Monsieur Max CHAUVET
Directeur du Nouvelliste
En ses bureaux.-
Monsieur le Directeur du Nouvelliste, Sandro JOSEPH n’est pas empêtré, il réforme, il structure et il avance.
J’ai lu avec étonnement cet article paru en première page de votre journal (édition du vendredi 4 octobre 2008). Il n’est pas signé donc il est assumé par la direction du journal. Compte tenu de son caractère attentatoire à la vérité et à l’éthique, je sollicite ce droit de réponse, lequel, j’espère, sera publié à la même place que le vôtre.
1- Vous aviez dit à vos lecteurs que Sandro JOSEPH était sous enquête parlementaire dans une affaire SHEC. Cette allégation est inexacte. En revanche, si cette phrase fut commise par le fait que je tente de recouvrer les avoirs des assurés, placés avant mon arrivée à l’O.N.A dans cette institution, je peux vous dire tout de suite que j’assume, je persiste et je signe.
2- Vous avez en outre, rappelé que l’O.N.A fut indexé par le Nouveau Premier Ministre dans sa déclaration de politique générale. Si vos reporters avaient assisté à mon audition par la Commission des Affaires Sociales de la Chambre basse le jeudi 2 octobre 2008, et, le cas échéant, étaient de bonne foi, ils auraient dû rappeler que cette question fut agitée et j’ai eu à répondre que le Premier Ministre dans sa déclaration, a fait référence, lors, à un état des lieux de l’O.N.A. Et, le seul état des lieux qui fut fait, à ma connaissance, sur l’O.N.A, a été commandé par moi. Dans un souci de transparence, j’ai remis copie à un secteur du patronat en visite à l’O.N.A.
3- Dans votre article vous avez fait référence à la persécution politico-judiciaire dont je suis l’objet en disant qu’il existe dans l’affaire < < un véhicule douteux>. Je ne comprends pas. Cependant, si le rédacteur de cet article avait eu le même souci de la vérité que l’auteur de celui reproduit le même jour dans la section économique de votre journal, il aurait essayé de répondre aux questions suivantes :
- Par quel biais l’achat de ce < > est arrivé au Parquet ?
-Pourquoi l’acquisition d’un véhicule de vingt-cinq mille dollars & 00/100 (25,000.00) environ constitue-il LE cas de blanchiment d’argent en vedette en Haïti ?
- Cette cabale médiatisée ne devrait-elle pas être mise en parallèle avec d’autres montées contre quelques grands commis de l’état œuvrant dans le secteur des Transports, de la Sécurité Publique, pour ne citer que celles-là ?
4- Monsieur le Directeur du Nouvelliste, j’ai eu une rencontre avec une frange du secteur patronal. Lors, j’ai remis à ces visiteurs un document de stratégie dans lequel j’ai clairement exprimé le désir de l’O.N.A de favoriser l’inclusion sociale en cherchant à intégrer les membres du secteur informel de l’économie de ce pays, comme les paysans et les petits commerçants, dans le système de Sécurité Sociale. Ils avaient explicitement dit non à cette politique, en présence de tous les cadres techniques de l’O.N.A. Dès lors, je savais que la houle viendrait pour me discréditer. Mais, Monsieur le Directeur, je demeure ouvert au dialogue afin de bien faire comprendre aux uns et aux autres qu’il est de la mission de l’O.N.A d’inculquer la culture assurantielle aux couches les plus vulnérables de la société.
5- Durant ces deux dernières années fiscales, j’ai dû par la contrainte, amener plus de mille entreprises à cotiser pour leurs employés et parfois à verser effectivement à l’O.N.A ce qu’ils tiraient abusivement de leurs employés. Que personne n’y voit un quelconque abus de pouvoir. Il s’agit simplement de mon devoir. Cependant, je savais que la houle viendrait. Mais j’assume.
6- J’ai eu à contraindre un critique radiophonique bien connu, chef d’entreprise, qui a fraudé ses employés et l’O.N.A durant neuf (9) ans, à verser ce qu’il devait. De plus, il a présenté à l’O.N.A des documents fiscaux vraiment douteux. Qui pis est, je n’ai pas donné suite à sa demande d’organisation de séminaires à l’intention des employés de l’O.N.A. Dès lors, je savais que l’O.N.A et moi n’aurions jamais grâce à ses yeux.
7- J’ai entrepris un partenariat avec la FACN, dans le cadre de la stratégie de l’O.N.A de percer le monde rural haïtien. Comme par hasard, les pressions liées à la machination politico-judiciaire ont commencé, sans exagération aucune, au moment précis où j’allais prendre la parole pour conclure la cérémonie qui eût lieu au Montana pour signer cet accord. C’est comme quoi les ennemis du monde rural haïtien avaient leurs représentants dans la salle.
8- Monsieur le Directeur, comme je l’ai dit et répété, j’assume pleinement ma gestion, faite d’avancées prometteuses et d’erreurs. Je suis donc prêt à encaisser les coups, et même les coups bas. Je n’ai pas écrit cet article dans un souci de polémique avec le Nouvelliste et quiconque. Cependant, en ma qualité de gestionnaire de l’argent des autres, je me dois de défendre la Vérité, mon honneur et la réputation de l’institution que je dirige. Je veux, en terminant, souligner pour vos lecteurs et lectrices, Monsieur le Directeur, tandis que certains donnent de la voix pour chanter mon libéra politique, moi, j’ai pris rendez-vous avec l’histoire de l’institution que je dirige. L’O.N.A est en chantier. Il est pro-actif. Et moi, je ne suis pas empêtré. Au contraire, j’avance. A titre d’illustration, je vous cite quelques chantiers. :
- j’inaugure en novembre prochain des caisses informatisées au bureau central.
- Je travaille sur la mise en œuvre, avant le 1er janvier 2009, d’un plan d’assurance maladie accompagné de frais funéraires pour les pensionnés. Ce plan sera pris en charge totalement par l’O.N.A.
- Je vais offrir des facilités de crédit aux employeurs affiliés à des taux très compétitifs. Produit créé pour leurs employés.
- Les haïtiens et haïtiennes assurés de l’O.N.A commenceront à avoir leur carte de sécurité sociale, comme ailleurs, à partir du mois prochain.
- Ils auront accès à un service d’accueil téléphonique (ONA à l’écoute) grâce auquel ils pourront formuler leurs griefs relatifs au mauvais service qu’ils recevront d’un employé de l’O.N.A et aussi, obtenir des informations sur nos produits.
Monsieur le Directeur du Nouvelliste, je dois ici m’arrêter dans ma liste de chantiers, pour vous saluer, vous et votre équipe, et reprendre la caravane qui, grâce au Très haut, passera malgré l’épaisseur des ronces tendues sur le chemin du nouvel O.N.A.
Directeur Général