Archive for March, 2009

Haiti | Scandale de l’ONA - Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

Monday, March 30th, 2009

Après l’arrestation de Sandro Joseph, l’ancien directeur de l’ Office national d’assurance vieillesse (ONA), le jeudi 19 mars 2009 sur ordre du juge d’instruction, Yves Altidor qui est en charge de son dossier, les noms des grands bénéficiaires de la politique de “Laisser Grennen” des hommes aux pouvoirs depuis plus de 20 ans, commencent à tomber…!

En plus des actes reproché reproché à Sandro d’ après le rapport dressé en 2008 par L’Unité de lutte contre la corruption ( ULCC) , il y a eu le paiement cash d’un véhicule et l’acquisition d’un terrain sans l’aval de son supérieur, le ministre des affaires sociales d’alors Selon le commissaire du gouvernement de Port-au-prince, Joseph Manès Louis.

Voici la Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

1) Jeanne Bernard Actuelle directrice du Bien Etre Social, Ex-Directrice de l’Immigration, Ex- Directrice de L’ONM, ancienne maitresse de Préval a reçue de l’ONA 196 millions de gourdes pour 30 ans. Elle est âgée de 67 ans à la fin du prêt elle aura 97 ans. ‘’ Bon c’est pour les amis ont fait ça’’ l’argent du peuple c’est notre argent…

2) Charles Suffrat, conseiller de Préval, coordonnateur de Koze Pep. 30 millions de gourdes pour 30 ans pour construire une maison à Belle Ville près de Pétion Ville. Il est âgé de 62 ans à la fin du prêt il aura 92 ans.

3) Marie Claude Calvin la Sœur du Président Préval. Elle remplie aussi la fonction du secrétaire exécutive a reçue de l’ONA 186 millions de gourdes pour 35 ans

4) Kelly C Bastien, Président du Senat et sa Femme 176 millions de gourdes pour 30 ans. Kelly Bastien est aussi impliqué dans une affaire de gaspillage des fonds du sénat sur la rubrique de restaurant et de distribution de nourritures gratuites. Quelle affaire ?

5) Mme Joseph Lambert, épouse de l’ancien président du sénat et sénateur de la république du Sud Est Monsieur Joseph Lambert. Elle a reçue de l’ONA 7 millions de gourdes pour 25 ans

6) Herivaux Rudy, Sénateur de l’Ouest dit représentant du parti de Jean Bertrand Aristide Fanmi Lavalas, a reçu de l’ONA 108 millions de gourdes pour 30 ans

7) Evaliere Beauplan, Sénateur du Nord Ouest a reçu de l’ONA 9 millions de gourdes pour 25 ans

8) Cassy Nenel, Sénateur de Nippes, accusé d’avoir vendu il y a quelques mois trois visas américains à cinq mille dollars américains par visa. L’ex Sénateur Gabriel Fortune dans sa déposition formelle et publique au sénat avait mentionné le cas. Monsieur Cassy a reçu de l’ONA 3 millions de gourdes pour 15 ans

9) Assad Volcy, Conseiller du président Préval. Le véhicule d’Assad a été impliqué, il y a quelques mois, dans une affaire de kidnapping d’un enfant mineur. Le véhicule était piloté par un conseiller du président Préval, le chimère Lavalas Philippe Jean Baptiste Alias Samba Boukman responsable des assassinats lors de l’Opération Bagdad. Assad a reçu de l’ONA 25 millions de gourdes pour 30 ans

10) Aviol Fleurant, un militant des droits humains 40 millions de gourdes pour 28 ans

11) Osner Fevry, un avocat-politicien 35 millions de gourdes pour 18 ans ‘’ Ce cas pourrait-être justifié pour cause de longues années de cotisations à l’ONA. Mais il faudra vérifier si maître Févry est un membre régulier de l’ONA et depuis quand ?

12) Guyler C.. Delva, Coordonnateur de la Commission des Journaliste de Rêne Préval. Cette commission est chargée de protéger les intérêts du gouvernement Préval et d’orienter les enquêtes sur les assassinats des journalistes survenus au cours des années précédentes. Par exemple dans l’affaire Brignol Lindor la Commission des Journalistes de René Préval dirigé par Delva a tout fait pour éviter qu’on enquête sur les auteurs intellectuels de l’assassinat de Brignol Lindor. La commission protège les principaux bourreaux. Delva aurait reçu de l’ONA 17 millions de gourdes pour 27 ans. A quel titre l’ONA accorde ce prêt à Guyler C.Delva, ce journaliste a toujours été dans ces activités de presse, Comment a-t-il pu justifier à l’ONA le remboursement de cette dette ? Combien gagne, un journaliste haïtien ?

13) L’ex Député Axène Joseph 113 000 000 de gourdes pour 32 ans

Si la justice haïtienne veut réellement aller jusqu’au bout, il faut poser beaucoup de questions à beaucoup de personnages politiques.

Quand allons nous vivrent, une autre réalité en Haiti, que celle des coquains?

Haiti Actualités Politiques

Tuesday, March 3rd, 2009

Si le carnaval a pu dans ces moments de défoulement soulager momentanément les pressions, les tourments et les frustrations des misères de la vie quotidienne, le choc du retour à la réalité, sera d’autant plus horrible, plus dur et plus insupportable, que l’on se demande, quand est-ce que ce peuple éreinté par les tortures de la pauvreté et de la misère, va-t-il atteindre enfin son seuil de tolérance ? Quand est-ce que cette maudite marmite qui bout depuis l’an dernier va-t-elle sauter ? Que peut-on espérer de plus de Prévale, après 8 ans de règne piètre, sans gloire et à mi-chemin de son dernier mandat ? La lueur que l’on perçoit au bout du tunnel, est-ce celle de la locomotive lavalassienne qui revient avec rage et violence, ou celle du lampion de LESPWA qui s’en va pour s’évanouir dans l’oubli comme un cauchemar ?

Préval n’échappe pas aux illusions que d’autres gouvernants avant lui ont nourries. Il est tenaillé par les mêmes hantises qui ont tourmenté tous ceux qui ont senti venir la fin de leur pouvoir personnel. Ils ont tous fait l’impossible pour le retenir. Cependant, grâce à la menace d’infiltration du communisme dans la Caraïbe par Castro, Duvalier a pu imposer la présidence à vie. N’en déplaise au duvaliéristes, le régime des Duvalier n’a duré 3 décennies que par la volonté des puissances de l’Ouest et non par une capacité intrinsèque de se maintenir au pouvoir. Les fusils M1, avec quoi Duvalier a imposé l’internalisation de la peur au peuple haïtien, d’où provenaient-ils ? D’ailleurs le trio Duvalier, Somoza et Marcos que Jeane Kirkpatrick dénommait ironiquement ses « sons of a bitch », n’ont-ils pas été jetés au rancart comme des linges sales, aussitôt que Ronald Reagan ait compris, qu’il n’avait plus rien à craindre des communistes, « the evil Empire » ?

Si la révolution bolivarienne veut faire du rétro, il est évident que nous ne sommes plus dans le contexte des années 60. Le mur de Berlin a été renversé, il y a 20 ans. La pression de la communauté internationale qui a investi 12 millions de dollars US pour organiser les élections du 19 avril 2009, c’est précisément pour éviter la possibilité d’un remplacement éventuel de la constitution pour garantir la présidence à vie. La communauté internationale n’est pas prête à cautionner un recul de 22 ans. Les Haïtiens ne sont pas prêt non plus à se faire leurrer à nouveau dans le même piège que Duvalier leur a tendu en 1964, il y a 45 ans. Si Evo Morales, Daniel Ortega et Hugo Chavez ont les moyens de leur politique et que leurs peuples veulent se laisser leurrer dans le piège de la présidence à vie, tant mieux pour eux. Mais pour nous Haïtiens qui en avons subi pendant 30 ans, elle gît dans un passé d’horreur et de deuil ! On a choisi de s’en émanciper en 1986 ! Nous en portons encore les cicatrices ! Et la mémoire de nos morts et les gémissements de nos torturés continuent à hanter nos nuits !

Dans le rapport adressé à Préval, par Claude Moïse et Cary Hector, sur la Constitution de 1987, il est recommandé à la page 83 ce qui suit :

Recommandations

Nous recommandons la création conjointe Exécutif / Parlement d’une Commission constitutionnelle d’experts, chargée de préparer le projet de révision à soumettre aux mandants dans un délai raisonnable, déterminé à partir de son chronogramme convenu d’opérations.

[…] Le rapport a identifié l’essentiel de ces problèmes au chapitre 5 mais il revient à la Commission de les compléter et de les articuler selon son jugement.[…]

Etes-vous convaincu du fait que cette commission qui vient d’être investie au palais national le 19 février 2009 par Préval, soit une commission constitutionnelle conjointe d’experts ? Avec cette mascarade, Préval pourra-t-il forcer le peuple haïtien à avaler cette couleuvre, le remplacement de la Constitution de 1987 ? J’en doute fort !

Ce qui surprend et inquiète aujourd’hui c’est l’annonce des visites séparées de 2 ex-présidents démocrates de Etats-Unis et du secrétaire général des Nation Unies, Carter, Clinton et Ban Ki-moon. Il est à remarquer que la présence de Clinton a été sollicitée par Ban Ki-moon. Ceux qui veulent interpréter ces visites comme un effort de rapprochement avec le gouvernement de Préval/Pierre-Louis, devraient se poser la question : Si ces visites constituent une politique de rapprochement, ne seraient-elles pas un revirement brusque, instantané à 180 degrés ? La visite de Prévale au début du mois à Washington n’a-t-elle pas été un fiasco des plus exécrables ? Cette question a constamment hanté le passage de Prévale à Washington, particulièrement dans toutes les institutions financières par où il est passé : Que pensez-vous du rapport de Paul Collier d’Oxford University ? C’est un rapport endossé par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Pourquoi a-t-on cette semaine fermé la porte au nez à Frantz Verrettes qui vient juste de contacter plusieurs agences gouvernementales américaines, pour solliciter une visite de consultation à Washington. On lui a dit de s’adresser à l’ambassadrice.

Ces visites de personnages politiques de haut niveau doivent avoir une raison politique. Ce ne sera pas pour faire des mamours à Préval dont la performance laisse beaucoup à désirer et qui s’oppose ouvertement au projet électoral financé par la communauté internationale à raison de 12 millions de dollars US. Ne pensez-vous pas que le rapport de Paul Collier fera l’objet de la conversation ? Pourquoi le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a jugé bon de se faire accompagner par Clinton ? Il y a-t-il des réticences qu’il perçoit et qu’il veut surmonter ? Pensez-vous que la communauté internationale se laissera faire, sans mot dire, alors qu’elle a sur le territoire, 9000 paires de bottes ? La présence de Ban Ki-moon et de Clinton est significative dans ces circonstances ! Dans ces circonstances, le maintien de Préval au pouvoir peut-il être au centre des préoccupations de la communauté internationale ? Absolument pas !

Les doutes qui planent au sujet des élections du 19 avril 2009, varient selon les perceptions, les opinions, les intérêts et les indices : Elles n’auront pas lieu. Elles seront contestées. Ou les pouvoirs de certains élus ne seront pas validés au Sénat etc. Ces pronostics pessimistes inquiètent et deviennent la priorité de la communauté internationale. On a eu les mêmes difficultés après la démission de l’ambassadeur Timothy Carney, qui avait dénoncé le comportement inadéquat et inacceptable des délégations du Congrès américain et du gouvernement de Clinton envers celui d’Haïti. Ceci a provoqué une réforme dans le bureau d’Haïti au Département d’état. Et nous avons vu Valenzula et Steinberg venir en trombe en Haïti, donner formellement l’ordre à Aristide et à Préval, qui était alors président, de faire les élections législatives et présidentielles séparément. De faite ces élections ont eu lieu respectivement, le 21 mai 2000 et le 26 novembre 2000.

Avec la création de la commission constitutionnelle, on peut percevoir clairement les intentions de Préval de manœuvrer pour se distancer et se disculper de toute responsabilité envers toutes propositions controversées. Qu’est-ce que la commission va-t-elle recommander dans ce cas, le remplacement ou l’amendement de la Constitution de 1987 ? Quels types d’amendement serviront les intérêts de Préval ? Que convoite-il ? Voilà le hic ! Mais si, selon les opinions de différents secteurs proches de l’Exécutif et même d’autorités législatives, s’exprimant sur la probabilité des élections du 19 avril 2009, ils sont unanime sur la notion qu’elles n’auront pas lieu. Comment logiquement l’Exécutif pourrait-il soumettre des amendements à un parlement, dont il a intentionnellement amputé le Sénat de sa majorité de 2/3 ? La proposition d’amendements venant de l’Exécutif présuppose que les deux chambres du parlement remplissent les conditions requises qui les mettent en mesure d’en faire la déclaration. Sans le succès des élections prévues pour le 19 avril 2009, la probabilité d’amendement existe-t-elle ?

Un autre aspect de la question, Fanmi lavalas n’a-t-il pas participé aux élections de 2006 ? Ses candidats avait-ils reçu lors de ces élections un mandat d’Aristide ? Quelle est la différence dans les critères d’acceptation de candidature entre la loi électorale de 2005 et celle de 2008 ? S’il y en a, l’a-t-on insérée à dessin ? Certes, le parti fanmi lavalas est en crise de leadership. Mais cette crise ne date pas d’hier. La situation de crise a été mise en exergue depuis l’annonce de la campagne électorale en 2005. Sachant qu’Aristide au risque de provoquer un schisme au sein de son parti, n’aurait pas pu délivrer un mandat à certains secteurs du parti à l’exclusion des autres qui s’en réclament. Pourquoi à bref délai, le CEP a-t-il exigé ce mandat qu’il savait être impossible d’obtenir ? L’intention de cette exigence, n’était-elle pas pour mettre Aristide en échec et mat, et par ce biais exploiter la réaction violente lavalassienne pour provoquer un fiasco qui fera obstacle au succès des élections sénatoriales du 19 avril 2009 ? Voilà autant de questions qui soulèvent des suspicions de mauvaises intentions et de provocations de la part de Préval.

Une autre dimension à ce problème, il y a des sénateurs qui en prévision du faite que certains élus peuvent être des criminels notoires, ils se préparent à récuser la validation de leurs pouvoirs. Cela explique aussi pourquoi les candidatures de certains criminels notoires ont été intentionnellement acceptées à l’inscription. Comme l’a prédit le sénateur porte-parole officieux de Préval à l’émission de Raymond Laurent Samedi Midi de la radio CKUT au Canada : « Ces élections d’une manière ou d’une autre, elles n’auront pas lieu, ou, si elles ont lieu, elles seront inéluctablement contestées ! »

La question est de savoir, est-ce que la communauté internationale acceptera-t-elle tout bonnement à donner dans le panneau, et à se faire rouler dans de la farine ?