Archive for the ‘Port-au-Prince’ Category

Greetings from Haiti from the members of Haitian Youths Movement for Social Transformation.

Monday, November 10th, 2008

by Nod Dorcilien

Dear friends,

Yesterday, Sunday Nov 9th, around 3:45 PM I had the opportunity to visit the slums in Bourdon and I don’t know if you have noticed right after you left Circle Bellevue going up to Petion-Ville and there is a bidon Ville down the hills on your right and to me there are about 500, 000 people living in the area and I was all sweating walking up the hill after the meeting there but, I was happy to discover there is another group of people who are just under our nose and being ignored and not given the opportunity to better themselves and what attracted me the most is seeing a bunch of children gathered and were taught about civic responsibility.

I met a number of young men who are just like me and the only difference is they didn’t have the same opportunity to better themselves. They want a CHANGE and they told me, they are tired of everything, no one cares about them, the future and they need help to secure that future I am talking about. I told them there is a group I work with who care about the future of the country and and I told them we need to get the civic and social responsibility seminars starting in order to start looking at other opportunities that can CHANGE their future.

I am really serious and we need to team up to learn of what is really going on in our lives in Haiti. There is so many untold stories about conditions the general population is living. If we don’t see with our own eyes how do we moved and inspired by Change we are all seeking.

We must be the change we wish to see in Haiti, we must live it and be there to materialize it.
I am waiting for your comments.

Lettre Ouverte de Sandro Joseph au journal Le Nouvelliste…

Sunday, October 12th, 2008

Monsieur Max CHAUVET
Directeur du Nouvelliste
En ses bureaux.-

Monsieur le Directeur du Nouvelliste, Sandro JOSEPH n’est pas empêtré, il réforme, il structure et il avance.

J’ai lu avec étonnement cet article paru en première page de votre journal (édition du vendredi 4 octobre 2008). Il n’est pas signé donc il est assumé par la direction du journal. Compte tenu de son caractère attentatoire à la vérité et à l’éthique, je sollicite ce droit de réponse, lequel, j’espère, sera publié à la même place que le vôtre.

1- Vous aviez dit à vos lecteurs que Sandro JOSEPH était sous enquête parlementaire dans une affaire SHEC. Cette allégation est inexacte. En revanche, si cette phrase fut commise par le fait que je tente de recouvrer les avoirs des assurés, placés avant mon arrivée à l’O.N.A dans cette institution, je peux vous dire tout de suite que j’assume, je persiste et je signe.

2- Vous avez en outre, rappelé que l’O.N.A fut indexé par le Nouveau Premier Ministre dans sa déclaration de politique générale. Si vos reporters avaient assisté à mon audition par la Commission des Affaires Sociales de la Chambre basse le jeudi 2 octobre 2008, et, le cas échéant, étaient de bonne foi, ils auraient dû rappeler que cette question fut agitée et j’ai eu à répondre que le Premier Ministre dans sa déclaration, a fait référence, lors, à un état des lieux de l’O.N.A. Et, le seul état des lieux qui fut fait, à ma connaissance, sur l’O.N.A, a été commandé par moi. Dans un souci de transparence, j’ai remis copie à un secteur du patronat en visite à l’O.N.A.

3- Dans votre article vous avez fait référence à la persécution politico-judiciaire dont je suis l’objet en disant qu’il existe dans l’affaire < < un véhicule douteux>. Je ne comprends pas. Cependant, si le rédacteur de cet article avait eu le même souci de la vérité que l’auteur de celui reproduit le même jour dans la section économique de votre journal, il aurait essayé de répondre aux questions suivantes :
- Par quel biais l’achat de ce < > est arrivé au Parquet ?
-Pourquoi l’acquisition d’un véhicule de vingt-cinq mille dollars & 00/100 (25,000.00) environ constitue-il LE cas de blanchiment d’argent en vedette en Haïti ?
- Cette cabale médiatisée ne devrait-elle pas être mise en parallèle avec d’autres montées contre quelques grands commis de l’état œuvrant dans le secteur des Transports, de la Sécurité Publique, pour ne citer que celles-là ?

4- Monsieur le Directeur du Nouvelliste, j’ai eu une rencontre avec une frange du secteur patronal. Lors, j’ai remis à ces visiteurs un document de stratégie dans lequel j’ai clairement exprimé le désir de l’O.N.A de favoriser l’inclusion sociale en cherchant à intégrer les membres du secteur informel de l’économie de ce pays, comme les paysans et les petits commerçants, dans le système de Sécurité Sociale. Ils avaient explicitement dit non à cette politique, en présence de tous les cadres techniques de l’O.N.A. Dès lors, je savais que la houle viendrait pour me discréditer. Mais, Monsieur le Directeur, je demeure ouvert au dialogue afin de bien faire comprendre aux uns et aux autres qu’il est de la mission de l’O.N.A d’inculquer la culture assurantielle aux couches les plus vulnérables de la société.

5- Durant ces deux dernières années fiscales, j’ai dû par la contrainte, amener plus de mille entreprises à cotiser pour leurs employés et parfois à verser effectivement à l’O.N.A ce qu’ils tiraient abusivement de leurs employés. Que personne n’y voit un quelconque abus de pouvoir. Il s’agit simplement de mon devoir. Cependant, je savais que la houle viendrait. Mais j’assume.

6- J’ai eu à contraindre un critique radiophonique bien connu, chef d’entreprise, qui a fraudé ses employés et l’O.N.A durant neuf (9) ans, à verser ce qu’il devait. De plus, il a présenté à l’O.N.A des documents fiscaux vraiment douteux. Qui pis est, je n’ai pas donné suite à sa demande d’organisation de séminaires à l’intention des employés de l’O.N.A. Dès lors, je savais que l’O.N.A et moi n’aurions jamais grâce à ses yeux.

7- J’ai entrepris un partenariat avec la FACN, dans le cadre de la stratégie de l’O.N.A de percer le monde rural haïtien. Comme par hasard, les pressions liées à la machination politico-judiciaire ont commencé, sans exagération aucune, au moment précis où j’allais prendre la parole pour conclure la cérémonie qui eût lieu au Montana pour signer cet accord. C’est comme quoi les ennemis du monde rural haïtien avaient leurs représentants dans la salle.

8- Monsieur le Directeur, comme je l’ai dit et répété, j’assume pleinement ma gestion, faite d’avancées prometteuses et d’erreurs. Je suis donc prêt à encaisser les coups, et même les coups bas. Je n’ai pas écrit cet article dans un souci de polémique avec le Nouvelliste et quiconque. Cependant, en ma qualité de gestionnaire de l’argent des autres, je me dois de défendre la Vérité, mon honneur et la réputation de l’institution que je dirige. Je veux, en terminant, souligner pour vos lecteurs et lectrices, Monsieur le Directeur, tandis que certains donnent de la voix pour chanter mon libéra politique, moi, j’ai pris rendez-vous avec l’histoire de l’institution que je dirige. L’O.N.A est en chantier. Il est pro-actif. Et moi, je ne suis pas empêtré. Au contraire, j’avance. A titre d’illustration, je vous cite quelques chantiers. :
- j’inaugure en novembre prochain des caisses informatisées au bureau central.
- Je travaille sur la mise en œuvre, avant le 1er janvier 2009, d’un plan d’assurance maladie accompagné de frais funéraires pour les pensionnés. Ce plan sera pris en charge totalement par l’O.N.A.
- Je vais offrir des facilités de crédit aux employeurs affiliés à des taux très compétitifs. Produit créé pour leurs employés.

- Les haïtiens et haïtiennes assurés de l’O.N.A commenceront à avoir leur carte de sécurité sociale, comme ailleurs, à partir du mois prochain.
- Ils auront accès à un service d’accueil téléphonique (ONA à l’écoute) grâce auquel ils pourront formuler leurs griefs relatifs au mauvais service qu’ils recevront d’un employé de l’O.N.A et aussi, obtenir des informations sur nos produits.

Monsieur le Directeur du Nouvelliste, je dois ici m’arrêter dans ma liste de chantiers, pour vous saluer, vous et votre équipe, et reprendre la caravane qui, grâce au Très haut, passera malgré l’épaisseur des ronces tendues sur le chemin du nouvel O.N.A.

Directeur Général

HAITI | MENACE DE CATASTROPHE NATURELLE

Monday, September 29th, 2008

Risque sismique élevé sur Port-au-Prince«

Toutes les conditions sont réunies pour qu’un séisme majeur se produise à Port-au-Prince. Les habitants de la capitale haïtienne doivent se préparer à ce scénario qui finira, tôt ou tard, par arriver ». Patrick Charles, 65 ans, géologue et ancien professeur à l’Institut de Géologie appliquée de la Havane, se défend d’être alarmiste. Pourtant, il n’ y est pas allé par quatre chemins quand Le Matin lui a offert l’opportunité de réagir sur le dossier de menace sismique planant sur Port-au-Prince. Le vieux chercheur a répondu à nos questions avec la rigueur d’un universitaire avisé. À son avis, le danger est imminent « Dieu merci, la science met à notre disposition des instruments pouvant prévoir ces genres d’événements, tout en nous permettant de démontrer nos conclusions. C’est le temps et le hasard qui jouent en faveur de notre capitale. Une grande catastrophe plane sur notre tête », prédit-il.

Ce n’est pas tant la gravité des propos de Patrick Charles qui nous intrigue, mais sa conviction inébranlable dans sa prédiction. Pour nous convaincre, il n’hésite pas à nous exposer un cours détaillé de géologie, en se servant de cartes géologiques très précises et de son PC. « Port-au-Prince est construite sur une grande faille qui part de Pétion-Ville, traverse toute la presqu’île du Sud, pour aboutir à Tiburon. En 1751 et en 1771, cette ville a été complètement détruite par un séisme. Je parie mes yeux que cela se reproduira. La science peut aisément le confirmer », déclare-t-il.

Sur la base des connaissances et des données scientifiques qu’il a accumulées sur le sujet durant plusieurs décennies, Patrick Charles, en bon citoyen, a de quoi se révolter. L’imminence du danger se précise avec le temps et les événements. Et pour renforcer sa prédiction, M. Charles prend en exemple les dernières secousses enregistrées ces derniers jours au niveau de la capitale haïtienne. « Pendant ces dernières semaines, la terre a tremblé à plusieurs reprises au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Du 1er au 12 septembre, trois secousses mineures ont été enregistrées à Pétion-Ville, Delmas, Croix-des-Bouquets, plaine du Cul-de-Sacc. Le directeur du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), l’ingénieur Dieuseul Anglade, a confirmé ces informations. Ces secousses mineures sont inquiétantes. Elles annoncent généralement des séismes de plus forte intensité », avise-t-il.

Dieu merci, Patrick Charles n’est pas le seul intéressé par le sujet. La question de la menace sismique sur Port-au-Prince est un sujet d’actualité. Elle a été débattue, ces derniers jours, par beaucoup de personnes, dont des intellectuels de haut rang. Les conclusions sont unanimes : Port-au-Prince risque bien de se transformer, du jour au lendemain, en un amas de ruines au terme d’une violente secousse tellurique. « Durant deux siècles, aucun séisme majeur n’a été enregistré dans la capitale haïtienne. La quantité d’énergie accumulée entre les failles nous fait courir le risque d’un séisme de 7,2 d’amplitude sur l’échelle de Richter. Mieux vaut ne pas en parler, il ne faut pas paniquer. Mais ce serait une catastrophe », admet le responsable du Bureau des Mines et de l’Energie, intervenant récemment dans la presse.

Le problème est posé dans toute son acuité. Des mises en garde sont régulièrement adressées. Mais les mesures ponctuelles sérieuses tardent à venir. En cas de violent séisme au niveau de la zone métropolitaine, M. Charles évoque deux scénarios catastrophiques : un tsunami géant au niveau du Lac Azuéi, inondant la plaine du Cul-de-Sac ; la désagrégation du morne l’Hôpital. « Dans les deux cas, le mal est infini. Ce sont des choses tout à fait possibles. L’essentiel est de prendre des dispositions pour atténuer leurs effets. Je suis prêt à endosser l’habit de pèlerin pour aider mes compatriotes à sortir de leur léthargie », affirme le géologue.

Face à une telle menace, très peu de mesures préventives ont été annoncées par les autorités. La bidonvilisation du morne l’Hôpital et de la Plaine du Cul-de-Sac, l’exploitation anarchique du Sable de Laboule se poursuivent inexorablement. Il faut toutefois signaler les efforts de la BME pour installer sur toute l’étendue du territoire national des instruments permettant de mesurer l’amplitude des secousses sismiques.

Rappelons, pour nos lecteurs, que deux grandes failles traversent le pays. L’une au niveau de la région septentrionale et l’autre au niveau de la presqu’île du Sud. Tous nos départements, hormis le Centre, sont exposés au séisme et au tsunami. « Les autorités sont obligés de prendre des mesures ponctuelles quoique impopulaires pour protéger certaines zones. Le bilan du passage des trois derniers cyclones sur Haïti interpelle notre conscience. Nous vivons une période très difficile et nous devons agir. Le compte à rebours a commencé. La nature nous demande des comptes. Il faut agir pour sauver ce qui peut encore l’être », soutient Patrick Charles.

Par Phoenix Delacroix
LE MATIN jeudi 25 septembre 2008