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Aménager l’espace haïtien

Sunday, November 16th, 2008

ParJean Erich René … En cette période particulièrement troublée de l’histoire nationale, nous vivons des heures enténébrées par des événements malheureux qui nous frappent coup sur coup tout en nous inspirant un sentiment de découragement et d’abandon. Nous ne sommes pas victimes de la fatalité mais de notre insouciance et de la faiblesse de notre système de gestion.

La complexité et la gravité de la détérioration de l’espace haïtien exigent à son chevet toute une gamme de techniciens : géographes, urbanistes, économistes, photo-interprétateurs, sitologues, paysagistes, agronomes, ingénieurs etc.

Ils doivent saisir sur le vif les données de la problématique inhérente aux difficultés géo-économiques du territoire national. Le mode de vie est étroitement lié aux opportunités qu’offre le milieu ambiant. Toute modification de l’écosystème a des retombées directes sur les éléments de l’environnement en général, y compris l’homme en particulier.

Nous devons tous prendre conscience du danger de la désertification du Tiers occidental de l’Île d’Haïti que nous gérons en maître depuis 1804. Point n’est besoin de chercher des boucs émissaires en remontant jusqu’aux Duvalier qu’on accuse gratuitement puisqu’ils ne sont plus au pouvoir. Faisons plutôt appel au bon sens pour restaurer de manière intelligente notre espace vital détruit à cause de notre comportement anarchique. Il n’y a pas de nation sans territoire. L’année 2008 nous a été particulièrement fatale avec ses multiples cyclones, le débordement de nos lacs, le déchaînement de nos rivières et les effondrements mortels de certaines écoles. Les forces de la nature semblent se liguer contre nous en fragilisant notre environnement. Si nous voulons compter encore comme
Nation du Monde, c’est à nous et à nous seuls d’assurer notre survie en arrêtant des mesures adéquates pour conjurer le mal. Coqs et pintades sont tous victimes.

Une analyse fine de la problématique de l’environnement haïtien met à l’index la surpopulation comme la cause causante. En effet durant ces deux dernières décennies on observe une explosion démographique et un mouvement migratoire intense de la campagne vers la ville et des centres urbains vers la Capitale. Il en résulte donc un déficit de la production agricole et une augmentation de la consommation qu’on doit compenser par l’importation. Il s’en suit un déséquilibre de la balance commerciale diagnostiquée par la décote de la gourde. Haïti n’est pas le premier pays du monde à subir les méfaits d’une surpopulation et des déplacements intempestifs de sa population. L’histoire rapporte que la Grèce Antique confrontait un problème grave de surpopulation. Pour relever ce défi un noyau de gens s’était déplacé pour constituer d’autres villes initialement appelées colonies grecques. En Amérique : New York, la Nouvelle Orléans, Montréal , Québec etc. sont autant de nouveaux Centres Métropolitains créés sous l’intense pression de la population grandissante. En France, Marseille est un exemple typique d’une ville portuaire formée par une agglomération d’immigrants.

Dans l’espace géographique haïtien la particularité la plus frappante, c’est l’étalement de nos villes sur le littoral et à proximité d’une rivière ou cours d’eau. Le choix de cet emplacement s’explique surtout par la nécessité d’approvisionnement en produits de premières nécessités et le besoin urgent de l’eau pour la boisson, la lessive, le transport fluvial avec les pipirites etc. Les données empiriques nous enseignent que nos marchés se situent sur les berges de nous rivières, à leurs embouchures ou
à proximité. Toute étude de faisabilité entreprise en vue de décongestionner Port-au-Prince et nos villes de province doit tenir compte de ces deux caractéristiques pour la création de nouvelles agglomérations. Un urbanisme ouvert, grâce à la percée de nouvelles voies, assurera les relations interurbaines.

L’implantation de nouvelles structures urbaines, par sa rigueur, exige le tracé d’un nouveau cadastre. La photographie aérienne ou mieux encore les données landsat sont les plus évidentes pour concilier sans heurt les nouvelles perspectives avec les données traditionnelles. Les espaces publiques tels que : marché, place, terrain de sport, école dispensaire, hôpital, poste de police, magasins etc. constituent un noyau indispensable à l’implantation de nouvelles structures citadines pour les raisons
suivantes :

a) Marché public; nécessité d’alimentation et de commercialisation.
b) Place publique : lieu de rencontre pour les manifestations sociales
c) Terrain de sport : besoin d’épanouissent des résidents
d) Dispensaire et hôpital : premiers soins et soins de santé
e) Poste de police : besoin de sécurité

Dans l’acceptation géographique du terme, une nouvelle dynamique d’aménagement du territoire national s’impose et s’avère même urgente. Dans la conception moderne de nos villes et villages, l’Église ne représente plus l’épicentre. Ce rôle est plutôt dévolu au Centre d’achat et aux
Bureaux de l’Administration Publique. La croissance continue et irréversible des populations de Port-au-Prince et de nos villes de Province augmente la densité par mètre carré avec des conséquences funestes pour la salubrité et la sécurité sociale. Les résidents vivent dans des conditions exécrables, c’est à dire des réduits et des cloaques accrochés au bord des ravins ou suspendus sur des pilotis sur des terrains marécageux du bord de la mer les exposant à toutes sortes d’intempéries. D’où les accidents regrettables et les pertes en vie humaine enregistrés lors des cyclones. Nous applaudissons les efforts déployés dans le passé par les Gouvernements de Élie Lescot, Dumarsais Estimé, Magloire, Duvalier Père et Fils pour construire des logements sociaux au bénéfice des masses défavorisées.

S’il faut tirer une leçon des initiatives de nos prédécesseurs la palme revient au Gouvernement de Paul Eugène Magloire qui a vraiment manifesté le souci de loger dignement la population. La Cité militaire, la Première et la Deuxième Cité etc. sont des structures qui s’intègrent sans heurt et sans aucune discrimination dans nos parcs de logement. Tandis que les autres Cités plutôt dressées sur des sites inappropriés sont de véritables témoins de la misère, de la pauvreté et par surcroît, le repaire des
malfrats. Les reconstructions de Belladère et de Cabaret respectivement par Estimé et Duvalier sont des éléphants blancs. En effet, les emplacements ont été mal choisis et les éléments d’avant-garde devant faciliter le déplacement de la population vers ces nouveaux centres urbains n’étaient
pas pris en compte dans la planification.

En dépit des erreurs commises, ces pionniers ont droit à nos respects et à nos considérations. On dira qu’ils ont échoué mais ils ont tout de même osé. Depuis près de 20 ans on ne perçoit aucune velléité de construction de logements à bon marché au profit des défavorisés. Nos contemporains ne s’en soucient guère. La masse livrée à elle-même se démène pour aménager sa couche lavalassement. A ce compte nous adressons nos hommages publics aux professeurs Hubert Deronceray et Leslie François Manigat qui sont les seuls à inclure dans leurs programmes politiques respectivement deux structures parallèles mais congruentes et appropriées : l’UTD et l’UTA. En effet, pour assurer la prise en charge globale des problèmes relatifs à la croissance de la population tels que éducation, santé, environnement etc. le Leader du GFCD ou GRAND FRONT DE CENTRE DROIT prévoit la mise en place d’une Unité Tactique de Développement (UTD) dans chaque département géographique.

Aussi nous confesse-t-il : « Chaque Village UTD comprend le bureau du CASEC et au minimum une école, un dispensaire, une église, une banque, une place publique, une salle de spectacle, un terrain de jeu, un marché, une piste d’atterrissage pour hélicoptère ou avion léger, un cimetière, etc.
L’UTD devient finalement un établissement public, un cadre social endogène vecteur de écentralisation, de déconcentration, de participation pour la croissance de la production nationale. »

La congestion apparente de la Capitale et de nos villes secondaires est principalement due à une utilisation inadéquate de l’espace urbain. La faute revient au mode de lotissement basé sur le modèle seigneurial que nous héritons des Colons français. Les rues sont très distantes bordées de
maisons rectangulaires. Elles sont plutôt oblongues avec le plus côté tourné vers la rue. Le souci des Français c’était de permettre d’avoir plus de pignons sur rue. Une longue cour inutilisée au 2/3 les sépare. Une vue aérienne nous montre aussi bien qu’à Jérémie, aux Cayes qu’à Port-au-Prince, aux Gonaïves et à Port de Paix, que dans un pâté de maisons il existe un vide capable de recevoir deux autres rangées une rue transversale ou de préférence en cul-de-sac. Le problème ne se pose pas
pour le Cap Haïtien bâti sur le modèle anglais. Les rues sont par contre plus rapprochées.

Avant de penser à la création de nouvelles villes, l’implantation de Town House(anglais), dans les espaces vacants grâce à de nouvelles percées de route est une perspective enrichissante. D’autant plus qu’elle contribuera à effacer ces ghettos qui ordinairement s’y développent. Ces baraquements
s’observent au Bel Air, les rues de la Réunion, Mgr Guilloux, Grand Rue, Solino, St martin etc. sans compter nos villes de province. Ces favelas portent les noms les plus grotesques : corridor Fourmi, corridor punaise, corridor Bourrique, la Cour Bréya, la Cour Mouzin, Nan Coton, Nan Savann,
Cité Carton, Cité Chany etc. Ce sont de véritables casernements, difficiles d’accès en période de crise même par les Forces de l’Ordre.

L’implantation d’appartements de 3 à 4 étages bien proprets pourvus de structures sanitaires avec adduction d’eau potable, suite à une utilisation rationnelle de nos interstices urbains, augmentera notre parc de logement presque de moitié tout en effaçant ces verrues qui offrent un spectacle
désagréable à la vue. Nous appuyons sans aucun fard la thèse du Président René Préval de destruction de ces bidonvilles qui pour la plupart sont de véritables camps de retranchement de voleurs aguerris parce qu’inexpugnables. Cependant la destruction doit être progressive et substituable. Nous entendons par là qu’on doit commencer par construire d’abord certaines maisons au profit des ménages avant de détruire progressivement leurs habitats. Nous nous inspirons de la méthodologie du
Gouvernement de Jean Claude Duvalier à Raboteau aux Gonaïves en 1984. Il est malsain et irresponsable de laisser un pays se développer dans des conditions aussi anarchiques que misérables. Les marchés publics, les garages etc. s’installent n’importe où. Il faut réaménager l’espace haïtien.

Un Gouvernement mort-né

Monday, October 20th, 2008

Par Jean Erich René

La solution miracle dont rêve le Gouvernement Pierre Louis n’appartient pas au domaine du possible. L’environnement international voué à un cuisant problème financier n’offre aucun exit. La demande mondiale fixe les prix des produits céréaliers et pétroliers. Les consommateurs ne peuvent que se soumettre aux lois du marché. Les pays émergents formulent des demandes qui dépassent les capacités financières des Institutions Internationales. Par surcroît, la nation haïtienne doit répondre à de cuisantes questions environnementales. La plus dure réalité résulte du fait que nous avons à la tête du pays des dirigeants qui ne savent où donner de la tête. La barque nationale est en pleine dérive. L’immobilisme du Premier Ministre met en doute cette capacité de gestionnaire qu’on lui prêtait. Jusqu’à présent aucune initiative n’est relevée à son actif. Elle nous laisse plutôt l’impression d’être figée sous le coup de l’émotion. Nos concitoyens face à son impuissance vivent plutôt en résignés.

Ce sentiment de défaitisme de la société haïtienne est la résultante des limitations de la classe politique dirigeante traditionnelle qui n’a pas su répondre à temps au changement inter-générationnel. Sur le plan externe, elle n’a pas saisi les grandes modifications survenues dans les rapports de force entre les Grandes Nations du monde tant sur le plan militaire, politique qu’économique. Ce délire d’omnipotence qui caractérise la classe dirigeante américaine est en voie de refroidissement. La crise financière diminue considérablement leur appétit pour les solutions musclées. D’où le succès presqu’unamime de la voie de la négociation choisie par Barak Obama et saluée avec optimisme par un Républicain du calibre du Général Collin Powell. Est-ce la fin de la politique du Biger Stick des USA? Cette politique extérieure est plutôt dictée par les problèmes urgents de l’heure. Les problèmes que confronte la Maison Blanche sont réels. Le terrorisme international constitue une menace réelle. Parallèlement leur image et leur capacité d’action sont grandement diminuées.

Actuellement la technologie de la Guerre est à la portée de plusieurs Nations du Monde. Aucune superpuissance ne peut imposer un ordre nouveau aux autres États sous prétexte de la supériorité de leur arsenal militaire.

La montée vertigineuse de la Chine comme troisième puissance du Monde et le nouveau réveil de la Russie sous la poigne de Vladimir Poutine ont changé les rapports entre les Nations. L’exploitation des puits de pétrole du Venezuela, du Brésil et bientôt de Cuba les affranchit définitivement des tutelles des Institutions de Brettons Woods Définitivement ils ont accès à des sources de financement internes pour enclencher leur décollage économique. L’aigle américain a des regards perçants qui dépassent les luttes de Partis. Le choix de Barak Obama comme Premier Président Noir Américain est une porte ouverte sur le Monde Noir et particulièrement sur l’Afrique avec ses gigantesques ressources pétrolières et minières. Nicolas Sarkozy qui ne veut pas être en reste, réclame aussi la participation de l’Afrique.

L’étoile polaire de l’économie mondiale a changé de position. Tout gouvernement qui n’a pas rendez-vous avec l’échec devrait rectifier ses tirs afin de tirer avantage de la nouvelle configuration économique mondiale. La crise financière américaine a ses inconvénients et ses opportunités. Il revient aux instances gouvernementales de faire preuve d’intelligence afin de saisir la balle au bond. L’existence d’une nation est étroitement liée à la capacité de ses dirigeants d’aménager un espace viable à son peuple. Tant sur le plan sanitaire, environnemental, agricole etc. le savoir est à l’origine du contrôle de la maladie, de la famine et des catastrophes naturelles. La crise haïtienne actuelle, par le laxisme de nos dirigeants devient ahurissante et apparemment incontrôlable.

Le Président René Préval adopte l’attitude d’un passeur crevé au milieu d’une rivière en crue : impossible de nager pour sortir. Les conséquences sont graves pour le reste du pays. La Société civile tant à la Capitale qu’au niveau des villes de Province l’a si bien compris qu’elle est en train de jeter ses barques à l’eau pour assurer le sauvetage national. Malgré tout, leur principale entorse résulte des interventions inopportunes de nos dirigeants inquiets de leur fin prochaine à cause de leur inaction. En effet, la peur du lendemain hante tous les esprits actuellement en Haïti. L’organisation de la vie sociale et matérielle, selon toute vraisemblance, ne fait pas partie de l’Agenda du Gouvernement Pierre Louis qui prend des mesures insignifiantes. Michèle Duvivier Pierre Louis n’est d’aucun apport. Elle affiche sa totale impuissance en dépit de son cursus universitaire reluisant et son cheminement de carrière. Elle joue plutôt un rôle de figuration incompatible avec les préoccupations de l’heure des victimes de la saison cyclonique. Elle n’a présenté aucun plan de sortie de crise. Elle est mal armée pour relever ce défi. Qu’offre-t-elle en plus de Jacques Edouard Alexis ? Çà va de mal en pis! Bientôt elle aura des
comptes à rendre. Mme Duvivier se comporte comme le Chef ridicule d’un Gouvernement mort-né. Il faut au moins un borgne pour conduire un aveugle !

Les scientifiques Daniel et Ginette Mathurin prédisent une aggravation des catastrophes naturelles sur Haïti.

Monday, October 20th, 2008

Les scientifiques Daniel et Ginette Mathurin prédisent une aggravation des catastrophes naturelles sur Haïti. ” Les habitants doivent se réfugier dans les mornes parce que les plaines seront inondes “, déclare Daniel Mathurin.

4 millions d’haïtiens vivent dans les 12 villes côtières qui seront inondées avant 2012 selon les prévisions. ” Le déplacement de ces personnes requiert des ressources financières énormes “, fait remarquer M. Mathurin.

Interrogée sur la fréquence et l’importance des cyclones Ginette Mathurin soutient que le dégel des glaces, lié aux changements climatiques, en est la principale cause. ” Les canalisations doivent être surdimensionnées sinon les populations seront sévèrement touchées par les inondations “, ajoute t-elle.

En cas de tsunami dans l’étang de Miragoane ou le lac azuei les villes limitrophes seront inondées prévient M. Mathurin ” Port-au-Prince, Jimani et Baharona sont appelées à disparaître en cas de tremblement de terre”, précise t-il..

En ce qui concerne les comportements des citoyens, Daniel Mathurin soutient que les paysans doivent cultiver des patates et ignames au lieu de riz et maïs qui seront détruits lors des ouragans..

” Il est trop tard pour être paniqué”, lance le docteur Mathurin qui critique l’inaction des autorités haïtiennes. De plus il s’étonne qu’à ce jour les autorités n’ont accordé aucune concession aux compagnies pétrolières étrangères afin d’obtenir des ressources financières indispensables pour répondre aux besoins urgents de la population.

Intervenant à la rubrique ” Invité du jour” de radio Métropole, les scientifiques Daniel et Ginette Mathurin ont lancé un cri d’alarme faisant remarquer que les haïtiens de toutes les couches sociales se sont appauvries au cours de ces 20 dernières années. ” Il n’y a pas grand espoir pour Haïti”, se plaint M. Mathurin.

” C’est la dernière fois qu’on nous entend sur les ondes on ne nous entendra plus jamais “, a-t-il lancé à la fin de l’émission

BANDITISME | PRATIQUES NOUVELLES | Des pirates dans le golfe de La Gonave !

Thursday, October 9th, 2008

Par Phoenix Delacroix |lundi 6 octobre 2008

Jeudi 18 septembre, 6 heures 30 a.m. L’aube se dissipe peu à peu sur le port public de Cariès (Montrouis) où règne un véritable branle-bas. Le premier voilier en provenance de La Gonave, « La Providence », connu pour sa ponctualité et attendu à 6 heures, tarde à se signaler. Néanmoins, la nouvelle le concernant se répand comme une traînée de poudre. « La Providence a été interceptée par des voleurs montés sur deux chaloupes à 4 heures 30 du matin. Marins et passagers ont été molestés, dépouillés de leur argent, de leurs bijoux et autres objets de valeur ». L’information se résume en ces deux phrases. Elle est répandue par Michelet, porte-faix très connu et respecté de tous. Il affirme tenir l’information d’une cousine embarquée sur « La Providence ».

Sur le port, plusieurs groupes se forment. Les commentaires pleuvent. Pêcheurs, passagers, vendeurs, toutes les catégories sociales fréquentant l’espace ne veulent croire à la nouvelle.

Personne, toutefois, n’ose contester Michelet qui jouit d’une solide crédibilité dans les environs. « Si Michelet le dit, c’est vrai. C’est un homme de parole qui ne plaisante jamais », rappelle Sarah au groupe de marchandes qui l’entoure. « De plus, ces genres de nouvelles ne sont pas de nature à amuser personne », ajoute-t-elle dans un sursaut de colère. L’inquiétude gagne tous les cœurs. À mesure que le temps passe, les appréhensions des uns et des autres augmentent et tous les scénarios sont évoqués : panne quelconque, traversée difficile à cause du vent contraire, arraisonnement par des criminels, naufrage. Les voiliers mettent généralement tout juste un peu plus deux heures pour la traversée et les commentateurs ne peuvent expliquer le retard de « La Pvovidence », lequel est censé avoir levé l’ancre à trois heures.

Ce n’est pas tant l’improbabilité de l’information qui dérange les usagers du port de Cariès. Mais sa gravité, son caractère inédit, perturbateur et surprenant. C’est en effet le troisième cas de piraterie enregistré dans le canal de la Gonâve en un mois. Inquiétant pour une région qui n’en a pas l’habitude. Ici, les naufrages, les pannes de moteur, les bagarres entre marins et passagers sont courants, mais pas des actes de flibuste. C’est donc un phénomène nouveau avec tout ce que cela comporte de négativité. « La Gonâve, ce n’est ni la Somalie encore moins ces îles inhabitées du Pacifique où cette pratique fleurit », s’indigne Adeline, professeur en attente d’embarquement. « D’où viennent ces voleurs ? Pourquoi ont-ils choisi ce genre d’activités ? Pourquoi s’en prennent-ils aux usagers du canal en général ? ». Ce sont autant de questions embarrassantes que Dumornay, pêcheur, adresse à ses compagnons.

Peu à peu, le mécontentement gagne en ampleur. « Il faut tracer un exemple sur ces voleurs. Je suis prêt à former une équipe pour les combattre », lance Ti Pyè, un réparateur de filets au physique athlétique. Cette invitation semble trouver un écho favorable auprès des différents groupes qui, comme d’une seule personne, applaudissent. « Mais que pourriez-vous, avec vos machettes, vos piques et vos coutelas contre leurs fusils et leurs pistolets », demande Ginette, qui affirme être du nombre des victimes de la première attaque menée par les « pirates », deux semaines auparavant. « Ils (les bandits) portent des cagoules, sont armés de fusils et de pistolets et voyagent à bord de chaloupes rapides. Ils obligent tout le monde à se coucher sur le pont du voilier et emportent tout ce qui est important en termes d’argent et de bijoux. Ceux qui se montrent lents à obéir à leurs injonctions sont sévèrement battus. C’est une expérience que je ne veux pas refaire », ajoute-t-elle.
Plus tard dans la journée, la nouvelle de l’arraisonnement de « La Providence » est confirmée. La menace pesant sur les Gonaviens est de taille, d’autant que la Police nationale ne dispose pas de moyens appropriés pour combattre cette forme de crime. Selon divers témoignages, trois attaques ont été menées depuis mi-août contre deux voiliers et une pirogue de pêcheurs.

La voie maritime constitue l’unique moyen de transport utilisé par les résidents de la plus grande île adjacente de la République d’Haïti. Or les attaques de ces nouveaux écumeurs se multiplient. Trois types de navire sont disponibles pour la traversée : yacht, bateau à moteur et voilier. Plus rapide, mais plus cher (375 gourdes) et donc moins sollicité, le yacht seul peut échapper, mais non sans risque, à la menace.

Face au péril, certaines personnes ont tout simplement ajourné leur voyage. Le directeur de la Police nationale, Mario Andresol, a pour sa part annoncé « la mobilisation de tous les moyens de l’institution policière » contre les malfaiteurs.

HAITI | MENACE DE CATASTROPHE NATURELLE

Monday, September 29th, 2008

Risque sismique élevé sur Port-au-Prince«

Toutes les conditions sont réunies pour qu’un séisme majeur se produise à Port-au-Prince. Les habitants de la capitale haïtienne doivent se préparer à ce scénario qui finira, tôt ou tard, par arriver ». Patrick Charles, 65 ans, géologue et ancien professeur à l’Institut de Géologie appliquée de la Havane, se défend d’être alarmiste. Pourtant, il n’ y est pas allé par quatre chemins quand Le Matin lui a offert l’opportunité de réagir sur le dossier de menace sismique planant sur Port-au-Prince. Le vieux chercheur a répondu à nos questions avec la rigueur d’un universitaire avisé. À son avis, le danger est imminent « Dieu merci, la science met à notre disposition des instruments pouvant prévoir ces genres d’événements, tout en nous permettant de démontrer nos conclusions. C’est le temps et le hasard qui jouent en faveur de notre capitale. Une grande catastrophe plane sur notre tête », prédit-il.

Ce n’est pas tant la gravité des propos de Patrick Charles qui nous intrigue, mais sa conviction inébranlable dans sa prédiction. Pour nous convaincre, il n’hésite pas à nous exposer un cours détaillé de géologie, en se servant de cartes géologiques très précises et de son PC. « Port-au-Prince est construite sur une grande faille qui part de Pétion-Ville, traverse toute la presqu’île du Sud, pour aboutir à Tiburon. En 1751 et en 1771, cette ville a été complètement détruite par un séisme. Je parie mes yeux que cela se reproduira. La science peut aisément le confirmer », déclare-t-il.

Sur la base des connaissances et des données scientifiques qu’il a accumulées sur le sujet durant plusieurs décennies, Patrick Charles, en bon citoyen, a de quoi se révolter. L’imminence du danger se précise avec le temps et les événements. Et pour renforcer sa prédiction, M. Charles prend en exemple les dernières secousses enregistrées ces derniers jours au niveau de la capitale haïtienne. « Pendant ces dernières semaines, la terre a tremblé à plusieurs reprises au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Du 1er au 12 septembre, trois secousses mineures ont été enregistrées à Pétion-Ville, Delmas, Croix-des-Bouquets, plaine du Cul-de-Sacc. Le directeur du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), l’ingénieur Dieuseul Anglade, a confirmé ces informations. Ces secousses mineures sont inquiétantes. Elles annoncent généralement des séismes de plus forte intensité », avise-t-il.

Dieu merci, Patrick Charles n’est pas le seul intéressé par le sujet. La question de la menace sismique sur Port-au-Prince est un sujet d’actualité. Elle a été débattue, ces derniers jours, par beaucoup de personnes, dont des intellectuels de haut rang. Les conclusions sont unanimes : Port-au-Prince risque bien de se transformer, du jour au lendemain, en un amas de ruines au terme d’une violente secousse tellurique. « Durant deux siècles, aucun séisme majeur n’a été enregistré dans la capitale haïtienne. La quantité d’énergie accumulée entre les failles nous fait courir le risque d’un séisme de 7,2 d’amplitude sur l’échelle de Richter. Mieux vaut ne pas en parler, il ne faut pas paniquer. Mais ce serait une catastrophe », admet le responsable du Bureau des Mines et de l’Energie, intervenant récemment dans la presse.

Le problème est posé dans toute son acuité. Des mises en garde sont régulièrement adressées. Mais les mesures ponctuelles sérieuses tardent à venir. En cas de violent séisme au niveau de la zone métropolitaine, M. Charles évoque deux scénarios catastrophiques : un tsunami géant au niveau du Lac Azuéi, inondant la plaine du Cul-de-Sac ; la désagrégation du morne l’Hôpital. « Dans les deux cas, le mal est infini. Ce sont des choses tout à fait possibles. L’essentiel est de prendre des dispositions pour atténuer leurs effets. Je suis prêt à endosser l’habit de pèlerin pour aider mes compatriotes à sortir de leur léthargie », affirme le géologue.

Face à une telle menace, très peu de mesures préventives ont été annoncées par les autorités. La bidonvilisation du morne l’Hôpital et de la Plaine du Cul-de-Sac, l’exploitation anarchique du Sable de Laboule se poursuivent inexorablement. Il faut toutefois signaler les efforts de la BME pour installer sur toute l’étendue du territoire national des instruments permettant de mesurer l’amplitude des secousses sismiques.

Rappelons, pour nos lecteurs, que deux grandes failles traversent le pays. L’une au niveau de la région septentrionale et l’autre au niveau de la presqu’île du Sud. Tous nos départements, hormis le Centre, sont exposés au séisme et au tsunami. « Les autorités sont obligés de prendre des mesures ponctuelles quoique impopulaires pour protéger certaines zones. Le bilan du passage des trois derniers cyclones sur Haïti interpelle notre conscience. Nous vivons une période très difficile et nous devons agir. Le compte à rebours a commencé. La nature nous demande des comptes. Il faut agir pour sauver ce qui peut encore l’être », soutient Patrick Charles.

Par Phoenix Delacroix
LE MATIN jeudi 25 septembre 2008

Qui dirige quoi en Haiti?

Monday, September 29th, 2008

par Jean Erich René

A la Tribune des Nations Unies, le vendredi 26 septembre 2008, le 55e Président d’Haïti voudrait attirer les regards en prononçant un ton gauchiste pour dénoncer l’assistanat total au profit d’une approche systémique. Qui l’en empêche ? Premier ministre d’Aristide, deux fois Président il avait et il a encore toute la latitude requise ! Mais l’orateur qui, avant sa prestation de serment a parcouru les grandes Capitales américaines pour quémander, même un plan de développement, est mal placé pour soulever une telle polémique. Le moment aussi est contre indiqué. La systémique n’est pas un vain mot. Elle est interdisciplinaire c’est-à-dire dans le cadre du développement économique elle implique que l’on soit initié aux arcanes de plusieurs sciences: politique, sociologie, économie, finance etc. Parlons peu mai parlons bien ! Compte tenu des bouleversements d’ordre climatique et économique auxquels est soumis le monde actuel, il est dangereux pour un Chef d’Etat de délirer de la sorte à l’ONU. Toute une nation peut en pâtir.

En ce début du troisième millénaire la Nation haïtienne menace de disparaître sous l’effet des cyclones dévastateurs causés par le
réchauffement de la planète. Les conséquences immédiates sont: la famine, le rétrécissement de l’espace vital et les crises sociales ponctuées de violence. Il est tout à fait indispensable d’avoir à la Direction des Affaires de l’Etat un personnel compétent. Il n’est plus question de loger au Palais National un Chef d’Etat qui pratique une politique personnelle, dictée par une ignorance crasse. Ordinairement on n’accorde la charité qu’à celui qui tend la main. De nos jours, les risques de désastre sont multiples et fréquents. De ce fait ils doivent être contrôlés de manière proactive si l’on veut éviter des suites malheureuses.

Le Conseil d’Administration de la BID, imbu de la répétition des effets dévastateurs du phénomène El Niño, le 12 mars 2001 a jugé utile et nécessaire de mettre sur pied un Mécanisme de Financement de Fonds de Prévention des catastrophes naturelles. Il ne s’agit pas de charité mais de prêts accordés dignement aux pays qui sont sur la liste de la BID! Les objectifs poursuivis dans son document (GN-2085-5) sont :

(i) contrôler les risques naturels, réduire le degré de vulnérabilité et l’ampleur des désastres

(ii) préconiser les notions et les bonnes pratiques de gestion des risques afin de porter les Gouvernements à les respecter pour faire face rapidement et effectivement à une urgence

(iii) offrir un véhicule adéquat pour une approche partagée de la gestion des risques de désastre dans la région.

Un Service de réponse Immédiate (GN-2038-14) préposé à l’aide en cas de désastre vise notamment à :

(i) accélérer la restauration des services
(ii) financer des réparations provisoires
(iii) nettoyer immédiatement le pays après un désastre selon un processus fast-track

Il convient de souligner que des opérations de ce genre ont été déjà entreprises au profit des populations des pays suivants : Colombie, Vénézuéla, Belize, le Salvador etc. Pourquoi pas Haïti ? Les responsables nationaux, prennent une allure de contestataires sans avoir les moyens de leur politique. Ils évoluent en marge des actions prévues par le Comité Interaméricain pour la Réduction de Catastrophe Naturelle (IANDR) en exposant les sinistrés à la souffrance. Le phénomène El Niño occasionne
périodiquement des bouleversements climatiques dont les effets socio-économiques sont néfastes pour les pays latino-américains et des Caraïbes. Loin de prendre la perche tendue dans une circonstance aussi dramatique pour alléger le sort de des sinistrés le Gouvernement Préval préfère accorder 5 millions de gourdes à chaque député pour entreprendre des projets bidon au niveau de leurs circonscriptions. Ce n’est pas la bonne solution !

Cette somme vraiment dérisoire ne peut réaliser quoi que ce soit au niveau d’une circonscription ravagée par les cyclones. De plus, nos parlementaires placés pour légiférer marchent dangereusement sur les plates-bandes d’un Exécutif à la recherche d’un bouc émissaire. Cette initiative du Président Préval vise plutôt à embobeliner nos députés en vue de l’aider à réaliser son dessein politique chimérique de garder le pouvoir. C’est une façon de leur fermer la bouche en vue de les porter à voter la nouvelle Constitution en gestation dans son laboratoire politique. En dépit de la décrépitude du pays Préval n’a pas changé de cap. Par la
corruption il compte obtenir en échange la validation éventuelle de l’Assemblée Constituante. La loi électorale est déjà publiée dans un Numéro spécial du Moniteur introuvable parce que tiré à peu d’exemplaires. Si le Gouvernement voudrait résoudre cette crise post désastre il aurait dû adresser ses requêtes au Fond d’urgence de la BID dont les coordonnées sont les suivantes :

Environment Division
Inter-American Development Bank
1300 New York Ave., N.W.
Washington, D.C. 20577
USA
Fax: (202) 623-1786

Disaster Management Focal Points
Sustainable Development Department - Environment Division
Kari Keipi
Senior Natural Resource Specialist
e-mail: karik@iadb.org
Tel: (202) 623-1939

Le dossier du cyclone est le cadet des soucis de René Préval qui cherche à se dédouaner en dénonçant l’hypocrisie et la mystification de la Communauté Internationale. Cette fois-ci, il s’y est mal pris ! Ces dangereuses et fréquentes fluctuations de la température sous les tropiques connues sous le nom de El Niño ont frappé aussi les USA. D’où viennent ces propos incongrus ? A chaque nation d’arrêter, selon leurs moyens, les mesures nécessaires pour éviter le pire.

Qui dirige quoi en Haïti ?

Haiti : L’après cyclone!

Wednesday, September 24th, 2008

Par Jean Erich René

Dans un proche avenir les populations sinistrées vont faire face à de grandes difficultés, surtout sur les plans sanitaire et alimentaire. Des maladies de toutes sortes et la famine entre autres seront leurs lots. Ces mares d’eau boueuses dans lesquelles elles pataugent pullulent de bactéries et d’autres agents pathogènes. Une couverture sanitaire doit être offerte dans l’immédiat pour prévenir les cas d’infection et de contamination. La vaccination préventive contre la typhoïde est fortement recommandée. Déjà la gent féminine est victime de l’eau polluée utilisée pour leur toilette intime. L’’infection vaginale, signalée comme l’une des premières retombées de la tragédie de l’après cyclone, risque d’éclater certains ménages. Un kit sanitaire doit être prévu spécialement pour les soins corporels des femmes.

La carence alimentaire qui s’en suit, à cause de la destruction des jardins, va déboucher sur une famine sans précédent. Il faut au moins 3 mois pour la reprise de la production agricole. Entre-temps nos champs ne peuvent rien produire. Cette rareté des produits alimentaires sera ressentie à la fois dans nos communautés rurales et pis encore dans les villes et à la Capitale. Selon la loi de l’offre et de la demande, toute baisse de quantités d’un bien entraîne automatiquement la montée de son prix. Donc il est évident qu’on va assister à une flambée des prix avec la rareté des produits de première nécessité. Ventre affamé n’a point d’oreille. On peut tout arrêter excepté la violence des vagues de la mer, du vent, d’une rivière en crue et pis encore la turbulence des tripes d’une population affamée dont les nerfs sont à fleur de peau.

La faim est mauvaise conseillère, dit-on. Le Gouvernement Préval Pierre Louis doit remuer ciel et terre pour donner à manger à 8.924.553 habitants. Il ne suffit pas de solliciter l’aide internationale, il faut savoir aussi la canaliser avec justesse et équité. Pour éviter une éventuelle émeute de la faim les produits suivants doivent être distribués: maïs moulu, millet, riz, haricot, farine, huile de cuisine. Ils répondent non seulement aux habitudes alimentaires de la population haïtienne mais encore ils se prêtent mieux à la conservation. Il ne s’agit pas seulement de gaver nos compatriotes de nourriture, on doit aussi respecter les normes diététiques selon le standard de l’OMS: 2200 calories et 60 grammes de protéines par jour pour chaque individu. Pour une diète bien équilibrée, il importe de faire l’inventaire des valeurs nutritives des aliments cités pour 100 grammes.

Riz: 361 Calories, Protéines: 7.1
Mais moulu: 363 Calories, Protéines: 7.9
AK 100: 337 Calories, Protéines: 14.1
Millet:342 Calories, Protéines: 8.8
Pois rouge et noir: 337 Calories, Protéines: 22.0
Farine : 364 Calories, Protéines : 10.6
Huile de cuisine: 884 calories

Souvent le Gouvernement ne dispose d’aucune base de données et se contente de chiffres purement forfaitaires. Selon une enquête statistique sur les habitudes alimentaires et la consommation per capita en Haïti, les quantités de nourriture suivantes doivent être entreposées rapidement pour être livrées dans tous nos Départements géographiques.

Calcul de la moyenne des besoins alimentaires, en sacs de 100 livres et gallons de 2,9 livres pour 3 mois par Département géographique.

Artibonite:
Maïs moulu:8.352 sacs, Millet: 21.192 sacs, Riz: 72.696 sacs, Haricot:
44.568 sacs, huile de cuisine: 493.860 gallons

Centre: Maïs moulu:4.410 sacs, Millet:11.190 sacs, Riz: 38.376 sacs, Haricot:
23.526 sacs, huile de cuisine: 260.700 gallons

Grande Anse:
Maïs moulu: 4.710 sacs, Millet:11.958 sacs, Riz: 41.016 sacs, Haricot:
25.146 sacs, huile de cuisine: 278.622 gallons

Nord:
Maïs moulu:6.036 sacs, Millet: 15.318 sacs, Riz: 52.542 sacs, Haricot:
32.208 sacs, huile de cuisine : 356.898 gallons

Nord-est:
Maïs moulu: 2.346 sacs, Millet:5.952 sacs, Riz: 20.412 sacs, Haricot:
12.510 sacs, huile de cuisine : 138.642 gallons

Nord-ouest
Maïs moulu: 3.474 sacs, Millet:8.814 sacs, Riz:30.228 sacs, Haricot: 18.534 sacs, huile de cuisine: 205.350 gallons

Ouest:
Maïs moulu:24.132 sacs, Millet: 61.254 sacs, Riz: 210.120 sacs, Haricot:
128.820 sacs, huile de cuisine: 1.427.364 gallons

Sud:
Maïs moulu: 4.896 sacs, Millet:12.420 sacs, Riz: 42.606 sacs, Haricot:
26.124 sacs, huile de cuisine : 289.428 gallons

Sud-est:
Maïs moulu:3.504 sacs, Millet: 8.904 sacs, Riz: 30.534 sacs, Haricot:
18.120 sacs, huile de cuisine :207.432 gallons

Demande totale pour Haïti pour 3 mois:

Maïs moulu: 61.860 sacs,
Millet: 157.272 sacs,
Riz: 538.530 sacs,
Haricot: 330.156
huile de cuisine :3.658.296 gallons.

N.B. Le riz, le maïs et le millet sont des substituts c’est-à-dire à défaut de l’un on cumule 2 autres céréales pour obtenir la quantité nécessaire.

L’après cyclone sera secoué par une grande commotion sociale si le Gouvernement ne tente pas au moins d’apaiser la faim des populations affectées. Il faut profiter de cette fièvre de dons en faveur des sinistrés pour engranger suffisamment d’aliments au moins pour une période de 3 mois.

Haiti - Solutions à court terme

Friday, September 19th, 2008

Par Jean Erich René

Le mensonge, la mystification, le laisser-faire sont les ennemis redoutables du progrès économique et l’avancement social. Ignorer un mal, si bénin soit-il, c’est l’encourager à s’empirer et tendre plus rapidement vers la mort. Avant la découverte de la pénicilline l’eczéma était fatal. La dégradation de l’environnement d’un pays est un problème collectif qui nécessite irrévocablement l’intervention de tous ses fils. Les conséquences sont trop importantes pour laisser la solution à la merci de politiciens marrons, sans aucune science ni conscience. Plus on attend, plus la calamité progresse jusqu’à un point de non retour. Cette série de
cyclones qui viennent de s’abattre su le territoire national illustre avec précision la fragilité de notre écosystème et l’imminence du désastre haïtien.

En plus du réchauffement de la planète comme cause initiale de l’éclatement au pluriel des cyclones dévastateurs, le déboisement et l’explosion démographique s’allient pour accélérer la dégradation de l’espace haïtien. En 1986 la population haïtienne était chiffrée à 5.500.000 habitants pour atteindre un effectif de 7,1 millions en 2001. En 2008 on a recensé 8.924.553 habitants. Port-au-Prince la capitale avoisine les 2 millions et nos villes de province dépassent plus de 100.000 habitants. Parallèlement à ce taux de croissance exponentielle de 2,5% de la population, le taux de croissance de la production est de 2,3%. On tombe ipso facto dans la trappe malthusienne. L’instinct de survie oblige nos compatriotes à exercer une pression considérable sur l’espace cultivable. Vu l’archaïsme qui caractérise nos méthodes de culture, il s’en suit la dégradation pure et simple de notre environnement. Nous accusons nos Chefs religieux qui ne font que rebattre les oreilles de leurs fidèles avec ce verset des
Pentateuques au premier livre de la Bible :

Genèse 1,28

Dieu a dit à Adam et à Eve : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-là ; ayez autorité sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, sur tout ce qui est vivant et qui remue sur la terre».

Ce populationnisme exacerbé de nos pasteurs est la cause principale de la destruction des bassins versants de nos rivières. Aujourd’hui nous sommes à l’Apocalypse, le dernier livre de la Bible, qu’ils invitent leurs ouailles à la continence. A cause de l’explosion démographique 5 causes fondamentales expliquent le déboisement d’Haïti :

  • a) Boulangeries
  • b) Blanchisseries
  • c) Usines d’huile essentielle
  • d) Guildives
  • e) La fabrication du charbon
  • f) Les fourneaux à chaux

L’Etat haïtien, par l’entremise de la DGI, détient la liste complète des boulangeries, blanchisseries, guildives et des usines d’huile essentielle, les plus grands consommateurs de bois sur le territoire de la République d’Haïti, soit un total annuel de 2,5 millions TM . Une simple décision administrative peut enrayer le mal en annexant parmi les clauses de leur permis de fonctionnement l’obligation formelle d’utiliser du fuel comme combustible. Une telle possibilité est déjà prévue en 1987 par un décret faisant obligation aux entreprises commerciales haïtiennes de faire appel à un combustible de substitution du bois. Nous invitons la 48e législature à animer cette prescription légale dans une circonstance aussi aggravante.

C’est le meilleur instrument réglementaire de cette catastrophe de notre environnement.

La fabrication du charbon est un problème très complexe lorsque l’on considère l’ampleur du marché, soit 4 millions de tonnes de bois. Le chiffre d‘affaires dépasse 65 millions de dollars US par an. Le niveau d’implication de la force de travail, soit plus de 150.000 emplois, complique également les données. Tout le monde se sert du charbon en Haïti. Sa forte demande s’explique par la rareté et la cherté d’un substitut pour la cuisson, le chômage endémique de nos paysans à la recherche de sous pour subvenir à leurs besoins pressants suite à la perte de rendement de leurs jardins. Le pire c’est que le marché du charbon, compte tenu de la loi de l’offre et de la demande, accuse actuellement une consommation d’environ 300.000 TM. En 1983, on ne consommait que 124.000 TM. La dimension politique et économique devient énorme. Bon an, mal an il faut en venir à bout pour stopper le déboisement. De souriantes alternatives nous sont offertes par le sous-sol haïtien.

a) Le charbon naturel : lignite.

-Dans le Plateau central et de manière spécifique à Maïssade dans la région de Ravine Sable un gisement de 9 millions de tonnes de charbon a été identifié.

- A Camp Perrin, près des Cayes, sur l’habitation Délinois il y a un gisement qu’on estime à 7,6 millions de mètre cube.

-A Rivière Canot, Rivière Au Piège et à l’Asile plus précisément à Nan Bois Pin d’autres gisements de lignite non moins importants ont été signalés.

Outre la cuisson, dans certains pays comme l’Allemagne, le lignite actionne certaines Plantes électriques. Selon les experts nous avons suffisamment de charbon naturel pour répondre à nos besoins en énergie au moins pour un délai de 25 ans.

On ne peut pas résoudre le problème de l’environnement haïtien sans arrondir l’angle de la misère qui nous porte à nous abattre sur nos bocages comme source d’énergie. Nos mines de charbon constituent la réponse la mieux appropriée en la circonstance. Nos propositions sont tirées d’une étude scientifique réalisée en 1976 par la SOFREMINES.

b) Le gaz naturel

Les compagnies canadiennes Sainte Geneviève et KWG ont identifié en Haïti 10 sites de gaz naturel.

Haïti est l’un des rares pays du monde qui utilise la chaux dans la préparation du mortier pour la construction ou bien son lait comme élément de blanchiment. Le carbonate de calcium peut aisément y suppléer. Compte tenu de l’ère d’émergence de l’île d’Haïti du fond des océans nous sommes bien pourvus en gisement de carbonate de calcium. Donc point n’est besoin de détruire nos lots boisés pour la pulvérisation de nos roches en calcaire friable et utilisable. Des études scientifiques ont accusé l’existence de 3 gisements de carbonate de calcium dont le cubage approximativement est estimé à 2 billions de tonnes. Zoranje non loin de Miragoâne est l’un des points identifiés comme détenteur d’un lot important de gisement de carbonate de calcium. Leur pureté et leur blancheur étonnent les géologues.

Rien qu’en évoquant la présence dans notre sous-sol de gisement de lignites et de carbonate de calcium, nous élucidons le problème de l’érosion par l’exploitation à outrance de nos lots boisés pour la fabrication du charbon et de la chaux. Par voie de conséquence, nous offrons une alternative digne au chômage de la population haïtienne en âge de travailler dont le taux
avoisine 65%. En effet l’exploitation des mines, la mise en sac du charbon naturel et du carbonate de calcium vont considérablement augmenter le nombre d’emploi en Haïti tout en réduisant la pression sur notre environnement naturel. Toute une chaîne de production peut s’installer en commençant par les usines à craie jusqu’à la composition sur place de la peinture par suite du mixage du carbonate avec des pigments variés comme matières premières. Autant d’unités de production demandeuses de bras.

Nous avons pris la mauvaise habitude d’ignorer nos techniciens, voire les ridiculiser. La militance est privilégiée au détriment de la compétence. Voilà la source principale du malheur d’Haïti. Nos hommes politiques occupent les postes de décision sans être imbu des moyens de l’Etat haïtien. D’où l’impossibilité apparente de la résolution de la problématique de l’environnement. Une intervention clinique réussie exige un diagnostic sûr. Parfois, comme dans le cas de l’inondation des Gonaïves et d’autres villes d’Haïti l’expertise est indispensable.

Quelles solutions à court terme ?

La Cité de l’Indépendance bâtie sur une superficie de 250 hectares de terre est logée au fond d’une cuvette. Située au-dessous du niveau de la mer les vagues du cyclone Hanna dont la hauteur varie de 4 à 6 mètres ont littéralement investi la ville. De plus les travaux de drainage entrepris par le Gouvernement intérimaire ont été mal conduits. En élevant le niveau des rues, le Bench Mark a été escamoté. D’où l’enterrement des résidents lors des dernières pluies diluviennes. A court terme les solutions à
envisager sont :

- La remise au niveau initial des rues des Gonaïves en empilant les alluvions sur le littoral afin de dresser une digue consolidée par une structure en béton. Le problème d’écoulement des eaux ménagères peut être résolu par un clapet unidirectionnel, fermé sous l’action des vagues de la mer.

- Les canaux de drainage des Gonaïves sont mal orientés. Il faudrait les diriger de préférence en direction de Hatte-Granmont, dont la cote offre une plus forte déclivité pour l’écoulement des eaux usagers et de ruissellement

- La rivière Laquinte qui ordinairement sort de son lit lors des grandes crues doit être rectifiée au niveau de Carrefour Lexi non loin de la Maison de Zacharry Delva. En effet, en ce point Laquinte se divise en deux branches qui rappellent un Y englobant la Ville des Gonaives. C’est à partir de Carrefour Lexi que Laquinte déborde ses rives pour envahir l’espace urbain. Le curage régulier du lit de Laquinte, comme le faisait l’ODPG autrefois avant la saison des pluies, et l’érection d’une structure en béton, en forme d’éperon, surplombant le point de formation des deux branches de Laquinte, épargnera la ville des Gonaives de l’excès des eaux
en furie.

- A court terme les 31 bassins versants de nos rivières doivent être traités. Les solutions à Long Terme comme le reboisement, les haies vives, les canaux de contour, les lacs collinaires sont à envisager. Mais vu le coût onéreux et le délai assez long, soit 4 ans, que réclame le traitement de nos bassins versants, entretemps leur détérioration va s’aggraver. Les averses et les cyclones sont fréquents. Une solution à court terme consiste à couvrir en un temps record par la voie aérienne à la fin de la saison
cyclonique en novembre, nos 31 bassins versants peuvent être reconstitués rapidement par des espèces sauvages aussi prolifiques que luxuriantes que :

- L’herbe Madame Michel, Themeda quadrivalvis ,de la famille des Poacae
- Afio, cyperus rotondus de la famille des Cyperacae en pagaille dans le Plateau Central . Un compatriote de bonne volonté et
qui possède son avion personnel voudrait se porter comme bénévole pour relever un tel défi par l’épandage de semences d’espèces exotiques disponibles.

Déplacer la population des Gonaïves et d’autres villes, vu l’état de nos finances et la fumisterie de nos centres de décisions politiques, appartient au monde merveilleux du rêve. Il nous faut agir vite et bien en arrêtant les décisions suivantes à moyen et à long terme !

- La Ministre des Affaires Sociales et à la Condition Féminine ne peut pas se croiser les bras. Une campagne de planning familial doit être lancée pour limiter les naissances. En Chine toute femme qui met au monde plus d’un enfant est pénalisée. Nous devons penser à :
- la pratique de la vasectomie pour les machos haïtiens

- la ligature des trompes pour les mères de poules.

- Le ministère de l’intérieur doit motiver les ASECS et les Casecs à l’observance des interdits relatifs à la coupe inconsidérée de nos arbres.

- Le Ministère de l’Agriculture en tandem avec le Ministère de l’Environnement doit dresser les pépinières avec nos essences forestières
et lancer la grande coumbite nationale pour la mise en terre des plantules à moyen terme

- Le lèse-environnement doit être classé au rang de crime par le Parlement haïtien !

- Paysans, vaudouisants, aïzans, pitite-feuille, hounsi, houngnor, hounsi kanzo, hounsi bossale, la place, assogoué, divinor, houngan, mambo, sonnez la cloche(Ogan) du grand rassemblement pour le reboisement de notre environnement, le réceptacle de nos loas.

Le Poteau-mitan s’effondre !

Les pierres –tonnerres s’effritent !

Nos dieux sont agonisants !

South Florida Gonaives Relief Drive

Saturday, September 13th, 2008

As everyone is aware, Haiti has been devastated these past month by four hurricanes; more than 25,000 homes were destroyed. But most of the destruction and loss of life took place in the Gonaives region of Haiti. To assist in the relief effort for Haiti, a group of concerned Haitian citizens and non for profit organizations in South Florida are now collecting clothes (adults, children, and babies), blankets, sheets, canned and dry food, personal hygiene items, small cooking ware, household articles, etc….. to be shipped by the end of this month.

Members of the group will be going to Haiti to supervise the distribution to grass roots organizations in Gonaives.
The above items donations should be dispatched to:

U.STORE.IT
South Florida Gonaives Relief Drive
19395 SW 106th Ave, Miami, Fl 33157

Participating in the South Florida Gonaives Relief Drive (SFGRD) are the following Floridian organizations:

Boystown of South Florida, 9722 SW 184th Street, Miami, FL 33157,
Contact: Jacqueline Valme – (786) 293-9680
Kendall Hammocks Soccer, 14751 Hammocks Bld. Miami, Fl. 33186
Contact: Ron Valme – (305) 598-8463
Miami Dade College, 627 SW 27th Ave, Miami, Fl
Contact: Michelson Jeancy – (786) 277-0927

Fanm Aysyen Nan Miyami (FANM)/Haitian Women of Miami
8325 NE 2nd Ave - Suite 100 Miami, Fl 33138;
Contact: Marlene Bastien (305) 756-8050

All tax-deductible money donations to (SFGRD) should be made out and mail to FANM with a notation on the check for ”GONAIVES RELIEF”

Thank you for your assistance,

Gilbert R Valme
Coordinator SFGRD
Cutler Bay, Florida, 33189
305 969 9340
786 473 9883

Haiti et mode de gouvernance

Thursday, September 11th, 2008

Ces desastres sont bien entendu les effets du rechauffement de la terre, c’est pourquoi nous voyons que le monde entier est preoccupe par cet aspect de l’environnement. Les Pays Bas sont en train de depenser des millions de dollars pour pouvoir proteger leur capitale Amsterdam afin que celle ci ne disparaisse pas. En Haiti, le probleme du rechauffement de la terre couplee par le grave probleme du deboisement rend le pays plus vulnerable meme si tous les pays des Caraibes aussi bien qu’ailleurs sont confrontes a ces memes menaces climatiques. Ceux qui pensent qu’un President n’a pas besoin d’etre eduque et bien imbu du developpement durable et que le choix du peuple, meme s’il n’est pas base sur des criteres definis, pourvu que la democratie s’installe est ce qu’il faut a Haiti - a mon avis se trompe. C’est dommage que la majorite d’entre nous n’est pas souvent informe des problemes inherents a la gouvernance en Haiti - c’est beaucoup plus grave qu’on le pensait. La corruption, l’inconscience et l’ignorance sont des phenomenes institutionalises et il faudrait toute une nouvelle generation d’Haitiens conscients pour changer Haiti. Il est pourri! Vous avez peur des technocrates Haitiens venus de l’etranger, vous dites qu’ils ne sont pas Haitiens, vous les traitez de diaspora, pourtant ils ont bien l’expertise et une experience de gestion saine a l’exterieur que vous devalorisez de plein gre par mechancete. Cette capacite de gestion, nous en avons besoin.

Je suis bien informee que le gouvernement interimaire dirige par Latortue avait pu construire le pont pendu entre Gros morne et Port de Paix alors que les trois rivieres de cette zone faisaient des ravages en perte de vies humaines. Ce pont a ete inaugure par Alexis meme si c’etait l’oeuvre du gouvernement interimaire finance par l’USAID. Apres le passage du cyclone Jeanne, le gouvernement interimaire avait entame des travaux de drainage dont la firme recrutee pour ces travaux etait Gelin Destin Jean-Rene. Ces travaux ont ete stoppes par le Premier Ministre Alexis. Si ces travaux de drainage ont ete poursuivis aux Gonaives, on aurait moins de degats et moins de victimes aujourd’hui. En outre, apres une etude dument etablie, une serie d’equipements ont ete commandes par le biais du Ministere des Finances. Ces equipements comprenaient des bulldozzers, des tracteurs, des peles mecaniques, des brouettes et d’autre equipement essentiel pour parer a des urgences tels que les effets du cyclone Jeanne. Le gouvernement interimaire avait paye pour les equipements qui se trouvaient a la douane et ceux-ci n’ont jamais ete distribues par le Premier Ministre Alexis.

Le gouvernement avait aussi alloue un fond en permanence pres d’un million de gourdes dans chaque departement pour permettre a chacun d’entre eux de pouvoir repondre aux besoins d’urgence de la population dans leur zone respective. Qu’advient -il de ces fonds, est ce que le gouvernement Preval/Alexis avait fait le suivi approprie de maniere a ce que ces fonds en permanence soient mis a execution dans les divers departements. En dernier lieu, au conseil des Ministres, le projet de construction du Pont de la Savane Desolee devrait etre lance, les fonds etant disponibles pour la construction de ce pont qui allait etre le pont le plus long d’Haiti. La nouvelle equipe pensait que le gouvernement interimaire etait trop ambitieux, donc la construction du pont aussi bien que tous les projets entames ont ete stoppes par le nouveau PM. Voila que trois ponts sont tombes et que le pays est maintenant separe par des rivieres sans pont. Alors que la Republique Dominicaine est en train de construire des metros sous terrain, voila notre facon de diriger l’autre partie de l’ile - pour moi, il me faudra chercher la definition du mot gouvernement en Haiti - c’est probablement un autre concepte car j’ai du mal a le definir. En face d’une telle realite, je suis sincerement navree.

Dix millions de dollars US ont ete verses par la BID en guise de pret avec un taux preferentiel au gouvernement interimaire. Cette somme etait destinee a la construction de complexes administratifs dans chaque departement avec un plan bien etabli pour chaque complexe. Pres de deux ans apres le depart du gouvernement interimaire, rien n’a ete entrepris par le premier Ministre Alexis qui attendait a ce qu’il soit elu president pour pouvoir les entreprendre de maniere a prendre credit pour ces efforts que lui meme n’a pas deployes. Donc, le processus de decentralisation n’a pas pu demarrer et le gouvernement actuel continue a payer des interets sur les 10 millions de dette alors que le projet n’a pas ete execute. Comment Port-au-Prince peut seul repondre aux besoins de tout un pays? - voila pourquoi nos freres et soeurs perissent