Archive for the ‘People in the News’ Category

COMMUNIQUE DE PRESSE : Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles

Thursday, January 22nd, 2009

Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) condamne les propos désobligeants du Ministre de la Justice, Maître Jean Joseph EXUME contre le journaliste Valéry Numa lors de l’émission “Invité du jour” sur la radio vision 2000 en date du 19 janvier 2009.

Accuser de manière légère un journaliste (membre de la presse) dans le dossier du vol de plusieurs millions de dollars liés à la drogue constitue une attaque directe contre la presse et une manœuvre désespérée utilisée pour intimider les journalistes dans l’exercice de leur profession et tous ceux qui dénoncent la corruption en Haïti.

Par ce comportement, le Ministre de la Justice se montre de plus en plus suspect dans le scandale macro financier à Port de Paix éclaté en novembre 2008 et qui continue de défrayer la chronique.

Le CARLI recommande à la corporation des journalistes la vigilance et la solidarité car la bataille pour la liberté de la presse tout comme pour le respect des droits humains, en général, n’est jamais gagnée de manière définitive. Une vigilance constante s’impose !

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Renan HEDOUVILLE, Av.
Secrétaire Général.-

AFFAIRE RUDOLPH BOULOS | NOUVEAU REBONDISSEMENT

Wednesday, January 21st, 2009

AFFAIRE RUDOLPH BOULOS / NOUVEAU REBONDISSEMENT / Le tribunal des référés de Fort-Liberté demande au CEP de surseoir à toute élection dans le Nord’Est. - Source: Le Matin

Dans un verdict rendu en date du 19 janvier en cours, le tribunal des référés siégeant à Fort-Liberté déclare que « l’État haïtien et toutes autres institutions étatiques doivent attendre le prononcé de l’arrêt de la Cour d’appel du Cap-Haitien avant une quelconque décision ayant rapport », à l’organisation d’élections dans le Nord’Est pour le poste du sénateur Rudolph Boulos.

Cette décision fait suite à la demande des avocats du sénateur Boulos au tribunal des référés de constater que « le Conseil électoral provisoire (CEP) n’a pas la preuve que le poste du sénateur Boulos est vacant » et, conséquemment, d’ordonner que soient suspendues toutes activités tendant à organiser de nouvelles élections pour ce poste, en attendant le verdict de la Cour d’appel du Cap-Haitien.

Cette cour, rappelle-t-on, a été saisie par l’État haïtien sur la validité de la résolution du Sénat d’exclure le sénateur Rudolph Boulos, au motif qu’il est détenteur de nationalité étrangère. La décision d’interjeter appel a été prise par l’État haïtien suite au verdict du tribunal de 1ere instance de FortLiberté rejetant la résolution du Sénat. Alors que l’affaire est encore pendante par-devant la Cour d’appel du Cap-Haitien, un arrêté présidentiel, convoquant le peuple en ses comices pour des sénatoriales fixées au 19 avril, mentionne comme siège vacant, dans le Nord’Est, celui du sénateur Rudolph Boulos. C’est contre cet arrêté que, par l’intermédiaire de ses avocats, ce dernier a décidé d’ester en justice.

Une affaire à suivre

Classification des Chefs d’État d’Haiti

Saturday, January 10th, 2009

par Jean Erich René - Dans tous les pays du monde, le taux de croissance du PIB est généralement utilisé comme un indicateur fiable de la santé économique nationale et du bien être collectif. Nous vous invitons à identifier le meilleur et le pire Chef d’État d’Haïti aussi bien que les intermédiaires de 1961 à 2007.

Cette classification a été faite selon leurs contributions à la richesse nationale, basées sur le taux de croissance total enregistré, sous leurs règnes respectifs. Les chiffres parlent plus haut que les propagandes politiques, les discours flatteurs et trompeurs.

Classification des Chefs d’État d’Haïti, selon le taux de croissance périodique du PIB sur une coupe longitudinale de près de 50 ans.

1.- Sous Jean Claude Duvalier : le capital national a augmenté de 21,16 %

2.- Sous Cédras Raoul: malgré l’embargo le capital national a augmenté de 6,82 %

3.- Sous Lesly Manigat le capital national a augmenté de: 1,06 %

4.- Sous Prosper Avril le capital national a baissé de: -0,1 %

5.- Sous François Duvalier le capital national a diminué de: -1,18 %

6.- Sous Gérard Latortue le capital national a diminué de: -1,62 %

7.- Sous René Préval le capital national a diminué de : -3,85 %

8.- Sous Jean Bertrand Aristide le capital national est démoli à -10,44 %

Sources: Perspective Monde “ Université Sherbrooke - Banque Mondiale, IHSI

Qui est Le pire dirigeant d’Haïti De 1961 à 2007 selon cette classification de l’Université Sherbrooke?

En Haiti Rapport Special | En masse. Juges, policiers et un Sénateur épinglés | Affaire Alain Désir.

Wednesday, December 24th, 2008

Source RadioVison2000 - ”Dix (10) millions de dollars US auraient été pillés et partagés entre les membres de la justice dans son ensemble et de toute la police de Port-de-Paix (Nord-ouest) lors d’une perquisition menée par la Police Nationale d’Haïti (PNH) chez l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir le 12 novembre dernier”, a révélé un rapport publié mardi par la Police Chaplains International (PCI), une agence internationale menant des investigations sur des dossiers de drogue.

“Nul n’est innocenté dans ce pillage, que ce soit au niveau de la justice ou au niveau de la police”, a conclu la PCI, affiliée à la DEA (Drug Enforcement Agency).

Les enquêteurs de la PCI ont rencontré le Commissaire de police Dadaille Mary-Bernard, le Substitut du Gouvernement René Moïse (Chef du parquet A.I. d’alors), le Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gélin, le cambiste Odnel Jean Clément, Dumas Louidor (ancien commis du parquet), l’ex-Commissaire du Gouvernement Atthis Gérard et certains citoyens et autorités de la ville jugés honnêtes.

D’après ce rapport, les opérations de perquisition se sont déroulées en présence de Me René Moïse, des juges de paix Jean Mathieu Dorvélus, Bouquette Saint-Marc, des greffiers Gaby Dorélien, Loriston Albert, de plusieurs agents de la PNH et de l’africain Mangle Samson, un agent de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Ce dernier ne serait pas impliqué dans le pillage des millions de dollars, a souligné le rapport.

Interrogé par la PCI, le Commissaire Dadaille Mary Bernard a confié qu’une somme de 20.000 dollars a été mise de côté pour le compte du Sénateur Evallière Beauplan (PONT/nord-ouest) par Me René Moïse.

Le document a relaté qu’après avoir découvert les millions de dollars, les policiers de l’Unité Départementale du Maintien d’Ordre (UDMO), les juges et le Commissaire A.I du gouvernement de Port-de-Paix se sont précipités à remplir leurs vêtements de paquets de dollars.

“Niclasse Jean Simon, chauffeur du Commissaire Michenet Baltazar, en pillant, a emporté un haut-parleur et une mallette pleine d’argent au profit de son chef”. Me René Moïse a déclaré aux enquêteurs avoir reçu un appel de Me Balthazar, qui se trouvait alors aux Etats-Unis, lui demandant de garder sa part.

“Dumas Louidor, a avoué que le Juge de paix Jean Mathieu a mis de l’argent dans sa valise destiné au Substitut du Commissaire Patrick et aux nouvelles secrétaires du Parquet”.

Une partie de la somme a été remise au Substitut du Commissaire du gouvernement Jean Volny Bellamin. Un neveu de ce dernier, Odnel Jean Clément, aurait fixé un montant de 3.500 dollars américains. “Me Atthis a bénéficié d’une somme de 150 milles dollars américains”.

Un policier ayant requis l’anonymat a affirmé avoir reçu 7000 dollars américains, a poursuivi la PCI dans ce rapport.

S’agissant du policier Jordany, présent au commissariat lors du comptage, il a indiqué avoir observé un de ses collègues, Harry Régiste, qui volait des paquets. Il allait réclamer sa part auprès de ce dernier le lendemain.

Selon les conclusions dudit rapport, René Moïse avait offert une somme de 10.000 dollars à Me Ronel Gélin qui avait refusé de recevoir cet argent.

La PCI a précisé avoir rencontré plusieurs policiers dans le cadre de ce dossier. Ils ont pour la plupart déclaré qu’il s’agissait d’un vrai pillage et que la somme de 510 milles dollars déclarés n’était qu’une miette de la quantité pillée.

Quant au Directeur départemental du Nord-ouest de la PNH, Dadaille Mary-Bernard, il a fait savoir que Me René Moïse lui avait dit que sa part a été confiée au commissaire principal de la PNH, M. Philippe.

Le Doyen du tribunal civil de Port-de-Paix, Maître Ronel Gélin avait dénoncé l’implication de ses collègues dans ce dossier les traitant de ”voleurs” et avait décidé de ne pas siéger au Tribunal Civil de cette ville tant que ce rapport n’était pas publié. Refusant d’obtempérer aux ordres du Ministre de la Justice, Jean Joseph Exumé, de rouvrir les portes du Tribunal, il a été renvoyé récemment pour insubordination.

Le scandale avait éclaté le 12 novembre dernier et la PCI avait ouvert son enquête le 15 du même mois tandis que celle diligentée par les autorités judiciaires et la PNH se faisait encore attendre mardi. (Radio Vision 2000 )

Haiti: Le trou dans le mur

Monday, December 22nd, 2008

par Jean Erich René - Compte tenu des standards habituels, au cours de ces 18 dernières années, le paysage social haïtien a subi des transformations quasi irréversibles. Notre faune urbaine, pour échapper à cette situation lamentable, a dû émigrer au Canada, aux USA en France et à St Domingue. La nature a horreur du vide. Une avalanche de paysans se déferle sur nos villes. Ce nouveau contingent a changé complètement les normes et les valeurs sociales en cours.

La nouvelle réalité haïtienne échappe complètement à l’entendement de nos compatriotes de la diaspora qui n’ont pas visité le pays durant ces 5 dernières années. Ils caressent des projets mirifiques inspirés d’un nationalisme exacerbé. Dans leurs rêves purement nostalgiques, le plus souvent ils privilégient l’aspect financier en négligeant le facteur humain d’où la source principale de leurs erreurs d’implantation. La population haïtienne actuelle ne tend plus vers les idéaux traditionnels. Les schèmes
de valeur ont changé du tout au tout. La course vers la richesse par le biais du trafic de la drogue a renversé presque tous nos préceptes moraux. Quelle que soit la source de l’argent, ce sont ses détenteurs qui ont voix au chapitre.

L’Eglise, jadis considérée comme une grande source d’énergie morale, a pratiquement dévié de sa tradition. C’est de là surtout que découle l’effondrement de la société haïtienne. La religion était le socle sur lequel reposait toute notre armature sociale. Même le tracé de nos villes a pour épicentre les bâtisses de nos églises autrefois la fierté de nos compatriotes.

Aujourd’hui il est triste de constater que l’image de nos prélats devient de plus en plus terne et tend vers l’obscurcissement total. L’indigénisation du Clergé Catholique jusqu’à présent se révèle un échec.
L’Archevêque de Port-au-Prince a échappé de justesse à la mort au cours d’un attentat perpétré par ses propres frères en Christ qui par surcroît ont brûlé l’ancienne Cathédrale de Port-au-Prince, au mépris de la mémoire de l’Empereur Jean Jacques Dessalines. Aujourd’hui il est affligeant
d’entendre les déclarations de Père Joachim Samedi qui annonce sa démission de son poste de Curé de la Paroisse St Louis de Gonzague de Bonbon.

Les arguments soutenus pour justifier une décision aussi sévère sont encore plus avilissants pour notre clergé indigène. Joachim Samedi parle d’empoisonnement d’un prêtre, de corruption et même de viol à l’Evêché de Jérémie. En effet, au cours du soulèvement de 1986, Père Wilner Eveillard de l’Anse d’Hainault était l’unique Curé qui avait reçu le délégué du Gouvernement en la personne du Chef du protocole. Comme sanction de son Evêque, il a été transféré à Bonbon qui n’avait jamais eu de prêtre dans le passé sinon que le curé des Abricots. Peu de temps après, Père Wilner Eveillard est mort. A l’époque il était bruit qu’il était mordu au doigt par un enfant qui recevait le baptême. Des informations beaucoup plus précises confirment que le Père Wilner Eveillard a été piqué au doigt par une épingle au moment où il tentait d’enlever son bonnet, pour verser de l’eau sur son front et faire de lui un enfant de Dieu. La pointe de l’épingle était-elle empoisonnée ? En tout cas c’est à partir de cet incident que lr rérend Père Wilner Eveillard , ce prêtre dissident de l’Evêché de la Grand’Anse, a trouvé la mort.

Les accusations du Père Samedi sont-elles bien fondées. En 1990, au fort du déchouquage il avait traité l’Archevêque de Port-au-Prince de Bourrique de St Domingue tout en souhaitant que le Père lebrun soit élevé au rang d’Evêque ? Aujourd’hui, sa prière est bien exaucée. Prions pour notre Eglise en pleine déconfiture !

La conception du pouvoir temporel est aussi en rupture avec nos valeurs traditionnelles. La différence s’observe même à partir de la tenue vestimentaire de nos dirigeants qui circulent en bras de chemise même au cours d’une visite de remerciement à l’Ambassade dominicaine à l’occasion de l’effondrement de l’Ecole de Pétion Ville. Si l’habit ne fait pas le moine, mais il permet tout de même de le distinguer. Nos cérémonies ne sont empreintes d’aucune solennité. La banalité devient le ton dominant. Il est curieux de remarquer la maîtresse attitrée du Président se déplacer d’un bout à l’autre de la loge officielle pour entreprendre des initiatives ordinairement réservées au Chef du protocole. Un Président circulant en camion aux Gonaïves après le cyclone est une scène comique plutôt digne de Louis de Funès. Une nouvelle conception du Pouvoir se dessine en Haïti.

Loin d’en rire il faudrait en pleurer ! Cette rupture avec la pratique des prédécesseurs est dangereuse pour l’avenir des Institutions Nationales. Le 55ème Président d’Haïti croit pouvoir en faire complètement à sa guise et ne se comporte plus selon les prescrits de la Constitution de 1987. Il adopte des mesures qui sans conteste frisent l’absolutisme pour grandir son aura . Il n’est plus de ce fait le gardien de nos Institutions selon l’article 136:

ARTICLE 136
Le Président de la République, Chef de l’État, veille au respect et à l’exécution de la Constitution et à la stabilité des institutions. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la
continuité de l’État.

L’intention manifeste de René Préval de changer la Constitution tend vers la représidentialisation du régime politique haïtien avec droit de succession. L’effacement du Premier Ministre, pris dans un contexte politique hémisphérique dominé par l’investiture d’un démocrate à la Maison Blanche le 20 Janvier 2009, participe plutôt de l’effronterie. Peu de présidents d’Haïti ont réussi ce tour difficile. Ainsi périssent Dumarsais Estimé et son tombeur le Général Paul Eugène Magloire pourtant surnommé
Kanson Fè. La mise en place d’un CEP sous couple réglé soulève déjà la réprobation des Leaders Politiques. Le moins que l’on puisse prévoir c’est la contestation de ce scrutin, sous l’œil de Barack Obama, avec des conséquences néfastes pour le Parti au pouvoir.

Une telle défaite va rejaillir sur toute la classe politique parce qu’elle ne saura pas insuffler la dynamique indispensable aux électeurs. Le score de tous les leaders au-delà de 50 ans sera nul. A défaut d’être connectés à la réalité sociale haïtienne, la nouvelle génération va les reléguer dans
le camp des perdants. Le beau parler français, la moralité, la compétence ne sont plus des référentiels. La banalisation de la Présidence et le flirt avec les chimères depuis 18 ans ont provoqué un sentiment de dégoût pour la politique haïtienne.

Le chambardement qui s’annonce pour l’année 2009 à cause de l’entêtement de René Préval à domestiquer les urnes en vue de s’assurer un troisième mandat ou de nommer son successeur va soulever une cabale susceptible d’assurer l’émergence d’un leader dont le profil se précise déjà avec Wyclef Jean. Sa percée est remarquable avec ses différentes prestations auprès des résidents de nos bidonvilles qui représentent la majorité des suffrages. De fait, ils ont renversé les urnes en 2006 pour acclamer la victoire de Préval en donnant le ton au CEP.

Et maintenant ?

En jetant un coup d’œil à travers le trou pratiqué dans le mur social haïtien par l’Église Catholique, Jean Bertrand Aristide et René Préval, nous constatons que nos leaders traditionnels sont effacés. L’écho du
discours politique qui déclenche la ferveur populaire est identifié au niveau des Groupes de Musique Casse-Cou et Fugees etc. Wyclef Jean, considéré comme un modèle de réussite aux yeux de l’Etablishment américain, se positionne au carrefour principal de l’échiquier politique haïtien, à l’instar de Jean Bertrand Aristide en 1991, comme un leader incontestable et sans rival.

Les masques sont tombes Le Senateur Lambert et l’arrestation d’un ancien policier, présumé kidnappeur et narcotrafiquant

Thursday, December 18th, 2008

Gerry Archange Enderson Lecomte a tout avoue a la DCPJ Il a clairement dit qu’il travaille pour le Senateur Lambert Il a clairement avoue sa partipation dans l’enlevement de Mme Ledan et l’assassinat de Monique Pierre

Les SIMS de telephones cellulaires decouverts dans la voiture de Gerry ont revele apres analyse que la derniere personne d’une longue liste ayant parle a Gerry est le Senateur Lambert. Pour votre gouverne Gerry est un protege de longue date du Senateur

Le senateur Lambert a personnellement demande son transfert du Departement du Sud au Departement du Sud est

Le senateur Lambert a empeche la revocation de Gerry par la DCPJ sous Michael Lysius

Le senateur Lambert est en train de negocier depuis dimanche l’interrogatoire de Gerry

Il est aide dans toutes ses demarches par l’ancien Commissaire du Gouvernement CLAUDY GASSANT qui a toujours le controle du parquet qui a passe le week end avec le Senateur et King Kino a Jacmel et qui est rentre specialement de la DOMINICANIE pour recolter le butin de l’affaire DORFEUILLE MONIQUE PIERE qu’il va surement partager avec l actuel Commissaire du Gouvernement qui a tout fait pour nettoyer le senateur Lambert de tout soupcon Le parti LESPWA de Jacques Edouard ALEXIS est donc un repere de bandit apres la tentative de braquage de la BNC par les hommes du senateur ANNACACIS

La DEA a donc du travail apres le Senaeur Fourrel les projecteurs sont diriges sur le senateur Lambet

Arrestation d’un ancien policier, présumé kidnappeur et narcotrafiquant

Gerry Archange Enderson Lecomte, un homme au passé lourd, a été épinglé dans le cadre de l’enquête sur le récent enlèvement de Jénane Ledan, libérée depuis samedi 13 décembre 2008, (Radio Kiskeya)

Des agents de la Police Nationale ont procédé samedi après-midi à l’arrestation de Gerry Archange Enderson Lecomte, 33 ans, un ancien membre de la PNH, soupçonné notamment d’implication dans le kidnapping et le trafic de drogue, a annoncé le porte-parole a.i de la police, Gary Desrosier.

Le suspect a été intercepté au Canapé Vert (est de Port-au-Prince) à bord d’une Toyota Rav4 de couleur grise aux vitres teintées immatriculée AA69460, en possession d’une arme illégale et d’une somme d’environ 50.000 gourdes (1.200 dollars américains).

Après un interrogatoire préliminaire au sous-commissariat du Canapé Vert conduit par le juge de paix de la section Est, Jean-Claude Mondélus, M. Lecomte a été transféré en début de soirée sous forte escorte au siège de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), a constaté Radio Kiskeya.

L’avocat du prévenu, Me Richard Toussaint, qui assistait son client, s’est refusé à toute déclaration.

Selon des sources policières ayant requis l’anonymat, la capture de Gerry Archange Enderson Lecomte constitue une « grosse prise » en raison de son statut présumé de « membre très influent et dangereux » d’un important réseau criminel. Cet individu, qui aurait joué un rôle de premier plan dans l’enlèvement et la séquestration pendant une dizaine de jours d’une professionnelle bien connue, Jénane Ledan, serait également impliqué dans d’autres cas d’enlèvement crapuleux.

D’autre part, le même Lecomte serait lié au trafic illicite de stupéfiants dans la ville des Cayes (196 km au sud de la capitale) où il était affecté.

Les mêmes sources précisent que l’ex-policier ferait aussi l’objet de plusieurs mandats d’amener pour divers actes répréhensibles qui lui ont été reprochés lorsqu’il était en poste à Jacmel (environ 80 km au sud-est). Il avait même échappé in extremis à une tentative de lynchage et son véhicule avait été incendié par des éléments de la population locale en 2004 lors de la chute de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.

C’est d’ailleurs au cours de cette même période très agitée que Gerry Archange Enderson Lecomte devait abandonner la Police Nationale fortement politisée sous l’administration Lavalas.

Ancien membre du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO) et de la police administrative, le présumé kidnappeur et narcotrafiquant a été épinglé au terme d’une filature. Des agents du sous-commissariat du Canapé Vert l’ont surpris en possession d’un pistolet Glock 17 (arme réputée dangereuse) grâce aux précieuses révélations de trois autres individus appréhendés dans le cadre de l’enquête en cours sur le rapt de Jénane Ledan. La directrice du centre professionnel de formation ouvrière (CPFO) avait été libérée le week-end dernier (6-7 décembre) lors d’une descente nocturne d’unités spécialisées de la PNH à Delmas 40B (est de Port-au-Prince) . Même si les infrastructures de ce gang opérant dans le quartier ont été anéanties et plusieurs de ses membres capturés, d’autres, dont des anciens policiers, sont encore en cavale.

Afin de contrecarrer les bandits à la veille des fêtes de fin d’année, après divers actes de kidnapping et autres attaques criminelles impliquant notamment des motards, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) a lancé l’opération « Bouclier Bleu » destinée à seconder la police haïtienne dans ses efforts.

Les mois de décembre 2006 et 2007 avaient été marqués par des vagues de kidnappings qui visaient principalement des écoliers et des membres du secteur privé des affaires.

Radio Kiskeya

Destabilisation au Senat: Les contradictions du senateur Kelly Bastien

Sunday, December 7th, 2008

Par Stanley Lucas - Suite aux rapports de police relayes par la presse sur une implication possible dans une afffaire de crime et de drogue d’une plaque d’immatriculation officielle d’un vehicule appartenant au Senateur Joseph Lambert (Sud Est) le senateur Kelly Bastien, president du Senat, le 6 Decembre 2008 suggere indirectement qu’il y a un plan de destabilisation du Senat. Pour lire le rapport de radio Kiskeya sur la question priere de cliquer ici: Que cache cette declaration de Kelly Bastien?

Les declarations de Kelly Bastien sont irresponsables, les elus de la republique, depuis 2006, ont cette tendance au voye monte au lieu d’assumer leurs responsabilites. Un president legal et responsable du Senat aurait du mener immediatement une enquete interne en vue de determiner si ces accusations, concernant Joseph Lambert, sont legitimes ou fausses.

Le probleme c’est que Kelly Bastien, president du grand corps, n’a pas de credibilite, li genyen zanno kay ofev. Deja le 19 Janvier 2008 le Senateur Anacasis l’accusait d’avoir monte un coup d’etat contre son confrere Joseph Lambert Pour comprendre l’affaire du coup d’etat decrit par Anacasis cliquez ici:

A l’epoque Bastien avait utilise l’affaire de “drogue de Tiburon” pour se debarasser de Lambert et le remplacer. Pour ceux qui ont oublie l’affaire de Tiburon priere de cliquer ici .

La credibilite de Bastien a ete aussi remis en question dans l’affaire de la SOCABANK ou des senateurs auraient recus des pots de vin pour voter dans le noir a l’insu des autres membres une resolution en faveur de cette banque, une affaire de corruption quoi! Pour des informations sur l’affaire SOCABANK cliquez ici:

Le senateur Kelly Bastien semble-t-il pour etouffer l’affaire a refuse de suivre les recommandationss de la commission senatoriale d’enquete. Pour lire le rapport de la Commission d’enquete senatoriale et les recommandations cliquez ici: .

Le nom du Senateur Bastien figurait aussi dans l’affaire de l”ONA, cliquez ici:

Est-ce que le senateur Kelly Bastien, est dans l’impossibilite d’assumer ses responsabilites de president du Senat, de mener des enquetes sur la corruption au sein du grand corps a cause de son implication dans certains de ces dossiers? L’analyse semble dire oui. Si c’est le cas que faire? Seuls les senateurs de la republique peuvent repondre a ces questions.

S’il y a instabilite au senat Kelly Bastien est responsable. La source d’instabilite au senat vient du fait que les reglements internes ne sont pas appliques et la corruption toleree. Recemment, a travers un petit mot delivre via Email j’ai invite le Senateur Joseph Lambert a clarifier pour les membres de la Diaspora les accusations portees contre lui.

En plus de la resolutions de la SOCABANK et de l’affaire de drogue de Tiburon, le nom de Lambert s’est retrouvee dans:
a. l’affaire de l’ONA,
b. l’affaire Monique Pierre/Commissaire Dorfeuille/Drogue, cliquez ici

Le senateur Lambert n’a pas repondu a l’attente de la diaspora. Il nous faut des hommes et des femmes socieux de la transparence au pouvoir et cappables de repondre aux attentes de leurs mandants.

La majorite des hommes au pouvoir au sein de l’executif et du legislatif sont corrompus. Ils menent la politique du “kase fey kouvri sa”, ils sont tellement corrompus qu’ils ne peuvent pas enqueter sur la corruption de leurs collegues ou fonctionnaires d’un autre pouvoir. La corruption est un danger http://fr.wikipedia.org/wiki/Corruption pour la stabilite politique de notre pays.

La minorite competente travaillant au sein des institutions publiques est menacee quand elle veut faire son travail conformement a la loi. La menace vient en general des hauts fonctionnaires de l’etat et des corrompus du groupe de bourdon qui controlent les monopoles et favorisent la corruption politique. Cette minorite honnete, competente pour survivre ferme la bouche, c’est notre devoir de l’assister et d’augmenter son nombre.

Un reveil, plus que jamais, est necessaire en Haiti, surtout a un moment ou Preval prepare un coup d’etat electoral pour nous imposer une nouvelle classe de senateurs corrompus. Mon message a Kelly Bastien: Vous etes responsable de la destabilisation du Senat avec vos collegues corrompus, s’il y a destabilisation. Comme jeune, Bastien, vous me decevez et vous etes une honte pour le Grand Nord dont la tradition est differente de vos pratiques. Vous pouvez encore changer.

c.c. Senateur Kelly Bastien
Senateur Joseph Lambert
ULCC
Societe Civile
Partis Politiques
Senat
Chambre des Deputes
Presse

Le Sénateur Turneb Delpé, en Floride,opine sur la crise haïtienne et les élections

Monday, December 1st, 2008

Tuneb Delpé sur les ondes de Radio Classique Inter, l’émission Actualités Politiques, Grandes lignes, animée par Robert Bénodin, opinant sur la crise haïtienne et les élections annoncées pour le 19 avril 2009:

Turneb Delpé, nous vous souhaitons la bienvenue les ondes de Radio Classique Inter.

RB : Depuis quelque temps le pays est en train de faire face à une crise multiforme.
Comment expliquez-vous le comportement du gouvernement face à cette réalité ?

TD: Nous parlons du gouvernement actuel, le gouvernement Préval/Pierre-Louis. Mis à part le premier ministre qui est à son coup d’essai, Le président lui-même, n’est pas un néophyte. Il a été premier ministre, ministre de l’intérieur et est à son second mandat de chef d’état. C’est un homme qui s’est trouvé au timon des affaires depuis 1991. Si à son premier mandat, il n’avait pas d’expérience politique. Il n’avait pas bien compris la nature de la crise haïtienne. Il n’avait pas encore développé une vision. Mais quand il est retourné en 2006, nous pensions que c’est un président qui devrait venir avec un projet de gouvernement et une vision. Qui aurait compris la crise multiforme, comme vous venez de le décrire. Et qui serait venu apporter des solutions. Parce que beaucoup de gens avaient de l’espoir sur LESPWA. On avait cru que son gouvernement aurait été la rupture avec le passé, pour un véritable nouveau départ. Malheureusement on avait fait un mauvais calcul. Malgré les beaux discours du président Préval sur le thème de l’unité et la nécessité d’un projet de 25 ans pour reconstruire le pays, il n’a jamais joint la parole à l’action.
Nous pouvons dire qu’une fois de plus Haïti est en train de rater encore un autre cinq ans. Son mandat est à sa fin. Il ne lui reste que deux ans. Bientôt on sera en pleine campagne. On aura des élections en 2009 et en 2010, pour la présidence, la passation du pouvoir le 7 février 2011. Pour terminer, il nous faut dire, que ceci explique l’incompétence, l’absence de vision d’un président qui a mis en place des gouvernements, qui on fait preuve d’une même absence de vision, de la même incompétence. Des gens qui n’ont aucun sens de l’histoire. Qui n’arrivent pas à comprendre qu’il y a une rupture qui doit se faire avec l’ancien model de société qui a caractérisé le pays et qui a éclaté. L’Etat s’est effondré. Il y a une nécessité pour une véritable transition vers un nouveau model de société. Et cette compréhension historique que les gouvernements qui se sont succédés à la tête du pays de 1991 à nos jours, n’ont pas.

RB : A Miami Préval a avoué son incapacité pour subvenir aux besoins des victimes des cyclones.
Quelle est votre réaction face à cet aveu ?

TD: Cet aveu montre que, lorsqu’un peuple a le pouvoir de choisir en Démocratie et qu’il soit incapable d’orienter son choix. Il choisit des gens qui n’ont aucune vision et aucun projet pour le pays. Face à des situations où l’obligation d’avoir des réponses devient une exigence. Ces dirigeants en l’occurrence offrent des discours de lamentation. Et accusent les gouvernements précédents de qui ils ont hérité cette situation. Qu’ils ne peuvent pas dans un aussi bref délai changer le cours de l’histoire. Lorsqu’on constate que depuis 1991, s’il y avait un plan et une vision, on l’aurait accompli. Bientôt on aura bien 20 ans de pouvoir lavalas. Quand maintenant une équipe est en train de prendre pour excuse, les échecs des gouvernements du passé. Or, en venant assumer le pouvoir, il fallait savoir dans quel état se trouve le pays. C’est parce que vous avez prétendu avoir une solution que vous alliez apporter que vous avez assumé le pouvoir. Nous ne parlons pas de miracle. Mais en deux ans, tout le monde devrait déjà avoir l’impression que l’on est dans la bonne voie. Tel n’est pas le cas avec les différents gouvernements qui se sont succédés de 1991 à nos jours.

RB : Comment expliquer que le pays le plus pauvre de l’hémisphère puisse accuser un excédant budgétaire de plus 10 milliards de gourdes, alors que des enfants meurent de famine à la Baie d’Orange dans le Sud-est, dans le Nord-ouest et dans d’autres endroits difficilement accessibles ?

TD: Ce qui m’a surpris, avant de répondre à cette question, c’est la déclaration du président Préval, lorsque à Miami, il a fait une forme de chantage, une forme de menace, que ceux qui ont connu le gouvernement de François Duvalier, ont entendu ces mêmes modes de chantage. Si vous ne me tendez pas la main, le pays deviendra un repère de terroriste et ne narcotrafiquants. A l’époque de François Duvalier il avait tenu un discours de ce genre. Mais la menace à l’époque pour les pays capitalistes, c’était plutôt le communisme. Je trouve que ce ne soit pas l’attitude d’un chef d’état responsable. L’utilisation d’épouvantail pour faire marcher les donneurs d’aide au lieu d’arguments solides et valables pour solliciter l’aide.
Comment qu’un pays le plus pauvre de l’hémisphère puisse-t-il accuser un surplus budgétaire de plus de 10 milliards de gourdes. ? Alors qu’il n’y a aucun signe que ce soit un pays en voie de développement. Ce n’est pas un pays qui est en train de créer des richesses qui lui permettent d’avoir une assiette fiscale très augmentée au point de pouvoir obtenir un surplus. C’est la preuve de l’incapacité de pouvoir de créer des programmes pour utiliser ces fonds. Même quand ils ont les moyens, ils ne savent que faire avec. Ils ne sont même pas capables de répondre à la situation d’urgence, la famine, la cherté de la vie et à l’ensemble des problèmes que confronte le pays.

RB : Après l’effondrement de l’école à Nérette, Préval et Pierre Louis ont reconnu que la faiblesse de l’Etat soit fondamentalement responsable des constructions anarchiques. Mais ils ont tous deux refuser de prendre des dispositions pour freiner et corriger ce phénomène.
Comment interprétez-vous leur attitude ?

TD: Je l’ai dit déjà en plusieurs occasions. C’est un pays qui est dans un état de débilité. L’attitude d’un pouvoir ce serait d’aborder les problèmes de ce pays en deux aspects, l’aspect conjoncturel, les urgences surtout, et l’aspect structurel. On voit que l’approche est tout azimut. C’est sur les décombres et les débris de l’Etat en faillite que ces gouvernants pensent pouvoir gérer le pays. Alors que sur le plan conjoncturel, il y a toute une série de mesures qui n’exige pas de l’argent, mais un certain leadership, un certain sens de responsabilité, pour les annoncer et les faire respecter. Par exemple, les mines de sable, la manière dont elles sont exploitées, à Laboule, à Malpasse. La façon dont on construit des maisons sur le morne L’Hôpital. Les bidonvilles qui continuent à se propager un peu partout dans Port-au-Prince. Pour ces types de problème, il suffit pour un gouvernement de prendre des mesures, disant qu’à partir de telle date, je ne veux pas que des maisons soient construites dans les zones désignées. Je ne veux pas que les mines de sable soient exploitées de telle façon. Je ne veux pas que des arbres soient coupés dans nos forets. Voilà des mesures que l’Etat dans le cadre de son rôle répressif, peut prendre et les faire respecter. On ne voit pas de ces mesures prises par le gouvernement. Ces mesures n’exigent aucun débours de la part du gouvernement. Il ne s’agit seulement pour le gouvernement que de faire respecter l’autorité de l’Etat. Le gouvernement vient d’exiger des propriétaires de maison, 2 mètres pour construire les trottoirs. Voilà que cette mesure est en train de s’appliquer sans trop de difficulté. Cela montre que le gouvernement s’il voulait prendre des mesures pour arrêter les constructions anarchiques et s’assurer de leur application, il le pourrait. Il y a une raison politique pour d’une part ne pas vouloir prendre ces mesures pour arrêter les constructions anarchiques. Et de l’autre exiger que des propriétaires de maison deux mètres de leur propriété pour construire les trottoirs.

RB : Nous avons un nouveau chef de gouvernement, Michèle Pierre Louis.
Quel est l’impacte du nouveau premier ministre sur la conjoncture ?

TD: Aucun ! C’est l’un des gouvernements par rapport au contexte de son avènement au pouvoir, qui bénéficie de la part de tous les secteurs une solidarité silencieuse. Parce qu’il est arrivé dans le cadre d’une catastrophe naturelle, on lui a donné le champ libre. On ne lui a donné aucune résistance, aucun critique, aucune opposition. Pour lui donner le temps d’apporter des solutions urgentes aux problèmes de gens victimes de catastrophe cyclonique. Ce gouvernement a presque 100 jours. Il n’y a personne qui lui a demandé des comptes. Si vous faites un micro-trottoir aujourd’hui, on n’a pas conscience qu’il y a un nouveau gouvernement en place. Ce gouvernement n’a pas de présence. La malice populaire veut faire croire que ce soit un gouvernement qui apporte plus de malheur que de bonheur pour le pays.

RB : Le nouveau premier ministre à son avènement au pouvoir a sollicité du peuple un moratoire de 6 mois (jusqu’en février 2009).
Pensez-vous que ce peuple en doloris, about de souffle et aux abois peut attendre aussi longtemps ?

TD: Si je constate dans la réalité une série de signes qui s’agitent. Bien que ces signes n’aient pas encore pris d’envergure, il y a de fait des manifestations de toutes sortes. Il y a des sit-in qui se font à la primature, au ministère du commerce, au ministère des affaires sociales, au parlement, en face du palais national, ceci par des organisations populaires, par des organisations féminines et féministes, par des syndicats du secteur privé et public. Autant de signes annonciateurs, avec les libres tribunes, on sent qu’il y a quelque chose, « marmite la ap bouilli ». Est-ce une répétition générale qui est en train de se faire pour annoncer dans un temps pas trop lointain, une forme d’implosion ou d’explosion sociale.

RB : Préval et son CEP annoncent des élections pour le 19 avril 2009. Alors qu’à la fin de l’année 2009, les mandats des 2e sénateurs, de tous les députés de la 48e législature et de toutes les autorités locales arrivent à terme.
Il y a-t-il un piège dans la décision de faire des élections en avril, mais pas en novembre 2009 ?

TD: Je vais relater les opinions et interprétations qui sont en train de se cristalliser et qui s’expriment sur ce sujet. Tout ceux qui observent, voient que depuis tout ce temps que des élections auraient dû se faire, commençant par les élections indirectes, qui auraient dû être fait déjà, pour aboutir à un Conseil Electoral Permanent avec toutes les Assemblées et tous les conseils Territoriaux. Quand on constate que le renouvellement du tiers de Sénat qui aurait dû être fait aussi depuis novembre 2007. Dieu seul sait combien de combat que le sénateur Rudolph Boulos a pu mener au Sénat. Des initiatives qu’il a prises pour porter le gouvernement à faire ces élections à temps pour renouveler, le tiers du Sénat et mettre sur pied toute les Assemblées Territoriales, pour aboutir au Conseil Electorale Permanent. Il a organisé à ses frais des rencontres entre les parlementaires et les élus locaux pour les porter à réfléchir sur ces sujets. Malgré tous ces efforts, ces élections n’ont pas eu lieu. Nous sommes à la fin de 2008, nous allons en un mois être en 2009, voilà que des élections qui devraient se faire depuis 2007, sont annoncées pour la mi 2009. Alors qu’à la fin de 2009, on devrait avoir des élections pour renouveler un autre tiers du Sénat, la totalité de la chambre des députés et des autorités locales. Pour arriver au CEP permanent, il faudrait que les élections indirectes soient faites avec les autorités locales qui sont en siège maintenant. Le CEP provisoire nous a donné la date des élections pour renouveler le tiers du Sénat le 19 avril 2009 et jusqu’à juin 2009 pour le second tour, mais sans mentionner les élections indirectes. Alors que dans son mandat il est stipulé qu’il devait réaliser à la fois les élections sénatoriales et les élections indirectes. Les élections indirectes sont de faite jetées au rancart. Le mandat de ce CEP aurait dû se terminer avant les élections de novembre 2009. Ceux sont les ASEC et les Délégués de ville, qui sont élus et installés dont les mandats se terminent à la fin du mois de décembre 2009, qui devraient participer aux élections indirectes. Ces élections indirectes auraient dû être déjà faites. Nous ne voyons aucune disposition de ce sens. Nous constatons qu’il y a un article de cette loi électorale qui aurait dû ne pas être en conflit avec la loi mère. Cette Constitution prévoit les échéances constitutionnelles, comment on doit réaliser des élections en Haïti. Elle prévoir que les élections qui doivent renouveler le parlement doivent ce faire au mois de novembre ou décembre pour que ces parlementaires puissent entrer en fonction le deuxième lundi du mois de janvier. Elle prévoit aussi quand les élections présidentielles doivent se faire pour que le président puisse entrer en fonction toujours à la date du 7 février. Les échéances constitutionnelles sont prévues par la Constitution. La loi prévoit déjà que les élections ne se feront pas au mois de novembre 2009. Et auquel cas, les députés restent en poste jusqu’au 8 mai 2010. L’autre tiers du Sénat qui aurait dû être renouvelé en novembre 2009, il restera en poste jusqu’au 8 mai 2010. Mais les autorités locales leur mandat se termine en janvier 2010. Puisque, il ne pourra pas y avoir de vide, on va retourner au régime des conseils intérimaires. Qui va nommer ces maires, ces CASEC, ces ASEC etc. intérimaires ? Les seules élections qui devront se faire en 2010, selon la Constitution, ceux sont les présidentielles. Cela veut dire qu’il y aura un vide institutionnel au niveau des mairies, des CASEC et des ASEC. Depuis mai 2010 il y aura un vide au niveau du Sénat et de la Chambre des députés. De mai 2010 à novembre 2010, qui va combler ce vide ? Voilà autant de questionnements qui créent beaucoup de suspicions sur la probabilité de la tenue d’élections en novembre 2009. Toutes ces élections, qui selon toute probabilité ne se feront pas à temps, est-ce que c’est en novembre 2010 que le tiers du Sénat, la totalité de la chambre des députés et des autorités locales vont se faire ? Voilà ce qui se dégage de ces machinations ! Il y a beaucoup de suspicion autour du CEP provisoire et des élections qui sont projetées pour le 19 avril 2009.
Qu’est-ce que nous constatons depuis 1995 en Haïti. Depuis cette époque les gouvernements prennent le malin plaisir de faire des mascarades électorales. Celles de juin 1995 qui on été déclarées des élections « Chan Pouel ». Toutes les autres mascarades électorales qui ont eu lieu, où la classe politique n’avait pas participé. En décembre 1995 où Préval avait été élu, il y avait à peine 1 à 2% de participation. Il a fait ses cinq ans. La classe politique avait contesté celle de 1995. En 1997, même quand la classe politique a participé en avril 1997, ils se sont battus entre lavalassiens, jusqu’à l’annulation de ces élections. Celles de mai 2000, ils ont organisé une autre mascarade électorale, qui a porté la classe politique à ne pas participer aux élections de novembre 2000, là où la participation a été moins de 5% pour les présidentielles. Est-ce que c’est le même scénario que l’on veut refaire ? Est-ce qu’on va porter la classe politique à contester les élections d’avril 2009, pour laisser le champ libre à des élections qui se feront à 1% et 2% de participation pour maintenir le même régime en place, en dehors d’élections démocratiques, libres, honnêtes et crédibles ?
Cependant, il y a d’autres qui ajoutent un scénario. Faire des élections sénatoriales sans les élections indirectes. Confisquer tous les postes électifs avec les moyens mis à leur disposition par la loi d’urgence. Se donner une majorité confortable au niveau du Sénat, ayant déjà une majorité confortable au niveau de la Chambre des députés avec le CPP et d’autres blocs parlementaires. Avec une majorité au Sénat et à la Chambre des députés, ayant un projet de remplacement de la Constitution et pas de son amendement, déclarer qu’un amendement de la Constitution soit impossible. Remplacer la Constitution de 1987 d’une façon légale avec l’approbation de l’institution parlementaire. Il y a des gens qui interprètent le scénario de cette façon.
Il y a de grandes et fortes suspicions sur les élections du 19 avril 2009 dont il est question aujourd’hui. Il y a plusieurs partis politiques qui se sont exprimés. Ils disent qu’il serait mieux d’avoir des élections pour renouveler les deux tiers de Sénat, la totalité de la Chambre des députés et des autorités locales pour ne pas avoir de vide institutionnel. Il y a d’autres groupes qui ne se sont pas prononcés. Mais de demander aux CEP de démontrer qu’il est capable d’organiser réellement des élections libres, honnêtes et démocratiques en respectant leur mandat, qui non seulement de faire des élections sénatoriale et indirectes, pour qu’avant novembre on ait un CEP permanent. Dans le recrutement du personnel de la machine électorale depuis le niveau central jusqu’au niveau du BEC que ce soit fait dans la transparence, là où on peut faire confiance, a partir d’une structure neutre, comme le Conseil de l’Université de l’Etat qui prendrait en charge d’organiser des concours pour le recrutement du personnel du CEP. Avoir un calendrier électoral fait avec la participation des partis politiques. Le CEP qui organise ces élections n’est pas constitutionnel, c’est un CEP politique, formé par un consensus politique, ce n’est pas la Constitution qui l’a mis en place. La Constitution d’ailleurs ne prévoit pas qu’il y aurait jusqu’à présent un CEP provisoire. Si ce CEP adopte un calendrier électoral, il faut que ce soit dans la transparence totale. Il lui faut prendre toutes les étapes pour prouver qu’il y aura des élections libres honnêtes et démocratiques au rendez-vous du 19 avril s’est donné lui-même.
En plus, il y a une loi électorale qui a été votée dans un contexte où il n’y avait pas de gouvernement. Cette loi a été publiée contrairement à toutes les procédures de promulgation de toute loi, sans les signatures du premier ministre et des ministres préposés à mettre cette loi à exécution. Le président du Sénat ne l’a pas signé non plus. Ceci aurait dû déjà entacher cette loi de nullité. Ceci, c’est dans la forme. Dans le fond, cette loi a une toute série d’éléments qui sont en violation constitutionnelle. On se pose la question comment un CEP va prendre la liberté quand on aura relevé pour lui tous ces articles qui sont en violation de la Constitution de 1987. Alors que l’article 186 de la Constitution de 1987 dit que le CEP est passible de la Haute Cour de Justice, ce CEP va-t-il prendre la liberté d’exécuter une loi sans s’assurer que cette loi soit conforme à la Constitution de 1987 ? On va sortir un document pour faire prévaloir toutes ces lacunes. C’est après la publication et la discussion de tous ces documents pour faire prévaloir tous ces arguments que l’on pourra décider s’il est possible de faire des élections en bonne et due forme selon les procédures démocratiques.

RB : Pouvez-vous énumérer les conflits qui existent entre la loi électorale et la Constitution de 1987 ?

TD : En toute honnêteté, je ne peux pas le faire maintenant. Je n’ai pas avec moi la liste des violations. C’est un document sur lequel on est en train de travailler. Il n’a pas encore atteint sa forme et sa version finale. Ce document sera envoyé par la Convention des Partis Politiques et par le Conseil National des Partis Politiques au CEP, au pouvoir Exécutif et au parlement, pour mettre en exergue toutes les irrégularités.
Mis à part les irrégularités d’ordre juridique, nous pouvons relater des irrégularités d’ordre moral. Ceux sont les cotions exigées aux partis politiques qu’il doivent verser pour la participation de leurs candidats aux élections. Pour qui va-t-on faire ces élections ? Sous prétexte de vouloir barrer la route pour ne pas avoir trop de candidats, alors qu’il y a beaucoup d’autres moyens qui pourraient être utilisés. On met l’emphase plutôt sur la quantité d’argent qu’il faut payer comme candidat, et qui n’est pas remboursable. Ces élections sont réservées aux riches exclusivement. Ceux sont les hommes au pouvoir qui s’enrichissent par la corruption qui ont accès à ces sommes. L’homme honnête compétent n’ayant pas accès à ces sommes, malgré ses qualifications, sera exclu automatiquement.

Les frais d’inscription aux différentes fonctions électives sont établis ainsi :
le candidat à la Présidence 500 000 Gourdes;
le candidat au Sénat 100 000 Gourdes;
le candidat à la Chambre des Députés 50 000 Gourdes;
chaque cartel de candidats au Conseil Municipal 25 000 Gourdes;
chaque cartel de candidats au CASEC 3 000 Gourdes;
chaque cartel de candidats à l’ASEC 1 000 Gourdes;
chaque cartel de candidats aux Délégués de Ville 1 000 Gourdes

Cette loi stipule en outre. Si victime d’une injustice dans le processus électoral, j’ai une plainte à porter. Avant de pouvoir porter plainte, il me faut verser 10,000 gourdes. Si je n’ai pas cet argent, en tant que citoyen candidat je n’ai pas droit à la justice.
On aurait pu croire que l’intention serait de décourager les candidats indépendants pour les forcer à se joindre à un parti politique. On aurait pu exiger du candidat indépendant un certain nombre de signatures d’électeurs qui supportent sa candidature. Que ce soit un candidat d’un parti politique ou indépendant, on a le même traitement. Nous disons sur le plan d’ordre moral, c’est inacceptable. Est-ce que ceux sont les gens riches qui ont seuls le droit à la candidature ? Ceci est d’ordre moral. Quand aux irrégularités d’ordre juridique nous les présenterons dans le cadre d’un document.

RB : Sans un recensement récent et fiable,
-peut-on établir et identifier les bureaux de vote de proximité,
-a-t-on retracé les circonscriptions, pour établir l’égalité de la représentation,
-comment peut-on créer un registre électoral fonctionnel,
- peut-on faire des élections fiables avec ces problèmes techniques ?

TD: D’après le CEP demain, vendredi 28 novembre 2008, c’est la date finale pour tous les partis politiques intéressés à participer aux élections du 19 avril 2009, de s’inscrire. Aucun parti de la Convention des partis politiques, aucun parti du Conseil national des partis politiques ne s’est inscrit. Le CEP est en train de violer sa propre loi électorale. Dans les articles 89 et 98 de la dite loi, il faut que le CEP rende le calendrier électoral public. Et à travers le calendrier, la date d’inscription des partis politiques et des candidats sera établie. Quand on parle de calendrier, il faut aussi dire quand on va établir le registre, la liste partielle etc. Il y a des tas de choses qui doivent être inscrites dans le calendrier. On a rencontré le CEP aujourd’hui de 11 :00 am jusqu’à 4 :00 pm. Un point sur lequel on est sorti en désaccord avec le CEP c’est précisément sur ce fameux calendrier électoral qu’il parait que ce soit seulement le CEP qui soit au courant. Les informations au sujet de ce calendrier nous proviennent du CEP par compte-goutte. Nous lui avons dit deux choses importantes, Il ne peut pas simplement nous mettre en face du fait accompli en publiant le calendrier. Il lui faut préparer ce calendrier avec nous. De manière que nous puissions vérifier dans les faits la faisabilité de toutes les étapes. Pour que rendu public, nous n’aurons pas à le contester. Les partis iront s’inscrire que quand il y aura un calendrier électoral qui répond aux exigences de la loi et qui soit le produit d’un consensus avec les partis politiques. C’est à ce moment et à ce moment là seulement que les partis de la Convention et du Conseil iront s’inscrire. On ne peut pas entrer dans un processus dont nous ne connaissons pas les tenants et aboutissants. Quant à la loi électorale, le mandat du CEP, la machine électorale, sa composition et le mode de recrutement de son personnel.

RB : On a centralisé le processus du vote. Même avec la centralisation, n’est-il pas nécessaire d’identifier les bureaux de vote de proximité à l’intérieur de centre de vote ?

TD: On ne sait pas si ça a été fait. Il y a des questions pertinentes que nous devons poser pour savoir si le processus électoral répond à de telles exigences. La loi dit qu’il faut deux centres de vote par Section Communale. Il faut aussi que ces centres de vote soient établis à proximité du domicile des votants. Pour que le votant ne soit pas obligé de parcourir des distances pour trouver le centre de vote. En plus, au centre de vote, ça peut prendre toute une éternité pour savoir dans quel bureau de vote on peut voter.
Il y a une expérience faite en 2006. Le centre de vote de Pétion-ville à la place St Pierre par exemple a été un centre de vote éclaté. Une partie du centre se trouvait au Lycée de Pétion-ville, une partie au bureau de la DGI de Pétion-ville, une partie à la mairie, et la dernière partie se trouvait dans un autre édifice public. Un électeur à qui on dit que le centre de vote est au Lycée. Arrivé on lui dit que son nom n’y est pas. Il lui faut vérifier dans les trois autres édifices publics pour trouver le bureau de vote où il est autorisé à voter. C’est dans un milieu urbain où les édifices sont à proximité. Dans le milieu rural les centres de vote peuvent être très distancés. Le problème pour un analphabète, est que pour savoir si son nom est sur la liste, il lui faut attendre des heures en ligne, pour que l’on découvre au moment de la vérification de se pièces d’identité, s’il est autorisé ou non à voter dans un bureau. S’il doit aller voter quelque part d’autre après avoir attendu aussi longtemps, c’est un élément de dissuasion et de découragement.
Jusqu’à présent l’ONU et l’Office National d’Identification qui s’occupent de délivrer la carte électorale. Il y a près de 800,000 personnes qui auraient dû avoir reçu leur carte électorale. Il y a à peu près 100,000 personnes qui se sont inscrites depuis prés de 6 mois, l’ONU n’est pas en mesure de délivrer ces cartes. Il y a prés d’un million qui attendent pour s’inscrire. Le Registre électoral qui aurait dû être entre les mains du CEP, il ne l’a pas. Le CEP ignore son électorat. Entre la date lancée par le CEP et la réalité, les problèmes qu’il confronte, il y a un monde de différence. Est-ce que la date du 19 avril 2009 sera respectée par le CEP ?

RB : Pour accélérer le processus du vote a-t-on pensé à utiliser le chevauchement ou l’augmentation du nombre d’isoloirs et de vérificateurs d’identité ?

TD: Je ne le sais pas. Je ne peux pas répondre. Je suis contant que vous ayez attiré mon attention là-dessus. Il y a une question à laquelle le CEP n’a encore pas répondu. Lorsque le CEP est en train d’organiser le renouvellement d’un tiers du Sénat, il doit aussi faire des élections pour les autres postes vacants. Le CEP sait-il pour combien de postes vacants il va faire le élections. Au Sénat il ne manque pas seulement 10 sénateurs. Il y en manque 12. Un est décédé. Il y a un autre qui est empêché. Le cas du sénateur Boulos doit être clarifié. Il y a dix sénateurs qui exigent le retour de leur collègue au Sénat. Boulos a intenté une action en justice. Il a eu gain de cause. L’exécutif est allé en appel contre la décision du juge. Il faut que la cour d’appel se prononce. Tant que la cour d’appel ne se prononce pas et que les dix sénateurs exigent le retour de Boulos, le CEP ne peut pas passer outre. Le CEP peut-il déclarer péremptoirement qu’il va faire des élections pour 12 sénateurs ?

RB : Comment se propose-t-on de garantir la crédibilité, l’honnêteté et l’intégrité des élections

TD: Ce que nous avons demandé au CEP, c’est précisément ça. Il nous faut des élections transparentes, libres, honnêtes et démocratiques. Ceci ne peut pas être l’expression d’intention, ni un discours. Il nous faut des actes vérifiables. C’est à partir de ces actes que l’on saura si les élections seront libres, honnêtes et transparentes. Nous avons 4 éléments de vérification, le mandat, la loi électorale, la machine électorale, et le calendrier électoral. C’est à partir de ces 4 éléments, les faits et les actes posés en relation avec ces éléments qui nous donneront la garantie si ces élections seront libres, honnêtes, transparentes et démocratiques.

RB : Le processus électoral en tant que système doit avoir une spécification, une description qui montre à travers son fonctionnement, ce qui se fait avant, pendant et après le processus du vote, ce qui se fait pour le transport des urnes et de ses procès verbaux, quelles sont les précautions prises pour garantir qu’en cas de « TROC », le troc peut être détecté et rectifié, pour garantir l’intégrité des résultats ?

TB : C’est clair que ceci est important. Mais on ne peut même pas parler de ça. Tant que je n’ai pas un calendrier nettement établi dans lequel je peux vérifier les étapes et leur mécanisme.

RB: La Tabulation vient après. C’est là où se convergent les urnes et leurs procès verbaux pour le comptage, la vérification et la publication finale des résultats collectifs, l’expression de la volonté générale. Il faut qu’il y ait une procédure écrite qui établit le processus d’apurement qui établit que les 7 copies de chaque procès verbal de chaque urne concordent avec le décompte des voix contenus dans l’urne et le document qui enregistre le décompte au moment du dépouillement.

TD: Je suis content de cette entrevue qui attire mon attention sur une série de points importants du processus et des documents écrits qui doivent en assurer l’intégrité du mécanisme.

RB : Comment garantir après le transport, l’intégrité de l’urne, son contenu et son procès verbal contre le troc ?

TD: Vous parlez à un candidat qui a été témoin et victime exactement de ce dont vous insinuez en ce moment. Dans les deux élections, de 1995 et de l’an 2000, c’est ce qui s’est passé. En 1995 on a amené les observateurs internationaux du Centre Jimmy Carter, qui étaient sur place, pour assister à ce qui ce passait au CEP à la Rue Pavée à l’époque où le siége du CEP était à cette adresse. On jetait parterre le contenu des urnes pour les remplacer par d’autres faux bulletins. Pour les élections de l’an 2000, il y a un journaliste canadien qui avait écrit « En Haïti la Démocratie se ramasse à la pelle. » Pour une raison quelconque deux ou trois jours avant les élections on perd toujours un nombre important de bulletins. Ceci est régulier. Ceux sont ces bulletins qui reviennent pour la substitution. Ce point là que vous avez soulevé est d’une importance capitale. Sénateur Boulos est entré avec sa fougue comme nouvel acteur politique, bénéficiant du fait qu’il ne soit pas entré en politique pour s’enrichir. Il a déjà des moyens. Il met toujours de la pression, mettant les points sur les i. Regardant du dehors, je me suis dit si le pays avait une dizaine de parlementaires qui font pression pour mettre les points sur les i, on pourrait vraiment commencer à réformer la politique en Haïti. Il faisait toujours des mises en garde pour empêcher ou circonvenir certains problèmes. Je ne dirais pas qu’il en a été victime. Mais c’était un aspect qui avait attiré mon attention.

RB : Les partis politiques pourront-ils faire les frais de deux élections en moins de 7 mois ?

TD: C’est un fait que si les élections d’avril se font que celles de novembre n’auront pas lieu. A l’exception que si les élections d’avril soient tellement contestées, ou que l’on n’aurait pas pu les faire, pour des raisons quelconques, que celles de novembre 2009 auront une chance. A ce moment là les scénarios pour le remplacement de la Constitution de 1987 devront être révisés. Dans la réalité les partis politiques n’ont pas la capacité pour faire des élections coup sur coup dans la même année dans l’espace de 7 mois.

RB : Peut-on se fier à résistance à la participation des partis politiques contre ces élections

TD: On ne peut pas, si je dois me fier à ce que rapporte la presse. Il y a 4 ou 5 partis, qui ne sont ni membre de la Convention, ni du Conseil, qui se sont inscrits.

RB : Comment voyez-vous les élections du 19 avril 2009, va-t-on les faire oui ou non ?

TD : Je viens de vous expliquer que cet enjeu, tous ce qu’il y a comme faille et suspicion qui montre :
-Si on les fait, ce ne sera pas pour le bien de la nation.
-Rien ne prouve que le CEP a la capacité pour réaliser avec quel électeur il va faire les élections.

Cette date qui circule n’est même pas une date officielle. Personne ne peut pas affirmer qu’elles se feront ou non. On est en Haïti où tout est possible. Si on le faire sans tenir compte des revendications de la majorité des partis politiques, on va aboutir à l’instabilité. C’est une autre crise qu’ils veulent provoquer.

RB : Quand vous constatez cette obsession pour le remplacement de la Constitution de 1987. Quand on constate aussi la façon dont le peuple tient à défendre cette Constitution. Avez-vous l’impression qu’ils peuvent réussir à la remplacer ? Est-ce que le milieu international est d’accord avec le remplacement ?

TD : Je prône depuis 12 ans l’idée d’une conférence nationale haïtienne souveraine, comme seul moyen pour retirer Haïti dans cette crise grave où elle se trouve aujourd’hui. L’objectif de cette conférence est la refondation de la nation haïtienne. Nous sommes un Etat en faillite. Notre model de société est entré en décomposition. Faut-il bien que nous le reconstruisions. Dans le cadre de tout projet de reconstruction nationale, la question de la Constitution se posera automatiquement. Si on arrive à un consensus qui sera le nouveau model de société, je dois l’adapter à la Constitution qui est en vigueur. Est-ce que le mode d’adaptation sera un amendement, une révision, ou un changement de la Constitution ? Ça je ne le sais pas. C’est dans ce cadre que je comprends la possibilité du changement de la Constitution suite à une conférence nationale. Puisque la Constitution est en vigueur, et prévoit une méthode d’amendement, même sans une conférence nationale, je ne peut pas empêcher son amendement. Pourvu que les procédures d’amendement soient respectées. Je ne vois pas la nécessité pour un remplacement de la Constitution de 1987, quand elle n’a jamais été appliquée. On ne peut pas se plaindre des résultats de son application. Les problèmes majeurs que le pays confronte, la faim, la misère, le chômage, l’insécurité etc. n’ont rien à voir avec la Constitution. Changer la Constitution pour faire quoi. On n’a jamais respecté aucune de nos constitutions, encore plus celle qui est en vigueur. Le changement de la Constitution n’apportera aucune solution aux maux d’Haïti. Voilà notre approche au PNDPH.

RB : Je vous remercie beaucoup pour une participation brillante à cette émission. Je souhaite pouvoir vous inviter prochainement.

TD : Je serais toujours à votre disposition. Vous avez un grand auditoire qui suit vos émissions sur l’Internet. Je serais toujours disposé à chaque fois que l’opportunité s’offre pour moi de participer. Vos questions sont très pertinentes.

Lettre Ouverte de Sandro Joseph au journal Le Nouvelliste…

Sunday, October 12th, 2008

Monsieur Max CHAUVET
Directeur du Nouvelliste
En ses bureaux.-

Monsieur le Directeur du Nouvelliste, Sandro JOSEPH n’est pas empêtré, il réforme, il structure et il avance.

J’ai lu avec étonnement cet article paru en première page de votre journal (édition du vendredi 4 octobre 2008). Il n’est pas signé donc il est assumé par la direction du journal. Compte tenu de son caractère attentatoire à la vérité et à l’éthique, je sollicite ce droit de réponse, lequel, j’espère, sera publié à la même place que le vôtre.

1- Vous aviez dit à vos lecteurs que Sandro JOSEPH était sous enquête parlementaire dans une affaire SHEC. Cette allégation est inexacte. En revanche, si cette phrase fut commise par le fait que je tente de recouvrer les avoirs des assurés, placés avant mon arrivée à l’O.N.A dans cette institution, je peux vous dire tout de suite que j’assume, je persiste et je signe.

2- Vous avez en outre, rappelé que l’O.N.A fut indexé par le Nouveau Premier Ministre dans sa déclaration de politique générale. Si vos reporters avaient assisté à mon audition par la Commission des Affaires Sociales de la Chambre basse le jeudi 2 octobre 2008, et, le cas échéant, étaient de bonne foi, ils auraient dû rappeler que cette question fut agitée et j’ai eu à répondre que le Premier Ministre dans sa déclaration, a fait référence, lors, à un état des lieux de l’O.N.A. Et, le seul état des lieux qui fut fait, à ma connaissance, sur l’O.N.A, a été commandé par moi. Dans un souci de transparence, j’ai remis copie à un secteur du patronat en visite à l’O.N.A.

3- Dans votre article vous avez fait référence à la persécution politico-judiciaire dont je suis l’objet en disant qu’il existe dans l’affaire < < un véhicule douteux>. Je ne comprends pas. Cependant, si le rédacteur de cet article avait eu le même souci de la vérité que l’auteur de celui reproduit le même jour dans la section économique de votre journal, il aurait essayé de répondre aux questions suivantes :
- Par quel biais l’achat de ce < > est arrivé au Parquet ?
-Pourquoi l’acquisition d’un véhicule de vingt-cinq mille dollars & 00/100 (25,000.00) environ constitue-il LE cas de blanchiment d’argent en vedette en Haïti ?
- Cette cabale médiatisée ne devrait-elle pas être mise en parallèle avec d’autres montées contre quelques grands commis de l’état œuvrant dans le secteur des Transports, de la Sécurité Publique, pour ne citer que celles-là ?

4- Monsieur le Directeur du Nouvelliste, j’ai eu une rencontre avec une frange du secteur patronal. Lors, j’ai remis à ces visiteurs un document de stratégie dans lequel j’ai clairement exprimé le désir de l’O.N.A de favoriser l’inclusion sociale en cherchant à intégrer les membres du secteur informel de l’économie de ce pays, comme les paysans et les petits commerçants, dans le système de Sécurité Sociale. Ils avaient explicitement dit non à cette politique, en présence de tous les cadres techniques de l’O.N.A. Dès lors, je savais que la houle viendrait pour me discréditer. Mais, Monsieur le Directeur, je demeure ouvert au dialogue afin de bien faire comprendre aux uns et aux autres qu’il est de la mission de l’O.N.A d’inculquer la culture assurantielle aux couches les plus vulnérables de la société.

5- Durant ces deux dernières années fiscales, j’ai dû par la contrainte, amener plus de mille entreprises à cotiser pour leurs employés et parfois à verser effectivement à l’O.N.A ce qu’ils tiraient abusivement de leurs employés. Que personne n’y voit un quelconque abus de pouvoir. Il s’agit simplement de mon devoir. Cependant, je savais que la houle viendrait. Mais j’assume.

6- J’ai eu à contraindre un critique radiophonique bien connu, chef d’entreprise, qui a fraudé ses employés et l’O.N.A durant neuf (9) ans, à verser ce qu’il devait. De plus, il a présenté à l’O.N.A des documents fiscaux vraiment douteux. Qui pis est, je n’ai pas donné suite à sa demande d’organisation de séminaires à l’intention des employés de l’O.N.A. Dès lors, je savais que l’O.N.A et moi n’aurions jamais grâce à ses yeux.

7- J’ai entrepris un partenariat avec la FACN, dans le cadre de la stratégie de l’O.N.A de percer le monde rural haïtien. Comme par hasard, les pressions liées à la machination politico-judiciaire ont commencé, sans exagération aucune, au moment précis où j’allais prendre la parole pour conclure la cérémonie qui eût lieu au Montana pour signer cet accord. C’est comme quoi les ennemis du monde rural haïtien avaient leurs représentants dans la salle.

8- Monsieur le Directeur, comme je l’ai dit et répété, j’assume pleinement ma gestion, faite d’avancées prometteuses et d’erreurs. Je suis donc prêt à encaisser les coups, et même les coups bas. Je n’ai pas écrit cet article dans un souci de polémique avec le Nouvelliste et quiconque. Cependant, en ma qualité de gestionnaire de l’argent des autres, je me dois de défendre la Vérité, mon honneur et la réputation de l’institution que je dirige. Je veux, en terminant, souligner pour vos lecteurs et lectrices, Monsieur le Directeur, tandis que certains donnent de la voix pour chanter mon libéra politique, moi, j’ai pris rendez-vous avec l’histoire de l’institution que je dirige. L’O.N.A est en chantier. Il est pro-actif. Et moi, je ne suis pas empêtré. Au contraire, j’avance. A titre d’illustration, je vous cite quelques chantiers. :
- j’inaugure en novembre prochain des caisses informatisées au bureau central.
- Je travaille sur la mise en œuvre, avant le 1er janvier 2009, d’un plan d’assurance maladie accompagné de frais funéraires pour les pensionnés. Ce plan sera pris en charge totalement par l’O.N.A.
- Je vais offrir des facilités de crédit aux employeurs affiliés à des taux très compétitifs. Produit créé pour leurs employés.

- Les haïtiens et haïtiennes assurés de l’O.N.A commenceront à avoir leur carte de sécurité sociale, comme ailleurs, à partir du mois prochain.
- Ils auront accès à un service d’accueil téléphonique (ONA à l’écoute) grâce auquel ils pourront formuler leurs griefs relatifs au mauvais service qu’ils recevront d’un employé de l’O.N.A et aussi, obtenir des informations sur nos produits.

Monsieur le Directeur du Nouvelliste, je dois ici m’arrêter dans ma liste de chantiers, pour vous saluer, vous et votre équipe, et reprendre la caravane qui, grâce au Très haut, passera malgré l’épaisseur des ronces tendues sur le chemin du nouvel O.N.A.

Directeur Général

Adieu l’Ami,

Friday, October 10th, 2008

Par Jean L. THEAGENE

La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre, dans un ciel affligé par les nuages depuis que les cyclones, les ouragans ont remplacé les azilés et les brises tropicales dans cette région des Caraïbes. La nouvelle est tombée inattendue, bizarre : Un homme de valeur s’en est allé au terme d’une maladie qui pardonne rarement ou ne pardonne jamais. Militaire de carrière, issu de cette société Port-de-Paixienne qui a donné au pays haïtien des hommes de renom de la trempe de Capois La Mort, de Tertulien Guilbaud, d’Alphonse Henriquez, Emmanuel Guerrier, Guynemer Philogène, le Colonel Georges Valcin, jeune sexagénaire plus qu’alerte mordait dans la vie comme s’il dégustait une crème glacée dans les touffeurs insoupçonnées de l’été. Il est entré dans la vie comme un boulet de canon tiré par le dernier des industries de guerre. Il traversa ainsi toutes les difficultés avec cette facilité déconcertante de ceux qui sortent des cuisses de Jupiter.

Le Nord’ Ouest d’Haïti est resté ce coin de terre chargé d’histoire et de personnages historiques. Autant il compte de salauds dans ses rangs, autant il enregistre des hommes de valeur capables de contrebalancer l’action des destructeurs d’histoire de la horde des antisociaux dont les tentacules immondes sont encore en train d’agiter les eaux calmes. Michel Césaire, Henry Max Mayard, Michel-Ange Herman, dans la foulée des faiseurs de patrie ont poussé l’exemplarité jusqu’à devenir des modèles pour leur bout de société. N’étaient-ce la façon dont ces hommes sont morts ou ont été tués, ils auraient pu être des parangons pour les leurs sur le plan de la réussite sociale, intellectuelle, économique. Malheureusement, comme le soutient George Bernanos : Les beaux militaires depuis un siècle remplissent merveilleusement bien leurs culottes mais ne remplissent pas leur destin. Le plus souvent, ils sont les jouets des princes de l’heure qui disposent des destinées humaines comme des premiers éléments d’une dictature.

Certes, on oublie trop souvent que la seule institution qui fût à l’origine de la fondation de la patrie haïtienne s’appelait l’armée indigène. Il est vrai que les membres de ce corps n’ont pas toujours été des gentilshommes. Mais il est aussi certain que sans eux cette entité qui s’appelle aujourd’hui Haïti n’aurait jamais existé. Car, malgré toute la grandeur des premiers moments de l’Histoire Nationale, nous restons quand même dans les bas-fonds de l’Histoire Universelle aujourd’hui plus que jamais. Même les petits pour ne pas dire la rocaille disséminée dans la Mer des Caraïbes se croit aujourd’hui autoriser à nous faire des leçons de civilité. Pourtant, en position de force, nous avons toujours fait preuve de magnanimité et de grandeur d’âme dans notre approche de la solidarité transcontinentale.

A travers certains actes posés par George Valcin dans sa vie d’homme public, nous avons cru voir une invitation à nous dépasser, aller au-delà de ses capacités toujours limitées mais de son potentiel toujours en mouvement : Voilà ce que nous a offert le militaire élégant, bien formé appelé de temps à autre à d’autres fonctions d’ordre politique : Secrétaire d’Etat, Chargé d’Affaires, etc. Quant aux vertus morales ou citoyennes, qui le portaient à prendre de grandes décisions dans les moments opportuns, par exemple lors du Coup d’Etat contre Prosper Avril alors que des membres écervelés et ambitieux de sa promotion étaient impliqués dans un complot, le Colonel George Valcin a suivi les conseils de certains de ses ainés et s’en est sorti avec les honneurs. En définitive, il avait refusé de laisser tomber ses camarades de promotion sans pour autant avouer une quelconque culpabilité vis-à-vis de ses supérieurs hiérarchiques.

Voilà l’Homme qui a choisi de partir un matin d’automne 2008 dans la jeune soixantaine à un âge où l’on s’apprête à récolter ce qu’on a semé au milieu et en compagnie des siens. Il demeure de « ceux dont la patrie prend le sang non pour le verser mais pour le soumettre dans l’obscure paix des chairs militaires »… pour le soumettre à la reconnaissance de ses pairs qui, malheureusement n’existent plus et au regret de ses innombrables parents et amis qui n’ont que leurs yeux pour pleurer, un mari, un père, un frère, un ami, un camarade en allée. Pars en paix, George ! Tu as bien rempli ta journée.

Miami le 7 Octobre 2008
Jean L. Théagène