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Haiti | Scandale de l’ONA - Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

Monday, March 30th, 2009

Après l’arrestation de Sandro Joseph, l’ancien directeur de l’ Office national d’assurance vieillesse (ONA), le jeudi 19 mars 2009 sur ordre du juge d’instruction, Yves Altidor qui est en charge de son dossier, les noms des grands bénéficiaires de la politique de “Laisser Grennen” des hommes aux pouvoirs depuis plus de 20 ans, commencent à tomber…!

En plus des actes reproché reproché à Sandro d’ après le rapport dressé en 2008 par L’Unité de lutte contre la corruption ( ULCC) , il y a eu le paiement cash d’un véhicule et l’acquisition d’un terrain sans l’aval de son supérieur, le ministre des affaires sociales d’alors Selon le commissaire du gouvernement de Port-au-prince, Joseph Manès Louis.

Voici la Liste Partielle des Grands Bénéficiaires de Prêts à l’ONA.

1) Jeanne Bernard Actuelle directrice du Bien Etre Social, Ex-Directrice de l’Immigration, Ex- Directrice de L’ONM, ancienne maitresse de Préval a reçue de l’ONA 196 millions de gourdes pour 30 ans. Elle est âgée de 67 ans à la fin du prêt elle aura 97 ans. ‘’ Bon c’est pour les amis ont fait ça’’ l’argent du peuple c’est notre argent…

2) Charles Suffrat, conseiller de Préval, coordonnateur de Koze Pep. 30 millions de gourdes pour 30 ans pour construire une maison à Belle Ville près de Pétion Ville. Il est âgé de 62 ans à la fin du prêt il aura 92 ans.

3) Marie Claude Calvin la Sœur du Président Préval. Elle remplie aussi la fonction du secrétaire exécutive a reçue de l’ONA 186 millions de gourdes pour 35 ans

4) Kelly C Bastien, Président du Senat et sa Femme 176 millions de gourdes pour 30 ans. Kelly Bastien est aussi impliqué dans une affaire de gaspillage des fonds du sénat sur la rubrique de restaurant et de distribution de nourritures gratuites. Quelle affaire ?

5) Mme Joseph Lambert, épouse de l’ancien président du sénat et sénateur de la république du Sud Est Monsieur Joseph Lambert. Elle a reçue de l’ONA 7 millions de gourdes pour 25 ans

6) Herivaux Rudy, Sénateur de l’Ouest dit représentant du parti de Jean Bertrand Aristide Fanmi Lavalas, a reçu de l’ONA 108 millions de gourdes pour 30 ans

7) Evaliere Beauplan, Sénateur du Nord Ouest a reçu de l’ONA 9 millions de gourdes pour 25 ans

8) Cassy Nenel, Sénateur de Nippes, accusé d’avoir vendu il y a quelques mois trois visas américains à cinq mille dollars américains par visa. L’ex Sénateur Gabriel Fortune dans sa déposition formelle et publique au sénat avait mentionné le cas. Monsieur Cassy a reçu de l’ONA 3 millions de gourdes pour 15 ans

9) Assad Volcy, Conseiller du président Préval. Le véhicule d’Assad a été impliqué, il y a quelques mois, dans une affaire de kidnapping d’un enfant mineur. Le véhicule était piloté par un conseiller du président Préval, le chimère Lavalas Philippe Jean Baptiste Alias Samba Boukman responsable des assassinats lors de l’Opération Bagdad. Assad a reçu de l’ONA 25 millions de gourdes pour 30 ans

10) Aviol Fleurant, un militant des droits humains 40 millions de gourdes pour 28 ans

11) Osner Fevry, un avocat-politicien 35 millions de gourdes pour 18 ans ‘’ Ce cas pourrait-être justifié pour cause de longues années de cotisations à l’ONA. Mais il faudra vérifier si maître Févry est un membre régulier de l’ONA et depuis quand ?

12) Guyler C.. Delva, Coordonnateur de la Commission des Journaliste de Rêne Préval. Cette commission est chargée de protéger les intérêts du gouvernement Préval et d’orienter les enquêtes sur les assassinats des journalistes survenus au cours des années précédentes. Par exemple dans l’affaire Brignol Lindor la Commission des Journalistes de René Préval dirigé par Delva a tout fait pour éviter qu’on enquête sur les auteurs intellectuels de l’assassinat de Brignol Lindor. La commission protège les principaux bourreaux. Delva aurait reçu de l’ONA 17 millions de gourdes pour 27 ans. A quel titre l’ONA accorde ce prêt à Guyler C.Delva, ce journaliste a toujours été dans ces activités de presse, Comment a-t-il pu justifier à l’ONA le remboursement de cette dette ? Combien gagne, un journaliste haïtien ?

13) L’ex Député Axène Joseph 113 000 000 de gourdes pour 32 ans

Si la justice haïtienne veut réellement aller jusqu’au bout, il faut poser beaucoup de questions à beaucoup de personnages politiques.

Quand allons nous vivrent, une autre réalité en Haiti, que celle des coquains?

Le Canada souhaite un maintient du dialogue afin d’assurer la crédibilité du processus électoral

Friday, February 6th, 2009

Communiqué 6 février 2009 - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE - Le Canada souhaite un maintient du dialogue afin d’assurer la crédibilité du processus électoral

Étant l’un des principaux partenaires et supporters des institutions démocratiques en Haïti, le Gouvernement du Canada a suivi, et continue de suivre avec attention, les différentes étapes qui amèneront la population haïtienne à exprimer leur droit de vote, lors des élections sénatoriales prévues pour le 19 avril prochain. Hier, le Conseil Électoral Provisoire a publié la liste des candidats éligibles pour les élections.

« Les circonstances qui ont mené à l’exclusion de tous les candidats d’un parti politique ne peuvent que nous inquiéter. En effet, la crédibilité d’une élection est basée sur le respect des lois et des règlements qui l’encadre. Cependant, ce symbole de la démocratie que représente une élection, doit être aussi rassembleur, et non pas contribuer à diviser la population. », a déclaré l’Ambassadeur du Canada, Gilles Rivard.

Le Canada appuie les efforts du Gouvernement d’Haïti et de la population haïtienne, afin que les élections sénatoriales soit libres et démocratiques; et, nous louons les efforts du Conseil Électoral Provisoire qui, jusqu’à ce jour, ne les a pas ménagé.

Néanmoins, il demeure important que les élections du 19 avril se déroulent dans un climat de sérénité et de saine compétition. Nous encourageons donc les autorités haïtiennes à maintenir un espace de dialogue pour qu’un compromis puisse être trouvé.

Renseignements :
Adam Barratt,
Conseiller politique
Ambassade du Canada
Téléphone : 3456-3335

Les demeles du president Preval a Washington

Thursday, February 5th, 2009

Par Stanley Lucas - La mauvaise gestion de Preval va causer au pays un deficit budgetaire depassant US$100 millions. Preval est a Washington, il a besoin d’argent, ses plans politiques sont aussi en danger. Il ne sait plus a quel saint se vouer. Preval est dans une tres mauvaise situation. En plus l’aide destinee aux victimes des cyclones de l’ete 2008 fut mal geree, certains sont devenus riches sur le dos du peuple.

Depuis son arrivee a Washington Preval n’a cesse de solliciter des fonds pour un programme d’appui au budget a la Banque Mondiale, le FMI et la Banque Interamericaine de Developpement. Les premieres reactions des analystes ne sont pas bonnes. Nous en avons note deux. Ces milieux comparent Preval aux presidents des compagnies d’automobiles americaines qui s’etaient rendus a Washington dans des avions prives pour solliciter l’argent du Congres des Etats Unis. La revolte contre eux etait generale, comment peuvent-ils demander des emprunts du gouvernement americain et voyager en jet prive? Le Congres avait refuse l’emprunt. Ce sont les memes critiques portees contre Preval. Comment peut-il venir demander de l’argent a Washington et se deplacer avec une aussi grande delegation qui coute de l’argent? La seconde, des responsables des insitutions percoivent la demande d’appui au budget comme des fonds sollicites pour financer la campagne electorale des candidats de Lespwa et non pour alleger la misere du peuple. Malgre tout il existe une volonte de chercher la meilleure facon d’aider d’Haiti.

Preval est accompagne des ministres des Finances et de la Planification, du Gouverneur de la Banque centrale, de Lionel Delatour, membre du Cled et proche de la UNIBANK, Elizabeth Delatour, conseillere en finances, gabriel verret un employe de l’USAID detache au palais, Paul Denis de l’OPL et autres. On parle d’une delegation de quatrorze personnes, en plus des 19 membres de la mission Haitienne a Washington.

Le projet politique de Preval est mal parti, ce sera difficile de manipuler les elections et de changer illegalement la constitution. Au niveau de l’exterieur les communautes internationales rendent sa tache difficile puisqu’il exploitait les contradictions pour marquer des points au lieu de chercher l’assistance pour le peuple Haitien. En plus son marassa tire les ficelles a travers les connections de Havard University de sa femme et d’un medecin du sida. Croyant qu’il pouvait rouler tout le monde en s’appuyant sur quelques conseillers incapables et le Groupe de Bourdon, Preval aujourd’hui dans une marmite en train de bouillir se retrouve seul. Dans ce processus apres avoir enterre Alexis, Preval risque de sacrifier sur l’autel du pouvoir personnel le premier ministre Pierre-Louis. Les mois d’Avril et Mars s’annonce mal

A Washington c’est difficile de trouver des fonds. La crise economique mondiale greffee sur le fait qu’il y a une fatigue quand il s’agit de trouver des fonds pour Haiti rend la situation compliquee de part et d’autres. De 1994 a nos jours des milliards ont disparu en Haiti, aucune institution construite, rien de palapable sur le terrain pour demontrer les debours. Charlie Rangel le puissanr chairman du Ways and Means Committeee va essayer de degager un package pour Haiti en l’attachant au stimilus package des Etats Unis. On se demande si cela suffira? Preval a rencontre Rangel et le speaker Representative Pelosi aujourd’hui, Demain Preval ira a la journee internationale de la priere, espere voir le president Obama et rencontrer apres le Secetaire d’Etat Hillary Clinton.

Preval espere que les photos avec Obama, Clinton, Rangel et Pelosi suffiront pour calmer les initiatives des secteurs sociaux mouvementes d’Haiti orientes vers de nouvelles manifestations qui ressembleront peut etre a celles du 8 Avril 2008. A-t-il raison? Seul l’avenir le dira

COMMUNIQUE DE PRESSE : Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles

Thursday, January 22nd, 2009

Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) condamne les propos désobligeants du Ministre de la Justice, Maître Jean Joseph EXUME contre le journaliste Valéry Numa lors de l’émission “Invité du jour” sur la radio vision 2000 en date du 19 janvier 2009.

Accuser de manière légère un journaliste (membre de la presse) dans le dossier du vol de plusieurs millions de dollars liés à la drogue constitue une attaque directe contre la presse et une manœuvre désespérée utilisée pour intimider les journalistes dans l’exercice de leur profession et tous ceux qui dénoncent la corruption en Haïti.

Par ce comportement, le Ministre de la Justice se montre de plus en plus suspect dans le scandale macro financier à Port de Paix éclaté en novembre 2008 et qui continue de défrayer la chronique.

Le CARLI recommande à la corporation des journalistes la vigilance et la solidarité car la bataille pour la liberté de la presse tout comme pour le respect des droits humains, en général, n’est jamais gagnée de manière définitive. Une vigilance constante s’impose !

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Renan HEDOUVILLE, Av.
Secrétaire Général.-

AFFAIRE RUDOLPH BOULOS | NOUVEAU REBONDISSEMENT

Wednesday, January 21st, 2009

AFFAIRE RUDOLPH BOULOS / NOUVEAU REBONDISSEMENT / Le tribunal des référés de Fort-Liberté demande au CEP de surseoir à toute élection dans le Nord’Est. - Source: Le Matin

Dans un verdict rendu en date du 19 janvier en cours, le tribunal des référés siégeant à Fort-Liberté déclare que « l’État haïtien et toutes autres institutions étatiques doivent attendre le prononcé de l’arrêt de la Cour d’appel du Cap-Haitien avant une quelconque décision ayant rapport », à l’organisation d’élections dans le Nord’Est pour le poste du sénateur Rudolph Boulos.

Cette décision fait suite à la demande des avocats du sénateur Boulos au tribunal des référés de constater que « le Conseil électoral provisoire (CEP) n’a pas la preuve que le poste du sénateur Boulos est vacant » et, conséquemment, d’ordonner que soient suspendues toutes activités tendant à organiser de nouvelles élections pour ce poste, en attendant le verdict de la Cour d’appel du Cap-Haitien.

Cette cour, rappelle-t-on, a été saisie par l’État haïtien sur la validité de la résolution du Sénat d’exclure le sénateur Rudolph Boulos, au motif qu’il est détenteur de nationalité étrangère. La décision d’interjeter appel a été prise par l’État haïtien suite au verdict du tribunal de 1ere instance de FortLiberté rejetant la résolution du Sénat. Alors que l’affaire est encore pendante par-devant la Cour d’appel du Cap-Haitien, un arrêté présidentiel, convoquant le peuple en ses comices pour des sénatoriales fixées au 19 avril, mentionne comme siège vacant, dans le Nord’Est, celui du sénateur Rudolph Boulos. C’est contre cet arrêté que, par l’intermédiaire de ses avocats, ce dernier a décidé d’ester en justice.

Une affaire à suivre

Lettre Ouverte de Zabeth Jean Bergeron, cadre de Fanmi Lavalas au Président élu Barack Obama

Tuesday, January 20th, 2009

par ZABETH JEAN BERGERON - lundi 19 janvier 2009

Mr. le Président élu des Etats-Unis d’Amérique,

Le 4 novembre 2008, le Peuple américain vient à nouveau de faire l’Histoire en secouant des dogmes et tabous que l’on croyait irréversibles en élisant à la tête de la plus grande Nation du Monde, un Noir : Vous. Le monde séduit par votre charisme, votre belle intelligence et votre foi profonde et contagieuse en un changement réel des pratiques anciennes, s’est remis à espérer en ces moments critiques et incertains pour la survie de notre espèce.

C’est le vote de la réconciliation de l’Homme avec lui-même, du respect des valeurs et de la compétence. Ce n’est nullement, comme voudraient le faire comprendre les extrémistes de tout bord, celui de la revanche, mais plutôt celui de la consécration d’une lutte sans répit menée par des hommes, nos devanciers, durant plusieurs siècles.

En effet, Excellence, au-delà des frontières de votre Nation, devant nos téléviseurs, nos ordinateurs et surtout pour la plupart d’entre nous des pays du Sud, nous nous sommes serrés devant nos petites radios pour écouter et savourer ce moment historique, une véritable odyssée à la mémoire de nos Ancêtres communs : Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Robert Kennedy, Martin Luther King, Rosa Parks, Nelson Mandela, ces hommes et femmes qui se sont tant sacrifiés pour l’Egalité des Chances.

Mais, une fois la fièvre électorale et l’euphorie de cette soirée mémorable apaisées, nous avons pleinement conscience des grands défis qui vous attendent tant sur le point national que mondial.

Cette grave crise financière qui prévaut aujourd’hui préoccupe tous ceux et celles, ayant développés des liens étroits avec votre Nation, au nom des principes de la globalisation du marché. Une crise dont nous devons avoir le courage de reconnaitre, Excellence, l’origine dans le vieillissement d’un système capitaliste privilégiant la croissance économique et son succédané : une grande consommation effrénée, au détriment des plus faibles.

La raréfaction des ressources naturelles, la baisse de la production agricole mondiale plus particulièrement dans les Pays du Sud comme le Nôtre, sous l’emprise délétère des exigences du Marché contrôlé par les Oligopoles Internationaux, dont votre Nation en est le principal fer de lance, finira par nous entraîner vers une régression mondiale avec un accroissement du taux de chômage, une précarité grandissante et surtout l’aggravation plus accélérée de la pauvreté dans les Pays du Sud et son cortège d’émeutes de la faim et de haines sociales, nous donnant une planète bouleversée, terrain fertile à toutes sortes de subversion et dérèglement de l’Ordre Normal des choses.

Cette consommation agressive et abusive des ressources naturelles nous vaut aussi, Excellence, ce bouleversement de notre écosystème avec les menaces qui pèsent sur notre existence. Si Nous avons toujours été préoccupés par les menaces d’une déflagration planétaire nucléaire, nous avons négligé les effets pervers de cette agression continue et systématique sur notre environnement, avec l’émission exagérée des gaz à effet de serre.
Heureusement que ce grand esprit de discernement, dont vous avez fait montre, saura vous aider à comprendre et agir dans le sens des intérêts de la planète. Mettre une sourdine à l’avidité pour le profit, des tenants de ce néolibéralisme déréglé, et encourager avec force, en donnant l’exemple, un comportement plus responsable, plus moral de l’homme envers l’environnement, telles seront les grandes batailles que vous aurez à livrer pour la stabilité et la sauvegarde de notre planète.

Bien sûr, nous ne saurions passer sous silence, Mr le Président élu, l’impérieuse nécessité de lutter contre le terrorisme et le trafic de la drogue, non pas en combattant l’Islam, mais plutôt ce radicalisme idéologique avec ces pratiques perverses et haineuses allant jusqu’à menacer aussi le genre humain. Et c’est sur votre leadership que le Monde se repose pour trouver cette paix tant souhaitée dans cette partie du Globe. Car quelque soit la source du terrorisme, nous le condamnons. Mais convenez avec moi que ce sera en harmonie avec les modérés qui sont heureusement plus nombreux que nous parviendrons à cette neutralisation des extrémistes et non en nous asseyant sur des prétextes fallacieux, des mensonges forgés de nulle part que nous arriverons à construire cette solidarité planétaire contre ce fléau, au lieu de cette incompréhension pour ne pas dire antipathie et méfiance suscitées par une attitude, jugée, à raison, trop cavalière. En ce monde où tout est lié, les problèmes mondiaux nécessitent une concertation responsable entre tous les gouvernements.

Quant à nous, cadre et Membre de Fanmi Lavalas, l’Organisation Politique la plus forte et la plus représentative d’Haïti, dont le Président Jean Bertrand Aristide, renversé illégalement et embarqué pour l’exil, en est le Représentant National, nous sommes certains que le Monde, plus particulièrement les Pays du Sud, tant du Continent Africain que du Nôtre, vous attende à ce carrefour de la problématique haïtienne, pour être certains que ce changement annoncé dans vos discours, se concrétisera à travers votre appui réel à un Etat de Droit dans ce Pays, trop déstabilisé et avili par les pratiques hégémoniques, arbitraires et antidémocratiques de la plupart des Administrations américaines précédentes.

Un comportement constant qui nous vaut un Pays déchiré malgré les efforts déployés par les concitoyens à prendre dans leurs mains l’arc de l’histoire et à le bander dans l’espoir d’un jour meilleur et d’une construction démocratique durable. Comme vous dites si bien, dès le lendemain de la conquête de notre Indépendance, suite à la plus belle épopée de l’Histoire moderne, brique par brique, bloc par bloc, de mains calleuses en mains calleuses, malgré notre mise en quarantaine, nous tentons de construire une Nation. Malheureusement, et souvent sous la base de mensonges, de prétextes fallacieux évoqués aux fins d’asphyxier un Peuple jugé trop fier, trop souverain, les Grands de la Communauté Internationale, dont votre Pays est la plus grande Puissance, de concert avec des compatriotes assujettis, ont toujours brisé nos élans de progrès, de modernisation et de renforcement de cette démocratie.

Mr le Président Elu, combien fut immense notre joie, quand vous avez évoqué, durant votre campagne le nom de Haïti, en annonçant que vous allez « travailler avec les autorités haïtiennes afin d’aider au développement économique » de notre Pays, tout en estimant « dépasser le stade de l’aide humanitaire pour passer à un véritable partenariat pouvant aider le pays à se développer ».
Mais, Excellence, avant cette belle volonté de coopération efficace et effective dont nous ne saurions mettre en doute la bonne foi, une stabilité politique et sociale, voie royale au Progrès et à la Démocratie, représente notre revendication la plus fondamentale. La constante politique de déstabilisation du Pays par les extrémistes de droite internationaux, de concert avec des nationaux apatrides, a toujours empêché à notre Nation de prendre son essor. Nous disons oui, dans ce Monde-village, à toute collaboration, à tout soutien des Peuples frères, mais le Peuple Haïtien veut d’abord que l’on respecte ses choix politiques, que l’on cesse ce processus pervers de déstabilisation constante de notre jeune démocratie.

Mr le Président Elu, comment comprenez-vous que le Leader Politique le plus aimé de ce Peuple, le Dr Jean Bertrand Aristide, Représentant National de Fanmi Lavalas, se trouve contraint, aujourd’hui, de vivre loin de son Pays sous la base de mensonges, après avoir été renversé et enlevé de son Pouvoir par des Hommes armés, jouissant de la complicité de l’Administration américaine sortante ?

Ah ! Excellence, vous avez la chance de savourer sans crainte votre victoire, sans vous voir menacer par un Ambassadeur, au lendemain de l’historique 4 novembre, vous augurant sans gêne, « qu’apre dans, tanbou lou », qu’après le bal, ce sera le deuil. Et depuis lors, un 16 décembre 1990, c’est-a-dire, au lendemain d’une victoire électorale, semblable à la vôtre, le Peuple Haïtien paie son insolence d’avoir choisi ses représentants, au nom de la démocratie, au nom de ce principe auquel vous semblez tant vous attacher : un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ce au grand dam des faucons de la vie politique locale et internationale, mus aussi par des sentiments racistes et de classe contre les masses de ce Pays.

Excellence, le Peuple américain, pour son engagement dans la défense des valeurs, morales, universelles et démocratiques a toujours suscité une grande admiration dans le monde, mais il est malheureux aussi de reconnaitre que son établissement a toujours œuvré, exclusivement, dans le sens de ses intérêts hégémoniques qui souvent vont à l’encontre de ces valeurs, provoquant souvent et naturellement une antipathie des peuples opprimés et exploités. Vous comprenez bien, M. le Président élu, que l’Homme, en général, qu’il soit blanc, jaune ou noir et quelque soit son degré d’évolution, ne peut souffrir de l’injustice. Ses réactions dans l’ordre des faits peuvent varier suivant ses amertumes. Mais par tous les moyens en son pouvoir, il cherchera à briser l’entrave qui l’empêche de s’épanouir. De multiples manifestations populaires sont réalisées pour exprimer notre désir et volonté d’obtenir des autorités établies le retour à l’Ordre normal des choses : le retour de Jean Bertrand Aristide dans son Pays, car, pour répéter ce grand écrivain français Victor Hugo, l’exil est la nudité du Droit. Un droit dépouillé de son essence fondamentale, la liberté de l’Homme.

Mais nous sommes certains que votre rêve de changement, de redonner à l’Amérique cette belle image tant avilie et méconnaissable, se concrétisera car tout ce que l’esprit de l’homme peut croire et concevoir, il peut le faire et l’achever. Sommes-nous alors certains que la nouvelle Administration américaine saura supporter la grande majorité du Peuple Haïtien dans ce processus du retour de son Leader National. Il est temps que l’Administration américaine, particulièrement le Département d’Etat, apprenne à respecter les lois de ce Pays, à cesser de supporter et d’implanter illégalement des gouvernements inconstitutionnels et illégaux parallèles au Gouvernement Constitutionnel et Légal installé démocratiquement, à cesser d’encourager une diplomatie non dynamique, renégate et rétrograde et de miner les autorités légalement constituées à travers des organismes non-gouvernementaux, s’évertuant à paralyser l’édifice social et politique, dont l’objectif final est de nous affubler de l’étiquette non méritée et perverse d’Etat en faillite.

Oui ! à une diplomatie dynamique et respectueuse des lois respectives de chacun des Pays, oui à une aide au développement où le paradigme de la charité en serait révolu, oui au respect que nous avons de choisir nos représentants tant à la Magistrature Suprême, au Parlement qu’au niveau des autres Institutions du Pays. Et nous disons non aux pratiques anciennes, assises sur l’arbitraire et la violation systématique du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

Pour finir, M. le Président, rappelez-vous, au soir de ce 20 Janvier magique, quand vous franchirez le seuil de la Maison Blanche, ce monument historique bâti avec le sang et la sueur de nos ancêtres esclaves, que nous, les Haïtiens, avons été les premiers à combattre cet Ordre mondial et souvenez-vous que cela nous a valu d’être honnis et proscrits par les Grands de ce Monde et rappelez-vous surtout que la réussite de votre mandat ne serait peut-être pas la nôtre, mais votre échec sera avant tout celui de tous les Peuples de la Terre qui se battent pour un monde meilleur, plus juste, plus humain, plus fraternel. Et encore plus l’échec du Monde Noir qui se sentirait bafoué et désespéré de n’avoir pas su prouver à nos irréductibles détracteurs que nous avons la capacité d’aider à la transformation de ce Monde en un grand village planétaire avec les chances égales pour tous.

Que les Dieux tutélaires de notre Mère Afrique et Yahvé vous protègent, et bénissent votre Nation et ce Monde qui s’est remis à espérer.

ZABETH JEAN BERGERON
Publié par Fanmi Lavalas à l’adresse 14:02

Actualités Politiques : Grandes Lignes - Emission de la semaine Radio Classique Inter

Monday, January 19th, 2009

Si publiquement Préval annonce l’année 2009, celle de toutes les horreurs, cependant, ne vous trompez pas, c’est précisément au cours de cette année qu’il se prépare à mettre graduellement à exécution son plan machiavélique de confiscation de pouvoir et du retour à la présidence à vie, à la face de la nation haïtienne et de la communauté internationale. Préval évoquant continuellement la notion de la continuité de l’Etat, a une perception du pouvoir politique, qui est beaucoup plus proche de celle de François Duvalier que de Jean Bertrand Aristide. Avide de pouvoir politique comme pas un, mais extraverti au paroxysme, Aristide est plus intéressé à la vision grandiose des choses, au pédantisme, à la péroraison, aux panaches, aux extravagances et surtout à la prépondérance que lui accorde le pouvoir politique. Il s’aventure et prend des risques que Préval ne prendra pas. Avide de pouvoir comme Aristide, mais introverti et cynique, ces actes et actions sont plus fourbes, plus sournois, plus calculés, moins spontanés. Que l’un soit plus intelligent ou plus rusé que l’autre, là n’est pas la question. Ils confondent tous deux la ruse à l’intelligence. Ils sont tous deux également médiocres comme gouvernant. La faillite d’Haïti en tant qu’Etat, est le résultat irréfutable de leur passage au pouvoir pendant 18 ans. J’offre pour preuve le fait que le pays a été occupé en deux fois dans l’espace d’une décade, en 1994 et en 2004, jusqu’à nos jours.

Il nous faut reconnaître que Prévale, à son deuxième mandat, a un avantage extraordinaire qu’Aristide n’a pas eu à son second mandat, une garde prétorienne qui lui permet d’opérer ces manœuvres avec un minimum de risque. La question est de savoir, est-ce que cette garde prétorienne acceptera à aller jusqu’au bout et se compromettre, pour permettre à Préval d’accomplir ses vrais ambitions ? Ou, est-ce qu’il est du devoir du vrai citoyen haïtien de s’opposer fermement aux menées pernicieuses de Préval pour forcer cette garde prétorienne à faire un choix embarrassant ? Le Brésil acceptera-t-il à compromettre le siège qu’il ambitionne au Conseil de Sécurité des Nations-Unies ? Lula n’a-t-il pas dit publiquement que ses soldats ne tireront pas sur un peuple affamé ?

Il est évident que, si la politique est un jeu, un débat et un combat, Préval n’est intéressé, ni au jeu, ni au débat. Pressuré par le temps, mais se sentant protégé par une garde prétorienne, il est en train de foncer en avant pour faire sauter la Constitution de 1987 qui pour lui est un carcan. A l’instar de Hugo Chavez, d’Evo Morales, et de Daniel Ortega ses tuteurs, il a annoncé publiquement ses intentions. Aristide n’a pas pu la contourner, mais Préval et ses associés sont en train de convaincre la communauté internationale, si elle n’est pas déjà convaincue, que cette Constitution est un élément de déstabilisation et de blocage à la bonne gouvernance d’Haïti (sic).

Chose bizarre, parce que des sénateurs, visitant le Congrès en octobre 2007, avaient critiqué le fait que l’ambassade ne pouvait pas obtenir de Préval qu’il fasse les élections renouvelant le tiers du Sénat, comme prévu par la Constitution de 1987 le dernier dimanche du mois de novembre 2007 ; Pour leurs retourner la balle, elle y met de tout son poids pour supporter la tenue des prochaines élections du 19 avril 2009. Mais se souciant peu du timing qui servira de prétexte à Préval pour circonvenir celles plus importantes du 29 novembre 2009. Ceux qui, dans des positions de commande, aveuglés par l’intérêt du moment, ignorent les conséquences de leurs actes et décisions, ignorent de fait l’histoire qu’ils font. Les élections du 19 avril 2009 mènent inéluctablement à la confiscation d’un pouvoir à vie.

De quoi s’agit-il ? Préval depuis 2007 forcé par des parlementaires d’installer les ASEC et les Délégués de ville, ce que le régime lavalas a toujours refusé de faire pour éviter les élections indirectes, le processus de décentralisation, de déconcentration et de création du CEP permanent. Il a voulu déstabiliser le parlement, refusant de faire les élections de novembre 2007 renouvelant le mandat des 3e sénateurs pour amputer le Sénat d’un tiers de ses membres. Préval a voulu déclarer leur caducité à la première session de l’année, le lundi 13 janvier 2008. Pour l’en empêcher, six sénateurs ont menacé de boycotter cette session en Assemblée Nationale. Préval a attendu jusqu’au 8 mai 2008 pour constater leur caducité. La résolution sénatoriale ayant été rédigée au palais national, avec la complicité du président du Sénat, Bastien. Préval a poussé la vendetta contre le parlement en provoquant la radiation du sénateur Boulos le 18 mars 2008. Amputé de 12 membres, le quorum du Sénat est sérieusement fragilisé.

Entré dans une relation mercantile avec le groupe parlementaire le CPP, Préval poursuit le contrôle du parlement, et vient de l’obtenir récemment en aidant le CPP à assumer le bureau de la chambre basse et en reconduisant Bastien à la présidence du Sénat. Ayant un CEP qu’il contrôle, même quand les pré-requis techniques ne sont pas remplis, Préval se précipite maintenant pour faire les élections qu’il aurait dû faire depuis le fin de novembre 2007. Alors qu’en novembre 2009 la Constitution prévoit le renouvellement d’un autre tiers du Sénat, de la totalité de la 48e législature et de celle des autorités locales.

Après avoir pendant 16 mois usé d’atermoiement de toutes sortes pour ne pas renouveler le tiers du Sénat, qu’est-ce qui soudainement explique cette précipitation pour faire des élections en avril 2009, alors que la consolidation avec les élections prévues par la Constitution pour le 29 novembre 2009 serait la chose la plus logique, non seulement pour en réduire le coût, mais plus important encore pour avoir amplement de temps pour les préparer ? Ces élections du 19 avril 2009 coûteront 13 millions de dollars US. Un million par tête de sénateur.

Voilà, d’une part, qu’ayant déjà 8 sénateurs, et escomptant faire des élections « JPP » pour en confisquer les résultats, Préval veut se procurer d’une majorité des 2/3 du Sénat. Ce qui lui donne automatiquement le droit de veto. D’autre part, le deuxième tour prévu pour le mois de juin, c’est évident que le calendrier Constitutionnel qui prévoit des élections pour le 29 novembre 2009 n’auront pas lieu, faute de temps et d’argent, tant du coté des partis politiques essoufflés que du gouvernement.

Imaginez-vous que le lundi 11 janvier 2010 qu’un second tiers du Sénat entre en caducité, de même que la totalité de la 48e législature et la totalité des autorités locales. Pas par leur faute, mais par celle de Préval qui refuse continuellement de faire les élections à temps, selon le calendrier constitutionnel, depuis son premier mandat. Préval a fait les seules élections annulées le 6 avril 1997. Il a refusé de faire les élections de novembre 1998. Il a déclaré la caducité de tous les élus des élections de juin 1995, le 11 janvier 1999. Et a remplacé les autorités locales par ses gens pour contrôler les élections du 21 mai 2000. Préval a confisqué les élections du 21 mai 2000 armes au poing, jetant les bulletins et les urnes dans les rues pour empêcher la vérification. Un journaliste canadien eu à écrire que « La Démocratie en Haïti se ramasse à la pelle ». Préval a forcé le président du CEP Léon Manus à fuir en République dominicaine pour avoir la vie sauve. Il a formé un CEP choisi par lui en dehors des normes établis par la Constitution pour la tenue des élections présidentielles du 26 novembre 2000.

Le plan de Préval est de tolérer que les parlementaires caducs et vassalisés continuent à siéger au parlement. Mais avec la nuance que les autorités locales seront renvoyées et remplacées par ses gens, pour s’assurer du contrôle des élections présidentielles du dernier dimanche de novembre 2010.

Maintenant, pourquoi Préval annonce-t-il à l’instar de la plupart des régimes populistes de l’Amérique latine, tel que Hugo Chavez, Evo Morales et maintenant Daniel Ortega etc. qu’il forme un groupe de travail dont le but est de réviser la Constitution de 1987. Tous ces chefs d’état ainsi que Préval n’ont qu’un but, garder le pouvoir à vie. Or c’est précisément ce que la Constitution de 1987 prévient dans tous ses garde-fous et particulièrement dans la mise en application du processus d’amendement.

Avec le droit de veto sur le Sénat obtenu par le biais des élections du 19 avril 2009, la totalité de la 48e législature tombée en caducité le 11 janvier 2010, qui peut empêcher à Préval, s’il ne peut pas amender la Constitution de 1987 à son goût, de la remplacer ? Si ce n’est la volonté du peuple haïtien de faire une levée de masse pour l’en empêcher, qui d’autre pourra le faire ? Qui peut forcer la main à la Minustah, pour mettre fin à son rôle de garde prétorienne ? Après 22 ans que l’on s’est émancipé par une longue et sanglante lutte du joug de la présidence à vie, allons-nous accepter à nous courber encore à la volonté d’un seul homme qui veut fouler au pied la Constitution de 1987 ? Le peuple haïtien va-t-il accepter à se mettre à genou face aux ambitions politiques de Préval ? Quiconque remplace cette Constitution ou l’amende à son profit, prend et garde la présidence à vie.

Discours du Premier Ministre Michele Pierre Louis, 1 Janvier 2009

Friday, January 9th, 2009

Palais National, le 2 janvier 2009

Monsieur le Président de la République
Monsieur le Président de la Cour de Cassation
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale
Mesdames, Messieurs les Ministres et Secrétaires d’Etat
Honorables Parlementaires
Mesdames, Messieurs les grands commis de l’Etat
Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux
Son Excellence le Nonce Apostolique
Mesdames, Messieurs les membres du corps diplomatique
Mesdames, Messieurs les membres des organisations internationales
Distingués invités,

Permettez d’abord que je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2009. Je crois qu’il nous faudra faire preuve de beaucoup de lucidité et de courage, et une grande part d’humanité, pour faire face aux défis qui s’annoncent. En ce 2 janvier, jour où traditionnellement nous revisitons l’histoire et commémorons les exploits de nos héros, je ne peux m’empêcher de m’imaginer les difficultés et obstacles de toutes sortes qu’ils ont eus à surmonter pour gagner de haute lutte l’indépendance de notre pays contre l’esclavage, le colonialisme et le racisme. Non pas que les circonstances soient les mêmes, à chaque époque ses défis, mais l’intelligence et le sens commun qu’il nous faut garder en état d’alerte pour prendre la mesure de la complexité des situations que nous vivons, et arrêter les décisions qui s’imposent, ne changent pas nécessairement à travers le temps.

Dès la fin du 18ème siècle, au moment de l’insurrection générale des esclaves, notre pays qui retrouvera quelques années plus tard, le 1er janvier 1804, grâce à Dessalines, son nom Taino d’Haïti, se situait au coeur de toutes les grandes questions qui se débattaient dans la France révolutionnaire d’alors, au milieu de contradictions et de contestations qui ont souvent mené à la guillotine.

La liberté, l’égalité, la fraternité. La science et la technique. La production de richesses, le grand commerce international et les voies de communication. Le droit et la citoyenneté. Toutes ces questions se sont heurtées au système esclavagiste qui en était la négation, alors même qu’il les nourrissait en même temps. Le triomphe de la révolution haïtienne a été une victoire, un moment d’épiphanie comme il y en a rarement dans l’histoire, où ces mêmes questions allaient se poser avec encore plus d’acuité.
Et pendant tout le 19ème siècle Haïti souffrira d’avoir osé. Face à une Europe hostile et à une Amérique esclavagiste dans ses Etats du sud, notre Etat s’est difficilement créé dans la hantise d’une menace externe, et d’interminables luttes de pouvoir qui ont laissé l’immense majorité de la population hors jeu.
Aujourd’hui, 205 ans après, où en sommes nous ?

205 lane apre, ki kote nou ye jodi a ?
Tout gwo kesyon ki tep poze depi nan nesans Ayiti yo kontinye poze jis jounen jodi a menm kant gen avanse ki fèt.

Kesyon libète, sitwayènte ak jistis. Depi nou soti nan ane diktati yo, pèp Ayisyen an ap reklame dwa li genyen pou li sitwayen nan peyi l, sa vle di pou li patisipe kòm sa dwa nan desizyon ki konsène lavi l, avni l ak avni pitit li. Li antre an mas sou sèn politik la e li di fò li aktè tou jounen jodi an. Gen avanse ki fèt, men gen bak ki fèt tou. Se yon batay li ye, pou sitwayen an tankou pou gouvènman an, ki gen pou li kreye kondisyon pou sa fèt dan la règdwatet. Sa vle di kreye kad legal la an menm tan l ap fasilite dyalog nan mitan divès sektè nan peyi an ki pa abitye chita ansanm pou diskite sou avni peyi a Kesyon lasyans ak teknik. Nou gen anpil batay pou nou mennen nan domèn sa toujou, pou nou rive metrize pi byen lasyans ak teknoloji ki pou pèmet plis envestisman serye fèt nan peyi a ak mwayen pa nou. Sa vle di tou, kore inivèsite nou yo ak lekòl pwofesyonèl nou yo, pou se pa etranje sèlman ki metrize domèn sa yo. Leta bezwen lasyan ak teknoloji pou li devlope politik piblik yo.

Kesyon pwodiksyon richès, komès entènasyonal ak kominikasyon. Kesyon sa yo, se yon seri gwo kesyon ki mennen yon kriz san presedan nan peyi rich yo. Ki modèl devlopman nou vle ? Ki wòl lajan nan devlopman sa ? KI wòl travay ? Ki kote modèl sa pran ka kretyen vivan, pran ka moun, tout bon vre? Kriz entènasyonal nan gwo peyi yo oblije nou reflechi sou ki sa nou vle bò kote pa nou pou nou rive nan yon sosyete ki pi jis, ki pi solidè, ki pi imen. Kesyon sa yo pa fasil e se pa yon moun oubyen yon sèl gwoup moun ki gen repons yo. Se divès sektè nan sosyete a, divès enstitisyon piblik tankou prive ki pou chita, met tèt yo, lespri yo ak enèji yo ansanm pou nou rive jwenn repons pou kesyon sa yo.

Richès ki te pwodui pandan la koloni tale jwenn peyi esklavajis yo. Men apre lendepandans, nou te toujou pa kontwole gran komès entènasyonal la. Se nan gran peyi yo pri danre tankou sik, kafe, kakawo te kalkile, se pa peyizan kiltivatè a ki te fikse pri yo. Kidonk yon bon pati nan richès ki te pwodui nan peyi a pat sèvi peyi a. E menm si li te sèvi pouvwa a ak gwoup ki te pwoch pouvwa a, li pa t tounen jwenn sou okenn fòm pwodiktè yo, travayè yo. Kant a kominikasyon, annik gade peyi a jodi a pou wè sèl wout ki te fèt, se sa ki te soti nan plantasyon yo pou rive nan pò yo. E nou erite sitiyasyon sa. Kidonk, aloske jounen jodi a, peyi an ta bezwen 3,000 kilomèt bon wout, li apèn gen 600 ki fèt, dapre sa espesyalis yo di. San wout, pa gen mwayen pou machandiz ak moun sikile pou fè ekonomi peyi a mache.

Se poutèt sa, nan diskou li fè ayè premye janvye 2009 nan vil Gonayiv la, Prezidan Preval esplike aklè enpòtans li bay wout, enpòtans travay CNE ap fè nan peyi an. Gouvènman an pral travay ak Prezidan an pou nou konstwi le plis wout n ap rive fè nan ane an, pou nou deklwazonen peyi an, pou nou louvri l yon fason pou nou dekouvri richès li genyen nan domèn natirèl, kiltirèl ak istorik, men tou pou pwodiksyon peyi an jwenn debouche sòti nan Mòl Sen Nikola rive Ansapit, sòti Savanèt rive Ansdeno.

Monsieur le Président de la République,
Mesdames, Messieurs,

Au seuil de cette nouvelle année et en ce jour particulier du 2 janvier qui nous porte à toujours faire un détour par l’histoire pour faire acte de mémoire vis-à-vis des héros de l’indépendance, nous renouvelons notre engagement personnel et celui du gouvernement de travailler avec vous, et avec tous les secteurs qui croient dans l’avenir de notre pays, les institutions publiques, le Parlement, les municipalités, les secteurs paysans et populaires, le secteur privé des affaires, les socioprofessionnels, les syndicats, les secteurs religieux, les organisations de jeunes et de femmes, les universités, la communauté internationale, pour que, même dans l’adversité, nous parvenions à atteindre les objectifs que vous avez fixés : d’une part, construire des voies de communications qui décloisonnent le pays, raccourcissent les distances et le temps, et repoussent les frontières qui nous séparent physiquement les uns des autres. Et d’autre part, construire un dialogue intersectoriel et plurisectoriel, entre l’Etat est les citoyens/citoyennes, et entre les citoyens/citoyennes entre eux, inédit jusqu’ici dans la forme comme dans le fond, qui redéfinisse notre humanité, construise la confiance, renforce notre identité de peuple, et assure ainsi la stabilité et la sécurité.

Si nous réussissons, et je le souhaite de tout coeur, nous aurons encore une fois, comme nos aïeux, étonné le monde.
Je vous remercie

32 millions de dollars américains partagés par des autorités suite à une perquisition chez un trafiquant de drogue, révèle l’ex-Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix

Saturday, December 20th, 2008

Par Radio Kiskeya - jmd/RK - Me Ronel Gelin s’étonne de la décision de le relever de sa fonction de Doyen et exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire - vendredi 19 décembre 2008,

Au lieu de deux millions de dollars américains (2.000.000.00), c’est plutôt trente-deux millions de dollars américains (32.000.000.00) qui avaient été trouvés chez l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir lors de la perquisition policière effectuée le 13 novembre dernier en son domicile à Port-de-Paix (Nord-Ouest).
Cette « sensationnelle révélation » a été faite jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya et de plusieurs autres radios de la capitale par le Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin, quelques heures après l’annonce par le Ministère de la justice de la décision de le relever de sa fonction de responsable du tribunal, « dans l’attente des résultats d’une enquête menée par deux commissions parlementaires ».

Le magistrat accuse de nombreuses autorités, dont le Commissaire du gouvernement de la juridiction Me Michelet Balthazar, d’implication dans le partage de cette colossale somme de laquelle un reliquat « scandaleusement modique » a été finalement déclaré et remis aux autorités centrales. Il soutient que le commissaire du gouvernement avait osé lui envoyer “sa part du gâteau”.

Le tollé soulevé dans la population par un tel scandale a éclaboussé la justice à un point tel que le Doyen du Tribunal de 1ère instance explique avoir dû fermer les portes du tribunal dans l’attente des résultats d’une sérieuse enquête sur le dossier. « Tout le monde était pointé du doigt. On nous traitait tous de voleurs. Alors, il fallait faire quelque chose afin que toute la lumière soit faite », a ajouté le magistrat.

Me Gelin affirme par ailleurs son étonnement de la décision prise à son encontre par le Ministère de la justice. Il dénonce aussi avoir dû comparaître, à Port-au-Prince, par-devant un parterre de juges et de fonctionnaires comprenant plusieurs des personnes dénoncées dans l’affaire. « Des voleurs se sont avisés de me juger », a-t-il déclaré avec indignation.

Le Ministère de la justice s’est pour sa part contenté d’invoquer, dans un communiqué daté du 12 décembre, l’insubordination pour justifier sa décision de relever le juge de sa fonction de Doyen du Tribunal de 1ère instance. En aucun cas, le principe de la continuité du service public ne doit être mis en cause, soutient le Ministère. Préalablement à cette décision, des parlementaires influents, dont le 1er sénateur de l’Artibonite (Artibonite, Nord), Youri Latortue, avait formellement exigé du Ministre de la Justice Jean Joseph Exumé qu’il fasse rouvrir les portes du Tribunal civil de Port-de-Paix.
L’opération antidrogue menée le 13 novembre à Port-de-Paix avait « officiellement » permis aux autorités judiciaires et policières haïtiennes d’intercepter la somme de un million sept cent quarante mille deux cent dix dollars américains (1.740. 210.00) chez l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir, extradé aux Etats-Unis.

Cinq cent dix mille dollars (510.000.00) avaient été également retrouvés dans un sac à main lors de la perquisition menée au domicile de M. Marc Frédéric par le commissaire du gouvernement de la juridiction et des agents du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS). Un coffre-fort et des munitions avaient été également confisqués et transportés à Port-au-Prince à des fins d’investigation.

Au cours d’une deuxième phase de l’opération au siège de la Banque Centrale à Port-au-Prince, un million deux cent trente mille deux cent dix dollars américains (1.230.210.00) avaient été découverts dans le coffre, selon des sources policières anonymes.
Aucune estimation officielle du montant de la somme confisquée lors de l’opération n’est jusqu’à présent disponible. [jmd/RK]

Les masques sont tombes Le Senateur Lambert et l’arrestation d’un ancien policier, présumé kidnappeur et narcotrafiquant

Thursday, December 18th, 2008

Gerry Archange Enderson Lecomte a tout avoue a la DCPJ Il a clairement dit qu’il travaille pour le Senateur Lambert Il a clairement avoue sa partipation dans l’enlevement de Mme Ledan et l’assassinat de Monique Pierre

Les SIMS de telephones cellulaires decouverts dans la voiture de Gerry ont revele apres analyse que la derniere personne d’une longue liste ayant parle a Gerry est le Senateur Lambert. Pour votre gouverne Gerry est un protege de longue date du Senateur

Le senateur Lambert a personnellement demande son transfert du Departement du Sud au Departement du Sud est

Le senateur Lambert a empeche la revocation de Gerry par la DCPJ sous Michael Lysius

Le senateur Lambert est en train de negocier depuis dimanche l’interrogatoire de Gerry

Il est aide dans toutes ses demarches par l’ancien Commissaire du Gouvernement CLAUDY GASSANT qui a toujours le controle du parquet qui a passe le week end avec le Senateur et King Kino a Jacmel et qui est rentre specialement de la DOMINICANIE pour recolter le butin de l’affaire DORFEUILLE MONIQUE PIERE qu’il va surement partager avec l actuel Commissaire du Gouvernement qui a tout fait pour nettoyer le senateur Lambert de tout soupcon Le parti LESPWA de Jacques Edouard ALEXIS est donc un repere de bandit apres la tentative de braquage de la BNC par les hommes du senateur ANNACACIS

La DEA a donc du travail apres le Senaeur Fourrel les projecteurs sont diriges sur le senateur Lambet

Arrestation d’un ancien policier, présumé kidnappeur et narcotrafiquant

Gerry Archange Enderson Lecomte, un homme au passé lourd, a été épinglé dans le cadre de l’enquête sur le récent enlèvement de Jénane Ledan, libérée depuis samedi 13 décembre 2008, (Radio Kiskeya)

Des agents de la Police Nationale ont procédé samedi après-midi à l’arrestation de Gerry Archange Enderson Lecomte, 33 ans, un ancien membre de la PNH, soupçonné notamment d’implication dans le kidnapping et le trafic de drogue, a annoncé le porte-parole a.i de la police, Gary Desrosier.

Le suspect a été intercepté au Canapé Vert (est de Port-au-Prince) à bord d’une Toyota Rav4 de couleur grise aux vitres teintées immatriculée AA69460, en possession d’une arme illégale et d’une somme d’environ 50.000 gourdes (1.200 dollars américains).

Après un interrogatoire préliminaire au sous-commissariat du Canapé Vert conduit par le juge de paix de la section Est, Jean-Claude Mondélus, M. Lecomte a été transféré en début de soirée sous forte escorte au siège de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), a constaté Radio Kiskeya.

L’avocat du prévenu, Me Richard Toussaint, qui assistait son client, s’est refusé à toute déclaration.

Selon des sources policières ayant requis l’anonymat, la capture de Gerry Archange Enderson Lecomte constitue une « grosse prise » en raison de son statut présumé de « membre très influent et dangereux » d’un important réseau criminel. Cet individu, qui aurait joué un rôle de premier plan dans l’enlèvement et la séquestration pendant une dizaine de jours d’une professionnelle bien connue, Jénane Ledan, serait également impliqué dans d’autres cas d’enlèvement crapuleux.

D’autre part, le même Lecomte serait lié au trafic illicite de stupéfiants dans la ville des Cayes (196 km au sud de la capitale) où il était affecté.

Les mêmes sources précisent que l’ex-policier ferait aussi l’objet de plusieurs mandats d’amener pour divers actes répréhensibles qui lui ont été reprochés lorsqu’il était en poste à Jacmel (environ 80 km au sud-est). Il avait même échappé in extremis à une tentative de lynchage et son véhicule avait été incendié par des éléments de la population locale en 2004 lors de la chute de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.

C’est d’ailleurs au cours de cette même période très agitée que Gerry Archange Enderson Lecomte devait abandonner la Police Nationale fortement politisée sous l’administration Lavalas.

Ancien membre du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO) et de la police administrative, le présumé kidnappeur et narcotrafiquant a été épinglé au terme d’une filature. Des agents du sous-commissariat du Canapé Vert l’ont surpris en possession d’un pistolet Glock 17 (arme réputée dangereuse) grâce aux précieuses révélations de trois autres individus appréhendés dans le cadre de l’enquête en cours sur le rapt de Jénane Ledan. La directrice du centre professionnel de formation ouvrière (CPFO) avait été libérée le week-end dernier (6-7 décembre) lors d’une descente nocturne d’unités spécialisées de la PNH à Delmas 40B (est de Port-au-Prince) . Même si les infrastructures de ce gang opérant dans le quartier ont été anéanties et plusieurs de ses membres capturés, d’autres, dont des anciens policiers, sont encore en cavale.

Afin de contrecarrer les bandits à la veille des fêtes de fin d’année, après divers actes de kidnapping et autres attaques criminelles impliquant notamment des motards, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) a lancé l’opération « Bouclier Bleu » destinée à seconder la police haïtienne dans ses efforts.

Les mois de décembre 2006 et 2007 avaient été marqués par des vagues de kidnappings qui visaient principalement des écoliers et des membres du secteur privé des affaires.

Radio Kiskeya