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Lettre Ouverte de Zabeth Jean Bergeron, cadre de Fanmi Lavalas au Président élu Barack Obama

Tuesday, January 20th, 2009

par ZABETH JEAN BERGERON - lundi 19 janvier 2009

Mr. le Président élu des Etats-Unis d’Amérique,

Le 4 novembre 2008, le Peuple américain vient à nouveau de faire l’Histoire en secouant des dogmes et tabous que l’on croyait irréversibles en élisant à la tête de la plus grande Nation du Monde, un Noir : Vous. Le monde séduit par votre charisme, votre belle intelligence et votre foi profonde et contagieuse en un changement réel des pratiques anciennes, s’est remis à espérer en ces moments critiques et incertains pour la survie de notre espèce.

C’est le vote de la réconciliation de l’Homme avec lui-même, du respect des valeurs et de la compétence. Ce n’est nullement, comme voudraient le faire comprendre les extrémistes de tout bord, celui de la revanche, mais plutôt celui de la consécration d’une lutte sans répit menée par des hommes, nos devanciers, durant plusieurs siècles.

En effet, Excellence, au-delà des frontières de votre Nation, devant nos téléviseurs, nos ordinateurs et surtout pour la plupart d’entre nous des pays du Sud, nous nous sommes serrés devant nos petites radios pour écouter et savourer ce moment historique, une véritable odyssée à la mémoire de nos Ancêtres communs : Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Robert Kennedy, Martin Luther King, Rosa Parks, Nelson Mandela, ces hommes et femmes qui se sont tant sacrifiés pour l’Egalité des Chances.

Mais, une fois la fièvre électorale et l’euphorie de cette soirée mémorable apaisées, nous avons pleinement conscience des grands défis qui vous attendent tant sur le point national que mondial.

Cette grave crise financière qui prévaut aujourd’hui préoccupe tous ceux et celles, ayant développés des liens étroits avec votre Nation, au nom des principes de la globalisation du marché. Une crise dont nous devons avoir le courage de reconnaitre, Excellence, l’origine dans le vieillissement d’un système capitaliste privilégiant la croissance économique et son succédané : une grande consommation effrénée, au détriment des plus faibles.

La raréfaction des ressources naturelles, la baisse de la production agricole mondiale plus particulièrement dans les Pays du Sud comme le Nôtre, sous l’emprise délétère des exigences du Marché contrôlé par les Oligopoles Internationaux, dont votre Nation en est le principal fer de lance, finira par nous entraîner vers une régression mondiale avec un accroissement du taux de chômage, une précarité grandissante et surtout l’aggravation plus accélérée de la pauvreté dans les Pays du Sud et son cortège d’émeutes de la faim et de haines sociales, nous donnant une planète bouleversée, terrain fertile à toutes sortes de subversion et dérèglement de l’Ordre Normal des choses.

Cette consommation agressive et abusive des ressources naturelles nous vaut aussi, Excellence, ce bouleversement de notre écosystème avec les menaces qui pèsent sur notre existence. Si Nous avons toujours été préoccupés par les menaces d’une déflagration planétaire nucléaire, nous avons négligé les effets pervers de cette agression continue et systématique sur notre environnement, avec l’émission exagérée des gaz à effet de serre.
Heureusement que ce grand esprit de discernement, dont vous avez fait montre, saura vous aider à comprendre et agir dans le sens des intérêts de la planète. Mettre une sourdine à l’avidité pour le profit, des tenants de ce néolibéralisme déréglé, et encourager avec force, en donnant l’exemple, un comportement plus responsable, plus moral de l’homme envers l’environnement, telles seront les grandes batailles que vous aurez à livrer pour la stabilité et la sauvegarde de notre planète.

Bien sûr, nous ne saurions passer sous silence, Mr le Président élu, l’impérieuse nécessité de lutter contre le terrorisme et le trafic de la drogue, non pas en combattant l’Islam, mais plutôt ce radicalisme idéologique avec ces pratiques perverses et haineuses allant jusqu’à menacer aussi le genre humain. Et c’est sur votre leadership que le Monde se repose pour trouver cette paix tant souhaitée dans cette partie du Globe. Car quelque soit la source du terrorisme, nous le condamnons. Mais convenez avec moi que ce sera en harmonie avec les modérés qui sont heureusement plus nombreux que nous parviendrons à cette neutralisation des extrémistes et non en nous asseyant sur des prétextes fallacieux, des mensonges forgés de nulle part que nous arriverons à construire cette solidarité planétaire contre ce fléau, au lieu de cette incompréhension pour ne pas dire antipathie et méfiance suscitées par une attitude, jugée, à raison, trop cavalière. En ce monde où tout est lié, les problèmes mondiaux nécessitent une concertation responsable entre tous les gouvernements.

Quant à nous, cadre et Membre de Fanmi Lavalas, l’Organisation Politique la plus forte et la plus représentative d’Haïti, dont le Président Jean Bertrand Aristide, renversé illégalement et embarqué pour l’exil, en est le Représentant National, nous sommes certains que le Monde, plus particulièrement les Pays du Sud, tant du Continent Africain que du Nôtre, vous attende à ce carrefour de la problématique haïtienne, pour être certains que ce changement annoncé dans vos discours, se concrétisera à travers votre appui réel à un Etat de Droit dans ce Pays, trop déstabilisé et avili par les pratiques hégémoniques, arbitraires et antidémocratiques de la plupart des Administrations américaines précédentes.

Un comportement constant qui nous vaut un Pays déchiré malgré les efforts déployés par les concitoyens à prendre dans leurs mains l’arc de l’histoire et à le bander dans l’espoir d’un jour meilleur et d’une construction démocratique durable. Comme vous dites si bien, dès le lendemain de la conquête de notre Indépendance, suite à la plus belle épopée de l’Histoire moderne, brique par brique, bloc par bloc, de mains calleuses en mains calleuses, malgré notre mise en quarantaine, nous tentons de construire une Nation. Malheureusement, et souvent sous la base de mensonges, de prétextes fallacieux évoqués aux fins d’asphyxier un Peuple jugé trop fier, trop souverain, les Grands de la Communauté Internationale, dont votre Pays est la plus grande Puissance, de concert avec des compatriotes assujettis, ont toujours brisé nos élans de progrès, de modernisation et de renforcement de cette démocratie.

Mr le Président Elu, combien fut immense notre joie, quand vous avez évoqué, durant votre campagne le nom de Haïti, en annonçant que vous allez « travailler avec les autorités haïtiennes afin d’aider au développement économique » de notre Pays, tout en estimant « dépasser le stade de l’aide humanitaire pour passer à un véritable partenariat pouvant aider le pays à se développer ».
Mais, Excellence, avant cette belle volonté de coopération efficace et effective dont nous ne saurions mettre en doute la bonne foi, une stabilité politique et sociale, voie royale au Progrès et à la Démocratie, représente notre revendication la plus fondamentale. La constante politique de déstabilisation du Pays par les extrémistes de droite internationaux, de concert avec des nationaux apatrides, a toujours empêché à notre Nation de prendre son essor. Nous disons oui, dans ce Monde-village, à toute collaboration, à tout soutien des Peuples frères, mais le Peuple Haïtien veut d’abord que l’on respecte ses choix politiques, que l’on cesse ce processus pervers de déstabilisation constante de notre jeune démocratie.

Mr le Président Elu, comment comprenez-vous que le Leader Politique le plus aimé de ce Peuple, le Dr Jean Bertrand Aristide, Représentant National de Fanmi Lavalas, se trouve contraint, aujourd’hui, de vivre loin de son Pays sous la base de mensonges, après avoir été renversé et enlevé de son Pouvoir par des Hommes armés, jouissant de la complicité de l’Administration américaine sortante ?

Ah ! Excellence, vous avez la chance de savourer sans crainte votre victoire, sans vous voir menacer par un Ambassadeur, au lendemain de l’historique 4 novembre, vous augurant sans gêne, « qu’apre dans, tanbou lou », qu’après le bal, ce sera le deuil. Et depuis lors, un 16 décembre 1990, c’est-a-dire, au lendemain d’une victoire électorale, semblable à la vôtre, le Peuple Haïtien paie son insolence d’avoir choisi ses représentants, au nom de la démocratie, au nom de ce principe auquel vous semblez tant vous attacher : un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ce au grand dam des faucons de la vie politique locale et internationale, mus aussi par des sentiments racistes et de classe contre les masses de ce Pays.

Excellence, le Peuple américain, pour son engagement dans la défense des valeurs, morales, universelles et démocratiques a toujours suscité une grande admiration dans le monde, mais il est malheureux aussi de reconnaitre que son établissement a toujours œuvré, exclusivement, dans le sens de ses intérêts hégémoniques qui souvent vont à l’encontre de ces valeurs, provoquant souvent et naturellement une antipathie des peuples opprimés et exploités. Vous comprenez bien, M. le Président élu, que l’Homme, en général, qu’il soit blanc, jaune ou noir et quelque soit son degré d’évolution, ne peut souffrir de l’injustice. Ses réactions dans l’ordre des faits peuvent varier suivant ses amertumes. Mais par tous les moyens en son pouvoir, il cherchera à briser l’entrave qui l’empêche de s’épanouir. De multiples manifestations populaires sont réalisées pour exprimer notre désir et volonté d’obtenir des autorités établies le retour à l’Ordre normal des choses : le retour de Jean Bertrand Aristide dans son Pays, car, pour répéter ce grand écrivain français Victor Hugo, l’exil est la nudité du Droit. Un droit dépouillé de son essence fondamentale, la liberté de l’Homme.

Mais nous sommes certains que votre rêve de changement, de redonner à l’Amérique cette belle image tant avilie et méconnaissable, se concrétisera car tout ce que l’esprit de l’homme peut croire et concevoir, il peut le faire et l’achever. Sommes-nous alors certains que la nouvelle Administration américaine saura supporter la grande majorité du Peuple Haïtien dans ce processus du retour de son Leader National. Il est temps que l’Administration américaine, particulièrement le Département d’Etat, apprenne à respecter les lois de ce Pays, à cesser de supporter et d’implanter illégalement des gouvernements inconstitutionnels et illégaux parallèles au Gouvernement Constitutionnel et Légal installé démocratiquement, à cesser d’encourager une diplomatie non dynamique, renégate et rétrograde et de miner les autorités légalement constituées à travers des organismes non-gouvernementaux, s’évertuant à paralyser l’édifice social et politique, dont l’objectif final est de nous affubler de l’étiquette non méritée et perverse d’Etat en faillite.

Oui ! à une diplomatie dynamique et respectueuse des lois respectives de chacun des Pays, oui à une aide au développement où le paradigme de la charité en serait révolu, oui au respect que nous avons de choisir nos représentants tant à la Magistrature Suprême, au Parlement qu’au niveau des autres Institutions du Pays. Et nous disons non aux pratiques anciennes, assises sur l’arbitraire et la violation systématique du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

Pour finir, M. le Président, rappelez-vous, au soir de ce 20 Janvier magique, quand vous franchirez le seuil de la Maison Blanche, ce monument historique bâti avec le sang et la sueur de nos ancêtres esclaves, que nous, les Haïtiens, avons été les premiers à combattre cet Ordre mondial et souvenez-vous que cela nous a valu d’être honnis et proscrits par les Grands de ce Monde et rappelez-vous surtout que la réussite de votre mandat ne serait peut-être pas la nôtre, mais votre échec sera avant tout celui de tous les Peuples de la Terre qui se battent pour un monde meilleur, plus juste, plus humain, plus fraternel. Et encore plus l’échec du Monde Noir qui se sentirait bafoué et désespéré de n’avoir pas su prouver à nos irréductibles détracteurs que nous avons la capacité d’aider à la transformation de ce Monde en un grand village planétaire avec les chances égales pour tous.

Que les Dieux tutélaires de notre Mère Afrique et Yahvé vous protègent, et bénissent votre Nation et ce Monde qui s’est remis à espérer.

ZABETH JEAN BERGERON
Publié par Fanmi Lavalas à l’adresse 14:02

Ne brûlons pas les étapes!

Sunday, November 9th, 2008

Par Jean Erich René

A l’aube du troisième millénaire les données politiques internationales changent avec des répercussions certaines sur l’échiquier politique haïtien. Avec l’arrivée de Barak Obama à la Maison Blanche de nouvelles cartes seront distribuées.

Les normes, les principes, les schèmes de valeur d’antan vont subir de grandes modifications mais l’objectif du système capitaliste ne changera pas d’un iota. Il est à la recherche d’un nouveau souffle. La victoire de Barak Obama est avant tout américaine. Les électeurs ont voté compétence au profit de leurs intérêts personnels. Blancs et Noirs sans aucune nuance épidermique ont choisi le candidat qui symbolise le changement.

Durant les 75 jours qui précèdent son inauguration le 44e Président des USA sera initié aux dossiers secrets américains par le biais de la HOMELAND SECURITY qui regroupe le FBI et la CIA. Contrairement à ce que l’on pense ce n’est pas la Maison Blanche qui commande. Le pouvoir
aux USA est distribué suivant une structure matricielle très conflictuelle : Maison Blanche, Département d’État, Pentagone, CIA et FBI. Soulignons à l’encre forte la pluridimensionnalité de la CIA et sa préséance dans les décisions. Le président assermenté Barak Obama sera obligé de respecter
certaines balises.

Malheureusement bon nombre de nos compatriotes ne se sont pas encore réveillés de leur sommeil léthargique afin de se rendre compte que les vérités d’hier ne seront plus acceptées après le 20 janvier 2008 sur le plan des relations internationales. La transition Bush/Obama ne s’accommode nullement à certaines pratiques traditionnelles.

Par l’écho de son discours Barak Obama s’est signalé comme le Chef du Monde. De ce fait il pourra réparer le déficit de crédibilité des USA, lui ouvrir des segments de marché importants et surtout les puits de pétrole de l’Afrique. Que nos têtes de linotte se ravisent. Dans leurs folies furieuses d’accéder au pouvoir en Haïti, ils abondent en flagorneries de toutes sortes.

Ce comportement ridicule plutôt digne de la politique des invertébrés devient obsolète. Cette mutation du système des valeurs consacre l’échec définitif des architectes du nivellement par le bas.

La misère qu’étale Haïti aux portes de l’Amérique constitue une honte pour le rayonnement du Capitalisme. Il faut d’abord un climat de sécurité pour l’implantation des structures matérielles et administratives nécessaires.

La voyoucratie imposée comme système de Gouvernement durant ces deux dernières décades est révolue. Nous invitons les diplomates du béton à mettre bas les armes. L’Évangile de la Nouvelle Alliance annonce la fin de la Loi du Talion. Il ne reste à nos leaders politiques que le temps de
faire le ménage en renonçant à certains concepts cramoisis.

L’heure a définitivement sonné pour les architectes de la politique du béton qui tiraient en cachette sur les ficelles des chimères. Leurs discours sont jugés fades et rebutants. Leurs propos passés au crible n’ont laissé comme filtrat que de la paille. Leurs projets de société pesés sur la balance
n’ont pas bougé l’aiguille du zéro initial parce qu’ils sont trop légers.

Tenter de s’approprier la victoire politique du Parti démocrate pour jeter de la poudre aux yeux des imbéciles et monter en Haïti des projets politiques imaginaires est une fuite en avant qui va fondre la cire des ailes d’Icare qui voudrait s’approcher du soleil. En effet, ces jongleurs n’ont pas l’agilité nécessaire pour imprimer le changement tant souhaité au sein de la population haïtienne.

Il faut un saut qualitatif pour transférer mentalement en Haïti les progrès techniques et matériels des sociétés avancées en aménageant bien sûr les voies et moyens adéquats. La tâche n’incombe pas aux Haïtins de définir les priorités du Nouveau Gouvernement démocrate. Quelle prestidigitation! Il ne revient nullement au nouveau Président américain de nous dicter la voie à suivre. Le partenariat annoncé par le Candidat Barak Obama, au cours de sa campagne électorale, ne sera pas un jeu de dupe.

Il doit être l’objet d’échanges fructueux entre les deux pays. L’aide américaine sera articulée en fonction de notre plan de développement axé sur des paramètres spécifiques au milieu ambiant.
Maintenant on n’entonnera plus le ridicule refrain : « Ce sont les Américains qui empêchent le développement d’Haïti. »

Le Premier Mandataire de la Nation haïtienne ne peut pas s’improviser gestionnaire fiat lux. Il lui faut un cheminement de carrière. Dans un contexte économique voué à la récession, il faut un minimum de
connaissances pour prendre certaines décisions étatiques majeures.

A bien peser les compétences académiques et les expériences socio-professionnelles de nos leaders traditionnels, ils sont inaptes à remplir la fonction présidentielle devenue très complexe avec l’effondrement du système financier international et le changement d’axe qui s’opère à l’échelle politique mondiale.

Nous pouffons de rire en écoutant les ridicules déclarations de ces pâles imitateurs de Lula et de Chavez qui eux-mêmes s’adaptent aux vagissements du Monde moderne. En Haïti nos Retardés mentaux
rêvent encore du caporalisme comme système de gestion.

Selon les nouvelles données politiques internationales, certains acteurs haïtiens peuvent-ils encore entrer en scène? Leaders de what? La politique est l’art de résoudre les problèmes.

Quelles sont les solutions proposées pour combattre la famine, le chômage, la détérioration de notre environnement? Quelle est la théorie économique qui sous-tend les changements prônés? Il ne suffit pas de se réclamer de la Gauche ou de la Droite?

Il existe des indicateurs fiables pour déterminer la limpidité du programme politique d’un candidat. Le Peuple américain n’est pas dupe. Il distingue les objets précieux de la pacotille. La légitimité d’un candidat ne peut plus être associée au fait qu’il était dans l’opposition sous Duvalier, ou bien encore à la perte d’une paire de côtes sous le Gouvernement de Prosper Avril. Durant ces 20 dernières années, plusieurs titres de leaders ont été fabriqués à partir de ce substrat infect.

Les Hommes politique des pays avancés ne sont pas de vulgaires inconnus. Ils sont tous inféodés à un Parti Politique dont les Grandes Lignes sont connues de tous. Au Canada le Libéral et le Conservateur ne se ressemblent pas. Aux USA Républicain et Démocrate ont des options différentes. En Haïti il y a une litanie de Partis Politiques indescriptibles.

En commençant par le REFUGE DES PECHEURS pour arriver à la CONSOLATRICE DES AFFLIGES, qu’est ce qui distingue le PDCH du PSCH, le MOCHRENA du MRN, le CREDO du GRE etc. Ce sont les mêmes vases, différence de récipients.

Arrêtons cette macaquerie! Barak Obama ne tombe pas du ciel au milieu de la Maison Blanche. Il a une formation académique pointue qu’il vient de prouver par sa brillante prestation dans ses exposés au cours de la campagne électorale. Peut-on dire de même de nos candidats?

En Haïti nous avons pris la mauvaise habitude de dévier de la ligne initiale du Parti en taillant un système de gestion politique à notre gabarit.

L’OPL qui a porté Jean Bertrand Aristide initialement au pouvoir s’est divisé en Organisation du Peuple en Lutte, Lavalas puis en Bô Tab. LESPWA, le véhicule de Préval au pouvoir, est en train de se muer en KOZE PEP. Ces mesquineries témoignent d’une absence totale d’idéologie. De telles mésaventures nous ont valu des Chefs d’État nus comme une bouteille, sans aucun bagage théorique ni expérience socio-professionnelle. Ils ne font même pas la différence entre le bromelia ananas et le bromelia
pengouin.

Aussi sommes-nous en train de récolter les résultats de leurs piètres performances.

Ne brûlons pas les étapes!

Who is your favorite US Democratic Presidential Candidate?

Saturday, March 1st, 2008

As a non American Citizen, I am watching the US Elections with lots of interest. I am very suprise to see the rise of Barack Obama. We in Haiti, most of us are in favor of Hillary - but Obama is winning.

What is your choice?

US ELECTIONS - Who Will Bell Hillary?

Thursday, February 28th, 2008

By Robert D. Novak

WASHINGTON, D.C. — Even before Sen. Barack Obama won his ninth-straight contest against Sen. Hillary Clinton in Wisconsin last Tuesday, wise old heads in the Democratic Party were asking this question: Who will tell her that it’s over, that she cannot win the presidential nomination and the sooner she leaves the race the more it will improve chances of defeating Sen. John McCain in November?

In an ideal though unattainable world, Clinton would have dropped out when it became clear even before Wisconsin that she could not be nominated. The nightmare scenario was that she would win in Wisconsin, claiming a “comeback” that would propel her to narrow victories in Texas and Ohio March 4. That still would not cut her a path to the nomination. Telling her then to end her candidacy and avoid a bloody battle stretch-ing to the party’s Denver national convention might not be achievable.

The Democratic dilemma recalls the Republican problem, in a much different context, 34 years ago, when GOP graybeards asked: “Who will bell the cat?” — go to Richard M. Nixon and inform him he had lost his support in the party and must resign the presidency. Sen. Barry Goldwater successfully performed that mission in 1974, but there is no Goldwater facsimile in today’s Democratic Party (except for Sen. Ted Kennedy, who could not do it because he has endorsed Obama).

Clinton’s rationale for remaining a candidate is the Texas-Ohio parlay on March 4, with pre-Wisconsin polls giving her a comfortable lead in both states. But Texas has become a dead heat, and her Ohio margin is down to single digits. Gov. Ted Strickland, Clinton’s leading endorser in Ohio, is reported following the Wisconsin returns to privately have expressed concern as to whether he could hold the state for her in the ensuing two weeks. If she ekes out a win in Ohio while losing Texas, who then will bell Hillary?

The inevitability of Clinton becoming the first female president was based on her dominance over weak fields in both parties. McCain was the one Republican who worried Democratic strategists, and he appeared dead three months ago. Mitt Romney, the then-likely Republican nominee, was viewed in Democratic cir-cles as unelectable.

Obama’s improbable candidacy always worried Clinton insiders, which explains the whispering campaign that the Illinois neophyte would prove vulnerable to Republican onslaught as the presidential nominee. That private assault continues to this day, with Obama described as a latter-day George McGovern whose career record of radical positions will prove easy prey for GOP attack dogs.

But Clinton could not go before Democratic primary voters and assail Obama for being too far to the left. Instead, she insinuated moral turpitude by asserting that Obama had not been “vetted.” When that back fired, she claimed plagiarism by Obama in lifting a paragraph from a speech by his friend and supporter Massachusetts Gov. Deval Patrick — an approach that yielded mainly derisive laughter among politicians.

I listened in on last Wednesday’s news media conference calls by Clinton campaign managers Mark Penn and Harold Ickes in the wake of her Wisconsin drubbing. Incredibly, they were hawking the same plagiarism charge that had proved ineffective. Clinton herself raised the bogus issue again in Thursday night’s debate from Austin and was rewarded with boos from the Democratic audience.

Clinton’s burden is not only Obama’s charisma but also McCain’s resurrection. Some of the same Democrats who short months ago were heralding her as the “perfect” candidate now call her a sure loser against McCain, saying she would do the party a favor by just leaving.

Clinton’s tipping point may have come when it was announced that her $5 million loan to her campaign came from a joint fund she shares evenly with Bill Clinton. That puts into play for the general election business deals by the former president that had transformed him from an indigent to a multimillionaire and excite interest in their income tax returns, which the Clintons refuse to reveal. The prospect impels many Democratic insiders to pray for clear Obama victories on March 4 that they hope will make it unnecessary for anybody to beg Hillary Clinton to end her failed campaign.

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