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Haiti | Scandale de l’ONA - Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

Monday, March 30th, 2009

Après l’arrestation de Sandro Joseph, l’ancien directeur de l’ Office national d’assurance vieillesse (ONA), le jeudi 19 mars 2009 sur ordre du juge d’instruction, Yves Altidor qui est en charge de son dossier, les noms des grands bénéficiaires de la politique de “Laisser Grennen” des hommes aux pouvoirs depuis plus de 20 ans, commencent à tomber…!

En plus des actes reproché reproché à Sandro d’ après le rapport dressé en 2008 par L’Unité de lutte contre la corruption ( ULCC) , il y a eu le paiement cash d’un véhicule et l’acquisition d’un terrain sans l’aval de son supérieur, le ministre des affaires sociales d’alors Selon le commissaire du gouvernement de Port-au-prince, Joseph Manès Louis.

Voici la Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

1) Jeanne Bernard Actuelle directrice du Bien Etre Social, Ex-Directrice de l’Immigration, Ex- Directrice de L’ONM, ancienne maitresse de Préval a reçue de l’ONA 196 millions de gourdes pour 30 ans. Elle est âgée de 67 ans à la fin du prêt elle aura 97 ans. ‘’ Bon c’est pour les amis ont fait ça’’ l’argent du peuple c’est notre argent…

2) Charles Suffrat, conseiller de Préval, coordonnateur de Koze Pep. 30 millions de gourdes pour 30 ans pour construire une maison à Belle Ville près de Pétion Ville. Il est âgé de 62 ans à la fin du prêt il aura 92 ans.

3) Marie Claude Calvin la Sœur du Président Préval. Elle remplie aussi la fonction du secrétaire exécutive a reçue de l’ONA 186 millions de gourdes pour 35 ans

4) Kelly C Bastien, Président du Senat et sa Femme 176 millions de gourdes pour 30 ans. Kelly Bastien est aussi impliqué dans une affaire de gaspillage des fonds du sénat sur la rubrique de restaurant et de distribution de nourritures gratuites. Quelle affaire ?

5) Mme Joseph Lambert, épouse de l’ancien président du sénat et sénateur de la république du Sud Est Monsieur Joseph Lambert. Elle a reçue de l’ONA 7 millions de gourdes pour 25 ans

6) Herivaux Rudy, Sénateur de l’Ouest dit représentant du parti de Jean Bertrand Aristide Fanmi Lavalas, a reçu de l’ONA 108 millions de gourdes pour 30 ans

7) Evaliere Beauplan, Sénateur du Nord Ouest a reçu de l’ONA 9 millions de gourdes pour 25 ans

8) Cassy Nenel, Sénateur de Nippes, accusé d’avoir vendu il y a quelques mois trois visas américains à cinq mille dollars américains par visa. L’ex Sénateur Gabriel Fortune dans sa déposition formelle et publique au sénat avait mentionné le cas. Monsieur Cassy a reçu de l’ONA 3 millions de gourdes pour 15 ans

9) Assad Volcy, Conseiller du président Préval. Le véhicule d’Assad a été impliqué, il y a quelques mois, dans une affaire de kidnapping d’un enfant mineur. Le véhicule était piloté par un conseiller du président Préval, le chimère Lavalas Philippe Jean Baptiste Alias Samba Boukman responsable des assassinats lors de l’Opération Bagdad. Assad a reçu de l’ONA 25 millions de gourdes pour 30 ans

10) Aviol Fleurant, un militant des droits humains 40 millions de gourdes pour 28 ans

11) Osner Fevry, un avocat-politicien 35 millions de gourdes pour 18 ans ‘’ Ce cas pourrait-être justifié pour cause de longues années de cotisations à l’ONA. Mais il faudra vérifier si maître Févry est un membre régulier de l’ONA et depuis quand ?

12) Guyler C.. Delva, Coordonnateur de la Commission des Journaliste de Rêne Préval. Cette commission est chargée de protéger les intérêts du gouvernement Préval et d’orienter les enquêtes sur les assassinats des journalistes survenus au cours des années précédentes. Par exemple dans l’affaire Brignol Lindor la Commission des Journalistes de René Préval dirigé par Delva a tout fait pour éviter qu’on enquête sur les auteurs intellectuels de l’assassinat de Brignol Lindor. La commission protège les principaux bourreaux. Delva aurait reçu de l’ONA 17 millions de gourdes pour 27 ans. A quel titre l’ONA accorde ce prêt à Guyler C.Delva, ce journaliste a toujours été dans ces activités de presse, Comment a-t-il pu justifier à l’ONA le remboursement de cette dette ? Combien gagne, un journaliste haïtien ?

13) L’ex Député Axène Joseph 113 000 000 de gourdes pour 32 ans

Si la justice haïtienne veut réellement aller jusqu’au bout, il faut poser beaucoup de questions à beaucoup de personnages politiques.

Quand allons nous vivrent, une autre réalité en Haiti, que celle des coquains?

Questions à Joseph Exumé Ministre de la Justice

Friday, January 30th, 2009

par Jean Erich René - Dans un pays comme Haïti, où le taux de criminalité est très élevé, la disponibilité de l’acide sulfurique sur les étagères, représente un danger social. N’importe qui peut se procurer de l’acide de recharge des batteries en vue de commettre un crime à cause de sa causticité. Pour limiter les dégâts nous avons glané les preuves médico-légales concernant ce cas d’espèce dans « L’empoisonnement » écrit par Ambroise Tardieu, Professeur de Médecine à la Faculté de Médecine de Paris. Notre objectif c’est de :

- présenter les symptômes d’empoisonnement par l’acide sulfurique

- proposer les contrepoisons de fortune à administrer rapidement afin d’arrêter ses effets et se procurer du temps pour consulter un médecin.

- aider à identifier le criminel selon les données scientifiques disponibles

1. Qu’est-ce qu’on ressent après avoir absorbé l’acide sulfurique?

- ventre tendu, ballonné avec des coliques douloureuses

- douleur aigue à l’arrière-gorge avec des crampes d’estomac

- cris et angoisse du patient

- vomissements, mêlés de glaises de sang avec une souffrance extrême

- matières rejetées dans les premiers temps d’un brun rougeâtre parfois bleues proches de l’indigo. Dans un second temps le vomi devient plus foncé en prenant la couleur du chocolat

- les vomissures sont corrosives et effervescentes c’est-à-dire pétillent

- douleur intense continue, contractive, sous forme de crampe dans la poitrine

- pouls petit, serré comme convulsif

- face pâle et décomposée exprimant l’anxiété

- lèvres et parties des lèvres brûlées et couvertes de tâches et d’eschares grises, brunes ou bleuâtres

- les yeux sont caves c’est-à-dire sans expression

- refroidissement général et rapide du corps

- un peu de diarrhée mais rarement

- l’agitation augmente et les forces diminuent

- l’affaiblissement devient extrême et la mort suit

2. Quels sont les contrepoisons maison à votre portée pour sauver la victime ?

Le mode d’intervention varie selon les éléments disponibles car le temps presse :

- lui faire boire une grande quantité d’eau pour stimuler le vomissement et diminuer la concentration de l’acide sulfurique rejeté avant de produire ses effets catastrophiques

- lui donner, si vous en avez, du lait de magnésie délayé dans l’eau

- des morceaux de craie ou un morceau de roche blanche réduite en poudre qu’on brasse dans l’eau pour faire une bouillie froide qu’on lui fait avaler

- lui faire absorber de l’eau de savon

- prendre dans le foyer à la cuisine une poignée de cendres de bois diluées dans l’eau, puis coulées dans un morceau de tissu. Lui faire boire tout de suite ce liquide filtré.

3. Comment identifier le criminel?

A partir du constat du décès de la victime et les premières manifestations des symptômes, on peut facilement déterminer l’heure de l’empoisonnement, l’endroit où il se trouvait à ce moment précis et identifier qui était en sa compagnie. Les études médico-légales mettent à notre disposition les indices suivants :

- Dans l’espace de 15 à 20 heures en général décède une personne empoisonnée à l’acide sulfurique, précise le Dr Tardieu

- Dr A. Taylor fixe à 18 heures le décès d’une personne ayant absorbé 30 grammes ou un petit verre de liqueur d’acide sulfurique

- Le décès arrive après 4 heures si la quantité d’acide sulfurique est de 100 grammes. Si l’acide sulfurique est très concentré une dose de 100 grammes tue dans ¾ d’heure, affirme le Docteur Graigie

Dans le cas du directeur adjoint du département du Nord-ouest, il est donc aisé de remonter les filières, à partir de l’heure de son décès à l’hôpital du Canapé Vert, pour déterminer le lieu où il se trouvait il y a ¾ d’heure, 4 heures, 18 heures au plus 20 heures compte tenu du volume approximatif d’acide sulfurique en cm3 prélevé dans son estomac lors de l’autopsie. Où est le récipient? Porte-t-il les échantillons de son ADN ?

Quelle est sa forme? Cylindrique : diamètre et hauteur en cm. Rectangulaire: longueur, largeur et hauteur en cm. Déterminons sa contenance en cm3 pour une analyse comparative du volume siphonné dans l’estomac de Jean-Raymond Philippe, lors de l’autopsie. Un centimètre cube d’acide sulfurique de formule H2SO4 a une masse molaire de 1.83grammes. Soit l (H2SO4) = 1.83g/cm3. Un simple produit croisé suffit pour obtenir le volume du récipient utilisé pour boire l’acide sulfurique.

Qui était en sa compagnie dans cette fourchette de temps? Est-ce le greffier , un employé du Ministère de la Justice, qui l’a vu absorber ce poison? Pourquoi était-il si proche pour deviner l’intention de Jean
Raymond Philippe et la nature du breuvage? A-t-il des dons de voyance ou un odorat si prononcé pour renifler l’odeur de l’acide sulfurique. Il doit être du sérail. Est-ce au cours de la période de sa mise en quarantaine?

Qui était son geôlier? Autant de questions que doivent agiter nos parlementaires lors de l’audition du Ministre de la Justice Jean Joseph Exumé le jeudi 29 janvier 2009. Il n’y a pas de crime parfait. Les méthodes scientifiques révèlent les traces des meurtriers. Il ne faut pas laisser ce crime irrésolu ni impuni. NOU TOUT KA PRAN !

Prochainement nous vous apporterons les preuves médico-légales, grâce à l’autopsie du cadavre et l’analyse chimique identifiant la nature du poison.

Référence : Ambroise Tardieu, L’empoisonnement : p. 184, Questions médico-légales. Quels sont les signes? ; Librairie J.B. Baillière et Fils, Rue Hautefeuille 19, près le Boulevard St Germain.

En Haiti Rapport Special | En masse. Juges, policiers et un Sénateur épinglés | Affaire Alain Désir.

Wednesday, December 24th, 2008

Source RadioVison2000 - ”Dix (10) millions de dollars US auraient été pillés et partagés entre les membres de la justice dans son ensemble et de toute la police de Port-de-Paix (Nord-ouest) lors d’une perquisition menée par la Police Nationale d’Haïti (PNH) chez l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir le 12 novembre dernier”, a révélé un rapport publié mardi par la Police Chaplains International (PCI), une agence internationale menant des investigations sur des dossiers de drogue.

“Nul n’est innocenté dans ce pillage, que ce soit au niveau de la justice ou au niveau de la police”, a conclu la PCI, affiliée à la DEA (Drug Enforcement Agency).

Les enquêteurs de la PCI ont rencontré le Commissaire de police Dadaille Mary-Bernard, le Substitut du Gouvernement René Moïse (Chef du parquet A.I. d’alors), le Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gélin, le cambiste Odnel Jean Clément, Dumas Louidor (ancien commis du parquet), l’ex-Commissaire du Gouvernement Atthis Gérard et certains citoyens et autorités de la ville jugés honnêtes.

D’après ce rapport, les opérations de perquisition se sont déroulées en présence de Me René Moïse, des juges de paix Jean Mathieu Dorvélus, Bouquette Saint-Marc, des greffiers Gaby Dorélien, Loriston Albert, de plusieurs agents de la PNH et de l’africain Mangle Samson, un agent de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Ce dernier ne serait pas impliqué dans le pillage des millions de dollars, a souligné le rapport.

Interrogé par la PCI, le Commissaire Dadaille Mary Bernard a confié qu’une somme de 20.000 dollars a été mise de côté pour le compte du Sénateur Evallière Beauplan (PONT/nord-ouest) par Me René Moïse.

Le document a relaté qu’après avoir découvert les millions de dollars, les policiers de l’Unité Départementale du Maintien d’Ordre (UDMO), les juges et le Commissaire A.I du gouvernement de Port-de-Paix se sont précipités à remplir leurs vêtements de paquets de dollars.

“Niclasse Jean Simon, chauffeur du Commissaire Michenet Baltazar, en pillant, a emporté un haut-parleur et une mallette pleine d’argent au profit de son chef”. Me René Moïse a déclaré aux enquêteurs avoir reçu un appel de Me Balthazar, qui se trouvait alors aux Etats-Unis, lui demandant de garder sa part.

“Dumas Louidor, a avoué que le Juge de paix Jean Mathieu a mis de l’argent dans sa valise destiné au Substitut du Commissaire Patrick et aux nouvelles secrétaires du Parquet”.

Une partie de la somme a été remise au Substitut du Commissaire du gouvernement Jean Volny Bellamin. Un neveu de ce dernier, Odnel Jean Clément, aurait fixé un montant de 3.500 dollars américains. “Me Atthis a bénéficié d’une somme de 150 milles dollars américains”.

Un policier ayant requis l’anonymat a affirmé avoir reçu 7000 dollars américains, a poursuivi la PCI dans ce rapport.

S’agissant du policier Jordany, présent au commissariat lors du comptage, il a indiqué avoir observé un de ses collègues, Harry Régiste, qui volait des paquets. Il allait réclamer sa part auprès de ce dernier le lendemain.

Selon les conclusions dudit rapport, René Moïse avait offert une somme de 10.000 dollars à Me Ronel Gélin qui avait refusé de recevoir cet argent.

La PCI a précisé avoir rencontré plusieurs policiers dans le cadre de ce dossier. Ils ont pour la plupart déclaré qu’il s’agissait d’un vrai pillage et que la somme de 510 milles dollars déclarés n’était qu’une miette de la quantité pillée.

Quant au Directeur départemental du Nord-ouest de la PNH, Dadaille Mary-Bernard, il a fait savoir que Me René Moïse lui avait dit que sa part a été confiée au commissaire principal de la PNH, M. Philippe.

Le Doyen du tribunal civil de Port-de-Paix, Maître Ronel Gélin avait dénoncé l’implication de ses collègues dans ce dossier les traitant de ”voleurs” et avait décidé de ne pas siéger au Tribunal Civil de cette ville tant que ce rapport n’était pas publié. Refusant d’obtempérer aux ordres du Ministre de la Justice, Jean Joseph Exumé, de rouvrir les portes du Tribunal, il a été renvoyé récemment pour insubordination.

Le scandale avait éclaté le 12 novembre dernier et la PCI avait ouvert son enquête le 15 du même mois tandis que celle diligentée par les autorités judiciaires et la PNH se faisait encore attendre mardi. (Radio Vision 2000 )

Lettre Ouverte de Sandro Joseph au journal Le Nouvelliste…

Sunday, October 12th, 2008

Monsieur Max CHAUVET
Directeur du Nouvelliste
En ses bureaux.-

Monsieur le Directeur du Nouvelliste, Sandro JOSEPH n’est pas empêtré, il réforme, il structure et il avance.

J’ai lu avec étonnement cet article paru en première page de votre journal (édition du vendredi 4 octobre 2008). Il n’est pas signé donc il est assumé par la direction du journal. Compte tenu de son caractère attentatoire à la vérité et à l’éthique, je sollicite ce droit de réponse, lequel, j’espère, sera publié à la même place que le vôtre.

1- Vous aviez dit à vos lecteurs que Sandro JOSEPH était sous enquête parlementaire dans une affaire SHEC. Cette allégation est inexacte. En revanche, si cette phrase fut commise par le fait que je tente de recouvrer les avoirs des assurés, placés avant mon arrivée à l’O.N.A dans cette institution, je peux vous dire tout de suite que j’assume, je persiste et je signe.

2- Vous avez en outre, rappelé que l’O.N.A fut indexé par le Nouveau Premier Ministre dans sa déclaration de politique générale. Si vos reporters avaient assisté à mon audition par la Commission des Affaires Sociales de la Chambre basse le jeudi 2 octobre 2008, et, le cas échéant, étaient de bonne foi, ils auraient dû rappeler que cette question fut agitée et j’ai eu à répondre que le Premier Ministre dans sa déclaration, a fait référence, lors, à un état des lieux de l’O.N.A. Et, le seul état des lieux qui fut fait, à ma connaissance, sur l’O.N.A, a été commandé par moi. Dans un souci de transparence, j’ai remis copie à un secteur du patronat en visite à l’O.N.A.

3- Dans votre article vous avez fait référence à la persécution politico-judiciaire dont je suis l’objet en disant qu’il existe dans l’affaire < < un véhicule douteux>. Je ne comprends pas. Cependant, si le rédacteur de cet article avait eu le même souci de la vérité que l’auteur de celui reproduit le même jour dans la section économique de votre journal, il aurait essayé de répondre aux questions suivantes :
- Par quel biais l’achat de ce < > est arrivé au Parquet ?
-Pourquoi l’acquisition d’un véhicule de vingt-cinq mille dollars & 00/100 (25,000.00) environ constitue-il LE cas de blanchiment d’argent en vedette en Haïti ?
- Cette cabale médiatisée ne devrait-elle pas être mise en parallèle avec d’autres montées contre quelques grands commis de l’état œuvrant dans le secteur des Transports, de la Sécurité Publique, pour ne citer que celles-là ?

4- Monsieur le Directeur du Nouvelliste, j’ai eu une rencontre avec une frange du secteur patronal. Lors, j’ai remis à ces visiteurs un document de stratégie dans lequel j’ai clairement exprimé le désir de l’O.N.A de favoriser l’inclusion sociale en cherchant à intégrer les membres du secteur informel de l’économie de ce pays, comme les paysans et les petits commerçants, dans le système de Sécurité Sociale. Ils avaient explicitement dit non à cette politique, en présence de tous les cadres techniques de l’O.N.A. Dès lors, je savais que la houle viendrait pour me discréditer. Mais, Monsieur le Directeur, je demeure ouvert au dialogue afin de bien faire comprendre aux uns et aux autres qu’il est de la mission de l’O.N.A d’inculquer la culture assurantielle aux couches les plus vulnérables de la société.

5- Durant ces deux dernières années fiscales, j’ai dû par la contrainte, amener plus de mille entreprises à cotiser pour leurs employés et parfois à verser effectivement à l’O.N.A ce qu’ils tiraient abusivement de leurs employés. Que personne n’y voit un quelconque abus de pouvoir. Il s’agit simplement de mon devoir. Cependant, je savais que la houle viendrait. Mais j’assume.

6- J’ai eu à contraindre un critique radiophonique bien connu, chef d’entreprise, qui a fraudé ses employés et l’O.N.A durant neuf (9) ans, à verser ce qu’il devait. De plus, il a présenté à l’O.N.A des documents fiscaux vraiment douteux. Qui pis est, je n’ai pas donné suite à sa demande d’organisation de séminaires à l’intention des employés de l’O.N.A. Dès lors, je savais que l’O.N.A et moi n’aurions jamais grâce à ses yeux.

7- J’ai entrepris un partenariat avec la FACN, dans le cadre de la stratégie de l’O.N.A de percer le monde rural haïtien. Comme par hasard, les pressions liées à la machination politico-judiciaire ont commencé, sans exagération aucune, au moment précis où j’allais prendre la parole pour conclure la cérémonie qui eût lieu au Montana pour signer cet accord. C’est comme quoi les ennemis du monde rural haïtien avaient leurs représentants dans la salle.

8- Monsieur le Directeur, comme je l’ai dit et répété, j’assume pleinement ma gestion, faite d’avancées prometteuses et d’erreurs. Je suis donc prêt à encaisser les coups, et même les coups bas. Je n’ai pas écrit cet article dans un souci de polémique avec le Nouvelliste et quiconque. Cependant, en ma qualité de gestionnaire de l’argent des autres, je me dois de défendre la Vérité, mon honneur et la réputation de l’institution que je dirige. Je veux, en terminant, souligner pour vos lecteurs et lectrices, Monsieur le Directeur, tandis que certains donnent de la voix pour chanter mon libéra politique, moi, j’ai pris rendez-vous avec l’histoire de l’institution que je dirige. L’O.N.A est en chantier. Il est pro-actif. Et moi, je ne suis pas empêtré. Au contraire, j’avance. A titre d’illustration, je vous cite quelques chantiers. :
- j’inaugure en novembre prochain des caisses informatisées au bureau central.
- Je travaille sur la mise en œuvre, avant le 1er janvier 2009, d’un plan d’assurance maladie accompagné de frais funéraires pour les pensionnés. Ce plan sera pris en charge totalement par l’O.N.A.
- Je vais offrir des facilités de crédit aux employeurs affiliés à des taux très compétitifs. Produit créé pour leurs employés.

- Les haïtiens et haïtiennes assurés de l’O.N.A commenceront à avoir leur carte de sécurité sociale, comme ailleurs, à partir du mois prochain.
- Ils auront accès à un service d’accueil téléphonique (ONA à l’écoute) grâce auquel ils pourront formuler leurs griefs relatifs au mauvais service qu’ils recevront d’un employé de l’O.N.A et aussi, obtenir des informations sur nos produits.

Monsieur le Directeur du Nouvelliste, je dois ici m’arrêter dans ma liste de chantiers, pour vous saluer, vous et votre équipe, et reprendre la caravane qui, grâce au Très haut, passera malgré l’épaisseur des ronces tendues sur le chemin du nouvel O.N.A.

Directeur Général

Six Haitian Nationals Arraigned on Charges of Conspiracy to Commit Hostage Taking of American Citizens Abroad

Monday, September 29th, 2008

Washington, D.C. – Six Haitian Nationals have been indicted and were arraigned last week in two separate cases on charges of conspiracy to commit hostage taking and hostage taking of American citizens in Haiti, U.S. Attorney Jeffrey A. Taylor and Jonathan I. Soloman, Supervisory Special Agent in Charge of the Miami Field Office of the Federal Bureau of Investigation announced today.

In the first case (hereinafter Destine), defendants Lucson Renaldo Destine, 23, Rochel Succes, 22, and Richardo Desir Theard, 31, were indicted on April 29, 2008, in a two-count indictment charging them with Conspiracy to Commit Hostage Taking and Hostage Taking. In the second case (hereinafter Ceide), defendants Jean Claude Ceide, 31, Wesly Ducastin, 31, Pierre Peterson, 23 and Polynice Wadner, 31, were indicted on November 8, 2007, in a four-count indictment charging them with one count of Conspiracy to Commit Hostage Taking, one count of Hostage Taking, Aiding and Abetting Hostage Taking and Attempt to Commit Hostage Taking.

After being held in a Haitian prison in Port Au Prince for over one year, the defendants in each case waived extradition and were flown to the United States. The six defendants were arraigned on September 18, 2008, before U.S. Magistrate Judge John Facciola in the U.S. District Court for the District of Columbia. Getting the defendants from Haiti to Washington D.C. was accomplished by the concerted efforts of the several entities, including several sections of the FBI and other U.S. federal agencies, the government of Haiti and the government of Santa Domingo, Dominican Republic.

A Pretrial Detention Hearing will be held in the Ceide case on September 23, 2008, before U.S. Magistrate Judge Facciola. A Pretrial Detention Hearing will be held in the Destine case on September 25, 2008, also before Magistrate Judge Facciola.

In the Destine case, the defendants are charged in connection with an incident that took place on the evening of April 13, 2007, when, according to the indictment, the defendants kidnapped an eighteen-year-old American citizen at gunpoint as he was waiting to pick up his younger sister from a residence she was visiting in Port Au Prince, Haiti. The victim was taken to a house under construction and held captive there overnight while the kidnappers negotiated with the victim’s family the payment of $400,000 U.S. Dollars as ransom in exchange for the victim’s safe release. The following afternoon, the Anti-Kidnapping Unit of the Haitian National Police and the United Nations Civilian Police rescued the victim at that house, capturing two of the defendants at the scene and the third defendant a short time later.

In the second case (Ceide), according to the indictment, the four named defendants were members of a Haitian Gang called Delmas. The purpose of the gang was, among other things, to kidnap persons for ransom. They particularly sought to kidnap American Nationals from whom they believed they could get the highest ransom. On May 5, 2006, the defendants and others allegedly kidnapped two young teenage students, including one American National, on their way to school. The four named defendants held the Haitian and American girls for ransom for three days, as they negotiated with the American’s grandfather. Originally the defendants demanded a ransom of $200,000 U.S. dollars, but ended up settling for much less before safely releasing the two girls.

In announcing the indictments and arraignments, U.S. Attorney Taylor and FBI Special Agent in Charge Solomon praised the efforts of Supervisory Special Agent Amanda Moran from the FBI Criminal Investigative Division; The Legal Attache Office of the FBI in Santa Domingo, Dominican Republic; the Anti-Kidnaping Unit of the Haitian National Police; Immigration and Custom Enforcement, Santa Domingo, Dominican Republic; United Nations Civilian Police; U.S. Citizenship Services Office, Port Au Prince, Haiti; U.S. Embassy Haiti; Customs and Border Patrol, Ft Lauderdale International Airport; FBI’s Special Flight Operation Unit, Manassas, VA; Washington Field Office SWAT, Miami Field Office SWAT, Miami Surveillance Operations Group-1; the T-8 and T-5 Squads of the Miami Division; Robert Webb of the FBI Miami Field Office, the lead investigator in the Ceide case; Special Agents Carlos M. Monero of the FBI Miami Field Office and Michael Greene of the FBI Atlanta field office, the lead investigators in the Destine case; Assistant U.S. Attorney Angela Schmidt, the prosecutor in the Destine case, and Assistant U.S. Attorney Debra Long-Doyle, the prosecutor in the Ceide case.

An Indictment is merely a formal charge that a defendant has committed a violation of criminal laws and every defendant is presumed innocent until, and unless, proven guilty.

Ref: http://washingtondc.fbi.gov/dojpressrel/pressrel08/wfo092208.htm

Haiti : Commissaire Claudy Gassant RECIDIVE

Friday, August 8th, 2008

CLAUDY GASSANT RECIDIVE

Le mâlin fait toujours une oeuvre qui le trompe dit-on. la sagesse populaire nous dit de son côté que ” li tounin youn skôpion ki piké têt li”. Ces deux phrases s’appliquent bien à Mr Claudy Gassant qui a perverti la fonction de commissaire du gouvernement dans son ènième infraction à la loi. Vous vous demandez peut-être pourquoi je reviens encore à la charge après que Mr Gassant ait une fois encore laissé tomber son masque en prenant fait et cause pour son compère Assad Volcy. C’est que je suis convaicue que Claudy Gassant est un danger national et tant qu’il est le chef du parquet de Port-au-Prince le kidnapping ne pourra jamais être éradiqué. Ses agissements nous le prouvent. ses gestes de sympathie a l’endroit des kidnappeurs nous le témoignent. sa persistance à persécuter les hommes de bien et à innocenter les bandits nous dit bien haut la position de son coeur. ” Là ou est ton tresor là aussi est ton coeur ” disent les saintes écritures. Laissons donc pénétrer les rayons de notre projecteur dans l’imbroglio où se cache le coeur de Mr Claudy Gassant et vous serez édifiés.

La récente déclaration intempestive et grossière de Claudy Gassant cache mal le but inavoué du messager. Elle constitue une insulte à l’intelligence humaine et à la raison, encore plus une entorse à la morale. La passivité de l’élite haitienne face aux incohérences du commissaire Gassant traduit bien l’état de déliquescence de notre société. Personne n’en dit mot. Toutefois hommage soit rendu aux internautes du site MOUN.com qui ont réagi promptement aux dérives du récidiviste Gassant: ” Réponse du berger a la bergère quoi “. Comme rapporté par la presse haitienne, le vehicule luxueux ( Montero DID ) immatriculé au # AA-44100 de l’attaché de presse de la présidence haitienne a été identifié dans une tentative de kidnapping d’enfant mercredi soir 30 juillet 2008 á Bois Moquette ( Petion-Ville). Suite aux révélations de la Police haitienne, Claudy Gassant s’est érigé rageusement en juge et parti pour dementir catégoriquement les agents de l’ordre. Cette intervention de Mr Gassant nous rappelle bien la colère qu’avait provoquée l’arrestation par la PNH du mari de sa cousine dans un cas de kidnapping. Il n’a jamais pardonné aux agents de la PNH cette mesaventure qui, dans un pays sérieux, aurait pu lui coûter son poste. Cette fois-ci, c’est un ami, Mr Assad Volcy, un membre de sa famille politique qui a été accusé. Tout comme dans le premier cas Mr Gassant a jugé bon d’intervenir par solidarité clanique. Il a jeté l’éponge. Il a mis tout son poids dans la balance pour se porter témoin et juge dans cette affaire. Il est allé jusqu’à “assimiler les accusations de la PNH à de la ḿechanceté” .

Quelle aurait du être la conduite d’un commissaire de gouvernement honnête, sérieux, impartial, et au-dessus de tout soupçon dans un tel cas?

Le gros bon sens dicterait même à un apprenti magistrat de garder sa neutralité en pareille circonstance. Le tempérament cavalier de Mr Gassant vient de nous confirmer encore une fois qu’il n’est pas qualifié pour le poste qu’il occupe. Un magistrat compétent et impartial confierait le cas en question à un juge sérieux, se déclarerait déterminé à faire jaillir la justice, même si l’accusé est son ami, mettrait en confiance la société haitienne en jurant de ne pas interférer dans une telle affaire et laisser la justice suivre son cours. Malheureusement Claudy Gassant a décidé d’inverser les rôles en mettant la PNH sur le banc des accusés.Il vient de lancer une déclaration de guerre en décernant un mandat d’arrêt à l’encontre d’un haut gradé de la PNH.

Quelle ironie.

Quelle honte.

Quelle parodie de justice.

Claudy Gassant est le prototype du juge inique décrit dans la sainte bible :” IL Y AVAIT DANS UNE VILLE UN JUGE QUI NE CRAIGNAIT POINT DIEU ET QUI N”AVAIT D’EGARD POUR PERSONNE … “ Luc chapitre 18 verset 2. Claudy Gassant n’a aucune autorité morale pour sévir contre Mr Frantz Georges. On se rappelle son insubordination à l’autorité du secrétaire d’état de la justice. Il a refusé d’obtempérer aux orders de son supérieur hiérarchique. Comment peut-il aujourd’hui réclamer obéissance et respect d’un haut gradé de la PNH. Le cow-boy Claudy Gassant n’a jamais pratique ce qu’il prêche. C’est un homme en mission, un homme de main qui ne rêve qu’à domestiquer les policiers haitiens.

Quelle aurait du être la conduite d’un commissaire de gouvernement honnête, sérieux, impartial, et au-dessus de tout soupçon dans un tel cas?

Un magistrat soucieux de la sécurité de la société haitienne aurait diligenté une enquête pour faire le jour sur la provenance de la richesse accumulée en un temps éclair par un ” journaliste” catapulté au poste d’attaché de presse de la présidence depuis seulement deux ans. un commissaire de gouvernement digne de ce nom aurait saisi immédiatement la présidence pour faire état de l’accusation contre Mr Assad Volcy et éviter d’imiter l’attitude de l’autruche. Un commissaire de gouvernement sain d’esprit s’évertuerait à faire taire ses rancunes personnelles à l’endroit des policiers et placerait les intéreêts de la collectivité au-dessus de ses frustrations accumulées depuis sa tendre enfance. Claudy Gassant est aujourd’hui dans tous ses états. C’est un monstre rugissant prêt a tout pour satisfaire ses instincts débridés. Je veux croire que Claudy Gassant paradait quequepart avec son protégé Assad Volcy le soir de l’incident. Mais comment peut-il affirmer que la voiture luxueuse de son ami n’a jamais quitté le lieu où il s’entretenait avec Volcy. Avait-il les yeux fixés à tout moment sur le véhicule en question. Le fait que Assad Volcy était en compagnie de Claudy Gassant dans la soirée du mercredi 30 juillet n’exclut pas pour autant la participation de son véhicule dans un cas de kidnapping. Plusieurs scénarios pourraient expliquer la presence du Montero DID dans l’incident. Le comportement du juge inique nous laisse croire qu’il y a anguille sous roche. Claudy Gassant n’est peut-être que l’écervelé par qui le scandal doit arriver.

Un commissaire de gouvernement soucieux de l’éthique de la profession éviterait de se donner en spectacle dans une étrange conférence de presse dans l’enceinte même du parquet pour fustiger la PNH. Cela nous rappelle Maurice Sixto dans sa pièce satirique Saintanise “ki sa main ou tap fe a tê-a jouk pou Mr Robert pilé douêt ou “. Encore un peu Mr Gassant demanderait aux patrouilles de la PNH mais que faisiez-vous dans la rue à cette heure là ? Pourqoi n’étiez-vous pas au commissariat vous prélassant dans votre lit ? Il n’est qu’au pays de René Préval qu’on peut voir ça. Imaginez un instant Claudy Gassant policier, officier, soldat, agent de police rurale, un VSN ou même “choukêt larouzé “. Imaginez cette tragédie. Imaginez la violence. Imaginez les cas d’abus dont seraient victimes de paisibles citoyens haitiens. Ce sinistre personnage se serait taillé une réputation a faire pâlir Ti Bobo et consorts.

Conséquences de l’attitude de Mr Claudy Gassant

Par son attitude Mr Claudy Gassant envoie un message clair aux bandits, kidnappeurs et criminels: Selon que vous soyez un membre de la famille politique au pouvoir ou un simple citoyen, sans influence respectueux des lois, le jugement du commissaire de gouvernement Gassant vous rendra blanc ou noir.

A force d’humilier les policiers Mr Claudy Gassant peut finir par leur saper le moral. Tôt ou tard on peut aboutir à une force de police édentée, affaiblie, confuse et démissionnaire. Si on n’y prend garde le litige entre Claudy Gassant et l’institution policière peut prendre des proportions incalculables. A chaque saute d’humeur du colérique commissaire aucune force morale n’a jugé bon de condamner ses agissements. Rien d’étonnant donc qu’aujourd’hui il se prend pour un ” matadô supêbe ” un tout puissant qui a droit de vie et de mort sur tout ce qui bouge.

Son esprit partisan ne saurait être une assurance pour la MINUSTAH dans son effort pour appuyer la PNH dans la lutte contre le kidnapping. A quoi cela sert-il donc de faire la chasse aux kidnappeurs quand celui là même qui est chargé de réprimer les voyous laisse planer le doute sur ses vraies intentions. Ainsi donc on comprend la prudence de la MINUSTAH dans l’assainissement du climat securitaire haitien. Si le commissaire Gassant fait ces choses au bois vert que ne ferait il pas au bois sec semble dire la force onusienne.

Je me ferai toujours le devoir d’analyser la conduite de Mr Gassant chaque fois que cela s’averera nécessaire. Je le ferai toujours sans passion, sans méchanceté, sans parti pris. Je ne me fais pas d’illusion que c’est un grand défi à relever. Toutefois j’estime que si j’arrive a sauver une seule personne de l’autorité abusive et du comportement arbitraire de Mr Gassant mon sacrifice aura valu la peine, et je dirai ” non perdidi diem ” ou mieux encore j’aurai ” combattu le bon combat “.

Mes sympathies aux policiers haitiens victimes de l’injustice de Claudy Gassant. Bon courage chers compatriotes. Que Dieu vous protège de la furie du petit dictateur.

Merci.
Acephy 7 Aout 2008

Haiti : Commissaire Claudy Gassant cité au correctionnel

Friday, August 8th, 2008

Une claque au visage du commissaire de Police de Pétion-Ville, Frantz Georges, en guise d’une poigné de main… C’est, selon Me Samuel Madistin, ce qui vaut à Claudy Gassant, le simple citoyen qui participait à un bal à Montrouis, la citation à comparaître au tribunal correctionnel de Saint-Marc.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, est cité à comparaître par-devant le tribunal correctionnel de Saint-Marc pour coup au visage du commissaire de police de Pétion-Ville, Frantz Georges, lors d’un bal au Club Indigo, à Montrouis, dans la nuit du 2 au 3 aout 2008, selon l’avocat de l’officier de police, Me Samuel Madistin. Le juriste, intervenant au journal « Nouvel Lage » de Magik 9, jeudi 7 août, a révélé que son client qui s’était rendu aux toilettes a été frappé au visage après avoir tendu la main, par civilité, au commissaire Gassant. « Je ne suis pas votre ami, comment pouvez me tendre la main », a dit le numéro un du parquet de la capitale avant la claque administrée à Frantz Georges, poursuit Madistin.

« Claudy Gassant, hors de sa juridiction et participant à une activité privée, est un citoyen ordinaire qui a commis un acte que la loi pénale punit. S’il est reconnu coupable, il est passible de deux ans d’emprisonnement», a ajouté l’homme de loi. Samuel Madistin a, par ailleurs, indiqué que le commissaire du gouvernement devra se présenter au correctionnel, à Saint-Marc, après les assises criminelles qui ont cours au dit tribunal.

La veille, le commissaire du gouvernement Claudy Gassant avait affirmé que le commissaire de police Frantz Georges l’avait agressé parce qu’il ne voulait pas lui serrer la main. « J’ai mis la main devant ma bouche pour signifier mon refus et Georges a tenté de me tordre le bras afin de recevoir sa poignée de main », avait précisé le chef de la poursuite alors qu’il annonçait que la justice a décerné un mandant d’arrêt contre Frantz Georges et quelque 20 policiers pour association de malfaiteurs, séquestration de magistrats et tentative d’assassinat sur des magistrats.

Le nouveau feuilleton démontrant la tension entre le parquet et la police a débuté, jeudi 31 juillet, à Delmas 83, où s’était terminée une course poursuite engagée par une patrouille policière avec deux individus vraisemblablement armés qui circulaient à bord d’une jeep de couleur blanche dont certaines spécifications-sauf la plaque d’immatriculation- correspondraient à un véhicule recherché la veille pour son implication dans un enlèvement à Pétion-Ville.

Le véhicule abandonné par les fuyards, dont le contrôle a été à l’origine de la discussion orageuse entre Gassant et Georges, appartient à M. Assad Volcy, un responsable du bureau de presse du Palais national. Une enquête pour faire la lumière sur cette affaire avait été annoncée par le numéro un du parquet qui avait anticipé sur le résultat des investigations en déclarant qu’il s’agissait d’un coup monté par la police, dont l’unique but est de salir l’image, le prestige et l’honneur de M. Assad qui a entretemps réclamé des excuses publiques de la Police Nationale d’Haïti en regard des préjudices subis depuis le début de cette saga appelée « Affaire Assad » dans la presse.

Le président du Sénat, Kély C Bastien, a exprimé ses préoccupations face aux conséquences délétères de ces esclandres opposant des fonctionnaires de la police à ceux de la police censés travailler ensemble, dans l’unité pour faire échec aux bandits. Le sénateur a appelé le chef de l’Etat, René Préval, garant du bon fonctionnement des institutions, à intervenir avant que ces dérives n’aient des conséquences encore plus fâcheuses. Mercredi soir, le président René Préval, le Premier ministre sortant Jacques E. Alexis, le ministre de la Justice, Me René Magloire, et le commissaire Claudy Gassant s’étaient réunis au Palais national. Rien n’a fuité de cette réunion.

Roberson Alphonse

Transcript Talk Show : Emmissions Radio Classique Inter | Interview | Lucy Komisar | IDT

Monday, August 4th, 2008

Orlando le 1er août, 2008

Actualités Politiques : Grandes Lignes
Lucy Komisar (Journaliste Investigateur Teleco) 212-929-1610

Bonsoir chers auditeurs. Vous écoutez sur les ondes de Radio Classique Inter, l’émission Actualités Politiques, Grandes lignes, animée par Robert Bénodin.

Nous avons avec nous, sur les ondes de Radio Classique inter, Lucy Komisar, journaliste investigateur, sur l’affaire IDT - TELECO impliquant la présidence d’Haïti et des politiciens importants des Etats-Unis.

Lucy Komisar, nous vous souhaitons la bienvenue sur les ondes de Radio Classique Inter.

RB : Commençons par le commencement.
Qu’est-ce qui, dans l’affaire d’IDT et de la TELECO, a capté votre attention ? Il y a-t-il une raison particulière qui vous a incité à l’enquêter aussi profondément ? Et depuis quand cette affaire vous a-t-elle intéressé ?

LK : Depuis dix ans j’écris au sujet de banque d’outre-mer et du système de secret de corporation. Je me suis intéressée à l’histoire d’IDT/Teleco quand j’ai appris en 2005 que des comptes secrets pour siphonner des paiements d’IDT qui devraient être versés à Haïti, ont été établis. Et que IDT envoyait ces payements à un compte au nom d’une société écran située aux îles Turks & Caicos, une juridiction de banque d’outre-mer.

Translation: I have been writing for ten years about the offshore bank and corporate secrecy system. I got interested in the IDT/Teleco story when I learned in 2005 that secret accounts to siphon off payments from IDT that should have gone to Haiti were sent by IDT to an account in the name of a shell company in the Turks & Caicos, an offshore jurisdiction.

RB : Le scandale de IDT – TELECO, a non seulement mis en exergue le fait que la corruption a atteint le plus haut sommet de deux Etats, le plus riche et le plus pauvre de l’hémisphère.
Comment Jim Courter, le président de la IDT, a-t-il pu faire simultanément cette percée verticale pour atteindre les plus hauts sommets de deux mondes totalement différents l’un de l’autre ?

LK : Il est tout à fait commun que les compagnies du monde industriel éventrent constamment les gouvernements des peuples en voie de développement par l’utilisation de compagnies d’outre-mer à travers lesquelles des compagnies, telles qu’IDT, payent des pots-de-vin. Les fonctionnaires corrompus cachent les fonds pillés des coffres de leurs gouvernements à travers ces compagnies d’outre-mer. Les compagnies d’outre-mer sont un système financier parallèle et secret, commode pour tous les deux.

Translation: It is quite common that companies in the industrial world rip of governments and people in the developing world through the use of offshore companies into which companies, such as IDT, pay bribes and into which corrupt officials hide the funds they loot from their government coffers. The offshore system is a convenient parallel and secret financial system for both.

RB : IDT a été condamné par la FCC, à payer 1.3 millions de dollars pour n’avoir pas déclaré son accord avec la TELECO d’Haïti au cours des années 2003-2004.
Qui a dénoncé l’accord, et pourquoi ?

LK : Le contrat est au centre d’un procès intenté en 2005 par Michael Jewett, qui était alors un directeur de la IDT. En 2003 il s’était opposé au contrat conclu sur la base de pots-de-vin versés à Aristide à travers la société écran Mount Salem situé aux îles Turks & Caicos. Michael Jewett avait dénoncé le contrat parce qu’il s’était opposé à la corruption qui était évidente. Et il a été révoqué.

Translation: The contract is at the center of a lawsuit filed in 2005 by Michael Jewett, then an executive at IDT. In 2003 opposed the deal that was based on payoffs to Aristide through the shell company Mount Salem in the Turks & Caicos. Jewett denounced the contract because he opposed the corruption it involved. And he was fired.

RB : Qu’est-ce qu’il y a d’illégal dans le fait que la IDT recevait un tarif favorable de la TELECO et versait une portion de ses revenus à Mount Salem ?
Comment Michael Jewett a-t-il pu établir le lien, entre les montants versés par IDT à Mount Salem et Aristide ?

LK : C’était parce qu’à ce moment-là Haïti était un des pays se trouvant sur la liste de la politique internationale de standardisation de tarif (ISP) de la Commission fédérale de communications des Etats-Unis. Cela signifie que toutes les compagnies américaines de télécommunication doivent publier leurs contrats. De façon à ce que les meilleurs tarifs reçus par une compagnie soient équitablement offerts à toutes les autres. (Haïti a cessé d’être un pays d’ISP en novembre 2004)

Translation: It was because at that time Haiti was one of the countries which the US Federal Communications Commission listed as coming under its International Settlements Policy (ISP). That meant that all US telecom companies had to publish their contracts, and the best rates for one had to be given to all the others. (Haiti stopped being an ISP country in November 2004)

RB : Les témoignages postés sur le site du gouvernement « PACER », ont démontré qu’il y a eu une véritable conspiration entre Jack Lerer, John Cate, Alex Schwartz, David Schropfer et Howard Jonas, acceptant un tarif préférentiel de 9.5 centimes, au lieu de 23 centimes la minute, et versant directement au compte de Mount Salem appartenant à Jean Bertrand Aristide 3 centimes par minute.
A-t-on pris une action en justice contre ces conspirateurs ?
Si oui, quel en a été le résultat ?

LK : En fait le contrat tel que rédigé avait réduit le tarif à 8.75 centimes, plus tard à 7.75 centimes, ensuite à 7.35 centimes et après le 4 août on l’a majoré à 18 centimes.
Le département de justice des Etats-Unis n’a pris aucune mesure contre les conspirateurs. Ni la Commission de Sécurité et d’Echange.

Translation: In fact the actual contract lowered the tariff to 8.75 cents and later to 7.75 cents, 7.35 cents and after August 04 raised it to 18 cents.
The US Justice Department has taken no action against the conspirators. Neither has the Securities and Exchange Commission.

RB : Dans votre article daté du 26 octobre 2006 vous avez dénoncé le fait que plusieurs personnages importants du parti Républicain ont été des propriétaires d’actions et partenaires de la IDT
Qui sont-ils ? Quelles sont leurs relations avec Jim Courter ?

LK : Les républicains étaient :
-William Wald, ex-gouverneur du Massachusetts;
-Rudy Boschwitz, ex-sénateur du Minnesota;
-James S. Gilmore III, ex-gouverneur de la Virginie ;
-Thomas Slade Gorton III, ex-sénateur de l’état de Washington;
-Jack Kemp, ancien membre du Congrès de l’état de New York et vice président désigné en 1996 ;
-et Jeane Kirkpatrick, ex-ambassadeur des Etats-Unis aux Nations Unies, sous le Président Ronald Reagan.

Je ne connais pas leurs relations avec Courter. Évidemment, ils ont été mis dans le conseil pour leur influence politique. Courter était près de vice-président Cheney, avec qui il a servi dans le congrès.

Translation: The Republicans were William Wald, former governor of Massachusetts; Rudy Boschwitz, former senator from Minnesota; James S. Gilmore III, former Virginia governor; Thomas Slade Gorton III, former senator from Washington State; Jack Kemp, former congressman from New York and 1996 vice presidential nominee; and Jeane Kirkpatrick, the former US ambassador to the U.N. under President Ronald Reagan.
I don’t know their relations with Courter. Obviously, they were put on the board for the sake of their political influence. Courter was close to Vice President Cheney, with whom he served in Congress.

RB : Dans le même article, vous avez soulignez le fait que le Département de la justice aux Etats-Unis a refusé d’honorer l’accord permettant le partage des biens saisis des trafiquants de drogue pour financer la poursuite du dossier judiciaire accusant Jean Bertrand Aristide de malversation. On a justifié ce refus, en disant à l’ambassadeur Timothy Carney qu’on se souciait du fait que cet argent irait à des avocats privés.
A votre avis, est-ce un vrai souci ou un prétexte ?

LK : C’est un prétexte. Ce n’est pas la responsabilité du Département de la justice des Etats-Unis de dire à d’autres gouvernements comment dépenser l’argent qu’ils obtiennent pour avoir coopéré et contribué à l’arrestation de trafiquants drogue.

Translation: It’s a pretext. It’s not the job of the US Justice Department to tell other governments how to spend the money they get for cooperating in drug arrests.

RB : Que pensez-vous de la lettre de disculpation d’Alice Fisher en faveur de la IDT, déclarant : « Que ni la compagnie, ni le comité de vérification des comptes, n’ont trouvé aucune évidence que nous ayons fait des payements incongrus à des officiels étrangers. » ?

LK : Elle a été payée pour le dire. A ce moment là, elle était membre du cabinet d’avocat pour IDT. Elle n’a jamais fourni aucune explication pour le fait que la IDT versait les honoraires dus à Haïti au compte d’outre-mer de Mount Salem aux îles Turks & Caicos. Elle n’en a jamais fait état.

Translation: She was paid to say that. She has no explanation for the fact that IDT paid it Haiti fees to the offshore account of Mount Salem in the Turks & Caicos. She never mentioned it.

RB : Bryan Sierra a fait savoir que ces fonds (36.8 millions de dollars) ne seront disponibles qu’à l’épuisement de toutes les voies de recours en appel. Mais a admis que 3 millions de dollars ont été déjà collectés du trafiquant Serge Edouard. Mais aucune information n’a été fournie aux avocats représentant Haïti.
Ne pensez-vous pas que ce soit du dilatoire ?

LK : Oui. Bryant Sierra a travaillé pour le Département de Justice. Il est clair que le Département de Justice des Etats-Unis a eu un agenda politique. La protection d’une compagnie gérée par des Républicains est prioritaire.

Translation: Yes, it’s clear that the US Justice Department has had a political agenda, and protecting a Republican-run company would be high on its list.

RB : Dans le même article vous avez mentionné le fait qu’en 6 mois 302,588 dollars ont été versés au groupe d’Aristide. Mais qu’à travers d’autres transactions 19 millions de dollars ont été envoyés aux Etats-Unis par Aristide et son groupe.
Pouvez-vous être un peu plus spécifique ?

LK : Les pots-de-vin d’IDT n’étaient pas les seules sources de fonds. Les investigateurs haïtiens travaillant après le départ d’Aristide, ont trouvé des copies de cheques tirés sur son compte de gouvernement payés à des bénéficiaires soupçonneux.

Translation: The kickbacks from IDT were not the only source of funds. Haitian investigators working after Aristide’s departure found copies of checks drawn on his government account that were paid to suspicious beneficiaries.

RB : Ira Kurzban l’avocat d’Aristide a accusé cette poursuite judiciaire contre son client d’être un acte politique au lieu d’une action légale. Cette poursuite judiciaire n’est basée que sur le rapport de l’UCREF et de la CEA.
Vous avez lu, je suppose ces rapports. Quelle est votre opinion des insinuations de Ira Kurzban concernant ces rapports ?

LK : Je pense que l’évidence soit très persuasive. La corruption d’Aristide est documentée par : des dossiers d’incorporation, des copies de chèques de banque, des documents de transfère bancaire, des factures, des rapports de paiement de compagnie, et de témoignage assermenté.
J’ai également des documents, par exemple, qui prouvent que Kurzban ait reçu plus de $10 millions du gouvernement d’Aristide, et de la TELECO d’Haïti.

Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles Adrian Corr, qui était le chef de Mount Salem aux îles Turks & Caicos, voudrait maintenant se distancer de sa connection avec la TeleCo d’Haïti et son rôle, siphonnant les profits de l’argent payé par IDT et peut-être d’autres compagnies. Vous savez que Kurzban a dit qu’Adrian Corr n’a rien à voir avec ces problèmes. Mais le nom d’Adrian Corr figure sur le contrat de la Teleco d’Haïti qu’il a expédié de son bureau aux îles Turks & Caicos. M. Corr est ainsi au courent d’une affaire tripartite entre l’IDT, la Teleco et le Mount Salem.

-M. Corr n’était-il pas au courant de l’histoire de la corruption en Haïti?
-Le ministère de la justice des Etats-Unis a mis en exergue l’histoire de la corruption en Haïti dans un guide pour les profanes le FCPA (Loi sur les pratiques de corruption étrangère).

M. Corr traitait d’affaires en violation de l’ordonnance concernant les compagnies aux T&C de 1981, qui exige que la plupart des opérations de telles compagnies soient conduites en dehors du T&C. Le T&C accepte les dépôts anonymes de fonds, mais pas une plateforme pour la fraude. M. Corr opérait Mount Salem aux îles T&C comme centre de réception des fonds collectés non seulement pour l’IDT, mais aussi pour Skyytel du Canada.
-M. Corr ou M. Kurzban peuvent-il présenter des informations concernant les opérations externes du cabinet d’avocat de M. Corr, Mount Salem, situé aux T&C ?
-S’il n’y en a aucune, la protection de secret de Mount Salem est jetée au rancart en vertu de la loi de T&C.
-Pourquoi une compagnie de téléphone propriété de l’Etat d’Haïti a besoin d’une compagnie écran d’outre-mer exempte d’impôt pour collecter son argent ?
-Pourquoi est-ce qu’un organisme gouvernemental a besoin d’un abri fiscal ?
-Pourquoi la TeleCo d’Haïti a-t-elle besoin d’un tiers pour collecter des tarifs déjà nettement réduits accordés à IDT ?
-Pourquoi la TeleCo d’Haïti consent-elle ces commissions énormes que Mount Salem prélevait ?
-Pourquoi paye-t-elle une commission ?
-Pourquoi la TeleCo concéderait-elle un tiers de ses devises étrangères dont elle a tant besoin à Mount Salem ?
-Trois centimes représentent 34% du tarif de 8.75 centimes par minute.
-Commissions exceptionnellement élevées, un point de suspicion pour le Département de Justice.
-Pourquoi les dossiers de la Teleco d’Haïti présentent-ils le Mount Salem comme une compagnie de télécommunication payant à Haïti 6 centimes par minute ?
-Selon les dossiers internes de la TeleCo d’Haïti le Mount Salem était une compagnie de téléphone !
-M. Corr ne prétend-il pas représenter le Mount Salem comme une compagnie de téléphone?
-Le procès intenté par le gouvernement d’Haïti en 2005 indique qu’après les activités d’IDT aient été terminées, M. Corr en août 2004 a écrit à la TeleCo pour l’informer que le Mount Salem était une compagnie de télécommunications essayant d’épandre ses opérations.
-Ceci est-il conforme à l’ordonnance concernant les compagnies aux T&C dont les opérations doivent avoir lieu principalement en dehors des limites des îles T&C.
-Est-ce que les contrats d’Haïti avec d’autres entrepreneurs, passés ou présents, requièrent paiements à une tierce compagnie écran d’outre-mer exempt d’impôt ?
-Si tout était correct, pourquoi IDT prendrait-il de telles précautions pour maintenir le contrat secret ?
-Le manque de transparence dans les dépenses et la tenue des livres, sont des points de suspicion pour le Département de justice.
-Qu’est que M. Corr représente ?
-Quelles sont les qualifications de Mount Salem ?
-Un point de suspicion pour le Département de justice, les précautions pour s’assurer que l’on ait établi un rapport d’affaires avec un associé et un représentant honorables et qualifiés.
-Il y a également le nombre et la réputation de la clientèle.
-Qui sont leurs clients ?
-Il y a-t-il quelqu’un à Mount Salem qui a une relation ou des contacts avec Aristide ?
-Un autre point de suspicion pour le Département de Justice, est-ce que personne dans la compagnie n’a aucun lien personnel ou professionnel avec le gouvernement. ?
-Est-ce que l’associé ou le représentant de l’association a été recommandé par un fonctionnaire comme client potentiel du gouvernement ?
-Est-ce que quelqu’un à la TeleCo d’Haïti a recommandé Mount Salem ?

Ce sont des questions très très importantes, très intéressantes. Moi j’aimerais bien avoir les réponses de monsieur Kurzban.

Translation: I think its evidence is very persuasive. Aristide’s corruption is documented by incorporation papers, copies of bank checks, bank transfer documents, invoices, company payment statements, and sworn testimony.
I also have documents, by the way, that show that Kurzban was paid more than $10 million by the Aristide government, including by Haiti TeleCo.

There are many reasons why Adrian Corr, who was the chief de Mount Salem in Turks & Caicos Island, would now like to distance himself from his connection with TeleCo Haiti and his role in siphoning off profits from monies paid by IDT and perhaps other companies. You know that Kurzban said that Adrian Corr has noting to do with these problems. But Adrian Corr’s name is on the Teleco Haiti contract which he mailed from his office in the Turks & Caicos. Mr. Corr thus knew of a three way deal between IDT, Teleco and Mont Salem.
-Does Mr. Corr not understand the corruption history of Haiti?
-The US Department of Justice red-flags a history of corruption in Haiti in a laypersons guide to the FCPA (Foreign Corrupt Practices Act).

Mr. Corr was transacting business in violation of the T&C companies’ ordinance of 1981, which requires most of such companies’ operations to be conducted outside the T&C. The T&C is supposed to be a no-questions-asked repository for funds, not the platform for the fraud. Mr. Corr was operating Mont Salem in the T&C as the center of gravity for collection of all monies not only for the deal with IDT, but with Skyytel, Canada.
-Can Mr. Corr or Mr. Kurzban supply information of any operations of Mont Salem outside Corrs’ law firm of the T&C?
-If there are none, Mont Salem’s secrecy protection is pierced under T&C law.

-Why does a Haiti government-owned and operated phone company need a tax-exempt offshore shell company to collect its money?
-Why does a government agency need a tax shelter?
-Why does TeleCo Haiti need a third party to collect to already dramatically reduced bargain basement rates given to IDT?
-Why would TeleCo Haiti agree to the huge commission that Mont Salem was extracting?
-Why are they paying a commission?
-Why would TeleCo give up a third of its sorely needed foreign currency to Mont Salem?
-Three cents is 34% of 8.75. The DOJ red flags “unusually high commissions.”
-Why do Teleco Haiti’s records reflect Mont Salem as a carrier paying Haiti 6 cents a minute?
-According to TeleCo Haiti’s internal records, Mont Salem was a phone company!
-Did Mr. Corr pretend to represent Mont Salem as a phone company?
-The lawsuit filed by the Haiti government in 2005 says that after IDT was cut off, Corr Aug 10, 2004 wrote TeleCo saying that Mont Salem was a communications carrier trying to expand its operations.
-This does not comport with T&C company rules for operation mainly outside the limits of the T&C.
-Do other Haiti contracts with other contractors, past or present, call for payments to a third party offshore tax haven?
-If everything was okay with the deal, why did IDT go through such lengths to hide it?
-The DOJ specifically red-flags lack of transparency in expenses and accounting records.
-Where was Mr. Corr’s due diligence?
-What were Mont Salem’s qualifications?
-The DOJ red-flags precautions to ensure you have formed a business relationship with a reputable and qualified partner and representative.
-It also red flags the number and reputations of the client’s clientele.
-Who are their clients?
Does anyone with Mont Salem have any connections with Aristide?
-The DOJ red-flags whether the people in a company have any personal or professional ties to the government and whether the joint venture partner or representative has been recommended by an official of the potential government customer?
-Did someone in TeleCo Haiti recommend Mont Salem?

These questions are very very important and very interesting. Me, I would like to have Mr. Kurzban’s answers.

RB : Dans votre article du 18 septembre 2006 vous êtes allé un peu plus loin. Vous n’avez pas mâché vos mots. Vous avez accusé Alice Fisher d’être en train de bloquer l’utilisation des fonds saisis des trafiquants de drogue.
Qu’est-ce qui vous a porté à formuler cette accusation directe ?

LK : Comme personne de haut rang, elle avait l’autorité pour décider de l’utilisation de l’argent. Selon Bryan Sierra du Département de Justice, parce qu’elle a travaillé pour le cabinet d’avocat d’IDT, elle s’est « récusée » elle-même, en raison de ses liens antérieurs avec le cas. Franchement, en raison de ce que nous connaissons de la politisation du Département de Justice sous Bush, je n’y crois pas.

Translation: She had the authority to decide on the use of the money. According to Bryan Sierra of the Justice Department, she “recused” herself because of her previous connection to the case when she worked for IDT’s law firm. Frankly, in view of what we know about the politicized Bush Justice Department, I don’t believe that.

RB : Dans le même article vous avez accusé nommément, Mary Lee Warren assistante adjoint du Procureur général, d’agir au profit de l’ancien patron d’Alice Fisher. Celle-ci a été appointée le 31 août 2005, sans approbation du Sénat.
Pouvez-vous élaborer un peu plus sur ces personnages et leur rôle dans l’affaire IDT - TELECO ?

LK : Alice Fisher étant le mandataire d’IDT a écrit un papier de « recherche » qui a déterminé qu’IDT n’avait fait rien mal. Elle (ou Mary Lee Warren, si Fisher s’est récusée réellement) a évidemment refusé de poursuivre IDT qui clairement a violé les deux dispositions d’anti-corruption de la Loi contre la pratique de la corruption à l’étranger et des mesures prévues par la Loi Sarbanes-Oxley concernant les dossiers, les livres et documents comptables.
Les violations de FCPA peuvent avoir comme sentence, la prison jusqu’à 5 ans pour un individu avec une amende de $100.000, et pour une compagnie une amende de $2 millions. La violation de Sarbanes-Oxley peut avoir une sentence de 20 ans de prison et des amendes allant jusqu’à $5 millions pour un individu. Les amendes peuvent aller jusqu’à $25 millions pour une compagnie.

Translation: Alice Fisher was IDT’s attorney and wrote an « investigation » paper that determined that IDT hadn’t done anything wrong. She (or Mary Lee Warren, if Fisher actually recused herself) obviously declined to prosecute IDT which clearly has violated both the anti-bribery provisions of the Foreign Corrupt Practices Act and the books and records provision of the Sarbanes-Oxley Act.
FCPA violations can lead to prison of up to 5 years for an individual and a fine of $100,000, and for a company a fine of $2 million. Violation of Sarbanes-Oxley can lead to a sentence of 20 years in prison for an individual and fines of up to $5 million, plus fines of up to $25 million for a company.

RB : Le terme « International settlement policy (ISP) » revient constamment dans vos articles. C’est sur la base du ISP que les accusations de fraude sont portées contre IDT et Aristide.
Pouvez-vous nous expliquer ce que c’est ?

LK : Politique internationale de tarifs (effective pour Haïti jusqu’au novembre 2004) réclame les mêmes meilleurs tarifes pour toutes les compagnies de télécommunication des Etats-Unis. Le but était d’assurer « l’équité concurrentielle » et d’empêcher que les grosses compagnies dominant le marché international d’augmenter leur influence au détriment des autres compagnies et des consommateurs aux Etats-Unis.

Translation: International Settlements Policy (in effect for Haiti till November 2004) called for the same best rates for all U.S. carriers. The goal was to ensure “a competitive playing field” and prevent dominant carriers on the foreign end of a U.S.-international route from leveraging their market power to the detriment of U.S. carriers and consumers.

RB : Il y a d’autres Compagnies américaines et canadiennes telles que, Fusion Telecomunications, Skyytel (Montréal), Cinergy (Miami) et IPIP/Terra (Miami) qui ont reçu des tarifs préférentiels en violation du ISP.
Il y a-t-il un recours en justice contre eux ?

LK : Naturellement, le Département de la justice et la SEC devraient les investiguer et porter des charges contre eux, si l’évidence indique un crime. Je ne suis pas informée d’aucune investigation en cours.

Translation: Of course, the US Justice Department and SEC should be investigating them and bringing charges if the evidence indicates a crime. I do not know of any investigations underway.

RB : Vous avez trouvez dans vos recherches que la compagnie Mount Salem a été fondé en juin 2000 avec un capital de seulement $5,000. Une compagnie organisée typiquement pour le blanchiment d’argent, au lieu d’être une compagnie réelle organisée pour faire du commerce.
Formée en 2000, les transactions avec la IDT n’ont commencé qu’en 2003. Entre-temps qu’elles étaient les activités de cette compagnie ?

LK : Très probablement le dit propriétaire, Aristide, l’a utilisé pour recevoir d’autres pots-de-vin. Nous savons que la Fusion, une compagnie de télécommunication à influence démocrate dans son conseil de direction, avait eu un contrat avec la TeleCo avant celui d’IDT. La Fusion se bat pour maintenir ce contrat confidentiel, et la FCC n’a pas jusqu’ici décidé qu’il doit être ouvert.

Translation: Most likely the owner, said to be Aristide, used it to collect other kickbacks. We know that Fusion, a company with influential Democrats on its board, had a contract with TeleCo before IDT’s. Fusion is fighting to keep that contract confidential, and the FCC has so far not ruled that it must be opened.

RB : Colin Povall a révélé que la compagnie Skyytel de Montréal payait 9 centimes par minute à Mount Salem, pour un total de 872,371 dollars, alors que la TELECO ne recevait que 6 centimes par minute. Le président de Skyytel dit n’avoir rencontré qu’un seul Haïtien, Fred Beliard. C’est lui qui a signé le contrat.
Est-ce que Fred Beliard est accusé de fraude ?

LK : Povall m’a indiqué que le nom d’Adrian Corr, un avocat des îles Turks & Caicos qui a géré Mount Salem, était sur le contrat. Il n’a pas dit si Fred Beliard l’avait signé également. Cependant Beliard a été accusé par le procès intenté par le gouvernement.

Translation: Povall told me that the name of Adrian Corr, a Turks & Caicos lawyer who ran Mount Salem, was on the contract. He didn’t say if Fred Beliard also signed it. However, Beliard is accused by the Haiti government suit.

RB : L’assignation du gouvernement haïtien déposé par-devant les tribunaux de la Floride le 2 novembre 2005 implique quelques Haïtiens.
Pouvez-vous nous dire, qui sont-ils ?

LK : Le procès de la Teleco du de gouvernement haïtien a inculpé ces personnes :

-L’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.
-Faubert Gustave, ministre de l’économie et des finances 2001-2004.
-Rodnée Deschineau, directeur général du Banque Populaire Haïtienne propriété de l’Etat de 2001-2004.
-Lesly Lavelanet, le beau-frère de l’épouse d’Aristide, Mildred Trouillot Aristide.
-Fred Beliard.
-Alphone Inevil, le beau-frère d’Aristide, directeur de la planification à la Teleco de 1997 à 2002, puis directeur général jusqu’en 2004.
-Jean René Duperval, directeur pour des affaires internationales pour la Teleco de 2003 à 2004.
-Et Adrian Corr, un mandataire avec le cabinet d’avocat de Miller, de Simons et d’O’ Sullivan aux Îles Turks & Caicos.

Translation: The Haitian government-Teleco lawsuit charged these people:

-Former President Jean-Bertrand Aristide.
-Faubert Gustave, minister of the Economy and Finance 2001-4.
-Rodnée Deschineau, general manager of the government-owned Banque Populaire Haïtienne from 2001-4.
-Lesly Lavelanet, the brother-in-law of Aristide’s wife, Mildred Trouillot Aristide.
-Fred Beliard.
-Alphone Inevil, Aristide’s brother-in-law, Director of Planning at Teleco from 1997 to 2002, then Director General to 2004.
-Jean Rene Duperval, Director for International Affairs for Teleco from 2003 to 2004.
-And Adrian Corr, an attorney with the law firm of Miller, Simons and O’Sullivan in the Turks and Caicos Islands.

RB : Vous avez dit que le gouvernement des Etats-Unis est impliqué de deux façons dans le cas d’Aristide :
-Les pots-de-vin versés par des compagnies américaines à des comptes privés au lieu d’être payés au gouvernement haïtien.
-Les transfères de fortes sommes par des banques américaines à des compagnies bidon situées aux Etats-Unis, en Haïti et dans d’autres pays.
A quoi devons-nous nous attendre de la part du gouvernement des Etats-Unis dans la poursuite de ces dossiers contre Aristide et ses complices ?

LK : Je ne pense pas que l’implication du gouvernement des Etats-Unis sera d’aucun effet. Il n’a pas fait de la poursuite de l’utilisation des compagnies d’outre- mer et de celle de la corruption internationale, une issue. Il pourrait mettre fin au système d’outre-mer, mais ne l’a pas fait. Il est même moins enclin à poursuivre les banques des Etats-Unis qui font beaucoup d’argent en transférant des fonds illicites à travers le système d’outre-mer. Ce sont les grandes banques qui exploitent le système d’outre-mer, parce qu’ils font des commissions énormes en cachant la corruption et l’évasion d’impôts pour leurs clients très riches.

Translation: I don’t think the present US government will do anything. It has not made an issue of going after the use of offshore companies and accounts for international corruption. It could shut down the offshore system, but does not. It is even less likely to go after US banks who make a great deal of money by transferring illicit funds through the offshore system. It is the big banks who run the offshore system, because they make very large commissions by hiding the corruption and tax evading money of their very rich clients.

RB : Pouvez-vous nous dire quelques mots à propos de l’ordre de transfère des fonds des appels téléphoniques internationaux à un compte numéroté au Panama donné par Aristide à AT&T pendant qu’il était en exile ?
Ces fonds ont été utilisés à quelle fin ?
Est-ce que ce n’est pas la même tendance qui a continué ?

LK : Le cas d’AT&T a été rapporté par un autre journaliste. Naturellement, ce serait le même type d’opération, dans le même but - de siphonner des fonds du trésor du gouvernement d’Haïti.

Translation: The AT&T case was reported by another journalist. Of course, it would be the same sort of operation with the same purpose – to siphon funds from the Haiti government.

RB : Il était évident, que l’assignation déposée par-devant les tribunaux de la Floride, était pour la récupération de fonds de l’Etat haïtien dilapidés par Aristide et ses associés. Il est aussi évident que Préval 1er premier ministre du gouvernement d’Aristide et 2e chef d’état du régime lavalas, ne pouvait pas poursuivre en justice son partenaire et tuteur politique.
Pensez-vous que, ne pouvant pas partager les fonds saisis des trafiquants de drogue, il aurait dû faire un arrangement avec ses avocats pour leur payer un pourcentage du montant collecté ?

LK : Oui, il est commun pour des avocats de travailler sous ces conditions. Ce qui signifie, qu’ils sont payés seulement s’ils gagnent ou font un arrangent. Les honoraires sont généralement un pourcentage de l’argent gagné, mais peuvent être en partie des honoraires pour le travail fourni et en partie un pourcentage de l’argent collecté.

Translation: Yes, it is common for lawyers to work on contingency, which means they are paid only if they win or settle. The fee is generally a percentage of the money won, but may be partly a fee for time worked and partly a percentage.

RB : Vous avez mentionné le fait qu’il y a un temps limité pour poursuivre ces dossiers.
Quelle est la limite établie pour ces cas de corruption ?

LK : Le statut de limitation est de 4 ans pour RICO cas civil, et de 5 ans pour RICO cas criminel.

La loi RICO se lit comme suit :

V. CONSPIRATION POUR VIOLER RICO - SECTION 1962 (d)

Un cas de RICO est vaste mais un cas de conspiration de RICO est encore plus vaste. N’importe qui, qui accepte ou conspire à poursuivre le même objectif criminel peut être jugé responsable d’une violation de RICO. « Si les conspirateurs ont un plan qui porte quelques conspirateurs à commettre le crime et d’autres à fournir l’appui, les supporteurs sont aussi coupables que les malfaiteurs. » Un conspirateur doit simplement avoir l’intention de faire avancer un effort que, s’il s’accompli, satisferait tous les éléments d’un cas civile de RICO.

Translation: The statute of limitations is 4 years for civil RICO and 5 years for Criminal RICO.

The RICO is as follow:

V. CONSPIRACIES TO VIOLATE RICO - SECTION 1962(d)

A RICO claim is broad but a RICO conspiracy claim is even broader. Anyone who agrees or conspires to pursue the same criminal objective can be held liable for a RICO violation. “If conspirators have a plan which calls for some conspirators to perpetrate the crime and others to provide support, the supporters are as guilty as the perpetrators.” A conspirator must simply intend to further an endeavor which, if completed, would satisfy all elements of a civil RICO claim.

RB : Haïti étant le pays le plus pauvre de l’hémisphère, qui vient de subir récemment des émeutes de la faim. Le 1er septembre ce sera la rentrée des classes. Ce peuple à bout de souffle et aux abois ne sait à quel saint se vouer.
Ne pensez-vous pas que Préval aurait dû être un peu plus imaginatif pour poursuivre ce dossier de corruption contre Aristide et ses complices ?

SERIONS-NOUS TROMPÉS SUR L’OBJET DE LA MISSION DE MONSIEUR LOUIS JOINET EN HAÏTI ?

Friday, August 1st, 2008

Par Franck PAULTRE, Victime des tueries perpétrées à Saint Marc en février 2004
Port-au-Prince le 24 juillet 2008

Monsieur Louis JOINET, expert indépendant des Nations Unies pour les droits de la personne en Haïti, est intervenu sur les ondes de Radio Métropole le matin du 15 juillet 2008. C’est ainsi que j’ai appris que sa mission etait à son terme et qu’elle prendrait fin le 31 du mois en cours.

Cette nouvelle m’a frappé car au vu des résultats apparents qui s’offrent à nous, je ne peux m’empêcher de me questionner sur ma compréhension de l’objet de sa présence dans notre pays. Cependant, en l’absence d’informations plus précises concernant ses autres champs d’interventions, je limiterai strictement mes réflexions à son action concernant les événements qui se sont déroulés à Saint Marc en février / mars 2004.

J’ai été impressionné par la maestria avec laquelle monsieur Louis JOINET est intervenu, dans un plaidoyer pour le respect des droits des présumés bourreaux et autres inculpés dans les événements tragiques de Saint Marc. J’ai été tout aussi impressionné par le peu de cas qu’il fait des victimes, comme si ces dernières, leurs parents et la population de la ville n’ont pas de problèmes et pas de droits.

Je ne reproche pas, à monsieur Louis JOINET, de défendre les droits des inculpés, car je me suis toujours battu et continue à me battre, moi-même, pour le respect des droits de la personne humaine quelle qu’elle soit, innocente, inculpée ou condamnée. Ce qui me préoccupe et que je ne comprends pas, c’est l’absence d’intérêts de M.JOINET pour le sort et les droits des victimes, directes ou indirectes et le peu de cas qu’il fait de la population.

L’insulaire que je suis ne maitrise pas toutes les subtilités des affaires internationales. J’ai cependant été frappé par les résultats extraordinaires que monsieur Louis JOINET a pu obtenir :

  • tous les inculpés, dans les événements tragiques qui se sont déroulés à Saint Marc notamment ceux des mois de février et mars 2004 ont été libérés, depuis plus d’un an ;
  • l’ex Premier Ministre, M. Yvon NEPTUNE, a même pu obtenir une condamnation de l’État haïtien par une Cour internationale pour la façon avec laquelle il aurait été traité à l’époque ou il était détenu pendant l’instruction de sa cause et dans l’attente de son procès.
  • nous félicitons monsieur Louis JOINET pour les résultats obtenus dans l’éventuelle récupération des fonds que l’ex Président Jean Claude DUVALIER, détient dans des banques étrangères et qui seraient mis à la disposition de l’État haïtien. Ce fait, aux dires de l’expert, serait même une première dans les annales de la jurisprudence internationale.

Certains faits sont frappants et méritent d’être questionnés :

  • les résultats obtenus en faveur des inculpés et présumés bourreaux, l’ont été grâce à des procédures dilatoires courantes en Haïti, comme M Louis JOINET les a lui-même qualifiées le matin du 15 juillet 2008 sur les ondes de Radio Métropole ;
  • le traitement de l’affaire par une Cour internationale de justice s’est fait à l’insu et sans la participation des victimes ;
  • le déni de justice aux victimes, sans que l’expert de l’ONU préposé au respect des droits de la personne ne daigne s’en inquiéter. En effet, depuis plus de deux ans l’affaire traine par devant la Cour d’appel des Gonaïves et le supplément d’information demandé auprès de la juridiction de Saint Marc n’a pas encore été fourni faute par l’État de confier le dossier à un juge d’instruction.
  • Je n’ai pas eu l’honneur de lire les rapports de M. Louis JOINET, je ne puis donc réagir qu’à partir de ses différentes interventions sur les ondes des stations de radio de la capitale haïtienne.

    J’ai remarqué que pas une seule fois Monsieur Louis JOINET n’est intervenu sur le dossier des événements de Saint Marc de l’année 2004 en faveur des victimes. J’éviterai d’attacher un qualificatif à son oubli. Je me contenterai de lui rappeler que sa mission avait déjà commencé en Haïti quand les événements de Saint Marc ont eu lieu. Je lui rappellerais que l’affaire pendante par devant la justice haïtienne concerne plus de 27 morts répertoriés et plus d’une trentaine d’incendie auxquels il faudrait ajouter, sans que cette liste soit exhaustive, les cas de viols au commissariat de Police même de Saint Marc, etc. En ce qui me concerne, personnellement, je lui rappellerais, que parmi les victimes se trouvent mon père et ma mère âgés à l’époque de 87 ans (12 février 2004) ainsi que Fanes DORJEAN gardien de notre Maison de Commerce et Florette SOLIDES, sa compagne, alors enceinte de 8 mois (tous deux tués et brulés dans l’incendie de leur demeure, le 18 février 2004).

    Monsieur Louis JOINET devrait pouvoir se souvenir qu’il a rencontré les victimes à la Mairie de Saint Marc en présence de l’un de leurs avocats, Me. Sammuel MADISTIN, et qu’à cette occasion, rappelant que mon arrière grand père avait siégé à Saint Marc à titre de doyen du tribunal Civil, j’avais personnellement exprimé le vœu de voir se tenir, de nos jours, en Haïti, un procès juste et équitable auquel monsieur JOINET aurait assisté et sur lequel il pourrait opiner. Je me rappelle encore sa réponse qu’il faudrait que la partie adverse, les inculpés, en fassent aussi la requête. Comment comprendre une telle réponse ?

    Après plus de quatre années de procédure judiciaire qui se perdent dans un dédale de manœuvres dilatoires, rien n’est fait pour permettre à la justice d’aboutir. La mission de monsieur Louis JOINET s’achève, sans que rien ne soit dit sur le sort des victimes. Pas un mot de compréhension ou de regret de la part de l’Expert Independent des Nations Unies pour les droits de la personne en Haïti, en faveur des victimes des événements sanglants survenus à Saint Marc en 2004. Comment comprendre une telle attitude ? :

  • Doit-on comprendre que les poursuites judiciaires en faveur des victimes ne faisaient pas partie des Termes de Référence de la Mission de l’Expert
  • Doit-on penser qu’il a eu tellement de cas à traiter, qu’il n’a pas eu le temps ou les possibilités de se pencher sur le cas des victimes, d’où cette apparente omission de sa part ?
  • S’est-il désintéressé des victimes parce que généralement ce genre de cas ne fait pas partie des attributions des Organismes Internationaux et relève exclusivement des instances gouvernementales du pays en cause qui a la charge de dédommager les victimes.
  • Monsieur Louis JOINET se réjouit et s’enorgueillit de l’apport à la jurisprudence que constitue le cas de la mise à la disposition du Gouvernement de la République d’Haïti, de certains biens détenus par Jean Claude Duvalier. Il est vrai que ces fonds pourraient servir à l’indemnisation des victimes. Cependant il est bon de rappeler que les victimes de Saint Marc réclament d’abord justice et non de simples dédommagements.

  • Doit-on penser que les événements de Saint Marc ayant causé des dizaines de victimes laissent monsieur JOINET indifférent et n’ont pas su attirer sa compassion d’homme ni toucher le sens éthique du juge et de l’expert en droit de la personne humaine qu’il est.
  • Je n’ose croire à cette éventualité.

  • N’ayant pas eu l’honneur de lire son rapport, je ne sais si monsieur Louis JOINET s’est prononcé dans ce texte sur le cas des victimes, mais a jugé qu’il serait contreproductif de se prononcer publiquement sur le cas spécifique des victimes de Saint Marc.

En tout état de cause, en tant que victime des événements survenus à Saint Marc en 2004, je formule le souhait de voir Monsieur Louis JOINET se prononcer publiquement sur le cas des victimes comme il s’est prononcé sur celui des présumés bourreaux, inculpés par la justice haïtienne. Cela aiderait à redonner aux victimes en général et à celles de Saint Marc en particulier, un peu de confiance dans le système international et plus spécifiquement dans celui des Nations Unies.

Je sais que monsieur Louis JOINET peut le faire, car dans son entrevue du matin du 15 juillet 2008, il a affirmé que sa position d’Expert indépendant lui permet de dire ce que les autres ne peuvent pas dire du point de vue diplomatique. Pourquoi son silence sur le déni de justice aux victimes de Saint Marc ? Ne serait il que le porte voix de ses commanditaires ? N’aurait il le droit de se prononcer que sur des sujets spécifiques relatifs aux droits de la personne à l’exclusion de certains autres, notamment le droit à la justice et aux réparations des victimes?

Je suis presque certain qu’il lira ce texte car son intervention du 15 juillet 2008 sur les ondes de Radio Métropole en faveur de Mme Michèle Pierre Louis a été faite sur des rumeurs persistantes circulant sur le Net au sujet des préférences sexuelles de son ancienne conseillère. Tout a donc l’air d’indiquer qu’il reçoit régulièrement les courriels venant d’Haïti.

Même si le cas des victimes des tueries de Saint Marc ne ferait pas partie des Termes de Référence de sa Mission en Haïti, je sais que le juge intègre qu’il est, peut se prononcer sur cet aspect de notre histoire récente, dès les premiers jours du mois d’août 2008, une fois qu’il se sera débarrassé du carcan qui le gène à cause de son contrat d’Expert indépendant des Nations Unies, et j’ai fort espoir qu’il se fera un devoir de nous accompagner, nous autres, victimes des tueries de Saint Marc, comme il s’est fait le devoir d’accompagner nos bourreaux inculpés en Haïti puis relaxés sans jugement en partie grâce à lui.

Mon espoir est qu’il le fera, parce qu’il sait, en tant qu’Expert des Droits de la Personne des Nations Unies:

  • que nous, victimes, avons aussi droit à la justice pour les préjudices qui nous ont été causés et les souffrances que nous continuons d’endurer et
  • que la Nation Haïtienne a droit à la vérité pour ce cas de violation flagrante des droits de la personne humaines par les dirigeants de notre pays de l’époque, cas qui traine, depuis près de quatre ans par devant le système judiciaire de notre pays, sans que personne, à part les victimes, ne semble s’en soucier.

How Haiti was looted with the help of Shell Companies and Secret Bank Accounts and U.S. corporations

Thursday, July 31st, 2008

Former hell-sent dictator Aristide secret offshore accounts and other crimes.
Crime, victim, benefit
By LUCY KOMISAR

(Lucy Komisar is a New York journalist who since 1997 has written about offshore bank and corporate secrecy and money-laundering and how the offshore system enables international financial crime and corruption as well as drug and arms trafficking, corporate fraud, terrorism, dictatorship, and tax evasion. She is a founder and member of the steering committee of the Tax Justice Network, an international NGO that opposes offshore tax evasion by corporations and the wealthy.)

Add former Haitian President Jean-Bertrand Aristide to the long list of corrupt and repressive officials who have used western banks and companies and offshore tax havens to plunder their countries and launder the stolen money.

Aristide and his associates looted government coffers, wrote checks to front companies for nonexistent purchases, padded invoices to get kickbacks from vendors, secretly owned companies that cheated Haiti of taxes, and laundered the money they stole through shell companies and secret bank accounts set up in the U.S. and the offshore tax havens of Turks and Caicos and the British Virgin Islands.

Aristide’s corruption is documented by incorporation papers, copies of bank checks, bank transfer documents, invoices, company payment statements, and sworn testimony.

Nearly $20 million has been documented as stolen between 2001, when Aristide took office as president for the second time, and 2004, when he fled or was forced out of the country according to varying accounts.
An administrative commission of inquiry says that at the beginning of the chain of transfers, ex-director general of the government bank Rodnée Deschineau moved $19 million in government funds through the accounts of Aristide’s governmental “Private Secretary Account.” I have copies of twelve checks drawn on that account from 2001 to 2002 and cashed by the Bank of the Republic of Haiti for sums of $100,000 to $600,000, and totaling $4,662,000.

The information, including the private secretary checks, was collected by the Central Unit of Financial Information (UCREF), an agency set up, as in other countries in recent years, to investigate money laundering, and by the Administrative Commission on Inquiry (Commission d’Enquete Administrative) headed by former Haitian senator Paul Denis. Denis was charged by the current government with investigating corruption during the Aristide years. His report says Aristide and his collaborators transferred $17,489,415 abroad.

The Haiti investigators’ mandate till now has been to look at events during Aristide’s second term. However, the attorneys in the lawsuit have the option of using the discovery process to look into earlier practices, including during the 1990s when Aristide was in exile, when he continued his first term (1994 to 96), and when his close associate Rene Préval was president (1996 and 2001). This would likely considerably increase the amounts involved.

The documents are the basis of a Haitian government lawsuit filed in Miami Nov. 2, 2005, under the U.S. RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations) statute. The defendants are listed at the end of this report. The Haitian government seeks to recoup the stolen money plus penalties allowed by the law. Allegations also appear in a New Jersey lawsuit filed by a former employee of IDT, a U.S. telecommunications company accused of paying kickbacks to Aristide.

Payoffs to Aristide or his associates were also made by drug traffickers, according to the testimony of half a dozen Haitians indicted by the U.S. for helping the transit of cocaine through Haiti to the United States.
Ira Kurzban, Aristide’s Miami lawyer, declined to discuss any of the facts or allegations in this report.
This investigation raises questions beyond the corruption of the Aristide administration. It is a case study in how corrupt individuals use the offshore banks and corporate secrecy system and easily-incorporated shell companies at home, offshore and elsewhere to loot their countries’ treasuries and facilitate international crime.

There are about 70 offshore jurisdictions around the world. Among the most famous are Switzerland, Grand Cayman, Luxembourg, British Virgin Islands, Jersey, Liechtenstein. Offshore centers allow companies and bank accounts to keep their records, including owners’ names, secret even from regulators and law enforcement. Some of them give this secrecy right only to foreigners. Offshore financial centers are the parallel financial services system for criminals: for corporate crooks and fraudsters, tax evaders, drug and arm traffickers, terrorists and for government officials who steal from their countries. The big international banks all have offshore subsidiaries where they can hide the money of clients who are evading taxes at home or committing other crimes. And in many countries, including the U.S., it is relatively easy to set up companies and bank accounts without providing documentation about the true owners.

Corrupt Western business people, negligent or complicit bankers and offshore tax havens – all the enablers of corruptionmake a lot of money by helping the world’s crooks. And provide the capital for those crooks to stay in power, and they tilt the playing field against the interests of firms and individuals who do business honestly.

The U.S. was involved in the Aristide case in two ways. The offshore system was used to collect kickbacks or divert payments from American companies that should have gone to the Haitian government. U.S. banks moved large amounts of money for shell companies set up in the U.S., Haiti and offshore.
Haiti’s Telecom Sector is estimated at 400 million minutes a year, valued at $48 million.
Foreign phone companies that provide calling services to other countries must pay for routing of their calls on the switching equipment of the receiving country, which records the time of calls. Foreign companies routinely pay a per-minute rate for these calls.

Teleco, Télécommunications d’Haïti, the Haiti national telephone company, made agreements with telephone companies, including IDT (Newark, NJ), Fusion Telecommunications (New York), Skyytel (Montreal), Cinergy (Miami) and IPIP/Terra (Miami), granting them rights to connect to Haiti phone lines. A suit by the Haiti government filed in Miami Nov. 2 says that payments to Teleco were diverted or kicked back to Aristide’s group through companies and bank accounts in the offshore Turks and Caicos Islands and the British Virgin Islands. The offshore companies, described as “agents” or “consultants” for Teleco, were used for the benefit of Aristide and his associates.

The suit focuses on the years of Aristide’s second term, but according to a report by Christopher Caldwell in the July 1994 American Spectator, kickbacks or diverted payments were nothing new. He says that when Aristide was in exile in Washington, 1991-1994, he ordered that the proceeds from Haiti’s international phone traffic handled by the Latin American division of AT&T be moved to a numbered bank account in offshore Panama. He says Aristide used the settlement accounts of Teleco in the US to finance his return to power in 1994 and that the practice continued after he was returned to office in 1994.

The Caldwell report was cited by reporter Mary O’Grady in an article about the telecom scandal in the Wall Street Journal last year. Asked if it was true, Jim Byrnes, head of AT&T Corporate Media Relations, told me, “AT&T declines to comment on a characterization in a media report from 1994, or a paraphrasing of that characterization in The Wall Street Journal.” Caldwell did not respond to phone and email messages asking for more details.

The recent case with the most evidence of Aristide corruption involves IDT, a telecommunications company founded in 1990 and headquartered in Newark, NJ. A former employee says the company vice-president told him that IDT in 2003 agreed to pay kickbacks to Aristide’s offshore bank account in return for a favorable phone deal in Haiti.

Michael Jewett, who in 2003 was associate regional vice president for the Caribbean at IDT, made the charges in a suit for wrongful dismissal filed in federal court in Newark in October 2005. He said that during discussions on the agreement, Teleco sought bribes in exchange for a cut-rate price and that IDT agreed to kickbacks. Under U.S. law, American companies would have to pay 23 cents a minute to Teleco for its services in completing calls from the U.S. Teleco was offering 9 cents a minute, with 3 cents kicked back.

Jewett said he’d been told that the initial Teleco proposal called for IDT to first deposit funds in a U.S. bank account. He said IDT decided that was too risky: that it might pay and get no agreement. (No honor among thieves.) He said that Jack Lerer, IDT Executive Vice President for International Business Development, went to Haiti in August 2003 and met Aristide to work out an accord. A month later, he said, Lerer met with Jewett and told him that the deal was that IDT would deposit money in an offshore account set up for Aristide under the name Mont Salem, in the offshore Turks and Caicos. Jewett said Lerer told him they had to move fast so that they didn’t lose the deal.

Jewett’s suit says, “Plaintiff asked defendant Jack Lerer what Mont Salem was, and he replied it was the private bank account of the President of Haiti, Mr. Jean Bertrand Aristide, that had been created by legal counsel for President Aristide, Adrian Corr, member of the law firm Miller, Simons and O’Sullivan.” Jewett testified that Lerer appointed him the “go-between for all commercial correspondence between Teleco Haiti and Mont Salem.” He said Lerer told him “not to reveal the details of the Teleco Haiti deal with anyone within IDT.” Jewett says he repeated protested that the deal was illegal. After it was completed, he was fired.

In October 2003, IDT concluded an agreement with Teleco to pay 9 cents a minute for Teleco’s services. Instead of making payments directly to the Haiti government company, it would make them to Mont Salem as Teleco’s agent. Under the agreement, Teleco would actually receive only 6 cents a minute, and the other 3 cents would be kept by Mont Salem as kickback. Teleco’s records were falsified to show Mont Salem as the carrier, not IDT. In one six-month period, February to April 2004, IDT paid $302,588 in kickbacks to the Aristide group, according to the Haitian government lawsuit. Mont Salem was in fact a shell company. Timothy O’Sullivan of Miller, Simons and O’Sullivan was listed as Mont Salem’s registered agent.

One of the functions of offshore law firms is to set up shell companies – fake or front companies – that have no purpose other than to carry out phony transactions to justify the movement of money into crooks’ secret accounts. Mont Salem’s incorporation papers show registration in June 2000 with capital of $5,000 – not much for a real company. The owner of shares was “M & S Nominees Ltd,” not the real owners, just another name for Miller, Simmons, at the same address. “Nominees” means “stand-in” or “strawman.” Using nominees hides true owners, a typical offshore ploy when the real owners are up to no good.
Mont Salem was, like all such shell companies, exempt from taxation. M&S just had to promise that “the operation of the proposed Company will be conducted mainly outside the Turks and Caicos Islands.” The local folks don’t want corrupt companies and criminals doing business on their doorstep, but they don’t care if they loot other countries and people.

If IDT did as alleged, it violated U.S. Federal Communication Commission rules. When it entered its agreement, calls from the U.S. to Haiti were covered by the ISP, International Settlements Policy, which required transparency and nondiscriminatory rates. That meant that U.S. carriers had to pay 23 cents a minute for phone calls sent to Haiti. Companies would have to inform the FCC and all competitors if they negotiated a deal for lower rates. IDT didn’t do that. After November, Haiti was exempted from the ISP rules, so rates for U.S. telcoms were open to the market.

If IDT did as alleged, it also violated the U.S. Foreign Corrupt Practices Act, which bans payment of bribes or kickbacks to get foreign contracts.

The Department of Justice, the Securities and Exchange Commission and the United States Attorney in Newark, New Jersey, have initiated investigations into Jewett’s charges.

IDT’s CEO James Courter and the company’s attorney in the Jewett case, Leslie Lajewski (Grotta, Glassman & Hoffman), both declined to return phone calls and emails seeking comment. However, Courter has been quoted publicly as saying that Jewett is a disgruntled ex-employee with no evidence.

IDT, whose business plan apparently included lucrative deals with Haiti’s politicians, appears to play the same political game at home. James Courter, a Republican New Jersey congressman from 1979 to 1991, is a friend of Vice President Dick Cheney. When Net2Phone, an IDT internet phone company, went public in 1999, he arranged for Cheney to buy 1,000 initial shares. Cheney paid $15,000 for the shares and sold them the same day for $26,574, a neat profit of 77.2 percent.

Republicans are prominent on IDT’s board of directors, which includes Jeane J. Kirkpatrick, a former ambassador to the United Nations; Jack F. Kemp, the former New York congressman and Republican vice presidential nominee; James S. Gilmore III, a former governor of Virginia; and Rudy Boschwitz, a former senator from Minnesota.

Pete Wilson, the former governor of California, is on the board of its IDT Entertainment subsidiary. And until he resigned in fall 2005, William F. Weld, the former Massachusetts governor who plans to run for governor of New York, was a director of the IDT board and chairman of its governance committee. IDT corporate governance gets failing marks from the Corporate Library and Institutional Shareholder Services, which rate companies for institutional investors.

The lone IDT Democrat, Leon E. Panetta, a former congressman who was chief of staff in the Clinton administration, is on the board of the IDT Telecom unit.

After the suit, the IDT audit committee engaged the law firm Latham & Watkins to look into the matter. In September 2004, IDT proposed to Teleco that it end the agency agreement with Mont Salem and not allow any agent to make or receive payments in violation of US Foreign Corrupt Practices Act. But even then, Teleco billed IDT at 6 cents rather than 9, because its records showed that the agreed price. Later an increase for all carriers in Aug. 2004 increased the IDT rate.

According to the Haiti lawsuit, a similar kickback deal was worked out for Skyytel, a Montreal company. Its 2003 agreement with Teleco provided for payment of 9 cents a minute to Mont Salem as Teleco’s agent. Again, Teleco would get only 6 cents a minute, with the rest sent as bribe and kickback to the Aristide group. The Teleco records were falsified to show Mont Salem as the carrier, paying Teleco 6 cents a minute. The difference of $872,371 was paid as kickbacks.

Skyytel president Colin Povall denies that kickbacks were paid. He explained how the deal was made. “Mont Salem approached us. I heard they were going to go after IDT and not give us the original deal they made. They [Mont Salem] were very secretive as to how they got their license to do this. They said we’re a licensed carrier.” He told me, “Mont Salem had the direct contact, we never met anybody in Haiti. Fred Beliard is the only one I met. He was dealing with some powerful people.” Beliard, a Haitian is accused in the lawsuit of participating in a scheme to misappropriate Teleco profits by granting telecoms reduced rates in exchange for kickbacks.

Povall said, “Beliard had promised us a tremendous amount of capacity, but I think they gave it to IDT. Our prices were between 7.2 and 8 cents; we made a margin of a half to a penny, which is reasonable in this business. We were reselling Mont Salem’s capacity. What deal they had, they kept it very secretive. They always told us they were paying 6 cents. They had their partnership; they didn’t reveal it was through Aristide. Adrian Corr, we only heard about him when it came to sign the contract; his name was on the contract.” Why didn’t Skyytel go directly to Teleco? Povall said, “In a perfect world that would be great. You have to have the contacts. The way they fast track is they had someone, Aristide placed people inside. Instead of Teleco approaching and making a bid, they sought out telecommunications companies to facilitate deals. Any teleco on earth would die at the chance of selling minutes to Haiti. There are a lot of minutes. If you have a decent margin. It doesn’t make sense that Teleco would bother making those payouts.” He said, “When the FBI called us, we were more than cooperative. They asked us to be witnesses, and we agreed on it. I told FBI I’ll give the entire file and you can check what we paid. We asked them to give us immunity. We did nothing wrong, but how they construe it….” He added, “Mont Salem, whatever they were paid, they must have paid their partners. Their partners are not legitimate partners but government partners.” One of Skyytel’s advisors is Ron Beliard, who acknowledged by phone that he is related to Fred Beliard.

Corr and Fred Beliard are defendants in the Haiti government suit.

Where did the money go? Who really owns Mount Salem?

I phoned Adrian Corr. I asked him who the real owners are. He said, “As in Delaware, you can have nominee directors.” [Delaware. Hmmm. It is true that Delaware is the American "offshore" venue, where crooks from around the world can set up companies, secure in the knowledge that Delaware authorities will not fuss if the names of verifiable owners are not listed. Delaware just collect the profitable registration fees.] Were there nominees (fake owners) in this company? “I don’t know: you put me on the spot,” said Corr. “I don’t want to answer any questions about this. I have lawyers retained; it’s better you speak with them. It’s [former New Jersey] Governor Byrne’s law firm.” His attorney Kerrie Heslin at Carella Byrne in Newark did not respond to numerous requests for comment.

Neither did Mont Salem’s Newark lawyer, Michael Weinstein (Podvey, Meanor, Catenacci, Hildner, Cocoziello & Chattman). I told him, “I’d like to know more about Mont (Mount) Salem: who owns it (the real owners, not the nominees), what its business is, how it got involved with Teleco.” His reply was, “No comment.” The Haiti government lawsuit charges that IDT is not the only American company that appears to have paid kickbacks or diverted payments. Fusion, a telecommunications company run by former high-level Clinton Administration officials, is said in the lawsuit also to have made a suspect deal. Fusion’s politically well-connected board has included Marvin Rosen, former finance chair of the Democratic National Committee; Massachusetts Congressman Joseph P. Kennedy II; and Thomas “Mack” McLarty III, Clinton special envoy to Latin America. Kennedy and McLarty resigned, and John Sununu, chief of staff for former President George H.W. Bush, joined the advisory board.

The Clinton administration played an important role in offering asylum to Aristide when he was forced out of the country by a military coup and used its influence to get him restored to power in 1994.
Fusion Telecommunications (New York) began operating in Haiti in1999 and provided services to Teleco until June 2002. The Haiti government lawsuit says Fusion made some payments to CW Holdings, a company with a bank account in Florida.

Fusion, through its representative, Howard Rubenstein Public Relations, told me that in mid-2001, “Teleco notified Fusion Telecommunications that Teleco had assigned its âAccounts Receivable to a factor identified as CW Holdings.” The money was “less than $1 million a month.” Howard Rubenstein Public Relations said, “Fusion was instructed to make payments that it owed to Teleco to the account of CW Holdings in a bank in Florida. In invoices that Fusion received from Teleco, Teleco accounted for Fusion’s payments to CW Holdings as payments made to Teleco. Fusion made payments to CW Holdings for three months until Teleco instructed Fusion to make all future payments directly to Teleco. CW Holdings acknowledged to Fusion that its factor agreement with Teleco had ceased. Consistent with the instructions Fusion received from Teleco, CW Holdings directed Fusion to make payments directly to Teleco going forward. Fusion complied with this request.” Howard Rubenstein PR said, “At no time has Fusion Telecommunications ever made improper payments or engaged in any improper activity. More specifically, during the time Fusion Telecommunications did business with Teleco, Fusion Telecommunications did nothing improper and made no illegal payments.” Fusion did respond to a query about the cost of the minutes it paid to CW Holdings and Teleco or about the location of CW Holdings.

Turks and Caicos may not have been the only offshore center used to siphon off kickbacks. The lawsuit says that Cinergy (Miami) made payments through Toscana Telcom, in the offshore British Virgin Islands. Asked about that, Washington Cruz, owner of Cinergy, said on the phone, “I have nothing to comment to you.” IPIP Communications (Henry Frandzi) and Terra (Joel Esquenazi), which took up the IPIP contract, are also named as having made suspicious contracts. James Dickey, attorney for both Miami companies, said he could not discuss the matter. He said, “It is our practice that we do not comment on any lawsuit at any time.” An interesting footnote is that the lawsuit says that in this period, AT&T refused to divert payments offshore. AT&T spokesman James Byrnes was more comfortable commenting on this than about the past story of diverted payments. He said that he could not provide any details of what had occurred, but emailed that, “AT&T has a firm policy against making payment that can end up being used as bribes of foreign government officials. Such payments would violate AT&T’s internal code of conduct as well as the Foreign Corrupt Practices Act.” Another case involves shell companies set up in Haiti, and not offshore. They were Digitek, owned by Lesly Lavelanet, brother-in-law of Aristide’s wife, Mildred Trouillot Aristide, and VJLS Computer Services and Accessories, owned by Marie Alice Valin and Sonia Jean Louis, Haitians who were evidently nominees. UCREF discovered that VJLS was a fictitious corporation with a fictitious place of business but that it nevertheless received more than $16 million in public funds. Lavelanet is a defendant in the Haiti government suit.

The lawsuit raises questions about payments that Digitek received from Sam Ash, the New York musical instruments store. It says that on Jan. 28, 2002, VJLS wired $467,171 from its account at the Bank of the Republic of Haiti to the account of Sam Ash Music Store at Chase Manhattan Bank in New York to buy a stadium sound system. The system was apparently delivered. The suit says that there was a commission of $67,650 for Digitek and return of an overpayment of $24,850. On Feb. 26, Sam Ash sent Digitek a check for $92,500 for the commission and refund.

David Ash, the company attorney, told me, “We didn’t know that the Haitian government was involved. It is not uncommon for us to deal with contractors. Contractors typically receive a profit on the materials and labor they put into whatever project they are involved in. Digitek placed an order. They said it had something to do with some festival. We filled the order and delivered the merchandise. We delivered an invoice.” He said, “It was correct, there was an overpayment. They put too much money in my account. It can happen that a contractor says the bill is going to be “x” amount, that includes my commission and profit on labor and materials. We asked for instructions on what to do with the excess money. The instructions were to send the money to Digitek.” Asked why the wire transfer had come from VJLS instead of Digitek, Ash replied, “I don’t know the relationship between them; it may have been as client-contractor or as related companies. That is why we requested instructions on where to send the check for the remaining funds.” He added, “If we were going to do a kickback, which I would not permit in this company, we would have written an inflated invoice and given the money under the table to someone.” He pointed out that it was the initial payment by Digitek, not the invoice by Sam Ash, that was inflated. The question of what Digitek did with the $92,500 refund must be asked of Lavelanet.

Aristide and his group were sophisticated users of the world’s money laundering techniques, one of which involves correspondent banking. A correspondent account is an account that a bank has in the bank of another country so that it can move its clients’ money to and from that country. Until the U.S. Patriot Act passed in 2001 after the discovery that Al Qaeda had moved money via correspondent accounts, American banks could accept “bundled” transfers from foreign banks that didn’t indicate the senders. That has changed, but the system still makes it easy for U.S. banks to accept dirty money whose senders are vouched for by a corrupt sending bank and passed off as clean.

The group also used the money laundering technique called layering, in which illicitly obtained cash is transferred numerous times to obscure its origins and finally placed where it can be accessed without any trouble.

Digitek and VJLS were part of money movements that involved correspondent accounts and layering. This is how that worked.

The Denis report says that from Sept. 2001 to Nov. 2003, Digitek received more than $8 million for purchase of cell phones and modernization of the communications network of the National Palace and police. But current government investigators could obtain no bid information, no contract, or any proof that the goods were delivered.

Where did the money go?

On February 27, 2003, Digitek was paid $239,000 by a check drawn on the government bank’s correspondent account at Citibank (NY) for equipment for Telco. The suit says it never delivered that equipment. Instead, it allegedly bought a CD for Global Spectrum, another shell company Lavalanet controlled. In October, Global Spectrum transferred $256,000 – the CD plus interest – to an account in the name of Trujillo & Sons at the Bank of the Republic of Haiti. The money was then wired to a Trujillo account at Ocean Bank in Miami.

Trujillo & Sons is a Miami company that deals in rice and other foodstuffs. It is family owned company run by Alberto Trujillo and Lucas Trujillo Jr. and has packaging plants and a warehouse in Northwest Miami and distributes to the U.S., Caribbean and South America. Alfonso Perez, lawyer for the company, said Trujillo & Sons does $100 million of sales a year. He said that some of the Haitian merchants mistrusted local banks and did not have accounts through which they could transfer payments to the U.S., so that they The lawsuit says that funds moved through front companies were used to buy rice and other products from Trujillo to resell in Haiti. The fronts were used to obscure transactions with paper work and to provide a rationale for siphoning “commissions.” The check register of the Bank of the Republic of Haiti shows fifty-five checks from October 25, 2001 through August 12, 2003, totaling $16,447,795 made out to VJLS, which between October 2001 and March 2004 wire-transferred nearly $14 million to the Ocean Bank, Miami, account of Trujillo & Sons.

Sometimes the money was run through other shell companies. VJLS transferred about $3.6 million in public funds to the front company Se Pa’n and Quisqueya accounts at the Bank of the Republic of Haiti. Se Pa’an and Quisqueya were purportedly run by Ricardo Sanon, who was listed as managing director in 2002 although he was a 25-year-old student. At least $2.3 million moved from front companies to Trujillo.
There is no indication of illegal activity by Trujillo

Offshore corruption goes hand-in-hand with tax evasion. Corporations and the wealthy use shell companies and secret bank accounts to evade taxes and shrink the treasuries of the developing world. The rice purchase scam is a small example of this. According to the Denis report, the provisions shipped by Trujillo were imported without the importers, Josesph Dieuseul Tchakounté and Global Spectrum, paying customs duties of $1,346,706.

Sometimes, says the suit, the illicit funds went to the U.S. banks accounts of U.S. shell companies, among them Southborder Enterprises and Giovanna of Miami.
Southborder

According to the lawsuit, Aristide and his group set up Southborder Enterprises in Florida, listing it at 1362 NW 58 Street, Miami, an address that does not exist, with phones that were not working numbers. Still, checks from the Private Secretary account of the Bank of the Republic of Haiti paid it $965,836 for hand-cranked AM/FM radios, T-shirts, bumper stickers and pins.

Giovanna of Miami is listed at a Miami phone number that does not answer. Its owner Michelle Cardozo has an unlisted phone. But Giovanna of Miami was a very active company when it came to receiving Haiti cash. On Jan. 24, 2002, about $169,000 in government funds was wired to the company’s Richmond, VA, Bank of America account for equipment for the Security Police for the National Palace. About $204,000 was paid April 11, 2002 to the company at the Bank of America for musical instruments for the Presidential Security Unit’s brass band. About $162,000 was sent to the company at Bank Atlantic July 11, 2003 for equipment for the Security Police for the National Palace. Some $208,000 was sent to the company at Bank Atlantic July 30, 2003 for equipment for the Presidential Security unit. Another $143,000 wired Oct. 30, 2003 for more equipment. Nov/ 12, 2003 the $283,000 transfer was for musical instruments. Nov. 24, 2003 some $270,000 was wired for equipment. And then another $146,000 sent for equipment. The invoices continued, and they were paid; the total came to more than $2 million.

The address listed for the company so active in providing equipment and musical instruments to the Haitian Security Unit was a rented mailbox at a UPS store. The 2005 Dun and Bradstreet report for the company could not figure out its “line of business,” noted that its employees were “undetermined,” it had no banking or finance record, and was located at a residence owned by Cardozo. Bank of America corporate headquarters was asked what kind of due diligence was done on Giovanna of Miami and if these transfers had been scrutinized. There was no response.

Though a Miami resident, Cardozo in October 2004 made a $500 contribution to Rep. Maxine Waters, a California congresswoman active in the defense of Jean-Bertrand Aristide.

One shell company with a U.S. account could not be found registered in either Haiti or the U.S., which leaves the possibility that it was incorporated offshore. A wire Jan. 24, 2002 transferred $1.7 million from VJLS to an account of the Haffey Corporation at HSBC Bank, Miami. Haiti investigators could find no evidence that a company called Haffey exists either in the U.S. or Haiti. Kathleen Rizzo Young, spokesperson for HSBC, said, “We do not provide information on particular customer accounts as to do so would be in violation of the laws requiring customer privacy. I can tell you, however, that HSBC maintains strict anti-money laundering policies and procedures. We obtain KYC (Know Your Customer) information on all accounts, conduct due diligence on customers as required, and in particular do enhanced due diligence on customers determined to be of higher risk. We monitor transactions, and, as necessary, report any transactions deemed to be suspicious as required by law and regulation.” Nevertheless, the Haffey transaction apparently came in under the radar.

Americans should be concerned that shell companies are being set up in the U.S. to facilitate corrupt transactions. They must also be concerned about an American bank that provides an account to a shell company with such little due diligence that it doesn’t discover that companies that receive transfers of large sums of money are offshore companies whose true owners cannot be verified or are registered at mail boxes and lack working phones.

Drug traffickers were among the earliest satisfied patrons of the offshore money-laundering system. U.S. indictments and testimony in the cases of half a dozen Haitians charged and convicted of cocaine trafficking show that Aristide government officials protected and participated in moving the illegal drug through Haiti to the United States. By 2004, about 8 percent of the cocaine entering the U.S. came through Haiti, a major increase during Aristide’s time in office.

Beaudouin Jacques Ketant, the most notorious drug dealer in Haiti, told a U.S. court that Aristide controlled 85 percent of the cocaine flow through Haiti. Ketant, who was originally a customs employee at the Port-au-Prince airport, said at a February 2004 sentencing hearing that he had paid up to half million dollars a month in bribes to Aristide and Oriel Jean to allow planes with cocaine to land on National Route 9 near Port-au-Prince. He had smuggled cocaine to Ft. Lauderdale, Miami, West Palm Beach, New York and Chicago.

Oriel Jean, who headed Aristide’s Presidential/National Palace security from 2001 to 2003, testified that he and other Haitian law enforcement officials got hundreds of thousands of dollars from Serge Edouard, who ran an operation that imported cocaine from Colombia to Miami and New York. He said that Aristide approved a national security badge for Edouard so he could travel in the country without police searches. He said Edouard kicked back money to Fondation Aristide.

Other traffickers indicted by the U.S. include:

•Jean Nesly Lucien, former chief of police, who admitted money laundering. He worked with Ketant, helping to move drug shipments into Haiti from where they would go to the U.S. He had his police delay and divert DEA agents from interdicting ships and got $50,000 and 5 kilos of cocaine for each shipment.

•Romaine Lestin, former head of police at Port-au-Prince airport, who took kickbacks to provide security for drug flights. He was part of Ketant group. He pleaded guilty to importing cocaine.

•Rudy Therassean, former commander of national police Brigade of Research & Investigation, pleaded guilty to accepting protection money from drug traffickers in 2001-2002.

•Evans Brilliant, former head of national police anti-narcotics brigade, allowed a Colombian plane with over 1,000 kilos of cocaine to land on a highway near the capital. He routinely took bribes for this and other traffic.

•Fourel Celestin, former president of Haitian Senate, leader of the Lavalas party, and advisor to Aristide, received tens of thousands of dollars to ensure transport of cocaine through Haiti.

Under U.S. law, anyone who moves money of illicit origins – the profits of crime – into U.S. bank accounts violates the U.S. statute against money laundering. Anyone who offers bribes or kickback to get a foreign contract violates the Foreign Corrupt Practices Act. That means that the evidence of this lawsuit ought to prompt an investigation by the Justice Department into whether U.S. law has been violated.

The offshore system protects crooked clients by refusing to provide information about shell companies and bank accounts to private parties. However, the U.S. Justice Department can request information under mutual legal assistance treaties. Even then, getting information is problematical, since while the legal niceties are going on, the culprits usually move their registrations and accounts to other venues.

Americans also need to care because the collection of bribes and kickbacks from foreign companies and the use of shell companies and secret accounts in tax havens helps looting by dictators and corrupt officials in all parts of the world and provides the funds that help keep them in power. It is the same system that Saddam Hussein ran in the Oil for Food program. It is the system used by dictators Sani Abacha in Nigeria, Benazir Bhutto of Pakistan, Omar Bongo of Gabon, Ferdinand Marcos of the Philippines, Carlos Menem of Argentina, the rulers of Angola and Equatorial Guinea, and of course Francois Duvalier in Haiti.
American business people who offer bribes or kickbacks to get foreign contracts violate the U.S. Foreign Corrupt Practices Act and are liable to prosecution by the U.S. Justice Department. Bankers who fail to do “know your customer” investigations or report suspicious transactions violate the U.S. anti-money laundering law.

Aristide was elected president of Haiti for a five-year term from February 1991 to February 1996. In September 1991, he was forced into exile by a military coup. In September 1994, a U.S.-led force acting under a U.N. resolution invaded Haiti to oust the military regime and restore Aristide to the presidency. He returned to Haiti to serve the remainder of his first term, until February 1996.

Then, until February 2001, former prime minister Rene Preval, a man close to Aristide, served as president. Aristide returned to office in February 2001, in elections which, because of evidence of fraud, were not certified by the Organization of American States’ electoral observation mission.

In February 2004, Aristide resigned and flew first to the Central African Republic and then to South Africa.
The accused, as cited in the Haitian government lawsuit, are:

•Former President Jean-Bertrand Aristide. He lives in South Africa in a secret location.

•Faubert Gustave, minister of the Economy and Finance 2201-4. He lives in Sarasota, FL

•Rodnée Deschineau, General Manager of the Banque Populaire Haitienne, owned by the government from 2001-4. He lives in Dorchester, Mass.

•Lesly Lavelanet, the brother-in-law of Aristide’s wife, Mildred Trouillot Aristide. He controlled several companies, including Digitek SA and Global Spectrum SA. He lives in Coral Springs, FL.

•Fred Beliard, who participated in schemes to misappropriate Teleco profits. He lives in Cooper City, FL.

•Alphone Inevil, Director of Planning at Teleco from 1997 to 02, then Director General to 04. He participated in scheme to misappropriate Teleco profits. He lives in Lakeland, FL.

•Jean Rene Duperval, Director for International Affairs for Teleco from 2003 to 04 and participated in the scheme. He lives in Miramar, FL.

•Adrian Corr of the law firm of Miller, Simons and O’Sullivan in the Turks and Caicos Islands.
Links Haitian government lawsuit (English)

UCREF report (French)
UCREF is the Haitian Financial Intelligence Unit (FIU).
Commission d’EnquPte Administrative (Paul Denis) report (French)
Jewett suit against IDT (English)

ABOUT THE AUTHOR: Lucy Komisar is a New York journalist who since 1997 has written about offshore bank and corporate secrecy and money-laundering and how the offshore system enables international financial crime and corruption as well as drug and arms trafficking, corporate fraud, terrorism, dictatorship, and tax evasion. She is a founder and member of the steering committee of the Tax Justice Network, an international NGO that opposes offshore tax evasion by corporations and the wealthy.
She is a member of the Council on Foreign Relations, a past board member of PEN American Center, the writers organization, and a past Vice President of the National Organization for Women.
Her books are Corazon Aquino: The Story of a Revolution (New York: George Braziller, 1987), political biography of former president of the Philippines.

Down and Out in the U.S.A.: A History of Public Welfare (New York: Franklin Watts, 1973 and 1977), history of the American welfare system from colonial times to the present.
The New Feminism (New York: Franklin Watts, 1972; Paperback Library, 1972), primer on feminism, including history, law, work, education and origins of contemporary movement.
She was a John D. and Catherine T. MacArthur Foundation grantee and a John Simon Guggenheim Foundation fellow. She has received research grants from The Nation Institute, The Fund for Investigative Journalism, The Fund for Constitutional Government, The United Church Board for World Ministries and other organizations.

Her articles have appeared in the New York Times, Washington Post, Los Angeles Times, Christian Science Monitor, Wall Street Journal, Miami Herald, Chicago Tribune, Newsday, Boston Globe, Baltimore Sun, Atlanta Journal and Constitution, San Francisco Chronicle, St. Louis Post Dispatch, San Diego Union, Philadelphia Inquirer, Arizona Republic, Toledo Blade, Sacramento Bee, Toronto Star, Minneapolis Star, Bulletin of the Atomic Scientists, The Progressive, The Nation, The New Republic, Salon, Corpwatch, Alternet, Pacific News Service, In These Times, The Observer (London), and El Pais (Madrid).
EDITOR’s NOTE: Citing Thomas Hobbes, a 17th-century English philosopher, “Unrestrained desires such as greed render life poor, nasty, brutish and short.”