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Haiti Actualités Politiques

Tuesday, March 3rd, 2009

Si le carnaval a pu dans ces moments de défoulement soulager momentanément les pressions, les tourments et les frustrations des misères de la vie quotidienne, le choc du retour à la réalité, sera d’autant plus horrible, plus dur et plus insupportable, que l’on se demande, quand est-ce que ce peuple éreinté par les tortures de la pauvreté et de la misère, va-t-il atteindre enfin son seuil de tolérance ? Quand est-ce que cette maudite marmite qui bout depuis l’an dernier va-t-elle sauter ? Que peut-on espérer de plus de Prévale, après 8 ans de règne piètre, sans gloire et à mi-chemin de son dernier mandat ? La lueur que l’on perçoit au bout du tunnel, est-ce celle de la locomotive lavalassienne qui revient avec rage et violence, ou celle du lampion de LESPWA qui s’en va pour s’évanouir dans l’oubli comme un cauchemar ?

Préval n’échappe pas aux illusions que d’autres gouvernants avant lui ont nourries. Il est tenaillé par les mêmes hantises qui ont tourmenté tous ceux qui ont senti venir la fin de leur pouvoir personnel. Ils ont tous fait l’impossible pour le retenir. Cependant, grâce à la menace d’infiltration du communisme dans la Caraïbe par Castro, Duvalier a pu imposer la présidence à vie. N’en déplaise au duvaliéristes, le régime des Duvalier n’a duré 3 décennies que par la volonté des puissances de l’Ouest et non par une capacité intrinsèque de se maintenir au pouvoir. Les fusils M1, avec quoi Duvalier a imposé l’internalisation de la peur au peuple haïtien, d’où provenaient-ils ? D’ailleurs le trio Duvalier, Somoza et Marcos que Jeane Kirkpatrick dénommait ironiquement ses « sons of a bitch », n’ont-ils pas été jetés au rancart comme des linges sales, aussitôt que Ronald Reagan ait compris, qu’il n’avait plus rien à craindre des communistes, « the evil Empire » ?

Si la révolution bolivarienne veut faire du rétro, il est évident que nous ne sommes plus dans le contexte des années 60. Le mur de Berlin a été renversé, il y a 20 ans. La pression de la communauté internationale qui a investi 12 millions de dollars US pour organiser les élections du 19 avril 2009, c’est précisément pour éviter la possibilité d’un remplacement éventuel de la constitution pour garantir la présidence à vie. La communauté internationale n’est pas prête à cautionner un recul de 22 ans. Les Haïtiens ne sont pas prêt non plus à se faire leurrer à nouveau dans le même piège que Duvalier leur a tendu en 1964, il y a 45 ans. Si Evo Morales, Daniel Ortega et Hugo Chavez ont les moyens de leur politique et que leurs peuples veulent se laisser leurrer dans le piège de la présidence à vie, tant mieux pour eux. Mais pour nous Haïtiens qui en avons subi pendant 30 ans, elle gît dans un passé d’horreur et de deuil ! On a choisi de s’en émanciper en 1986 ! Nous en portons encore les cicatrices ! Et la mémoire de nos morts et les gémissements de nos torturés continuent à hanter nos nuits !

Dans le rapport adressé à Préval, par Claude Moïse et Cary Hector, sur la Constitution de 1987, il est recommandé à la page 83 ce qui suit :

Recommandations

Nous recommandons la création conjointe Exécutif / Parlement d’une Commission constitutionnelle d’experts, chargée de préparer le projet de révision à soumettre aux mandants dans un délai raisonnable, déterminé à partir de son chronogramme convenu d’opérations.

[…] Le rapport a identifié l’essentiel de ces problèmes au chapitre 5 mais il revient à la Commission de les compléter et de les articuler selon son jugement.[…]

Etes-vous convaincu du fait que cette commission qui vient d’être investie au palais national le 19 février 2009 par Préval, soit une commission constitutionnelle conjointe d’experts ? Avec cette mascarade, Préval pourra-t-il forcer le peuple haïtien à avaler cette couleuvre, le remplacement de la Constitution de 1987 ? J’en doute fort !

Ce qui surprend et inquiète aujourd’hui c’est l’annonce des visites séparées de 2 ex-présidents démocrates de Etats-Unis et du secrétaire général des Nation Unies, Carter, Clinton et Ban Ki-moon. Il est à remarquer que la présence de Clinton a été sollicitée par Ban Ki-moon. Ceux qui veulent interpréter ces visites comme un effort de rapprochement avec le gouvernement de Préval/Pierre-Louis, devraient se poser la question : Si ces visites constituent une politique de rapprochement, ne seraient-elles pas un revirement brusque, instantané à 180 degrés ? La visite de Prévale au début du mois à Washington n’a-t-elle pas été un fiasco des plus exécrables ? Cette question a constamment hanté le passage de Prévale à Washington, particulièrement dans toutes les institutions financières par où il est passé : Que pensez-vous du rapport de Paul Collier d’Oxford University ? C’est un rapport endossé par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Pourquoi a-t-on cette semaine fermé la porte au nez à Frantz Verrettes qui vient juste de contacter plusieurs agences gouvernementales américaines, pour solliciter une visite de consultation à Washington. On lui a dit de s’adresser à l’ambassadrice.

Ces visites de personnages politiques de haut niveau doivent avoir une raison politique. Ce ne sera pas pour faire des mamours à Préval dont la performance laisse beaucoup à désirer et qui s’oppose ouvertement au projet électoral financé par la communauté internationale à raison de 12 millions de dollars US. Ne pensez-vous pas que le rapport de Paul Collier fera l’objet de la conversation ? Pourquoi le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a jugé bon de se faire accompagner par Clinton ? Il y a-t-il des réticences qu’il perçoit et qu’il veut surmonter ? Pensez-vous que la communauté internationale se laissera faire, sans mot dire, alors qu’elle a sur le territoire, 9000 paires de bottes ? La présence de Ban Ki-moon et de Clinton est significative dans ces circonstances ! Dans ces circonstances, le maintien de Préval au pouvoir peut-il être au centre des préoccupations de la communauté internationale ? Absolument pas !

Les doutes qui planent au sujet des élections du 19 avril 2009, varient selon les perceptions, les opinions, les intérêts et les indices : Elles n’auront pas lieu. Elles seront contestées. Ou les pouvoirs de certains élus ne seront pas validés au Sénat etc. Ces pronostics pessimistes inquiètent et deviennent la priorité de la communauté internationale. On a eu les mêmes difficultés après la démission de l’ambassadeur Timothy Carney, qui avait dénoncé le comportement inadéquat et inacceptable des délégations du Congrès américain et du gouvernement de Clinton envers celui d’Haïti. Ceci a provoqué une réforme dans le bureau d’Haïti au Département d’état. Et nous avons vu Valenzula et Steinberg venir en trombe en Haïti, donner formellement l’ordre à Aristide et à Préval, qui était alors président, de faire les élections législatives et présidentielles séparément. De faite ces élections ont eu lieu respectivement, le 21 mai 2000 et le 26 novembre 2000.

Avec la création de la commission constitutionnelle, on peut percevoir clairement les intentions de Préval de manœuvrer pour se distancer et se disculper de toute responsabilité envers toutes propositions controversées. Qu’est-ce que la commission va-t-elle recommander dans ce cas, le remplacement ou l’amendement de la Constitution de 1987 ? Quels types d’amendement serviront les intérêts de Préval ? Que convoite-il ? Voilà le hic ! Mais si, selon les opinions de différents secteurs proches de l’Exécutif et même d’autorités législatives, s’exprimant sur la probabilité des élections du 19 avril 2009, ils sont unanime sur la notion qu’elles n’auront pas lieu. Comment logiquement l’Exécutif pourrait-il soumettre des amendements à un parlement, dont il a intentionnellement amputé le Sénat de sa majorité de 2/3 ? La proposition d’amendements venant de l’Exécutif présuppose que les deux chambres du parlement remplissent les conditions requises qui les mettent en mesure d’en faire la déclaration. Sans le succès des élections prévues pour le 19 avril 2009, la probabilité d’amendement existe-t-elle ?

Un autre aspect de la question, Fanmi lavalas n’a-t-il pas participé aux élections de 2006 ? Ses candidats avait-ils reçu lors de ces élections un mandat d’Aristide ? Quelle est la différence dans les critères d’acceptation de candidature entre la loi électorale de 2005 et celle de 2008 ? S’il y en a, l’a-t-on insérée à dessin ? Certes, le parti fanmi lavalas est en crise de leadership. Mais cette crise ne date pas d’hier. La situation de crise a été mise en exergue depuis l’annonce de la campagne électorale en 2005. Sachant qu’Aristide au risque de provoquer un schisme au sein de son parti, n’aurait pas pu délivrer un mandat à certains secteurs du parti à l’exclusion des autres qui s’en réclament. Pourquoi à bref délai, le CEP a-t-il exigé ce mandat qu’il savait être impossible d’obtenir ? L’intention de cette exigence, n’était-elle pas pour mettre Aristide en échec et mat, et par ce biais exploiter la réaction violente lavalassienne pour provoquer un fiasco qui fera obstacle au succès des élections sénatoriales du 19 avril 2009 ? Voilà autant de questions qui soulèvent des suspicions de mauvaises intentions et de provocations de la part de Préval.

Une autre dimension à ce problème, il y a des sénateurs qui en prévision du faite que certains élus peuvent être des criminels notoires, ils se préparent à récuser la validation de leurs pouvoirs. Cela explique aussi pourquoi les candidatures de certains criminels notoires ont été intentionnellement acceptées à l’inscription. Comme l’a prédit le sénateur porte-parole officieux de Préval à l’émission de Raymond Laurent Samedi Midi de la radio CKUT au Canada : « Ces élections d’une manière ou d’une autre, elles n’auront pas lieu, ou, si elles ont lieu, elles seront inéluctablement contestées ! »

La question est de savoir, est-ce que la communauté internationale acceptera-t-elle tout bonnement à donner dans le panneau, et à se faire rouler dans de la farine ?

Haiti: Préval est démissionnaire

Monday, February 9th, 2009

Par Jean Erich René - La scène politique haïtienne est envahie par une nuée de politiciens de tout acabit. Pour le renouvellement du tiers du Sénat, soit 12 sièges, 105 candidats se sont inscrits. Le hic résulte du fait qu’on n’exige aucune capacité pour les fonctions électives. Ainsi s’explique l’incompétence administrative accablante de nos gouvernements et le sous-développement chronique d’Haïti. Les obstacles constitutionnels sont facilement contournés et les critères moraux banalisés. Les vertus citoyennes sont foulées aux pieds. Les voleurs, les criminels, les narcotrafiquants prennent le large. Qui pis est, ils trouvent des défenseurs au niveau des missions diplomatiques accréditées en Haïti. Bizarre! La société haïtienne est plongée dans une crise dont l’ampleur augmente à chaque décours.

Prôner la démocratie avec un relent de narcotique c’est donner cartes blanches aux hommes de sac et de corde pour pénétrer au Parlement et perpétrer leurs forfaits en toute impunité. L’instauration de la, sans mettre les malfrats hors d’état de nuire, est une utopie. A dire vrai, la crise politique haïtienne s’est accélérée avec la Minustah. A chaque fois que la fin de leur contrat s’approche, l’insécurité redouble. Leurs pays d’origine ne sont pas plus en sécurité que nous. Ils font face aussi à des problèmes économiques cuisants. Le kidnapping, une pratique courante au Brésil, était ignoré en Haïti. On assiste à un décalque en Haïti des mœurs des pays de l’Amérique latine.

Selon la Constitution de 1987, la rentrée parlementaire devrait avoir lieu le lundi 12 janvier 2009. René Préval, sous la pression de la communauté internationale, a finalement projeté le 19 avril 2009 comme date des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. Mais dans son for intérieur, il sait très bien qu’elles n’auront pas lieu. D’un côté, la radiation du Parti Lavalas de l’agenda du CEP est plutôt de nature à troubler les élections que René Préval voudrait réaliser en un seul paquet en novembre 2011. De l’autre côté, cette décision comble aussi les vœux d’Aristide qui , empêché d’entrer en Haïti, en profite pour se débarrasser de Rudy Hériveaux à cause de son allure de Chef de Parti et futur Candidat à la Présidence. Les communiqués de presse des Ambassades du Canada, de France, des USA et de la Minustah, prêchant tous l’inclusion, placent Préval le dos au mur.

Le CEP peut-il revenir sur ses décisions et inscrire les candidats exclus ?
Si oui, il va souffrir certes d’un manque de crédibilité capable de porter les Partis Politiques à décliner sa compétence à réaliser les élections. Le Président René Préval peut-il rejeter les propositions de la Communauté Internationale qui a fabriqué son pouvoir de toutes pièces ? Si oui, il n’est plus le dirigeant d’Haïti. S’il n’obtempère pas aux ordres de ses bosses, on va lui couper les vivres. Avec la famine qui s’annonce et le mécontentement général il ne lui sera pas possible de tenir le coup. Dans les deux cas le mal va mal finir pour Préval. Rappelons qu’à la veille des élections de 2006 le Général brésilien Urano Teixeira Da Matta Bacellar,chef des troupes de la Mission de Nations Unies en Haïti, a été trouvé mort en sous-vêtement, d’une balle à la tête le samedi 7 janvier sur un balcon de l’hôtel Montana. La directrice du secrétariat de la Mission internationale d’évaluation des élections en Haïti (MIEEH), Anne Fuller avait donné sa démission.

Il y a un aspect important de la problématique électorale qu’il ne faut pas négliger. L’intérêt que manifeste la Communauté Internationale pour les élections en Haïti n’est pas quelconque. Il n’est pas superflu de rappeler que les cyclones et les élections sont des occasions exceptionnelles d’enrichissement pour les Organisations Internationales, nos ONG et certaines firmes internationales affiliées. Avec la complicité des dirigeants locaux des sommes faramineuses sont décaissées sans avoir de compte à rendre à quiconque. Pour votre plus complète édification mentionnons que :

1. A l’occasion du cyclone Jeanne en 2004, l’UNION EUROPEENNE a remis 5 millions de dollars bien comptés à l’ONG d’une militante socialiste caviar au profit des sinistrés des Gonaïves. Elle a tout gobé sans jamais mettre les pieds à la Cité de l’indépendance. Actuellement cette Chatte Gauchère attend sa part pour sa traditionnelle campagne d’éducation civique pour les prochaines élections.

2. L’écho du scandale de l’Évêché des Gonaïves détournant des fonds destinés aux sinistrés a été diffusé dans tous les medias haïtiens. Les prêtres de ce diocèse s’étaient même avisés de vider le différend par les armes.

3. Selon la Reine Sofia d’Espagne en visite en Haïti 31 millions de dollars ont été déboursés en faveur des sinistrés d’Haïti en 2008.

4. 600 millions de dollars des contribuables canadiens ont été versés en faveur d’Haïti. Aucune inauguration n’a encore eu lieu. Au contraire la Gouverneure générale souligne: « Il est minuit moins dix et la catastrophe
arrive déjà.»

5. En 1994 au retour d’Aristide 4 milliards de dollars US ont été accordés
à Haïti.

Où sont les réalisations correspondantes? Il est clair et net que tous ces dons sont retournés dans leurs pays d’origine. Sans quoi les effets seraient visibles en Haïti.

Depuis la colonie française les représentants du Roi étaient choisis parmi les membres de sa famille. Ils étaient délégués expressément en Haïti pour s’enrichir. Ce sont les meilleurs amis des dirigeants des pays riches qui sont en mission dans les pays désorganisés comme Haïti. Ils se foutent de la Convention de Vienne puisqu’ils soldent le budget national et financent nos élections sur demande du Gouvernement. Qui fait les frais de la maison a droit de cité! C’est le grand dilemme de Préval qui boude les élections mais il n’a qu’à foutre le camp, s’il refuse de les faire dans les conditions qu’on lui impose pour les raisons suivantes :

1. La prolongation du contrat de la Minustah en Juillet 2009 grâce à la saison électorale qui commence en avril 2009 pour prendre fin en février 2011.

2. Le budget de la Minustah du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009 est de:575. 103. 200 dollars soit 219 fois celui des FAd’H.

3. Chaque soldat de la Minustah touche 150 dollars nets par jour. Ils ne l’auront pas chez eux.

4. Les contrats d’impression des bulletins de vote, des dossiers électoraux et tout l’appareillage informatique, les moyens de déplacement, voitures tout terrain, motocyclettes etc. relèvent des organismes internationaux.

5. Bientôt seront dans nos murs des Missions d’observation indépendantes payées et chargées de surveiller les élections. Qui gagne tout ce fric?

Le mois de février ordinairement est fatal pour nos Chefs d’État. Préval se trouve aujourd’hui dans l’inconfortable position de renoncer à sa décision,via le CEP, d’exclure de la liste des candidats du Parti Lavalas. De plus, sa déception au cours de sa visite à Washington lui est fatale. Un Chef d’État ne se déplace pas sans entreprendre au préalable des démarches politiques concluantes et confirmées par des plis diplomatiques. C’est un accroc aux normes diplomatiques de se fier aux propos de certains flatteurs. L’ambassadeur haïtien à Washington doit être viré. L’éclipse du ministre des Affaires Étrangères Allrich Nicolas est la source de l’échec de Préval. C’est une déchéance pour un Chef d’État en visite à Washington et pour son pays de ne pas être reçu à la Maison Blanche. Dans un langage diplomatique, les données indiquent que l’illustre hôte de Hillary Clinton est exclu du Hope and Change du Président Barack Obama. Préval est démissionnaire.

Le Canada souhaite un maintient du dialogue afin d’assurer la crédibilité du processus électoral

Friday, February 6th, 2009

Communiqué 6 février 2009 - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE - Le Canada souhaite un maintient du dialogue afin d’assurer la crédibilité du processus électoral

Étant l’un des principaux partenaires et supporters des institutions démocratiques en Haïti, le Gouvernement du Canada a suivi, et continue de suivre avec attention, les différentes étapes qui amèneront la population haïtienne à exprimer leur droit de vote, lors des élections sénatoriales prévues pour le 19 avril prochain. Hier, le Conseil Électoral Provisoire a publié la liste des candidats éligibles pour les élections.

« Les circonstances qui ont mené à l’exclusion de tous les candidats d’un parti politique ne peuvent que nous inquiéter. En effet, la crédibilité d’une élection est basée sur le respect des lois et des règlements qui l’encadre. Cependant, ce symbole de la démocratie que représente une élection, doit être aussi rassembleur, et non pas contribuer à diviser la population. », a déclaré l’Ambassadeur du Canada, Gilles Rivard.

Le Canada appuie les efforts du Gouvernement d’Haïti et de la population haïtienne, afin que les élections sénatoriales soit libres et démocratiques; et, nous louons les efforts du Conseil Électoral Provisoire qui, jusqu’à ce jour, ne les a pas ménagé.

Néanmoins, il demeure important que les élections du 19 avril se déroulent dans un climat de sérénité et de saine compétition. Nous encourageons donc les autorités haïtiennes à maintenir un espace de dialogue pour qu’un compromis puisse être trouvé.

Renseignements :
Adam Barratt,
Conseiller politique
Ambassade du Canada
Téléphone : 3456-3335

Discours du Premier Ministre Michele Pierre Louis, 1 Janvier 2009

Friday, January 9th, 2009

Palais National, le 2 janvier 2009

Monsieur le Président de la République
Monsieur le Président de la Cour de Cassation
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale
Mesdames, Messieurs les Ministres et Secrétaires d’Etat
Honorables Parlementaires
Mesdames, Messieurs les grands commis de l’Etat
Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux
Son Excellence le Nonce Apostolique
Mesdames, Messieurs les membres du corps diplomatique
Mesdames, Messieurs les membres des organisations internationales
Distingués invités,

Permettez d’abord que je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2009. Je crois qu’il nous faudra faire preuve de beaucoup de lucidité et de courage, et une grande part d’humanité, pour faire face aux défis qui s’annoncent. En ce 2 janvier, jour où traditionnellement nous revisitons l’histoire et commémorons les exploits de nos héros, je ne peux m’empêcher de m’imaginer les difficultés et obstacles de toutes sortes qu’ils ont eus à surmonter pour gagner de haute lutte l’indépendance de notre pays contre l’esclavage, le colonialisme et le racisme. Non pas que les circonstances soient les mêmes, à chaque époque ses défis, mais l’intelligence et le sens commun qu’il nous faut garder en état d’alerte pour prendre la mesure de la complexité des situations que nous vivons, et arrêter les décisions qui s’imposent, ne changent pas nécessairement à travers le temps.

Dès la fin du 18ème siècle, au moment de l’insurrection générale des esclaves, notre pays qui retrouvera quelques années plus tard, le 1er janvier 1804, grâce à Dessalines, son nom Taino d’Haïti, se situait au coeur de toutes les grandes questions qui se débattaient dans la France révolutionnaire d’alors, au milieu de contradictions et de contestations qui ont souvent mené à la guillotine.

La liberté, l’égalité, la fraternité. La science et la technique. La production de richesses, le grand commerce international et les voies de communication. Le droit et la citoyenneté. Toutes ces questions se sont heurtées au système esclavagiste qui en était la négation, alors même qu’il les nourrissait en même temps. Le triomphe de la révolution haïtienne a été une victoire, un moment d’épiphanie comme il y en a rarement dans l’histoire, où ces mêmes questions allaient se poser avec encore plus d’acuité.
Et pendant tout le 19ème siècle Haïti souffrira d’avoir osé. Face à une Europe hostile et à une Amérique esclavagiste dans ses Etats du sud, notre Etat s’est difficilement créé dans la hantise d’une menace externe, et d’interminables luttes de pouvoir qui ont laissé l’immense majorité de la population hors jeu.
Aujourd’hui, 205 ans après, où en sommes nous ?

205 lane apre, ki kote nou ye jodi a ?
Tout gwo kesyon ki tep poze depi nan nesans Ayiti yo kontinye poze jis jounen jodi a menm kant gen avanse ki fèt.

Kesyon libète, sitwayènte ak jistis. Depi nou soti nan ane diktati yo, pèp Ayisyen an ap reklame dwa li genyen pou li sitwayen nan peyi l, sa vle di pou li patisipe kòm sa dwa nan desizyon ki konsène lavi l, avni l ak avni pitit li. Li antre an mas sou sèn politik la e li di fò li aktè tou jounen jodi an. Gen avanse ki fèt, men gen bak ki fèt tou. Se yon batay li ye, pou sitwayen an tankou pou gouvènman an, ki gen pou li kreye kondisyon pou sa fèt dan la règdwatet. Sa vle di kreye kad legal la an menm tan l ap fasilite dyalog nan mitan divès sektè nan peyi an ki pa abitye chita ansanm pou diskite sou avni peyi a Kesyon lasyans ak teknik. Nou gen anpil batay pou nou mennen nan domèn sa toujou, pou nou rive metrize pi byen lasyans ak teknoloji ki pou pèmet plis envestisman serye fèt nan peyi a ak mwayen pa nou. Sa vle di tou, kore inivèsite nou yo ak lekòl pwofesyonèl nou yo, pou se pa etranje sèlman ki metrize domèn sa yo. Leta bezwen lasyan ak teknoloji pou li devlope politik piblik yo.

Kesyon pwodiksyon richès, komès entènasyonal ak kominikasyon. Kesyon sa yo, se yon seri gwo kesyon ki mennen yon kriz san presedan nan peyi rich yo. Ki modèl devlopman nou vle ? Ki wòl lajan nan devlopman sa ? KI wòl travay ? Ki kote modèl sa pran ka kretyen vivan, pran ka moun, tout bon vre? Kriz entènasyonal nan gwo peyi yo oblije nou reflechi sou ki sa nou vle bò kote pa nou pou nou rive nan yon sosyete ki pi jis, ki pi solidè, ki pi imen. Kesyon sa yo pa fasil e se pa yon moun oubyen yon sèl gwoup moun ki gen repons yo. Se divès sektè nan sosyete a, divès enstitisyon piblik tankou prive ki pou chita, met tèt yo, lespri yo ak enèji yo ansanm pou nou rive jwenn repons pou kesyon sa yo.

Richès ki te pwodui pandan la koloni tale jwenn peyi esklavajis yo. Men apre lendepandans, nou te toujou pa kontwole gran komès entènasyonal la. Se nan gran peyi yo pri danre tankou sik, kafe, kakawo te kalkile, se pa peyizan kiltivatè a ki te fikse pri yo. Kidonk yon bon pati nan richès ki te pwodui nan peyi a pat sèvi peyi a. E menm si li te sèvi pouvwa a ak gwoup ki te pwoch pouvwa a, li pa t tounen jwenn sou okenn fòm pwodiktè yo, travayè yo. Kant a kominikasyon, annik gade peyi a jodi a pou wè sèl wout ki te fèt, se sa ki te soti nan plantasyon yo pou rive nan pò yo. E nou erite sitiyasyon sa. Kidonk, aloske jounen jodi a, peyi an ta bezwen 3,000 kilomèt bon wout, li apèn gen 600 ki fèt, dapre sa espesyalis yo di. San wout, pa gen mwayen pou machandiz ak moun sikile pou fè ekonomi peyi a mache.

Se poutèt sa, nan diskou li fè ayè premye janvye 2009 nan vil Gonayiv la, Prezidan Preval esplike aklè enpòtans li bay wout, enpòtans travay CNE ap fè nan peyi an. Gouvènman an pral travay ak Prezidan an pou nou konstwi le plis wout n ap rive fè nan ane an, pou nou deklwazonen peyi an, pou nou louvri l yon fason pou nou dekouvri richès li genyen nan domèn natirèl, kiltirèl ak istorik, men tou pou pwodiksyon peyi an jwenn debouche sòti nan Mòl Sen Nikola rive Ansapit, sòti Savanèt rive Ansdeno.

Monsieur le Président de la République,
Mesdames, Messieurs,

Au seuil de cette nouvelle année et en ce jour particulier du 2 janvier qui nous porte à toujours faire un détour par l’histoire pour faire acte de mémoire vis-à-vis des héros de l’indépendance, nous renouvelons notre engagement personnel et celui du gouvernement de travailler avec vous, et avec tous les secteurs qui croient dans l’avenir de notre pays, les institutions publiques, le Parlement, les municipalités, les secteurs paysans et populaires, le secteur privé des affaires, les socioprofessionnels, les syndicats, les secteurs religieux, les organisations de jeunes et de femmes, les universités, la communauté internationale, pour que, même dans l’adversité, nous parvenions à atteindre les objectifs que vous avez fixés : d’une part, construire des voies de communications qui décloisonnent le pays, raccourcissent les distances et le temps, et repoussent les frontières qui nous séparent physiquement les uns des autres. Et d’autre part, construire un dialogue intersectoriel et plurisectoriel, entre l’Etat est les citoyens/citoyennes, et entre les citoyens/citoyennes entre eux, inédit jusqu’ici dans la forme comme dans le fond, qui redéfinisse notre humanité, construise la confiance, renforce notre identité de peuple, et assure ainsi la stabilité et la sécurité.

Si nous réussissons, et je le souhaite de tout coeur, nous aurons encore une fois, comme nos aïeux, étonné le monde.
Je vous remercie

Qui va aider Haïti?

Friday, January 9th, 2009

par Jean Erich René - Point n’est besoin d’être prophète pour prédire les difficultés économiques auxquelles Haïti va faire face quand la dépression économique se prononce.
Ce sera le sauve qui peut. Vaut mieux ne plus compter sur l’aide étrangère pour arrondir nos fins de mois. D’ailleurs c’est avec l’argent des contribuables que les Administrations des pays riches se permettaient de telles largesses. Leurs assiettes fiscales seront également affectées par la récession. On doit s’attendre aussi à une baisse considérable des transferts unilatéraux à cause des pertes d’emplois aux USA et au Canada.

Chaque année la diaspora expédie 1 milliard 600 millions de dollars en Haïti. Cela ne va pas continuer! En conséquence il faut assainir nos finances en adoptant des mesures draconiennes telles que :

- empêcher la dilapidation des caisses publiques et le détournement des fonds affectés aux projets par les privilégiés du régime

- maintenir à flot la capacité de crédit des Banques Commerciales

- alléger la pression fiscale sur les Entreprises industrielles pour ne pas entraver leur fonctionnement et leur permettre de garder leur personnel

- baisser la Taxe sur le Chiffre d’Affaire (TCA) spécifiquement pour les biens de première nécessité et l’augmenter pour les produits de luxe

- éviter les hémorragies financières au niveau de nos douanes en assurant la collecte des recettes fiscales dans les caisses de l’État

- colmater les fuites au niveau de la Direction du Bilan à la DGI suite à la falsification du Grand Livre de certaines Entreprises commerciales et industrielles de connivence avec des agents prévaricateurs

- abolir les exonérations accordées aux membres influents de la Société Civile

- Nationaliser et remettre en fonction le Ciment d’Haïti, la Minoterie d’Haïti, les usines sucrières des Cayes, de Léogâne, du Cap, de la Hasco,l’Enaol

- irriguer nos plaines et vallées afin d’augmenter la production agricole

- éviter que les mines d’or de Meme (1.5 millions de tonnes ), Lamine, Colombo, Rivière des Barres,Treuil, La Miel, Bois de Laurence, Savanne La Place , Grande Savanne etc. soient vendues au rabais

- ouvrir en Haïti une Bourse de l’or, plus fiable que la Bourse Financière.

Avec le retour éventuel du Gold Exchange Standard aboli par la Politique néo libérale, l’or constitue actuellement la monnaie de refuge par
excellence.

Haïti est le sphinx de l’or! Nous devons nous dépouiller de tout complexe d’infériorité pour traiter d’égal à égal avec les autres Nations.

Cessons de trembler et abordons l’avenir avec optimisme. Notre chance de nous tirer de cette crise mondiale dépend de notre esprit d’entente et d’initiative. La récession économique actuelle nous prouve l’irresponsabilité des prétendus experts du FMI et de la Banque Mondiale.
Si nous en sommes là aujourd’hui c’est à cause de leurs trompeuses recommandations : rééchelonnement de la dette, PAS ou Programme d’Ajustement Structurel, disparition des barrières douanières, libre échange, absence de l’État etc.

Maintenant ces Institutions Financières Internationales qui nous ont inoculé leurs venins, comme de cyniques croque-morts, participent à nos obsèques. Qui va aider Haïti?

Les Vœux De Jean-Claude DUVALIER pour Haiti

Sunday, January 4th, 2009

L’année 2008 s’est achevée. Pour toutes les Haïtiennes et tous les Haïtiens, cette année a été des plus difficile. J’en prends occasion pour adresser une pensée spéciale à ceux que la vie a durement éprouvés durant l’année écoulée, et plus particulièrement aux parents et proches des victimes des effondrements, des pluies diluviennes, et des cyclones.

Au seuil de cette nouvelle année, qui sera particulièrement importante pour l’avenir de notre pays, je présente, du fond du cœur, à chacune et à chacun d’entre vous mes meilleurs vœux.
Pour celles et ceux qui abordent cette nouvelle année dans la solitude, la peine, la détresse ou la maladie, je veux exprimer mes pensées les plus chaleureuses.

Que cette année soit également l’année de l’unité et nous permette de regagner toute la force mobilisatrice et le sens profondément moderne du mot “patriotisme” : Aimer son pays, en être fier, agir pour lui.
Que 2009, soit une année empreinte de solidarité, d’humanisme, une année au cours de laquelle les Haïtiennes et Haïtiens puissent manifester les valeurs qui ont toujours fait la force de notre pays.

Je souhaite pour cette nouvelle année une société haïtienne de justice, de croissance, d’emploi, une société qui donne ses chances à chacun. Une société de l’intelligence, de la créativité, de l’innovation et de l’initiative.
A la jeunesse haïtienne qui exprime ses espoirs et ses rêves, ses indignations et son refus des prétendues fatalités, je lui renouvelle ma confiance en lui exprimant mes vœux les plus chaleureux pour l’année 2009
.
Que 2009 soit l’année de la jeunesse haïtienne, d’une jeunesse solidaire, volontaire et fière de ses valeurs, d’une jeunesse qui s’inscrit dans l’histoire et dans la mémoire des combats des générations qui l’ont précédée. D’une jeunesse déterminée a relever tous les défis et d’assurer la renaissance d’Haïti.

Paris, le 1er janvier 2009.

Haiti : Le GREH et la question Electorale

Wednesday, December 31st, 2008

A.- CONTEXTE

LE GREH prend acte :

a) De la volonté du CEP de s’acquitter de son mandat consacré par l’arrêté présidentiel en date du mercredi 12 décembre 2007.

b) De la reconnaissance par le CEP que les partis et groupements politiques aux termes de l’article 31-1 de la constitution de 1987 concourent à l’expression du suffrage universel.

c) De la reconnaissance par le CEP des erreurs commises dans ses premières relations avec ses partenaires obligés sur la route des élections que sont les partis et groupements politiques (réunion du 27 novembre 2008).

d) De la limitation du CEP quant à l’établissement du cadre légal relatif à l’organisation et au fonctionnement des collectivités territoriales, document indispensable à la réalisation des élections indirectes.

e) De sa résolution, d’entreprendre des démarches au près de l’exécutif et du législatif qui ont l’initiative de cette loi.

f) De la reconnaissance par le CEP que la loi électorale devant présider aux élections spécifiées dans son mandat bien que votée et promulguée contient d’importantes erreurs. Que les deux parties ont convenu d’entreprendre des démarches au près des autorités concernées pour que les mesures de corrections soient apportées au document dans les formes prévues par la loi.

B.- CONSTATS

LE GREH constate que :

a) Le CEP n’a aucun contrôle sur la réalisation et la distribution des cartes électorales, document unique (art.35 de la loi électorale) permettant à l’électeur d’exercer son droit de vote (constitution art 16, 17, 52-1 paragraphe c)

b) Le CEP s’expose au courroux de la loi (constitution art 52-2, 186 et 195) en contribuant avec l’ONI à la violation d’un droit essentiel du citoyen celui de voter.

c) Le CEP prétend engager les partis et groupements politiques dans des élections alors qu’il n’a pas encore établit le registre électoral. Suivant le témoignage d’un membre du CEP lors de la réunion, la direction du registre électorale n’est même pas encore été créée.

d) Le registre électoral n’existant pas, la tenue à jour de la liste électorale qui est une obligation constitutionnelle (art 191-2 de la constitution) n’est pas en route.

e) Certains membres du CEP disent publiquement ne pas être bien imbus des questions légales alors que l’article 197 de la constitution fait des conseillers électoraux le contentieux de toutes les contestations soulevées à l’occasion soit des élections, soit de l’application ou de la violation de la loi électorale.

f) Serait prêt à engager le processus électoral avec une loi reconnue défaillante tant sur le plan légale, politique et morale.

C.- A PROPOS DE LA LOI ELECTORALE

LE GREH souligne que la loi électorale :

Présente des déficiences techniques

1) Publiée et promulguée le 18 juillet 2008, la loi électorale n’est pas signée par le président du Sénat de la République comme l’exige la Constitution.

2) Pour tenter de réparer cette erreur ou négligence, un numéro spécial, numéroté : 163ème année spécial No 6 portant la date du 24 septembre 2008, a été rendu public via le moniteur avec la signature cette fois-ci du président du sénat. Cet acte porte amendement ou abrogation à la loi sans que ceci ne soit spécifié ou ait suivi la procédure légale en la matière.

3) Les membres du gouvernement devant en assurer l’exécution et le suivi ne l’ont pas non plus contresignée ; ceci en violation des articles 159, 162, 163 et 169 de la constitution. C’est le cas pour les deux versions de la loi.

4) La loi, en son visa No 5, évoque la loi du 6 avril 1990 remettant en vigueur celle du 3 juillet 1987 sans qu’il n’ait été évoqué celle qui l’avait précédemment abrogée.

5) L’article 21, traitant de la nature du vote, donc, de la capacité électorale, est placé sous la rubrique des convocations électorales

6) L’article 85 traite d’une question limitée dans le temps. La loi a un caractère permanent puisqu’elle prétend être la règle générale en matière d’élections en Haïti, il faudrait donc que le contenu de cet article aille à la rubrique des dispositions transitoires.

7) L’article 92 alinéa 2 au BED concerné au lieu de au BED concerne.

8) Article 94 paragraphe e) …il ne peut fournit aucune preuve que le candidat a renoncé à sa nationalité ou jouit d’une autre nationalité. Il faudrait revoir l’idée ainsi exprimée avec les spécialistes en stylistique des entités ayant travaillé à la rédaction de la loi.

9) L’article 97 parle d’une réduction qui sera accordée lors des prochaines élections. Le législateur se réfère t-il aux élections auxquelles s’est inscrit le parti ou les élections à venir : les prochaines élections ?

10) L’article 107 parle de faire bénéficier leurs candidats des privilèges accordés par le présent chapitre ; on ne voit pas où ces propositions ont été faites. Il faudrait une référence précise aux articles concernés.

11) Article 121, vérifier la formulation stylistique sur la double négation.

12) L’article 129, pour aussi généreux qu’il puisse prétendre être, est un trompe l’œil car, il n’y a aucun chiffre, aucune référence permettant d’évaluer le grand cœur du législateur.

13) A l’article 129-1 le législateur propose carrément un détournement de fonds. Le financement, prévu dans la loi électorale, est une contribution de l’Etat à la campagne électorale. Comment décider alors que 50% de la valeur attribuée soit affectée à la formation politique des adhérents. (Cette loi n’est pas la loi sur le fonctionnement des partis politiques traitant de tous les aspects de leur financement. C’est une loi électorale.)

Comporte des clauses immorales

1) L’article 96 pose divers problèmes. Il ramène la compétition politique à un système barrant la route à des candidats sur la base de leur manque d’argent par rapport à ceux-là qui en ont. C’est un handicap majeur contre les partis politiques qui ne sont pas riches. Et, ils sont combien à l’être en Haïti ? Imaginons un parti politique désirant présenter des candidats à divers niveaux de la compétition :
§ 1 candidat à la présidence 500.000 gdes
§ 10 sénateurs 1.000.000 gdes
§ 60 députés 300.000 gdes
§ 60 cartels de maires 150.000 gdes
§ 100 cartels d’ASECS 300.000 gdes
§ 60 cartels de CASECS 60.000 gdes
§ 60 cartels de délégués 60.000 gdes

Il devrait donc payer, au seul titre du cautionnement 2.370.000 gdes. Quel parti politique, en Haïti peut engager une telle somme sans qu’il soit tenu compte du coût des campagnes sectorielles ?

L’argument apparent semble être la recherche de la réduction du nombre de candidats, notamment, à la présidence. Cette disposition vise tout simplement à barrer la route à de potentiels candidats, peut-être compétents et honnêtes mais non impliqués dans les trafics illicites ou l’utilisation abusive des fonds de l’Etat. Elle fait place nette à ceux-là qui ont pu profiter de leur position de dépositaires du pouvoir de voter des lois, après avoir profité des largesses ou des déviations du pouvoir Préval-Alexis, notamment dans le cadre du vote de confiance du 28 février 2008 ou des scandales financiers de l’ONA.

2) L’article 186 envoie un message plutôt terrible, surtout dans le contexte actuel. Si l’objectif visé est de réduire les contestations intempestives et non justifiées, il faut trouver une autre formule. Comment peut-on, dans une loi, assujettir une question de justice à de l’argent ? C’est un peu dire « si tu as de l’argent tu peux protester contre le mal que tu crois qu’on te fait ; si tu n’en as pas, tais-toi ! »

3) L’article 125 laisse la voie ouverte à l’exécutif de reproduire la farce des 500.000 gdes des élections de 2006 : il faudrait qu’une grille soit clairement établie avec des montants conditionnés avec des avantages sérieux pour les partis politiques regroupés

Est viciée par des manœuvres politiques et viole la constitution

1) En organisant les élections entre avril et Juin 2009 et, en prolongeant le mandat des sénateurs et des députés, l’actuel exécutif caresse l’idée de faire passer son projet d’amendent de la Constitution en utilisant un Parlement à sa dévotion après avoir truqué les élections du 1/3 du sénat. C’est la seule explication, d’ailleurs rendue publique par le président du grand corps, membre de la plate forme présidentielle au pouvoir. Cette opération se réaliserait ainsi sans l’opinion des autres secteurs de la population.

2) La manœuvre a tout prévu. Un raz de marée aux élections quasi générales de décembre 2010 permettrait la ratification de la nouvelle Constitution par le nouveau Parlement installé en Janvier 2011

3) Les divers scandales financiers connus et inconnus (auxquels se trouvent mêlés certains parlementaires participent de cette logique qui a inspiré l’article 96 de la loi.). Ainsi après tri, les contours de la 49ème législature sont déjà définis avec de nombreux éléments de la 48ème.

La date choisie par le CEP, tout en paraissant illogique a pourtant sa logique. La communauté internationale est entraînée dans le complot en finançant l’opération à hauteur d’US $ 11.500.000. On n’a pas de souci à se faire puisque les élections de décembre 2009 sont officiellement renvoyées.

L’article 232 de la loi organise le hold-up sur les élections générales qu’il préconise pour décembre 2010 :

1) Cet article en son alinéa e) exige le départ, en janvier 2010 en cas de non élection en décembre 2009 de tous les élus, au niveau des collectivités territoriales (maires, casecs, asecs, délégués de ville). Donc, le président de la République, garant des institutions fait nommer, par son ministre de l’intérieur, à tous les niveaux des collectivités territoriales des hommes à lui.. Ceci se passe 9 mois avant les élections présidentielles de décembre 2010. 9 mois avec des dirigeants locaux choisis par l’exécutif en violation des articles 63, 66, 78 de la constitution.

2) Cet article planifie la non réalisation des élections de décembre 2009. Ceci garantit la présence des deux branches du Parlement jusqu’au mois de mai 2010. Et après ? Le pouvoir législatif n’existant pas entre mai et décembre 2010, l’exécutif décidera donc par décrets pendant les présidentielles de 2010 alors qu’il est aussi un des compétiteurs ?

D. CONCLUSIONS :

LE GREH conclue que :

1) La réalisation des élections indirectes est une obligation constitutionnelle du président de la République et qu’il ne peut s’y dérober sans violer les articles 61 à 87-5 et l’article 136 de la constitution. Ce qui lui fait courir les risques prévus à l’article 186 de la constitution.

2) Le CEP doit éviter les conflits inutiles avec les partis et groupements politiques dans le cadre de son travail et qu’il serait une erreur grave de se comporter en annexe du palais national, compétiteur au même titre que les autres aux élections.

3) L’ONI doit recevoir les partis politiques afin de leur donner des garanties sur le processus d’enregistrement des électeurs et sur celui de la réalisation et de la remise des cartes électorales.

4) La loi est frappée de nullité parce qu’elle n’est pas régulièrement signée

§ du président du Sénat de la République.
§ du premier ministre (article 159 de la constitution) et des ministres chargés de son exécution (art 136 continuité de l’Etat, 162. 163, 169)

5) La loi électorale, dans certaines de ses dispositions, est contraire à certains prescrits de la constitution (constitution art. 63, 66, 78, 92-1, 92-3, 95-3, 111-8) donc est anticonstitutionnelle et illégale.

6) La loi est immorale et représente en son article 96 une stimulation à la corruption, au vol et trafics illicites.

7) L’initiative du CEP de proposer la réalisation des élections est à la fois illégale et antisociale puisqu’elle suggère d’utiliser US $ 16.000.000 pour faire élire environ 12 sénateurs alors que six mois plus tard, un autre tiers du sénat n’aura pas de mandat, ainsi que la totalité de la chambre des députés, des maires, des asecs, des casecs, également. Combien faudra t-il d’argent pour faire ces élections ? Les auteurs du forfait en préparation sont totalement insensibles au sort des populations qui n’ont pas fini de panser leurs blessures à la fois physiques et morales, suite à la panoplie de malheurs qui se sont abattus sur Haïti depuis la mise en place du pouvoir Préval/Pierre-Louis.

8) L’initiative en soit est un abus de la disponibilité de la communauté internationale, engagée depuis 1986 dans des projets bidons qui ont contribué à porter la population à se demander, perplexe, si elle avait eu raison de tourner le dos à la dictature.

9) La date des élections est tributaire du calendrier électoral qui précise les différentes phases du processus ce qui éviterait la rengaine des dates reportées.

E- PROPOSITIONS

LE GREH propose :

1) Que l’exécutif :
§ Fasse diligence pour la promulgation de la loi sur les collectivités territoriales
§ Soumette au parlement un projet de loi abrogeant la loi électorale 163ème année spécial No3 en tenant compte des remarques techniques et politiques du présent document
§ Que cette loi approche la question de la réduction des candidats par la méthode suivante :

o Candidat indépendant à la présidence 1.000.000 gdes et 200.000 membres
o Candidat à la présidence inscrit par un parti 100.000 gdes et 40.000 membres
o Candidat à la présidence inscrit par une plate forme de cinq à huit partis politiques 25.000 gdes et 40.000 membres
o Candidat à la présidence inscrit par une plate-forme de plus de huit partis politiques 5.000gdes et 40.000 membres
(calculer une proportionnelle pour les autres postes à pourvoir à partir de ce modèle)
o Elimine l’image de l’accès à la justice conditionné par l’argent
o Précise le financement de la campagne électorale
§ Prennent les mesures pour alléger le sort de la population car les conditions de sa mobilisation sur une question de pouvoir via des élections n’est guère évidente
§ Soumette au parlement une loi sur les partis politiques tenant compte des avant projets de loi proposés sur la question par la convention et le conseil
§ Pose le problème de la constitution à travers un dialogue national.

2) Que l’ONI reçoive les partis politiques afin de leur donner des garanties sur le processus d’enregistrement des électeurs et sur celui de la réalisation et de la remise des cartes électorales.

3) Que le Conseil électoral discute avec les représentants des partis politiques de la mécanique électorale à mettre en vigueur au moment des élections savoir :

§ Recrutement des membres des BEDs et des BECs (Les nombreux scandales enregistrés dans le cas des résultats au niveau des BEDs notamment dans la Grand’Anse témoignent d’une main mise sur la machine électorale par des secteurs ayant toujours associé politique et criminalité. En cela, la Communauté internationale se fait complice des criminels en tenant que ces élections soient organisées dans ces conditions. Est-ce un choix ou une négligence ?)

§ Etat d’avancement de la réalisation des cartes électorales

§ Plan de positionnement des bureaux d’inscription et de vote

§ Etat du registre électoral

Port-au-Prince le 19 Décembre 2008
Pour le GREH
Himmler Rébu
Président

32 millions de dollars américains partagés par des autorités suite à une perquisition chez un trafiquant de drogue, révèle l’ex-Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix

Saturday, December 20th, 2008

Par Radio Kiskeya - jmd/RK - Me Ronel Gelin s’étonne de la décision de le relever de sa fonction de Doyen et exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire - vendredi 19 décembre 2008,

Au lieu de deux millions de dollars américains (2.000.000.00), c’est plutôt trente-deux millions de dollars américains (32.000.000.00) qui avaient été trouvés chez l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir lors de la perquisition policière effectuée le 13 novembre dernier en son domicile à Port-de-Paix (Nord-Ouest).
Cette « sensationnelle révélation » a été faite jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya et de plusieurs autres radios de la capitale par le Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin, quelques heures après l’annonce par le Ministère de la justice de la décision de le relever de sa fonction de responsable du tribunal, « dans l’attente des résultats d’une enquête menée par deux commissions parlementaires ».

Le magistrat accuse de nombreuses autorités, dont le Commissaire du gouvernement de la juridiction Me Michelet Balthazar, d’implication dans le partage de cette colossale somme de laquelle un reliquat « scandaleusement modique » a été finalement déclaré et remis aux autorités centrales. Il soutient que le commissaire du gouvernement avait osé lui envoyer “sa part du gâteau”.

Le tollé soulevé dans la population par un tel scandale a éclaboussé la justice à un point tel que le Doyen du Tribunal de 1ère instance explique avoir dû fermer les portes du tribunal dans l’attente des résultats d’une sérieuse enquête sur le dossier. « Tout le monde était pointé du doigt. On nous traitait tous de voleurs. Alors, il fallait faire quelque chose afin que toute la lumière soit faite », a ajouté le magistrat.

Me Gelin affirme par ailleurs son étonnement de la décision prise à son encontre par le Ministère de la justice. Il dénonce aussi avoir dû comparaître, à Port-au-Prince, par-devant un parterre de juges et de fonctionnaires comprenant plusieurs des personnes dénoncées dans l’affaire. « Des voleurs se sont avisés de me juger », a-t-il déclaré avec indignation.

Le Ministère de la justice s’est pour sa part contenté d’invoquer, dans un communiqué daté du 12 décembre, l’insubordination pour justifier sa décision de relever le juge de sa fonction de Doyen du Tribunal de 1ère instance. En aucun cas, le principe de la continuité du service public ne doit être mis en cause, soutient le Ministère. Préalablement à cette décision, des parlementaires influents, dont le 1er sénateur de l’Artibonite (Artibonite, Nord), Youri Latortue, avait formellement exigé du Ministre de la Justice Jean Joseph Exumé qu’il fasse rouvrir les portes du Tribunal civil de Port-de-Paix.
L’opération antidrogue menée le 13 novembre à Port-de-Paix avait « officiellement » permis aux autorités judiciaires et policières haïtiennes d’intercepter la somme de un million sept cent quarante mille deux cent dix dollars américains (1.740. 210.00) chez l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir, extradé aux Etats-Unis.

Cinq cent dix mille dollars (510.000.00) avaient été également retrouvés dans un sac à main lors de la perquisition menée au domicile de M. Marc Frédéric par le commissaire du gouvernement de la juridiction et des agents du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS). Un coffre-fort et des munitions avaient été également confisqués et transportés à Port-au-Prince à des fins d’investigation.

Au cours d’une deuxième phase de l’opération au siège de la Banque Centrale à Port-au-Prince, un million deux cent trente mille deux cent dix dollars américains (1.230.210.00) avaient été découverts dans le coffre, selon des sources policières anonymes.
Aucune estimation officielle du montant de la somme confisquée lors de l’opération n’est jusqu’à présent disponible. [jmd/RK]

Haiti: Un pays vendu en cachette - Eurasian Minerals Inc. acquiert 27 permis d’exploration

Friday, December 19th, 2008

Par Jean Erich René - traduit de l’anglais - Eurasian Minerals Inc. acquiert 27 permis d’exploration en Haïti et la Mine historique d’or et de Cuivre de Meme. 17 Décembre 2008

VANCOUVER (Marketwire) - Eurasian Minerals Inc.

(La ” ; Compagnie” ; ou ” ; EMX” ;) (ENTREPRISE DE TSX : EMX) est heureuse d’annoncer qu’il lui a été attribué vingt-sept nouveaux permis d’exploration dans le Nord d’Haïti. Cette nouvelle transaction immobilière en association avec EMX dont les permis précédents ont accordé à la Compagnie la concession de 130 kilomètres de terre le long de la rive où émerge une nouvelle ceinture d’or. La mine historique de cuivre et d’or de Meme est incluse dans le nouveau permis de concession. Toutes les nouvelles propriétés sont portées à l’actif de la Compagnie : Alliance régionale d’exploration avec Newmont Ventures Ltd (” Newmont”)

Contrat d’exploration de EMX en Haïti.

Les vingt-sept nouveaux permis accordés à EMX par le Bureau des Mines et de l’Énergie de la République d’Haïti, couvrent 230.560 hectares dans le Nord d’Haïti. La superficie d’exploration de EMX totalise maintenant 281.858 hectares et couvre approximativement la moitié de la ceinture
métallogénique du massif du Nord d’Haïti (voir svp la carte ci-jointe :
http://media3.marketwire.com/docs/emx1217.pdf.). Cette ceinture régionale minéralisée est composée d’un assemblage de cuivre, d’or et d’argent formé tôt dans l’arc insulaire, situé le long de la côte nord de la plaque tectonique des Caraïbes et devient le siège des projets d’exploitation minière de EMX à La Miel et à Champagne aussi bien que le dépôt de Viejo Pueblo dans le pays adjacent, la République Dominicaine. Pueblo Viejo a 215 millions de tonnes de réserves certifiées contenant probablement 20.4
millions onces d’or, 117.3 millions onces d’argent et 423.5 millions de livres de cuivre, en date du reportage de la fin de l’année 2007 (www.barrick.com). EMX et son associé d’exploration Newmont explorent agressivement le contrat de la Compagnie et se positionne comme la première entreprise du monde en matière d’exploitation des mines d’or. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site Web de la Compagnie à l’adresse suivante : www.eurasianminerals.com

Mine historique de Meme.

Deux des nouveaux permis, totalisant 18.600 hectares, sont situés dans les parages de la zone historique de mine de cuivre et d’or de Meme et d’extraction de Terre Neuve. La mine de Meme était en activité d’exploitation principalement durant les années 60, et produit approximativement deux millions de tonnes de minerai de cuivre évalué à 2.0 % à partir de cinq niveaux de fonctionnement extraits par plusieurs voies d’accès (Kesler, 1968 ; Louca, 1989). La minéralisation du cuivre et de
l’or est associée à trois petites intrusions qui sont présentes dans la branche de la zone structurale du nord-ouest, avec la mine de Meme située à la pointe sud-est de cette formation.

Un compte rendu succinct des Nations Unies rédigé par Louca en 1989 indique que la mine de Meme contient une ressource historique 1.5 millions de tonnes de 2.0% d’or et 2.0 g/t de cuivre. Cette évaluation historique de ressource est correcte, mais ne tombe pas en adéquation avec l’Instrument
National 43-101 ou CIMM des normes de reportage des ressources. Une personne qualifiée n’a pas effectué le travail suffisamment bien pour classifier l’évaluation historique comme ressources minérales ordinaires et EMX ne traite pas l’évaluation en tant que ressources minérales ordinaires. L’évaluation historique ne peut pas être déclarée jusqu’à ce qu’elle puisse être confirmée par la Compagnie. La minéralisation de l’or et du cuivre est également relevée dans les prospections de Casseus, situé à deux kilomètres au nord-ouest de Meme. La compagnie évaluera la mine de Meme, le potentiel
de Casseus et le paquet entourant l’ère de son permis afin d’identifier les cibles additionnelles de minéralisation et d’exploration d’or et de cuivre.

Alliance régionale d’exploration.

Les nouvelles propriétés en Haïti sont couvertes par une alliance régionale d’exploration de Newmont. Aux termes de cet accord, les compagnies investiront conjointement dans un rapport de 65% avec Newmont et 35% pour EMX commençant en 2009 (voir le communiqué de presse de compagnie daté du
28 avril 2008). Newmont a débuté une enquête magnétique aérienne sur la zone de concession de la Compagnie au nord d’Haïti au début du mois de décembre.

NOTE : Pour visualiser la carte associée à cette concession, cliquer svp sur le lien suivant : http://media3.marketwire.com/docs/emx1217.pdf.

EMX est en train d’explorer et d’investir dans une propriété minière et un contrat minier de première classe et l’un des plus prometteurs pour l’avenir, mais au niveau des ceintures minérales sous explorées du monde. Le directeur en Haïti de la Compagnie d’exploration, Keith A. Laskowski, MSC. est une personne imbue de l’instrument 43-101 concernant les Normes et les Déclarations des projets miniers des administrateurs canadiens en matière de sécurité et il a examiné et vérifié l’information technique
contenue dans ce communiqué de presse.

Rapport expédié

Certains points de ce communiqué de presse contiennent des informations impliquant le risque inhérent et l’incertitude affectant les résultats réels des affaires d’Eurasian Minerals Inc. peuvent différer matériellement de ceux prévus actuellement dans de tels rapports.

Observations de Jean Erich René :

1.-Non loin du Borgne et près de St Louis du Nord se situent les mines d’or de Lamine notamment à :

- Colombo
- La Mine
- Rivière des Barres
- Treuil

2.- Les mines d’or de la Miel sont localisées dans le Plateau Central près de Hinche au niveau de la frontière haitiano-dominicaine notamment à :

- Bois de Laurence
- Grande Savanne
- Savanne La Place
- Et bien d’autres points dans le Nord circonscrits par Limbé,Terre neuve, Milot. Pignon, Marmelade, Vallières http://www.eurasianminerals.com/s/Haiti
Cliquez sur les deux premières cartes

Remarque importante :

Le Gold Exchange Standard c’est-à-dire l’évaluation de la richesse d’une Nation ou encore son pouvoir de frapper monnaie à partir de ses réserves d’or dans le Massassuchets est en voie de retour. La chute du marché financier provoquée par sa volatilité à cause de la Théorie néo-libérale a
porté les économistes à recommander vivement le réapparition du Gold Exchange Standard. L’ancien système de Brettons Wood qui s’est effondré au milieu des années 1970 par la suite du Choc pétrolier, est prescrit comme un remède très efficace à la récession économique qui s’abat sur l’économie
mondiale. Les Grandes Puissances, dans le plus grand secret, sont en train d’acheter et de récupérer l’or partout dans le monde pour renflouer leurs caisses. Haïti va-t-elle perdre cette chance extraordinaire que lui réserve la main divine à cause des antinationaux au pouvoir? Au péril de ma vie,
non! Il faut des braves pour tirer de leurs griffes un pays vendu en cachette et à bon marché afin de garantir la souveraineté alimentaire et économique d’Haïti. Mourir est beau pour la Patrie.

Les masques sont tombes Le Senateur Lambert et l’arrestation d’un ancien policier, présumé kidnappeur et narcotrafiquant

Thursday, December 18th, 2008

Gerry Archange Enderson Lecomte a tout avoue a la DCPJ Il a clairement dit qu’il travaille pour le Senateur Lambert Il a clairement avoue sa partipation dans l’enlevement de Mme Ledan et l’assassinat de Monique Pierre

Les SIMS de telephones cellulaires decouverts dans la voiture de Gerry ont revele apres analyse que la derniere personne d’une longue liste ayant parle a Gerry est le Senateur Lambert. Pour votre gouverne Gerry est un protege de longue date du Senateur

Le senateur Lambert a personnellement demande son transfert du Departement du Sud au Departement du Sud est

Le senateur Lambert a empeche la revocation de Gerry par la DCPJ sous Michael Lysius

Le senateur Lambert est en train de negocier depuis dimanche l’interrogatoire de Gerry

Il est aide dans toutes ses demarches par l’ancien Commissaire du Gouvernement CLAUDY GASSANT qui a toujours le controle du parquet qui a passe le week end avec le Senateur et King Kino a Jacmel et qui est rentre specialement de la DOMINICANIE pour recolter le butin de l’affaire DORFEUILLE MONIQUE PIERE qu’il va surement partager avec l actuel Commissaire du Gouvernement qui a tout fait pour nettoyer le senateur Lambert de tout soupcon Le parti LESPWA de Jacques Edouard ALEXIS est donc un repere de bandit apres la tentative de braquage de la BNC par les hommes du senateur ANNACACIS

La DEA a donc du travail apres le Senaeur Fourrel les projecteurs sont diriges sur le senateur Lambet

Arrestation d’un ancien policier, présumé kidnappeur et narcotrafiquant

Gerry Archange Enderson Lecomte, un homme au passé lourd, a été épinglé dans le cadre de l’enquête sur le récent enlèvement de Jénane Ledan, libérée depuis samedi 13 décembre 2008, (Radio Kiskeya)

Des agents de la Police Nationale ont procédé samedi après-midi à l’arrestation de Gerry Archange Enderson Lecomte, 33 ans, un ancien membre de la PNH, soupçonné notamment d’implication dans le kidnapping et le trafic de drogue, a annoncé le porte-parole a.i de la police, Gary Desrosier.

Le suspect a été intercepté au Canapé Vert (est de Port-au-Prince) à bord d’une Toyota Rav4 de couleur grise aux vitres teintées immatriculée AA69460, en possession d’une arme illégale et d’une somme d’environ 50.000 gourdes (1.200 dollars américains).

Après un interrogatoire préliminaire au sous-commissariat du Canapé Vert conduit par le juge de paix de la section Est, Jean-Claude Mondélus, M. Lecomte a été transféré en début de soirée sous forte escorte au siège de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), a constaté Radio Kiskeya.

L’avocat du prévenu, Me Richard Toussaint, qui assistait son client, s’est refusé à toute déclaration.

Selon des sources policières ayant requis l’anonymat, la capture de Gerry Archange Enderson Lecomte constitue une « grosse prise » en raison de son statut présumé de « membre très influent et dangereux » d’un important réseau criminel. Cet individu, qui aurait joué un rôle de premier plan dans l’enlèvement et la séquestration pendant une dizaine de jours d’une professionnelle bien connue, Jénane Ledan, serait également impliqué dans d’autres cas d’enlèvement crapuleux.

D’autre part, le même Lecomte serait lié au trafic illicite de stupéfiants dans la ville des Cayes (196 km au sud de la capitale) où il était affecté.

Les mêmes sources précisent que l’ex-policier ferait aussi l’objet de plusieurs mandats d’amener pour divers actes répréhensibles qui lui ont été reprochés lorsqu’il était en poste à Jacmel (environ 80 km au sud-est). Il avait même échappé in extremis à une tentative de lynchage et son véhicule avait été incendié par des éléments de la population locale en 2004 lors de la chute de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.

C’est d’ailleurs au cours de cette même période très agitée que Gerry Archange Enderson Lecomte devait abandonner la Police Nationale fortement politisée sous l’administration Lavalas.

Ancien membre du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO) et de la police administrative, le présumé kidnappeur et narcotrafiquant a été épinglé au terme d’une filature. Des agents du sous-commissariat du Canapé Vert l’ont surpris en possession d’un pistolet Glock 17 (arme réputée dangereuse) grâce aux précieuses révélations de trois autres individus appréhendés dans le cadre de l’enquête en cours sur le rapt de Jénane Ledan. La directrice du centre professionnel de formation ouvrière (CPFO) avait été libérée le week-end dernier (6-7 décembre) lors d’une descente nocturne d’unités spécialisées de la PNH à Delmas 40B (est de Port-au-Prince) . Même si les infrastructures de ce gang opérant dans le quartier ont été anéanties et plusieurs de ses membres capturés, d’autres, dont des anciens policiers, sont encore en cavale.

Afin de contrecarrer les bandits à la veille des fêtes de fin d’année, après divers actes de kidnapping et autres attaques criminelles impliquant notamment des motards, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) a lancé l’opération « Bouclier Bleu » destinée à seconder la police haïtienne dans ses efforts.

Les mois de décembre 2006 et 2007 avaient été marqués par des vagues de kidnappings qui visaient principalement des écoliers et des membres du secteur privé des affaires.

Radio Kiskeya