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Haiti | Scandale de l’ONA - Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

Monday, March 30th, 2009

Après l’arrestation de Sandro Joseph, l’ancien directeur de l’ Office national d’assurance vieillesse (ONA), le jeudi 19 mars 2009 sur ordre du juge d’instruction, Yves Altidor qui est en charge de son dossier, les noms des grands bénéficiaires de la politique de “Laisser Grennen” des hommes aux pouvoirs depuis plus de 20 ans, commencent à tomber…!

En plus des actes reproché reproché à Sandro d’ après le rapport dressé en 2008 par L’Unité de lutte contre la corruption ( ULCC) , il y a eu le paiement cash d’un véhicule et l’acquisition d’un terrain sans l’aval de son supérieur, le ministre des affaires sociales d’alors Selon le commissaire du gouvernement de Port-au-prince, Joseph Manès Louis.

Voici la Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

1) Jeanne Bernard Actuelle directrice du Bien Etre Social, Ex-Directrice de l’Immigration, Ex- Directrice de L’ONM, ancienne maitresse de Préval a reçue de l’ONA 196 millions de gourdes pour 30 ans. Elle est âgée de 67 ans à la fin du prêt elle aura 97 ans. ‘’ Bon c’est pour les amis ont fait ça’’ l’argent du peuple c’est notre argent…

2) Charles Suffrat, conseiller de Préval, coordonnateur de Koze Pep. 30 millions de gourdes pour 30 ans pour construire une maison à Belle Ville près de Pétion Ville. Il est âgé de 62 ans à la fin du prêt il aura 92 ans.

3) Marie Claude Calvin la Sœur du Président Préval. Elle remplie aussi la fonction du secrétaire exécutive a reçue de l’ONA 186 millions de gourdes pour 35 ans

4) Kelly C Bastien, Président du Senat et sa Femme 176 millions de gourdes pour 30 ans. Kelly Bastien est aussi impliqué dans une affaire de gaspillage des fonds du sénat sur la rubrique de restaurant et de distribution de nourritures gratuites. Quelle affaire ?

5) Mme Joseph Lambert, épouse de l’ancien président du sénat et sénateur de la république du Sud Est Monsieur Joseph Lambert. Elle a reçue de l’ONA 7 millions de gourdes pour 25 ans

6) Herivaux Rudy, Sénateur de l’Ouest dit représentant du parti de Jean Bertrand Aristide Fanmi Lavalas, a reçu de l’ONA 108 millions de gourdes pour 30 ans

7) Evaliere Beauplan, Sénateur du Nord Ouest a reçu de l’ONA 9 millions de gourdes pour 25 ans

8) Cassy Nenel, Sénateur de Nippes, accusé d’avoir vendu il y a quelques mois trois visas américains à cinq mille dollars américains par visa. L’ex Sénateur Gabriel Fortune dans sa déposition formelle et publique au sénat avait mentionné le cas. Monsieur Cassy a reçu de l’ONA 3 millions de gourdes pour 15 ans

9) Assad Volcy, Conseiller du président Préval. Le véhicule d’Assad a été impliqué, il y a quelques mois, dans une affaire de kidnapping d’un enfant mineur. Le véhicule était piloté par un conseiller du président Préval, le chimère Lavalas Philippe Jean Baptiste Alias Samba Boukman responsable des assassinats lors de l’Opération Bagdad. Assad a reçu de l’ONA 25 millions de gourdes pour 30 ans

10) Aviol Fleurant, un militant des droits humains 40 millions de gourdes pour 28 ans

11) Osner Fevry, un avocat-politicien 35 millions de gourdes pour 18 ans ‘’ Ce cas pourrait-être justifié pour cause de longues années de cotisations à l’ONA. Mais il faudra vérifier si maître Févry est un membre régulier de l’ONA et depuis quand ?

12) Guyler C.. Delva, Coordonnateur de la Commission des Journaliste de Rêne Préval. Cette commission est chargée de protéger les intérêts du gouvernement Préval et d’orienter les enquêtes sur les assassinats des journalistes survenus au cours des années précédentes. Par exemple dans l’affaire Brignol Lindor la Commission des Journalistes de René Préval dirigé par Delva a tout fait pour éviter qu’on enquête sur les auteurs intellectuels de l’assassinat de Brignol Lindor. La commission protège les principaux bourreaux. Delva aurait reçu de l’ONA 17 millions de gourdes pour 27 ans. A quel titre l’ONA accorde ce prêt à Guyler C.Delva, ce journaliste a toujours été dans ces activités de presse, Comment a-t-il pu justifier à l’ONA le remboursement de cette dette ? Combien gagne, un journaliste haïtien ?

13) L’ex Député Axène Joseph 113 000 000 de gourdes pour 32 ans

Si la justice haïtienne veut réellement aller jusqu’au bout, il faut poser beaucoup de questions à beaucoup de personnages politiques.

Quand allons nous vivrent, une autre réalité en Haiti, que celle des coquains?

Haiti Actualités Politiques

Tuesday, March 3rd, 2009

Si le carnaval a pu dans ces moments de défoulement soulager momentanément les pressions, les tourments et les frustrations des misères de la vie quotidienne, le choc du retour à la réalité, sera d’autant plus horrible, plus dur et plus insupportable, que l’on se demande, quand est-ce que ce peuple éreinté par les tortures de la pauvreté et de la misère, va-t-il atteindre enfin son seuil de tolérance ? Quand est-ce que cette maudite marmite qui bout depuis l’an dernier va-t-elle sauter ? Que peut-on espérer de plus de Prévale, après 8 ans de règne piètre, sans gloire et à mi-chemin de son dernier mandat ? La lueur que l’on perçoit au bout du tunnel, est-ce celle de la locomotive lavalassienne qui revient avec rage et violence, ou celle du lampion de LESPWA qui s’en va pour s’évanouir dans l’oubli comme un cauchemar ?

Préval n’échappe pas aux illusions que d’autres gouvernants avant lui ont nourries. Il est tenaillé par les mêmes hantises qui ont tourmenté tous ceux qui ont senti venir la fin de leur pouvoir personnel. Ils ont tous fait l’impossible pour le retenir. Cependant, grâce à la menace d’infiltration du communisme dans la Caraïbe par Castro, Duvalier a pu imposer la présidence à vie. N’en déplaise au duvaliéristes, le régime des Duvalier n’a duré 3 décennies que par la volonté des puissances de l’Ouest et non par une capacité intrinsèque de se maintenir au pouvoir. Les fusils M1, avec quoi Duvalier a imposé l’internalisation de la peur au peuple haïtien, d’où provenaient-ils ? D’ailleurs le trio Duvalier, Somoza et Marcos que Jeane Kirkpatrick dénommait ironiquement ses « sons of a bitch », n’ont-ils pas été jetés au rancart comme des linges sales, aussitôt que Ronald Reagan ait compris, qu’il n’avait plus rien à craindre des communistes, « the evil Empire » ?

Si la révolution bolivarienne veut faire du rétro, il est évident que nous ne sommes plus dans le contexte des années 60. Le mur de Berlin a été renversé, il y a 20 ans. La pression de la communauté internationale qui a investi 12 millions de dollars US pour organiser les élections du 19 avril 2009, c’est précisément pour éviter la possibilité d’un remplacement éventuel de la constitution pour garantir la présidence à vie. La communauté internationale n’est pas prête à cautionner un recul de 22 ans. Les Haïtiens ne sont pas prêt non plus à se faire leurrer à nouveau dans le même piège que Duvalier leur a tendu en 1964, il y a 45 ans. Si Evo Morales, Daniel Ortega et Hugo Chavez ont les moyens de leur politique et que leurs peuples veulent se laisser leurrer dans le piège de la présidence à vie, tant mieux pour eux. Mais pour nous Haïtiens qui en avons subi pendant 30 ans, elle gît dans un passé d’horreur et de deuil ! On a choisi de s’en émanciper en 1986 ! Nous en portons encore les cicatrices ! Et la mémoire de nos morts et les gémissements de nos torturés continuent à hanter nos nuits !

Dans le rapport adressé à Préval, par Claude Moïse et Cary Hector, sur la Constitution de 1987, il est recommandé à la page 83 ce qui suit :

Recommandations

Nous recommandons la création conjointe Exécutif / Parlement d’une Commission constitutionnelle d’experts, chargée de préparer le projet de révision à soumettre aux mandants dans un délai raisonnable, déterminé à partir de son chronogramme convenu d’opérations.

[…] Le rapport a identifié l’essentiel de ces problèmes au chapitre 5 mais il revient à la Commission de les compléter et de les articuler selon son jugement.[…]

Etes-vous convaincu du fait que cette commission qui vient d’être investie au palais national le 19 février 2009 par Préval, soit une commission constitutionnelle conjointe d’experts ? Avec cette mascarade, Préval pourra-t-il forcer le peuple haïtien à avaler cette couleuvre, le remplacement de la Constitution de 1987 ? J’en doute fort !

Ce qui surprend et inquiète aujourd’hui c’est l’annonce des visites séparées de 2 ex-présidents démocrates de Etats-Unis et du secrétaire général des Nation Unies, Carter, Clinton et Ban Ki-moon. Il est à remarquer que la présence de Clinton a été sollicitée par Ban Ki-moon. Ceux qui veulent interpréter ces visites comme un effort de rapprochement avec le gouvernement de Préval/Pierre-Louis, devraient se poser la question : Si ces visites constituent une politique de rapprochement, ne seraient-elles pas un revirement brusque, instantané à 180 degrés ? La visite de Prévale au début du mois à Washington n’a-t-elle pas été un fiasco des plus exécrables ? Cette question a constamment hanté le passage de Prévale à Washington, particulièrement dans toutes les institutions financières par où il est passé : Que pensez-vous du rapport de Paul Collier d’Oxford University ? C’est un rapport endossé par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Pourquoi a-t-on cette semaine fermé la porte au nez à Frantz Verrettes qui vient juste de contacter plusieurs agences gouvernementales américaines, pour solliciter une visite de consultation à Washington. On lui a dit de s’adresser à l’ambassadrice.

Ces visites de personnages politiques de haut niveau doivent avoir une raison politique. Ce ne sera pas pour faire des mamours à Préval dont la performance laisse beaucoup à désirer et qui s’oppose ouvertement au projet électoral financé par la communauté internationale à raison de 12 millions de dollars US. Ne pensez-vous pas que le rapport de Paul Collier fera l’objet de la conversation ? Pourquoi le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a jugé bon de se faire accompagner par Clinton ? Il y a-t-il des réticences qu’il perçoit et qu’il veut surmonter ? Pensez-vous que la communauté internationale se laissera faire, sans mot dire, alors qu’elle a sur le territoire, 9000 paires de bottes ? La présence de Ban Ki-moon et de Clinton est significative dans ces circonstances ! Dans ces circonstances, le maintien de Préval au pouvoir peut-il être au centre des préoccupations de la communauté internationale ? Absolument pas !

Les doutes qui planent au sujet des élections du 19 avril 2009, varient selon les perceptions, les opinions, les intérêts et les indices : Elles n’auront pas lieu. Elles seront contestées. Ou les pouvoirs de certains élus ne seront pas validés au Sénat etc. Ces pronostics pessimistes inquiètent et deviennent la priorité de la communauté internationale. On a eu les mêmes difficultés après la démission de l’ambassadeur Timothy Carney, qui avait dénoncé le comportement inadéquat et inacceptable des délégations du Congrès américain et du gouvernement de Clinton envers celui d’Haïti. Ceci a provoqué une réforme dans le bureau d’Haïti au Département d’état. Et nous avons vu Valenzula et Steinberg venir en trombe en Haïti, donner formellement l’ordre à Aristide et à Préval, qui était alors président, de faire les élections législatives et présidentielles séparément. De faite ces élections ont eu lieu respectivement, le 21 mai 2000 et le 26 novembre 2000.

Avec la création de la commission constitutionnelle, on peut percevoir clairement les intentions de Préval de manœuvrer pour se distancer et se disculper de toute responsabilité envers toutes propositions controversées. Qu’est-ce que la commission va-t-elle recommander dans ce cas, le remplacement ou l’amendement de la Constitution de 1987 ? Quels types d’amendement serviront les intérêts de Préval ? Que convoite-il ? Voilà le hic ! Mais si, selon les opinions de différents secteurs proches de l’Exécutif et même d’autorités législatives, s’exprimant sur la probabilité des élections du 19 avril 2009, ils sont unanime sur la notion qu’elles n’auront pas lieu. Comment logiquement l’Exécutif pourrait-il soumettre des amendements à un parlement, dont il a intentionnellement amputé le Sénat de sa majorité de 2/3 ? La proposition d’amendements venant de l’Exécutif présuppose que les deux chambres du parlement remplissent les conditions requises qui les mettent en mesure d’en faire la déclaration. Sans le succès des élections prévues pour le 19 avril 2009, la probabilité d’amendement existe-t-elle ?

Un autre aspect de la question, Fanmi lavalas n’a-t-il pas participé aux élections de 2006 ? Ses candidats avait-ils reçu lors de ces élections un mandat d’Aristide ? Quelle est la différence dans les critères d’acceptation de candidature entre la loi électorale de 2005 et celle de 2008 ? S’il y en a, l’a-t-on insérée à dessin ? Certes, le parti fanmi lavalas est en crise de leadership. Mais cette crise ne date pas d’hier. La situation de crise a été mise en exergue depuis l’annonce de la campagne électorale en 2005. Sachant qu’Aristide au risque de provoquer un schisme au sein de son parti, n’aurait pas pu délivrer un mandat à certains secteurs du parti à l’exclusion des autres qui s’en réclament. Pourquoi à bref délai, le CEP a-t-il exigé ce mandat qu’il savait être impossible d’obtenir ? L’intention de cette exigence, n’était-elle pas pour mettre Aristide en échec et mat, et par ce biais exploiter la réaction violente lavalassienne pour provoquer un fiasco qui fera obstacle au succès des élections sénatoriales du 19 avril 2009 ? Voilà autant de questions qui soulèvent des suspicions de mauvaises intentions et de provocations de la part de Préval.

Une autre dimension à ce problème, il y a des sénateurs qui en prévision du faite que certains élus peuvent être des criminels notoires, ils se préparent à récuser la validation de leurs pouvoirs. Cela explique aussi pourquoi les candidatures de certains criminels notoires ont été intentionnellement acceptées à l’inscription. Comme l’a prédit le sénateur porte-parole officieux de Préval à l’émission de Raymond Laurent Samedi Midi de la radio CKUT au Canada : « Ces élections d’une manière ou d’une autre, elles n’auront pas lieu, ou, si elles ont lieu, elles seront inéluctablement contestées ! »

La question est de savoir, est-ce que la communauté internationale acceptera-t-elle tout bonnement à donner dans le panneau, et à se faire rouler dans de la farine ?

Haiti: Préval est démissionnaire

Monday, February 9th, 2009

Par Jean Erich René - La scène politique haïtienne est envahie par une nuée de politiciens de tout acabit. Pour le renouvellement du tiers du Sénat, soit 12 sièges, 105 candidats se sont inscrits. Le hic résulte du fait qu’on n’exige aucune capacité pour les fonctions électives. Ainsi s’explique l’incompétence administrative accablante de nos gouvernements et le sous-développement chronique d’Haïti. Les obstacles constitutionnels sont facilement contournés et les critères moraux banalisés. Les vertus citoyennes sont foulées aux pieds. Les voleurs, les criminels, les narcotrafiquants prennent le large. Qui pis est, ils trouvent des défenseurs au niveau des missions diplomatiques accréditées en Haïti. Bizarre! La société haïtienne est plongée dans une crise dont l’ampleur augmente à chaque décours.

Prôner la démocratie avec un relent de narcotique c’est donner cartes blanches aux hommes de sac et de corde pour pénétrer au Parlement et perpétrer leurs forfaits en toute impunité. L’instauration de la, sans mettre les malfrats hors d’état de nuire, est une utopie. A dire vrai, la crise politique haïtienne s’est accélérée avec la Minustah. A chaque fois que la fin de leur contrat s’approche, l’insécurité redouble. Leurs pays d’origine ne sont pas plus en sécurité que nous. Ils font face aussi à des problèmes économiques cuisants. Le kidnapping, une pratique courante au Brésil, était ignoré en Haïti. On assiste à un décalque en Haïti des mœurs des pays de l’Amérique latine.

Selon la Constitution de 1987, la rentrée parlementaire devrait avoir lieu le lundi 12 janvier 2009. René Préval, sous la pression de la communauté internationale, a finalement projeté le 19 avril 2009 comme date des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. Mais dans son for intérieur, il sait très bien qu’elles n’auront pas lieu. D’un côté, la radiation du Parti Lavalas de l’agenda du CEP est plutôt de nature à troubler les élections que René Préval voudrait réaliser en un seul paquet en novembre 2011. De l’autre côté, cette décision comble aussi les vœux d’Aristide qui , empêché d’entrer en Haïti, en profite pour se débarrasser de Rudy Hériveaux à cause de son allure de Chef de Parti et futur Candidat à la Présidence. Les communiqués de presse des Ambassades du Canada, de France, des USA et de la Minustah, prêchant tous l’inclusion, placent Préval le dos au mur.

Le CEP peut-il revenir sur ses décisions et inscrire les candidats exclus ?
Si oui, il va souffrir certes d’un manque de crédibilité capable de porter les Partis Politiques à décliner sa compétence à réaliser les élections. Le Président René Préval peut-il rejeter les propositions de la Communauté Internationale qui a fabriqué son pouvoir de toutes pièces ? Si oui, il n’est plus le dirigeant d’Haïti. S’il n’obtempère pas aux ordres de ses bosses, on va lui couper les vivres. Avec la famine qui s’annonce et le mécontentement général il ne lui sera pas possible de tenir le coup. Dans les deux cas le mal va mal finir pour Préval. Rappelons qu’à la veille des élections de 2006 le Général brésilien Urano Teixeira Da Matta Bacellar,chef des troupes de la Mission de Nations Unies en Haïti, a été trouvé mort en sous-vêtement, d’une balle à la tête le samedi 7 janvier sur un balcon de l’hôtel Montana. La directrice du secrétariat de la Mission internationale d’évaluation des élections en Haïti (MIEEH), Anne Fuller avait donné sa démission.

Il y a un aspect important de la problématique électorale qu’il ne faut pas négliger. L’intérêt que manifeste la Communauté Internationale pour les élections en Haïti n’est pas quelconque. Il n’est pas superflu de rappeler que les cyclones et les élections sont des occasions exceptionnelles d’enrichissement pour les Organisations Internationales, nos ONG et certaines firmes internationales affiliées. Avec la complicité des dirigeants locaux des sommes faramineuses sont décaissées sans avoir de compte à rendre à quiconque. Pour votre plus complète édification mentionnons que :

1. A l’occasion du cyclone Jeanne en 2004, l’UNION EUROPEENNE a remis 5 millions de dollars bien comptés à l’ONG d’une militante socialiste caviar au profit des sinistrés des Gonaïves. Elle a tout gobé sans jamais mettre les pieds à la Cité de l’indépendance. Actuellement cette Chatte Gauchère attend sa part pour sa traditionnelle campagne d’éducation civique pour les prochaines élections.

2. L’écho du scandale de l’Évêché des Gonaïves détournant des fonds destinés aux sinistrés a été diffusé dans tous les medias haïtiens. Les prêtres de ce diocèse s’étaient même avisés de vider le différend par les armes.

3. Selon la Reine Sofia d’Espagne en visite en Haïti 31 millions de dollars ont été déboursés en faveur des sinistrés d’Haïti en 2008.

4. 600 millions de dollars des contribuables canadiens ont été versés en faveur d’Haïti. Aucune inauguration n’a encore eu lieu. Au contraire la Gouverneure générale souligne: « Il est minuit moins dix et la catastrophe
arrive déjà.»

5. En 1994 au retour d’Aristide 4 milliards de dollars US ont été accordés
à Haïti.

Où sont les réalisations correspondantes? Il est clair et net que tous ces dons sont retournés dans leurs pays d’origine. Sans quoi les effets seraient visibles en Haïti.

Depuis la colonie française les représentants du Roi étaient choisis parmi les membres de sa famille. Ils étaient délégués expressément en Haïti pour s’enrichir. Ce sont les meilleurs amis des dirigeants des pays riches qui sont en mission dans les pays désorganisés comme Haïti. Ils se foutent de la Convention de Vienne puisqu’ils soldent le budget national et financent nos élections sur demande du Gouvernement. Qui fait les frais de la maison a droit de cité! C’est le grand dilemme de Préval qui boude les élections mais il n’a qu’à foutre le camp, s’il refuse de les faire dans les conditions qu’on lui impose pour les raisons suivantes :

1. La prolongation du contrat de la Minustah en Juillet 2009 grâce à la saison électorale qui commence en avril 2009 pour prendre fin en février 2011.

2. Le budget de la Minustah du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009 est de:575. 103. 200 dollars soit 219 fois celui des FAd’H.

3. Chaque soldat de la Minustah touche 150 dollars nets par jour. Ils ne l’auront pas chez eux.

4. Les contrats d’impression des bulletins de vote, des dossiers électoraux et tout l’appareillage informatique, les moyens de déplacement, voitures tout terrain, motocyclettes etc. relèvent des organismes internationaux.

5. Bientôt seront dans nos murs des Missions d’observation indépendantes payées et chargées de surveiller les élections. Qui gagne tout ce fric?

Le mois de février ordinairement est fatal pour nos Chefs d’État. Préval se trouve aujourd’hui dans l’inconfortable position de renoncer à sa décision,via le CEP, d’exclure de la liste des candidats du Parti Lavalas. De plus, sa déception au cours de sa visite à Washington lui est fatale. Un Chef d’État ne se déplace pas sans entreprendre au préalable des démarches politiques concluantes et confirmées par des plis diplomatiques. C’est un accroc aux normes diplomatiques de se fier aux propos de certains flatteurs. L’ambassadeur haïtien à Washington doit être viré. L’éclipse du ministre des Affaires Étrangères Allrich Nicolas est la source de l’échec de Préval. C’est une déchéance pour un Chef d’État en visite à Washington et pour son pays de ne pas être reçu à la Maison Blanche. Dans un langage diplomatique, les données indiquent que l’illustre hôte de Hillary Clinton est exclu du Hope and Change du Président Barack Obama. Préval est démissionnaire.

Le Canada souhaite un maintient du dialogue afin d’assurer la crédibilité du processus électoral

Friday, February 6th, 2009

Communiqué 6 février 2009 - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE - Le Canada souhaite un maintient du dialogue afin d’assurer la crédibilité du processus électoral

Étant l’un des principaux partenaires et supporters des institutions démocratiques en Haïti, le Gouvernement du Canada a suivi, et continue de suivre avec attention, les différentes étapes qui amèneront la population haïtienne à exprimer leur droit de vote, lors des élections sénatoriales prévues pour le 19 avril prochain. Hier, le Conseil Électoral Provisoire a publié la liste des candidats éligibles pour les élections.

« Les circonstances qui ont mené à l’exclusion de tous les candidats d’un parti politique ne peuvent que nous inquiéter. En effet, la crédibilité d’une élection est basée sur le respect des lois et des règlements qui l’encadre. Cependant, ce symbole de la démocratie que représente une élection, doit être aussi rassembleur, et non pas contribuer à diviser la population. », a déclaré l’Ambassadeur du Canada, Gilles Rivard.

Le Canada appuie les efforts du Gouvernement d’Haïti et de la population haïtienne, afin que les élections sénatoriales soit libres et démocratiques; et, nous louons les efforts du Conseil Électoral Provisoire qui, jusqu’à ce jour, ne les a pas ménagé.

Néanmoins, il demeure important que les élections du 19 avril se déroulent dans un climat de sérénité et de saine compétition. Nous encourageons donc les autorités haïtiennes à maintenir un espace de dialogue pour qu’un compromis puisse être trouvé.

Renseignements :
Adam Barratt,
Conseiller politique
Ambassade du Canada
Téléphone : 3456-3335

Les demeles du president Preval a Washington

Thursday, February 5th, 2009

Par Stanley Lucas - La mauvaise gestion de Preval va causer au pays un deficit budgetaire depassant US$100 millions. Preval est a Washington, il a besoin d’argent, ses plans politiques sont aussi en danger. Il ne sait plus a quel saint se vouer. Preval est dans une tres mauvaise situation. En plus l’aide destinee aux victimes des cyclones de l’ete 2008 fut mal geree, certains sont devenus riches sur le dos du peuple.

Depuis son arrivee a Washington Preval n’a cesse de solliciter des fonds pour un programme d’appui au budget a la Banque Mondiale, le FMI et la Banque Interamericaine de Developpement. Les premieres reactions des analystes ne sont pas bonnes. Nous en avons note deux. Ces milieux comparent Preval aux presidents des compagnies d’automobiles americaines qui s’etaient rendus a Washington dans des avions prives pour solliciter l’argent du Congres des Etats Unis. La revolte contre eux etait generale, comment peuvent-ils demander des emprunts du gouvernement americain et voyager en jet prive? Le Congres avait refuse l’emprunt. Ce sont les memes critiques portees contre Preval. Comment peut-il venir demander de l’argent a Washington et se deplacer avec une aussi grande delegation qui coute de l’argent? La seconde, des responsables des insitutions percoivent la demande d’appui au budget comme des fonds sollicites pour financer la campagne electorale des candidats de Lespwa et non pour alleger la misere du peuple. Malgre tout il existe une volonte de chercher la meilleure facon d’aider d’Haiti.

Preval est accompagne des ministres des Finances et de la Planification, du Gouverneur de la Banque centrale, de Lionel Delatour, membre du Cled et proche de la UNIBANK, Elizabeth Delatour, conseillere en finances, gabriel verret un employe de l’USAID detache au palais, Paul Denis de l’OPL et autres. On parle d’une delegation de quatrorze personnes, en plus des 19 membres de la mission Haitienne a Washington.

Le projet politique de Preval est mal parti, ce sera difficile de manipuler les elections et de changer illegalement la constitution. Au niveau de l’exterieur les communautes internationales rendent sa tache difficile puisqu’il exploitait les contradictions pour marquer des points au lieu de chercher l’assistance pour le peuple Haitien. En plus son marassa tire les ficelles a travers les connections de Havard University de sa femme et d’un medecin du sida. Croyant qu’il pouvait rouler tout le monde en s’appuyant sur quelques conseillers incapables et le Groupe de Bourdon, Preval aujourd’hui dans une marmite en train de bouillir se retrouve seul. Dans ce processus apres avoir enterre Alexis, Preval risque de sacrifier sur l’autel du pouvoir personnel le premier ministre Pierre-Louis. Les mois d’Avril et Mars s’annonce mal

A Washington c’est difficile de trouver des fonds. La crise economique mondiale greffee sur le fait qu’il y a une fatigue quand il s’agit de trouver des fonds pour Haiti rend la situation compliquee de part et d’autres. De 1994 a nos jours des milliards ont disparu en Haiti, aucune institution construite, rien de palapable sur le terrain pour demontrer les debours. Charlie Rangel le puissanr chairman du Ways and Means Committeee va essayer de degager un package pour Haiti en l’attachant au stimilus package des Etats Unis. On se demande si cela suffira? Preval a rencontre Rangel et le speaker Representative Pelosi aujourd’hui, Demain Preval ira a la journee internationale de la priere, espere voir le president Obama et rencontrer apres le Secetaire d’Etat Hillary Clinton.

Preval espere que les photos avec Obama, Clinton, Rangel et Pelosi suffiront pour calmer les initiatives des secteurs sociaux mouvementes d’Haiti orientes vers de nouvelles manifestations qui ressembleront peut etre a celles du 8 Avril 2008. A-t-il raison? Seul l’avenir le dira

Haiti : Une odeur de poudre dans l’air

Wednesday, January 21st, 2009

Par Jean Erich René - Le déficit budgétaire de l’exercice fiscal 2006-2007 de la République
d’Haïti n’est pas le fait du hasard. Il s’explique majoritairement par l’incurie administrative. D’un côté le Sénateur Anacacis prétend un excès budgétaire de 12 milliards de gourdes. De l’autre côté le Ministre des Finances accuse un déficit de 3 milliards de gourdes. Ce trou de l’ordre de 15 milliards de gourdes et même plus peut avoir plusieurs explications:

1. une perte considérable dans l’effondrement du Marché Boursier par suite de placements effectués avec les réserves de la BRH, au nom de certains privilégiés du régime. La taxe sur le téléphone devrait boucher ce trou béant. Hélas !

2. les dépenses non prévues par l’Exécutif haïtien pour atteindre des objectifs purement politiques : 30 millions par commune pour organiser les prochaines élections très hypothétiques

3. une politique économique diminuant le fardeau fiscal de certains amis. L’exonération totale ou partielle crée un vacuum dans les caisses publiques

4. la falsification des cahiers de charge visant à réduire le revenu imposable des possédants qui disposent de multiples manèges pour échapper au filet fiscal

5. la privatisation des services publics les plus rentables: douanes, port, aéroport

6. l’élite économique, pour préserver ses acquis et assurer la suprématie de ses cartels respectifs, a développé une politique agressive parfois sanglante. La commande des 300 autobus qu’on devrait affecter au service public et qui a causé l’emprisonnement des Brant soulève encore des
discussions. Une fois de plus, au-delà de la tour Elizabeth, ni analphabète ni bête, sort ses griffes et réclame la part du lion.

Les tentatives de l’Exécutif pour renflouer les caisses de l’Etat sont infructueuses.

1. Le Gouvernement est obligé de surseoir sa décision d’augmenter la taxe sur le téléphone en vue d’éviter une manifestation des abonnés qui s’avisaient de jeter leurs cellulaires sur la cour du Palais National, au cours d’une opération GNB.

2. Entretemps Elizabeth est en train de construire une somptueuse villa à Debussy. Tout est importé aux frais de la République.

3. Qu’a-t-on fait des 22 millions de dollars donnés par la Reine Sofia d’Espagne au profit des sinistrés des Gonaïves? En tout cas, mardi prochain elle sera en visite à la Cité de l’Indépendance pour vérifier de ses propres yeux les réalisations.

4. La drogue de Port de Paix, mine de rien, est en train de déboulonner silencieusement la machine politique en place. Tout moun pran !

5. A chaque semaine ses morts pour tenter d’étouffer le scandale. La Minustah n’y peut rien. Son ex chef, le général Bachelar transférant de fortes sommes au Brésil, a été tué dans une condition similaire que le commissaire Jean Philippe Raymond. Une intervention musclée se profile pou diciplinet cet Etat mafia de la Caraïbe.

6. Franco Camille dit Franco Cadavre, le frère de Ronald Cadavre, le jeudi 15 janvier 2009, au micro de Liliane Pierre Paul à Radio Kiskeya s’est désolidarisé publiquement du Président René Préval qu’il accuse d’avoir trahi la cause lavalassienne. Le pouvoir de nuisance d’Aristide avec ses chimères rivalise les maringouins.

L’étau se resserre autour du président René Préval qui n’a plus le sommeil tranquille. Il gratte le fond de ses tiroirs pour cumuler le minimum de recettes fiscales anticipées requises pour garantir l’aide internationale indispensable à l’équilibre de son budget de 100 milliards de gourdes, une bulle de savon de Daniel Dorsainvil. La politique de la caisse vide place l’Exécutif haïtien dans une véritable impasse financière.

Une odeur de poudre flâne dans l’air. Tout laisse prévoir un éclatement après les carnaval

Discours du Premier Ministre Michele Pierre Louis, 1 Janvier 2009

Friday, January 9th, 2009

Palais National, le 2 janvier 2009

Monsieur le Président de la République
Monsieur le Président de la Cour de Cassation
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale
Mesdames, Messieurs les Ministres et Secrétaires d’Etat
Honorables Parlementaires
Mesdames, Messieurs les grands commis de l’Etat
Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux
Son Excellence le Nonce Apostolique
Mesdames, Messieurs les membres du corps diplomatique
Mesdames, Messieurs les membres des organisations internationales
Distingués invités,

Permettez d’abord que je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2009. Je crois qu’il nous faudra faire preuve de beaucoup de lucidité et de courage, et une grande part d’humanité, pour faire face aux défis qui s’annoncent. En ce 2 janvier, jour où traditionnellement nous revisitons l’histoire et commémorons les exploits de nos héros, je ne peux m’empêcher de m’imaginer les difficultés et obstacles de toutes sortes qu’ils ont eus à surmonter pour gagner de haute lutte l’indépendance de notre pays contre l’esclavage, le colonialisme et le racisme. Non pas que les circonstances soient les mêmes, à chaque époque ses défis, mais l’intelligence et le sens commun qu’il nous faut garder en état d’alerte pour prendre la mesure de la complexité des situations que nous vivons, et arrêter les décisions qui s’imposent, ne changent pas nécessairement à travers le temps.

Dès la fin du 18ème siècle, au moment de l’insurrection générale des esclaves, notre pays qui retrouvera quelques années plus tard, le 1er janvier 1804, grâce à Dessalines, son nom Taino d’Haïti, se situait au coeur de toutes les grandes questions qui se débattaient dans la France révolutionnaire d’alors, au milieu de contradictions et de contestations qui ont souvent mené à la guillotine.

La liberté, l’égalité, la fraternité. La science et la technique. La production de richesses, le grand commerce international et les voies de communication. Le droit et la citoyenneté. Toutes ces questions se sont heurtées au système esclavagiste qui en était la négation, alors même qu’il les nourrissait en même temps. Le triomphe de la révolution haïtienne a été une victoire, un moment d’épiphanie comme il y en a rarement dans l’histoire, où ces mêmes questions allaient se poser avec encore plus d’acuité.
Et pendant tout le 19ème siècle Haïti souffrira d’avoir osé. Face à une Europe hostile et à une Amérique esclavagiste dans ses Etats du sud, notre Etat s’est difficilement créé dans la hantise d’une menace externe, et d’interminables luttes de pouvoir qui ont laissé l’immense majorité de la population hors jeu.
Aujourd’hui, 205 ans après, où en sommes nous ?

205 lane apre, ki kote nou ye jodi a ?
Tout gwo kesyon ki tep poze depi nan nesans Ayiti yo kontinye poze jis jounen jodi a menm kant gen avanse ki fèt.

Kesyon libète, sitwayènte ak jistis. Depi nou soti nan ane diktati yo, pèp Ayisyen an ap reklame dwa li genyen pou li sitwayen nan peyi l, sa vle di pou li patisipe kòm sa dwa nan desizyon ki konsène lavi l, avni l ak avni pitit li. Li antre an mas sou sèn politik la e li di fò li aktè tou jounen jodi an. Gen avanse ki fèt, men gen bak ki fèt tou. Se yon batay li ye, pou sitwayen an tankou pou gouvènman an, ki gen pou li kreye kondisyon pou sa fèt dan la règdwatet. Sa vle di kreye kad legal la an menm tan l ap fasilite dyalog nan mitan divès sektè nan peyi an ki pa abitye chita ansanm pou diskite sou avni peyi a Kesyon lasyans ak teknik. Nou gen anpil batay pou nou mennen nan domèn sa toujou, pou nou rive metrize pi byen lasyans ak teknoloji ki pou pèmet plis envestisman serye fèt nan peyi a ak mwayen pa nou. Sa vle di tou, kore inivèsite nou yo ak lekòl pwofesyonèl nou yo, pou se pa etranje sèlman ki metrize domèn sa yo. Leta bezwen lasyan ak teknoloji pou li devlope politik piblik yo.

Kesyon pwodiksyon richès, komès entènasyonal ak kominikasyon. Kesyon sa yo, se yon seri gwo kesyon ki mennen yon kriz san presedan nan peyi rich yo. Ki modèl devlopman nou vle ? Ki wòl lajan nan devlopman sa ? KI wòl travay ? Ki kote modèl sa pran ka kretyen vivan, pran ka moun, tout bon vre? Kriz entènasyonal nan gwo peyi yo oblije nou reflechi sou ki sa nou vle bò kote pa nou pou nou rive nan yon sosyete ki pi jis, ki pi solidè, ki pi imen. Kesyon sa yo pa fasil e se pa yon moun oubyen yon sèl gwoup moun ki gen repons yo. Se divès sektè nan sosyete a, divès enstitisyon piblik tankou prive ki pou chita, met tèt yo, lespri yo ak enèji yo ansanm pou nou rive jwenn repons pou kesyon sa yo.

Richès ki te pwodui pandan la koloni tale jwenn peyi esklavajis yo. Men apre lendepandans, nou te toujou pa kontwole gran komès entènasyonal la. Se nan gran peyi yo pri danre tankou sik, kafe, kakawo te kalkile, se pa peyizan kiltivatè a ki te fikse pri yo. Kidonk yon bon pati nan richès ki te pwodui nan peyi a pat sèvi peyi a. E menm si li te sèvi pouvwa a ak gwoup ki te pwoch pouvwa a, li pa t tounen jwenn sou okenn fòm pwodiktè yo, travayè yo. Kant a kominikasyon, annik gade peyi a jodi a pou wè sèl wout ki te fèt, se sa ki te soti nan plantasyon yo pou rive nan pò yo. E nou erite sitiyasyon sa. Kidonk, aloske jounen jodi a, peyi an ta bezwen 3,000 kilomèt bon wout, li apèn gen 600 ki fèt, dapre sa espesyalis yo di. San wout, pa gen mwayen pou machandiz ak moun sikile pou fè ekonomi peyi a mache.

Se poutèt sa, nan diskou li fè ayè premye janvye 2009 nan vil Gonayiv la, Prezidan Preval esplike aklè enpòtans li bay wout, enpòtans travay CNE ap fè nan peyi an. Gouvènman an pral travay ak Prezidan an pou nou konstwi le plis wout n ap rive fè nan ane an, pou nou deklwazonen peyi an, pou nou louvri l yon fason pou nou dekouvri richès li genyen nan domèn natirèl, kiltirèl ak istorik, men tou pou pwodiksyon peyi an jwenn debouche sòti nan Mòl Sen Nikola rive Ansapit, sòti Savanèt rive Ansdeno.

Monsieur le Président de la République,
Mesdames, Messieurs,

Au seuil de cette nouvelle année et en ce jour particulier du 2 janvier qui nous porte à toujours faire un détour par l’histoire pour faire acte de mémoire vis-à-vis des héros de l’indépendance, nous renouvelons notre engagement personnel et celui du gouvernement de travailler avec vous, et avec tous les secteurs qui croient dans l’avenir de notre pays, les institutions publiques, le Parlement, les municipalités, les secteurs paysans et populaires, le secteur privé des affaires, les socioprofessionnels, les syndicats, les secteurs religieux, les organisations de jeunes et de femmes, les universités, la communauté internationale, pour que, même dans l’adversité, nous parvenions à atteindre les objectifs que vous avez fixés : d’une part, construire des voies de communications qui décloisonnent le pays, raccourcissent les distances et le temps, et repoussent les frontières qui nous séparent physiquement les uns des autres. Et d’autre part, construire un dialogue intersectoriel et plurisectoriel, entre l’Etat est les citoyens/citoyennes, et entre les citoyens/citoyennes entre eux, inédit jusqu’ici dans la forme comme dans le fond, qui redéfinisse notre humanité, construise la confiance, renforce notre identité de peuple, et assure ainsi la stabilité et la sécurité.

Si nous réussissons, et je le souhaite de tout coeur, nous aurons encore une fois, comme nos aïeux, étonné le monde.
Je vous remercie

Qui va aider Haïti?

Friday, January 9th, 2009

par Jean Erich René - Point n’est besoin d’être prophète pour prédire les difficultés économiques auxquelles Haïti va faire face quand la dépression économique se prononce.
Ce sera le sauve qui peut. Vaut mieux ne plus compter sur l’aide étrangère pour arrondir nos fins de mois. D’ailleurs c’est avec l’argent des contribuables que les Administrations des pays riches se permettaient de telles largesses. Leurs assiettes fiscales seront également affectées par la récession. On doit s’attendre aussi à une baisse considérable des transferts unilatéraux à cause des pertes d’emplois aux USA et au Canada.

Chaque année la diaspora expédie 1 milliard 600 millions de dollars en Haïti. Cela ne va pas continuer! En conséquence il faut assainir nos finances en adoptant des mesures draconiennes telles que :

- empêcher la dilapidation des caisses publiques et le détournement des fonds affectés aux projets par les privilégiés du régime

- maintenir à flot la capacité de crédit des Banques Commerciales

- alléger la pression fiscale sur les Entreprises industrielles pour ne pas entraver leur fonctionnement et leur permettre de garder leur personnel

- baisser la Taxe sur le Chiffre d’Affaire (TCA) spécifiquement pour les biens de première nécessité et l’augmenter pour les produits de luxe

- éviter les hémorragies financières au niveau de nos douanes en assurant la collecte des recettes fiscales dans les caisses de l’État

- colmater les fuites au niveau de la Direction du Bilan à la DGI suite à la falsification du Grand Livre de certaines Entreprises commerciales et industrielles de connivence avec des agents prévaricateurs

- abolir les exonérations accordées aux membres influents de la Société Civile

- Nationaliser et remettre en fonction le Ciment d’Haïti, la Minoterie d’Haïti, les usines sucrières des Cayes, de Léogâne, du Cap, de la Hasco,l’Enaol

- irriguer nos plaines et vallées afin d’augmenter la production agricole

- éviter que les mines d’or de Meme (1.5 millions de tonnes ), Lamine, Colombo, Rivière des Barres,Treuil, La Miel, Bois de Laurence, Savanne La Place , Grande Savanne etc. soient vendues au rabais

- ouvrir en Haïti une Bourse de l’or, plus fiable que la Bourse Financière.

Avec le retour éventuel du Gold Exchange Standard aboli par la Politique néo libérale, l’or constitue actuellement la monnaie de refuge par
excellence.

Haïti est le sphinx de l’or! Nous devons nous dépouiller de tout complexe d’infériorité pour traiter d’égal à égal avec les autres Nations.

Cessons de trembler et abordons l’avenir avec optimisme. Notre chance de nous tirer de cette crise mondiale dépend de notre esprit d’entente et d’initiative. La récession économique actuelle nous prouve l’irresponsabilité des prétendus experts du FMI et de la Banque Mondiale.
Si nous en sommes là aujourd’hui c’est à cause de leurs trompeuses recommandations : rééchelonnement de la dette, PAS ou Programme d’Ajustement Structurel, disparition des barrières douanières, libre échange, absence de l’État etc.

Maintenant ces Institutions Financières Internationales qui nous ont inoculé leurs venins, comme de cyniques croque-morts, participent à nos obsèques. Qui va aider Haïti?

Haiti: Le trou dans le mur

Monday, December 22nd, 2008

par Jean Erich René - Compte tenu des standards habituels, au cours de ces 18 dernières années, le paysage social haïtien a subi des transformations quasi irréversibles. Notre faune urbaine, pour échapper à cette situation lamentable, a dû émigrer au Canada, aux USA en France et à St Domingue. La nature a horreur du vide. Une avalanche de paysans se déferle sur nos villes. Ce nouveau contingent a changé complètement les normes et les valeurs sociales en cours.

La nouvelle réalité haïtienne échappe complètement à l’entendement de nos compatriotes de la diaspora qui n’ont pas visité le pays durant ces 5 dernières années. Ils caressent des projets mirifiques inspirés d’un nationalisme exacerbé. Dans leurs rêves purement nostalgiques, le plus souvent ils privilégient l’aspect financier en négligeant le facteur humain d’où la source principale de leurs erreurs d’implantation. La population haïtienne actuelle ne tend plus vers les idéaux traditionnels. Les schèmes
de valeur ont changé du tout au tout. La course vers la richesse par le biais du trafic de la drogue a renversé presque tous nos préceptes moraux. Quelle que soit la source de l’argent, ce sont ses détenteurs qui ont voix au chapitre.

L’Eglise, jadis considérée comme une grande source d’énergie morale, a pratiquement dévié de sa tradition. C’est de là surtout que découle l’effondrement de la société haïtienne. La religion était le socle sur lequel reposait toute notre armature sociale. Même le tracé de nos villes a pour épicentre les bâtisses de nos églises autrefois la fierté de nos compatriotes.

Aujourd’hui il est triste de constater que l’image de nos prélats devient de plus en plus terne et tend vers l’obscurcissement total. L’indigénisation du Clergé Catholique jusqu’à présent se révèle un échec.
L’Archevêque de Port-au-Prince a échappé de justesse à la mort au cours d’un attentat perpétré par ses propres frères en Christ qui par surcroît ont brûlé l’ancienne Cathédrale de Port-au-Prince, au mépris de la mémoire de l’Empereur Jean Jacques Dessalines. Aujourd’hui il est affligeant
d’entendre les déclarations de Père Joachim Samedi qui annonce sa démission de son poste de Curé de la Paroisse St Louis de Gonzague de Bonbon.

Les arguments soutenus pour justifier une décision aussi sévère sont encore plus avilissants pour notre clergé indigène. Joachim Samedi parle d’empoisonnement d’un prêtre, de corruption et même de viol à l’Evêché de Jérémie. En effet, au cours du soulèvement de 1986, Père Wilner Eveillard de l’Anse d’Hainault était l’unique Curé qui avait reçu le délégué du Gouvernement en la personne du Chef du protocole. Comme sanction de son Evêque, il a été transféré à Bonbon qui n’avait jamais eu de prêtre dans le passé sinon que le curé des Abricots. Peu de temps après, Père Wilner Eveillard est mort. A l’époque il était bruit qu’il était mordu au doigt par un enfant qui recevait le baptême. Des informations beaucoup plus précises confirment que le Père Wilner Eveillard a été piqué au doigt par une épingle au moment où il tentait d’enlever son bonnet, pour verser de l’eau sur son front et faire de lui un enfant de Dieu. La pointe de l’épingle était-elle empoisonnée ? En tout cas c’est à partir de cet incident que lr rérend Père Wilner Eveillard , ce prêtre dissident de l’Evêché de la Grand’Anse, a trouvé la mort.

Les accusations du Père Samedi sont-elles bien fondées. En 1990, au fort du déchouquage il avait traité l’Archevêque de Port-au-Prince de Bourrique de St Domingue tout en souhaitant que le Père lebrun soit élevé au rang d’Evêque ? Aujourd’hui, sa prière est bien exaucée. Prions pour notre Eglise en pleine déconfiture !

La conception du pouvoir temporel est aussi en rupture avec nos valeurs traditionnelles. La différence s’observe même à partir de la tenue vestimentaire de nos dirigeants qui circulent en bras de chemise même au cours d’une visite de remerciement à l’Ambassade dominicaine à l’occasion de l’effondrement de l’Ecole de Pétion Ville. Si l’habit ne fait pas le moine, mais il permet tout de même de le distinguer. Nos cérémonies ne sont empreintes d’aucune solennité. La banalité devient le ton dominant. Il est curieux de remarquer la maîtresse attitrée du Président se déplacer d’un bout à l’autre de la loge officielle pour entreprendre des initiatives ordinairement réservées au Chef du protocole. Un Président circulant en camion aux Gonaïves après le cyclone est une scène comique plutôt digne de Louis de Funès. Une nouvelle conception du Pouvoir se dessine en Haïti.

Loin d’en rire il faudrait en pleurer ! Cette rupture avec la pratique des prédécesseurs est dangereuse pour l’avenir des Institutions Nationales. Le 55ème Président d’Haïti croit pouvoir en faire complètement à sa guise et ne se comporte plus selon les prescrits de la Constitution de 1987. Il adopte des mesures qui sans conteste frisent l’absolutisme pour grandir son aura . Il n’est plus de ce fait le gardien de nos Institutions selon l’article 136:

ARTICLE 136
Le Président de la République, Chef de l’État, veille au respect et à l’exécution de la Constitution et à la stabilité des institutions. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la
continuité de l’État.

L’intention manifeste de René Préval de changer la Constitution tend vers la représidentialisation du régime politique haïtien avec droit de succession. L’effacement du Premier Ministre, pris dans un contexte politique hémisphérique dominé par l’investiture d’un démocrate à la Maison Blanche le 20 Janvier 2009, participe plutôt de l’effronterie. Peu de présidents d’Haïti ont réussi ce tour difficile. Ainsi périssent Dumarsais Estimé et son tombeur le Général Paul Eugène Magloire pourtant surnommé
Kanson Fè. La mise en place d’un CEP sous couple réglé soulève déjà la réprobation des Leaders Politiques. Le moins que l’on puisse prévoir c’est la contestation de ce scrutin, sous l’œil de Barack Obama, avec des conséquences néfastes pour le Parti au pouvoir.

Une telle défaite va rejaillir sur toute la classe politique parce qu’elle ne saura pas insuffler la dynamique indispensable aux électeurs. Le score de tous les leaders au-delà de 50 ans sera nul. A défaut d’être connectés à la réalité sociale haïtienne, la nouvelle génération va les reléguer dans
le camp des perdants. Le beau parler français, la moralité, la compétence ne sont plus des référentiels. La banalisation de la Présidence et le flirt avec les chimères depuis 18 ans ont provoqué un sentiment de dégoût pour la politique haïtienne.

Le chambardement qui s’annonce pour l’année 2009 à cause de l’entêtement de René Préval à domestiquer les urnes en vue de s’assurer un troisième mandat ou de nommer son successeur va soulever une cabale susceptible d’assurer l’émergence d’un leader dont le profil se précise déjà avec Wyclef Jean. Sa percée est remarquable avec ses différentes prestations auprès des résidents de nos bidonvilles qui représentent la majorité des suffrages. De fait, ils ont renversé les urnes en 2006 pour acclamer la victoire de Préval en donnant le ton au CEP.

Et maintenant ?

En jetant un coup d’œil à travers le trou pratiqué dans le mur social haïtien par l’Église Catholique, Jean Bertrand Aristide et René Préval, nous constatons que nos leaders traditionnels sont effacés. L’écho du
discours politique qui déclenche la ferveur populaire est identifié au niveau des Groupes de Musique Casse-Cou et Fugees etc. Wyclef Jean, considéré comme un modèle de réussite aux yeux de l’Etablishment américain, se positionne au carrefour principal de l’échiquier politique haïtien, à l’instar de Jean Bertrand Aristide en 1991, comme un leader incontestable et sans rival.

Haiti: La politique de la honte

Thursday, December 18th, 2008

par Jean Erich René - La presse électronique a exhibé la scène crapuleuse d’un compatriote
haïtien dont les deux mains seraient coupées en République dominicaine. Le Gouvernement de René Préval par l’entremise de son Ministre des Affaires Étrangères Allrich Nicolas s’est empressé de banaliser la question pour se dérober à ses responsabilités. L’absence du sang est l’argument massue qui infirme d’emblée le carnage. En effet, le drame n’a pas été saisi sur le vif mais, selon toute vraisemblance, il a été certainement reconstitué en différé sous l’œil d’une caméra dans le but d’alerter l’opinion publique. Il est un fait certain qu’un Noir dont la nationalité n’a pas encore été identifiée, a les deux mains coupées. Il ne s’agit pas d’un truquage.

Quelqu’un à 1a la peau noire, quelque part dans un pays de langue espagnole a été victime d’un acte crapuleux. Selon une forte probabilité il s’agit d’un Haïtien victime, comme à l’ordinaire, des exactions de nos voisins. L’intonation de la voix ne peut pas être retenue comme critère d’exclusion de St Domingue comme théâtre du crime. Dans un même pays le mode d’expression varie d’un milieu social à l’autre. Nous pouvons citer la variation de l’accent du créole en Haïti.

Il n’y a pas de fumée sans feu! Il est un fait certain que Haïti traverse une crise plurielle à cause de la faiblesse de l’administration étatique. La dernière élection présidentielle dont l’objectif était de pacifier la nation en vue de mettre sur pied certains programmes de développement économique, a empiré la situation. Le vainqueur proclamé, loin de remettre le pays sur ses rails, l’a plutôt livré à un groupe d’hommes cupides qui ne font que rafler les maigres sous de nos droits de douane. La route
nationale Jérémie –Port-au-Prince financée à la hauteur de 100 millions de dollars par la Banque Mondiale est bloquée. La raison vient du fait que le Club de Bourdon s’est approprié frauduleusement l’aire d’implantation du tracé en faisant monter ipso facto le coût à 200 millions. Le projet est
abandonné à cause d’une insuffisance de fonds L’asphalte de Chavez a été vendu à St Domingue par la Reine Elizabeth. Les 200 millions de PetroCaribe se sont volatilisés dans les désastres post cycloniques.

Face à la gourmandise des caciques de LESPWA, un Parti-Etat, il nous faut trouver un consensus sur la gestion de la Cité. La dilapidation des caisses publiques ne peut pas être la rançon du vainqueur des élections de 2006. Du moins c’est l’impression qui se dégage de l’iniquité et de la violation des
lois de la République par le 55 ème président d’Haïti. La dangerosité de ce comportement purement licencieux de nos dirigeants a fini par créer un état psychologique collectif propre au découragement. De telles transgressions sont plutôt perçues en terme de fatalité par le commun des mortels. Nos leaders politiques observent un silence complice et accablant qui exprime clairement leur découragement et leur renonciation à la cause commune. Le Maître d’Armes, par ses coups d’épée dignes de Zorro, a mis hors de combat, un à un, presque tous les acteurs de la scène politique.

Aujourd’hui les lampes sont éteintes et le théâtre sombre dans le black-out. Une telle noirceur est propice à la réalisation de leurs projets ténébreux de refonte complète de la Constitution, le renouvellement du Mandat de René Préval et le retour éventuel de Jean Bertrand Aristide taclé
sévèrement par le nouveau Leader de l’ANC. 9 millions de dollars sont mis à la disposition de nos Parlementaires pour la réussite de cette succession sans aucun heurt. Les élections sont truquées d’avance. Ne sortiront du chapeau de nos magiciens que des élus dont les campagnes ont été financées après avoir prêté serment d’allégeance à leur patron. Les éléments indispensables à une appréciation objective de la situation politique actuelle du pays échappent à l’entendement des observateurs même les plus avertis. Il revient aux leaders d’opinion d’alerter le Peuple afin de le motiver sur le danger qui le guette. Dans l’atmosphère de la Fête de Noël, le Père Lebrun qui a régenté le pays, enflammé les pneus, brûlé nos compatriotes, imposé un état de non droit, détruit les Institutions de la République, renvoyé l’Armée d’Haïti, est sur le chemin du retour.

La Patrie est en danger! Prochainement le Peuple sera convoqué en ses comices en vue d’adhérer par voie référendaire au projet de refonte complète de notre Charte Fondamentale. Des escouades de baratineurs sont chargées de lancer une campagne de propagande à sens unique afin de donner une coloration populaire à cette odieuse initiative. La fraude massive, le bâillonnement de la Presse, le harcèlement et la menace des opposants sont inscrits au menu. L’Internet est également ciblé. On tente à tout prix d’annuler certains forums car la démocratie du Web pose de grands ennuis. L’anathème sera jeté sur nos hommes politiques les plus représentatifs.

Après 18 ans d’un Pouvoir Lavalas forgé par le feu et le sang, la perpétuation des méthodes autoritaires ne peut plus se poursuivre. Cette nouvelle constitution va définitivement fermer la porte de la mémoire sur les dossiers de Jean Dominique, Mireille Durocher Bertin, Jean Lamy,
Antoine Izmery, Jean Pierre Louis, Jean Marie Vincent etc.

Les escadrons de la mort vont poursuivre sans aucune crainte leurs œuvres interprétées au sens du vainqueur comme frais collatéraux. Les propriétaires des entreprises brûlées, détruites n’auront pas de justice. Le nombre de bidonvilles va augmenter car les familles seront réduites, de plus en plus, à la misère par suite de la confiscation du revenu national. Aucune responsabilité du Gouvernement ne sera signalée dans le kidnapping levé au rang d’institution nationale. Cette nouvelle prose constitutionnelle trahit l’ambition du Monarque de René Préval, prêt à tout pour un troisième mandat. Son délire du pouvoir le porte à fermer les yeux sur la vidéo « El Machetazo » parce que l’appui de Lionel Fernandez lui est indispensable pour son projet de refonte de la Constitution et l’obtention de son troisième mandat. Dans cette optique, il adopte la politique de la honte de Sténio Vincent qui, soucieux de renouveler son mandat en 1937,se trouvait dans une situation analogue vis-à-vis du
dictateur Léonidas Trujillo y Molina, en passant à pieds joints sur l’assassinat de 15 à 20 mille Haïtiens en République Dominicaine.