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Haiti Actualités Politiques

Tuesday, March 3rd, 2009

Si le carnaval a pu dans ces moments de défoulement soulager momentanément les pressions, les tourments et les frustrations des misères de la vie quotidienne, le choc du retour à la réalité, sera d’autant plus horrible, plus dur et plus insupportable, que l’on se demande, quand est-ce que ce peuple éreinté par les tortures de la pauvreté et de la misère, va-t-il atteindre enfin son seuil de tolérance ? Quand est-ce que cette maudite marmite qui bout depuis l’an dernier va-t-elle sauter ? Que peut-on espérer de plus de Prévale, après 8 ans de règne piètre, sans gloire et à mi-chemin de son dernier mandat ? La lueur que l’on perçoit au bout du tunnel, est-ce celle de la locomotive lavalassienne qui revient avec rage et violence, ou celle du lampion de LESPWA qui s’en va pour s’évanouir dans l’oubli comme un cauchemar ?

Préval n’échappe pas aux illusions que d’autres gouvernants avant lui ont nourries. Il est tenaillé par les mêmes hantises qui ont tourmenté tous ceux qui ont senti venir la fin de leur pouvoir personnel. Ils ont tous fait l’impossible pour le retenir. Cependant, grâce à la menace d’infiltration du communisme dans la Caraïbe par Castro, Duvalier a pu imposer la présidence à vie. N’en déplaise au duvaliéristes, le régime des Duvalier n’a duré 3 décennies que par la volonté des puissances de l’Ouest et non par une capacité intrinsèque de se maintenir au pouvoir. Les fusils M1, avec quoi Duvalier a imposé l’internalisation de la peur au peuple haïtien, d’où provenaient-ils ? D’ailleurs le trio Duvalier, Somoza et Marcos que Jeane Kirkpatrick dénommait ironiquement ses « sons of a bitch », n’ont-ils pas été jetés au rancart comme des linges sales, aussitôt que Ronald Reagan ait compris, qu’il n’avait plus rien à craindre des communistes, « the evil Empire » ?

Si la révolution bolivarienne veut faire du rétro, il est évident que nous ne sommes plus dans le contexte des années 60. Le mur de Berlin a été renversé, il y a 20 ans. La pression de la communauté internationale qui a investi 12 millions de dollars US pour organiser les élections du 19 avril 2009, c’est précisément pour éviter la possibilité d’un remplacement éventuel de la constitution pour garantir la présidence à vie. La communauté internationale n’est pas prête à cautionner un recul de 22 ans. Les Haïtiens ne sont pas prêt non plus à se faire leurrer à nouveau dans le même piège que Duvalier leur a tendu en 1964, il y a 45 ans. Si Evo Morales, Daniel Ortega et Hugo Chavez ont les moyens de leur politique et que leurs peuples veulent se laisser leurrer dans le piège de la présidence à vie, tant mieux pour eux. Mais pour nous Haïtiens qui en avons subi pendant 30 ans, elle gît dans un passé d’horreur et de deuil ! On a choisi de s’en émanciper en 1986 ! Nous en portons encore les cicatrices ! Et la mémoire de nos morts et les gémissements de nos torturés continuent à hanter nos nuits !

Dans le rapport adressé à Préval, par Claude Moïse et Cary Hector, sur la Constitution de 1987, il est recommandé à la page 83 ce qui suit :

Recommandations

Nous recommandons la création conjointe Exécutif / Parlement d’une Commission constitutionnelle d’experts, chargée de préparer le projet de révision à soumettre aux mandants dans un délai raisonnable, déterminé à partir de son chronogramme convenu d’opérations.

[…] Le rapport a identifié l’essentiel de ces problèmes au chapitre 5 mais il revient à la Commission de les compléter et de les articuler selon son jugement.[…]

Etes-vous convaincu du fait que cette commission qui vient d’être investie au palais national le 19 février 2009 par Préval, soit une commission constitutionnelle conjointe d’experts ? Avec cette mascarade, Préval pourra-t-il forcer le peuple haïtien à avaler cette couleuvre, le remplacement de la Constitution de 1987 ? J’en doute fort !

Ce qui surprend et inquiète aujourd’hui c’est l’annonce des visites séparées de 2 ex-présidents démocrates de Etats-Unis et du secrétaire général des Nation Unies, Carter, Clinton et Ban Ki-moon. Il est à remarquer que la présence de Clinton a été sollicitée par Ban Ki-moon. Ceux qui veulent interpréter ces visites comme un effort de rapprochement avec le gouvernement de Préval/Pierre-Louis, devraient se poser la question : Si ces visites constituent une politique de rapprochement, ne seraient-elles pas un revirement brusque, instantané à 180 degrés ? La visite de Prévale au début du mois à Washington n’a-t-elle pas été un fiasco des plus exécrables ? Cette question a constamment hanté le passage de Prévale à Washington, particulièrement dans toutes les institutions financières par où il est passé : Que pensez-vous du rapport de Paul Collier d’Oxford University ? C’est un rapport endossé par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Pourquoi a-t-on cette semaine fermé la porte au nez à Frantz Verrettes qui vient juste de contacter plusieurs agences gouvernementales américaines, pour solliciter une visite de consultation à Washington. On lui a dit de s’adresser à l’ambassadrice.

Ces visites de personnages politiques de haut niveau doivent avoir une raison politique. Ce ne sera pas pour faire des mamours à Préval dont la performance laisse beaucoup à désirer et qui s’oppose ouvertement au projet électoral financé par la communauté internationale à raison de 12 millions de dollars US. Ne pensez-vous pas que le rapport de Paul Collier fera l’objet de la conversation ? Pourquoi le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a jugé bon de se faire accompagner par Clinton ? Il y a-t-il des réticences qu’il perçoit et qu’il veut surmonter ? Pensez-vous que la communauté internationale se laissera faire, sans mot dire, alors qu’elle a sur le territoire, 9000 paires de bottes ? La présence de Ban Ki-moon et de Clinton est significative dans ces circonstances ! Dans ces circonstances, le maintien de Préval au pouvoir peut-il être au centre des préoccupations de la communauté internationale ? Absolument pas !

Les doutes qui planent au sujet des élections du 19 avril 2009, varient selon les perceptions, les opinions, les intérêts et les indices : Elles n’auront pas lieu. Elles seront contestées. Ou les pouvoirs de certains élus ne seront pas validés au Sénat etc. Ces pronostics pessimistes inquiètent et deviennent la priorité de la communauté internationale. On a eu les mêmes difficultés après la démission de l’ambassadeur Timothy Carney, qui avait dénoncé le comportement inadéquat et inacceptable des délégations du Congrès américain et du gouvernement de Clinton envers celui d’Haïti. Ceci a provoqué une réforme dans le bureau d’Haïti au Département d’état. Et nous avons vu Valenzula et Steinberg venir en trombe en Haïti, donner formellement l’ordre à Aristide et à Préval, qui était alors président, de faire les élections législatives et présidentielles séparément. De faite ces élections ont eu lieu respectivement, le 21 mai 2000 et le 26 novembre 2000.

Avec la création de la commission constitutionnelle, on peut percevoir clairement les intentions de Préval de manœuvrer pour se distancer et se disculper de toute responsabilité envers toutes propositions controversées. Qu’est-ce que la commission va-t-elle recommander dans ce cas, le remplacement ou l’amendement de la Constitution de 1987 ? Quels types d’amendement serviront les intérêts de Préval ? Que convoite-il ? Voilà le hic ! Mais si, selon les opinions de différents secteurs proches de l’Exécutif et même d’autorités législatives, s’exprimant sur la probabilité des élections du 19 avril 2009, ils sont unanime sur la notion qu’elles n’auront pas lieu. Comment logiquement l’Exécutif pourrait-il soumettre des amendements à un parlement, dont il a intentionnellement amputé le Sénat de sa majorité de 2/3 ? La proposition d’amendements venant de l’Exécutif présuppose que les deux chambres du parlement remplissent les conditions requises qui les mettent en mesure d’en faire la déclaration. Sans le succès des élections prévues pour le 19 avril 2009, la probabilité d’amendement existe-t-elle ?

Un autre aspect de la question, Fanmi lavalas n’a-t-il pas participé aux élections de 2006 ? Ses candidats avait-ils reçu lors de ces élections un mandat d’Aristide ? Quelle est la différence dans les critères d’acceptation de candidature entre la loi électorale de 2005 et celle de 2008 ? S’il y en a, l’a-t-on insérée à dessin ? Certes, le parti fanmi lavalas est en crise de leadership. Mais cette crise ne date pas d’hier. La situation de crise a été mise en exergue depuis l’annonce de la campagne électorale en 2005. Sachant qu’Aristide au risque de provoquer un schisme au sein de son parti, n’aurait pas pu délivrer un mandat à certains secteurs du parti à l’exclusion des autres qui s’en réclament. Pourquoi à bref délai, le CEP a-t-il exigé ce mandat qu’il savait être impossible d’obtenir ? L’intention de cette exigence, n’était-elle pas pour mettre Aristide en échec et mat, et par ce biais exploiter la réaction violente lavalassienne pour provoquer un fiasco qui fera obstacle au succès des élections sénatoriales du 19 avril 2009 ? Voilà autant de questions qui soulèvent des suspicions de mauvaises intentions et de provocations de la part de Préval.

Une autre dimension à ce problème, il y a des sénateurs qui en prévision du faite que certains élus peuvent être des criminels notoires, ils se préparent à récuser la validation de leurs pouvoirs. Cela explique aussi pourquoi les candidatures de certains criminels notoires ont été intentionnellement acceptées à l’inscription. Comme l’a prédit le sénateur porte-parole officieux de Préval à l’émission de Raymond Laurent Samedi Midi de la radio CKUT au Canada : « Ces élections d’une manière ou d’une autre, elles n’auront pas lieu, ou, si elles ont lieu, elles seront inéluctablement contestées ! »

La question est de savoir, est-ce que la communauté internationale acceptera-t-elle tout bonnement à donner dans le panneau, et à se faire rouler dans de la farine ?

Haiti: Préval est démissionnaire

Monday, February 9th, 2009

Par Jean Erich René - La scène politique haïtienne est envahie par une nuée de politiciens de tout acabit. Pour le renouvellement du tiers du Sénat, soit 12 sièges, 105 candidats se sont inscrits. Le hic résulte du fait qu’on n’exige aucune capacité pour les fonctions électives. Ainsi s’explique l’incompétence administrative accablante de nos gouvernements et le sous-développement chronique d’Haïti. Les obstacles constitutionnels sont facilement contournés et les critères moraux banalisés. Les vertus citoyennes sont foulées aux pieds. Les voleurs, les criminels, les narcotrafiquants prennent le large. Qui pis est, ils trouvent des défenseurs au niveau des missions diplomatiques accréditées en Haïti. Bizarre! La société haïtienne est plongée dans une crise dont l’ampleur augmente à chaque décours.

Prôner la démocratie avec un relent de narcotique c’est donner cartes blanches aux hommes de sac et de corde pour pénétrer au Parlement et perpétrer leurs forfaits en toute impunité. L’instauration de la, sans mettre les malfrats hors d’état de nuire, est une utopie. A dire vrai, la crise politique haïtienne s’est accélérée avec la Minustah. A chaque fois que la fin de leur contrat s’approche, l’insécurité redouble. Leurs pays d’origine ne sont pas plus en sécurité que nous. Ils font face aussi à des problèmes économiques cuisants. Le kidnapping, une pratique courante au Brésil, était ignoré en Haïti. On assiste à un décalque en Haïti des mœurs des pays de l’Amérique latine.

Selon la Constitution de 1987, la rentrée parlementaire devrait avoir lieu le lundi 12 janvier 2009. René Préval, sous la pression de la communauté internationale, a finalement projeté le 19 avril 2009 comme date des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. Mais dans son for intérieur, il sait très bien qu’elles n’auront pas lieu. D’un côté, la radiation du Parti Lavalas de l’agenda du CEP est plutôt de nature à troubler les élections que René Préval voudrait réaliser en un seul paquet en novembre 2011. De l’autre côté, cette décision comble aussi les vœux d’Aristide qui , empêché d’entrer en Haïti, en profite pour se débarrasser de Rudy Hériveaux à cause de son allure de Chef de Parti et futur Candidat à la Présidence. Les communiqués de presse des Ambassades du Canada, de France, des USA et de la Minustah, prêchant tous l’inclusion, placent Préval le dos au mur.

Le CEP peut-il revenir sur ses décisions et inscrire les candidats exclus ?
Si oui, il va souffrir certes d’un manque de crédibilité capable de porter les Partis Politiques à décliner sa compétence à réaliser les élections. Le Président René Préval peut-il rejeter les propositions de la Communauté Internationale qui a fabriqué son pouvoir de toutes pièces ? Si oui, il n’est plus le dirigeant d’Haïti. S’il n’obtempère pas aux ordres de ses bosses, on va lui couper les vivres. Avec la famine qui s’annonce et le mécontentement général il ne lui sera pas possible de tenir le coup. Dans les deux cas le mal va mal finir pour Préval. Rappelons qu’à la veille des élections de 2006 le Général brésilien Urano Teixeira Da Matta Bacellar,chef des troupes de la Mission de Nations Unies en Haïti, a été trouvé mort en sous-vêtement, d’une balle à la tête le samedi 7 janvier sur un balcon de l’hôtel Montana. La directrice du secrétariat de la Mission internationale d’évaluation des élections en Haïti (MIEEH), Anne Fuller avait donné sa démission.

Il y a un aspect important de la problématique électorale qu’il ne faut pas négliger. L’intérêt que manifeste la Communauté Internationale pour les élections en Haïti n’est pas quelconque. Il n’est pas superflu de rappeler que les cyclones et les élections sont des occasions exceptionnelles d’enrichissement pour les Organisations Internationales, nos ONG et certaines firmes internationales affiliées. Avec la complicité des dirigeants locaux des sommes faramineuses sont décaissées sans avoir de compte à rendre à quiconque. Pour votre plus complète édification mentionnons que :

1. A l’occasion du cyclone Jeanne en 2004, l’UNION EUROPEENNE a remis 5 millions de dollars bien comptés à l’ONG d’une militante socialiste caviar au profit des sinistrés des Gonaïves. Elle a tout gobé sans jamais mettre les pieds à la Cité de l’indépendance. Actuellement cette Chatte Gauchère attend sa part pour sa traditionnelle campagne d’éducation civique pour les prochaines élections.

2. L’écho du scandale de l’Évêché des Gonaïves détournant des fonds destinés aux sinistrés a été diffusé dans tous les medias haïtiens. Les prêtres de ce diocèse s’étaient même avisés de vider le différend par les armes.

3. Selon la Reine Sofia d’Espagne en visite en Haïti 31 millions de dollars ont été déboursés en faveur des sinistrés d’Haïti en 2008.

4. 600 millions de dollars des contribuables canadiens ont été versés en faveur d’Haïti. Aucune inauguration n’a encore eu lieu. Au contraire la Gouverneure générale souligne: « Il est minuit moins dix et la catastrophe
arrive déjà.»

5. En 1994 au retour d’Aristide 4 milliards de dollars US ont été accordés
à Haïti.

Où sont les réalisations correspondantes? Il est clair et net que tous ces dons sont retournés dans leurs pays d’origine. Sans quoi les effets seraient visibles en Haïti.

Depuis la colonie française les représentants du Roi étaient choisis parmi les membres de sa famille. Ils étaient délégués expressément en Haïti pour s’enrichir. Ce sont les meilleurs amis des dirigeants des pays riches qui sont en mission dans les pays désorganisés comme Haïti. Ils se foutent de la Convention de Vienne puisqu’ils soldent le budget national et financent nos élections sur demande du Gouvernement. Qui fait les frais de la maison a droit de cité! C’est le grand dilemme de Préval qui boude les élections mais il n’a qu’à foutre le camp, s’il refuse de les faire dans les conditions qu’on lui impose pour les raisons suivantes :

1. La prolongation du contrat de la Minustah en Juillet 2009 grâce à la saison électorale qui commence en avril 2009 pour prendre fin en février 2011.

2. Le budget de la Minustah du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009 est de:575. 103. 200 dollars soit 219 fois celui des FAd’H.

3. Chaque soldat de la Minustah touche 150 dollars nets par jour. Ils ne l’auront pas chez eux.

4. Les contrats d’impression des bulletins de vote, des dossiers électoraux et tout l’appareillage informatique, les moyens de déplacement, voitures tout terrain, motocyclettes etc. relèvent des organismes internationaux.

5. Bientôt seront dans nos murs des Missions d’observation indépendantes payées et chargées de surveiller les élections. Qui gagne tout ce fric?

Le mois de février ordinairement est fatal pour nos Chefs d’État. Préval se trouve aujourd’hui dans l’inconfortable position de renoncer à sa décision,via le CEP, d’exclure de la liste des candidats du Parti Lavalas. De plus, sa déception au cours de sa visite à Washington lui est fatale. Un Chef d’État ne se déplace pas sans entreprendre au préalable des démarches politiques concluantes et confirmées par des plis diplomatiques. C’est un accroc aux normes diplomatiques de se fier aux propos de certains flatteurs. L’ambassadeur haïtien à Washington doit être viré. L’éclipse du ministre des Affaires Étrangères Allrich Nicolas est la source de l’échec de Préval. C’est une déchéance pour un Chef d’État en visite à Washington et pour son pays de ne pas être reçu à la Maison Blanche. Dans un langage diplomatique, les données indiquent que l’illustre hôte de Hillary Clinton est exclu du Hope and Change du Président Barack Obama. Préval est démissionnaire.

Actualités Politiques : Grandes Lignes - Emission de la semaine Radio Classique Inter

Monday, January 19th, 2009

Si publiquement Préval annonce l’année 2009, celle de toutes les horreurs, cependant, ne vous trompez pas, c’est précisément au cours de cette année qu’il se prépare à mettre graduellement à exécution son plan machiavélique de confiscation de pouvoir et du retour à la présidence à vie, à la face de la nation haïtienne et de la communauté internationale. Préval évoquant continuellement la notion de la continuité de l’Etat, a une perception du pouvoir politique, qui est beaucoup plus proche de celle de François Duvalier que de Jean Bertrand Aristide. Avide de pouvoir politique comme pas un, mais extraverti au paroxysme, Aristide est plus intéressé à la vision grandiose des choses, au pédantisme, à la péroraison, aux panaches, aux extravagances et surtout à la prépondérance que lui accorde le pouvoir politique. Il s’aventure et prend des risques que Préval ne prendra pas. Avide de pouvoir comme Aristide, mais introverti et cynique, ces actes et actions sont plus fourbes, plus sournois, plus calculés, moins spontanés. Que l’un soit plus intelligent ou plus rusé que l’autre, là n’est pas la question. Ils confondent tous deux la ruse à l’intelligence. Ils sont tous deux également médiocres comme gouvernant. La faillite d’Haïti en tant qu’Etat, est le résultat irréfutable de leur passage au pouvoir pendant 18 ans. J’offre pour preuve le fait que le pays a été occupé en deux fois dans l’espace d’une décade, en 1994 et en 2004, jusqu’à nos jours.

Il nous faut reconnaître que Prévale, à son deuxième mandat, a un avantage extraordinaire qu’Aristide n’a pas eu à son second mandat, une garde prétorienne qui lui permet d’opérer ces manœuvres avec un minimum de risque. La question est de savoir, est-ce que cette garde prétorienne acceptera à aller jusqu’au bout et se compromettre, pour permettre à Préval d’accomplir ses vrais ambitions ? Ou, est-ce qu’il est du devoir du vrai citoyen haïtien de s’opposer fermement aux menées pernicieuses de Préval pour forcer cette garde prétorienne à faire un choix embarrassant ? Le Brésil acceptera-t-il à compromettre le siège qu’il ambitionne au Conseil de Sécurité des Nations-Unies ? Lula n’a-t-il pas dit publiquement que ses soldats ne tireront pas sur un peuple affamé ?

Il est évident que, si la politique est un jeu, un débat et un combat, Préval n’est intéressé, ni au jeu, ni au débat. Pressuré par le temps, mais se sentant protégé par une garde prétorienne, il est en train de foncer en avant pour faire sauter la Constitution de 1987 qui pour lui est un carcan. A l’instar de Hugo Chavez, d’Evo Morales, et de Daniel Ortega ses tuteurs, il a annoncé publiquement ses intentions. Aristide n’a pas pu la contourner, mais Préval et ses associés sont en train de convaincre la communauté internationale, si elle n’est pas déjà convaincue, que cette Constitution est un élément de déstabilisation et de blocage à la bonne gouvernance d’Haïti (sic).

Chose bizarre, parce que des sénateurs, visitant le Congrès en octobre 2007, avaient critiqué le fait que l’ambassade ne pouvait pas obtenir de Préval qu’il fasse les élections renouvelant le tiers du Sénat, comme prévu par la Constitution de 1987 le dernier dimanche du mois de novembre 2007 ; Pour leurs retourner la balle, elle y met de tout son poids pour supporter la tenue des prochaines élections du 19 avril 2009. Mais se souciant peu du timing qui servira de prétexte à Préval pour circonvenir celles plus importantes du 29 novembre 2009. Ceux qui, dans des positions de commande, aveuglés par l’intérêt du moment, ignorent les conséquences de leurs actes et décisions, ignorent de fait l’histoire qu’ils font. Les élections du 19 avril 2009 mènent inéluctablement à la confiscation d’un pouvoir à vie.

De quoi s’agit-il ? Préval depuis 2007 forcé par des parlementaires d’installer les ASEC et les Délégués de ville, ce que le régime lavalas a toujours refusé de faire pour éviter les élections indirectes, le processus de décentralisation, de déconcentration et de création du CEP permanent. Il a voulu déstabiliser le parlement, refusant de faire les élections de novembre 2007 renouvelant le mandat des 3e sénateurs pour amputer le Sénat d’un tiers de ses membres. Préval a voulu déclarer leur caducité à la première session de l’année, le lundi 13 janvier 2008. Pour l’en empêcher, six sénateurs ont menacé de boycotter cette session en Assemblée Nationale. Préval a attendu jusqu’au 8 mai 2008 pour constater leur caducité. La résolution sénatoriale ayant été rédigée au palais national, avec la complicité du président du Sénat, Bastien. Préval a poussé la vendetta contre le parlement en provoquant la radiation du sénateur Boulos le 18 mars 2008. Amputé de 12 membres, le quorum du Sénat est sérieusement fragilisé.

Entré dans une relation mercantile avec le groupe parlementaire le CPP, Préval poursuit le contrôle du parlement, et vient de l’obtenir récemment en aidant le CPP à assumer le bureau de la chambre basse et en reconduisant Bastien à la présidence du Sénat. Ayant un CEP qu’il contrôle, même quand les pré-requis techniques ne sont pas remplis, Préval se précipite maintenant pour faire les élections qu’il aurait dû faire depuis le fin de novembre 2007. Alors qu’en novembre 2009 la Constitution prévoit le renouvellement d’un autre tiers du Sénat, de la totalité de la 48e législature et de celle des autorités locales.

Après avoir pendant 16 mois usé d’atermoiement de toutes sortes pour ne pas renouveler le tiers du Sénat, qu’est-ce qui soudainement explique cette précipitation pour faire des élections en avril 2009, alors que la consolidation avec les élections prévues par la Constitution pour le 29 novembre 2009 serait la chose la plus logique, non seulement pour en réduire le coût, mais plus important encore pour avoir amplement de temps pour les préparer ? Ces élections du 19 avril 2009 coûteront 13 millions de dollars US. Un million par tête de sénateur.

Voilà, d’une part, qu’ayant déjà 8 sénateurs, et escomptant faire des élections « JPP » pour en confisquer les résultats, Préval veut se procurer d’une majorité des 2/3 du Sénat. Ce qui lui donne automatiquement le droit de veto. D’autre part, le deuxième tour prévu pour le mois de juin, c’est évident que le calendrier Constitutionnel qui prévoit des élections pour le 29 novembre 2009 n’auront pas lieu, faute de temps et d’argent, tant du coté des partis politiques essoufflés que du gouvernement.

Imaginez-vous que le lundi 11 janvier 2010 qu’un second tiers du Sénat entre en caducité, de même que la totalité de la 48e législature et la totalité des autorités locales. Pas par leur faute, mais par celle de Préval qui refuse continuellement de faire les élections à temps, selon le calendrier constitutionnel, depuis son premier mandat. Préval a fait les seules élections annulées le 6 avril 1997. Il a refusé de faire les élections de novembre 1998. Il a déclaré la caducité de tous les élus des élections de juin 1995, le 11 janvier 1999. Et a remplacé les autorités locales par ses gens pour contrôler les élections du 21 mai 2000. Préval a confisqué les élections du 21 mai 2000 armes au poing, jetant les bulletins et les urnes dans les rues pour empêcher la vérification. Un journaliste canadien eu à écrire que « La Démocratie en Haïti se ramasse à la pelle ». Préval a forcé le président du CEP Léon Manus à fuir en République dominicaine pour avoir la vie sauve. Il a formé un CEP choisi par lui en dehors des normes établis par la Constitution pour la tenue des élections présidentielles du 26 novembre 2000.

Le plan de Préval est de tolérer que les parlementaires caducs et vassalisés continuent à siéger au parlement. Mais avec la nuance que les autorités locales seront renvoyées et remplacées par ses gens, pour s’assurer du contrôle des élections présidentielles du dernier dimanche de novembre 2010.

Maintenant, pourquoi Préval annonce-t-il à l’instar de la plupart des régimes populistes de l’Amérique latine, tel que Hugo Chavez, Evo Morales et maintenant Daniel Ortega etc. qu’il forme un groupe de travail dont le but est de réviser la Constitution de 1987. Tous ces chefs d’état ainsi que Préval n’ont qu’un but, garder le pouvoir à vie. Or c’est précisément ce que la Constitution de 1987 prévient dans tous ses garde-fous et particulièrement dans la mise en application du processus d’amendement.

Avec le droit de veto sur le Sénat obtenu par le biais des élections du 19 avril 2009, la totalité de la 48e législature tombée en caducité le 11 janvier 2010, qui peut empêcher à Préval, s’il ne peut pas amender la Constitution de 1987 à son goût, de la remplacer ? Si ce n’est la volonté du peuple haïtien de faire une levée de masse pour l’en empêcher, qui d’autre pourra le faire ? Qui peut forcer la main à la Minustah, pour mettre fin à son rôle de garde prétorienne ? Après 22 ans que l’on s’est émancipé par une longue et sanglante lutte du joug de la présidence à vie, allons-nous accepter à nous courber encore à la volonté d’un seul homme qui veut fouler au pied la Constitution de 1987 ? Le peuple haïtien va-t-il accepter à se mettre à genou face aux ambitions politiques de Préval ? Quiconque remplace cette Constitution ou l’amende à son profit, prend et garde la présidence à vie.

Qui va aider Haïti?

Friday, January 9th, 2009

par Jean Erich René - Point n’est besoin d’être prophète pour prédire les difficultés économiques auxquelles Haïti va faire face quand la dépression économique se prononce.
Ce sera le sauve qui peut. Vaut mieux ne plus compter sur l’aide étrangère pour arrondir nos fins de mois. D’ailleurs c’est avec l’argent des contribuables que les Administrations des pays riches se permettaient de telles largesses. Leurs assiettes fiscales seront également affectées par la récession. On doit s’attendre aussi à une baisse considérable des transferts unilatéraux à cause des pertes d’emplois aux USA et au Canada.

Chaque année la diaspora expédie 1 milliard 600 millions de dollars en Haïti. Cela ne va pas continuer! En conséquence il faut assainir nos finances en adoptant des mesures draconiennes telles que :

- empêcher la dilapidation des caisses publiques et le détournement des fonds affectés aux projets par les privilégiés du régime

- maintenir à flot la capacité de crédit des Banques Commerciales

- alléger la pression fiscale sur les Entreprises industrielles pour ne pas entraver leur fonctionnement et leur permettre de garder leur personnel

- baisser la Taxe sur le Chiffre d’Affaire (TCA) spécifiquement pour les biens de première nécessité et l’augmenter pour les produits de luxe

- éviter les hémorragies financières au niveau de nos douanes en assurant la collecte des recettes fiscales dans les caisses de l’État

- colmater les fuites au niveau de la Direction du Bilan à la DGI suite à la falsification du Grand Livre de certaines Entreprises commerciales et industrielles de connivence avec des agents prévaricateurs

- abolir les exonérations accordées aux membres influents de la Société Civile

- Nationaliser et remettre en fonction le Ciment d’Haïti, la Minoterie d’Haïti, les usines sucrières des Cayes, de Léogâne, du Cap, de la Hasco,l’Enaol

- irriguer nos plaines et vallées afin d’augmenter la production agricole

- éviter que les mines d’or de Meme (1.5 millions de tonnes ), Lamine, Colombo, Rivière des Barres,Treuil, La Miel, Bois de Laurence, Savanne La Place , Grande Savanne etc. soient vendues au rabais

- ouvrir en Haïti une Bourse de l’or, plus fiable que la Bourse Financière.

Avec le retour éventuel du Gold Exchange Standard aboli par la Politique néo libérale, l’or constitue actuellement la monnaie de refuge par
excellence.

Haïti est le sphinx de l’or! Nous devons nous dépouiller de tout complexe d’infériorité pour traiter d’égal à égal avec les autres Nations.

Cessons de trembler et abordons l’avenir avec optimisme. Notre chance de nous tirer de cette crise mondiale dépend de notre esprit d’entente et d’initiative. La récession économique actuelle nous prouve l’irresponsabilité des prétendus experts du FMI et de la Banque Mondiale.
Si nous en sommes là aujourd’hui c’est à cause de leurs trompeuses recommandations : rééchelonnement de la dette, PAS ou Programme d’Ajustement Structurel, disparition des barrières douanières, libre échange, absence de l’État etc.

Maintenant ces Institutions Financières Internationales qui nous ont inoculé leurs venins, comme de cyniques croque-morts, participent à nos obsèques. Qui va aider Haïti?

Haiti : Le GREH et la question Electorale

Wednesday, December 31st, 2008

A.- CONTEXTE

LE GREH prend acte :

a) De la volonté du CEP de s’acquitter de son mandat consacré par l’arrêté présidentiel en date du mercredi 12 décembre 2007.

b) De la reconnaissance par le CEP que les partis et groupements politiques aux termes de l’article 31-1 de la constitution de 1987 concourent à l’expression du suffrage universel.

c) De la reconnaissance par le CEP des erreurs commises dans ses premières relations avec ses partenaires obligés sur la route des élections que sont les partis et groupements politiques (réunion du 27 novembre 2008).

d) De la limitation du CEP quant à l’établissement du cadre légal relatif à l’organisation et au fonctionnement des collectivités territoriales, document indispensable à la réalisation des élections indirectes.

e) De sa résolution, d’entreprendre des démarches au près de l’exécutif et du législatif qui ont l’initiative de cette loi.

f) De la reconnaissance par le CEP que la loi électorale devant présider aux élections spécifiées dans son mandat bien que votée et promulguée contient d’importantes erreurs. Que les deux parties ont convenu d’entreprendre des démarches au près des autorités concernées pour que les mesures de corrections soient apportées au document dans les formes prévues par la loi.

B.- CONSTATS

LE GREH constate que :

a) Le CEP n’a aucun contrôle sur la réalisation et la distribution des cartes électorales, document unique (art.35 de la loi électorale) permettant à l’électeur d’exercer son droit de vote (constitution art 16, 17, 52-1 paragraphe c)

b) Le CEP s’expose au courroux de la loi (constitution art 52-2, 186 et 195) en contribuant avec l’ONI à la violation d’un droit essentiel du citoyen celui de voter.

c) Le CEP prétend engager les partis et groupements politiques dans des élections alors qu’il n’a pas encore établit le registre électoral. Suivant le témoignage d’un membre du CEP lors de la réunion, la direction du registre électorale n’est même pas encore été créée.

d) Le registre électoral n’existant pas, la tenue à jour de la liste électorale qui est une obligation constitutionnelle (art 191-2 de la constitution) n’est pas en route.

e) Certains membres du CEP disent publiquement ne pas être bien imbus des questions légales alors que l’article 197 de la constitution fait des conseillers électoraux le contentieux de toutes les contestations soulevées à l’occasion soit des élections, soit de l’application ou de la violation de la loi électorale.

f) Serait prêt à engager le processus électoral avec une loi reconnue défaillante tant sur le plan légale, politique et morale.

C.- A PROPOS DE LA LOI ELECTORALE

LE GREH souligne que la loi électorale :

Présente des déficiences techniques

1) Publiée et promulguée le 18 juillet 2008, la loi électorale n’est pas signée par le président du Sénat de la République comme l’exige la Constitution.

2) Pour tenter de réparer cette erreur ou négligence, un numéro spécial, numéroté : 163ème année spécial No 6 portant la date du 24 septembre 2008, a été rendu public via le moniteur avec la signature cette fois-ci du président du sénat. Cet acte porte amendement ou abrogation à la loi sans que ceci ne soit spécifié ou ait suivi la procédure légale en la matière.

3) Les membres du gouvernement devant en assurer l’exécution et le suivi ne l’ont pas non plus contresignée ; ceci en violation des articles 159, 162, 163 et 169 de la constitution. C’est le cas pour les deux versions de la loi.

4) La loi, en son visa No 5, évoque la loi du 6 avril 1990 remettant en vigueur celle du 3 juillet 1987 sans qu’il n’ait été évoqué celle qui l’avait précédemment abrogée.

5) L’article 21, traitant de la nature du vote, donc, de la capacité électorale, est placé sous la rubrique des convocations électorales

6) L’article 85 traite d’une question limitée dans le temps. La loi a un caractère permanent puisqu’elle prétend être la règle générale en matière d’élections en Haïti, il faudrait donc que le contenu de cet article aille à la rubrique des dispositions transitoires.

7) L’article 92 alinéa 2 au BED concerné au lieu de au BED concerne.

8) Article 94 paragraphe e) …il ne peut fournit aucune preuve que le candidat a renoncé à sa nationalité ou jouit d’une autre nationalité. Il faudrait revoir l’idée ainsi exprimée avec les spécialistes en stylistique des entités ayant travaillé à la rédaction de la loi.

9) L’article 97 parle d’une réduction qui sera accordée lors des prochaines élections. Le législateur se réfère t-il aux élections auxquelles s’est inscrit le parti ou les élections à venir : les prochaines élections ?

10) L’article 107 parle de faire bénéficier leurs candidats des privilèges accordés par le présent chapitre ; on ne voit pas où ces propositions ont été faites. Il faudrait une référence précise aux articles concernés.

11) Article 121, vérifier la formulation stylistique sur la double négation.

12) L’article 129, pour aussi généreux qu’il puisse prétendre être, est un trompe l’œil car, il n’y a aucun chiffre, aucune référence permettant d’évaluer le grand cœur du législateur.

13) A l’article 129-1 le législateur propose carrément un détournement de fonds. Le financement, prévu dans la loi électorale, est une contribution de l’Etat à la campagne électorale. Comment décider alors que 50% de la valeur attribuée soit affectée à la formation politique des adhérents. (Cette loi n’est pas la loi sur le fonctionnement des partis politiques traitant de tous les aspects de leur financement. C’est une loi électorale.)

Comporte des clauses immorales

1) L’article 96 pose divers problèmes. Il ramène la compétition politique à un système barrant la route à des candidats sur la base de leur manque d’argent par rapport à ceux-là qui en ont. C’est un handicap majeur contre les partis politiques qui ne sont pas riches. Et, ils sont combien à l’être en Haïti ? Imaginons un parti politique désirant présenter des candidats à divers niveaux de la compétition :
§ 1 candidat à la présidence 500.000 gdes
§ 10 sénateurs 1.000.000 gdes
§ 60 députés 300.000 gdes
§ 60 cartels de maires 150.000 gdes
§ 100 cartels d’ASECS 300.000 gdes
§ 60 cartels de CASECS 60.000 gdes
§ 60 cartels de délégués 60.000 gdes

Il devrait donc payer, au seul titre du cautionnement 2.370.000 gdes. Quel parti politique, en Haïti peut engager une telle somme sans qu’il soit tenu compte du coût des campagnes sectorielles ?

L’argument apparent semble être la recherche de la réduction du nombre de candidats, notamment, à la présidence. Cette disposition vise tout simplement à barrer la route à de potentiels candidats, peut-être compétents et honnêtes mais non impliqués dans les trafics illicites ou l’utilisation abusive des fonds de l’Etat. Elle fait place nette à ceux-là qui ont pu profiter de leur position de dépositaires du pouvoir de voter des lois, après avoir profité des largesses ou des déviations du pouvoir Préval-Alexis, notamment dans le cadre du vote de confiance du 28 février 2008 ou des scandales financiers de l’ONA.

2) L’article 186 envoie un message plutôt terrible, surtout dans le contexte actuel. Si l’objectif visé est de réduire les contestations intempestives et non justifiées, il faut trouver une autre formule. Comment peut-on, dans une loi, assujettir une question de justice à de l’argent ? C’est un peu dire « si tu as de l’argent tu peux protester contre le mal que tu crois qu’on te fait ; si tu n’en as pas, tais-toi ! »

3) L’article 125 laisse la voie ouverte à l’exécutif de reproduire la farce des 500.000 gdes des élections de 2006 : il faudrait qu’une grille soit clairement établie avec des montants conditionnés avec des avantages sérieux pour les partis politiques regroupés

Est viciée par des manœuvres politiques et viole la constitution

1) En organisant les élections entre avril et Juin 2009 et, en prolongeant le mandat des sénateurs et des députés, l’actuel exécutif caresse l’idée de faire passer son projet d’amendent de la Constitution en utilisant un Parlement à sa dévotion après avoir truqué les élections du 1/3 du sénat. C’est la seule explication, d’ailleurs rendue publique par le président du grand corps, membre de la plate forme présidentielle au pouvoir. Cette opération se réaliserait ainsi sans l’opinion des autres secteurs de la population.

2) La manœuvre a tout prévu. Un raz de marée aux élections quasi générales de décembre 2010 permettrait la ratification de la nouvelle Constitution par le nouveau Parlement installé en Janvier 2011

3) Les divers scandales financiers connus et inconnus (auxquels se trouvent mêlés certains parlementaires participent de cette logique qui a inspiré l’article 96 de la loi.). Ainsi après tri, les contours de la 49ème législature sont déjà définis avec de nombreux éléments de la 48ème.

La date choisie par le CEP, tout en paraissant illogique a pourtant sa logique. La communauté internationale est entraînée dans le complot en finançant l’opération à hauteur d’US $ 11.500.000. On n’a pas de souci à se faire puisque les élections de décembre 2009 sont officiellement renvoyées.

L’article 232 de la loi organise le hold-up sur les élections générales qu’il préconise pour décembre 2010 :

1) Cet article en son alinéa e) exige le départ, en janvier 2010 en cas de non élection en décembre 2009 de tous les élus, au niveau des collectivités territoriales (maires, casecs, asecs, délégués de ville). Donc, le président de la République, garant des institutions fait nommer, par son ministre de l’intérieur, à tous les niveaux des collectivités territoriales des hommes à lui.. Ceci se passe 9 mois avant les élections présidentielles de décembre 2010. 9 mois avec des dirigeants locaux choisis par l’exécutif en violation des articles 63, 66, 78 de la constitution.

2) Cet article planifie la non réalisation des élections de décembre 2009. Ceci garantit la présence des deux branches du Parlement jusqu’au mois de mai 2010. Et après ? Le pouvoir législatif n’existant pas entre mai et décembre 2010, l’exécutif décidera donc par décrets pendant les présidentielles de 2010 alors qu’il est aussi un des compétiteurs ?

D. CONCLUSIONS :

LE GREH conclue que :

1) La réalisation des élections indirectes est une obligation constitutionnelle du président de la République et qu’il ne peut s’y dérober sans violer les articles 61 à 87-5 et l’article 136 de la constitution. Ce qui lui fait courir les risques prévus à l’article 186 de la constitution.

2) Le CEP doit éviter les conflits inutiles avec les partis et groupements politiques dans le cadre de son travail et qu’il serait une erreur grave de se comporter en annexe du palais national, compétiteur au même titre que les autres aux élections.

3) L’ONI doit recevoir les partis politiques afin de leur donner des garanties sur le processus d’enregistrement des électeurs et sur celui de la réalisation et de la remise des cartes électorales.

4) La loi est frappée de nullité parce qu’elle n’est pas régulièrement signée

§ du président du Sénat de la République.
§ du premier ministre (article 159 de la constitution) et des ministres chargés de son exécution (art 136 continuité de l’Etat, 162. 163, 169)

5) La loi électorale, dans certaines de ses dispositions, est contraire à certains prescrits de la constitution (constitution art. 63, 66, 78, 92-1, 92-3, 95-3, 111-8) donc est anticonstitutionnelle et illégale.

6) La loi est immorale et représente en son article 96 une stimulation à la corruption, au vol et trafics illicites.

7) L’initiative du CEP de proposer la réalisation des élections est à la fois illégale et antisociale puisqu’elle suggère d’utiliser US $ 16.000.000 pour faire élire environ 12 sénateurs alors que six mois plus tard, un autre tiers du sénat n’aura pas de mandat, ainsi que la totalité de la chambre des députés, des maires, des asecs, des casecs, également. Combien faudra t-il d’argent pour faire ces élections ? Les auteurs du forfait en préparation sont totalement insensibles au sort des populations qui n’ont pas fini de panser leurs blessures à la fois physiques et morales, suite à la panoplie de malheurs qui se sont abattus sur Haïti depuis la mise en place du pouvoir Préval/Pierre-Louis.

8) L’initiative en soit est un abus de la disponibilité de la communauté internationale, engagée depuis 1986 dans des projets bidons qui ont contribué à porter la population à se demander, perplexe, si elle avait eu raison de tourner le dos à la dictature.

9) La date des élections est tributaire du calendrier électoral qui précise les différentes phases du processus ce qui éviterait la rengaine des dates reportées.

E- PROPOSITIONS

LE GREH propose :

1) Que l’exécutif :
§ Fasse diligence pour la promulgation de la loi sur les collectivités territoriales
§ Soumette au parlement un projet de loi abrogeant la loi électorale 163ème année spécial No3 en tenant compte des remarques techniques et politiques du présent document
§ Que cette loi approche la question de la réduction des candidats par la méthode suivante :

o Candidat indépendant à la présidence 1.000.000 gdes et 200.000 membres
o Candidat à la présidence inscrit par un parti 100.000 gdes et 40.000 membres
o Candidat à la présidence inscrit par une plate forme de cinq à huit partis politiques 25.000 gdes et 40.000 membres
o Candidat à la présidence inscrit par une plate-forme de plus de huit partis politiques 5.000gdes et 40.000 membres
(calculer une proportionnelle pour les autres postes à pourvoir à partir de ce modèle)
o Elimine l’image de l’accès à la justice conditionné par l’argent
o Précise le financement de la campagne électorale
§ Prennent les mesures pour alléger le sort de la population car les conditions de sa mobilisation sur une question de pouvoir via des élections n’est guère évidente
§ Soumette au parlement une loi sur les partis politiques tenant compte des avant projets de loi proposés sur la question par la convention et le conseil
§ Pose le problème de la constitution à travers un dialogue national.

2) Que l’ONI reçoive les partis politiques afin de leur donner des garanties sur le processus d’enregistrement des électeurs et sur celui de la réalisation et de la remise des cartes électorales.

3) Que le Conseil électoral discute avec les représentants des partis politiques de la mécanique électorale à mettre en vigueur au moment des élections savoir :

§ Recrutement des membres des BEDs et des BECs (Les nombreux scandales enregistrés dans le cas des résultats au niveau des BEDs notamment dans la Grand’Anse témoignent d’une main mise sur la machine électorale par des secteurs ayant toujours associé politique et criminalité. En cela, la Communauté internationale se fait complice des criminels en tenant que ces élections soient organisées dans ces conditions. Est-ce un choix ou une négligence ?)

§ Etat d’avancement de la réalisation des cartes électorales

§ Plan de positionnement des bureaux d’inscription et de vote

§ Etat du registre électoral

Port-au-Prince le 19 Décembre 2008
Pour le GREH
Himmler Rébu
Président

Haiti: Le trou dans le mur

Monday, December 22nd, 2008

par Jean Erich René - Compte tenu des standards habituels, au cours de ces 18 dernières années, le paysage social haïtien a subi des transformations quasi irréversibles. Notre faune urbaine, pour échapper à cette situation lamentable, a dû émigrer au Canada, aux USA en France et à St Domingue. La nature a horreur du vide. Une avalanche de paysans se déferle sur nos villes. Ce nouveau contingent a changé complètement les normes et les valeurs sociales en cours.

La nouvelle réalité haïtienne échappe complètement à l’entendement de nos compatriotes de la diaspora qui n’ont pas visité le pays durant ces 5 dernières années. Ils caressent des projets mirifiques inspirés d’un nationalisme exacerbé. Dans leurs rêves purement nostalgiques, le plus souvent ils privilégient l’aspect financier en négligeant le facteur humain d’où la source principale de leurs erreurs d’implantation. La population haïtienne actuelle ne tend plus vers les idéaux traditionnels. Les schèmes
de valeur ont changé du tout au tout. La course vers la richesse par le biais du trafic de la drogue a renversé presque tous nos préceptes moraux. Quelle que soit la source de l’argent, ce sont ses détenteurs qui ont voix au chapitre.

L’Eglise, jadis considérée comme une grande source d’énergie morale, a pratiquement dévié de sa tradition. C’est de là surtout que découle l’effondrement de la société haïtienne. La religion était le socle sur lequel reposait toute notre armature sociale. Même le tracé de nos villes a pour épicentre les bâtisses de nos églises autrefois la fierté de nos compatriotes.

Aujourd’hui il est triste de constater que l’image de nos prélats devient de plus en plus terne et tend vers l’obscurcissement total. L’indigénisation du Clergé Catholique jusqu’à présent se révèle un échec.
L’Archevêque de Port-au-Prince a échappé de justesse à la mort au cours d’un attentat perpétré par ses propres frères en Christ qui par surcroît ont brûlé l’ancienne Cathédrale de Port-au-Prince, au mépris de la mémoire de l’Empereur Jean Jacques Dessalines. Aujourd’hui il est affligeant
d’entendre les déclarations de Père Joachim Samedi qui annonce sa démission de son poste de Curé de la Paroisse St Louis de Gonzague de Bonbon.

Les arguments soutenus pour justifier une décision aussi sévère sont encore plus avilissants pour notre clergé indigène. Joachim Samedi parle d’empoisonnement d’un prêtre, de corruption et même de viol à l’Evêché de Jérémie. En effet, au cours du soulèvement de 1986, Père Wilner Eveillard de l’Anse d’Hainault était l’unique Curé qui avait reçu le délégué du Gouvernement en la personne du Chef du protocole. Comme sanction de son Evêque, il a été transféré à Bonbon qui n’avait jamais eu de prêtre dans le passé sinon que le curé des Abricots. Peu de temps après, Père Wilner Eveillard est mort. A l’époque il était bruit qu’il était mordu au doigt par un enfant qui recevait le baptême. Des informations beaucoup plus précises confirment que le Père Wilner Eveillard a été piqué au doigt par une épingle au moment où il tentait d’enlever son bonnet, pour verser de l’eau sur son front et faire de lui un enfant de Dieu. La pointe de l’épingle était-elle empoisonnée ? En tout cas c’est à partir de cet incident que lr rérend Père Wilner Eveillard , ce prêtre dissident de l’Evêché de la Grand’Anse, a trouvé la mort.

Les accusations du Père Samedi sont-elles bien fondées. En 1990, au fort du déchouquage il avait traité l’Archevêque de Port-au-Prince de Bourrique de St Domingue tout en souhaitant que le Père lebrun soit élevé au rang d’Evêque ? Aujourd’hui, sa prière est bien exaucée. Prions pour notre Eglise en pleine déconfiture !

La conception du pouvoir temporel est aussi en rupture avec nos valeurs traditionnelles. La différence s’observe même à partir de la tenue vestimentaire de nos dirigeants qui circulent en bras de chemise même au cours d’une visite de remerciement à l’Ambassade dominicaine à l’occasion de l’effondrement de l’Ecole de Pétion Ville. Si l’habit ne fait pas le moine, mais il permet tout de même de le distinguer. Nos cérémonies ne sont empreintes d’aucune solennité. La banalité devient le ton dominant. Il est curieux de remarquer la maîtresse attitrée du Président se déplacer d’un bout à l’autre de la loge officielle pour entreprendre des initiatives ordinairement réservées au Chef du protocole. Un Président circulant en camion aux Gonaïves après le cyclone est une scène comique plutôt digne de Louis de Funès. Une nouvelle conception du Pouvoir se dessine en Haïti.

Loin d’en rire il faudrait en pleurer ! Cette rupture avec la pratique des prédécesseurs est dangereuse pour l’avenir des Institutions Nationales. Le 55ème Président d’Haïti croit pouvoir en faire complètement à sa guise et ne se comporte plus selon les prescrits de la Constitution de 1987. Il adopte des mesures qui sans conteste frisent l’absolutisme pour grandir son aura . Il n’est plus de ce fait le gardien de nos Institutions selon l’article 136:

ARTICLE 136
Le Président de la République, Chef de l’État, veille au respect et à l’exécution de la Constitution et à la stabilité des institutions. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la
continuité de l’État.

L’intention manifeste de René Préval de changer la Constitution tend vers la représidentialisation du régime politique haïtien avec droit de succession. L’effacement du Premier Ministre, pris dans un contexte politique hémisphérique dominé par l’investiture d’un démocrate à la Maison Blanche le 20 Janvier 2009, participe plutôt de l’effronterie. Peu de présidents d’Haïti ont réussi ce tour difficile. Ainsi périssent Dumarsais Estimé et son tombeur le Général Paul Eugène Magloire pourtant surnommé
Kanson Fè. La mise en place d’un CEP sous couple réglé soulève déjà la réprobation des Leaders Politiques. Le moins que l’on puisse prévoir c’est la contestation de ce scrutin, sous l’œil de Barack Obama, avec des conséquences néfastes pour le Parti au pouvoir.

Une telle défaite va rejaillir sur toute la classe politique parce qu’elle ne saura pas insuffler la dynamique indispensable aux électeurs. Le score de tous les leaders au-delà de 50 ans sera nul. A défaut d’être connectés à la réalité sociale haïtienne, la nouvelle génération va les reléguer dans
le camp des perdants. Le beau parler français, la moralité, la compétence ne sont plus des référentiels. La banalisation de la Présidence et le flirt avec les chimères depuis 18 ans ont provoqué un sentiment de dégoût pour la politique haïtienne.

Le chambardement qui s’annonce pour l’année 2009 à cause de l’entêtement de René Préval à domestiquer les urnes en vue de s’assurer un troisième mandat ou de nommer son successeur va soulever une cabale susceptible d’assurer l’émergence d’un leader dont le profil se précise déjà avec Wyclef Jean. Sa percée est remarquable avec ses différentes prestations auprès des résidents de nos bidonvilles qui représentent la majorité des suffrages. De fait, ils ont renversé les urnes en 2006 pour acclamer la victoire de Préval en donnant le ton au CEP.

Et maintenant ?

En jetant un coup d’œil à travers le trou pratiqué dans le mur social haïtien par l’Église Catholique, Jean Bertrand Aristide et René Préval, nous constatons que nos leaders traditionnels sont effacés. L’écho du
discours politique qui déclenche la ferveur populaire est identifié au niveau des Groupes de Musique Casse-Cou et Fugees etc. Wyclef Jean, considéré comme un modèle de réussite aux yeux de l’Etablishment américain, se positionne au carrefour principal de l’échiquier politique haïtien, à l’instar de Jean Bertrand Aristide en 1991, comme un leader incontestable et sans rival.

Haiti: La politique de la honte

Thursday, December 18th, 2008

par Jean Erich René - La presse électronique a exhibé la scène crapuleuse d’un compatriote
haïtien dont les deux mains seraient coupées en République dominicaine. Le Gouvernement de René Préval par l’entremise de son Ministre des Affaires Étrangères Allrich Nicolas s’est empressé de banaliser la question pour se dérober à ses responsabilités. L’absence du sang est l’argument massue qui infirme d’emblée le carnage. En effet, le drame n’a pas été saisi sur le vif mais, selon toute vraisemblance, il a été certainement reconstitué en différé sous l’œil d’une caméra dans le but d’alerter l’opinion publique. Il est un fait certain qu’un Noir dont la nationalité n’a pas encore été identifiée, a les deux mains coupées. Il ne s’agit pas d’un truquage.

Quelqu’un à 1a la peau noire, quelque part dans un pays de langue espagnole a été victime d’un acte crapuleux. Selon une forte probabilité il s’agit d’un Haïtien victime, comme à l’ordinaire, des exactions de nos voisins. L’intonation de la voix ne peut pas être retenue comme critère d’exclusion de St Domingue comme théâtre du crime. Dans un même pays le mode d’expression varie d’un milieu social à l’autre. Nous pouvons citer la variation de l’accent du créole en Haïti.

Il n’y a pas de fumée sans feu! Il est un fait certain que Haïti traverse une crise plurielle à cause de la faiblesse de l’administration étatique. La dernière élection présidentielle dont l’objectif était de pacifier la nation en vue de mettre sur pied certains programmes de développement économique, a empiré la situation. Le vainqueur proclamé, loin de remettre le pays sur ses rails, l’a plutôt livré à un groupe d’hommes cupides qui ne font que rafler les maigres sous de nos droits de douane. La route
nationale Jérémie –Port-au-Prince financée à la hauteur de 100 millions de dollars par la Banque Mondiale est bloquée. La raison vient du fait que le Club de Bourdon s’est approprié frauduleusement l’aire d’implantation du tracé en faisant monter ipso facto le coût à 200 millions. Le projet est
abandonné à cause d’une insuffisance de fonds L’asphalte de Chavez a été vendu à St Domingue par la Reine Elizabeth. Les 200 millions de PetroCaribe se sont volatilisés dans les désastres post cycloniques.

Face à la gourmandise des caciques de LESPWA, un Parti-Etat, il nous faut trouver un consensus sur la gestion de la Cité. La dilapidation des caisses publiques ne peut pas être la rançon du vainqueur des élections de 2006. Du moins c’est l’impression qui se dégage de l’iniquité et de la violation des
lois de la République par le 55 ème président d’Haïti. La dangerosité de ce comportement purement licencieux de nos dirigeants a fini par créer un état psychologique collectif propre au découragement. De telles transgressions sont plutôt perçues en terme de fatalité par le commun des mortels. Nos leaders politiques observent un silence complice et accablant qui exprime clairement leur découragement et leur renonciation à la cause commune. Le Maître d’Armes, par ses coups d’épée dignes de Zorro, a mis hors de combat, un à un, presque tous les acteurs de la scène politique.

Aujourd’hui les lampes sont éteintes et le théâtre sombre dans le black-out. Une telle noirceur est propice à la réalisation de leurs projets ténébreux de refonte complète de la Constitution, le renouvellement du Mandat de René Préval et le retour éventuel de Jean Bertrand Aristide taclé
sévèrement par le nouveau Leader de l’ANC. 9 millions de dollars sont mis à la disposition de nos Parlementaires pour la réussite de cette succession sans aucun heurt. Les élections sont truquées d’avance. Ne sortiront du chapeau de nos magiciens que des élus dont les campagnes ont été financées après avoir prêté serment d’allégeance à leur patron. Les éléments indispensables à une appréciation objective de la situation politique actuelle du pays échappent à l’entendement des observateurs même les plus avertis. Il revient aux leaders d’opinion d’alerter le Peuple afin de le motiver sur le danger qui le guette. Dans l’atmosphère de la Fête de Noël, le Père Lebrun qui a régenté le pays, enflammé les pneus, brûlé nos compatriotes, imposé un état de non droit, détruit les Institutions de la République, renvoyé l’Armée d’Haïti, est sur le chemin du retour.

La Patrie est en danger! Prochainement le Peuple sera convoqué en ses comices en vue d’adhérer par voie référendaire au projet de refonte complète de notre Charte Fondamentale. Des escouades de baratineurs sont chargées de lancer une campagne de propagande à sens unique afin de donner une coloration populaire à cette odieuse initiative. La fraude massive, le bâillonnement de la Presse, le harcèlement et la menace des opposants sont inscrits au menu. L’Internet est également ciblé. On tente à tout prix d’annuler certains forums car la démocratie du Web pose de grands ennuis. L’anathème sera jeté sur nos hommes politiques les plus représentatifs.

Après 18 ans d’un Pouvoir Lavalas forgé par le feu et le sang, la perpétuation des méthodes autoritaires ne peut plus se poursuivre. Cette nouvelle constitution va définitivement fermer la porte de la mémoire sur les dossiers de Jean Dominique, Mireille Durocher Bertin, Jean Lamy,
Antoine Izmery, Jean Pierre Louis, Jean Marie Vincent etc.

Les escadrons de la mort vont poursuivre sans aucune crainte leurs œuvres interprétées au sens du vainqueur comme frais collatéraux. Les propriétaires des entreprises brûlées, détruites n’auront pas de justice. Le nombre de bidonvilles va augmenter car les familles seront réduites, de plus en plus, à la misère par suite de la confiscation du revenu national. Aucune responsabilité du Gouvernement ne sera signalée dans le kidnapping levé au rang d’institution nationale. Cette nouvelle prose constitutionnelle trahit l’ambition du Monarque de René Préval, prêt à tout pour un troisième mandat. Son délire du pouvoir le porte à fermer les yeux sur la vidéo « El Machetazo » parce que l’appui de Lionel Fernandez lui est indispensable pour son projet de refonte de la Constitution et l’obtention de son troisième mandat. Dans cette optique, il adopte la politique de la honte de Sténio Vincent qui, soucieux de renouveler son mandat en 1937,se trouvait dans une situation analogue vis-à-vis du
dictateur Léonidas Trujillo y Molina, en passant à pieds joints sur l’assassinat de 15 à 20 mille Haïtiens en République Dominicaine.

Stanley Lucas se pose des questions : Que fait Preval a la Havane, Cuba? Sante ou travail?

Thursday, December 11th, 2008

Rene Preval s’est rendu a la Havane. Le ministere des Affaires Etarngeres n’a publie aucune note d’information serieuse sur son deplacement. Est-il la-bas pour participer au sommet de la Caricom? Si oui quels sont les objectifs? Est-ce que ce deplacement vise a defendre les interets immediats du peuple Haitien qui vient d’etre la victime de quatre cyclones?

Est-ce que Rene Preval s’est rendu a Cuba pour raison de sante? Si oui fera-t-il des tests? Si oui les citoyens ont le droit de savoir. Sera-t-il opere? Si oui est-ce qu’il est dans l’interet national de notre pays de laisser des medecins cubains operes le president de notre pays en lieu et place des Haitiens mieux qualifies?

Nous attendons une note de clarification du ministre Alrich Nicolas et du secretaire general du palais National Fritz Lonchamp. L’etat Haitien a des institutions, ces institutions doivent avoir en place des procedures. Il y des normes a respecter. Meme si Preval le voulait, il est le president d’Haiti, il y a certaines decisions qui engagent la nation qu’il ne peut pas prendre tout seul. Si quelque chose arrive au president a Cuba, ce que nous ne souhaitons pas, Nicolas et Longchamp seraient les principaux responsables. Notre sens de l’etat nous oblige a analyser ces comportements et poser des questions

Que les leaders politiques haïtiens prennent garde, nous marchons en ligne droite vers la débâcle totale !

Monday, December 8th, 2008

EDITORIAL: CODECO DHAITI (La Coalition pour la Défense de la Constitution ) - La classe politique sommeille tandis que les décideurs au timon des affaires en Haïti travaillent d’arrache pied et mettent des bouchées doubles pour préparer les conditions propices au contrôle des deux branches du parlement, la chambre des députés et le Sénat de la République ? A quelles fins ?

Des informants proches du gouvernement Préval font entendre que la liste des sénateurs pour renouveler le tiers du Sénat haïtien est déjà dressée ; des noms sont avancés : Pierre Louis pour le Nord- Est, Fleurinord pour le Nord-Ouest, Charles pour le Nord, Médard pour l’Artibonite, Civil pour l’Ouest, Clérié pour la Grand Anse, Lambert pour le Sud Est, Fortuné pour le Sud et Lamour pour les Nippes. Ces citoyens ont donné à Monsieur Préval la garantie pleine et totale que la constitution de 1987sera amendée telle que souhaitée par le président haïtien. Comment leur élection sera-t-elle possible !…

Monsieur Préval, politicien véreux et machiavélique, a réinventé le macoutisme sous une autre forme tout en dénonçant journellement le duvaliérisme d’être à l’origine de tous les maux d’Haïti. Aujourd’hui il n’existe plus de chefs de la milice, chaque délégation a un chargé de mission homologue, camouflé, nommé pour rendre compte au palais national des faits et gestes de la population. Entre temps toutes les langues sont déliées tandis que des journalistes véreux sont payés pour dénoncer les ennemis, les amis du régime, les partisans, même des membres de la Coalition gouvernementale suspects, ou avec des ambitions contraires aux plans et projets du chef de l’Exécutif.

Loin de s’apitoyer sur le sort inhumain fait aux masses urbaines et rurales d’Haïti, le gouvernement dépense aveuglément l’aide internationale et les maigres ressources nationales, concentre toute l’énergie des dirigeants tant au niveau des cadres supérieurs que moyens vers la pérennité au pouvoir de Préval, vers le retour de Jean Bertrand Aristide ou vers l’élection d’un potentat du parti Lespwa en 2010. Si Aristide revient au pouvoir, il gouvernera sans le parti Lavalas, ainsi l’entend Monsieur Préval. C’est pourquoi les barons Lavalas sont mis de coté ; les ministres, les membres du parlement, députés et sénateurs, anciens et nouveaux, tels les sénateurs Gilles, Anacasis, Bastien, Lambert, Alexis, Latortue sont surveillés de près.

Le seul handicap auquel font face le président de la République et la clique de Bourdon chargée de matérialiser son plan machiavélique est la constitution de 1987. En effet elle défend la réélection indéfinie du président de la République, et ensuite exige la décharge pour tout ancien commis de l’Etat visant à réoccuper le siège présidentiel. D’où il faut coute que coute renvoyer ou amender cette constitution. La nouvelle charte ou la charte amendée éliminera toutes les barrières, ouvrira la voie à toutes les dérives envisagées par ces pêcheurs en trouble. Durant les vingt dernières années ils ont combiné toutes sortes de plans pour éliminer de la scène politique des citoyens honnêtes, des visionnaires qui ont rêvé d’un avenir grandiose pour Haïti.

Sur le plan pratique les textes constitutionnels prévus pour être amendés sont ceux qui traitent a) de la définition du mandat du président de la République : il sera porté à 6 ans avec possibilité de réélection indéfinie, b) du poste de premier ministre, il sera annulé c) de l’organisation du pouvoir législatif : le sénat sera renvoyé et une chambre unique est prévue pour diminuer les pouvoirs de contrôle du législatif b) enfin les Forces Armées d’Haïti seront éliminées légalement, une seule institution de sécurité, la Police Nationale, assumera la défense externe et la surveillance interne du territoire de la République d’Haïti.

Voila pourquoi l’exécutif haïtien au lieu de s’engager dans un vaste programme de reconstruction des infrastructures nationales complètement délabrées, dans des projets agricoles majeurs capables de remettre au travail les chômeurs en milieu rural, les empêcher d’émigrer vers les centres urbains, s’engage au contraire dans de petits projets capables de lui attirer une clientèle électorale en 2010. Toute l’énergie du pouvoir politique central se concentre autour de l’enjeu électoral. En conclusion, le gouvernement n’administre pas et ne vise pas le développement national.

Le plan de Préval vise le renvoi pur et simple de la constitution de 1987.Il invitera alors le Sénat de la République à s’ériger en assemblée constituante. Le Sénat votera la nouvelle constitution de 2009 qui sera immédiatement applicable. Voila pourquoi le président de la République attache tant d’importance au renouvellement de chaque tiers du Sénat puisqu’il veut s’assurer d’une majorité absolue tant à la chambre basse qu’à la chambre haute. Ainsi la volonté du président Préval sera exécutée, il lui sera permis de donner à la nation haïtienne l’orientation qui lui plait. Le plan de René Préval est d’organiser des élections pour la chambre des députés parallèlement avec les élections de la seconde tranche du sénat. Toutes ces élections seront supervisées par l’actuel conseil électoral provisoire dont le mandat sera reconduit tacitement et immédiatement après les élections de la première tranche du sénat haïtien. Enfin voilà pourquoi le président haïtien gouverne avec des grands juges à la cour de cassation non dotés de la légitimité constitutionnelle puisque non ratifiés par le Sénat de la République. Ces juges seront renvoyés s’ils envisagent de se prononcer en faveur d une démarche de la société civile en matière d’inconstitutionnalité.

Ce plan machiavélique a toutes les chances de réussite puisqu’il est assuré du soutien de certaines puissantes émergentes de l’Amérique latine. Elles recherchent l’appui du président Préval pour une présence permanente en Haïti .Une participation effective de ces états à la mission de l’ONU en Haïti assure leur admission au Conseil de Sécurité au moment où l’institution envisage la nomination d’une représentation de l’Amérique latine en son sein.

Pourtant toutes nos informations nous ont rapporté que les pays de l’Amérique du Nord, le Canada et les Etats-Unis d’Amérique ainsi que les membres du marché commun européen ne souscrivent pas à ce plan macabre ; déjà ces pays demandent au gouvernement de Monsieur Préval de chercher coute que coute à respecter les principes de la démocratie républicaine comme l’a souligné le correspondant de Miami Hérald.

Entre temps quelle est l’attitude de la communauté haïtienne en face d’un tel défi que représente l’enjeu électoral de 2010 ? Les leaders politiques se chamaillent, se querellent. Nous n’avons pas de guides, nous n’avons pas de leadership, l’opposition laisse le champ libre aux dirigeants actuels pour achever le délabrement de nos institutions nationales.

A ce carrefour de l’histoire il faut que l’opposition se ressaisisse, il faut que les partis membres de la Coalition gouvernementale comme la Fusion des Socio Démocrates, le Kid et l’OPL qui ont été des sentinelles dans la lutte pour les changements démocratiques en Haïti rectifient leurs tirs pour s’engager dans la lutte en vue de la protection des acquis démocratiques haïtiens de 1987.

La Coalition pour la Défense de la Constitution lance un vibrant appel à tous les partis de la Droite, du Centre, du Centre Droit et du Centre Gauche, aux organisations de défense des droits humains, aux organisations professionnelles, syndicales, religieuses, à toutes les organisations civiles du pays vers la formation d’un front commun incluant les patriotes de Lavalas et du parti Lespwa en vue la défense des principes démocratiques de la Constitution de 1987, en vue d’empêcher la réédition en l’an 2010 de l’exploit de l’hôtel Montana . Ils se trompent ceux-là qui croient que René Préval, fidèle disciple de François Duvalier, comme son mentor Hugo Chavez d’ailleurs, ne pense pas à une réélection indéfinie, à la présidence à vie. Les leaders politiques doivent abandonner leurs petits intérêts mesquins d’ambitions présidentielles pour débattre la question plus sérieuse de l’avenir de la République d’Haïti. Les ancêtres nous ont légué cette nation avec la mission qu’elle soit souveraine, indépendante et démocratique. Qu’il en soit toujours ainsi.

La Coalition pour la Défense de la Constitution
Codeco d’Haiti. www.codecohaiti.populus.org

Destabilisation au Senat: Les contradictions du senateur Kelly Bastien

Sunday, December 7th, 2008

Par Stanley Lucas - Suite aux rapports de police relayes par la presse sur une implication possible dans une afffaire de crime et de drogue d’une plaque d’immatriculation officielle d’un vehicule appartenant au Senateur Joseph Lambert (Sud Est) le senateur Kelly Bastien, president du Senat, le 6 Decembre 2008 suggere indirectement qu’il y a un plan de destabilisation du Senat. Pour lire le rapport de radio Kiskeya sur la question priere de cliquer ici: Que cache cette declaration de Kelly Bastien?

Les declarations de Kelly Bastien sont irresponsables, les elus de la republique, depuis 2006, ont cette tendance au voye monte au lieu d’assumer leurs responsabilites. Un president legal et responsable du Senat aurait du mener immediatement une enquete interne en vue de determiner si ces accusations, concernant Joseph Lambert, sont legitimes ou fausses.

Le probleme c’est que Kelly Bastien, president du grand corps, n’a pas de credibilite, li genyen zanno kay ofev. Deja le 19 Janvier 2008 le Senateur Anacasis l’accusait d’avoir monte un coup d’etat contre son confrere Joseph Lambert Pour comprendre l’affaire du coup d’etat decrit par Anacasis cliquez ici:

A l’epoque Bastien avait utilise l’affaire de “drogue de Tiburon” pour se debarasser de Lambert et le remplacer. Pour ceux qui ont oublie l’affaire de Tiburon priere de cliquer ici .

La credibilite de Bastien a ete aussi remis en question dans l’affaire de la SOCABANK ou des senateurs auraient recus des pots de vin pour voter dans le noir a l’insu des autres membres une resolution en faveur de cette banque, une affaire de corruption quoi! Pour des informations sur l’affaire SOCABANK cliquez ici:

Le senateur Kelly Bastien semble-t-il pour etouffer l’affaire a refuse de suivre les recommandationss de la commission senatoriale d’enquete. Pour lire le rapport de la Commission d’enquete senatoriale et les recommandations cliquez ici: .

Le nom du Senateur Bastien figurait aussi dans l’affaire de l”ONA, cliquez ici:

Est-ce que le senateur Kelly Bastien, est dans l’impossibilite d’assumer ses responsabilites de president du Senat, de mener des enquetes sur la corruption au sein du grand corps a cause de son implication dans certains de ces dossiers? L’analyse semble dire oui. Si c’est le cas que faire? Seuls les senateurs de la republique peuvent repondre a ces questions.

S’il y a instabilite au senat Kelly Bastien est responsable. La source d’instabilite au senat vient du fait que les reglements internes ne sont pas appliques et la corruption toleree. Recemment, a travers un petit mot delivre via Email j’ai invite le Senateur Joseph Lambert a clarifier pour les membres de la Diaspora les accusations portees contre lui.

En plus de la resolutions de la SOCABANK et de l’affaire de drogue de Tiburon, le nom de Lambert s’est retrouvee dans:
a. l’affaire de l’ONA,
b. l’affaire Monique Pierre/Commissaire Dorfeuille/Drogue, cliquez ici

Le senateur Lambert n’a pas repondu a l’attente de la diaspora. Il nous faut des hommes et des femmes socieux de la transparence au pouvoir et cappables de repondre aux attentes de leurs mandants.

La majorite des hommes au pouvoir au sein de l’executif et du legislatif sont corrompus. Ils menent la politique du “kase fey kouvri sa”, ils sont tellement corrompus qu’ils ne peuvent pas enqueter sur la corruption de leurs collegues ou fonctionnaires d’un autre pouvoir. La corruption est un danger http://fr.wikipedia.org/wiki/Corruption pour la stabilite politique de notre pays.

La minorite competente travaillant au sein des institutions publiques est menacee quand elle veut faire son travail conformement a la loi. La menace vient en general des hauts fonctionnaires de l’etat et des corrompus du groupe de bourdon qui controlent les monopoles et favorisent la corruption politique. Cette minorite honnete, competente pour survivre ferme la bouche, c’est notre devoir de l’assister et d’augmenter son nombre.

Un reveil, plus que jamais, est necessaire en Haiti, surtout a un moment ou Preval prepare un coup d’etat electoral pour nous imposer une nouvelle classe de senateurs corrompus. Mon message a Kelly Bastien: Vous etes responsable de la destabilisation du Senat avec vos collegues corrompus, s’il y a destabilisation. Comme jeune, Bastien, vous me decevez et vous etes une honte pour le Grand Nord dont la tradition est differente de vos pratiques. Vous pouvez encore changer.

c.c. Senateur Kelly Bastien
Senateur Joseph Lambert
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