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Jeunesse Haitiene : Méfions-nous de certains dangers

Thursday, July 10th, 2008

Méfions-nous de certains dangers car ce qui est bénéfique pour une personne peut être nuisible pour une autre. N’est-il pas judiciaire d’avoir un point de vue équilibré et de ne pas tomber dans les extrêmes?

Plus d’un pensent: “Pour qu’un peuple vive, il est nécessaire qu’un certain nombre de ses fils, parmi les meilleurs, soient prêts à mourir pour une grande cause”.

Aujourd’hui, dans notre pays de vendus, à la lumière des développements récents marqués par les accords secrets, la trahison, la blancomanie, le sectarisme, la religion de mensonge, l’hypocrisie…, l’on est en droit de se poser cette question fondamentale: “La
platitude, la corruption, l’irresponsabilité, la médiocrité et la courtisanerie sont-elles transformées en excellence”? Beaucoup le pensent depuis longtemps!

Cette crise de valeurs qui se propage comme un feu au sein de notre société tout entière correspond à la conclusion du FIGARO: “La moralité est un mot qui a disparu du vocabulaire de l’haïtien”. Voilà vraiment un comportement qui ne convient pas : que des politiciens et des intellectuels haïtiens soient restés bouche bée face à un tel affront, et tout cela au nom de l’aide internationale et des postes sélectifs.

Si les grands édifices doivent se fonder sur des bases solides, à combien plus forte raison est-il impossible de transiger avec les principes? Cependant, chez nous, c’est le monde à l’envers, de l’avis de plus d’un, plus on est corrompu, plus on est plat, plus on est criminel, plus on est médiocre… plus on dure. On se plaît à dire que pour occuper une fonction politique en Haiti , il faut être bien décidé à jouer à fond la carte de “X veut et vous exécutez”; et refusant de vous soumettre à la corruption et de vous faire
complice des actes arbitraires et criminels d’un système politique, ceux-la équivalent quasiment à une prévarication ou à une infraction à la loi, il doit y avoir une sanction grave.

D’une part, la politicaillerie de chez nous est un jeu très complexe dont le dénominateur commun est centré sur “Ôtes-toi que je m’y mette”. Il ne fait pas de doute qu’à chaque fois que les imposteurs veulent briguer le pouvoir, ils abattent malicieusement la
formulation: ” Peuple, Démocratie et Développement “. Ce qu’ils comprennent, c’est que plus la démagogie est grande, plus le peuple l’accepte. Ainsi, ils détiennent toujours un double visage. D’un coté, ils affichent un comportement extérieur nationalisme , ce qui leur garantisse une grande notoriété; d’un autre, ils accomplissent secrètement un certain nombre de deals avec “la Main Cachée “, ce qui leur assure la conquête ou le maintien du Pouvoir. Et, avec le temps, ces deals mafieux ont eu des lourdes répercussions sur la société et les institutions au point que la nation haïtienne soit en train de se transformer en une véritable jungle. Cela étant dit, notre société est truffée de traîtres, toujours prêts à vendre même la corde de leur pendaison pourvu qu’ils gagnent profit.

Ces faits nous inspirent-ils une opinion quelque peu pessimiste de notre société actuelle? C’est pourtant la réalité.

Et, d’autre part, quand on songe au passé, on s’aperçoit rapidement que le peuple haïtien a toujours été une chaudière à travers toutes les luttes. Une chaudière abusée qui reçoit toute la chaleur de feu et qui fait cuire le repas. Et après quoi, on la trouve
trop sale pour se mettre à table.

Nous, haïtiens, devons regarder longuement dans un miroir pour être capable de voir si depuis 1804, notre laideur morale, nos discours démagogiques, notre égoïsme illimité, nos stratégies apatrides, notre politique criminelle, nos positions flatteuses, nos
querelles partisanes, notre discrimination systématisée… ont aidé ou pas la cause haïtienne. Il faut cependant admettre que le phénomène d’insécurité, dans la Haiti d’aujourd’hui, n’a pas été une éruption spontanée du banditisme social; il a été planifié par
des drugs dealers, des corrompus, des apatrides, des gens… qui veulent conserver ou s’emparer du pouvoir.

Bien entendu, c’est à cause de mauvais dirigeants et de notre irresponsabilité qui ont fait que nous avions lancé un appel à la communauté internationale, particulièrement le Canada, pour tenter de nous humaniser.

Il est illusoire pour la plupart des intellectuels et politiciens traditionnels haïtiens de vouloir continuer à agir comme si le peuple tait des agneaux sacrificatoires.

Or, justement, l’objectif de la politique est d’organiser au mieux la convivialité sociale afin que chaque citoyen puisse avoir ses droits tout en traitant ses semblables humainement.

A ce stade de notre examen, certains pourraient se demander: “S’il n’y avait donc aucune morale ou éthique politique, les États-Unis Amérique, la France, le Canada, la Suisse, la Russie, le Japon, Allemagne, nous en passons… seraient-ils des nations sans foi
ni loi où tous les coups mêmes les plus vils seraient autorisés envers les adversaires?”

Jeunesse haïtienne, un des plus beaux compliments que l’on puisse adresser à quelqu’un consiste à l’imiter. Mais une question beaucoup plus importante reste à régler. Qui donc est notre référence en Haiti?

Indéniablement, un bon dirigeant ou leader met en pratique ce qu’il préconise. En réalité, quel que soit celui ou celle sur qui vous pouvez compter ne serait que peine perdue car dans notre culture: ” L’homme aux abords du pouvoir n’est pas toujours l’homme au
pouvoir”. Il devient de plus en plus difficile de trouver un dirigeant haïtien qui ne soit imprégné de l’esprit et des caractéristiques du tyran.

Manifestement, pour tirer le pays de ce bas-fond, il est indispensable que nous ayons le courage, l’intelligence, l’humilité, la volonté… de disséquer et de repenser totalement notre culture qui découle d’un problème ” d’Homme “. Nous ne pensons pas que
nous puissions traiter la laideur du pays si nous n’avons pas une vision complète sur la façon de reconnaître que nous avons une large part de responsabilité dans l’incitation à l’intolérance, à l’humiliation et à l’exclusion. En ce moment historiquement douloureux pour la nation haïtienne, il devient une nécessité impérieuse de nous engager à éduquer les concitoyens à se respecter et s’estimer mutuellement

Étant donné ce qui vient d’être dit, il est tout à fait normal que nous veillions au principe qui relate de ” ne jamais se livrer à des jeux dont on ne connaît pas les conditions”. Certes, rééditer le mouvement du GNBisme, c’est juste et cela doit se poursuivre, mais, trop de loups se trouvent encore dans la bergerie. A l’évidence, le jeu en vaut la chandelle. Ne nous jetons pas du haut d’un pont et ne nous laissons pas prendre encore une fois au piège au petit bonheur des crapules cravatés visant uniquement le Pouvoir politique bien rémunéré.

Bref, La jeunesse est alors une période où l’on progresse en connaissance et en sagesse. Réfléchissons aux conséquences de nos actes. Référence est faite au dicton: ” La vraie longueur de la grenouille ne se voit qu’à sa mort “. C’est pourquoi, ne nous fions
pas à certains et soyons toujours notre propre référence en faisant ce qui est droit.

Faut-il avoir du caractère pour diriger?

l’ancien Chef d’Etat américain, Theodore Roosevelt montra : “Aucun homme ne peut avoir une carrière publique réellement valable, aucun homme ne peut agir avec une indépendance rude en crise sérieuse, ni confronter les grand abus, ni se permettre de se faire
des ennemis puissants et sans scrupules, s’il est lui-même vulnérable dans son caractère privé”.

Que dit la Jeunesse estudiantine?

Le peuple haïtien veut être mené par des dirigeants qui donnent la force, la moralité, le savoir-faire, l’inspiration
et la direction qui l’aideront à devenir des gagnants.

Fait à Orlando, Florida le 28 janvier 2005.
Gerry Jabon.

Health in Haiti 2007 : The Family

Monday, December 3rd, 2007

Excerpt from The Pan American Health Organisation, released report “Health in the Americas 2007” in which they exposed the health situation in Haiti.

The Family

Constant relocation and emigration has contributed to a breakdown in the family structure in urban and rural areas. In
major cities, a single home may house several families, either because members have emigrated or because children have lost
their parents. In urban areas,48% of single parent households are headed by women, compared to 33.3% in rural areas. Only 45%
of children under 18 live with both parents.

It should be noted that the Ministry of Public Health and Population has a Bureau of Family Health, which works with UNFPA to ensure, among other things, that family planning supplies reach outlying warehouses.

Prenatal check-ups with a health professional (doctor,nurse,or nursing auxiliary) are steadily increasing, with 85% coverage of
pregnant women, in contrast to 67.7% coverage in 1995.Again according to the 2005–2006 survey (EMMUS IV), 60% of deliveries
nationwide are attended by a professional or a skilled midwife (74% in urban areas and 53% in rural areas), in contrast to 46%
in 1994. The fact that there are still so many women who die in childbirth should be cause for reflection, including concerns
about the skills of the personnel involved.

The fact that only 24.7% of deliveries take place in health facilities (2000–2001 survey [EMMUS III]) is probably more indicative of the real situation than the figure of deliveries attended by skilled personnel.

The Institute for Social Welfare and Research of the Ministry of Social Affairs and Labor provides some services to disadvantaged
and handicapped children. …