Archive for the ‘Miscellaneous Letters’ Category

COMMUNIQUE DE PRESSE : Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles

Thursday, January 22nd, 2009

Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) condamne les propos désobligeants du Ministre de la Justice, Maître Jean Joseph EXUME contre le journaliste Valéry Numa lors de l’émission “Invité du jour” sur la radio vision 2000 en date du 19 janvier 2009.

Accuser de manière légère un journaliste (membre de la presse) dans le dossier du vol de plusieurs millions de dollars liés à la drogue constitue une attaque directe contre la presse et une manœuvre désespérée utilisée pour intimider les journalistes dans l’exercice de leur profession et tous ceux qui dénoncent la corruption en Haïti.

Par ce comportement, le Ministre de la Justice se montre de plus en plus suspect dans le scandale macro financier à Port de Paix éclaté en novembre 2008 et qui continue de défrayer la chronique.

Le CARLI recommande à la corporation des journalistes la vigilance et la solidarité car la bataille pour la liberté de la presse tout comme pour le respect des droits humains, en général, n’est jamais gagnée de manière définitive. Une vigilance constante s’impose !

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Renan HEDOUVILLE, Av.
Secrétaire Général.-

Lettre Ouverte de Zabeth Jean Bergeron, cadre de Fanmi Lavalas au Président élu Barack Obama

Tuesday, January 20th, 2009

par ZABETH JEAN BERGERON - lundi 19 janvier 2009

Mr. le Président élu des Etats-Unis d’Amérique,

Le 4 novembre 2008, le Peuple américain vient à nouveau de faire l’Histoire en secouant des dogmes et tabous que l’on croyait irréversibles en élisant à la tête de la plus grande Nation du Monde, un Noir : Vous. Le monde séduit par votre charisme, votre belle intelligence et votre foi profonde et contagieuse en un changement réel des pratiques anciennes, s’est remis à espérer en ces moments critiques et incertains pour la survie de notre espèce.

C’est le vote de la réconciliation de l’Homme avec lui-même, du respect des valeurs et de la compétence. Ce n’est nullement, comme voudraient le faire comprendre les extrémistes de tout bord, celui de la revanche, mais plutôt celui de la consécration d’une lutte sans répit menée par des hommes, nos devanciers, durant plusieurs siècles.

En effet, Excellence, au-delà des frontières de votre Nation, devant nos téléviseurs, nos ordinateurs et surtout pour la plupart d’entre nous des pays du Sud, nous nous sommes serrés devant nos petites radios pour écouter et savourer ce moment historique, une véritable odyssée à la mémoire de nos Ancêtres communs : Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Robert Kennedy, Martin Luther King, Rosa Parks, Nelson Mandela, ces hommes et femmes qui se sont tant sacrifiés pour l’Egalité des Chances.

Mais, une fois la fièvre électorale et l’euphorie de cette soirée mémorable apaisées, nous avons pleinement conscience des grands défis qui vous attendent tant sur le point national que mondial.

Cette grave crise financière qui prévaut aujourd’hui préoccupe tous ceux et celles, ayant développés des liens étroits avec votre Nation, au nom des principes de la globalisation du marché. Une crise dont nous devons avoir le courage de reconnaitre, Excellence, l’origine dans le vieillissement d’un système capitaliste privilégiant la croissance économique et son succédané : une grande consommation effrénée, au détriment des plus faibles.

La raréfaction des ressources naturelles, la baisse de la production agricole mondiale plus particulièrement dans les Pays du Sud comme le Nôtre, sous l’emprise délétère des exigences du Marché contrôlé par les Oligopoles Internationaux, dont votre Nation en est le principal fer de lance, finira par nous entraîner vers une régression mondiale avec un accroissement du taux de chômage, une précarité grandissante et surtout l’aggravation plus accélérée de la pauvreté dans les Pays du Sud et son cortège d’émeutes de la faim et de haines sociales, nous donnant une planète bouleversée, terrain fertile à toutes sortes de subversion et dérèglement de l’Ordre Normal des choses.

Cette consommation agressive et abusive des ressources naturelles nous vaut aussi, Excellence, ce bouleversement de notre écosystème avec les menaces qui pèsent sur notre existence. Si Nous avons toujours été préoccupés par les menaces d’une déflagration planétaire nucléaire, nous avons négligé les effets pervers de cette agression continue et systématique sur notre environnement, avec l’émission exagérée des gaz à effet de serre.
Heureusement que ce grand esprit de discernement, dont vous avez fait montre, saura vous aider à comprendre et agir dans le sens des intérêts de la planète. Mettre une sourdine à l’avidité pour le profit, des tenants de ce néolibéralisme déréglé, et encourager avec force, en donnant l’exemple, un comportement plus responsable, plus moral de l’homme envers l’environnement, telles seront les grandes batailles que vous aurez à livrer pour la stabilité et la sauvegarde de notre planète.

Bien sûr, nous ne saurions passer sous silence, Mr le Président élu, l’impérieuse nécessité de lutter contre le terrorisme et le trafic de la drogue, non pas en combattant l’Islam, mais plutôt ce radicalisme idéologique avec ces pratiques perverses et haineuses allant jusqu’à menacer aussi le genre humain. Et c’est sur votre leadership que le Monde se repose pour trouver cette paix tant souhaitée dans cette partie du Globe. Car quelque soit la source du terrorisme, nous le condamnons. Mais convenez avec moi que ce sera en harmonie avec les modérés qui sont heureusement plus nombreux que nous parviendrons à cette neutralisation des extrémistes et non en nous asseyant sur des prétextes fallacieux, des mensonges forgés de nulle part que nous arriverons à construire cette solidarité planétaire contre ce fléau, au lieu de cette incompréhension pour ne pas dire antipathie et méfiance suscitées par une attitude, jugée, à raison, trop cavalière. En ce monde où tout est lié, les problèmes mondiaux nécessitent une concertation responsable entre tous les gouvernements.

Quant à nous, cadre et Membre de Fanmi Lavalas, l’Organisation Politique la plus forte et la plus représentative d’Haïti, dont le Président Jean Bertrand Aristide, renversé illégalement et embarqué pour l’exil, en est le Représentant National, nous sommes certains que le Monde, plus particulièrement les Pays du Sud, tant du Continent Africain que du Nôtre, vous attende à ce carrefour de la problématique haïtienne, pour être certains que ce changement annoncé dans vos discours, se concrétisera à travers votre appui réel à un Etat de Droit dans ce Pays, trop déstabilisé et avili par les pratiques hégémoniques, arbitraires et antidémocratiques de la plupart des Administrations américaines précédentes.

Un comportement constant qui nous vaut un Pays déchiré malgré les efforts déployés par les concitoyens à prendre dans leurs mains l’arc de l’histoire et à le bander dans l’espoir d’un jour meilleur et d’une construction démocratique durable. Comme vous dites si bien, dès le lendemain de la conquête de notre Indépendance, suite à la plus belle épopée de l’Histoire moderne, brique par brique, bloc par bloc, de mains calleuses en mains calleuses, malgré notre mise en quarantaine, nous tentons de construire une Nation. Malheureusement, et souvent sous la base de mensonges, de prétextes fallacieux évoqués aux fins d’asphyxier un Peuple jugé trop fier, trop souverain, les Grands de la Communauté Internationale, dont votre Pays est la plus grande Puissance, de concert avec des compatriotes assujettis, ont toujours brisé nos élans de progrès, de modernisation et de renforcement de cette démocratie.

Mr le Président Elu, combien fut immense notre joie, quand vous avez évoqué, durant votre campagne le nom de Haïti, en annonçant que vous allez « travailler avec les autorités haïtiennes afin d’aider au développement économique » de notre Pays, tout en estimant « dépasser le stade de l’aide humanitaire pour passer à un véritable partenariat pouvant aider le pays à se développer ».
Mais, Excellence, avant cette belle volonté de coopération efficace et effective dont nous ne saurions mettre en doute la bonne foi, une stabilité politique et sociale, voie royale au Progrès et à la Démocratie, représente notre revendication la plus fondamentale. La constante politique de déstabilisation du Pays par les extrémistes de droite internationaux, de concert avec des nationaux apatrides, a toujours empêché à notre Nation de prendre son essor. Nous disons oui, dans ce Monde-village, à toute collaboration, à tout soutien des Peuples frères, mais le Peuple Haïtien veut d’abord que l’on respecte ses choix politiques, que l’on cesse ce processus pervers de déstabilisation constante de notre jeune démocratie.

Mr le Président Elu, comment comprenez-vous que le Leader Politique le plus aimé de ce Peuple, le Dr Jean Bertrand Aristide, Représentant National de Fanmi Lavalas, se trouve contraint, aujourd’hui, de vivre loin de son Pays sous la base de mensonges, après avoir été renversé et enlevé de son Pouvoir par des Hommes armés, jouissant de la complicité de l’Administration américaine sortante ?

Ah ! Excellence, vous avez la chance de savourer sans crainte votre victoire, sans vous voir menacer par un Ambassadeur, au lendemain de l’historique 4 novembre, vous augurant sans gêne, « qu’apre dans, tanbou lou », qu’après le bal, ce sera le deuil. Et depuis lors, un 16 décembre 1990, c’est-a-dire, au lendemain d’une victoire électorale, semblable à la vôtre, le Peuple Haïtien paie son insolence d’avoir choisi ses représentants, au nom de la démocratie, au nom de ce principe auquel vous semblez tant vous attacher : un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ce au grand dam des faucons de la vie politique locale et internationale, mus aussi par des sentiments racistes et de classe contre les masses de ce Pays.

Excellence, le Peuple américain, pour son engagement dans la défense des valeurs, morales, universelles et démocratiques a toujours suscité une grande admiration dans le monde, mais il est malheureux aussi de reconnaitre que son établissement a toujours œuvré, exclusivement, dans le sens de ses intérêts hégémoniques qui souvent vont à l’encontre de ces valeurs, provoquant souvent et naturellement une antipathie des peuples opprimés et exploités. Vous comprenez bien, M. le Président élu, que l’Homme, en général, qu’il soit blanc, jaune ou noir et quelque soit son degré d’évolution, ne peut souffrir de l’injustice. Ses réactions dans l’ordre des faits peuvent varier suivant ses amertumes. Mais par tous les moyens en son pouvoir, il cherchera à briser l’entrave qui l’empêche de s’épanouir. De multiples manifestations populaires sont réalisées pour exprimer notre désir et volonté d’obtenir des autorités établies le retour à l’Ordre normal des choses : le retour de Jean Bertrand Aristide dans son Pays, car, pour répéter ce grand écrivain français Victor Hugo, l’exil est la nudité du Droit. Un droit dépouillé de son essence fondamentale, la liberté de l’Homme.

Mais nous sommes certains que votre rêve de changement, de redonner à l’Amérique cette belle image tant avilie et méconnaissable, se concrétisera car tout ce que l’esprit de l’homme peut croire et concevoir, il peut le faire et l’achever. Sommes-nous alors certains que la nouvelle Administration américaine saura supporter la grande majorité du Peuple Haïtien dans ce processus du retour de son Leader National. Il est temps que l’Administration américaine, particulièrement le Département d’Etat, apprenne à respecter les lois de ce Pays, à cesser de supporter et d’implanter illégalement des gouvernements inconstitutionnels et illégaux parallèles au Gouvernement Constitutionnel et Légal installé démocratiquement, à cesser d’encourager une diplomatie non dynamique, renégate et rétrograde et de miner les autorités légalement constituées à travers des organismes non-gouvernementaux, s’évertuant à paralyser l’édifice social et politique, dont l’objectif final est de nous affubler de l’étiquette non méritée et perverse d’Etat en faillite.

Oui ! à une diplomatie dynamique et respectueuse des lois respectives de chacun des Pays, oui à une aide au développement où le paradigme de la charité en serait révolu, oui au respect que nous avons de choisir nos représentants tant à la Magistrature Suprême, au Parlement qu’au niveau des autres Institutions du Pays. Et nous disons non aux pratiques anciennes, assises sur l’arbitraire et la violation systématique du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

Pour finir, M. le Président, rappelez-vous, au soir de ce 20 Janvier magique, quand vous franchirez le seuil de la Maison Blanche, ce monument historique bâti avec le sang et la sueur de nos ancêtres esclaves, que nous, les Haïtiens, avons été les premiers à combattre cet Ordre mondial et souvenez-vous que cela nous a valu d’être honnis et proscrits par les Grands de ce Monde et rappelez-vous surtout que la réussite de votre mandat ne serait peut-être pas la nôtre, mais votre échec sera avant tout celui de tous les Peuples de la Terre qui se battent pour un monde meilleur, plus juste, plus humain, plus fraternel. Et encore plus l’échec du Monde Noir qui se sentirait bafoué et désespéré de n’avoir pas su prouver à nos irréductibles détracteurs que nous avons la capacité d’aider à la transformation de ce Monde en un grand village planétaire avec les chances égales pour tous.

Que les Dieux tutélaires de notre Mère Afrique et Yahvé vous protègent, et bénissent votre Nation et ce Monde qui s’est remis à espérer.

ZABETH JEAN BERGERON
Publié par Fanmi Lavalas à l’adresse 14:02

Haiti | Ratification et article 158 de la Constitution: Billet de Daly Valet a Jean Erich Rene

Tuesday, August 5th, 2008

Monsieur Jean Erich René,

Aux dernières nouvelles, vous êtes agronome et économiste de formation. J’ai une formation en Droit Constitutionnel. Quand mon jeune frère agronome, de Jérémie comme vous et résidant au Canada comme vous, parle d’agronomie, je me tais. A chacun son expertise. Je me permets de vous dire que vous vous trompez de bonne foi dans votre interprétation de l’article 158 de la Constitution. L’analyse grammaticale ne peut servir de méthode d’analyse sérieuse et recommandable en matière d’interprétation des textes de loi. C’est faire preuve de puérilité que d’y recourir dans un dossier d’une telle importance.

A coté de la doctrine juridique, des conventions et traditions parlementaires, les experts dans le domaine recourent à l’exégèse et à l’herméneutique quand il s’agit d’interpréter un texte dont le sens et la portée prêtent à équivoque. Or, il se trouve que doctrinalement les sénateurs Firmin Jean Louis et Déjean Bélizairre ont raison quand ils avancent que la procédure recommencent à zéro en cas de vote de non confiance contre MPL. Il faut être suffisamment humble pour le reconnaitre et admettre que ces messieurs avaient été à tour de rôle ” Président ” du Sénat de la République. Donc, d’un point de vue technique ils savent de quoi ils parlent. En dépit de leurs errements politiques, ils comptaient tout de même parmi les meilleurs esprits de la 45e législature.

Il faut éviter de voir du complot politique dans tout argument, même technique. Dès qu’il n’y a plus matière à discussion, c’est la mort du politique. Que vous l’admettiez ou non, vous vous aventurez ici sur un terrain qui n’est pas le vôtre, celui du droit constitutionnel et parlementaire. Dans leur Dictionnaire de Droit Constitutionnel — publié en 1992 chez les Presses Universitaires de France (PUF), Olivier Duhamel et Yves Mény définissent le concept de procédure comme désignant ” l’ensemble des actes successivement accomplis pour arvenir à une décision”. Avez-vous noté les termes Ensemble, Actes et Successivement? Donc, l’ensemble des actes ( Successivement: ratification choix et ratification politique générale) accomplis durant la procédure globale dite de ratification du Premier Ministre désigné sera repris en cas de rejet (du choix ou de l’énoncé de politique générale) par l’une des deux chambres à partir d’un vote majoritaire (majorité absolue dans le cas qui nous préoccupe ici) .

Vous avez le droit à l’erreur, Erich… C’est humain. Mais persister dans l’erreur est diabolique. Et cela n’est pas intellectuellement Jérémien non plus.
Respectueusement,
Daly Valet
Washington, DC, 4 Aout 2008

Senat de la Republique | Lettre Ouverte au Premier Ministre Monsieur Jacques Edouard Alexis | Dossier Teleco

Monday, July 28th, 2008

En ses bureaux.-
Monsieur le Premier Ministre

Les Sénateurs de la république signataires de la présente ont l’intention d’organiser une audition sur a. les revenus du secteur Telecommunications en Haïti b. le statut des compagnies prives de telephones c. les privatisations anterieures d. le cadre et le plan des privatisations futures e. la possibilite de voter une nouvelle lo reglementant le caractere economique et securitaire des telecommunications. Elus par le peuple il est de notre devoir constitutionnel de maximiser les rentrées de l’état qui serviront à répondre aux besoins immédiats de la population. Dans le cadre de la préparation de cette audition nous souhaitons obtenir dans les informations suivantes dans un delai ne depassant pas quinze jours:

  • Le nombre de compagnies de téléphones opèrant en Haïti, (appellation compagnie, statut Legal, adresse, telephones, historique)
  • Copie des appels d’offre lances par la teleco et le conatel qui ont permis a ces compagnies d’obtenir les contrats
  • Copie des contrats de entre ces compagnies et l’état Haïtien et la durée des contrats. Copie des contrats de toute compagnie œuvrant dans ce secteur
  • Les noms des membres des conseils d’administration et des actionnaires de chaque compagnie
  • Le nombre de minutes accordées à chaque compagnie par mois
  • Le cout de la minute pour chaque compagnie
  • Le mode de paiement de ces compagnies à l’état Haïtien
  • Les revenus mensuels et annuels de ces compagnies
  • Les revenus annuels et mensuels de la TELECO, du Conatel et autres dans ce domaine
  • Le montant mensuel et annuel dépose comme revenus à la Direction générale des Impôts
  • Les compagnies telephone ayant des arrieres et qui ne sont pas en règle avec les institutions de l’état (total des arrieres pour chaque compagnie)
  • Copie de l’accord des telecommunications entre Haiti et la republique dominicaine signee recemment lors de la derniere visite du president Preval en republique Dominicaine
  • Copie du dossier IDT
  • Copie du plan de privatisation de la TELECO

En plus des informations sus metionnes nous souhaiterions recevoir un rapport détaillé sur la situation qui prevaut actuellement entre le syndicat et la direction de la Teleco dans un délai ne dépassant pas quinze jours. Faute de reponse dans le delai indique le Senat de la republique agira.

Nous vous remercions de votre coopération et recevez Monsieur le Premier Ministres nos salutations patriotiques

Lettre Ouverte au PM renvoyé de Jean Erich René

Tuesday, June 17th, 2008

Mr Jacques Edouard Alexis | Villa D’Accueil | 16 juin 08

Dans ma correspondance, souffrez que je vous soulage de votre titre de Premier ministre. Ce n’est pas un manque de courtoisie de ma part. En effet, vous ne l’êtes plus depuis le samedi 12 avril 2008. Suite à une
motion de censure du Sénat vous avez été démis de votre fonction. Toutefois la Constitution de 1987 en vigueur accorde au Gouvernement le privilège d’expédier les affaires courantes.

ARTICLE 165:
En cas de démission du Premier Ministre, le Gouvernement reste en place jusqu’à la nomination de son successeur pour expédier les affaires courantes.

Malheureusement, la Constitution de 1987 ni aucun texte de droit ne définissent, tant dans l’espace que dans le temps, les limites des affaires courantes. Mais une clarification s’impose pour calmer les inquiétudes. L’émission des chèques portant votre signature pour la prochaine rentrée des classes fait-elle partie des dépenses courantes ? A notre humble avis, elles sont complètement anticipées et pourraient bien attendre l’installation du Nouveau Gouvernement dans un délai raisonnable. A moins que vous soyez convaincu qu’elle n’aura pas lieu dans un avenir proche. En toute décence vous auriez dû vous abstenir de prendre des décisions engageant les fonds publics parce que vous n’avez plus la couverture légale requise. En cas de délit vous serez entendu par quel Tribunal ? Quelle déchéance !

Nulle part, il n’est mentionné dans la Constitution de 1987 qu’un Premier ministre démissionnaire puisse entretenir une quelconque relation avec le Parlement. Quel est donc le fondement juridique de ce lien étroit que vous tissez avec les députés dissidents de la CPP ou Concertation des Parlementaires Progressistes. Puisque les aveux sont publics, pouvez-vous nous expliquer l’origine de cette enclave de la Chambre Basse qui vous reconnaît comme son Chef. Ordinairement les Blocs Politiques s’édifient avec les Partis Politiques qui ont leurs représentants au Parlement et doivent respecter l’esprit du Parti en observant la discipline dans les rangs. Quel est donc l’objet de cette abominable mosaïque ? Le choix du nouveau Premier ministre est-il inclus dans les affaires courantes ? Nous ne comprenons pas le motif de votre présence au Palais National en compagnie des Membres de la CPP pour discuter de la ratification du Premier ministre désigné Robert Manuel.

Les affaires courantes sont restreintes au train-train ordinaire et les mesures urgentes à prendre pour garantir la continuité de la vie nationale. Mais il est totalement contre indiqué et même indécent qu’un Premier ministre renvoyé malhonnêtement, participe à la poursuite du débat qui fut l’objet de sa démission. Quelle aberration ! Après le scandale des chèques et le témoignage accablant des députés de la CPP ou Concertation des Parlementaires Progressistes vous impliquant dans la rébellion à la Chambre Basse vous n’avez plus l’autorité morale pour continuer à expédier les affaires courantes. Quelle que soit l’issue vous auriez dû claquer vos talons en prouvant que vous avez au moins une colonne vertébrale. En 1997 sous le Gouvernement de Préval, Rosny Smarth de l’OPL estimait avoir liquidé trop d’affaires courantes en servant de pare-choc au Président, aussi il lui avait tiré carrément la révérence pour débloquer le pays.

Mr Jacques Edouard Alexis

Aujourd’hui vous êtes exactement dans la même situation que Rosny Smarth. De plus, aucune solution n’a été portée aux revendications du 4 avril 2008 qui ont occasionné votre renvoi par le Sénat le 12 avril 2008. On ne se sert d’un fusible qu’une fois, le cas échéant c’est l’incendie qui éclate. Avant qu’une nouvelle émeute investisse les rues, il serait plus sage et plus réaliste de votre part de remettre les clés de la Villa d’Accueil dans le plus bref des délais afin de laisser le Président René Préval subir les conséquences de ses inconséquences.

Pour avoir vécu avec vous sur le Campus de Damien, je me passe de toute présentation tout en m’accordant cette privauté. Vous savez que je ne cultive pas sous ma chemise : la flatterie, l’hypocrisie, la jalousie et la haine. A aucun moment de la durée, je n’ai sollicité aucune faveur au cours de votre règne. Aujourd’hui, je prends mon courage à deux mains pour vous exprimer ma profonde tristesse en vous disant tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Les meilleurs conseillers d’un homme politique ce ne sont pas les thuriféraires encore moins une épouse ambitieuse et aveugle. N’avez-vous pas entendu l’accusation de complot contre la nation du député Jonas Coffi ? ” Des fausses subventions ont été accordées pour encourager des élus à prendre part à ce complot ” soutient-il. « Tout est vanité. Il y a un temps pour chaque chose » affirme l’Ecclésiaste. L’heure de partir a sonné. Faites vos valises !

Tout en espérant que nos propos arriveront à destination et seront orchestrés sans aucune cacophonie, nous vous prions de recevoir l’expression de nos sentiments distingués.

Ottawa le 14 juin 2008
Jean Erich René

Haiti : A letter from Greg

Monday, June 2nd, 2008

Dear all,

As you all know I have been involved in a continuous process of getting the security situation fixed in the downtown area. This is much more difficult than I ever imagined. I am constantly on the phone with the police(that are doing a great job so far) and we have been trying very hard to get the police and Mayors to sit and get along. The truth be known, there is allot of money involved and the solutions seem to all be leaning towards Politics. Anyway, we are working(Jobit,Romeo,Philippe Michel,Gerald Bourgignon and Myself) to clear the air and stop the lies floating around between all the authorities. We are making progress but it is slow. Hopefully when the new govt. is installed things will be much easier.

The reason for this mail is to implore everyone to make reports of complaints to the police whenever you or your friends or employees or even clients are victimised. This is the only way the police can arrest and indict the bandits they pick up on our streets. They have really cleaned up these last few days and they are continuing. As there are no complaints being filed the justice dept. cannot hold these terrorists, and they know this.

THE CHAMBER OF COMMERCE HAS PUT THE COMPLAINT FORMS IN AN OFFICE AT THE CHAMBER FOR ANYONE THAT HAS A COMPLAINT AND WANTS TO REMAIN ANONYMOUS. SPEAK TO YOUR STOCK KEEPERS FOR INFO. ON NAMES OF THESE BANDITS AND GO FILE COMPLAINTS BASED ON THE INFO. YOU RECEIVED. THIS IS ALL IT TAKES TO KEEP THESE DIRT BAGS OFF OUR STREETS. THIS IS TOTALLY CONFIDENTIAL AND IT IS AT THE CHAMBER NOT AT THE POLICE. THE POLICE COMMISSARY WILL COME BY TO RETRIEVE THE COMPLAINT FORMS REGULARLY. PLEASE, PLEASE THIS IS THE ONLY WAY. WE HAVE TO BE PRO ACTIVE AND REALLY GET INVOLVED. IF NOT ALL OUR EFFORTS ARE IN VAIN AND WE WILL ALL BECOME VICTIMS AGAIN. STAND UP NOW WHILE WE ARE APPLYING THE PRESSURE AND GATHER INFO. FROM ANYONE WHO HAS IT AND FILE COMPLAINTS AT THE CHAMBER. WE NEED TO DO THIS. PLEASE READ MY WORDS AND TAKE SOME TIME AS I TAKE MY TIME TO FOLLOW UP ON ALL THIS.
Please pass this on to all who are concerned and to all that can help. Also, please try to recruit new members for the chamber. We need the body count badly. Great weekend to all.


Best Regards,
Greg

PATRI | Patizan Ayiti kap Travay pou Rekonstwil ak Inifyel

Thursday, May 22nd, 2008

Par Gonzague DAY - PATRI

Chers amis,

Je suis plus que flatter que vous m’ayez confirmé dans votre liste d’ami et que je sois pour votre estime digne de me présenter ainsi.

Générations des années 60, 70, 80 et 90 nous sommes à l’Heure des Questions qui n’ont pas de réponses, et bientôt sera l’Heure des comptes à rendre. Aujourd’hui, dis-je, est déjà l’heure des questions sans réponses que nous font nos enfants, et demain sera le jour ou l’Histoire retiendra CONTRE NOUS notre PASSIVITE.
Cette passivité qui à travers le temps nous travestirons en complice dans la mauvaise gestion de la chose PUBLIQUE et aussi à la dégradation de la chose NATIONALE.

CONTEMPORAINS et COMPATRIOTES, je ne veux imposer “ PATRI “ à quiconque, mais je conseillerai humblement à chacun de vous une certaine organisation en vous demandant de diriger vos amis à nous. Aujourd’hui nous devons nous fixer une mission, et cette dernière sera un mouvement de recrutement et de référence massive de membres et groupes Haïtiens à caractère Politique, Sociaux ou encore Sociopolitique et à but non-lucratif existant sur Hi5 dans une dynamique pluriel d’échange et de concertation pour une évaluation et aussi pourvoir à l’établissement d’une vision collective pour Haïti et l’Haïtien de demain.

Aujourd’hui nous devons pouvoir nous passer du superflu, des responsabilités sont à prendre. L’idéal Haïtien doit revivre, il doit renaitre dans les pensées, dans les cœurs, dans les villes, dans les communes, dans les sections rurales, dans les bidonvilles, dans les campagnes et dans les champs. COMPATRIOTES et CONTEMPORAINS le pays, comme vous le savez, dépossédé de sa souveraineté, déchiré dans sa plénitude, infecté par une corruption chronique, menacé dans son existence par des impairs environnementaux et aussi par une injustice offrande, demande l’éradication des passéistes et des absentéistes.
Aujourd’hui nous devons pouvoir définir nos intérêts, aujourd’hui nous devons pouvoir nous intégré, aujourd’hui nous devons pouvoir participer, aujourd’hui nous devons prendre des dispositions pour marquer notre temps et enfin aujourd’hui plus que jamais frères et sœurs il y a un choix à faire.

COMTENPORAINS et COMPATRIOTES nous sommes à l’heure « H ». A entendre parler les démissionnaires c’était comme si nous étions en absence de choix, à les entendre parler c’était comme si nous n’existions plus et que nous étions des condamnés pendant que l’urgence est de nous délivrer du choix de l’embarras. Par devant l’immobilisme sans pareil de la chose nationale, nous devons nous même asseoir une stratégie de communication pour que nous parvenions à unir nos générations de 60,70, 80 et 90 dans une structure pour le lancement d’un débat sur le devenir de la nation et de la Jeunesse montante.

Nous volons proposer (Les Etats Généraux de la Jeunesse HAITIENNE)

La publication du concept du Grand débat sera publier sous peu et la proposition va à vous tous et faite parvenir votre perception de l’idée pour que la réussite soit une victoire pour la jeunesse, parce qu’il est nécessaire pour nous de pouvoir triompher sur les manipulations, l’exploitation et la désunion.

COMPATRIOTES ET CONTEMPORAINS, souvenez-vous des vertus fondamentales de la république
(Liberté, Egalite, Fraternité).

Gonzague DAY
PATRI

PATRI: Patizan Ayiti kap Travay pou Rekonstwil ak Inifyel.

Lettre du CONOCS a S.E. René Garcia PREVAL President D’Haiti

Sunday, April 27th, 2008

Port-au-Prince, le 14 avril 2008
Réf. : HA00308

S.E. René Garcia PREVAL
Les Honorables Parlementaires

Le réseau CONOCS prend tout son temps à suivre avec tristesse et une grande peine qui rongent les entrailles de ses membres et probablement celles de tous les citoyens conséquents de la nation, causées par les derniers événements. Nous constatons en 3 jours le pays a perdu 4 années de durs labeurs en vue de refaire l’image du pays à l’extérieur comme les leaders du CONOCS œuvrent depuis 6 ans pour changer l’image de la Cité Soleil.

Plusieurs milliers de manifestants en colère ont investi les rues et les artères de certaines grandes villes du pays, motivés par la cherté de la vie, la misère et la faim qui percent les intestins de chaque haïtien de la classe démunie. Cependant il faut comprendre que ceux qui étaient dans les rues n’étaient pas homogènes, il y avait selon nous 4 groupes d’individus dans la rue :

- Les manifestants légitimes (En majorité)

- Les partisans politiques qui étaient à Cité Soleil lundi matin

- Les dechoukè – casseurs professionnels

- Les mercenaires des politiciens qui ont intérêt dans la déstabilisation d’Haïti

Mais il faut se rappeler que le laxisme du Gouvernement, sa politique économique et l’action des 63 députés sont à la base de ce soulèvement populaire. Les députés ont divorcé avec leurs mandants car ils ne veulent plus briguer un deuxième mandat. Ils ne se rendent pas compte ni des besoins de la population ni de sa volonté. Ils ont voté contre les désidératas du peuple en donnant un vote de confiance au premier ministre. C’est pourquoi le peuple a investi les rues face à la démission des institutions qui le représentent.

En effet, le réseau CONOCS vient de longer la longue liste des organisations de la société civile et des personnalités haïtiennes et étrangères qui ont déjà condamné les derniers actes de vandalisme. Au nom des 483 000 habitants de la commune de Cité Soleil nous condamnons énergiquement tous les actes de violence qui ont teinté le mouvement populaire du 7 au 9 avril 2008. Tout le monde le sait, le CONOCS est toujours opposé à la violence d’où qu’elle vienne.

Ce mouvement a causé la violation d’une quantité de droits fondamentaux de la personne humaine on peut citer par exemple :

- Droit à la vie
- Droit à la protection de la propriété privée
- Droit au respect de l’intégrité physique
- Droit à la Santé
- Droit à la libre circulation

Ces droits sont protégés par la constitution de 1987 et les conventions régionales et internationales signées par l’Etat haïtien. Il doit avoir les capacités nécessaires pour la protection des droits de chaque citoyen. On ne peut pas accepter que quelqu’un vandalise l’entreprise d’un citoyen sous les yeux complices de la POLICE. Nul ne peut ignorer la complicité de certains membres de la PNH dans les actes de violence au cours des derniers événements qui ont secoué la nation.

Nous présentons nos sympathies aux medias victimes, aux parents des personnes décédées, aux blésées et aux journalistes victimes, aux commerçants affectés; l’Etat doit JUSTICE et REPARATION aux VICTIMES. Nous regrettons ces actes malheureux.

Président Préval ! Nous attendons le trophée, car les soléens ont resté chez eux pendant ces 3 jours, ils n’ont rien brulé, ils n’ont pas obstrué la circulation sur la route nationale No 1 à hauteur de Cité Soleil et le bidonville était calme. Vous ne devez pas comprendre que nous sommes ni indifférent ni opposés aux revendications des manifestants légitimes. Loin delà ! nous avons faim comme tous les haïtiens, nous avons une autre façon de faire valoir nos revendications contre la cherté de la vie, la pauvreté et la faim. Nous suivons votre démarche monsieur le président, vous ne pouvez pas oublier sans CITE SOLEIL vous ne seriez pas président. Nous sommes conscients depuis 12 ans vous n’êtes jamais rentré à Cité Soleil officiellement. En plus nous ne sentons pas les efforts de votre gouvernement pour faire bourgeonner la vie à Cité Soleil après 30 mois de guerre. Depuis 14 mois une paix fragile est installée dans le plus vaste bidonville de la caraïbe, mais rien n’est fait pour donner raison aux artisans de paix sur les violents.

Seulement nous sommes une commune spéciale nous ferons un mouvement spéciale.

Nous avons constaté que le Senat a solutionné la partie politique du problème, bien ! il faut aller plus loin. Nous savons que l’envoie du premier Ministre ne va pas débloquer le pays au contraire si nous ne sommes pas vigilant le pays peut être bloqué davantage. Nous devons être certain que la mauvaise foi peut allonger la durée que le premier ministre sortant devrait passer pour liquider les affaires courantes, comme l’ancien ministre de la culture, plus loin M. Rony Smart qui a lui-même choisi de partir.
En plus de cette solution politique, le changement de l’entraineur et la majorité des joueurs de l’équipe gouvernementale; nous devons attaquer la partie économique. Comme vous avez proposé à la nation le mercredi 9 avril, le CONOCS l’un des porte-parole du peuple vous propose ces mesures de façon à résoudre le problème de la faim à court et à moyen terme :

1. Diminuer le profit que l’Etat et le secteur prive gagne sur les produits suivants : GAZOLINE – SUCRE – FARINE – POIS – HUILE – RIZ etc.

Garder 10% du salaire des agents de la fonction publique recevant à partir de 30 000 gourdes pour une durée de 6 mois : avril – octobre 2008

1. demandez un moratoire de 6 à 12 mois de la dette externe – cumuler les dons de la communauté internationale dans ce domaine, ces trois sources pour ouvrir un FONDS DE SOLIDARITE aux fins de gérer l’urgence et amorcer la production nationale dans son aspect agricole.

2. Designer rapidement les zones agricoles, suivant un plan réel d’aménagement du territoire.

3. Mettre en place une direction générale de production nationale, 10 direction départementales et des B.A.C. (Bureau Agricole Communale) dans des communes qui ont au moins une zone agricole. Le B.A.C. encadre les paysans dans le domaine agricole et élevage.

4. Chaque B.A.C. aura une petite banque agricole pour des prêts aux paysans et un magasin agricole pour vendre aux agriculteurs des engrais et d’autres intrants à un prix raisonnable.

5. Louer ou acheter des CITERNES AERIENS pour arroser les terrains non- irrigués dans les saisons non- pluvieuses.

Après, il faut sur le court terme monter une structure de proximité de vente et de distribution de produits alimentaires (Magasin communautaire). On peut utiliser les services des MAIRIES, CASECS, des religieux et des secteurs organisés des communes et des sections communales. Il y aura toujours des voleurs professionnels qui auront tendance à voler et à détourner la nourriture de la population.

Si vous ne faites rien pour les pauvres qui sont plus que 70% de la population en matière de droit à la nourriture, droit à l’éducation, droit à la santé, le pays va éclater sous vos yeux. Vous savez comme nous, ces droits ne doivent pas être l’objet de discrimination, comme tous les autres d’ailleurs. Ce que vous avez vu la semaine dernière n’est rien de ce que vous pourriez vivre dans les jours à venir, seulement la population doit éviter la violence.

Si vous ne pouvez ou voulez rien faire pour alléger les souffrances du peuple, on doit constater avec nous la défaite des autorités haïtiennes depuis toujours. Nous pouvons rentrer dans le PROTECTORAT.

Excellence, Mesdames, Messieurs les parlementaires, recevez les patriotiques salutations de la population de Cité Soleil.

Pour le réseau de CONOCS
Rév. Jean Enock JOSEPH
Coordonnateur Gnl du CONOCS

HAITI : NOTE DE PRESSE DU BLOC PARLEMENTAIRE DU SENAT DE LA REPUBLIQUE

Saturday, April 26th, 2008

Le Bloc Parlementaire au Sénat de la République présente ses félicitations au peuple haïtien pour la réponse positive qu’il a donnée à sa demande de trêve formulée la semaine dernière à l’occasion des manifestations, malheureusement ponctuées de violences, organisées en vue de protester conte la passivité du gouvernement Alexis et la misère qui en découle. Cette trêve a permis au bloc majoritaire, composé de 16 Sénateurs d’horizons divers, de renvoyer le Premier Ministre Alexis et son Gouvernement en vue de faire place à une nouvelle équipe gouvernementale avec une vision et une politique calquées sur les revendications les plus urgentes du peuple haïtien.

L’heure est a l’urgence. Le peuple ne peut plus attendre. Le Président de la République, le parlement et les autres acteurs politiques se doivent de se mettre au travail en toute célérité en vue de doter le Pays de ce nouveau gouvernement dont la mission consistera en la mise en application d’une nouvelle qui puisse, à la limite de nos ressources, satisfaire les desideratas légitimes. Ces revendications s’articulent autour de la lutte contre la misère et la faim, la baisse du coût de la vie, la lutte contre le chômage et la corruption, la relance de la production nationale etc.

Le Bloc majoritaire au Sénat de la République se tient à la disposition du Président de la République en vue de contribuer à doter le Pays rapidement d’un nouveau gouvernement. Les 16 Sénateurs Membres du Bloc sont prêts à accomplir leur mission constitutionnelle tel que stipulée par les articles 157 et 158 de la Constitution de 1987 traitant de la ratification d’un Premier Ministre et de l’approbation de sa politique générale.

Par ailleurs, les 16 Sénateurs en appelant à la vigilance du Président de la République et des autres institutions de contrôle de l’Etat pour que les mesures administratives et financières prises pendant la période de « Liquidation des affaires courantes » soient conformes aux lois en vigueur sur la comptabilité publique.

Pour le bien du Pays, il est impératif que cette période de liquidation des affaires courantes par le gouvernement, n’aille pas au-delà de cette semaine. Le Bloc majoritaire est prêt à jouer sa partition pour parvenir à cette fin. Nous ne faisons qu’attendre le signal du Président de la République.

Port-au-Prince, le 21 avril 2008

Suivent les signatures :

NOMS ET PRENOMS

Sénateur Rudy HERIVEAUX
Sénateur Youri LATORTUE
Sénateur Evallière BEAUPLAN
Sénateur Fritz Carlos LEBON
Sénateur Edmonde Supplice BEAUZILE
Sénateur Evelyne B. CHERON
Sénateur Ricard PIERRE
Sénateur Mélius HYPPOLITE
Sénateur Jean Joseph PIERRE LOUIS
Sénateur Jean Rodolphe JOAZILE
Sénateur Judnel JEAN
Sénateur Jean Gabriel FORTUNE
Sénateur Michel CLERIE
Sénateur Andris RICHE
Sénateur Eddy BASTIEN
Sénateur François Fouchard BERGROME

Haiti - Boulos said he will not resign.

Tuesday, March 25th, 2008

SENAT DE LA REPUBLIQUE
Ouanaminthe, le 19 Mars 2008

Sénateur Kelly BASTIEN
Président du Sénat de la République
Palais Législatif

Monsieur le Président,

Suite à la résolution du Sénat de la République me demandant de confirmer par écrit ma démission en tant que Sénateur de la République, j’ai l’honneur de vous faire part de ma ferme décision de ne pas démissionner comme Sénateur de la République et de rester à mon poste.

Un retrait de ma part du Grand Corps serait une trahison vis-à-vis de mes mandants du Nord-est et de la mission qu’ils m’ont confiée de les défendre et de représenter leurs intérêts au Sénat de la République.

Le rapport de la Commission présidée par le Sénateur Youri Latortue et les opinions qui y sont émises ne sont qu’un rapport et que des opinions qui n’engagent que leurs auteurs.

La résolution du Sénat en date du 18 mars 2008 qui a suivi le dépôt du rapport Latortue et les pressions de toute part exercées contre moi et certains de mes collègues durant et après la séance s’apparente à un lynchage politique digne de la période dictatoriale des régimes antérieurs. La constitution au nom de laquelle cette résolution aurait été votée l’interdit formellement. Je proteste donc solennellement contre la teneur et le vote de cette résolution. Je demande a tous mes confrères du Senat de se ressaisir pour ne pas être les outils d’une campagne de déstabilisation du Senat qui n’a d’autre but que d’arriver a sa caducité.

Je confirme encore pour vous que je suis Haïtien d’origine et que je n’ai jamais renoncé à ma nationalité acquise à la naissance. Seule la justice de mon pays peut décider du contraire. Vous n’êtes pas sans ignorer que la seule instance compétente pour se prononcer sur les questions de nationalité et d’état des personnes est le Tribunal de Première Instance et que le Sénat n’a aucune compétence pour trancher ce type de questions. Aucune entité ne peut se substituer à ce Tribunal dans l’exercice de ses attributions.

J’ai bien l’intention de saisir toutes les voies de droit pour défendre mes droits et ceux de mes mandants qui se trouvent actuellement bafoués de la manière la plus éhontée.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations en la Patrie.

Rudolph H. BOULOS
Sénateur de la République
Vice-président du Sénat