Posts Tagged ‘senat republique’

AFFAIRE RUDOLPH BOULOS | NOUVEAU REBONDISSEMENT

Wednesday, January 21st, 2009

AFFAIRE RUDOLPH BOULOS / NOUVEAU REBONDISSEMENT / Le tribunal des référés de Fort-Liberté demande au CEP de surseoir à toute élection dans le Nord’Est. - Source: Le Matin

Dans un verdict rendu en date du 19 janvier en cours, le tribunal des référés siégeant à Fort-Liberté déclare que « l’État haïtien et toutes autres institutions étatiques doivent attendre le prononcé de l’arrêt de la Cour d’appel du Cap-Haitien avant une quelconque décision ayant rapport », à l’organisation d’élections dans le Nord’Est pour le poste du sénateur Rudolph Boulos.

Cette décision fait suite à la demande des avocats du sénateur Boulos au tribunal des référés de constater que « le Conseil électoral provisoire (CEP) n’a pas la preuve que le poste du sénateur Boulos est vacant » et, conséquemment, d’ordonner que soient suspendues toutes activités tendant à organiser de nouvelles élections pour ce poste, en attendant le verdict de la Cour d’appel du Cap-Haitien.

Cette cour, rappelle-t-on, a été saisie par l’État haïtien sur la validité de la résolution du Sénat d’exclure le sénateur Rudolph Boulos, au motif qu’il est détenteur de nationalité étrangère. La décision d’interjeter appel a été prise par l’État haïtien suite au verdict du tribunal de 1ere instance de FortLiberté rejetant la résolution du Sénat. Alors que l’affaire est encore pendante par-devant la Cour d’appel du Cap-Haitien, un arrêté présidentiel, convoquant le peuple en ses comices pour des sénatoriales fixées au 19 avril, mentionne comme siège vacant, dans le Nord’Est, celui du sénateur Rudolph Boulos. C’est contre cet arrêté que, par l’intermédiaire de ses avocats, ce dernier a décidé d’ester en justice.

Une affaire à suivre

Destabilisation au Senat: Les contradictions du senateur Kelly Bastien

Sunday, December 7th, 2008

Par Stanley Lucas - Suite aux rapports de police relayes par la presse sur une implication possible dans une afffaire de crime et de drogue d’une plaque d’immatriculation officielle d’un vehicule appartenant au Senateur Joseph Lambert (Sud Est) le senateur Kelly Bastien, president du Senat, le 6 Decembre 2008 suggere indirectement qu’il y a un plan de destabilisation du Senat. Pour lire le rapport de radio Kiskeya sur la question priere de cliquer ici: Que cache cette declaration de Kelly Bastien?

Les declarations de Kelly Bastien sont irresponsables, les elus de la republique, depuis 2006, ont cette tendance au voye monte au lieu d’assumer leurs responsabilites. Un president legal et responsable du Senat aurait du mener immediatement une enquete interne en vue de determiner si ces accusations, concernant Joseph Lambert, sont legitimes ou fausses.

Le probleme c’est que Kelly Bastien, president du grand corps, n’a pas de credibilite, li genyen zanno kay ofev. Deja le 19 Janvier 2008 le Senateur Anacasis l’accusait d’avoir monte un coup d’etat contre son confrere Joseph Lambert Pour comprendre l’affaire du coup d’etat decrit par Anacasis cliquez ici:

A l’epoque Bastien avait utilise l’affaire de “drogue de Tiburon” pour se debarasser de Lambert et le remplacer. Pour ceux qui ont oublie l’affaire de Tiburon priere de cliquer ici .

La credibilite de Bastien a ete aussi remis en question dans l’affaire de la SOCABANK ou des senateurs auraient recus des pots de vin pour voter dans le noir a l’insu des autres membres une resolution en faveur de cette banque, une affaire de corruption quoi! Pour des informations sur l’affaire SOCABANK cliquez ici:

Le senateur Kelly Bastien semble-t-il pour etouffer l’affaire a refuse de suivre les recommandationss de la commission senatoriale d’enquete. Pour lire le rapport de la Commission d’enquete senatoriale et les recommandations cliquez ici: .

Le nom du Senateur Bastien figurait aussi dans l’affaire de l”ONA, cliquez ici:

Est-ce que le senateur Kelly Bastien, est dans l’impossibilite d’assumer ses responsabilites de president du Senat, de mener des enquetes sur la corruption au sein du grand corps a cause de son implication dans certains de ces dossiers? L’analyse semble dire oui. Si c’est le cas que faire? Seuls les senateurs de la republique peuvent repondre a ces questions.

S’il y a instabilite au senat Kelly Bastien est responsable. La source d’instabilite au senat vient du fait que les reglements internes ne sont pas appliques et la corruption toleree. Recemment, a travers un petit mot delivre via Email j’ai invite le Senateur Joseph Lambert a clarifier pour les membres de la Diaspora les accusations portees contre lui.

En plus de la resolutions de la SOCABANK et de l’affaire de drogue de Tiburon, le nom de Lambert s’est retrouvee dans:
a. l’affaire de l’ONA,
b. l’affaire Monique Pierre/Commissaire Dorfeuille/Drogue, cliquez ici

Le senateur Lambert n’a pas repondu a l’attente de la diaspora. Il nous faut des hommes et des femmes socieux de la transparence au pouvoir et cappables de repondre aux attentes de leurs mandants.

La majorite des hommes au pouvoir au sein de l’executif et du legislatif sont corrompus. Ils menent la politique du “kase fey kouvri sa”, ils sont tellement corrompus qu’ils ne peuvent pas enqueter sur la corruption de leurs collegues ou fonctionnaires d’un autre pouvoir. La corruption est un danger http://fr.wikipedia.org/wiki/Corruption pour la stabilite politique de notre pays.

La minorite competente travaillant au sein des institutions publiques est menacee quand elle veut faire son travail conformement a la loi. La menace vient en general des hauts fonctionnaires de l’etat et des corrompus du groupe de bourdon qui controlent les monopoles et favorisent la corruption politique. Cette minorite honnete, competente pour survivre ferme la bouche, c’est notre devoir de l’assister et d’augmenter son nombre.

Un reveil, plus que jamais, est necessaire en Haiti, surtout a un moment ou Preval prepare un coup d’etat electoral pour nous imposer une nouvelle classe de senateurs corrompus. Mon message a Kelly Bastien: Vous etes responsable de la destabilisation du Senat avec vos collegues corrompus, s’il y a destabilisation. Comme jeune, Bastien, vous me decevez et vous etes une honte pour le Grand Nord dont la tradition est differente de vos pratiques. Vous pouvez encore changer.

c.c. Senateur Kelly Bastien
Senateur Joseph Lambert
ULCC
Societe Civile
Partis Politiques
Senat
Chambre des Deputes
Presse

Pétition au Sénat de la République | Ratification de Michèle PIERRE-LOUIS Vs Ratification de Charles CASTEL

Monday, July 28th, 2008

Port-au-Prince, le 18 juillet 2008
M. Kelly BASTIEN
Président du Sénat de la République
Palais Législatif

Monsieur le Président du Sénat,

Les articles 29 et 29-1 de la Constitution reconnaissent et règlementent le droit de pétition des citoyens devant le Corps Législatif. Dans l’exercice de ce droit, je vous adresse la présente pétition sur la controverse d’actualité qui entoure la candidature de Mme Michèle PIERRE-LOUIS au poste de Premier ministre en faisant une comparaison avec le choix de l’actuel gouverneur de la Banque Centrale que votre assemblée avait ratifié, il y a un an, et qui suscite encore des interrogations sur le sens que certains membres du Grand Corps donnent à la MORALITE ou à l’IMMORALITE.

Il y a juste un an le président de la République avait soumis à la ratification du Sénat de la République le choix de M. Charles CASTEL au poste de gouverneur de la Banque Centrale. A l’occasion de cette procédure, j’ai pris mes responsabilités à deux mains en écrivant une lettre au comité des Finances du Sénat de la République chargé d’examiner le dossier de M. CASTEL pour lui fournir des éléments caractéristiques d’IMMORALITE de celui qui était appelé à occuper l’une des fonctions les plus importantes de la République. La Commission m’invita à venir déposer devant elle. Je lui ai fourni des preuves irréfutables.

Permettez-moi un bref rappel du dossier que j’avais déposé devant la Commission :

En septembre 1993, j’ai placé des fonds à la BRH dans une opération bancaire dite de SWAP en utilisant ma banque, la BPH, une société publique, comme intermédiaire. L’accord était intervenu pour une période de deux mois. Au remboursement effectivement tardif des fonds qu’effectua la BRH, à la levée de l’embargo, ils ont été subtilisés par le directeur de la BPH d’alors, M. Réginald MONDESIR, qui, pour m’endormir, me répétait que la BRH n’avait pas encore remboursé. Il aura fallu plus de quatre ans pour découvrir la supercherie : la BRH avait eu le temps de rembourser deux ans plus tôt, mais les fonds avaient été détournés par le directeur qui fera usage de faux documents qu’il aura fabriqués ou fait fabriquer pour justifier du prétendu remboursement tardif. Entre temps, l’argent était utilisé à faire du commerce. Pour comble d’escroquerie, ce directeur de banque fit fabriquer plus tard, en dehors des services de comptabilité, un nouveau contingent d’une centaine de pages de faux documents destinés à faire accroire que les fonds subtilisés avaient été utilisés à la compensation de mes dettes vis-à-vis de sa banque. Encore faux. Il n’y a eu aucune compensation. Les dettes envers la banque sont restées intactes selon les rapports comptables, avec même des additionnements d’intérêts.

Tout cela s’est passé sous les yeux de M. Charles CASTEL, l’actuel gouverneur de la BRH, à l’époque, directeur juridique en charge du dossier,- sans réaction aucune. Non seulement qu’il détenait les copies des faux documents fabriqués par le directeur de la BPH mais il avait à sa disposition d’autres éléments matériels probants provenant de la Banque Centrale qui dénotaient qu’au remboursement les fonds avaient été détournés par le directeur de la BPH. Il savait, par exemple, que la compensation annoncée et certifiée par des documents hors-comptabilité n’a jamais été réalisée. A la direction de supervision de la BRH, il détenait une liste publiée trimestriellement de tous les débiteurs du système où figurait mon nom pour le même montant de dette prétendument compensée par le directeur de la BPH.

Devant ces évidences de fraudes caractérisées, Charles Castel, a couvert le fonctionnaire fautif, à l’époque bien placé, et jusqu’à maintenant d’ailleurs, en faisant semblant de ne rien voir et en ne rapportant jamais les faits à l’attention de ses supérieurs hiérarchiques.

J’ai eu aussi à fournir à la commission des finances la preuve documentée que M. Charles Castel, devenu membre du conseil d’administration de la BRH, était, en même temps, membre actif d’un cabinet d’avocat, ce qui est interdit par la loi. Son nom figurait sur les dernières éditions de papiers à en-tête de ce cabinet (après sa nomination au conseil) avec en regard comme téléphone résidentiel le # 299-1010 qui était plutôt le nouveau numéro de téléphone de son bureau à la BRH où il exerçait la fonction de directeur général. Ne pouvant pas croire vos yeux, j’ai alors composé, en présence des membres de la commission le 299-1010 et mis sur speaker mon téléphone. Aussitôt la voix d’une secrétaire a répondu : BRH, Bureau du Directeur Général. En plus d’être avocat militant, Charles CASTEL utilisait donc les offices de la BRH comme son office d’avocat.

Etonnamment, en dépit de tout, des sénateurs au nombre desquels figuraient Mme Edmonde BEAUZILE, Kelly BASTIEN, l’actuel président du Sénat, à l’époque membre de la commission des Finances, Ricard Pierre, président de la Commission des Finances, les sénateurs Rudolph JOAZILE et Rudolph BOULOS sont montés au créneau pour défendre et justifier l’immoralité en prétendant que M. Castel n’était pas fautif parce qu’il n’était pas un exécutif à l’époque. Quant au sénateur BOULOS, celui-ci s’est réuni en aparté avec mon avocat pour le persuader de ne pas me laisser déposer devant la commission contre le gouverneur désigné, soulignant que le choix doit être ratifié coute que coute, vu que l’impétrant était le candidat de la maitresse du Président, alléguait-il. Après ma déposition, le même sénateur BOULOS approcha mon avocat pour lui dire que j’avais tout gâté !

Aujourd’hui qu’apparemment nombre d’entre vous s’opposent publiquement à la ratification du choix de Mme Michèle Pierre-Louis au poste de Premier ministre pour cause de moralité, je viens très humblement demander aux sénateurs dissidents, pasteurs protestants et laïcs catholiques engagés de votre Corps qui avaient ratifié le choix de M. Charles Castel, s’il existe, selon eux, des degrés acceptables dans l’immoralité ? Si selon eux, un fonctionnaire qui fabrique de faux documents de banque dans l’intention de frauder et son supérieur qui le soutient dans l’usage de ces faux, en connaissance de cause, sans le sanctionner, sont immoraux à des degrés moindres, peuvent bénéficier de l’appui du Sénat, tandis qu’une femme qui n’a jamais ni volé ni cautionné le vol, mais que vous accusez, sans preuve, d’immoralité, ne peut, quant à elle, être ratifiée Premier ministre !

Il faudrait que vous définissiez pour la nation les critères de valeurs du Sénat. Pour quelle immoralité le Sénat condamne à la pendaison et quelle autre bénéficie de la bienveillante sollicitude de ses membres !

Tout individu a le droit de voter selon sa conscience ! A l’époque, pour ratifier le choix de Charles CASTEL, le prétexte exhibé par les membres de votre assemblée pour lui accorder leur vote sera qu’il n’était pas en charge. Prétexte « courageux », s’il en est ! Et pour rester cohérents, vous aviez aussitôt annoncé (puisqu’il allait être en charge) que M. Charles CASTEL avait pris l’engagement par écrit devant la commission des Finances de régler, une fois ratifié. On sait que cet engagement a été pris sur le conseil de certains membres de la commission qui assuraient sa défense mieux que l’aient fait ses avocats. Et pour cause, un an après, je suis sans nouvelle de votre Gouverneur. Pour vous, cautionner la fraude n’est pas immoral ?

La question que je viens poser à l’Assemblée dans ma pétition : y a t-il, selon elle, des degrés excusables dans l’immoralité ? Selon les critères établis par le Grand Corps, quelle immoralité est péché véniel et quelle immoralité est péché mortel ?

Tout en vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien accorder à la présente pétition, je vous prie, Monsieur le Président et membres de l’Assemblée, de recevoir mes salutations en la patrie commune.

Yves Germain Joseph

Senat de la Republique | Lettre Ouverte au Premier Ministre Monsieur Jacques Edouard Alexis | Dossier Teleco

Monday, July 28th, 2008

En ses bureaux.-
Monsieur le Premier Ministre

Les Sénateurs de la république signataires de la présente ont l’intention d’organiser une audition sur a. les revenus du secteur Telecommunications en Haïti b. le statut des compagnies prives de telephones c. les privatisations anterieures d. le cadre et le plan des privatisations futures e. la possibilite de voter une nouvelle lo reglementant le caractere economique et securitaire des telecommunications. Elus par le peuple il est de notre devoir constitutionnel de maximiser les rentrées de l’état qui serviront à répondre aux besoins immédiats de la population. Dans le cadre de la préparation de cette audition nous souhaitons obtenir dans les informations suivantes dans un delai ne depassant pas quinze jours:

  • Le nombre de compagnies de téléphones opèrant en Haïti, (appellation compagnie, statut Legal, adresse, telephones, historique)
  • Copie des appels d’offre lances par la teleco et le conatel qui ont permis a ces compagnies d’obtenir les contrats
  • Copie des contrats de entre ces compagnies et l’état Haïtien et la durée des contrats. Copie des contrats de toute compagnie œuvrant dans ce secteur
  • Les noms des membres des conseils d’administration et des actionnaires de chaque compagnie
  • Le nombre de minutes accordées à chaque compagnie par mois
  • Le cout de la minute pour chaque compagnie
  • Le mode de paiement de ces compagnies à l’état Haïtien
  • Les revenus mensuels et annuels de ces compagnies
  • Les revenus annuels et mensuels de la TELECO, du Conatel et autres dans ce domaine
  • Le montant mensuel et annuel dépose comme revenus à la Direction générale des Impôts
  • Les compagnies telephone ayant des arrieres et qui ne sont pas en règle avec les institutions de l’état (total des arrieres pour chaque compagnie)
  • Copie de l’accord des telecommunications entre Haiti et la republique dominicaine signee recemment lors de la derniere visite du president Preval en republique Dominicaine
  • Copie du dossier IDT
  • Copie du plan de privatisation de la TELECO

En plus des informations sus metionnes nous souhaiterions recevoir un rapport détaillé sur la situation qui prevaut actuellement entre le syndicat et la direction de la Teleco dans un délai ne dépassant pas quinze jours. Faute de reponse dans le delai indique le Senat de la republique agira.

Nous vous remercions de votre coopération et recevez Monsieur le Premier Ministres nos salutations patriotiques

HAITI : NOTE DE PRESSE DU BLOC PARLEMENTAIRE DU SENAT DE LA REPUBLIQUE

Saturday, April 26th, 2008

Le Bloc Parlementaire au Sénat de la République présente ses félicitations au peuple haïtien pour la réponse positive qu’il a donnée à sa demande de trêve formulée la semaine dernière à l’occasion des manifestations, malheureusement ponctuées de violences, organisées en vue de protester conte la passivité du gouvernement Alexis et la misère qui en découle. Cette trêve a permis au bloc majoritaire, composé de 16 Sénateurs d’horizons divers, de renvoyer le Premier Ministre Alexis et son Gouvernement en vue de faire place à une nouvelle équipe gouvernementale avec une vision et une politique calquées sur les revendications les plus urgentes du peuple haïtien.

L’heure est a l’urgence. Le peuple ne peut plus attendre. Le Président de la République, le parlement et les autres acteurs politiques se doivent de se mettre au travail en toute célérité en vue de doter le Pays de ce nouveau gouvernement dont la mission consistera en la mise en application d’une nouvelle qui puisse, à la limite de nos ressources, satisfaire les desideratas légitimes. Ces revendications s’articulent autour de la lutte contre la misère et la faim, la baisse du coût de la vie, la lutte contre le chômage et la corruption, la relance de la production nationale etc.

Le Bloc majoritaire au Sénat de la République se tient à la disposition du Président de la République en vue de contribuer à doter le Pays rapidement d’un nouveau gouvernement. Les 16 Sénateurs Membres du Bloc sont prêts à accomplir leur mission constitutionnelle tel que stipulée par les articles 157 et 158 de la Constitution de 1987 traitant de la ratification d’un Premier Ministre et de l’approbation de sa politique générale.

Par ailleurs, les 16 Sénateurs en appelant à la vigilance du Président de la République et des autres institutions de contrôle de l’Etat pour que les mesures administratives et financières prises pendant la période de « Liquidation des affaires courantes » soient conformes aux lois en vigueur sur la comptabilité publique.

Pour le bien du Pays, il est impératif que cette période de liquidation des affaires courantes par le gouvernement, n’aille pas au-delà de cette semaine. Le Bloc majoritaire est prêt à jouer sa partition pour parvenir à cette fin. Nous ne faisons qu’attendre le signal du Président de la République.

Port-au-Prince, le 21 avril 2008

Suivent les signatures :

NOMS ET PRENOMS

Sénateur Rudy HERIVEAUX
Sénateur Youri LATORTUE
Sénateur Evallière BEAUPLAN
Sénateur Fritz Carlos LEBON
Sénateur Edmonde Supplice BEAUZILE
Sénateur Evelyne B. CHERON
Sénateur Ricard PIERRE
Sénateur Mélius HYPPOLITE
Sénateur Jean Joseph PIERRE LOUIS
Sénateur Jean Rodolphe JOAZILE
Sénateur Judnel JEAN
Sénateur Jean Gabriel FORTUNE
Sénateur Michel CLERIE
Sénateur Andris RICHE
Sénateur Eddy BASTIEN
Sénateur François Fouchard BERGROME

INTERVENTION DE LA SÉNATRICE EDMONDE SUPLICE BEAUZILE À LA SÉANCE DU MERCREDI 26 MARS 2008 DU SÉNAT DE LA RÉPUBLIQUE

Thursday, March 27th, 2008

Monsieur le Président,

Chers collègues sénateurs,

1- Dans ce qui est devenu selon la grande presse la saga Boulos, de nombreuses questions sont soulevées qui méritent que nous prenions le temps de la réflexion avant d’aller plus avant dans la prise de décisions graves et lourdes de conséquence qui peuvent entacher durablement la crédibilité du sénat.

2- Dans cette affaire il est urgent que tous les protagonistes retrouvent le calme et la sérénité que requiert une situation aussi complexe. Toute précipitation ne peut être que préjudiciable pour nous sénateurs, mais par delà nos petites personnes, préjudiciables pour le renforcement de cette démocratie que nous tentons péniblement de construire.

3- L’absence physique des deux collègues sénateurs directement concernés par cette affaire nous donnent toute la latitude et tout le temps nécessaire pour réfléchir, écouter, prendre des conseils avisés pour ensuite décider en toute connaissance de cause. Les passions qui se manifestent autour de cette affaire qui semble vouloir créer une véritable crise dans le pays, nous pouvons la transformer en une véritable opportunité pour le renforcement de la démocratie et de nos institutions en adoptant une démarche didactique en faveur du respect de la règle de droit.

4- Le sénat de la république est une institution puissante dans le système politique haïtien. Cela implique pour nous l’obligation de montrer l’exemple et de donner le ton. Le principe de base de la séparation des pouvoirs limite notre champ d’intervention et nous impose des normes que nous devons respecter si nous ne voulons pas nous déjuger.

5- Le sénat est dans son droit quand il décide de s’autosaisir du dossier et de créer une commission une commission d’enquête pour faire la lumière sur un sujet aussi essentiel que la nationalité de ses membres et de celle des membres du gouvernement. Sur 50 formulaires distribués, seulement quatorze (14) collègues ont répondu et accepté de collaborer avec la commission. Les membres du gouvernement, y compris ceux-là même qui ont fourni les informations sur lesquelles la commission a fondé ses conclusions, l’ont carrément snobée en refusant de remplir un simple questionnaire qui posait des questions banales qu’aucun responsable politique ou gouvernemental ne peut prétendre vouloir cacher.

6- Le sénat n’est dans son droit et outrepasse ses prérogatives constitutionnelles quand, à partir des faits présentés par la commission elle tire des conclusions définitives qui constituent une véritable radiation des deux de ses membres.

7- Le sénat n’est pas une instance de jugement et n’a aucune compétence pour traiter un contentieux électoral ni pour statuer sur la nullité d’un acte ni pour décider sur l’éligibilité d’un individu et encore moins pour constater sa déchéance d’un mandat électif dûment validé par ses soins.

8- Le rapport de la commission demande au sénat de se prononcer sur le sort des deux sénateurs sur lesquels il a pu trouver des informations mais n’a jamais parlé d’usurpation ni d’imposture. Ce sont là des jugements péremptoires que la résolution n’a pas vraiment pris le temps de fonder en droit.

9- Le sénat estimant à tort ou à raison que sa confiance a été bafouée, dans sa volonté de bien faire et de redresser les torts, a choisi de prendre la justice entre ses mains et de dire le droit sur un sujet délicat et complexe sur lesquels la loi elle-même n’est pas très claire et suscite des controverses entre spécialistes.

10- Nous n’avons pas comme au Bénin ou en France une Cour constitutionnelle chargée de connaître des contentieux électoraux. Notre loi électorale en son article 123 est formelle et sans équivoque. Elle dit en substance qu’en cas de découverte après une élection de faits nouveaux susceptibles de démontrer l’inéligibilité d’un élu, le tribunal électoral compétent sera saisi pour statuer sur l’invalidation de celui-ci.

11- L’article 197 de la Constitution ne laisse pas non plus de place au doute : toutes les contestations nées à l’occasion de l’application de la loi électorale doivent être portées devant le tribunal électoral. Le sénat ne peut en aucune façon dessaisir le contentieux électoral et décider sur le sort des deux collègues sans bafouer le principe de la séparation des pouvoirs et sans mettre à mal un fondement essentiel de notre système démocratique.

12- Imaginez la honte et l’embarras que constituerait pour le sénat une décision du tribunal électoral qui donnerait raison à l’un ou l’autre des collègues sénateurs incriminés.

13- Personne ne s’est posé la question de savoir ce qui a jusqu’ici empêché les autorités compétentes du gouvernement de prendre leur responsabilité dans cette affaire. Les ministres de l’intérieur et de la justice ont chacun en ce qui le concerne un rôle à jouer dans la détermination de la nationalité des individus. Ils disposent de toutes les données et sont les mieux placés pour prendre les décisions administratives que la loi commande en de telles circonstances. Pourquoi se sont-ils contentés de transmettre des informations sans faire leur devoir ? Serait-ce parce les décisions administratives sont susceptibles de recours et peuvent être contestées en justice?

14- Le minimum que le sénat doit à des collègues dont il a validé l’élection, avec lesquels tous ont collaboré et que plusieurs ont même apprécié au point de les élire majoritairement à différentes fonctions qui dans des commissions permanentes qui au bureau, le minimum décent est de leur laisser le droit qui est reconnu à tout citoyen ou à tout individu accusé d’un fait quelconque, celui de bénéficier d’un procès juste, équitable et contradictoire devant une instance impartiale. Cette remarque est d’autant plus pertinente que les intéressés ou tout au moins l’un d’entre eux conteste depuis le début énergiquement et avec constance les accusations de détention de passeport étranger porté contre lui.

15- Le sénat n’étant pas juge de la nullité des actes ni juge de la nationalité des individus ni juge de leur inéligibilité, il ne peut que constater les faits que la commission a portés à sa connaissance et les transmettre pour appréciation et décision aux instances compétentes. C’est seulement après une décision de justice ayant acquis l’autorité de la chose souverainement et définitivement jugée et confirmant lesdits faits que le sénat pourra considérer les deux collègues comme ne faisant plus partie du corps. À ce moment seulement il pourra en tirer toutes les conséquences.

16- Dans l’intervalle, quoique les uns et les autres puissent penser, quelles que soient nos opinions individuelles sur le fond de l’affaire, les collègues Boulos et Compère restent et demeurent comme nous tous des sénateurs de la république jouissant de tous les droits et privilèges attachés à cette prestigieuse fonction.

17- Il n’est pas normal que plus de vingt (20) ans après la chute de la dictature des élus du peuple se sentent obligés de se mettre à couvert sans pouvoir se présenter pour défendre en personne leur cas à cause de rumeurs persistantes d’arrestation arbitraire.

18- Le sénat s’est trompé de bonne foi en votant une résolution dont les conséquences dépassent largement ses pouvoirs et ce faisant s’est mis dans l’illégalité et l’inconstitutionnalité. Commettre une erreur n’a rien de répréhensible en soi, celle-ci pouvant être corrigée, mais persister dans l’erreur devient tout simplement diabolique.

19- La précipitation qui caractérise la décision de demander aux collègues concernés de restituer les biens du sénat mis à leur disposition et la proposition de les remplacer dans l’immédiat, n’est pas une attitude sage. Tout le monde a entendu les informations faisant état des mobilisations populaires en faveur de nos collègues et contre la résolution.

20- Prendre précipitamment des décisions comme si la cause était définitivement et souverainement jugée, alors que les instances compétentes ne sont même pas saisies, soulève de sérieuses interrogations sur les motivations véritables d’un tel entêtement dans l’erreur. Les deux sénateurs ne siègent pas et il ne faut pas être devin pour estimer qu’ils ne vont pas participer à nos prochaines séances, cela nous donne largement le temps d’attendre l’épuisement des voies de recours.

21- Il y aurait beaucoup à dire sur l’interprétation et l’application des textes traitant de la nationalité. Mais la question est complexe et trop controversée pour être débattue comme il convient ici. Il est plus sage de laisser les juges compétents faire leur travail.

22- Il faut savoir raison garder. La thèse qui veut que «nou fèl nou fèl nèt » n’a pas sa place dans une assemblée comme la nôtre. Ce n’est pas l’état d’esprit dans lequel nous devons aborder la question et travailler. La situation nous oblige à la sagesse, à la sérénité et à la pondération dans nos comportements. Il est urgent d’attendre, d’attendre que le mot du droit soit dit par qui de droit, d’attendre que les collègues aient pu faire valoir leur droit et produit leur défense, d’attendre avant de prendre toute autre décision.

23- Même si le sénat avait raison dans son appréciation de la situation, nous aurions l’impérieuse obligation d’intégrer une culture de respect de la loi et des procédures établies. Ce n’est que comme cela que nous pourrons instaurer un véritable état de droit. La raison nous commande de mettre en veilleuse la dernière résolution adoptée en attendant le mot du droit. Il faut absolument éviter de fragiliser le sénat en procédant immédiatement au remplacement de nos collègues dans le bureau et dans les commissions où ils occupent des fonctions où nous les avons placés.

Haiti - Boulos said he will not resign.

Tuesday, March 25th, 2008

SENAT DE LA REPUBLIQUE
Ouanaminthe, le 19 Mars 2008

Sénateur Kelly BASTIEN
Président du Sénat de la République
Palais Législatif

Monsieur le Président,

Suite à la résolution du Sénat de la République me demandant de confirmer par écrit ma démission en tant que Sénateur de la République, j’ai l’honneur de vous faire part de ma ferme décision de ne pas démissionner comme Sénateur de la République et de rester à mon poste.

Un retrait de ma part du Grand Corps serait une trahison vis-à-vis de mes mandants du Nord-est et de la mission qu’ils m’ont confiée de les défendre et de représenter leurs intérêts au Sénat de la République.

Le rapport de la Commission présidée par le Sénateur Youri Latortue et les opinions qui y sont émises ne sont qu’un rapport et que des opinions qui n’engagent que leurs auteurs.

La résolution du Sénat en date du 18 mars 2008 qui a suivi le dépôt du rapport Latortue et les pressions de toute part exercées contre moi et certains de mes collègues durant et après la séance s’apparente à un lynchage politique digne de la période dictatoriale des régimes antérieurs. La constitution au nom de laquelle cette résolution aurait été votée l’interdit formellement. Je proteste donc solennellement contre la teneur et le vote de cette résolution. Je demande a tous mes confrères du Senat de se ressaisir pour ne pas être les outils d’une campagne de déstabilisation du Senat qui n’a d’autre but que d’arriver a sa caducité.

Je confirme encore pour vous que je suis Haïtien d’origine et que je n’ai jamais renoncé à ma nationalité acquise à la naissance. Seule la justice de mon pays peut décider du contraire. Vous n’êtes pas sans ignorer que la seule instance compétente pour se prononcer sur les questions de nationalité et d’état des personnes est le Tribunal de Première Instance et que le Sénat n’a aucune compétence pour trancher ce type de questions. Aucune entité ne peut se substituer à ce Tribunal dans l’exercice de ses attributions.

J’ai bien l’intention de saisir toutes les voies de droit pour défendre mes droits et ceux de mes mandants qui se trouvent actuellement bafoués de la manière la plus éhontée.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations en la Patrie.

Rudolph H. BOULOS
Sénateur de la République
Vice-président du Sénat