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Haiti Actualités Politiques

Tuesday, March 3rd, 2009

Si le carnaval a pu dans ces moments de défoulement soulager momentanément les pressions, les tourments et les frustrations des misères de la vie quotidienne, le choc du retour à la réalité, sera d’autant plus horrible, plus dur et plus insupportable, que l’on se demande, quand est-ce que ce peuple éreinté par les tortures de la pauvreté et de la misère, va-t-il atteindre enfin son seuil de tolérance ? Quand est-ce que cette maudite marmite qui bout depuis l’an dernier va-t-elle sauter ? Que peut-on espérer de plus de Prévale, après 8 ans de règne piètre, sans gloire et à mi-chemin de son dernier mandat ? La lueur que l’on perçoit au bout du tunnel, est-ce celle de la locomotive lavalassienne qui revient avec rage et violence, ou celle du lampion de LESPWA qui s’en va pour s’évanouir dans l’oubli comme un cauchemar ?

Préval n’échappe pas aux illusions que d’autres gouvernants avant lui ont nourries. Il est tenaillé par les mêmes hantises qui ont tourmenté tous ceux qui ont senti venir la fin de leur pouvoir personnel. Ils ont tous fait l’impossible pour le retenir. Cependant, grâce à la menace d’infiltration du communisme dans la Caraïbe par Castro, Duvalier a pu imposer la présidence à vie. N’en déplaise au duvaliéristes, le régime des Duvalier n’a duré 3 décennies que par la volonté des puissances de l’Ouest et non par une capacité intrinsèque de se maintenir au pouvoir. Les fusils M1, avec quoi Duvalier a imposé l’internalisation de la peur au peuple haïtien, d’où provenaient-ils ? D’ailleurs le trio Duvalier, Somoza et Marcos que Jeane Kirkpatrick dénommait ironiquement ses « sons of a bitch », n’ont-ils pas été jetés au rancart comme des linges sales, aussitôt que Ronald Reagan ait compris, qu’il n’avait plus rien à craindre des communistes, « the evil Empire » ?

Si la révolution bolivarienne veut faire du rétro, il est évident que nous ne sommes plus dans le contexte des années 60. Le mur de Berlin a été renversé, il y a 20 ans. La pression de la communauté internationale qui a investi 12 millions de dollars US pour organiser les élections du 19 avril 2009, c’est précisément pour éviter la possibilité d’un remplacement éventuel de la constitution pour garantir la présidence à vie. La communauté internationale n’est pas prête à cautionner un recul de 22 ans. Les Haïtiens ne sont pas prêt non plus à se faire leurrer à nouveau dans le même piège que Duvalier leur a tendu en 1964, il y a 45 ans. Si Evo Morales, Daniel Ortega et Hugo Chavez ont les moyens de leur politique et que leurs peuples veulent se laisser leurrer dans le piège de la présidence à vie, tant mieux pour eux. Mais pour nous Haïtiens qui en avons subi pendant 30 ans, elle gît dans un passé d’horreur et de deuil ! On a choisi de s’en émanciper en 1986 ! Nous en portons encore les cicatrices ! Et la mémoire de nos morts et les gémissements de nos torturés continuent à hanter nos nuits !

Dans le rapport adressé à Préval, par Claude Moïse et Cary Hector, sur la Constitution de 1987, il est recommandé à la page 83 ce qui suit :

Recommandations

Nous recommandons la création conjointe Exécutif / Parlement d’une Commission constitutionnelle d’experts, chargée de préparer le projet de révision à soumettre aux mandants dans un délai raisonnable, déterminé à partir de son chronogramme convenu d’opérations.

[…] Le rapport a identifié l’essentiel de ces problèmes au chapitre 5 mais il revient à la Commission de les compléter et de les articuler selon son jugement.[…]

Etes-vous convaincu du fait que cette commission qui vient d’être investie au palais national le 19 février 2009 par Préval, soit une commission constitutionnelle conjointe d’experts ? Avec cette mascarade, Préval pourra-t-il forcer le peuple haïtien à avaler cette couleuvre, le remplacement de la Constitution de 1987 ? J’en doute fort !

Ce qui surprend et inquiète aujourd’hui c’est l’annonce des visites séparées de 2 ex-présidents démocrates de Etats-Unis et du secrétaire général des Nation Unies, Carter, Clinton et Ban Ki-moon. Il est à remarquer que la présence de Clinton a été sollicitée par Ban Ki-moon. Ceux qui veulent interpréter ces visites comme un effort de rapprochement avec le gouvernement de Préval/Pierre-Louis, devraient se poser la question : Si ces visites constituent une politique de rapprochement, ne seraient-elles pas un revirement brusque, instantané à 180 degrés ? La visite de Prévale au début du mois à Washington n’a-t-elle pas été un fiasco des plus exécrables ? Cette question a constamment hanté le passage de Prévale à Washington, particulièrement dans toutes les institutions financières par où il est passé : Que pensez-vous du rapport de Paul Collier d’Oxford University ? C’est un rapport endossé par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Pourquoi a-t-on cette semaine fermé la porte au nez à Frantz Verrettes qui vient juste de contacter plusieurs agences gouvernementales américaines, pour solliciter une visite de consultation à Washington. On lui a dit de s’adresser à l’ambassadrice.

Ces visites de personnages politiques de haut niveau doivent avoir une raison politique. Ce ne sera pas pour faire des mamours à Préval dont la performance laisse beaucoup à désirer et qui s’oppose ouvertement au projet électoral financé par la communauté internationale à raison de 12 millions de dollars US. Ne pensez-vous pas que le rapport de Paul Collier fera l’objet de la conversation ? Pourquoi le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a jugé bon de se faire accompagner par Clinton ? Il y a-t-il des réticences qu’il perçoit et qu’il veut surmonter ? Pensez-vous que la communauté internationale se laissera faire, sans mot dire, alors qu’elle a sur le territoire, 9000 paires de bottes ? La présence de Ban Ki-moon et de Clinton est significative dans ces circonstances ! Dans ces circonstances, le maintien de Préval au pouvoir peut-il être au centre des préoccupations de la communauté internationale ? Absolument pas !

Les doutes qui planent au sujet des élections du 19 avril 2009, varient selon les perceptions, les opinions, les intérêts et les indices : Elles n’auront pas lieu. Elles seront contestées. Ou les pouvoirs de certains élus ne seront pas validés au Sénat etc. Ces pronostics pessimistes inquiètent et deviennent la priorité de la communauté internationale. On a eu les mêmes difficultés après la démission de l’ambassadeur Timothy Carney, qui avait dénoncé le comportement inadéquat et inacceptable des délégations du Congrès américain et du gouvernement de Clinton envers celui d’Haïti. Ceci a provoqué une réforme dans le bureau d’Haïti au Département d’état. Et nous avons vu Valenzula et Steinberg venir en trombe en Haïti, donner formellement l’ordre à Aristide et à Préval, qui était alors président, de faire les élections législatives et présidentielles séparément. De faite ces élections ont eu lieu respectivement, le 21 mai 2000 et le 26 novembre 2000.

Avec la création de la commission constitutionnelle, on peut percevoir clairement les intentions de Préval de manœuvrer pour se distancer et se disculper de toute responsabilité envers toutes propositions controversées. Qu’est-ce que la commission va-t-elle recommander dans ce cas, le remplacement ou l’amendement de la Constitution de 1987 ? Quels types d’amendement serviront les intérêts de Préval ? Que convoite-il ? Voilà le hic ! Mais si, selon les opinions de différents secteurs proches de l’Exécutif et même d’autorités législatives, s’exprimant sur la probabilité des élections du 19 avril 2009, ils sont unanime sur la notion qu’elles n’auront pas lieu. Comment logiquement l’Exécutif pourrait-il soumettre des amendements à un parlement, dont il a intentionnellement amputé le Sénat de sa majorité de 2/3 ? La proposition d’amendements venant de l’Exécutif présuppose que les deux chambres du parlement remplissent les conditions requises qui les mettent en mesure d’en faire la déclaration. Sans le succès des élections prévues pour le 19 avril 2009, la probabilité d’amendement existe-t-elle ?

Un autre aspect de la question, Fanmi lavalas n’a-t-il pas participé aux élections de 2006 ? Ses candidats avait-ils reçu lors de ces élections un mandat d’Aristide ? Quelle est la différence dans les critères d’acceptation de candidature entre la loi électorale de 2005 et celle de 2008 ? S’il y en a, l’a-t-on insérée à dessin ? Certes, le parti fanmi lavalas est en crise de leadership. Mais cette crise ne date pas d’hier. La situation de crise a été mise en exergue depuis l’annonce de la campagne électorale en 2005. Sachant qu’Aristide au risque de provoquer un schisme au sein de son parti, n’aurait pas pu délivrer un mandat à certains secteurs du parti à l’exclusion des autres qui s’en réclament. Pourquoi à bref délai, le CEP a-t-il exigé ce mandat qu’il savait être impossible d’obtenir ? L’intention de cette exigence, n’était-elle pas pour mettre Aristide en échec et mat, et par ce biais exploiter la réaction violente lavalassienne pour provoquer un fiasco qui fera obstacle au succès des élections sénatoriales du 19 avril 2009 ? Voilà autant de questions qui soulèvent des suspicions de mauvaises intentions et de provocations de la part de Préval.

Une autre dimension à ce problème, il y a des sénateurs qui en prévision du faite que certains élus peuvent être des criminels notoires, ils se préparent à récuser la validation de leurs pouvoirs. Cela explique aussi pourquoi les candidatures de certains criminels notoires ont été intentionnellement acceptées à l’inscription. Comme l’a prédit le sénateur porte-parole officieux de Préval à l’émission de Raymond Laurent Samedi Midi de la radio CKUT au Canada : « Ces élections d’une manière ou d’une autre, elles n’auront pas lieu, ou, si elles ont lieu, elles seront inéluctablement contestées ! »

La question est de savoir, est-ce que la communauté internationale acceptera-t-elle tout bonnement à donner dans le panneau, et à se faire rouler dans de la farine ?

Haiti: Préval est démissionnaire

Monday, February 9th, 2009

Par Jean Erich René - La scène politique haïtienne est envahie par une nuée de politiciens de tout acabit. Pour le renouvellement du tiers du Sénat, soit 12 sièges, 105 candidats se sont inscrits. Le hic résulte du fait qu’on n’exige aucune capacité pour les fonctions électives. Ainsi s’explique l’incompétence administrative accablante de nos gouvernements et le sous-développement chronique d’Haïti. Les obstacles constitutionnels sont facilement contournés et les critères moraux banalisés. Les vertus citoyennes sont foulées aux pieds. Les voleurs, les criminels, les narcotrafiquants prennent le large. Qui pis est, ils trouvent des défenseurs au niveau des missions diplomatiques accréditées en Haïti. Bizarre! La société haïtienne est plongée dans une crise dont l’ampleur augmente à chaque décours.

Prôner la démocratie avec un relent de narcotique c’est donner cartes blanches aux hommes de sac et de corde pour pénétrer au Parlement et perpétrer leurs forfaits en toute impunité. L’instauration de la, sans mettre les malfrats hors d’état de nuire, est une utopie. A dire vrai, la crise politique haïtienne s’est accélérée avec la Minustah. A chaque fois que la fin de leur contrat s’approche, l’insécurité redouble. Leurs pays d’origine ne sont pas plus en sécurité que nous. Ils font face aussi à des problèmes économiques cuisants. Le kidnapping, une pratique courante au Brésil, était ignoré en Haïti. On assiste à un décalque en Haïti des mœurs des pays de l’Amérique latine.

Selon la Constitution de 1987, la rentrée parlementaire devrait avoir lieu le lundi 12 janvier 2009. René Préval, sous la pression de la communauté internationale, a finalement projeté le 19 avril 2009 comme date des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. Mais dans son for intérieur, il sait très bien qu’elles n’auront pas lieu. D’un côté, la radiation du Parti Lavalas de l’agenda du CEP est plutôt de nature à troubler les élections que René Préval voudrait réaliser en un seul paquet en novembre 2011. De l’autre côté, cette décision comble aussi les vœux d’Aristide qui , empêché d’entrer en Haïti, en profite pour se débarrasser de Rudy Hériveaux à cause de son allure de Chef de Parti et futur Candidat à la Présidence. Les communiqués de presse des Ambassades du Canada, de France, des USA et de la Minustah, prêchant tous l’inclusion, placent Préval le dos au mur.

Le CEP peut-il revenir sur ses décisions et inscrire les candidats exclus ?
Si oui, il va souffrir certes d’un manque de crédibilité capable de porter les Partis Politiques à décliner sa compétence à réaliser les élections. Le Président René Préval peut-il rejeter les propositions de la Communauté Internationale qui a fabriqué son pouvoir de toutes pièces ? Si oui, il n’est plus le dirigeant d’Haïti. S’il n’obtempère pas aux ordres de ses bosses, on va lui couper les vivres. Avec la famine qui s’annonce et le mécontentement général il ne lui sera pas possible de tenir le coup. Dans les deux cas le mal va mal finir pour Préval. Rappelons qu’à la veille des élections de 2006 le Général brésilien Urano Teixeira Da Matta Bacellar,chef des troupes de la Mission de Nations Unies en Haïti, a été trouvé mort en sous-vêtement, d’une balle à la tête le samedi 7 janvier sur un balcon de l’hôtel Montana. La directrice du secrétariat de la Mission internationale d’évaluation des élections en Haïti (MIEEH), Anne Fuller avait donné sa démission.

Il y a un aspect important de la problématique électorale qu’il ne faut pas négliger. L’intérêt que manifeste la Communauté Internationale pour les élections en Haïti n’est pas quelconque. Il n’est pas superflu de rappeler que les cyclones et les élections sont des occasions exceptionnelles d’enrichissement pour les Organisations Internationales, nos ONG et certaines firmes internationales affiliées. Avec la complicité des dirigeants locaux des sommes faramineuses sont décaissées sans avoir de compte à rendre à quiconque. Pour votre plus complète édification mentionnons que :

1. A l’occasion du cyclone Jeanne en 2004, l’UNION EUROPEENNE a remis 5 millions de dollars bien comptés à l’ONG d’une militante socialiste caviar au profit des sinistrés des Gonaïves. Elle a tout gobé sans jamais mettre les pieds à la Cité de l’indépendance. Actuellement cette Chatte Gauchère attend sa part pour sa traditionnelle campagne d’éducation civique pour les prochaines élections.

2. L’écho du scandale de l’Évêché des Gonaïves détournant des fonds destinés aux sinistrés a été diffusé dans tous les medias haïtiens. Les prêtres de ce diocèse s’étaient même avisés de vider le différend par les armes.

3. Selon la Reine Sofia d’Espagne en visite en Haïti 31 millions de dollars ont été déboursés en faveur des sinistrés d’Haïti en 2008.

4. 600 millions de dollars des contribuables canadiens ont été versés en faveur d’Haïti. Aucune inauguration n’a encore eu lieu. Au contraire la Gouverneure générale souligne: « Il est minuit moins dix et la catastrophe
arrive déjà.»

5. En 1994 au retour d’Aristide 4 milliards de dollars US ont été accordés
à Haïti.

Où sont les réalisations correspondantes? Il est clair et net que tous ces dons sont retournés dans leurs pays d’origine. Sans quoi les effets seraient visibles en Haïti.

Depuis la colonie française les représentants du Roi étaient choisis parmi les membres de sa famille. Ils étaient délégués expressément en Haïti pour s’enrichir. Ce sont les meilleurs amis des dirigeants des pays riches qui sont en mission dans les pays désorganisés comme Haïti. Ils se foutent de la Convention de Vienne puisqu’ils soldent le budget national et financent nos élections sur demande du Gouvernement. Qui fait les frais de la maison a droit de cité! C’est le grand dilemme de Préval qui boude les élections mais il n’a qu’à foutre le camp, s’il refuse de les faire dans les conditions qu’on lui impose pour les raisons suivantes :

1. La prolongation du contrat de la Minustah en Juillet 2009 grâce à la saison électorale qui commence en avril 2009 pour prendre fin en février 2011.

2. Le budget de la Minustah du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009 est de:575. 103. 200 dollars soit 219 fois celui des FAd’H.

3. Chaque soldat de la Minustah touche 150 dollars nets par jour. Ils ne l’auront pas chez eux.

4. Les contrats d’impression des bulletins de vote, des dossiers électoraux et tout l’appareillage informatique, les moyens de déplacement, voitures tout terrain, motocyclettes etc. relèvent des organismes internationaux.

5. Bientôt seront dans nos murs des Missions d’observation indépendantes payées et chargées de surveiller les élections. Qui gagne tout ce fric?

Le mois de février ordinairement est fatal pour nos Chefs d’État. Préval se trouve aujourd’hui dans l’inconfortable position de renoncer à sa décision,via le CEP, d’exclure de la liste des candidats du Parti Lavalas. De plus, sa déception au cours de sa visite à Washington lui est fatale. Un Chef d’État ne se déplace pas sans entreprendre au préalable des démarches politiques concluantes et confirmées par des plis diplomatiques. C’est un accroc aux normes diplomatiques de se fier aux propos de certains flatteurs. L’ambassadeur haïtien à Washington doit être viré. L’éclipse du ministre des Affaires Étrangères Allrich Nicolas est la source de l’échec de Préval. C’est une déchéance pour un Chef d’État en visite à Washington et pour son pays de ne pas être reçu à la Maison Blanche. Dans un langage diplomatique, les données indiquent que l’illustre hôte de Hillary Clinton est exclu du Hope and Change du Président Barack Obama. Préval est démissionnaire.

Questions à Joseph Exumé Ministre de la Justice

Friday, January 30th, 2009

par Jean Erich René - Dans un pays comme Haïti, où le taux de criminalité est très élevé, la disponibilité de l’acide sulfurique sur les étagères, représente un danger social. N’importe qui peut se procurer de l’acide de recharge des batteries en vue de commettre un crime à cause de sa causticité. Pour limiter les dégâts nous avons glané les preuves médico-légales concernant ce cas d’espèce dans « L’empoisonnement » écrit par Ambroise Tardieu, Professeur de Médecine à la Faculté de Médecine de Paris. Notre objectif c’est de :

- présenter les symptômes d’empoisonnement par l’acide sulfurique

- proposer les contrepoisons de fortune à administrer rapidement afin d’arrêter ses effets et se procurer du temps pour consulter un médecin.

- aider à identifier le criminel selon les données scientifiques disponibles

1. Qu’est-ce qu’on ressent après avoir absorbé l’acide sulfurique?

- ventre tendu, ballonné avec des coliques douloureuses

- douleur aigue à l’arrière-gorge avec des crampes d’estomac

- cris et angoisse du patient

- vomissements, mêlés de glaises de sang avec une souffrance extrême

- matières rejetées dans les premiers temps d’un brun rougeâtre parfois bleues proches de l’indigo. Dans un second temps le vomi devient plus foncé en prenant la couleur du chocolat

- les vomissures sont corrosives et effervescentes c’est-à-dire pétillent

- douleur intense continue, contractive, sous forme de crampe dans la poitrine

- pouls petit, serré comme convulsif

- face pâle et décomposée exprimant l’anxiété

- lèvres et parties des lèvres brûlées et couvertes de tâches et d’eschares grises, brunes ou bleuâtres

- les yeux sont caves c’est-à-dire sans expression

- refroidissement général et rapide du corps

- un peu de diarrhée mais rarement

- l’agitation augmente et les forces diminuent

- l’affaiblissement devient extrême et la mort suit

2. Quels sont les contrepoisons maison à votre portée pour sauver la victime ?

Le mode d’intervention varie selon les éléments disponibles car le temps presse :

- lui faire boire une grande quantité d’eau pour stimuler le vomissement et diminuer la concentration de l’acide sulfurique rejeté avant de produire ses effets catastrophiques

- lui donner, si vous en avez, du lait de magnésie délayé dans l’eau

- des morceaux de craie ou un morceau de roche blanche réduite en poudre qu’on brasse dans l’eau pour faire une bouillie froide qu’on lui fait avaler

- lui faire absorber de l’eau de savon

- prendre dans le foyer à la cuisine une poignée de cendres de bois diluées dans l’eau, puis coulées dans un morceau de tissu. Lui faire boire tout de suite ce liquide filtré.

3. Comment identifier le criminel?

A partir du constat du décès de la victime et les premières manifestations des symptômes, on peut facilement déterminer l’heure de l’empoisonnement, l’endroit où il se trouvait à ce moment précis et identifier qui était en sa compagnie. Les études médico-légales mettent à notre disposition les indices suivants :

- Dans l’espace de 15 à 20 heures en général décède une personne empoisonnée à l’acide sulfurique, précise le Dr Tardieu

- Dr A. Taylor fixe à 18 heures le décès d’une personne ayant absorbé 30 grammes ou un petit verre de liqueur d’acide sulfurique

- Le décès arrive après 4 heures si la quantité d’acide sulfurique est de 100 grammes. Si l’acide sulfurique est très concentré une dose de 100 grammes tue dans ¾ d’heure, affirme le Docteur Graigie

Dans le cas du directeur adjoint du département du Nord-ouest, il est donc aisé de remonter les filières, à partir de l’heure de son décès à l’hôpital du Canapé Vert, pour déterminer le lieu où il se trouvait il y a ¾ d’heure, 4 heures, 18 heures au plus 20 heures compte tenu du volume approximatif d’acide sulfurique en cm3 prélevé dans son estomac lors de l’autopsie. Où est le récipient? Porte-t-il les échantillons de son ADN ?

Quelle est sa forme? Cylindrique : diamètre et hauteur en cm. Rectangulaire: longueur, largeur et hauteur en cm. Déterminons sa contenance en cm3 pour une analyse comparative du volume siphonné dans l’estomac de Jean-Raymond Philippe, lors de l’autopsie. Un centimètre cube d’acide sulfurique de formule H2SO4 a une masse molaire de 1.83grammes. Soit l (H2SO4) = 1.83g/cm3. Un simple produit croisé suffit pour obtenir le volume du récipient utilisé pour boire l’acide sulfurique.

Qui était en sa compagnie dans cette fourchette de temps? Est-ce le greffier , un employé du Ministère de la Justice, qui l’a vu absorber ce poison? Pourquoi était-il si proche pour deviner l’intention de Jean
Raymond Philippe et la nature du breuvage? A-t-il des dons de voyance ou un odorat si prononcé pour renifler l’odeur de l’acide sulfurique. Il doit être du sérail. Est-ce au cours de la période de sa mise en quarantaine?

Qui était son geôlier? Autant de questions que doivent agiter nos parlementaires lors de l’audition du Ministre de la Justice Jean Joseph Exumé le jeudi 29 janvier 2009. Il n’y a pas de crime parfait. Les méthodes scientifiques révèlent les traces des meurtriers. Il ne faut pas laisser ce crime irrésolu ni impuni. NOU TOUT KA PRAN !

Prochainement nous vous apporterons les preuves médico-légales, grâce à l’autopsie du cadavre et l’analyse chimique identifiant la nature du poison.

Référence : Ambroise Tardieu, L’empoisonnement : p. 184, Questions médico-légales. Quels sont les signes? ; Librairie J.B. Baillière et Fils, Rue Hautefeuille 19, près le Boulevard St Germain.

Haiti : Une odeur de poudre dans l’air

Wednesday, January 21st, 2009

Par Jean Erich René - Le déficit budgétaire de l’exercice fiscal 2006-2007 de la République
d’Haïti n’est pas le fait du hasard. Il s’explique majoritairement par l’incurie administrative. D’un côté le Sénateur Anacacis prétend un excès budgétaire de 12 milliards de gourdes. De l’autre côté le Ministre des Finances accuse un déficit de 3 milliards de gourdes. Ce trou de l’ordre de 15 milliards de gourdes et même plus peut avoir plusieurs explications:

1. une perte considérable dans l’effondrement du Marché Boursier par suite de placements effectués avec les réserves de la BRH, au nom de certains privilégiés du régime. La taxe sur le téléphone devrait boucher ce trou béant. Hélas !

2. les dépenses non prévues par l’Exécutif haïtien pour atteindre des objectifs purement politiques : 30 millions par commune pour organiser les prochaines élections très hypothétiques

3. une politique économique diminuant le fardeau fiscal de certains amis. L’exonération totale ou partielle crée un vacuum dans les caisses publiques

4. la falsification des cahiers de charge visant à réduire le revenu imposable des possédants qui disposent de multiples manèges pour échapper au filet fiscal

5. la privatisation des services publics les plus rentables: douanes, port, aéroport

6. l’élite économique, pour préserver ses acquis et assurer la suprématie de ses cartels respectifs, a développé une politique agressive parfois sanglante. La commande des 300 autobus qu’on devrait affecter au service public et qui a causé l’emprisonnement des Brant soulève encore des
discussions. Une fois de plus, au-delà de la tour Elizabeth, ni analphabète ni bête, sort ses griffes et réclame la part du lion.

Les tentatives de l’Exécutif pour renflouer les caisses de l’Etat sont infructueuses.

1. Le Gouvernement est obligé de surseoir sa décision d’augmenter la taxe sur le téléphone en vue d’éviter une manifestation des abonnés qui s’avisaient de jeter leurs cellulaires sur la cour du Palais National, au cours d’une opération GNB.

2. Entretemps Elizabeth est en train de construire une somptueuse villa à Debussy. Tout est importé aux frais de la République.

3. Qu’a-t-on fait des 22 millions de dollars donnés par la Reine Sofia d’Espagne au profit des sinistrés des Gonaïves? En tout cas, mardi prochain elle sera en visite à la Cité de l’Indépendance pour vérifier de ses propres yeux les réalisations.

4. La drogue de Port de Paix, mine de rien, est en train de déboulonner silencieusement la machine politique en place. Tout moun pran !

5. A chaque semaine ses morts pour tenter d’étouffer le scandale. La Minustah n’y peut rien. Son ex chef, le général Bachelar transférant de fortes sommes au Brésil, a été tué dans une condition similaire que le commissaire Jean Philippe Raymond. Une intervention musclée se profile pou diciplinet cet Etat mafia de la Caraïbe.

6. Franco Camille dit Franco Cadavre, le frère de Ronald Cadavre, le jeudi 15 janvier 2009, au micro de Liliane Pierre Paul à Radio Kiskeya s’est désolidarisé publiquement du Président René Préval qu’il accuse d’avoir trahi la cause lavalassienne. Le pouvoir de nuisance d’Aristide avec ses chimères rivalise les maringouins.

L’étau se resserre autour du président René Préval qui n’a plus le sommeil tranquille. Il gratte le fond de ses tiroirs pour cumuler le minimum de recettes fiscales anticipées requises pour garantir l’aide internationale indispensable à l’équilibre de son budget de 100 milliards de gourdes, une bulle de savon de Daniel Dorsainvil. La politique de la caisse vide place l’Exécutif haïtien dans une véritable impasse financière.

Une odeur de poudre flâne dans l’air. Tout laisse prévoir un éclatement après les carnaval

Haiti: Un pays vendu en cachette - Eurasian Minerals Inc. acquiert 27 permis d’exploration

Friday, December 19th, 2008

Par Jean Erich René - traduit de l’anglais - Eurasian Minerals Inc. acquiert 27 permis d’exploration en Haïti et la Mine historique d’or et de Cuivre de Meme. 17 Décembre 2008

VANCOUVER (Marketwire) - Eurasian Minerals Inc.

(La ” ; Compagnie” ; ou ” ; EMX” ;) (ENTREPRISE DE TSX : EMX) est heureuse d’annoncer qu’il lui a été attribué vingt-sept nouveaux permis d’exploration dans le Nord d’Haïti. Cette nouvelle transaction immobilière en association avec EMX dont les permis précédents ont accordé à la Compagnie la concession de 130 kilomètres de terre le long de la rive où émerge une nouvelle ceinture d’or. La mine historique de cuivre et d’or de Meme est incluse dans le nouveau permis de concession. Toutes les nouvelles propriétés sont portées à l’actif de la Compagnie : Alliance régionale d’exploration avec Newmont Ventures Ltd (” Newmont”)

Contrat d’exploration de EMX en Haïti.

Les vingt-sept nouveaux permis accordés à EMX par le Bureau des Mines et de l’Énergie de la République d’Haïti, couvrent 230.560 hectares dans le Nord d’Haïti. La superficie d’exploration de EMX totalise maintenant 281.858 hectares et couvre approximativement la moitié de la ceinture
métallogénique du massif du Nord d’Haïti (voir svp la carte ci-jointe :
http://media3.marketwire.com/docs/emx1217.pdf.). Cette ceinture régionale minéralisée est composée d’un assemblage de cuivre, d’or et d’argent formé tôt dans l’arc insulaire, situé le long de la côte nord de la plaque tectonique des Caraïbes et devient le siège des projets d’exploitation minière de EMX à La Miel et à Champagne aussi bien que le dépôt de Viejo Pueblo dans le pays adjacent, la République Dominicaine. Pueblo Viejo a 215 millions de tonnes de réserves certifiées contenant probablement 20.4
millions onces d’or, 117.3 millions onces d’argent et 423.5 millions de livres de cuivre, en date du reportage de la fin de l’année 2007 (www.barrick.com). EMX et son associé d’exploration Newmont explorent agressivement le contrat de la Compagnie et se positionne comme la première entreprise du monde en matière d’exploitation des mines d’or. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site Web de la Compagnie à l’adresse suivante : www.eurasianminerals.com

Mine historique de Meme.

Deux des nouveaux permis, totalisant 18.600 hectares, sont situés dans les parages de la zone historique de mine de cuivre et d’or de Meme et d’extraction de Terre Neuve. La mine de Meme était en activité d’exploitation principalement durant les années 60, et produit approximativement deux millions de tonnes de minerai de cuivre évalué à 2.0 % à partir de cinq niveaux de fonctionnement extraits par plusieurs voies d’accès (Kesler, 1968 ; Louca, 1989). La minéralisation du cuivre et de
l’or est associée à trois petites intrusions qui sont présentes dans la branche de la zone structurale du nord-ouest, avec la mine de Meme située à la pointe sud-est de cette formation.

Un compte rendu succinct des Nations Unies rédigé par Louca en 1989 indique que la mine de Meme contient une ressource historique 1.5 millions de tonnes de 2.0% d’or et 2.0 g/t de cuivre. Cette évaluation historique de ressource est correcte, mais ne tombe pas en adéquation avec l’Instrument
National 43-101 ou CIMM des normes de reportage des ressources. Une personne qualifiée n’a pas effectué le travail suffisamment bien pour classifier l’évaluation historique comme ressources minérales ordinaires et EMX ne traite pas l’évaluation en tant que ressources minérales ordinaires. L’évaluation historique ne peut pas être déclarée jusqu’à ce qu’elle puisse être confirmée par la Compagnie. La minéralisation de l’or et du cuivre est également relevée dans les prospections de Casseus, situé à deux kilomètres au nord-ouest de Meme. La compagnie évaluera la mine de Meme, le potentiel
de Casseus et le paquet entourant l’ère de son permis afin d’identifier les cibles additionnelles de minéralisation et d’exploration d’or et de cuivre.

Alliance régionale d’exploration.

Les nouvelles propriétés en Haïti sont couvertes par une alliance régionale d’exploration de Newmont. Aux termes de cet accord, les compagnies investiront conjointement dans un rapport de 65% avec Newmont et 35% pour EMX commençant en 2009 (voir le communiqué de presse de compagnie daté du
28 avril 2008). Newmont a débuté une enquête magnétique aérienne sur la zone de concession de la Compagnie au nord d’Haïti au début du mois de décembre.

NOTE : Pour visualiser la carte associée à cette concession, cliquer svp sur le lien suivant : http://media3.marketwire.com/docs/emx1217.pdf.

EMX est en train d’explorer et d’investir dans une propriété minière et un contrat minier de première classe et l’un des plus prometteurs pour l’avenir, mais au niveau des ceintures minérales sous explorées du monde. Le directeur en Haïti de la Compagnie d’exploration, Keith A. Laskowski, MSC. est une personne imbue de l’instrument 43-101 concernant les Normes et les Déclarations des projets miniers des administrateurs canadiens en matière de sécurité et il a examiné et vérifié l’information technique
contenue dans ce communiqué de presse.

Rapport expédié

Certains points de ce communiqué de presse contiennent des informations impliquant le risque inhérent et l’incertitude affectant les résultats réels des affaires d’Eurasian Minerals Inc. peuvent différer matériellement de ceux prévus actuellement dans de tels rapports.

Observations de Jean Erich René :

1.-Non loin du Borgne et près de St Louis du Nord se situent les mines d’or de Lamine notamment à :

- Colombo
- La Mine
- Rivière des Barres
- Treuil

2.- Les mines d’or de la Miel sont localisées dans le Plateau Central près de Hinche au niveau de la frontière haitiano-dominicaine notamment à :

- Bois de Laurence
- Grande Savanne
- Savanne La Place
- Et bien d’autres points dans le Nord circonscrits par Limbé,Terre neuve, Milot. Pignon, Marmelade, Vallières http://www.eurasianminerals.com/s/Haiti
Cliquez sur les deux premières cartes

Remarque importante :

Le Gold Exchange Standard c’est-à-dire l’évaluation de la richesse d’une Nation ou encore son pouvoir de frapper monnaie à partir de ses réserves d’or dans le Massassuchets est en voie de retour. La chute du marché financier provoquée par sa volatilité à cause de la Théorie néo-libérale a
porté les économistes à recommander vivement le réapparition du Gold Exchange Standard. L’ancien système de Brettons Wood qui s’est effondré au milieu des années 1970 par la suite du Choc pétrolier, est prescrit comme un remède très efficace à la récession économique qui s’abat sur l’économie
mondiale. Les Grandes Puissances, dans le plus grand secret, sont en train d’acheter et de récupérer l’or partout dans le monde pour renflouer leurs caisses. Haïti va-t-elle perdre cette chance extraordinaire que lui réserve la main divine à cause des antinationaux au pouvoir? Au péril de ma vie,
non! Il faut des braves pour tirer de leurs griffes un pays vendu en cachette et à bon marché afin de garantir la souveraineté alimentaire et économique d’Haïti. Mourir est beau pour la Patrie.

Haiti: La politique de la honte

Thursday, December 18th, 2008

par Jean Erich René - La presse électronique a exhibé la scène crapuleuse d’un compatriote
haïtien dont les deux mains seraient coupées en République dominicaine. Le Gouvernement de René Préval par l’entremise de son Ministre des Affaires Étrangères Allrich Nicolas s’est empressé de banaliser la question pour se dérober à ses responsabilités. L’absence du sang est l’argument massue qui infirme d’emblée le carnage. En effet, le drame n’a pas été saisi sur le vif mais, selon toute vraisemblance, il a été certainement reconstitué en différé sous l’œil d’une caméra dans le but d’alerter l’opinion publique. Il est un fait certain qu’un Noir dont la nationalité n’a pas encore été identifiée, a les deux mains coupées. Il ne s’agit pas d’un truquage.

Quelqu’un à 1a la peau noire, quelque part dans un pays de langue espagnole a été victime d’un acte crapuleux. Selon une forte probabilité il s’agit d’un Haïtien victime, comme à l’ordinaire, des exactions de nos voisins. L’intonation de la voix ne peut pas être retenue comme critère d’exclusion de St Domingue comme théâtre du crime. Dans un même pays le mode d’expression varie d’un milieu social à l’autre. Nous pouvons citer la variation de l’accent du créole en Haïti.

Il n’y a pas de fumée sans feu! Il est un fait certain que Haïti traverse une crise plurielle à cause de la faiblesse de l’administration étatique. La dernière élection présidentielle dont l’objectif était de pacifier la nation en vue de mettre sur pied certains programmes de développement économique, a empiré la situation. Le vainqueur proclamé, loin de remettre le pays sur ses rails, l’a plutôt livré à un groupe d’hommes cupides qui ne font que rafler les maigres sous de nos droits de douane. La route
nationale Jérémie –Port-au-Prince financée à la hauteur de 100 millions de dollars par la Banque Mondiale est bloquée. La raison vient du fait que le Club de Bourdon s’est approprié frauduleusement l’aire d’implantation du tracé en faisant monter ipso facto le coût à 200 millions. Le projet est
abandonné à cause d’une insuffisance de fonds L’asphalte de Chavez a été vendu à St Domingue par la Reine Elizabeth. Les 200 millions de PetroCaribe se sont volatilisés dans les désastres post cycloniques.

Face à la gourmandise des caciques de LESPWA, un Parti-Etat, il nous faut trouver un consensus sur la gestion de la Cité. La dilapidation des caisses publiques ne peut pas être la rançon du vainqueur des élections de 2006. Du moins c’est l’impression qui se dégage de l’iniquité et de la violation des
lois de la République par le 55 ème président d’Haïti. La dangerosité de ce comportement purement licencieux de nos dirigeants a fini par créer un état psychologique collectif propre au découragement. De telles transgressions sont plutôt perçues en terme de fatalité par le commun des mortels. Nos leaders politiques observent un silence complice et accablant qui exprime clairement leur découragement et leur renonciation à la cause commune. Le Maître d’Armes, par ses coups d’épée dignes de Zorro, a mis hors de combat, un à un, presque tous les acteurs de la scène politique.

Aujourd’hui les lampes sont éteintes et le théâtre sombre dans le black-out. Une telle noirceur est propice à la réalisation de leurs projets ténébreux de refonte complète de la Constitution, le renouvellement du Mandat de René Préval et le retour éventuel de Jean Bertrand Aristide taclé
sévèrement par le nouveau Leader de l’ANC. 9 millions de dollars sont mis à la disposition de nos Parlementaires pour la réussite de cette succession sans aucun heurt. Les élections sont truquées d’avance. Ne sortiront du chapeau de nos magiciens que des élus dont les campagnes ont été financées après avoir prêté serment d’allégeance à leur patron. Les éléments indispensables à une appréciation objective de la situation politique actuelle du pays échappent à l’entendement des observateurs même les plus avertis. Il revient aux leaders d’opinion d’alerter le Peuple afin de le motiver sur le danger qui le guette. Dans l’atmosphère de la Fête de Noël, le Père Lebrun qui a régenté le pays, enflammé les pneus, brûlé nos compatriotes, imposé un état de non droit, détruit les Institutions de la République, renvoyé l’Armée d’Haïti, est sur le chemin du retour.

La Patrie est en danger! Prochainement le Peuple sera convoqué en ses comices en vue d’adhérer par voie référendaire au projet de refonte complète de notre Charte Fondamentale. Des escouades de baratineurs sont chargées de lancer une campagne de propagande à sens unique afin de donner une coloration populaire à cette odieuse initiative. La fraude massive, le bâillonnement de la Presse, le harcèlement et la menace des opposants sont inscrits au menu. L’Internet est également ciblé. On tente à tout prix d’annuler certains forums car la démocratie du Web pose de grands ennuis. L’anathème sera jeté sur nos hommes politiques les plus représentatifs.

Après 18 ans d’un Pouvoir Lavalas forgé par le feu et le sang, la perpétuation des méthodes autoritaires ne peut plus se poursuivre. Cette nouvelle constitution va définitivement fermer la porte de la mémoire sur les dossiers de Jean Dominique, Mireille Durocher Bertin, Jean Lamy,
Antoine Izmery, Jean Pierre Louis, Jean Marie Vincent etc.

Les escadrons de la mort vont poursuivre sans aucune crainte leurs œuvres interprétées au sens du vainqueur comme frais collatéraux. Les propriétaires des entreprises brûlées, détruites n’auront pas de justice. Le nombre de bidonvilles va augmenter car les familles seront réduites, de plus en plus, à la misère par suite de la confiscation du revenu national. Aucune responsabilité du Gouvernement ne sera signalée dans le kidnapping levé au rang d’institution nationale. Cette nouvelle prose constitutionnelle trahit l’ambition du Monarque de René Préval, prêt à tout pour un troisième mandat. Son délire du pouvoir le porte à fermer les yeux sur la vidéo « El Machetazo » parce que l’appui de Lionel Fernandez lui est indispensable pour son projet de refonte de la Constitution et l’obtention de son troisième mandat. Dans cette optique, il adopte la politique de la honte de Sténio Vincent qui, soucieux de renouveler son mandat en 1937,se trouvait dans une situation analogue vis-à-vis du
dictateur Léonidas Trujillo y Molina, en passant à pieds joints sur l’assassinat de 15 à 20 mille Haïtiens en République Dominicaine.

Connaissez-vous le Groupe de Bourdon? Cette mafia dangeureuse pour l’avenir de notre pays

Saturday, December 6th, 2008

Par Stanley Lucas - Quelques Haitiens et Haitiennes ont cree un reseau informel de pouvoir puissant. Ils controlent les avenues politique et economiques d’Haiti. Ils sont invisibles sans loyaute politique ou attachement patriotique au pays. Ce sont de vrais seigneurs feodaux. Ils ont le controle de la quasi totalite des avenues economique de notre pays.

Ils controlent les monopoles economiques grace a leur acces politique. Ils organisent les transitions politiques et installent les gouvernements constitutionnels. Les employes de leurs entreprises deviennent ministres, conseillers du president de la republique, membres du cabinet particulier du Premier Ministre, directeurs generaux.

Ils ont en main les quatre ministeres strategiques les plus importants. Ils ont paralyse le reste du gouvernment et le Premier Ministre. Les operations importantes de soit disant privatisation se font sans que le Premier Ministre, le Parlement soient au courant.

Ils ont mis un reseau special en place pour ce deal: deux conseillers du president, le gouverneur de la banque, le ministre des TPTC, un fonctionnaire important de la communaute internationale. Chut on pille l’etat, le peuple Haitien, il ne faut pas en parler.

Les medias Haitiens sont en coupe reglee, le groupe de Bourdon est proprietaire ou controle a travers la publicite les medias. Des journalistes serieux et independants sont revoques pour avoir enqueter sur la corruption. D’autres journalistes preferent se taire pour ne pas perdre leur salaire.

Certains recoivent leurs cheques de l’ONA, des ministeres des affaires sociales et de la Jeunesse et des Sports. Jounalis sou woulman.

Depuis l’icarceration illegale du directeur de l’Unite de Lutte contre la Corruption(ULCC), le signal a ete recu par les enqueteurs de cette institution, des efforts d’enquete sur la corruption des hommes au pouvoir ou du Groupe de Bourdon equivaut a un mandat d’arret. Comme resultat la corruption s’intitutionalise a grands pas. Ce fait l’affaire du Groupe de Bourdon.

Ils veulent voler notre TELECO, le processus est encleche, des dossiers sont prepares, des decision sont prises pourtant le Premier Ministre n’est pas au courant, le Parlement non plus alors que deux proches du president sont les maitres d’oeuvre.

A travers des activites commerciales, des investissements, la privatisation les hommes du Groupe de Bourdon blanchissent l’argent de la cocaine. Plusieurs secteurs racontent que deja en 2004-05 la DEA etait deja sur cette piste. Ces memes secteurs raconteent que le Groupe de Bourdon a en main pres de 256 millions de la cocaine venus du systeme bancaire Caraibeien et de l’Europe pour les operations de privatisation de la TELECO et de l’aeoport. Ils recevront des fonds additionnels des chefs de Cartel de la drogue pour completer l’ensemble des deals.

Les consultants du Groupe de Bourdon sont a Washington pour faire des recommandations de politique sur Haiti pour les Etats Unis. Ils sont aussi presents dans les ambassades et officines de la communaute internationale a Port-au-Prince.

Au sein des Nations Unies ils ont recrute Lizbeth et un haut fonctionnaire des Nations Unies de la section politique qui construit une maison a Port-au-Prince pour sa copine Haitienne qui est peintre.

Le plan du groupe de Bourdon est le suivant:

Aucun groupe democratique ne peut arriver au pouvoir par des elections libres, honnetes et democratiques. Ce plan comprend plusieurs scenarios

a. Manipuler les elections en vue de se debarasser avec la nouvelle majorite de la constitution de 1987 et permettre a Preval d’avoir un troisieme mandat

b. Dans le cas de l’echec du premier scenario, toujours manipuler les elections pour obtenir une majorite parlementaire pour se debarasser de la constitution et installer Jacques Edouard Alexis, l’ancien Premier Ministre corrompu qui apres quatre ans d’echec a ete revoque par le parlement.

Les consultants du Groupe de Bourdon ont commence des tours avec Alexis a l’etranger, ils etaient a Washington cette semaine. Les experts et analystes se posent la question a savoir pourquoi amener a Washington un homme qui a echoue? Alexis a presente son institution politique CENAREF qui accompagne Lespwa. Il avait avec lui Francois Pierre Louis de l’ANOP et du PLB, l’ancien ambassadeur Raymond Valsaint et deux consultants du groupe de bourdon.

Cette mafia du groupe de bourdon controle les douanes d’Haiti, le secteur communications, le secteur alimentaire, materiaux de construction, le secteur financier avec les banques, ils ont aussi le controle de la banque Centrale. Cette mafia ne cree pas de richesse, ne cree pas d’emplois, cette mafia ne paie pas reellement leurs taxes, cette mafia veut acheter pou degouden toutes les entreprises de l’etat.

Cette Mafia, le Groupe de Bourdon, est dangeureuse pour l’avenir du pays.

L’eternel Tour de Babel

Wednesday, December 3rd, 2008

Par Jean Erich René

Le manque de respect du Corps législatif s’accentue suite aux derniers débats touchant de grandes questions d’intérêt national. Les manœuvres politiques puent un individualisme inquiétant. Personne ne conteste le droit du Parlement de prendre des lois pour combattre le kidnapping. L’interpellation du ministre Daniel Dorsainvil rentre certes dans le cadre de ses attributions mais réclamer le retour d’un membre du Sénat chassé arbitrairement sent l’absolutisme. Ces procédures d’urgence sont-elles
conformes à la Constitution, aux règlements administratifs et aux codes d’éthique de nos institutions? De tels agissements frisent l’improvisation et mettent sérieusement en doute la compétence de nos
parlementaires tout en rendant difficile la lecture de l’échiquier politique haïtien.

Un double langage caractérise les actions du Gouvernement Préval Pierre Louis qui ne fait preuve d’aucune conviction dans le processus décisionnel. Tandis que Préval est déterminé à détruire les constructions anarchiques, Mme Pierre Louis s’y oppose. Les membres de l’Exécutif n’arrivent pas à accorder leurs violons sur les façons de sévir contre les actes de banditisme et de kidnapping. Si nous professons le respect de la vie privée et des libertés publiques, il ne peut y avoir deux poids et
deux mesures. Pour que le Gouvernement réalise la quadrature du cercle et mette les bandits hors d’état de nuire, il devrait saisir l’occasion du rapt et de l’exécution de la fiancée du Commissaire de police, pour appliquer la loi votée le jeudi 27 novembre 2008 contre le kidnapping.

Le cas échéant, l’Unité Nationale Anti Kidnapping (LUNAK) a les poings liés. Par voie de conséquence tout le monde est à la merci des bandits de grands chemins puisque la loi est enfreinte par ceux qui sont chargés de veiller à son exécution. L’assassinat de Monique Pierre dont le cadavre est
repêché au morne à Cabri est symptomatique de l’état de pourrissement de l’Administration Politique. L’hypothèse de règlement de compte soulevée par le Chef de Police, la confirmation sans équivoque de la plaque officielle de la voiture utilisée comme instrument du crime et l’appartenance de son
propriétaire au Grand Corps, sont renversants. Le Chef de Police Mario Andrésol se réfère à l’action du Commissaire Ernst Dorfeuille dans le dossier des narcotiques aux Gonaïves pour expliquer ce crime crapuleux.

Toutes les preuves sont réunies pour procéder à l’arrestation de l’accusé :
le corps du délit, le lieu du crime, son mobile. Une observation scrupuleuse des coussins et des tapis de la voiture par la Police Scientifique, révèlera les traces d’ADN de la victime. L’aspersion au
LUMINOL est très révélatrice. L’empreinte des traces de pneu sur la chaussée est tout aussi accablante.

” Il ne s’agit pas d’un simple enlèvement, nous prenons l’enquête très au sérieux et nous commençons à remonter les filières ” confirme le Chef de Police. La lumière sera-t-elle faite sur la mort violente de Monique Pierre en permettant à la justice de coincer certains privilégiés de ce régime corrompu? L’affaire de drogue de Tiburon et le retrait à pas feutré de l’accusation de Sandro Joseph nous dictent un avis contraire. Dans une telle conjoncture à quoi sert la loi votée par le Parlement sur le
kidnapping puisque le ver est dans le fruit. ” Tous les auteurs, receleurs et juges qui contribueraient à entraver la justice sont passibles de la prison à perpétuité”, se rengorge Youri Latortue qui, en une telle
occurrence, doit commencer par tirer les conséquences de cette loi afin de jouir d’une certaine crédibilité. La loi du 24 novembre 2008 sera de nul effet dans la lutte contre le kidnapping associé au trafic de la drogue, si les coupables ne sont pas écroués.

La séance du 27 novembre 2008 du Parlement qui, selon le Président du Sénat, réclame le retour de Rudolph Boulos au Grand Corps, soulève de grandes interrogations. Les mêmes accusateurs qui avaient exigé sa destitution, aujourd’hui occupent la Tribune d’en face pour solliciter son
retour. Youri Latortue et Evalière Beauplan devraient se regarder dans un miroir ou le cas échéant passer leurs mains sur leurs visages afin de se rendre compte de leur laideur. Leur volte-face, sous la dictée du Palais National pressuré par la nouvelle Administration Démocrate, annonce les couleurs. Le Sénateur Boulos en exil à St Domingue reviendra-t-il à l’abattoir avant le départ de ses bourreaux ?

L’esprit d’a priori qui caractérise les agissements du Gouvernement Préval Pierre Louis a été mis en exergue, de la manière la plus spectaculaire, par la fracassante déclaration d’un Sénateur influent de Lespwa . Nous ne savons quelle guêpe a piqué Jean Hector Anacacis pour crier haut et fort un
excédent de plus de10 milliards de gourdes au cours de l’exercice fiscale 2007- 2008. Cette demande d’interpellation dont la séance est fixée pour le 9 décembre 2008 porte aussi les signatures de Semephise Gilles, Jacques Vilbert, et Nenel Cassy. Le flou de cette décision nous permet de nous
rendre compte à quel point nous sommes bardés d’incompétents. La matière même de la convocation est sujette à caution. Tout d’abord la responsabilité de la préparation d’un programme économique contrairement aux allégations de Jean Hector Anacacis, ne relève pas du Ministre des finances qui n’est qu’un simple comptable des deniers publics. Son refus systématique de faire des caisses de l’Etat une mangeoire pour les partisans du régime est à l’origine de sa convocation expresse.

A contrario, Daniel Dorsainvil a plutôt fait état d’un déficit budgétaire de 4 milliards de gourdes, soit environ 100 millions de dollars. Pour boucher ce trou des démarches sont en cours auprès des institutions internationales, argue-t-il. Elles risquent d’être compromises par les propos contradictoires de ce Parlementaire mal informé qui au lieu de faire l’ange fait la bête. Une analyse du tissu politique haïtien accuse une mauvaise foi à peine voilée de certains porte-parole en vue de :

- affaiblir l’Institution parlementaire
- justifier son renvoi par le Chef de l’Exécutif
- voter une nouvelle Constitution
- enlever le verrou de la limite de 2 mandats alternés du Président
- organiser les élections pour assurer la majorité de Lespwa au Parlement
- renouveler le mandat de Préval par des élections truquées

La confusion qui règne au Parlement, relativement à la multiplicité des langages, l’assimile à la Tour de Babel. Dans leurs calculs mesquins, ils voudraient profiter de la transition politique aux USA pour exécuter leurs forfaits mais ils sont déjà court-circuités par l’OBAMANIA.

Des elections serieuses ne peuvent pas avoir lieu en Haiti

Wednesday, November 19th, 2008

Par Stanley Lucas -
Preval et le Groupe de Bourdon ont mis en place un Conseil Electoral Provisioire (permanent voir le moniteur relatif au CEP actuel) partisan charge de manipuler les elections en vue de nommer pres de deux tiers des deputes et des senateurs pour Preval. Ce plan machiavelique a deux objectifs

1. Permettre a Preval de se debarrasser de la Constitution de 1987 apres avoir obtenu le controle absolu des deux deux chambres. Preval veut rester au pouvoir au choisir son successeur s’il ne peut pas.

2. Permettre au Groupe de Bourdon de renforcer ses monopoles economiques et garantir le controle du secteur politique

Il y a la possibilite d’emergence de contradictions entre les deux objectifs puisque le Groupe de Bourdon joue le double jeu. Ils veulent depasser Preval en cinquieme a Washington puisque Aristide est deja mis de cote. Le Groupe de Bourdon a un nouveau candidat et Preval est devenu pour eux un liability. Nous en reparlerons. En plus les anciens etudiants Haitiens qui ont ete a Havard University vivants en Haiti pensent profiter de l’opportunite Barack Obama qui lui aussi est un ancien de Harvard. La lutte a Washington entre ces camps de Port-au-Prince va etre un sujet d’attention, ils risquent tous de se tromper.

L’actuel Conseil Electoral est totalement partisan et aux ordres de Preval. Ce CEP nomme par Preval ne peut organiser aucune election libre honnete et democratique. Pour les analystes, venant de Rene Preval ce n’est pas nouveau. Rene Preval avait mis en place un CEP partisan qui avait manipule les elections du 6 Avril 1997. Son propre premier ministre Rosny Smarth avait bloque la publication des resultats fabriques. C’est Rene Preval qui a voulu manipule les resultats des elections du 26 Avril et du 26 Novembre 2000. Le president du CEP Leon Manus qui avait refuse de publier les resultats fabriques, malgre les menaces de mort, a du prendre l’exil. En 2006 Preval a transforme par la violence les resultats partiels du premier tour en resultats definitifs.

Malgre les vire ron, toute politique est d’abord locale: La classe politique doit avoir une strategie pour le combat democratique et contre la manipulation que prepare Preval. Il faut eviter la division et construire l’unite entre les politiciens de l’opposition democratique pour eviter une nouvelle catastrophe que nous prepare Rene Preval.

La classe politique décline une invitation du CEP à un forum sur la nouvelle loi électorale

L’institution électorale, influencée par l’Exécutif, agit unilatéralement, soutiennent les partis politiques

mardi 18 novembre 2008,
Radio Kiskeya

La Convention et le Conseil National des Partis Politiques, deux organismes réunissant la majorité des formations politiques haïtiennes, ont dénoncé lundi en conférence de presse le mode de fonctionnement du Conseil Electoral Provisoire (CEP), notamment sa « dépendance » par rapport au chef de l’Exécutif, le président René Préval.

Faisant état de la mise à l’écart des partis politiques par le CEP dans toutes ses démarches, les deux regroupements politiques ont appelé au « boycott » d’un forum annoncé pour le mercredi 19 novembre par l’institution électorale autour des innovations contenues dans la nouvelle loi électorale.

Les dirigeants politiques, dont ceux de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), de la Fusion des Sociaux-démocrates Haïtiens, du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH) et du Mouvement National Patriotique du 28 novembre (MNP-28), protestent contre le fait que le CEP ait invité les partis politiques à son forum à titre personnel.

Ils affirment ne rien savoir d’une telle initiative, encore moins des personnes appelées à y prendre part. Ils reprochent également au CEP d’avoir mis au point un agenda électoral en dehors de toute concertation et de n’avoir jusqu’ici apporté de précision sur les dispositions adoptées en vue de l’organisation des élections indirectes. De celles-ci dépendent la constitution du Conseil Electoral Permanent, font-ils remarquer.

Les partis politiques s’interrogent par ailleurs sur le budget de seize millions de dollars arrêté en ce qui concerne uniquement l’organisation des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat, alors que, cinq mois après le 2ème tour en juin des législatives partielles, il faudra encore de l’argent au CEP pour l’organisation des élections des collectivités territoriales, dont les conseils municipaux, le renouvellement de la Chambre des députés et le renouvellement du second tiers du Sénat.

Tous ces objectifs paraissent difficiles à atteindre, dans les conditions actuelles et vu le mode de fonctionnement du CEP, de l’avis de la Convention et du Conseil National des Partis Politiques. Par conséquent, dans une lettre ouverte adressée au CEP, ils déclinent l’invitation de prendre part au forum du 19 novembre, dans l’attente d’un changement d’orientation de l’organisme électoral par rapport aux acteurs politiques. [jmd/RK]

Le directeur de l’ONI est sur la sellette, dans le cadre du processus électoral

18 nov. 08 Métropole

A l’issue d’une rencontre avec les membres de la commission intérieur de la Chambre basse, le directeur de l’Office Nationale d’Identification (ONI), Ronald Covil, a annoncé que les cartes d’Identification nationale seront disponibles avant le premier tour des élections sénatoriales.

Il soutient que 4,1 millions de citoyens sont déjà enregistrés et donne l’assurance que le système de production des cartes sera installé en décembre afin de lancer l’impression des nouvelles cartes. Selon M. Covil avant le 19 avril, date retenue pour le premier tour des sénatoriales, 700 000 électeurs auront récupéré leurs cartes d’identification nationale.

De plus, M. Covil se plaint des maigres ressources humaines mises à la disposition de son organisme. ” Nous continuons à travailler avec les maigres ressources dont nous disposons”, lance t-il rappelant que le budget de l’ONI est de 14 millions de gourdes.

De son coté, le président de la commission intérieur de la chambre basse, Charles Pierre Miolin, est sceptique en ce qui a trait à la livraison des cartes aux dates annoncées.

Le parlementaire soutient qu’il n’existe pas de bons rapports entre les autorités électorales et le directeur de l’ONI. ” Les 100 000 cartes imprimées en 2005 avaient été acheminées au CEP pour distribution ce qui n’a pas été fait “, argue le député Miolin pour qui le directeur de l’ONI n’a pas les mains libres puisque l’OEA est impliqué dans le processus.

Un membre de la commission intérieur, le député Steven Benoît, soutient que le directeur de l’ONI doit démissionner s’il ne peut livrer les cartes aux dates annoncées. ” M. Covil n’a pas le contrôle de l’ONI qu’il dirige depuis deux ans”, martèle le député Benoît qui fait remarquer qu’à ce jour aucune carte n’a été livrée.

Le torchon brûle entre le CEP et des partis politiques 18 nov. 08 Métropole

Deux regroupements de partis, la Convention des Partis et la Conférence Nationale des Partis Politiques, dénoncent une main mise de l’exécutif dans le processus électoral qu’ils considèrent comme incertain. Les leaders de ces formations politiques croient que les autorités électorales ne jouissent pas d’une pleine autonomie pour accomplir leur tache.

L’un des membres de ces regroupements de partis, le coordonnateur général de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Edgar Leblanc, soutient que les élections sénatoriales et indirectes ne pourront avoir lieu en raison de la volonté des autorités de maintenir le statu quo. ” Les conseillers électoraux ont une attitude suspecte par rapport au chef de l’état “, dit-il faisant remarquer que le CEP a banalisé la contribution des partis politiques dans le processus électoral.
” La loi électorale et la date des élections ont été publiées sans consultation avec les dirigeants des partis politiques”, argue M. Leblanc signalant que les membres du gouvernement n’avaient pas signé la loi électorale.

La Convention des Partis et la Conférence Nationale des Partis Politiques, suggèrent aux autorités électorales de diffuser un circulaire pour publier le calendrier électoral et expliquer l’application de la loi électorale.

Le président du Conseil National des Partis Politiques, Dejean Belizaire, annonce que les partis politiques ne participeront pas au forum sur la loi électorale prévue pour ce mercredi 19 novembre en signe de protestation contre les conseillers électoraux. ” Nous regrettons qu’il n’y a eu a ce jour aucune rencontre entre le CEP et les partis politiques pour préparer ce forum”, ajoute M. Belizaire.
En réaction, le conseiller électoral, Leonel Raphaël, a annoncé une rencontre entre le CEP et les partis membres de la Convention et de la Conférence afin d’aplanir les différends. Il révèle que le président du CEP s’était entretenu, lundi avec les présidents des deux regroupements de partis politiques.

CEP /Partis politiques

Le processus d’inscription lancé par le CEP relatif à l’organisation des élections pour le renouvellement du tiers du sénat est mal vu par certains partis politiques qui doutent encore de la volonté de ce conseil d’organiser ces élections aux dates indiquées.
Les dirigeants de ces partis mettent en avant l’inexpérience des membres de ce nouveau conseil en matière d’élections. C’est le cas du président du parti de la fusion des Sociaux démocrates Victor Benoit qui presse le CEP de rendre public un calendrier détaillé des élections et de maintenir après évaluation, les actuels membres des BED et BEC tout en remplaçant les absents par voie de concours.
Par ailleurs, autour du forum que le CEP projette d’organiser le 19 Novembre prochain à caribe convention Center, les dirigeants politiques regroupés au sein de la « Convention Nationale des Partis Politiques » dont : Osner H. Févry, de l’autre branche du PDCH, Michard Gaillard & Victor Benoit de la Fusion des Sociaux Démocrates, Dejean Bélizaire du MNP28, Himler Rébu du GREE pour ne citer que ceux là annoncent qu’ils ne seront pas présents à ce forum pour n’avoir été consultés à l’avance.

Entreprenariat en Haiti

Friday, November 14th, 2008

Par Jean Erich René

Se lancer en affaires c’est le rêve de tout le monde. Mais être Chef d’Entreprise exige des qualités exceptionnelles. Malheureusement en Haïti nous n’avons pas la culture de l’entreprenariat. Nous avons surtout été éduqués pour être des fonctionnaires même lorsque nous sommes des
professionnels. Nous nous sentons plus confortables de recevoir un salaire afin de nous soulager du stress d’un lendemain sans pain que souvent les aléas de la vie imposent. Le mot entrepreneur vient du latin « pendere » dont le correspondant français est : prendre des risques calculés, c’est-à-dire frapper la balle au bon moment afin d’ouvrir le score et l’aggraver davantage. Une telle prouesse requiert une vivacité d’esprit et une capacité d’organisation qu’on n’acquiert pas par hasard.

Dans un pays comme Haïti, ce ne sont pas les occasions qui manquent. Il y a beaucoup de besoins insatisfaits. Nous pouvons produire des biens et des services capables de répondre à la demande latente. Tout d’abord nous nous trouvons en face d’un dilemme que nous pouvons expliciter par les questions suivantes :

- Que faut-il produire et pour quel marché ?
- Comment acquérir la technologie nécessaire ou bien ouvrir un comptoir de vente?
- Quels sont les mécanismes de fonctionnement du marché ciblé?
- Quelles sont les lois qui régissent la matière?
- Où trouver le financement nécessaire?

Comme vous pouvez le remarquer le financement représente le dernier palier de l’échafaudage. Par déformation nous accordons souvent à l’argent la première place en pensant que le reste viendra par enchantement. Erreur!

Nous devons d’abord nous connecter à la réalité afin de faire l’inventaire des actions à entreprendre pour camper nos projets. Avec le progrès de la communication, les structures traditionnelles des entreprises commerciales et industrielles deviennent obsolètes. Aujourd’hui on peut brasser de
grosses affaires virtuellement. On peut aisément dépasser le cadre restreint du territoire d’Haïti en accordant une dimension internationale à une entreprise locale grâce à des pôles de contact via Internet. On ne s’improvise pas entrepreneur. Il faut être imbu des Accords Internationaux signés entre les nations, des types de biens et de services commercialisables aussi bien que des frais de transport, les assurances, les taxes et les tarifs douaniers à payer. La General Agreement on Tariffs
and Trade : GATT et l’Accord du Libre Échange Nord Américain : ALENA ouvrent la voie à tous les entrepreneurs sans distinction de race, de couleur ni de nationalité. Ils nous affranchissent des tutelles de certains hommes d’affaires haïtiens rongés par le sectarisme et l’esprit de clan.

A cause de l’étroitesse du marché national, il y a une lutte implacable entre les entrepreneurs de la place. Que dire des jeunes pousses qui sont appelées à languir puis à périr à l’ombre du Mapou qui ne leur accorde même pas la chance d’entrer dans le circuit. Le manque d’esprit de créativité nous porte à marcher sur les brisées de nos prédécesseurs en diminuant leurs marges bénéficiaires. Ils n’hésitent pas un instant à éteindre dans l’œuf nos velléités entrepreneuriales. Aussi s’impliquent-ils dans la politique en s’associant aux dirigeants en selle afin d’obtenir la part du lion. Cette imbrication encourage les concurrences déloyales, engonce la machine économique en ne favorisant que
certains privilégiés. De plus ces derniers ne réinvestissent par leurs profits afin d’augmenter le capital national et le nombre d’emplois. C’est la triste situation dans laquelle nous implique actuellement le
Gouvernement de Préval dont le népotisme et le clientélisme ne sont plus à démontrer.

A cause de l’étroitesse du marché national, la compétition est très serrée. La saturation oblige les entrepreneurs à porter des coups bas à leurs compétiteurs. Par manque de flair et aussi par paresse les nouveaux promoteurs ne font que marcher sur les plates bandes de leurs prédécesseurs. Ils n’arrivent pas à créer leurs propres chemins en innovant. Pourtant, la technologie de l’informatique a révolutionné le monde des affaires en apportant un changement de taille extraordinaire par
l’élargissement de ses frontières. Des banques de données, des logiciels spécialisés et des moteurs de recherche très performants apportent de précieuses informations en faisant appel à la magie de l’image et du son pour capter notre attention. De tels atouts autrefois n’étaient que le privilège exclusif de certains initiés. Ainsi ont-ils pu obtenir de juteux contrats avec les Multinationales. Des avances sur la production ou arrhes pour les entreprises agricoles, leur permettent de couvrir les coûts de production. Souvent ils n’utilisent pas leurs capitaux propres pour faire démarrer leurs entreprises. Ils savent bien comment jongler avec le système et frapper à la bonne porte.

Il n’y a pas de générations spontanées. On doit commencer quelque part! Nous sommes suffisamment dotés en facteurs de production pour les produits en céramique tels que matériels sanitaires, électriques et l’artisanat grâce à nos importantes mines de kaolin de Mirebalais et de Latibolière.
Nous pouvons aisément actionner l’industrie immobilière et des biens d’équipement grâce à nos importantes ressources en carbonate de calcium, nos minerais de fer et de bauxite. Malheureusement les industriels haïtiens ne font qu’imiter l’abeille en butinant nos fleurs pour fabriquer leur miel. Ils n’investissent pas dans les recherches ni l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol. L’économie haïtienne demeure encore au stade de spéculation donnant lieu à une nuée de compétiteurs salopes.

La faute revient surtout au Gouvernement en place qui devrait aménager le cadre légal adéquat et faire respecter les lois existantes afin de limiter les dégâts au niveau des différentes branches de production. L’incitation à l’investissement par le biais de l’imposition est un atout majeur.
L’effondrement de certains bâtiments d’école occasionnant des morts, des blessés en laissant des séquelles psychologues graves au sein de la jeunesse estudiantine, suffit pour mettre en évidence le degré de permissivité en cours en Haïti. Le Gouvernement ne gouverne rien. Le Président ne préside que ses intérêts personnels. Ce laxisme est une conséquence directe de la politique de la militance suivie pendant 18 ans par les Spécialistes de la destruction d’Haïti : Jean Bertrand Aristide et
René Préval. Point n’est besoin d’avoir une formation pour s’acquitter d’une tâche. On ramasse toutes les connaissances souhaitables sur le béton. Dans un pays où n’importe qui peut remplir n’importe quelle fonction, n’importe comment, n’importe quoi peut arriver à n’importe quel moment. Nos
pasteurs d’église s’improvisent Ingénieurs et se foutent des autorisations de construction que délivrent ordinairement nos Mairies qu’appuyait autrefois l’OFATMA pour couvrir les frais d’accident. L’ONA s’est transformé en une véritable caverne d’Alibaba. Il suffit de dire : «Sésame ouvre-toi » pour que les Grands Commis de l’État obtiennent des prêts de 10 millions. Nos fantaisistes constructeurs prennent congé de la loi de la résistance des matériaux en ignorant la répartition des charges
sur les poteaux et le flambage etc.

La même gargote s’observe davantage dans le monde des affaires. C’est l’anarchie totale! Pour protéger l’industrie naissante certaines mesures légales doivent être prises. Depuis l’antiquité il y avait toujours des lois qui régissent la matière. A Babylone, nous pouvons mentionner le Code
d’Hammiras sur les échanges commerciaux. En Haïti la demande globale est tributaire de la tyrannie du Club de Bourdon qui finance les manifestations et asservit la presse en menaçant de retraire ses publicités. La rareté artificielle des biens pour provoquer une augmentation subite des prix est
une pratique courante chez nos hommes d’affaires sans vergogne. Pour comble de malheur les guichets de nos Banques sont fermés aux jeunes entrepreneurs. Une vingtaine de familles financent les élections
présidentielles pour avoir leur poulain au Palais national et maîtriser la circulation monétaire.

Il n’est pas nécessaire d’être né dans une famille d’entrepreneurs, on peut le devenir. La réussite en affaires n’est pas du tout l’apanage des fils des entrepreneurs traditionnels, selon le préjugé mesquin qu’on fait circuler dans le milieu haïtien et qui tente de faire tâche d’huile. Parfois les enfants dont les parents et les grands parents étaient des entrepreneurs ont une forte probabilité d’hériter la veine de
l’entrepreneurship. Ils sont imbus sur le tas du modèle de gestion de l’entreprise familiale. Le savoir-faire est indispensable pour les nouveaux arrivés qui doivent emprunter certains créneaux. C’est de là que découle le rôle prépondérant de l’État en instaurant des Centres de Formation adéquats. Par le biais du Ministère du Commerce et de l’Industrie devraient s’organiser périodiquement des séminaires, des colloques pour lancer nos jeunes sur de bonnes pistes. C’est la pédagogie utilisée par les NPI ou
Nouveaux Pays Industrialisés. La Banque Centrale, la Banque de toutes les Banques doit réviser sa politique de crédit en ouvrant leurs caisses aux jeunes entrepreneurs. En renonçant à l’esprit de clan, grâce à l’entreprenariat nous briserons le carcan du sous-développement en Haïti.

Oui Nou Kapab.