Archive for the ‘economie’ Category

Les demeles du president Preval a Washington

Thursday, February 5th, 2009

Par Stanley Lucas - La mauvaise gestion de Preval va causer au pays un deficit budgetaire depassant US$100 millions. Preval est a Washington, il a besoin d’argent, ses plans politiques sont aussi en danger. Il ne sait plus a quel saint se vouer. Preval est dans une tres mauvaise situation. En plus l’aide destinee aux victimes des cyclones de l’ete 2008 fut mal geree, certains sont devenus riches sur le dos du peuple.

Depuis son arrivee a Washington Preval n’a cesse de solliciter des fonds pour un programme d’appui au budget a la Banque Mondiale, le FMI et la Banque Interamericaine de Developpement. Les premieres reactions des analystes ne sont pas bonnes. Nous en avons note deux. Ces milieux comparent Preval aux presidents des compagnies d’automobiles americaines qui s’etaient rendus a Washington dans des avions prives pour solliciter l’argent du Congres des Etats Unis. La revolte contre eux etait generale, comment peuvent-ils demander des emprunts du gouvernement americain et voyager en jet prive? Le Congres avait refuse l’emprunt. Ce sont les memes critiques portees contre Preval. Comment peut-il venir demander de l’argent a Washington et se deplacer avec une aussi grande delegation qui coute de l’argent? La seconde, des responsables des insitutions percoivent la demande d’appui au budget comme des fonds sollicites pour financer la campagne electorale des candidats de Lespwa et non pour alleger la misere du peuple. Malgre tout il existe une volonte de chercher la meilleure facon d’aider d’Haiti.

Preval est accompagne des ministres des Finances et de la Planification, du Gouverneur de la Banque centrale, de Lionel Delatour, membre du Cled et proche de la UNIBANK, Elizabeth Delatour, conseillere en finances, gabriel verret un employe de l’USAID detache au palais, Paul Denis de l’OPL et autres. On parle d’une delegation de quatrorze personnes, en plus des 19 membres de la mission Haitienne a Washington.

Le projet politique de Preval est mal parti, ce sera difficile de manipuler les elections et de changer illegalement la constitution. Au niveau de l’exterieur les communautes internationales rendent sa tache difficile puisqu’il exploitait les contradictions pour marquer des points au lieu de chercher l’assistance pour le peuple Haitien. En plus son marassa tire les ficelles a travers les connections de Havard University de sa femme et d’un medecin du sida. Croyant qu’il pouvait rouler tout le monde en s’appuyant sur quelques conseillers incapables et le Groupe de Bourdon, Preval aujourd’hui dans une marmite en train de bouillir se retrouve seul. Dans ce processus apres avoir enterre Alexis, Preval risque de sacrifier sur l’autel du pouvoir personnel le premier ministre Pierre-Louis. Les mois d’Avril et Mars s’annonce mal

A Washington c’est difficile de trouver des fonds. La crise economique mondiale greffee sur le fait qu’il y a une fatigue quand il s’agit de trouver des fonds pour Haiti rend la situation compliquee de part et d’autres. De 1994 a nos jours des milliards ont disparu en Haiti, aucune institution construite, rien de palapable sur le terrain pour demontrer les debours. Charlie Rangel le puissanr chairman du Ways and Means Committeee va essayer de degager un package pour Haiti en l’attachant au stimilus package des Etats Unis. On se demande si cela suffira? Preval a rencontre Rangel et le speaker Representative Pelosi aujourd’hui, Demain Preval ira a la journee internationale de la priere, espere voir le president Obama et rencontrer apres le Secetaire d’Etat Hillary Clinton.

Preval espere que les photos avec Obama, Clinton, Rangel et Pelosi suffiront pour calmer les initiatives des secteurs sociaux mouvementes d’Haiti orientes vers de nouvelles manifestations qui ressembleront peut etre a celles du 8 Avril 2008. A-t-il raison? Seul l’avenir le dira

Haiti : Une odeur de poudre dans l’air

Wednesday, January 21st, 2009

Par Jean Erich René - Le déficit budgétaire de l’exercice fiscal 2006-2007 de la République
d’Haïti n’est pas le fait du hasard. Il s’explique majoritairement par l’incurie administrative. D’un côté le Sénateur Anacacis prétend un excès budgétaire de 12 milliards de gourdes. De l’autre côté le Ministre des Finances accuse un déficit de 3 milliards de gourdes. Ce trou de l’ordre de 15 milliards de gourdes et même plus peut avoir plusieurs explications:

1. une perte considérable dans l’effondrement du Marché Boursier par suite de placements effectués avec les réserves de la BRH, au nom de certains privilégiés du régime. La taxe sur le téléphone devrait boucher ce trou béant. Hélas !

2. les dépenses non prévues par l’Exécutif haïtien pour atteindre des objectifs purement politiques : 30 millions par commune pour organiser les prochaines élections très hypothétiques

3. une politique économique diminuant le fardeau fiscal de certains amis. L’exonération totale ou partielle crée un vacuum dans les caisses publiques

4. la falsification des cahiers de charge visant à réduire le revenu imposable des possédants qui disposent de multiples manèges pour échapper au filet fiscal

5. la privatisation des services publics les plus rentables: douanes, port, aéroport

6. l’élite économique, pour préserver ses acquis et assurer la suprématie de ses cartels respectifs, a développé une politique agressive parfois sanglante. La commande des 300 autobus qu’on devrait affecter au service public et qui a causé l’emprisonnement des Brant soulève encore des
discussions. Une fois de plus, au-delà de la tour Elizabeth, ni analphabète ni bête, sort ses griffes et réclame la part du lion.

Les tentatives de l’Exécutif pour renflouer les caisses de l’Etat sont infructueuses.

1. Le Gouvernement est obligé de surseoir sa décision d’augmenter la taxe sur le téléphone en vue d’éviter une manifestation des abonnés qui s’avisaient de jeter leurs cellulaires sur la cour du Palais National, au cours d’une opération GNB.

2. Entretemps Elizabeth est en train de construire une somptueuse villa à Debussy. Tout est importé aux frais de la République.

3. Qu’a-t-on fait des 22 millions de dollars donnés par la Reine Sofia d’Espagne au profit des sinistrés des Gonaïves? En tout cas, mardi prochain elle sera en visite à la Cité de l’Indépendance pour vérifier de ses propres yeux les réalisations.

4. La drogue de Port de Paix, mine de rien, est en train de déboulonner silencieusement la machine politique en place. Tout moun pran !

5. A chaque semaine ses morts pour tenter d’étouffer le scandale. La Minustah n’y peut rien. Son ex chef, le général Bachelar transférant de fortes sommes au Brésil, a été tué dans une condition similaire que le commissaire Jean Philippe Raymond. Une intervention musclée se profile pou diciplinet cet Etat mafia de la Caraïbe.

6. Franco Camille dit Franco Cadavre, le frère de Ronald Cadavre, le jeudi 15 janvier 2009, au micro de Liliane Pierre Paul à Radio Kiskeya s’est désolidarisé publiquement du Président René Préval qu’il accuse d’avoir trahi la cause lavalassienne. Le pouvoir de nuisance d’Aristide avec ses chimères rivalise les maringouins.

L’étau se resserre autour du président René Préval qui n’a plus le sommeil tranquille. Il gratte le fond de ses tiroirs pour cumuler le minimum de recettes fiscales anticipées requises pour garantir l’aide internationale indispensable à l’équilibre de son budget de 100 milliards de gourdes, une bulle de savon de Daniel Dorsainvil. La politique de la caisse vide place l’Exécutif haïtien dans une véritable impasse financière.

Une odeur de poudre flâne dans l’air. Tout laisse prévoir un éclatement après les carnaval

Classification des Chefs d’État d’Haiti

Saturday, January 10th, 2009

par Jean Erich René - Dans tous les pays du monde, le taux de croissance du PIB est généralement utilisé comme un indicateur fiable de la santé économique nationale et du bien être collectif. Nous vous invitons à identifier le meilleur et le pire Chef d’État d’Haïti aussi bien que les intermédiaires de 1961 à 2007.

Cette classification a été faite selon leurs contributions à la richesse nationale, basées sur le taux de croissance total enregistré, sous leurs règnes respectifs. Les chiffres parlent plus haut que les propagandes politiques, les discours flatteurs et trompeurs.

Classification des Chefs d’État d’Haïti, selon le taux de croissance périodique du PIB sur une coupe longitudinale de près de 50 ans.

1.- Sous Jean Claude Duvalier : le capital national a augmenté de 21,16 %

2.- Sous Cédras Raoul: malgré l’embargo le capital national a augmenté de 6,82 %

3.- Sous Lesly Manigat le capital national a augmenté de: 1,06 %

4.- Sous Prosper Avril le capital national a baissé de: -0,1 %

5.- Sous François Duvalier le capital national a diminué de: -1,18 %

6.- Sous Gérard Latortue le capital national a diminué de: -1,62 %

7.- Sous René Préval le capital national a diminué de : -3,85 %

8.- Sous Jean Bertrand Aristide le capital national est démoli à -10,44 %

Sources: Perspective Monde “ Université Sherbrooke - Banque Mondiale, IHSI

Qui est Le pire dirigeant d’Haïti De 1961 à 2007 selon cette classification de l’Université Sherbrooke?

Qui va aider Haïti?

Friday, January 9th, 2009

par Jean Erich René - Point n’est besoin d’être prophète pour prédire les difficultés économiques auxquelles Haïti va faire face quand la dépression économique se prononce.
Ce sera le sauve qui peut. Vaut mieux ne plus compter sur l’aide étrangère pour arrondir nos fins de mois. D’ailleurs c’est avec l’argent des contribuables que les Administrations des pays riches se permettaient de telles largesses. Leurs assiettes fiscales seront également affectées par la récession. On doit s’attendre aussi à une baisse considérable des transferts unilatéraux à cause des pertes d’emplois aux USA et au Canada.

Chaque année la diaspora expédie 1 milliard 600 millions de dollars en Haïti. Cela ne va pas continuer! En conséquence il faut assainir nos finances en adoptant des mesures draconiennes telles que :

- empêcher la dilapidation des caisses publiques et le détournement des fonds affectés aux projets par les privilégiés du régime

- maintenir à flot la capacité de crédit des Banques Commerciales

- alléger la pression fiscale sur les Entreprises industrielles pour ne pas entraver leur fonctionnement et leur permettre de garder leur personnel

- baisser la Taxe sur le Chiffre d’Affaire (TCA) spécifiquement pour les biens de première nécessité et l’augmenter pour les produits de luxe

- éviter les hémorragies financières au niveau de nos douanes en assurant la collecte des recettes fiscales dans les caisses de l’État

- colmater les fuites au niveau de la Direction du Bilan à la DGI suite à la falsification du Grand Livre de certaines Entreprises commerciales et industrielles de connivence avec des agents prévaricateurs

- abolir les exonérations accordées aux membres influents de la Société Civile

- Nationaliser et remettre en fonction le Ciment d’Haïti, la Minoterie d’Haïti, les usines sucrières des Cayes, de Léogâne, du Cap, de la Hasco,l’Enaol

- irriguer nos plaines et vallées afin d’augmenter la production agricole

- éviter que les mines d’or de Meme (1.5 millions de tonnes ), Lamine, Colombo, Rivière des Barres,Treuil, La Miel, Bois de Laurence, Savanne La Place , Grande Savanne etc. soient vendues au rabais

- ouvrir en Haïti une Bourse de l’or, plus fiable que la Bourse Financière.

Avec le retour éventuel du Gold Exchange Standard aboli par la Politique néo libérale, l’or constitue actuellement la monnaie de refuge par
excellence.

Haïti est le sphinx de l’or! Nous devons nous dépouiller de tout complexe d’infériorité pour traiter d’égal à égal avec les autres Nations.

Cessons de trembler et abordons l’avenir avec optimisme. Notre chance de nous tirer de cette crise mondiale dépend de notre esprit d’entente et d’initiative. La récession économique actuelle nous prouve l’irresponsabilité des prétendus experts du FMI et de la Banque Mondiale.
Si nous en sommes là aujourd’hui c’est à cause de leurs trompeuses recommandations : rééchelonnement de la dette, PAS ou Programme d’Ajustement Structurel, disparition des barrières douanières, libre échange, absence de l’État etc.

Maintenant ces Institutions Financières Internationales qui nous ont inoculé leurs venins, comme de cyniques croque-morts, participent à nos obsèques. Qui va aider Haïti?

Connaissez-vous le Groupe de Bourdon? Cette mafia dangeureuse pour l’avenir de notre pays

Saturday, December 6th, 2008

Par Stanley Lucas - Quelques Haitiens et Haitiennes ont cree un reseau informel de pouvoir puissant. Ils controlent les avenues politique et economiques d’Haiti. Ils sont invisibles sans loyaute politique ou attachement patriotique au pays. Ce sont de vrais seigneurs feodaux. Ils ont le controle de la quasi totalite des avenues economique de notre pays.

Ils controlent les monopoles economiques grace a leur acces politique. Ils organisent les transitions politiques et installent les gouvernements constitutionnels. Les employes de leurs entreprises deviennent ministres, conseillers du president de la republique, membres du cabinet particulier du Premier Ministre, directeurs generaux.

Ils ont en main les quatre ministeres strategiques les plus importants. Ils ont paralyse le reste du gouvernment et le Premier Ministre. Les operations importantes de soit disant privatisation se font sans que le Premier Ministre, le Parlement soient au courant.

Ils ont mis un reseau special en place pour ce deal: deux conseillers du president, le gouverneur de la banque, le ministre des TPTC, un fonctionnaire important de la communaute internationale. Chut on pille l’etat, le peuple Haitien, il ne faut pas en parler.

Les medias Haitiens sont en coupe reglee, le groupe de Bourdon est proprietaire ou controle a travers la publicite les medias. Des journalistes serieux et independants sont revoques pour avoir enqueter sur la corruption. D’autres journalistes preferent se taire pour ne pas perdre leur salaire.

Certains recoivent leurs cheques de l’ONA, des ministeres des affaires sociales et de la Jeunesse et des Sports. Jounalis sou woulman.

Depuis l’icarceration illegale du directeur de l’Unite de Lutte contre la Corruption(ULCC), le signal a ete recu par les enqueteurs de cette institution, des efforts d’enquete sur la corruption des hommes au pouvoir ou du Groupe de Bourdon equivaut a un mandat d’arret. Comme resultat la corruption s’intitutionalise a grands pas. Ce fait l’affaire du Groupe de Bourdon.

Ils veulent voler notre TELECO, le processus est encleche, des dossiers sont prepares, des decision sont prises pourtant le Premier Ministre n’est pas au courant, le Parlement non plus alors que deux proches du president sont les maitres d’oeuvre.

A travers des activites commerciales, des investissements, la privatisation les hommes du Groupe de Bourdon blanchissent l’argent de la cocaine. Plusieurs secteurs racontent que deja en 2004-05 la DEA etait deja sur cette piste. Ces memes secteurs raconteent que le Groupe de Bourdon a en main pres de 256 millions de la cocaine venus du systeme bancaire Caraibeien et de l’Europe pour les operations de privatisation de la TELECO et de l’aeoport. Ils recevront des fonds additionnels des chefs de Cartel de la drogue pour completer l’ensemble des deals.

Les consultants du Groupe de Bourdon sont a Washington pour faire des recommandations de politique sur Haiti pour les Etats Unis. Ils sont aussi presents dans les ambassades et officines de la communaute internationale a Port-au-Prince.

Au sein des Nations Unies ils ont recrute Lizbeth et un haut fonctionnaire des Nations Unies de la section politique qui construit une maison a Port-au-Prince pour sa copine Haitienne qui est peintre.

Le plan du groupe de Bourdon est le suivant:

Aucun groupe democratique ne peut arriver au pouvoir par des elections libres, honnetes et democratiques. Ce plan comprend plusieurs scenarios

a. Manipuler les elections en vue de se debarasser avec la nouvelle majorite de la constitution de 1987 et permettre a Preval d’avoir un troisieme mandat

b. Dans le cas de l’echec du premier scenario, toujours manipuler les elections pour obtenir une majorite parlementaire pour se debarasser de la constitution et installer Jacques Edouard Alexis, l’ancien Premier Ministre corrompu qui apres quatre ans d’echec a ete revoque par le parlement.

Les consultants du Groupe de Bourdon ont commence des tours avec Alexis a l’etranger, ils etaient a Washington cette semaine. Les experts et analystes se posent la question a savoir pourquoi amener a Washington un homme qui a echoue? Alexis a presente son institution politique CENAREF qui accompagne Lespwa. Il avait avec lui Francois Pierre Louis de l’ANOP et du PLB, l’ancien ambassadeur Raymond Valsaint et deux consultants du groupe de bourdon.

Cette mafia du groupe de bourdon controle les douanes d’Haiti, le secteur communications, le secteur alimentaire, materiaux de construction, le secteur financier avec les banques, ils ont aussi le controle de la banque Centrale. Cette mafia ne cree pas de richesse, ne cree pas d’emplois, cette mafia ne paie pas reellement leurs taxes, cette mafia veut acheter pou degouden toutes les entreprises de l’etat.

Cette Mafia, le Groupe de Bourdon, est dangeureuse pour l’avenir du pays.

La corruption a l’ONA: Une insulte aux victimes des ouragans et aux travailleurs du pays

Wednesday, October 29th, 2008

En Haiti, la creation de l’ONA avait pour but de creer un systeme de securite sociale. Cette institution devrait aussi accompagner les citoyens Haitiens les plus defavorises dans une quete de bien etre social et economique. Dans ce contexte l’ONA aurait du assister les travailleurs demunis qui contribuent dans la construction d’une modeste petite maison ou leur accorder des prets hyppothecaires modestes sur la base de documents fiables. L’ONA devrait aussi founir a chaque travailleur a leur retraite apres 30-40 annees de travail un petit cheque de securite sociale sur la base des contributions percues (12-18% par mois) au cours de la vie active du travailleur Haitien qui dans certains cas est de 50-60 ans. Les institutions devant mettre en application la politique de securite sociale du gouvernement sont sous la tutelle du Ministere des Affaires Sociales.

Les decisions de chaque jour de l’ONA sont approuves par le directeur general qui lui est supervise

a. par un Conseil d’Administration
b. par le ministre des Affaires Sociales.
c. par une commission tripartite formee des repersentants du secteur prive, des syndicats et des affaires sociales

Nous avons constate que ce Conseil d’Administration n’a jamais ete installe. La commission tripartite n’existe pas non plus. Le ministre lui prendre ses ordres du palais. Des fois Sandro Joseph recevait des instructions de la primature d’Alexis et du palais. Le minisre n’etait meme pas au courant.

Depuis l’arrivee de Lavalas et Lespwa a la tete des institutions etatiques en 1990, les directions generales generatrices de revenues (Teleco - ONA - Aeoport - Ports - Minotrie - Ciment) ont ete transformees en portefeuilles servant de vache a lait au pouvoir pour:

a. Le financement des activites politiques (chimeres - boule kawotchou - vote de confiance Alexis, elatrye)

b. Enrichissements illicites des barons proches du regime

c. Construction de maisons luxueuses pour les hauts fonctionnaires du gouvernement contrairement a sa mission

Les milliards de gourdes collectes par l’ONA au cours des trente dernieres annees n’assistent pas le travailleur Haitien, le contribuable qui a paye l’etat pendant plusieurs decennies. C’est une honte, c’est une insulte au secteur prive travailleur, aux syndicats et aux travailleurs Haitiens. C’est dans ce contexte qu’un scandale a eclate a l’ONA.

Selon plusieurs analystes le scandale a eclate a cause des luttes d’influences entre les differents camps du poucoir. On divise ces groupes d’influences de Lespwa- Lavalas en plusieurs categories:

a. Les femmes de Preval

b. Le groupe de bourdon

c. les hommes du palais de Lavalas et Lespwa

d. Les groupes electoraux Lespwa - Lavalas au parlement

J’ai recu d’un employe de l’ONA, une liste partielle de soit disant prets hypothecaires de hauts fonctionnaires du gouvernement ou des proches de Rene Preval. Pour la clameur publique ce sont des fonds qui ont ete detourne. Pour la clameur publique c’est de la corruption, les fonds de l’ONA ne sont destines aux travailleurs demunis et non aux potentats du regime corrompu.

Connaissant l’etat du pays ou 1.3 millions d’Haitiens sont affectes par les cyclones et l’etat de pauvrete actuelle qui sevit je trouve cette liste et le montant des prets insultante pour les travailleurs Haitiens. Qui sont-ils? Qui sont ces grands mangeurs?

Jeanne Bernard Actuelle directrice du Bien Etre Social, Ex-Directerice de l’Immigration, Ex- Directrice de L’ONM, ancienne maitresse de Preval a recu de l’ONA 196 millions de gourdes pour 30 ans. Elle est âgée de 67 ans a la fin du prêt elle aura 97 ans.

Charles Suffrat, conseiller de Preval, coordonnateur de Koze Pep. 30 millions de gourdes pour 30 ans pour construire une maison a Belle Ville a Port-au-Prince. Il est âgé de 62 ans a la fin du pret il aura 92 ans.

Marie Claude Calvin la Soeur du President Preval. Elle est aussi sa secretaire executive a recu de l’ONA 186 millions de gourdes pour 35 ans

Kelly C Bastien, president du Senat et sa Femme 176 millions de gourdes pour 30 ans. Kelly Bastien est aussi implique dans une affaire de grapillage des fonds du senat sur la rubrique de restaurant et de distribution de nurritures gratuitement. Beaucoup d’analystes croient que Kelly Bastien s’il continue sur la route actuelle risque de connaitre le sort de Fourrel Celestin arrete par la DEA pour la drogue. Kelly Bastien manipule des fonds dont il ne peut expliquer leurs origines et frequentent des dealers de drogue. On parle deja de blanchiement des fonds de la drogue.

Mme Joseph Lambert epouse du de l’ancien president du senat et senateur du Sud Est Joseph Lambert. Elle a recu de l’ONA 7 millions de gourdes pour 25 ans

Herivaux Rudy Senateur de l’Ouest representant Fanmi Lavalas, a recu de l’ONA 108 millions de gourdes pour 30 ans

Evaliere Beauplan, Senateur du Nord Ouest a recu de l’ONA 9 millions de gourdes pour 25 ans

Cassy Nenel, Senateur de Nippes, accuse d’avoir vendu il y a quelques mois trois visas americains a cin mille doallrs americains le visa. Le Senateur Gabriel Fortune dans sa deposition formelle et publique au senat avait mentionne le cas. Cassy a recu de l’ONA 3 millions de gourdes pour 15 ans

Assad Volcy Conseiller du president Preval. Le vehicule d’Assad etait implique, il y a quelques mois, dans le kidnapping d’un enfant. Le vehicule etait pilote par un conseiller du president Preval, le chimere Phillippe Jean Baptiste alias Samba Boukman responsable des assassinatys de l’Operation bagdad. Assad a recu de l’ONA 25 millions de gourdes pour 30 ans

Aviol Fleurant un militant des droits humains 40 millions de gourdes pour 28 ans

Osner Fevry un avocat-politicien 35 millions de gourdes pour 18 ans

Guyler C Delva Coordonnateur de la Commission des Journaliste de Rene Preval. Cette commission est chargee de proteger les interets du gouvernement Preval et d’orienter les enquetes sur les assassinats des journalistes survenus au cours des annees precedentes. Par exemple dans l’affaire Brignol Lindor la Commission des Journalistes de rene Preval dirige par Delva a tout fait pour eviter qu’on enquete aur les auteurs intellectuels de l’assassinat de Brignol Lindor. La commission protege les principaux bourreaux. Delva aurait recu de l’ONA 17 millions de gourdes pour 27 ans

Ex Deputé Axène Joseph 113 000 000 pour 32 ans

Une liste plus complete suivra…

Il a un plan en cours pour eliminer physiquement Sandro Joseph qui aurait fait des photocopies de l’ensemble des documents deja transferes a l’etranger. Un nouveau directeur de l’ONA sera nomme Vendredi, les discussions pour sa nommination sont en cours. La priorite actuelle de Preval et de ses comperes est d’etouffer l’affaire. Un plan politique est en cours pour presenter ces operations comme legitimes. C’est une affaire a suivre…

En attendant les Chambres de Commerce et les syndicats demanderont-ils des comptes a l’etat Haitien? La presse, comme ce directeur de la salle des nouvelles d’un radio ayant recu des fonds de l’ONA parce que Sandro Joseph ne voulait pas qu’il parle d’un affaire intime, fera-t-elle son travail?

Haiti a besoin de changement. Ce regime est a sa fin. Le changement doit etre prepare pour eviter une catastrophe.

Un Gouvernement mort-né

Monday, October 20th, 2008

Par Jean Erich René

La solution miracle dont rêve le Gouvernement Pierre Louis n’appartient pas au domaine du possible. L’environnement international voué à un cuisant problème financier n’offre aucun exit. La demande mondiale fixe les prix des produits céréaliers et pétroliers. Les consommateurs ne peuvent que se soumettre aux lois du marché. Les pays émergents formulent des demandes qui dépassent les capacités financières des Institutions Internationales. Par surcroît, la nation haïtienne doit répondre à de cuisantes questions environnementales. La plus dure réalité résulte du fait que nous avons à la tête du pays des dirigeants qui ne savent où donner de la tête. La barque nationale est en pleine dérive. L’immobilisme du Premier Ministre met en doute cette capacité de gestionnaire qu’on lui prêtait. Jusqu’à présent aucune initiative n’est relevée à son actif. Elle nous laisse plutôt l’impression d’être figée sous le coup de l’émotion. Nos concitoyens face à son impuissance vivent plutôt en résignés.

Ce sentiment de défaitisme de la société haïtienne est la résultante des limitations de la classe politique dirigeante traditionnelle qui n’a pas su répondre à temps au changement inter-générationnel. Sur le plan externe, elle n’a pas saisi les grandes modifications survenues dans les rapports de force entre les Grandes Nations du monde tant sur le plan militaire, politique qu’économique. Ce délire d’omnipotence qui caractérise la classe dirigeante américaine est en voie de refroidissement. La crise financière diminue considérablement leur appétit pour les solutions musclées. D’où le succès presqu’unamime de la voie de la négociation choisie par Barak Obama et saluée avec optimisme par un Républicain du calibre du Général Collin Powell. Est-ce la fin de la politique du Biger Stick des USA? Cette politique extérieure est plutôt dictée par les problèmes urgents de l’heure. Les problèmes que confronte la Maison Blanche sont réels. Le terrorisme international constitue une menace réelle. Parallèlement leur image et leur capacité d’action sont grandement diminuées.

Actuellement la technologie de la Guerre est à la portée de plusieurs Nations du Monde. Aucune superpuissance ne peut imposer un ordre nouveau aux autres États sous prétexte de la supériorité de leur arsenal militaire.

La montée vertigineuse de la Chine comme troisième puissance du Monde et le nouveau réveil de la Russie sous la poigne de Vladimir Poutine ont changé les rapports entre les Nations. L’exploitation des puits de pétrole du Venezuela, du Brésil et bientôt de Cuba les affranchit définitivement des tutelles des Institutions de Brettons Woods Définitivement ils ont accès à des sources de financement internes pour enclencher leur décollage économique. L’aigle américain a des regards perçants qui dépassent les luttes de Partis. Le choix de Barak Obama comme Premier Président Noir Américain est une porte ouverte sur le Monde Noir et particulièrement sur l’Afrique avec ses gigantesques ressources pétrolières et minières. Nicolas Sarkozy qui ne veut pas être en reste, réclame aussi la participation de l’Afrique.

L’étoile polaire de l’économie mondiale a changé de position. Tout gouvernement qui n’a pas rendez-vous avec l’échec devrait rectifier ses tirs afin de tirer avantage de la nouvelle configuration économique mondiale. La crise financière américaine a ses inconvénients et ses opportunités. Il revient aux instances gouvernementales de faire preuve d’intelligence afin de saisir la balle au bond. L’existence d’une nation est étroitement liée à la capacité de ses dirigeants d’aménager un espace viable à son peuple. Tant sur le plan sanitaire, environnemental, agricole etc. le savoir est à l’origine du contrôle de la maladie, de la famine et des catastrophes naturelles. La crise haïtienne actuelle, par le laxisme de nos dirigeants devient ahurissante et apparemment incontrôlable.

Le Président René Préval adopte l’attitude d’un passeur crevé au milieu d’une rivière en crue : impossible de nager pour sortir. Les conséquences sont graves pour le reste du pays. La Société civile tant à la Capitale qu’au niveau des villes de Province l’a si bien compris qu’elle est en train de jeter ses barques à l’eau pour assurer le sauvetage national. Malgré tout, leur principale entorse résulte des interventions inopportunes de nos dirigeants inquiets de leur fin prochaine à cause de leur inaction. En effet, la peur du lendemain hante tous les esprits actuellement en Haïti. L’organisation de la vie sociale et matérielle, selon toute vraisemblance, ne fait pas partie de l’Agenda du Gouvernement Pierre Louis qui prend des mesures insignifiantes. Michèle Duvivier Pierre Louis n’est d’aucun apport. Elle affiche sa totale impuissance en dépit de son cursus universitaire reluisant et son cheminement de carrière. Elle joue plutôt un rôle de figuration incompatible avec les préoccupations de l’heure des victimes de la saison cyclonique. Elle n’a présenté aucun plan de sortie de crise. Elle est mal armée pour relever ce défi. Qu’offre-t-elle en plus de Jacques Edouard Alexis ? Çà va de mal en pis! Bientôt elle aura des
comptes à rendre. Mme Duvivier se comporte comme le Chef ridicule d’un Gouvernement mort-né. Il faut au moins un borgne pour conduire un aveugle !

LA CHRONIQUE DE JERRY TARDIEU | Une leçon pour les capitalistes haitiens

Tuesday, October 14th, 2008

Lundi 24 septembre 2008. Ma montre marque 20 heures. Georges Bush est en direct sur toutes les grandes chaînes de télévision américaines. Le visage du président est blême. Ses propos sont rauques. Visiblement inquiet, étonnamment humble – une fois n’est pas coutume– Il tente de rassurer l’Amérique et le monde sur la crise financière qui secoue son pays et qui menace l’économie mondiale. Au pays de l’Oncle Sam, on assiste à un effondrement généralisé du crédit et la récession approche à grand pas.

Nous vivons un moment très particulier de ce siècle barbare, où les pouvoirs parmi les plus influents de la planète, sont aux abois face à un cataclysme financier qui semble vouloir tout emporter sur son passage. Partout dans le monde, les marchés financiers sont virtuellement en mode panique malgré des centaines de milliards d’euros, de dollars et de yens injectés par les banques centrales des grands pays. Ce 6 octobre, l’indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 3.58% – à 9.955,50 points – terminant ainsi pour la première fois depuis octobre 2004 sous la barre des 10.000 points

Pour venir à la rescousse du capitalisme dans la tourmente, Bush trace la route. Il accompagne sa partition de mouvements du visage qui donnent à son intervention la solennité qu’exige l’urgence du moment. Il annonce que le gouvernement fédéral américain injectera 700 milliards de dollars pour sauver les banques américaines en difficulté, redresser les cours boursiers en chute libre et assurer la stabilité mondiale menacée. God bless America. Sur ces mots, Georges Bush conclut ses remarques et se retire en donnant dos à la camera. À ce moment, il est difficile d’imaginer ce qui doit se passer dans la tête du président tandis qu’il regagne ses appartements.

Mais comme cela doit être sinistre, la Maison Blanche, le soir, quand les lourdes portes se sont renfermées, que les lumières s’éteignent une à une tandis que l’Amérique fait faillite et que les citoyens grondent de fureur. J’imagine chaque pas lugubre des agents du service secret entamant leur ronde comme un coup de marteau dans la tête du président américain. J’imagine les corridors déserts, les grands salons solennels aux boiseries dorées désespérément vides malgré le scintillement du cristal du Baccarat. J’imagine les lumières tremblantes des chandeliers se reflétant sur les grands miroirs tristes. C’est alors une nuit qui tombe sur Georges Bush et qui devrait être longue. À quoi ont servi toutes ces journées, ces années, ces combats si, en bout de ligne, l’économie du pays que l’on dirige est dans l’impasse, les ménages aux abois, les banques en faillite, la bourse en détresse, les classes moyennes lapidées, les entrepreneurs décapitalisés, les citoyens en perte de confiance, la nation en passe de précipitation vers le désastre…

Au plus bas dans les sondages, en fin de mandat, décrié, fatigué, les cheveux blanchis par sept années de l’exercice d’un pouvoir entamé avec les événements du 11 septembre, le président américain me parait bien seul. Sur le plus haut trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre…
À l’heure où je publie cette chronique, des analystes crédibles et sérieux établissent un parallèle avec la crise de 1929. D’autres annoncent même la fin du capitalisme. Aujourd’hui, l’humanité se trouve confrontée selon André Gorz qui véhicule ici une conviction de plus d’uns – que la sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement, dit-il, sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer.

Mais comment diable en sommes-nous arrivé à devoir parler aujourd’hui de la fin du capitalisme alors qu’il y a moins d’une décade, les USA – porte-flambeau du libéralisme économique triomphateur était l’hyper puissance absolue avec une économie comptant pour 25% de l’économie mondiale.

Que s’est-il passé exactement ?

La crise mondiale actuelle a débuté avec les difficultés rencontrées par les ménages américains à faibles revenus pour rembourser les crédits qui leur avaient été consentis pour l’achat de leur logement. Ces crédits étaient destinés à des emprunteurs qui ne présentaient pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux d’intérêt préférentiels (en anglais le prime rate ») mais seulement à des taux moins préférentiels (en anglais le subprime »).

L’endettement des ménages américains a pu s’appuyer sur les taux d’intérêt extrêmement bas pratiqués pendant des années par la Banque centrale des États-Unis à partir de 2001 après la crise boursière sur les valeurs « internet ». En outre, les crédits étaient « rechargeables », c’est-à-dire que régulièrement, on prenait en compte la hausse de la valeur du bien, et on autorisait l’emprunteur à se « réendetter » du montant de la progression de la valeur de son patrimoine. On a ainsi pu soutenir la forte croissance des États-Unis.

Les crédits « subprime » étaient garantis par une hypothèque sur le logement acheté, l’idée étant que les prix de l’immobilier ne pouvaient que grimper. Dans ces conditions, une défaillance de l’emprunteur serait compensée par la vente du bien hypothéqué. De plus, ces crédits étaient souvent accordés avec des taux variables. Ainsi, les charges financières de remboursement étaient au début très allégées pour attirer l’emprunteur. Elles augmentaient au bout de deux ou trois ans et le taux d’emprunt était indexé sur le taux directeur de la FED.

Ce qui s’est passé est finalement assez facile à comprendre. Pour tenir compte de l’évolution de l’inflation et de la croissance américaine, la Banque centrale américaine a dû – depuis des années progressivement relever ses taux de 1 % en 2004 à plus de 5 % en 2006. Les charges financières des emprunts se sont considérablement alourdies. Un nombre croissant de ménages n’a pu faire face.

Parallèlement, au lieu de grimper comme anticipé, les prix de l’immobilier ont fini par se retourner à la baisse dans l’ensemble des États-Unis. En conséquence, la valeur des logements est devenue inférieure à la valeur des crédits qu’ils étaient supposés garantir. L’afflux des défaillances des emprunteurs et des reventes de leurs maisons hypothéquées a accéléré la baisse des prix de l’immobilier. Les pertes se sont donc accumulées également du côté des prêteurs. Des établissements de crédit spécialisés se sont, les premiers, retrouvés en difficulté. Ils sont tombés comme des dominos entraînant avec eux un nombre important de banques centenaires réputées solides dans le système.

À l’aube de 2008, le taux de non remboursement sur les crédits « subprime » atteignait un taux record pour l’ensemble des crédits hypothécaires aux États-Unis. Et les banques se retrouvèrent en possession d’un nombre record d’actifs immobiliers qu’elles ne peuvent aujourd’hui revendre et qui perdent tous les jours de leurs valeurs. Résultats : les rouages du système bancaire se sont enrayés. L’économie s’est crispée. La bourse a paniqué. Les valeurs boursières du CAC 40 au DAX ont plongé. Les déposants se sont rués vers leurs banques pour éponger leurs comptes. Le système est devenu de moins en moins liquide. Le bateau a pris l’eau….

Le déclencheur de la crise se situe donc dans un sous-compartiment du marché immobilier américain. Autre effet multiplicateur de la crise : la titrisation qui consiste à transformer des crédits distribués par une banque en titres de créances (obligations) qu’un investisseur peut acheter et vendre à tout moment. Ces obligations étant théoriquement adossées à un portefeuille d’actifs, elles ont sauté quand la valeur de ces actifs s’est écroulée. Avec la titrisation, la vigilance des banques qui ont initié les crédits aux ménages a été moins importante sur la capacité de ces derniers à rembourser correctement leur emprunt. Le reste. On connaît. L’effondrement des obligations a entraîné un mouvement de retrait massif vis-à-vis de ce papier commercial ainsi que l’assèchement brutal de la liquidité bancaire à partir de juillet 2007.

Toutes les banques européennes, mais aussi des compagnies d’assurances de plusieurs pays, sont impliquées. Elles ont participé au processus, notamment a travers leurs filiales américaines, en achetant ces produits financiers titrisés. La mondialisation ayant engendré l’émergence d’une place financière globale ou il est possible d’acheter et de revendre en temps réel des actions de tous les pays, des investisseurs du monde entier se retrouvent aujourd’hui bafoués avec l’effet de chaîne de la débâcle immobilière américaine. Par leur impact sur l’économie mondiale, les retombées de cette débâcle contribuent à ronger les marges de manœuvre budgétaires de pays dont les économies sont réputées solides. En Australie, l’État a carrément dû acheter une banque commerciale privée pour la tenir en vie et protéger les épargnants.

Et l’économie haïtienne dans tout cela ?

Très peu lié aux activités de ce vaste ensemble de boursicoteurs anonymes qui déterminent les fluctuations du Dow Jones ou de Nasdaq, elle ne devrait pas être trop affectée. Force est de constater que notre petite économie ouverte est très peu concernée par les trépidations de cet essaim d’investisseurs qui achètent et revendent tous les jours des actions et obligations de pays du monde entier. Bien sûr, notre économie étant considérablement « dollarisée » (plus de 50% des dépôts du système financier haïtien sont en dollars), elle reste sensible aux décisions de la Réserve fédérale américaine (FED) qui font réagir automatiquement les banques haïtiennes à la moindre baisse ou hausse des taux d’intérêt américains. Probablement que les transferts d’argent (remittances) diminueront du fait de l’impact de la crise sur les ménages haitiano-américains. Mais sans plus !

Les grands perdants de cette crise sont les élites économiques haïtiennes qui ont pris l’habitude de systématiquement miser en bourse la quasi totalité de leurs excédents de liquidité. De ce point de vue, cette crise internationale est une leçon pour les capitalistes haïtiens qui placent tous leurs avoirs à l’étranger souvent à des taux de rentabilité dérisoires. En transférant allègrement hors frontière ces avoirs durement gagnés, les capitaines d’entreprises locaux ont affaibli l’épargne locale et l’économie haïtienne en général.

En n’investissant pas dans leurs propres pays dans des projets porteurs et modernes, ils contribuent à maintenir le statu quo en Haïti alors que le pays peut rebondir pour peu qu’il y ait une reprise même minime des investissements privés. Cela demande d’abord chez nos « tenants de l’avoir » une petite révolution mentale, une sorte de mise à jour de leurs priorités à long terme. Haïti peut redevenir, comme dans les années 50, une patrie du travail, du mérite et de la fraternité. Haïti peut être un pays où la promotion sociale est possible, encouragée, voulue. Tout n’est pas une fatalité. Mais voilà, pour avancer vers la modernité, Haïti doit compter sur une bourgeoisie d’affaires qui consent à allouer au moins la moitié de son épargne à l’investissement local.

Tenez, ce 11 octobre, j’étais à New-Jersey. Au Sheraton de Newark, se tenait le Congrès national des haïtiano-américains organisé par la Haitian League que préside le Dr Bernier Lauredan. Je répondais à une invitation de la Banque interaméricaine de développement et du Centre haïtien de facilitation des Investissements qui offraient, dans le cadre de cet événement, un cocktail sur le thème : « Haïti : les opportunités d’investissements pour la Diaspora ».

À peine assis dans cette salle élégamment décorée pour la circonstance qu’un ami – industriel haïtien ayant fait le déplacement de Port-au-Prince comme moi – me glisse à l’oreille sur un ton misérieux, mi-blagueur: « Je suis ruiné ». Je réalise très vite qu’il ne blague pas. Toujours en chuchotant, le pauvre m’informe que ses avoirs placés en bourse s’étaient quasiment volatilisés. « Sim te konnen » , me dit-il en précisant qu’il venait de perdre en un mois le produit de plus de 10 années de travail investi dans les différentes places financières réparties dans des actions d’entreprises disséminées un peu partout.

Il s’était fait convaincre par son fournisseur de matières premières chinois d’investir dans les bourses asiatiques. Scénario catastrophe puisque les bourses de Shanghai, Tokyo, Hong Kong et Singapour ont vite fait d’allumer le signal de détresse et plongé dans le sillage de la Bourse de New York, face aux inquiétudes croissantes des investisseurs, confrontés aux nouveaux signes de propagation de la crise financière et aux tensions du marché interbancaire.

Encouragé par son client belge de vingt ans, cet ami misait aussi sur des places financières européennes. Pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, m’explique-t-il. Ce panier aujourd’hui se désemplit à la vitesse de la glace qui fond sur un radiateur. Pour la seule journée de vendredi dernier, le CAC 40 français a terminé la séance en baisse de 9%, Londres a perdu près de 8%, Francfort s’est effondré de 7 % et Milan a dégringolé de 8,24%.

Naturellement, je compatis au drame de cet ami qu’une intelligence intègre a protégé des ambitions médiocres. Son calvaire me désole. L’homme est de grande qualité. S’il est patient, mon ami verra les cours boursiers remonter. En attendant, il s’est appauvri. Eût-il investi une portion de son argent en Haïti, chez lui, dans un environnement qu’il maîtrise, qu’il ne serait probablement pas dans cette situation. Bien sûr, je connais la réalité des aléas et limites de la vie économique haïtienne. Je milite dans le milieu des affaires depuis assez longtemps pour être témoin à charge de tout procès accusant l’État d’être prédateur envers l’investisseur haïtien. Alors que cet État n’a même pas la décence d’offrir le strict minimum en termes d’infrastructures et services de bases – électricité, routes, sécurité… – On connaît la chanson par cœur.

Je ne verse pas ici dans un discours démagogique. J’exprime plutôt une conviction farouche. Pour moi, balancer un portfolio d’investissement privé exige que l’on fasse la part des choses. Il faut rechercher un équilibre en allouant autant que nécessaire certains actifs dans des instruments financiers internationaux conservateurs. Certes ! Ce que je dénonce ici, c’est la conséquence de notre déficit de volonté, de notre manque d’imagination à concevoir des projets nouveaux sur lesquels les nantis locaux peuvent réaliser des profits considérables malgré les problèmes et handicaps inhérents à la conduite des affaires chez nous. Les élites qui ne construisent pas l’avenir d’un pays en y investissant suffisamment sont condamnées à le subir.
(à suivre)

Par Jerry Tardieu
lundi 13 octobre 2008

Haiti : Le verdict des chiffres

Saturday, October 11th, 2008

Par Jean Erich René

Aucun plan de développement sérieux pour Haïti ne peut être esquissé sans considérer les comptes nationaux. Ce serait une aberration scientifique de faire des propositions désincarnées de la réalité économique haïtienne. Pourtant c’est ce triste constat que nous faisons chaque jour en parcourant
les programmes conçus par nos Partis Politiques et certains romantiques. Le PIB ou Produit Intérieur Brut demeure l’instrument le plus utilisé pour mesurer le progrès économique. La démarche consiste à évaluer les écarts observés d’année en année pour aller à la découverte des facteurs de la
progression ou de la régression de l’économie haïtienne. Tout le monde doit avoir un tantinet d’explication sur le mécanisme de fonctionnement de notre système économique afin de ne pas remettre les clés du Palais national aux forts en gueule.

Il importe de savoir de quoi est constituée l’économie haïtienne ? Quels sont ses points forts et ses points faibles. Quelles sont les mesures à prendre pour arriver à notre développement économique qui, nous le répétons avec insistance, n’est pas seulement une affaire d’argent mais surtout une carence d’hommes sérieux, honnêtes et compétents. Ces trois qualités sont difficiles à concilier chez la faune politique haïtienne. Parler de développement économique sans faire appel aux agrégats de la comptabilité nationale, c’est du bluff. On ne développe pas un pays avec du blabla. Nous vous invitons à décortiquer avec nous le Tableau Economique d’Haïti selon la publication de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique IHSI # 10 / DECEMBRE 2007 en prenant en chasse les années 2005-06 et 2006-07 :

PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR SECTEUR
En millions de gourdes constantes de 1986-1987

1.-Agriculture
2005-06 : 3311 millions de gourdes
2006-07 : 3413 millions de gourdes

2.-Industries Extractives
2005-06 : 15 millions de gourdes
2006-07 : 15 millions de gourdes

3.-Industries Manufacturières
2005-06 : 101 millions 7 de gourdes
2006-07 : 1032 millions de gourdes

4.-Electricité et Eau
2005-06 : 58 millions de gourdes
2006-07 : 57 millions de gourdes

5.-Bâtiments et Travaux Publics
2005-06 : 1005 millions de gourdes
2006-07 : 1042 millions de gourdes

6.-Commerce, Restaurants et Hôtels
2005-06 : 3451 millions de gourdes
2006-07 : 3612 millions de gourdes

7.-Transports et Communications
2005-06 : 842 millions de gourdes
2006-07 : 883 millions de gourdes

8.-Autres Services Marchands
2005-06 : 1573 millions de gourdes
2006-07 : 1638 millions de gourdes

9.-Services non Marchands
2005-06 : 1379 millions de gourdes
2006-07 : 1449 millions de gourdes
Les Services non marchands regroupent les administrations publiques et les institutions sans but lucratif

10.-Branche Fictive
2005-06 : -533 millions de gourdes
2006-07 : -643 millions de gourdes

11.-Valeur ajoutée brute totale
2005-06 : 12118 millions de gourdes
2006-07 : 12498 millions de gourdes

12.-Impôts moins subventions sur les produits
2005-06 : 961 millions de gourdes
2006-07 : 1000 millions de gourdes

14.-Produit intérieur brut
2005-06 : 13079 millions de gourdes
2006-07 : 13498 millions de gourdes

15.-Taux de croissance en %
2002-03 : 0.4 %
2003-04 : -3.5 %
2004-05 : 1.8 %
2005-06 : 2.3 %
2006-07 : 3.2 %

L’analyse des comptes nationaux nous permet de relever une chute appréciable de la croissance économique d’Haïti durant le retour d’Aristide soit une croissance négative de -3,5% ce qui équivaut à une régression nette de 3,9%. Sous le Gouvernement intérimaire de Gérard Latortue on a assisté à une reprise de l’Economie haïtienne passant de -3.5% à 1,8% soit une croissance nette de 5,3%. Au cours de la première année de René Préval le taux de croissance fut de 2,3%. On doit s’attendre au pire pour
2007-2008.

En observant les différents produits de la comptabilité nationale, nous constatons que les secteurs agricole, pastoral, sylvicole, piscicole, hôtelier, commercial, restaurateur produisent des valeurs au-dessus de 3 milliards de gourdes constantes. Ils représentent les piliers de l’économie nationale et sollicitent notre attention pour un investissement visant une augmentation rapide et continue de notre taux de croissance. Tout plan de développement économique d’Haïti doit privilégier ces secteurs. A ce
tournant difficile de la vie nationale on ne peut plus tergiverser sur les mesures d’urgence à prendre. Nous devons franchir le cap de l’agriculture de subsistance en mettant en valeur nos terres par le truchement de firmes spécialisées en productions céréalières, fruitières, élevages avin, porcin,
bovin, caprin.

Signalons à l’attention de tous que scientifiquement ce sont les courants marins chauds qui alimentent les côtes du monde entier en poisson. Haïti, un pays béni de Dieu mais massacré par l’égocentrisme de ses dirigeants, se trouve miraculeusement sur le parcours du Gulf Stream qui distribue les poissons en Amérique. En effet, le plateau continental d’Haïti est copieusement desservi en espèces pélagiques au niveau de l’Anse d’Hainault, Dame Marie, Abricot, Môle St Nicolas. D’après les enquêtes que nous avons conduites comme Directeur Régional de la BNDAI ou Banque Nationale de Crédit Agricole dans la Grande Anse, les nasses ordinaires en bambou cédaient sous le poids des poissons parce que la capture était trop importante. Aussi des paniers en gabion ou fil de fer étaient recommandés pour une prise aussi abondante. De plus il est périlleux pour les pêcheurs de s’aventurer en haute mer. Un canot motorisé est indispensable par rapport à la distance à parcourir. Comme les côtes d’Haïti ne sont pas surveillées, ce sont les bateaux battant pavillon étranger qui viennent
pêcher dans nos eaux territoriales sans respecter la limite des deux mille marins imposée par les lois sur la navigation internationale. Nous avons suffisamment de poissons pour nourrir quotidiennement toute la population haïtienne.

Nous sommes bien dotés par la nature pour répondre avec aisance aux besoins alimentaires de nos compatriotes qui paradoxalement s’enlisent de plus en plus dans la misère. Le développement est dans le «mens » c’est-à-dire, il est avant tout une affaire de mentalité. Les esprits mesquins ne peuvent pas concevoir un plan de développement. Tout est miracle c’est-à-dire impossible à réaliser pour les pauvres d’esprit. Une politique de crédit orienté, conçue par la Banque Centrale et appliquée par le truchement des Banques Commerciales, est l’instrument financier idéal pour actionner la
machine économique d’Haïti. La priorité revient au Secteur Agricole, non seulement en fonction de l’urgence des besoins de la population mais surtout à cause de son importance pour l’économie nationale. Une coupe longitudinale effectuée sur 5 ans prouve que l’agriculture, l’élevage, la
pêche, les hôtels, les restaurants sont déterminants dans la croissance du Produit Intérieur Brut d’Haïti ou PIB.

Ce n’est pas un compte de fée, mais le verdict des chiffres !