sur Georges Bush et qui devrait être longue. À quoi ont servi toutes ces journées, ces années, ces combats si, en bout de ligne, l’économie du pays que l’on dirige est dans l’impasse, les ménages aux abois, les banques en faillite, la bourse en détresse, les classes moyennes lapidées, les entrepreneurs décapitalisés, les citoyens en perte de confiance, la nation en passe de précipitation vers le désastre…

Au plus bas dans les sondages, en fin de mandat, décrié, fatigué, les cheveux blanchis par sept années de l’exercice d’un pouvoir entamé avec les événements du 11 septembre, le président américain me parait bien seul. Sur le plus haut trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre…
À l’heure où je publie cette chronique, des analystes crédibles et sérieux établissent un parallèle avec la crise de 1929. D’autres annoncent même la fin du capitalisme. Aujourd’hui, l’humanité se trouve confrontée selon André Gorz qui véhicule ici une conviction de plus d’uns – que la sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement, dit-il, sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer.

Mais comment diable en sommes-nous arrivé à devoir parler aujourd’hui de la fin du capitalisme alors qu’il y a moins d’une décade, les USA – porte-flambeau du libéralisme économique triomphateur était l’hyper puissance absolue avec une économie comptant pour 25% de l’économie mondiale.

Que s’est-il passé exactement ?

La crise mondiale actuelle a débuté avec les difficultés rencontrées par les ménages américains à faibles revenus pour rembourser les crédits qui leur avaient été consentis pour l’achat de leur logement. Ces crédits étaient destinés à des emprunteurs qui ne présentaient pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux d’intérêt préférentiels (en anglais le prime rate ») mais seulement à des taux moins préférentiels (en anglais le subprime »).

L’endettement des ménages américains a pu s’appuyer sur les taux d’intérêt extrêmement bas pratiqués pendant des années par la Banque centrale des États-Unis à partir de 2001 après la crise boursière sur les valeurs « internet ». En outre, les crédits étaient « rechargeables », c’est-à-dire que régulièrement, on prenait en compte la hausse de la valeur du bien, et on autorisait l’emprunteur à se « réendetter » du montant de la progression de la valeur de son patrimoine. On a ainsi pu soutenir la forte croissance des États-Unis.

Les crédits « subprime » étaient garantis par une hypothèque sur le logement acheté, l’idée étant que les prix de l’immobilier ne pouvaient que grimper. Dans ces conditions, une défaillance de l’emprunteur serait compensée par la vente du bien hypothéqué. De plus, ces crédits étaient souvent accordés avec des taux variables. Ainsi, les charges financières de remboursement étaient au début très allégées pour attirer l’emprunteur. Elles augmentaient au bout de deux ou trois ans et le taux d’emprunt était indexé sur le taux directeur de la FED.

Ce qui s’est passé est finalement assez facile à comprendre. Pour tenir compte de l’évolution de l’inflation et de la croissance américaine, la Banque centrale américaine a dû – depuis des années progressivement relever ses taux de 1 % en 2004 à plus de 5 % en 2006. Les charges financières des emprunts se sont considérablement alourdies. Un nombre croissant de ménages n’a pu faire face.

Parallèlement, au lieu de grimper comme anticipé, les prix de l’immobilier ont fini par se retourner à la baisse dans l’ensemble des États-Unis. En conséquence, la valeur des logements est devenue inférieure à la valeur des crédits qu’ils étaient supposés garantir. L’afflux des défaillances des emprunteurs et des reventes de leurs maisons hypothéquées a accéléré la baisse des prix de l’immobilier. Les pertes se sont donc accumulées également du côté des prêteurs. Des établissements de crédit spécialisés se sont, les premiers, retrouvés en difficulté. Ils sont tombés comme des dominos entraînant avec eux un nombre important de banques centenaires réputées solides dans le système.

À l’aube de 2008, le taux de non remboursement sur les crédits « subprime » atteignait un taux record pour l’ensemble des crédits hypothécaires aux États-Unis. Et les banques se retrouvèrent en possession d’un nombre record d’actifs immobiliers qu’elles ne peuvent aujourd’hui revendre et qui perdent tous les jours de leurs valeurs. Résultats : les rouages du système bancaire se sont enrayés. L’économie s’est crispée. La bourse a paniqué. Les valeurs boursières du CAC 40 au DAX ont plongé. Les déposants se sont rués vers leurs banques pour éponger leurs comptes. Le système est devenu de moins en moins liquide. Le bateau a pris l’eau….

Le déclencheur de la crise se situe donc dans un sous-compartiment du marché immobilier américain. Autre effet multiplicateur de la crise : la titrisation qui consiste à transformer des crédits distribués par une banque en titres de créances (obligations) qu’un investisseur peut acheter et vendre à tout moment. Ces obligations étant théoriquement adossées à un portefeuille d’actifs, elles ont sauté quand la valeur de ces actifs s’est écroulée. Avec la titrisation, la vigilance des banques qui ont initié les crédits aux ménages a été moins importante sur la capacité de ces derniers à rembourser correctement leur emprunt. Le reste. On connaît. L’effondrement des obligations a entraîné un mouvement de retrait massif vis-à-vis de ce papier commercial ainsi que l’assèchement brutal de la liquidité bancaire à partir de juillet 2007.

Toutes les banques européennes, mais aussi des compagnies d’assurances de plusieurs pays, sont impliquées. Elles ont participé au processus, notamment a travers leurs filiales américaines, en achetant ces produits financiers titrisés. La mondialisation ayant engendré l’émergence d’une place financière globale ou il est possible d’acheter et de revendre en temps réel des actions de tous les pays, des investisseurs du monde entier se retrouvent aujourd’hui bafoués avec l’effet de chaîne de la débâcle immobilière américaine. Par leur impact sur l’économie mondiale, les retombées de cette débâcle contribuent à ronger les marges de manœuvre budgétaires de pays dont les économies sont réputées solides. En Australie, l’État a carrément dû acheter une banque commerciale privée pour la tenir en vie et protéger les épargnants.

Et l’économie haïtienne dans tout cela ?

Très peu lié aux activités de ce vaste ensemble de boursicoteurs anonymes qui déterminent les fluctuations du Dow Jones ou de Nasdaq, elle ne devrait pas être trop affectée. Force est de constater que notre petite économie ouverte est très peu concernée par les trépidations de cet essaim d’investisseurs qui achètent et revendent tous les jours des actions et obligations de pays du monde entier. Bien sûr, notre économie étant considérablement « dollarisée » (plus de 50% des dépôts du système financier haïtien sont en dollars), elle reste sensible aux décisions de la Réserve fédérale américaine (FED) qui font réagir automatiquement les banques haïtiennes à la moindre baisse ou hausse des taux d’intérêt américains. Probablement que les transferts d’argent (remittances) diminueront du fait de l’impact de la crise sur les ménages haitiano-américains. Mais sans plus !

Les grands perdants de cette crise sont les élites économiques haïtiennes qui ont pris l’habitude de systématiquement miser en bourse la quasi totalité de leurs excédents de liquidité. De ce point de vue, cette crise internationale est une leçon pour les capitalistes haïtiens qui placent tous leurs avoirs à l’étranger souvent à des taux de rentabilité dérisoires. En transférant allègrement hors frontière ces avoirs durement gagnés, les capitaines d’entreprises locaux ont affaibli l’épargne locale et l’économie haïtienne en général.

En n’investissant pas dans leurs propres pays dans des projets porteurs et modernes, ils contribuent à maintenir le statu quo en Haïti alors que le pays peut rebondir pour peu qu’il y ait une reprise même minime des investissements privés. Cela demande d’abord chez nos « tenants de l’avoir » une petite révolution mentale, une sorte de mise à jour de leurs priorités à long terme. Haïti peut redevenir, comme dans les années 50, une patrie du travail, du mérite et de la fraternité. Haïti peut être un pays où la promotion sociale est possible, encouragée, voulue. Tout n’est pas une fatalité. Mais voilà, pour avancer vers la modernité, Haïti doit compter sur une bourgeoisie d’affaires qui consent à allouer au moins la moitié de son épargne à l’investissement local.

Tenez, ce 11 octobre, j’étais à New-Jersey. Au Sheraton de Newark, se tenait le Congrès national des haïtiano-américains organisé par la Haitian League que préside le Dr Bernier Lauredan. Je répondais à une invitation de la Banque interaméricaine de développement et du Centre haïtien de facilitation des Investissements qui offraient, dans le cadre de cet événement, un cocktail sur le thème : « Haïti : les opportunités d’investissements pour la Diaspora ».

À peine assis dans cette salle élégamment décorée pour la circonstance qu’un ami – industriel haïtien ayant fait le déplacement de Port-au-Prince comme moi – me glisse à l’oreille sur un ton misérieux, mi-blagueur: « Je suis ruiné ». Je réalise très vite qu’il ne blague pas. Toujours en chuchotant, le pauvre m’informe que ses avoirs placés en bourse s’étaient quasiment volatilisés. « Sim te konnen » , me dit-il en précisant qu’il venait de perdre en un mois le produit de plus de 10 années de travail investi dans les différentes places financières réparties dans des actions d’entreprises disséminées un peu partout.

Il s’était fait convaincre par son fournisseur de matières premières chinois d’investir dans les bourses asiatiques. Scénario catastrophe puisque les bourses de Shanghai, Tokyo, Hong Kong et Singapour ont vite fait d’allumer le signal de détresse et plongé dans le sillage de la Bourse de New York, face aux inquiétudes croissantes des investisseurs, confrontés aux nouveaux signes de propagation de la crise financière et aux tensions du marché interbancaire.

Encouragé par son client belge de vingt ans, cet ami misait aussi sur des places financières européennes. Pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, m’explique-t-il. Ce panier aujourd’hui se désemplit à la vitesse de la glace qui fond sur un radiateur. Pour la seule journée de vendredi dernier, le CAC 40 français a terminé la séance en baisse de 9%, Londres a perdu près de 8%, Francfort s’est effondré de 7 % et Milan a dégringolé de 8,24%.

Naturellement, je compatis au drame de cet ami qu’une intelligence intègre a protégé des ambitions médiocres. Son calvaire me désole. L’homme est de grande qualité. S’il est patient, mon ami verra les cours boursiers remonter. En attendant, il s’est appauvri. Eût-il investi une portion de son argent en Haïti, chez lui, dans un environnement qu’il maîtrise, qu’il ne serait probablement pas dans cette situation. Bien sûr, je connais la réalité des aléas et limites de la vie économique haïtienne. Je milite dans le milieu des affaires depuis assez longtemps pour être témoin à charge de tout procès accusant l’État d’être prédateur envers l’investisseur haïtien. Alors que cet État n’a même pas la décence d’offrir le strict minimum en termes d’infrastructures et services de bases – électricité, routes, sécurité… – On connaît la chanson par cœur.

Je ne verse pas ici dans un discours démagogique. J’exprime plutôt une conviction farouche. Pour moi, balancer un portfolio d’investissement privé exige que l’on fasse la part des choses. Il faut rechercher un équilibre en allouant autant que nécessaire certains actifs dans des instruments financiers internationaux conservateurs. Certes ! Ce que je dénonce ici, c’est la conséquence de notre déficit de volonté, de notre manque d’imagination à concevoir des projets nouveaux sur lesquels les nantis locaux peuvent réaliser des profits considérables malgré les problèmes et handicaps inhérents à la conduite des affaires chez nous. Les élites qui ne construisent pas l’avenir d’un pays en y investissant suffisamment sont condamnées à le subir.
(à suivre)

Par Jerry Tardieu
lundi 13 octobre 2008

Lettre Ouverte de Sandro Joseph au journal Le Nouvelliste…

Sunday, October 12th, 2008

Monsieur Max CHAUVET
Directeur du Nouvelliste
En ses bureaux.-

Monsieur le Directeur du Nouvelliste, Sandro JOSEPH n’est pas empêtré, il réforme, il structure et il avance.

J’ai lu avec étonnement cet article paru en première page de votre journal (édition du vendredi 4 octobre 2008). Il n’est pas signé donc il est assumé par la direction du journal. Compte tenu de son caractère attentatoire à la vérité et à l’éthique, je sollicite ce droit de réponse, lequel, j’espère, sera publié à la même place que le vôtre.

1- Vous aviez dit à vos lecteurs que Sandro JOSEPH était sous enquête parlementaire dans une affaire SHEC. Cette allégation est inexacte. En revanche, si cette phrase fut commise par le fait que je tente de recouvrer les avoirs des assurés, placés avant mon arrivée à l’O.N.A dans cette institution, je peux vous dire tout de suite que j’assume, je persiste et je signe.

2- Vous avez en outre, rappelé que l’O.N.A fut indexé par le Nouveau Premier Ministre dans sa déclaration de politique générale. Si vos reporters avaient assisté à mon audition par la Commission des Affaires Sociales de la Chambre basse le jeudi 2 octobre 2008, et, le cas échéant, étaient de bonne foi, ils auraient dû rappeler que cette question fut agitée et j’ai eu à répondre que le Premier Ministre dans sa déclaration, a fait référence, lors, à un état des lieux de l’O.N.A. Et, le seul état des lieux qui fut fait, à ma connaissance, sur l’O.N.A, a été commandé par moi. Dans un souci de transparence, j’ai remis copie à un secteur du patronat en visite à l’O.N.A.

3- Dans votre article vous avez fait référence à la persécution politico-judiciaire dont je suis l’objet en disant qu’il existe dans l’affaire < < un véhicule douteux>. Je ne comprends pas. Cependant, si le rédacteur de cet article avait eu le même souci de la vérité que l’auteur de celui reproduit le même jour dans la section économique de votre journal, il aurait essayé de répondre aux questions suivantes :
- Par quel biais l’achat de ce < > est arrivé au Parquet ?
-Pourquoi l’acquisition d’un véhicule de vingt-cinq mille dollars & 00/100 (25,000.00) environ constitue-il LE cas de blanchiment d’argent en vedette en Haïti ?
- Cette cabale médiatisée ne devrait-elle pas être mise en parallèle avec d’autres montées contre quelques grands commis de l’état œuvrant dans le secteur des Transports, de la Sécurité Publique, pour ne citer que celles-là ?

4- Monsieur le Directeur du Nouvelliste, j’ai eu une rencontre avec une frange du secteur patronal. Lors, j’ai remis à ces visiteurs un document de stratégie dans lequel j’ai clairement exprimé le désir de l’O.N.A de favoriser l’inclusion sociale en cherchant à intégrer les membres du secteur informel de l’économie de ce pays, comme les paysans et les petits commerçants, dans le système de Sécurité Sociale. Ils avaient explicitement dit non à cette politique, en présence de tous les cadres techniques de l’O.N.A. Dès lors, je savais que la houle viendrait pour me discréditer. Mais, Monsieur le Directeur, je demeure ouvert au dialogue afin de bien faire comprendre aux uns et aux autres qu’il est de la mission de l’O.N.A d’inculquer la culture assurantielle aux couches les plus vulnérables de la société.

5- Durant ces deux dernières années fiscales, j’ai dû par la contrainte, amener plus de mille entreprises à cotiser pour leurs employés et parfois à verser effectivement à l’O.N.A ce qu’ils tiraient abusivement de leurs employés. Que personne n’y voit un quelconque abus de pouvoir. Il s’agit simplement de mon devoir. Cependant, je savais que la houle viendrait. Mais j’assume.

6- J’ai eu à contraindre un critique radiophonique bien connu, chef d’entreprise, qui a fraudé ses employés et l’O.N.A durant neuf (9) ans, à verser ce qu’il devait. De plus, il a présenté à l’O.N.A des documents fiscaux vraiment douteux. Qui pis est, je n’ai pas donné suite à sa demande d’organisation de séminaires à l’intention des employés de l’O.N.A. Dès lors, je savais que l’O.N.A et moi n’aurions jamais grâce à ses yeux.

7- J’ai entrepris un partenariat avec la FACN, dans le cadre de la stratégie de l’O.N.A de percer le monde rural haïtien. Comme par hasard, les pressions liées à la machination politico-judiciaire ont commencé, sans exagération aucune, au moment précis où j’allais prendre la parole pour conclure la cérémonie qui eût lieu au Montana pour signer cet accord. C’est comme quoi les ennemis du monde rural haïtien avaient leurs représentants dans la salle.

8- Monsieur le Directeur, comme je l’ai dit et répété, j’assume pleinement ma gestion, faite d’avancées prometteuses et d’erreurs. Je suis donc prêt à encaisser les coups, et même les coups bas. Je n’ai pas écrit cet article dans un souci de polémique avec le Nouvelliste et quiconque. Cependant, en ma qualité de gestionnaire de l’argent des autres, je me dois de défendre la Vérité, mon honneur et la réputation de l’institution que je dirige. Je veux, en terminant, souligner pour vos lecteurs et lectrices, Monsieur le Directeur, tandis que certains donnent de la voix pour chanter mon libéra politique, moi, j’ai pris rendez-vous avec l’histoire de l’institution que je dirige. L’O.N.A est en chantier. Il est pro-actif. Et moi, je ne suis pas empêtré. Au contraire, j’avance. A titre d’illustration, je vous cite quelques chantiers. :
- j’inaugure en novembre prochain des caisses informatisées au bureau central.
- Je travaille sur la mise en œuvre, avant le 1er janvier 2009, d’un plan d’assurance maladie accompagné de frais funéraires pour les pensionnés. Ce plan sera pris en charge totalement par l’O.N.A.
- Je vais offrir des facilités de crédit aux employeurs affiliés à des taux très compétitifs. Produit créé pour leurs employés.

- Les haïtiens et haïtiennes assurés de l’O.N.A commenceront à avoir leur carte de sécurité sociale, comme ailleurs, à partir du mois prochain.
- Ils auront accès à un service d’accueil téléphonique (ONA à l’écoute) grâce auquel ils pourront formuler leurs griefs relatifs au mauvais service qu’ils recevront d’un employé de l’O.N.A et aussi, obtenir des informations sur nos produits.

Monsieur le Directeur du Nouvelliste, je dois ici m’arrêter dans ma liste de chantiers, pour vous saluer, vous et votre équipe, et reprendre la caravane qui, grâce au Très haut, passera malgré l’épaisseur des ronces tendues sur le chemin du nouvel O.N.A.

Directeur Général

Haiti : Le verdict des chiffres

Saturday, October 11th, 2008

Par Jean Erich René

Aucun plan de développement sérieux pour Haïti ne peut être esquissé sans considérer les comptes nationaux. Ce serait une aberration scientifique de faire des propositions désincarnées de la réalité économique haïtienne. Pourtant c’est ce triste constat que nous faisons chaque jour en parcourant
les programmes conçus par nos Partis Politiques et certains romantiques. Le PIB ou Produit Intérieur Brut demeure l’instrument le plus utilisé pour mesurer le progrès économique. La démarche consiste à évaluer les écarts observés d’année en année pour aller à la découverte des facteurs de la
progression ou de la régression de l’économie haïtienne. Tout le monde doit avoir un tantinet d’explication sur le mécanisme de fonctionnement de notre système économique afin de ne pas remettre les clés du Palais national aux forts en gueule.

Il importe de savoir de quoi est constituée l’économie haïtienne ? Quels sont ses points forts et ses points faibles. Quelles sont les mesures à prendre pour arriver à notre développement économique qui, nous le répétons avec insistance, n’est pas seulement une affaire d’argent mais surtout une carence d’hommes sérieux, honnêtes et compétents. Ces trois qualités sont difficiles à concilier chez la faune politique haïtienne. Parler de développement économique sans faire appel aux agrégats de la comptabilité nationale, c’est du bluff. On ne développe pas un pays avec du blabla. Nous vous invitons à décortiquer avec nous le Tableau Economique d’Haïti selon la publication de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique IHSI # 10 / DECEMBRE 2007 en prenant en chasse les années 2005-06 et 2006-07 :

PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR SECTEUR
En millions de gourdes constantes de 1986-1987

1.-Agriculture
2005-06 : 3311 millions de gourdes
2006-07 : 3413 millions de gourdes

2.-Industries Extractives
2005-06 : 15 millions de gourdes
2006-07 : 15 millions de gourdes

3.-Industries Manufacturières
2005-06 : 101 millions 7 de gourdes
2006-07 : 1032 millions de gourdes

4.-Electricité et Eau
2005-06 : 58 millions de gourdes
2006-07 : 57 millions de gourdes

5.-Bâtiments et Travaux Publics
2005-06 : 1005 millions de gourdes
2006-07 : 1042 millions de gourdes

6.-Commerce, Restaurants et Hôtels
2005-06 : 3451 millions de gourdes
2006-07 : 3612 millions de gourdes

7.-Transports et Communications
2005-06 : 842 millions de gourdes
2006-07 : 883 millions de gourdes

8.-Autres Services Marchands
2005-06 : 1573 millions de gourdes
2006-07 : 1638 millions de gourdes

9.-Services non Marchands
2005-06 : 1379 millions de gourdes
2006-07 : 1449 millions de gourdes
Les Services non marchands regroupent les administrations publiques et les institutions sans but lucratif

10.-Branche Fictive
2005-06 : -533 millions de gourdes
2006-07 : -643 millions de gourdes

11.-Valeur ajoutée brute totale
2005-06 : 12118 millions de gourdes
2006-07 : 12498 millions de gourdes

12.-Impôts moins subventions sur les produits
2005-06 : 961 millions de gourdes
2006-07 : 1000 millions de gourdes

14.-Produit intérieur brut
2005-06 : 13079 millions de gourdes
2006-07 : 13498 millions de gourdes

15.-Taux de croissance en %
2002-03 : 0.4 %
2003-04 : -3.5 %
2004-05 : 1.8 %
2005-06 : 2.3 %
2006-07 : 3.2 %

L’analyse des comptes nationaux nous permet de relever une chute appréciable de la croissance économique d’Haïti durant le retour d’Aristide soit une croissance négative de -3,5% ce qui équivaut à une régression nette de 3,9%. Sous le Gouvernement intérimaire de Gérard Latortue on a assisté à une reprise de l’Economie haïtienne passant de -3.5% à 1,8% soit une croissance nette de 5,3%. Au cours de la première année de René Préval le taux de croissance fut de 2,3%. On doit s’attendre au pire pour
2007-2008.

En observant les différents produits de la comptabilité nationale, nous constatons que les secteurs agricole, pastoral, sylvicole, piscicole, hôtelier, commercial, restaurateur produisent des valeurs au-dessus de 3 milliards de gourdes constantes. Ils représentent les piliers de l’économie nationale et sollicitent notre attention pour un investissement visant une augmentation rapide et continue de notre taux de croissance. Tout plan de développement économique d’Haïti doit privilégier ces secteurs. A ce
tournant difficile de la vie nationale on ne peut plus tergiverser sur les mesures d’urgence à prendre. Nous devons franchir le cap de l’agriculture de subsistance en mettant en valeur nos terres par le truchement de firmes spécialisées en productions céréalières, fruitières, élevages avin, porcin,
bovin, caprin.

Signalons à l’attention de tous que scientifiquement ce sont les courants marins chauds qui alimentent les côtes du monde entier en poisson. Haïti, un pays béni de Dieu mais massacré par l’égocentrisme de ses dirigeants, se trouve miraculeusement sur le parcours du Gulf Stream qui distribue les poissons en Amérique. En effet, le plateau continental d’Haïti est copieusement desservi en espèces pélagiques au niveau de l’Anse d’Hainault, Dame Marie, Abricot, Môle St Nicolas. D’après les enquêtes que nous avons conduites comme Directeur Régional de la BNDAI ou Banque Nationale de Crédit Agricole dans la Grande Anse, les nasses ordinaires en bambou cédaient sous le poids des poissons parce que la capture était trop importante. Aussi des paniers en gabion ou fil de fer étaient recommandés pour une prise aussi abondante. De plus il est périlleux pour les pêcheurs de s’aventurer en haute mer. Un canot motorisé est indispensable par rapport à la distance à parcourir. Comme les côtes d’Haïti ne sont pas surveillées, ce sont les bateaux battant pavillon étranger qui viennent
pêcher dans nos eaux territoriales sans respecter la limite des deux mille marins imposée par les lois sur la navigation internationale. Nous avons suffisamment de poissons pour nourrir quotidiennement toute la population haïtienne.

Nous sommes bien dotés par la nature pour répondre avec aisance aux besoins alimentaires de nos compatriotes qui paradoxalement s’enlisent de plus en plus dans la misère. Le développement est dans le «mens » c’est-à-dire, il est avant tout une affaire de mentalité. Les esprits mesquins ne peuvent pas concevoir un plan de développement. Tout est miracle c’est-à-dire impossible à réaliser pour les pauvres d’esprit. Une politique de crédit orienté, conçue par la Banque Centrale et appliquée par le truchement des Banques Commerciales, est l’instrument financier idéal pour actionner la
machine économique d’Haïti. La priorité revient au Secteur Agricole, non seulement en fonction de l’urgence des besoins de la population mais surtout à cause de son importance pour l’économie nationale. Une coupe longitudinale effectuée sur 5 ans prouve que l’agriculture, l’élevage, la
pêche, les hôtels, les restaurants sont déterminants dans la croissance du Produit Intérieur Brut d’Haïti ou PIB.

Ce n’est pas un compte de fée, mais le verdict des chiffres !

Adieu l’Ami,

Friday, October 10th, 2008

Par Jean L. THEAGENE

La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre, dans un ciel affligé par les nuages depuis que les cyclones, les ouragans ont remplacé les azilés et les brises tropicales dans cette région des Caraïbes. La nouvelle est tombée inattendue, bizarre : Un homme de valeur s’en est allé au terme d’une maladie qui pardonne rarement ou ne pardonne jamais. Militaire de carrière, issu de cette société Port-de-Paixienne qui a donné au pays haïtien des hommes de renom de la trempe de Capois La Mort, de Tertulien Guilbaud, d’Alphonse Henriquez, Emmanuel Guerrier, Guynemer Philogène, le Colonel Georges Valcin, jeune sexagénaire plus qu’alerte mordait dans la vie comme s’il dégustait une crème glacée dans les touffeurs insoupçonnées de l’été. Il est entré dans la vie comme un boulet de canon tiré par le dernier des industries de guerre. Il traversa ainsi toutes les difficultés avec cette facilité déconcertante de ceux qui sortent des cuisses de Jupiter.

Le Nord’ Ouest d’Haïti est resté ce coin de terre chargé d’histoire et de personnages historiques. Autant il compte de salauds dans ses rangs, autant il enregistre des hommes de valeur capables de contrebalancer l’action des destructeurs d’histoire de la horde des antisociaux dont les tentacules immondes sont encore en train d’agiter les eaux calmes. Michel Césaire, Henry Max Mayard, Michel-Ange Herman, dans la foulée des faiseurs de patrie ont poussé l’exemplarité jusqu’à devenir des modèles pour leur bout de société. N’étaient-ce la façon dont ces hommes sont morts ou ont été tués, ils auraient pu être des parangons pour les leurs sur le plan de la réussite sociale, intellectuelle, économique. Malheureusement, comme le soutient George Bernanos : Les beaux militaires depuis un siècle remplissent merveilleusement bien leurs culottes mais ne remplissent pas leur destin. Le plus souvent, ils sont les jouets des princes de l’heure qui disposent des destinées humaines comme des premiers éléments d’une dictature.

Certes, on oublie trop souvent que la seule institution qui fût à l’origine de la fondation de la patrie haïtienne s’appelait l’armée indigène. Il est vrai que les membres de ce corps n’ont pas toujours été des gentilshommes. Mais il est aussi certain que sans eux cette entité qui s’appelle aujourd’hui Haïti n’aurait jamais existé. Car, malgré toute la grandeur des premiers moments de l’Histoire Nationale, nous restons quand même dans les bas-fonds de l’Histoire Universelle aujourd’hui plus que jamais. Même les petits pour ne pas dire la rocaille disséminée dans la Mer des Caraïbes se croit aujourd’hui autoriser à nous faire des leçons de civilité. Pourtant, en position de force, nous avons toujours fait preuve de magnanimité et de grandeur d’âme dans notre approche de la solidarité transcontinentale.

A travers certains actes posés par George Valcin dans sa vie d’homme public, nous avons cru voir une invitation à nous dépasser, aller au-delà de ses capacités toujours limitées mais de son potentiel toujours en mouvement : Voilà ce que nous a offert le militaire élégant, bien formé appelé de temps à autre à d’autres fonctions d’ordre politique : Secrétaire d’Etat, Chargé d’Affaires, etc. Quant aux vertus morales ou citoyennes, qui le portaient à prendre de grandes décisions dans les moments opportuns, par exemple lors du Coup d’Etat contre Prosper Avril alors que des membres écervelés et ambitieux de sa promotion étaient impliqués dans un complot, le Colonel George Valcin a suivi les conseils de certains de ses ainés et s’en est sorti avec les honneurs. En définitive, il avait refusé de laisser tomber ses camarades de promotion sans pour autant avouer une quelconque culpabilité vis-à-vis de ses supérieurs hiérarchiques.

Voilà l’Homme qui a choisi de partir un matin d’automne 2008 dans la jeune soixantaine à un âge où l’on s’apprête à récolter ce qu’on a semé au milieu et en compagnie des siens. Il demeure de « ceux dont la patrie prend le sang non pour le verser mais pour le soumettre dans l’obscure paix des chairs militaires »… pour le soumettre à la reconnaissance de ses pairs qui, malheureusement n’existent plus et au regret de ses innombrables parents et amis qui n’ont que leurs yeux pour pleurer, un mari, un père, un frère, un ami, un camarade en allée. Pars en paix, George ! Tu as bien rempli ta journée.

Miami le 7 Octobre 2008
Jean L. Théagène