La Candidature de Wyclef Jean : J’accuse les intellectuels Haitiens

August 17, 2010 by Archivex-Haiti  
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Par Alfred Valentin – Montréal, Canada – 10 août 2010

Comme la majorité de nos compatriotes, je suis attentivement l’affaire de la candidature de Wyclef Jean. Le 5 août 2010 dernier, j’avais également suivi l’émission spéciale que le Larry King Show avait consacré à Haïti en général et à la candidature de Wyclef Jean, en particulier. Quelques réactions sur cette comédie pour lesquelles j’accuse directement les intellectuels haïtiens.

Pourquoi, le 5 août dernier, Wyclef Jean a-t-il préféré annconcer officiellement sa candidature sur une chaîne de télévision étrangère au lieu de le faire sur un média haitien? La réponse est simple: l’individu est complexé. Il sous-estime ce peuple même qu’il pretend aimer et pour qui il veut être le ” Moïse des temps modernes “. Il aurait dû le faire dans n’importe quel média national – (Radio Métropole, Signal FM, Télé Nationale, Telemax (sa prope chaîne), etc. -, puis il pourrait accorder une entrevue à n’importe quel média étranger, dont CNN, Radio Canada, Le Droit, France 2 et d’autres.

En fait, quelle langue Wyclef Jean parle-t-il ? Il ne parle ni le français, ni le créole, nos deux langues officielles. Je m’imagine une conférence de presse conjointe entre Nicolas Sarkozy et son homologue haïtien. Comme on va nous tourner en ridicule, comme on l’avait fait l’année dernière à la suite de l’entrevue que son compère Shaba de Dyakout Mizik avait accordée à RFI. Le pire, c’est que, Wyclef ne parle pas vraiment bien l’anglais. Bien sûr, il parle la langue de la rue puisqu’il a grandi dans le pays, mais il en ignore les règles les plus élémentaires. J’en veux pour preuve les deux phrases « I don’t hear nothing » et le « Young youth of Haiti » qu’il a données à Wolf Blitzer au cours de l’interview de jeudi soir dernier. En fait, ce n’est pas grave, car, selon ses dires, nous devons tous parler l’anglais en Haïti, surtout que, continue-t-il, « ceux qui parlent le français n’ont rien fait pour le pays pendant plus de 200 ans». Cette déclarattion a été une bonne paire de giffle au visage des intellectuels. Qui pis est, pas un seul d’entre eux n’a osé donner une réplique au chanteur de hip hop. Qui ne dit mot, consent. De toute façon, je m’imagine déjà la fin totale des choses culturelles dans le pays. D’ailleurs, Wyclef ne connaît rien de rien de la culture haïtienne, rien de notre musique, de notre littérature, de notre peinture. Il ne connaît même pas notre Histoire, à part les noms de Toussaint, de Dessalines et de Christophe qu’il connaît, sans pouvoir parler même superficiellement de la politique d’un seul de ces anciens héros.

Wyclef a tout d’un narcissique et d’un mégalomane. Tout se tourne autour de lui. Monsieur aime son nom. Il l’a cité au moins dix fois en moins de trente minutes, sans compter les « I » (moi). C’est ce qu’on appelle ” culte de la personnalité “. Imaginez-vous ce type devenir président du pays ? D’ailleurs, il pense que tout le monde a peur de lui. Au cours d’une entrevue à l’émission floridienne « Bonjour Haïti » le 4 août dernier, il a demandé aux autres candidats de ne ni « trembler » ni de « paniquer » parce que « Wyclef est candidat… » Donc, il est sûr de lui, sûr de son messianisme. Ensuite, il ne cesse de rappeller au président René Preval qu’il avait voté pour lui lors des dernières élections présidentielles. Cela signifie que M. Préval doit lui retourner l’ascenseur.

Dans cette affaire de Wyclef, je crois que la presse, si elle n’est pas corrompue et ne reçoit pas de pourboires du chanteur, doit jouer son rôle de façon sérieuse. Car en fait, nous ne connaissons pas vraiment Wyclef. On le voit à la télé, on l’applaudit, et c’est tout ! Il est du devoir de la presse de former et d’informer le public ! Qui connaît la vie de Wyclef Jean avant sa célébrité avec le groupe « Fugees » ? A part du musicien, qui connaît d’autres aspects de la formation de Wyclef ? Qui connaît ses idéologies ? Il est arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 9 ans. Ce serait bien qu’il dise de quel ” high school ” (Lycée) a-t-il reçu son diplôme de fin d’études secondaires entre 1990 et 1992 (car il est né en octobre 1972)! Puisqu’il a grandi dans une ville où le taux d’abandon scolaire est très élevé, il est bien de savoir si, au moins, Wyclef a bouclé ses études secondaires !

Ensuite, Wyclef a souvent tendance à exagérer les faits. Il a déclaré qu’il ne pouvait pas demeurer « pendant cinq ans consécutifs dans le pays » à cause de ses obligations en tant qu’ambassadeur de bonne volonté. Cela ne tient pas. Préval avait nommé Wyclef à ce poste (ce qui était une grave erreur) en avril 2007, donc trois ans de cela. Il a également affirmé avoir fréquenté Berkeley. Etait-ce dans le cadre d’un programme régulier pouvant se déboucher sur une licence (BA ou BS)? Ou bien, fréquentait-il cette institution dans le cadre d’un programme spécial? Certaines universités n’ont aucun probleme à accepter qu’une superstar suive des cours à titre d’auditeur ou de participer à un programme spécial pouvant déboucher sur un certificat de participation. Certaines universités pourraient même offrir une chaire d’enseignant à une superstar de la trempe de Wyclef, s’il en avait les compétences, pour dispenser des cours de musique hip hop.

L’idée, ce n’est pas d’agir avec méchanceté avec « L’Honorable Ambassadeur », mais tout ce qu’on réclame de lui c’est de prouver qu’il a le minimum pour diriger une nation aussi importante que la nôtre. On ne s’adresse pas à la vedette Wyclef qui va se présenter sur une scène musicale. L’on se trouve plutôt en présence d’un éventuel chef d’Etat, ce qui n’est pas une plaisanterie. Il veut faire croire que nous questionnons ses capacités parce qu’il « parle le créole comme nous, et que l’ancien président Bill Clinton ne l’aurait jamais fait ». En tenant ce genre de lagage codé, il n’entend qu’à simplement diviser davantage la société haïtienne. Avait-on questionné les capacités intellectuelles de Jean-Bertrand Aristide, qui parle le créole (le français et l’anglais) beaucoup mieux que lui? Les journalistes ont donc pour devoir de le questionner sur des choses sérieuses, telle la gestion de Yele Haiti. Si Sean Penn a le courage de le faire, ils ont pour devoir et obligation de le faire également, cela de façon plus approfondie, car le rôle de la presse est de former et d’informer le peuple en toute objectivité. Autre point : c’est bien que Wyclef Jean n’a jamais renoncé à sa nationalité. Est-ce par pur patriotisme ou bien aurait-il quelque autre empêchement ?

Ensuite, Wyclef a parlé des études de Jean-Claude Duvalier, comparées aux siennes. Il doit comprendre que, qu’il le veuille ou pas, Jean-Claude Duvalier, en tant que fils de président, a grandi dans les couloirs du pouvoir. Alors, gouverner n’était pas difficile pour Baby Doc, car il avait en sa disposition toute la machine de répression de son père dont il ne faisait que continuer à la lettre les œuvres criminelles,avec l’aide d’une « régence » composée de sa mère, de Luckner Cambronne, de Jacques Gracia, de Zacharie Delva, etc. En fait, Wyclef doit constater et analyser les résultats négatifs de la présidence de Duvalier fils.

On dit que Wyclef Jean n’aura pas besoin de l’argent du pays car il en a assez. Cet argument est faible pour plusieurs raisons. Une première : l’homme est un éternel insatisfait. Deux : Dans un gouvernement, il n’y a pas que le président à détourner les fonds. Tous les ministres de Wyclef et ses collaborateurs seront-ils tous des millionaires comme lui ? Nous savons déjà clairement que les amis de Wyclef qui mènent une campagne active pour lui aux Etats-Unis (les King Kino, les Jensen Desrosiers…) sont tous de potentiels ministres ou grands commis de l’Etat. Ces gars sont-ils millionnaires ? Signalons que l’ancien président Aristide avait au moins la décence de ne pas placer King Kino à aucun ministère, à cause du niveau d’étude à peine primaire de ce chanteur.

Ensuite, c’est insensé de vouloir comparer la candidature de Wyclef Jean avec Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger. Ronald Reagan a fait ses études universitaires à Eureka College, dans l’Etat d’Illinois. Il y a obtenu un diplôme en Sciences Economiques et en Sociologie. Il était gouverneur de la Californie. Arnold Schwarzenegger est diplômé de l’Université de Wisconsin. En plus, il est un homme d’affaire réussi et fait partie de la famille politique la plus connu des Etats-Unis : il est le mari de Maria Shriver, une journaliste, fille de Sargent Shriver, un ancien diplomate et d’Eunice Kennedy, sœur du président John F. Kennedy.

Quelques simples questions au candidat « drafted » par les étudiants d’université :
—A quel niveau Wyclef peut-il parler d’une réforme scolaire et universitaire en Haïti ?
—A quel niveau Wyclef peut-il comprendre le fonctionnement des trois branches de pouvoir ?
— A quel niveau Wyclef peut-il parler de plafond monétaire ?
— A quel niveau Wyclef peut-il parler de la mémoire d’un Anténor Firmin, d’un Jean Price Mars, d’un Hannibal Price, d’un Louis Joseph Janvier ?
— A quel niveau Wyclef peut-il parler de la musique haïtienne ?
— A quel niveau Wyclef peut-il résoudre un conflit entre notre religion traditionnelle et les confessions catholique et protestantes ?

En tout cas, dans cette affaire de Wyclef Jean, nous n’avons qu’à remercier l’élite intellectuelle du pays. « Vous autres intellectuels, vous représentez tout le malheur du pays », comme l’avait si bien dit Pyram dans la pièce ” Pèlin Tèt ” de Frankétienne. Pourquoi ce même Franketienne et les autres intellectuels et hommes de plume du pays ne parlent-ils pas ouvertement pour faire voir le danger que représente ce Wyclef Jean pour Haïti et pour notre culture? Ils ne le feront pas car ils sont relativement bien lotis. Leurs enfants fréquentent les meilleures universités étrangères. Tremblement de terre ou pas, ils sont bien nourris et ne dorment pas sous des tentes. Ceux qui vivent à l’étranger mènent un style de vie princier, recevant assez souvent des récompenses littéraires qui leur rendent très connus internationalement. Donc, ils feront silence, ne voulant déranger personne. D’ailleurs, la misère du peuple inspire les Dany Laferrière, René Depestre, Frankétienne à écrire des romans pour lesquels ils gagnent beaucoup d’argent. Une comédie comme celle de Wyclef peut inspirer bien de romans et de pièces de théâtres ! Je n’ai rien contre ces hommes. Tout ce qu’on leur demande tout simplement est de prendre une position ouverte sur cette affaire. Ne dites pas que vous défendez le peuple avec votre plume. Cette affaire de Wyclef est une honte pour la nation haïtienne, un danger pour la francophonie et la créolophonie. Wyclef est une victoire sûre pour la cacophonie culturelle. Oui, messieurs les intellecteuls, vous devez faire des déclarations de principe. Vous devez guider le peuple. Vous devez guider la jeunesse du pays. C’est votre devoir ! C’est une honte d’entendre Wyclef Jean déclarer qu’il a été « draft » (sélectionné) par la jeunesse et qu’il a l’appui de la jeunesse estudiandine. C’est une honte !

Je m’attends à voir de ces intellectuels sans vergogne qui accepteront des positions dans une éventuelle administration Wyclef. Ils diront évidemment avoir répondu à l’appel du pays, car ces intellectuels, opportunistes véreux, se diront toujours « être en réserve de la République », selon l’expression de Leslie Manigat. Cela ne nous étonnera pas surtout que, en avril 1971, à la mort de Papa Doc, donc, à l’arrivée au pouvoir de Baby Doc, Hubert de Ronceray, brillant intellectuel, avait écrit un article intitulé : « Un géant s’en va, un génie le remplace ! » – le géant étant François Duvalier, le génie, Jean-Claude Duvalier. Nous n’oublierons pas non plus les bassesses et les acrobaties d’intellectuels tels que René Piquion, Gérard de Catalogne et d’autres.

C’est une honte pour les intellectuels du pays de voir des primaires de la trempe de Wyclef Jean, de King Kino et d’autres encore voulant diriger le pays. C’est une honte pour entendre qu’un Gracia Delva voulant devenir député de Marchand-Dessalines, une ville qui compte tant de gens bien formés ! Et je parie que ce sont ces genres de citoyens sans éducation qui dirigeront le pays pendant longtemps encore. Car ce sont eux qui se présentent toujours à la télévision en moments de crise. Après le séisme, avait-on vu Franketienne, Leslie Manigat, Gérard Gourgue, Rosny Desroches, René Depestre et les autres intellectuels dans les rues pour aider la population ? Dany Laferrière se trouvait en Haïti ce 12 janvier. L’avait-on vu dans les rues pour voler au secours des victimes ? Au contraire, au début d’avril 2010, moins de trois mois après le séisme, Dany Laferrière a écrit un livre sur la catastrophe intitulé « Tout bouge autour de moi ». Au moins, il aurait pû donner au moins un pourcentage aux victimes. On l’a vu plutôt se parader sur des plateaux de télévisions français racontant des histoires les unes les plus idiotes que les autres. Frankétienne, lui, se souciait de sa bibliothèque. Qui avait-on vu dans les rues ? Exactement, ces primaires qui veulent nous diriger ! « Ventre affamé n’ayant pas d’oreilles », la population aura tendance à choisir ces imbéciles qu’ils voient au lieu des gens préparés qu’ils ne voient qu’à la veille des élections. On doit admettre que nos intellectuels sont toujours distants du peuple. Combien de fois Leslie Manigat s’est-il rendu dans un lycée de la capitale ou de nos villes de province pour présenter des cours aux étudiants avides de connaissance ?

Ces intellectuels doivent comprendre que s’ils ne se montrent pas sensibles à la douleur, à la misère et aux besoins élémentaires du peuple de façon concrète, ils n’obtiendront jamais son vote. Ils doivent changer de stratégie, s’ils ne veulent être pas dirigés par des gens non qualifiés. C’est une honte que Mirlande Manigat, une dame bien formée, l’une des rares de la liste de la trentaine de candidats vraiment qualifiée pour diriger le pays, sera battue aux urnes par quelqu’un qui ne peut être ni son élève ni l’élève de son mari ni l’élève de sa fille. Toute la faute est à son mari, Leslie François Manigat. Si Wyclef Jean gagne ces élections, le professeur doit se résigner à donner sa bibliothèque à des jeunes, car il semble que ce politologue n’a jamais lu les livres qu’il a lui même écrits ni ceux auxquels il fait souvent référence. Où sont les Laennec Hurbon, Jean Métellus, Dany Laferrière, Gary Victor… Prenez vos plumes. Ces intellectuels ont même peur de citer le nom de Wyclef Jean. Si on doit le critiquer, on le fait de façon voilée. Il a bien raison de leur demander de ne pas « paniquer ». Quelle giffle !

C’est une honte de voir Sean Penn défendre le pays alors que nos intellectuels, eux, se taisent. Je vais mourir de rire lorsque les Manigat, Gourgue, Frankétienne et autres appeler Wyclef Jean « Monsieur le président de la République ». Je parie que plus d’un de ces flatteurs professionnels vont monter au créneau pour défendre ces intellectuels. On a besoin de ces derniers, mais ils doivent savoir qu’ils ont une responsabilité sacrée de guider la jeunesse du pays abandonnée aux mains de gens sans formation.

Que Wyclef Jean soit élu ou pas, il bouleversera la politique et la société haïtienne au moins pendant le prochain quart de siècle. Alors, je vous accuse, messieurs les intellectuels !

Alfred Valentin
Montréal, Canada
10 août 2010

Préval est-il en train de mettre l’Etat Haïtien dans sa poche ?

May 17, 2010 by Archivex-Haiti  
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Préval est-il en train de mettre l’Etat Haïtien dans sa poche ?
Par Gérard Bissainthe

Chacun sait que l’Etat haïtien est actuellement sous tutelle, donc sous la propriété et la garde vigilante de la Communauté Internationale qui déploie pour cela en Haïti sept mille soldats, la fine fleur des mercenaires de la planète. Sans compter la brigade spécialisée de tous les Défenseurs des Droits de l’Homme (Blanc) de tutelliser tous les peuples qu’on déclare d’office non-majeurs. Si Préval a pu réussir à privatiser l’Etat haïtien, c’est à dire à l’accaparer et à le mettre dans sa poche, sous leur nez et à leur barbe, c’est ou bien que cet Arsène Lupin est vachement fort ou bien que tous ces chiens de garde de la Tutelle qui coûte des millions à la Communauté Internationale sont d’une parfaite nullité.

Quelle que soit l’explication, maintenant que ces chiens de garde de la Tutelle sont lâchés à ses trousses, comme Préval a beaucoup d’avance sur eux, je doute qu’ils le rattrapent.

La fin de cette histoire est facile à prévoir: après tout ce tintamarre qui est une pure manœuvre de diversion pour faire oublier que la Tutelle est LE problème et non pas Préval, un moment va arriver où les Tuteurs vont dire à leurs chiens de garde: “Couché!” Et tous vont se coucher, en attendant qu’on leur demande de s’exciter de nouveau et de faire du bruit pour détourner l’attention du public des vrais problèmes.

Pour les vrais Démocrates et les vrais Patriotes le vrai problème est ailleurs: il consiste à réunir indissolublement les deux pôles de la nation haïtienne: le pôle intrafrontalier (le pays intérieur) et le pôle extra-frontalier (la Diaspora) en mettant fin à l’exclusion des Haïtiens d’origine dits binationaux, une exclusion dont le but est d’arriver à l’inclusion des vrais Etrangers qui aujourd’hui mènent le pays.

Le jour où nous réaliserons ce que j’ai essayé de faire et qu’on m’a empêché de faire, lorsque j’avais conçu et lancé pour l’Etat haïtien le “Commissariat Général des Haïtiens d’Outre-Mer”, à savoir l’organisation des élections dans la Diaspora haïtienne et la mise sur pied de structures bancaires et autres pour systématiser la participation active de la Diaspora à l’économie du pays intérieur, ce jour-là nous aurons
DIASPORA + SECTIONS COMMUNALES
= PROPERITE ET INDEPENDANCE NATIONALES

Ce plan qui fut torpillé, partait du principe qu’il n’y a pas de problème constitutionnel de bi-nationalité mais une réalité constitutionnelle de mono-nationalité territoriale, en ce sens que sur le territoire haïtien les Haïtiens d’origine n’ont et ne peuvent revendiquer qu’une seule nationalité, la nationalité haïtienne. Les causes du torpillage étaient évidentes: ce plan va à l’encontre de trop d’intérêts locaux et étrangers, les intérêts de ce que j’ai appelé le “Complexe Plouto-Xénocratique” qui tient le pays dans ses griffes et dont les chiens de garde aboient après Préval pour faire diversion.

Je ne crois pas que Préval qui est en train de “nager pou soti” va pouvoir nous sauver; mais dire qu’il est LE problème aujourd’hui c’est ou avoir un cerveau de zandolite ou être un vendu.
Pourtant si son Ministère des Haïtiens de l’Etranger, au lieu de ne servir rigoureusement à rien comme c’est le cas aujourd’hui, adoptait le même programme que j’avais élaboré, lorsque j’ai lancé le Commissariat qui a précédé ce Ministère, programme dont je viens d’exposer l’essentiel plus haut, toute la carte politique serait changée. Ce serait un renversement total de la vapeur.
Depuis 1987 tous nos leaders politiques buttent et se cassent la figure sur l’une ou l’autre de ces deux questions ou les deux en même temps:
1.- l’Armée
2.- La double nationalité

Le jour où nous accepterons l’Armée Indigène + la mono-nationalité territoriale, sans nous laisser éblouir par la danse des millions et des milliards de notre bal masqué, ce jour-là le pays sera sauvé ; mais pas avant.

Gérard Bissainthe
13 mai 2010

Que Pensent les Canadiens – La tutelle… sans le nom

April 16, 2010 by Archivex-Haiti  
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La tutelle… sans le nom
Vincent Marissal
La Presse (Montréal)

(Port-au-Prince) On le savait, on l’a bien constaté dans les jours suivant le tremblement de terre et c’est encore plus vrai aujourd’hui, trois mois plus tard: c’est Washington qui dirige et dirigera Haïti.
On entend beaucoup de mensonges et de demi-vérités à propos d’Haïti dans les cercles de la communauté internationale, mais la plus grande supercherie est de continuer de parler de la souveraineté d’Haïti et de son gouvernement.
La présence américaine est moins spectaculaire trois mois après le séisme, la plupart des Marines ont quitté Port-au-Prince, mais en coulisse, le département d’État (dirigé par Hillary Clinton, femme de l’émissaire de l’ONU pour Haïti, Bill) s’active pour avoir les coudées franches.
Un plan de reconstruction de plus de 10 milliards de dollars sur 15 ans, cela représente de belles occasions d’affaires pour les entreprises américaines. En plus, les Américains veulent construire une success-story en Haïti.

Mais il faut d’abord un cadre légal et politique.

Le cadre légal, il a passé la dernière étape, hier au Sénat, avec l’adoption d’un projet de loi prolongeant de 18 mois l’état d’urgence. Cette loi donne au gouvernement haïtien (avec les membres de la communauté internationale nommés au sein d’une commission intérimaire) des pouvoirs extraordinaires, comme passer des contrats sans appel d’offres, fermer des camps et expulser ses habitants, réquisitionner des immeubles ou des terrains.

L’adoption de ce projet de loi a été fortement encouragée par Washington. Il donne les moyens d’aller vite, sans avoir trop de comptes à rendre.

Déjà, l’expulsion de sinistrés bat son plein depuis trois jours à Port-au-Prince, faisant monter de plusieurs crans la tension en ville.
L’administration américaine insiste par ailleurs pour que le gouvernement haïtien adopte une loi interdisant aux fournisseurs d’augmenter leurs prix de façon déraisonnable.

L’administration américaine planche par ailleurs sur un plan énergétique majeur, incluant la construction de lignes de transmission, la rénovation de barrages et la distribution de propane (pour remplacer le charbon).

L’énergie, c’est le pouvoir, de nos jours. Le président du Venezuela, Hugo Chavez, s’est fait bien des amis en Amérique du Sud en distribuant son pétrole en vertu de généreuses ententes, notamment ici. Justement, une grève au Venezuela a provoqué ces derniers jours une pénurie d’essence à Port-au-Prince.

L’administration américaine, à couteaux tirés avec Hugo Chavez, ne tolérera pas une telle situation.

«Gardez les yeux ouverts», suggérait en entrevue le premier ministre Jean-Max Bellerive aux Canadiens qui craignent la corruption et le fiasco financier de l’aide internationale en Haïti.

En effet, nous aurions tout intérêt à garder les yeux grands ouverts. Doublement intérêt, même.

D’abord pour nous assurer que nos millions (centaines de millions) serviront les Haïtiens, et non pas le régime et ses amis.

En ce sens, les partis de l’opposition à Ottawa feraient oeuvre utile en réclamant du gouvernement Harper la création d’une commission non partisane chargée, pour les prochaines années, de suivre l’argent à la trace. Et de faire rapport périodiquement des progrès (ou des dérapages) en Haïti. Rien n’empêche de créer une telle commission, avec ou sans le gouvernement, d’ailleurs.

La vigilance est d’autant plus de mise qu’Haïti entre dans une période électorale instable. À cause du tremblement de terre, les élections législatives de février ont été remises. Elles pourraient être tenues en même temps que la présidentielle, prévue en novembre (mais qui pourrait être repoussée de quelques semaines).

De plus, le Parlement sera dissous en mai, ce qui fait que le président Préval, loi d’urgence en poche, pourra gouverner par décret.
La moindre des choses, puisque nous donnerons des centaines de millions à Haïti, c’est de nous assurer que nous ne cautionnons pas un gouvernement antidémocratique, même si celui-ci opère avec la bénédiction de Washington et la complicité tacite de la communauté internationale.

Ce gouvernement, tout le monde le sait, n’est pas au-dessus de tout soupçon. L’an dernier, lors des élections sénatoriales, l’opposition a dénoncé des fraudes dans une quarantaine de bureaux de vote. L’affaire a finalement été étouffée par la Commission électorale provisoire, la même qui est toujours en place aujourd’hui et qui doit décider de la date des prochaines élections.

Le président Préval ne peut se représenter, mais avec les milliards de l’aide internationale et une opposition complètement désorganisée, comment garantir qu’il ne retournera pas la situation au profit de son successeur?

Notre deuxième intérêt, c’est de veiller à ce que nous ne ramassions pas que les miettes laissées par les États-Unis dans un pays où nous devrions avoir une longueur d’avance naturelle.

Pour le moment, on ne sent pas un grand empressement de la part d’Ottawa. La ministre responsable de l’ACDI, Bev Oda, était à Port-au-Prince la semaine dernière, mais elle a surtout annoncé un projet d’hôpital qui était prévu avant le tremblement de terre.

Le projet de siège temporaire du gouvernement (12 millions de dollars) annoncé en grande pompe lors de la visite de Stephen Harper, en février, s’est quelque peu dégonflé depuis. Le Canada devait payer pour des installations temporaires à Croix-des-Bouquets (environ 25 km à l’est de Port-au-Prince), mais les ministres haïtiens, apparemment, ne voulaient pas aller si loin de la capitale.

Plan B, donc: le Canada construira plutôt des sièges temporaires pour les ministères de l’Agriculture et de la Santé.
Des cabanes pour deux ministères, c’est bien modeste à côté des projets pharaoniques développés à Washington.

Haïti, un pays qui refuse de mourir

March 17, 2010 by Archivex-Haiti  
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Par Roméo Halloun – 16 Mars 2010

Ayiti, Perle des Antilles, République d’Haïti, appellations diverses pour un bout de terre. Une entité au milieu des Isles caraïbes et des Amériques qui a le talent de briller par sa grandeur mais aussi par ses misères, ses complications héritées de son ascension impertinente comme première République noire indépendante. Les marrons nous ont légué leurs tripes d’airain, leurs bras courageux et leur fierté indomptable.

Le 12 janvier 2010, l’élément terre a parlé. Il a protesté contre le devenu modelé, imposé par ses fils. La République de Port-au-Prince a disparu sous ses propres décombres. Les masques qui cachaient la médiocrité de nos institutions sont tombés, mettant à nu le vide, l’absence du gouvernement. Près d’un demi-million de frères et sœurs ont payé de leur vie une nouvelle ère pour la renaissance de la République d’Haïti.
La renaissance. Un mot porteur d’espérances. La renaissance d’un pays pour le bonheur de ses habitants. Un pays prospère devenu havre de paix et de joie. Une terre capable de nourrir ses enfants. Une nation indépendante que les responsables politiques ne doivent pas diriger avec les pieds mais avec la tête.

En trente-cinq secondes la vie a basculé. Des centaines de milliers de morts, disparus, blessés. Un nombre inconcevable de victimes dans leur âme, leur chair, leurs possessions, ont pavé cette nouvelle page morbide de notre histoire de peuple. Le séisme a trouvé une mentalité, une manière de vivre, un établi concoctés en 206 années de parcours. Sera-t-il l’évènement qui brisera le cercle démentiel de nos pratiques, de nos discours, de nos croyances ?

Si un peuple a le gouvernement qu’il mérite, un gouvernement a aussi le peuple qu’il mérite et la communauté internationale a le gouvernement haïtien qu’il mérite. C’est la continuité des pratiques consistant à réagir pour gérer le court terme, sans une vision des moyen et long terme. Nos dirigeants ont prouvé leur incapacité à régir la situation effroyable au lendemain du tremblement de terre. La présence des Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) aurait trouvé une justification exceptionnelle si elle avait su faire une différence dans la gestion de la catastrophe. Elle a failli dans ses tâches de stabilisation, de sécurisation des zones affectées et des pénitenciers.
Deux mois après, l’aide internationale a lavé des plaies, sans panser les blessures. La situation subsiste sans la moins tangible lueur d’espoir. Jacmel, Miragoâne, Petit-Goâve, Grand-Goâve, Léogane, Carrefour, Port-au-Prince et ses tentacules subsistent dans un moins que rien, le fond du trou jamais atteint précédemment. La misère comme nous n’avons jamais osé imaginer. La gabegie gouvernementale conjugue ses verbes personnels. Elle croupit dans une stagnation insupportable pour tous ceux qui attendent un geste, une lumière sur nos lendemains en tant que peuple.

La gestion de l’immédiat requiert de reloger et prendre en charge les sans-abris et les victimes pour une période déterminée, protéger les vies et les biens, démolir les bâtiments endommagés, déblayer et débarrasser les villes des gravats.

Le regroupement des populations de la zone métropolitaine dans des camps temporaires au lendemain du séisme a constitué des agglomérations qui semblent déterminées à prendre des dimensions quasi permanentes. Dans une société déjà fragile et dont les bases ont été violemment secouées, cette situation couve une dégradation plausible dans les mois à venir. La promiscuité de personnes de tous âges, la précarité des conditions de vie permettent les abus, le viol, la prostitution, l’insécurité et la propagation de maladies. Cette situation peut dégénérer et progresser rapidement vers l’explosion sociale et des épidémies.

L’exemple du Nicaragua après le séisme qui frappa Managua le 23 décembre 1972 est non équivoque. Les réactions du gouvernement haïtien sont identiques aux erreurs du gouvernement de Somoza. La résurgence du Sandinisme a trouvé dans la situation post tremblement de terre créée par le gouvernement nicaraguayen, les conditions propices vers le commencement de l’éclatement de la société d’alors. Aujourd’hui, plus de trente-huit ans après, l’histoire semble vouloir emprunter au Nicaragua des similitudes inquiétantes. L’évasion des locataires du Pénitencier national, la facilité d’infiltration offerte par les conditions précaires de fonctionnement de la Sécurité Publique et le manque d’appui évident de la MINUSTAH permettent de faire des projections peu favorables pour le pays. Il est important de souligner, pour l’Histoire, que la MINUSTAH avait charge de garder les portes du Pénitencier national.
Port-au-Prince, poumon et cœur économique du pays a été profondément atteint. Ce qui subsistait de l’après-séisme n’a malheureusement pas été protégé. Le représentant des Nations-unies, M. Edmond Mullet, représentant spécial du secrétaire général de cette organisation et chef de la MINUSTAH, à une réunion le 3 février avec le secteur privé, au local de la mission, a clairement exposé son point de vue : « La sécurité du centre-ville ne représentait pas une priorité ». Livré au banditisme, au pillage systématique et aux flammes nées de mains criminelles, il ne reste aujourd’hui que la volonté de certains citoyens qui veulent se battre contre l’anéantissement de cette zone. La Police Nationale a peu de moyens. Elle s’acharne, sans l’appui visible de la MINUSTAH à tenter une sécurisation dans la ville.

La présence des organisations non gouvernementales (ONG) déjà marquée sur le terrain, s’est renforcée de manière spectaculaire après le séisme. Un pullulement de ces boîtes fragilise encore plus notre économie gangrénée. Le malheur d’un peuple devient source d’opportunités ; beaucoup s’enrichissent à travers ce canal humanitaire. Les ONG ne constituent pas une base viable pour la construction de l’économie d’un pays.

L’absence des structures adéquates pour la réception de l’aide internationale, la réponse tardive et insuffisante des acteurs gouvernementaux ont permis une dissémination de l’aide. Elle fut nécessaire et bénéfique. Mais aujourd’hui, à moins que les intermédiaires naturels ne soient utilisés dans la production et la distribution des produits, l’aide peut s’avérer néfaste et destructive pour notre économie exsangue.

Les catastrophes naturelles demeurent un théâtre de choix pour les acteurs politiques. Ils ont le talent d’utiliser la misère, la souffrance et les tribulations de ce peuple pour maintenir leur clientèle politique. Les conditions existentielles infrahumaines deviennent leur capital politique. Ils cultivent avec une aptitude nocive, la maladie viscérale du pouvoir et de l’enrichissement illicite. Leurs fausses promesses d’un devenir meilleur planent sans résonance sur une population aux oreilles écorchées, fatiguées de leurs sempiternelles accusations contre leurs homologues. Toujours au nom du peuple, ils occupent les avenues du pouvoir. Ils persistent à vouloir maintenir ou prendre les rênes de la destinée de ce pays croupissant dans un état latent d’abêtissement, alors qu’ils n’ont jamais rien eu à lui offrir. Ils entretiennent le statu quo de peur de diminuer leur emprise politique.

Le peuple, toutes classes confondues, attend le gouvernement, la classe possédante, la diaspora et la communauté internationale. La classe possédante et la diaspora attendent le gouvernement et la communauté internationale. Le gouvernement attend la communauté internationale, la diaspora et leur argent. La communauté internationale attend le gouvernement. La saison cyclonique et l’éclatement social n’attendront personne. La reconstruction ne pourra se faire sans la participation des acteurs locaux responsables, des haïtiens sains de la diaspora, et de la communauté internationale.

Le silence ne profite pas toujours au sage. Aujourd’hui plus que jamais, la société saine, silencieuse, devra abandonner son mutisme, son fatalisme, son inaction et ses pratiques de politique de salon. Le « bon Dieu bon » ne tient plus. La nouvelle société d’après le 12 janvier devra faire entendre sa voix, réclamer et imposer sa participation dans les rouages de la destinée haïtienne. Il est temps que cette majorité prenne la responsabilité naturelle qui lui incombe de conduire l’avenir de son pays. Les opportunités qui nous sont offertes exigent la participation de tous. Elles nous ouvrent de nouvelles avenues, l’occupation d’Haïti par ses fils. Les terres de production demeurent inexploitées. La génération montante a droit de recueillir un pays, une terre d’appartenance et non un tremplin vers l’extérieur.

Nous n’avons pas besoin des Casques rouges. Les Casques bleus ne nous mènent nulle part.

Nous avons besoin d’un Etat. Nous avons besoin de créer du travail. Nous avons besoin de décentraliser la République de Port-au-Prince. Nous avons besoin de retourner à la production nationale. Nous avons besoin d’un programme de développement agricole. Afin de cesser de tendre nos bols au blé des Blancs.

Nous avons besoin de savoir ce que mijote le gouvernement.

Roméo Halloun
16 Mars 2010

COMMENT LE DEVELOPPEMENT DURABLE EST POSSIBLE DANS LES REGIONS EN HAITI

March 12, 2010 by Archivex-Haiti  
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En lançant le Club des entrepreneurs ce soir, nous voulons ouvrir l’autoroute vers le développement durable a travers plusieurs axes :

Mobiliser l’entrepreneurship de chacun à créer une société d’initiatives et de richesses partagées ;

Harmoniser les intérêts du secteur public et du secteur prive en un partenariat responsable voué á la satisfaction des besoins équitables de la communauté des femmes et des hommes ;

Tourner et retourner vers l’innovation, la recherche, la découverte et l’exploitation du potentiel de proximité ; déserter les sentiers faciles et étroits de la spéculation ;

S’assurer par un tableau de bord intelligent qu’on est toujours dans la bonne voie, qu’on ne se dévie pas de la règle de l’autoroute du développement durable. Elle se résume simplement en cette formule :

La richesse ne crée pas le développement. Le développement crée la richesse. La richesse qui ne crée pas le développement gonfle les fortunes personnelles, fait se répandre le poison de l’orgueil et de la flatterie, allume le flambeau de la sédition, des révoltes et des haines sociales, grossit les ténèbres de l’ignorance et finit par effondrer les empires financiers.

Arrêtons-nous un instant devant les feux rouges de l’histoire, voyons !

L’échec économique et social d’Haïti est l’échec de l’entreprenariat haïtien. Il est trop statique dans un système dynamique. Il s’est enlise dans la spéculation, dans la croyance prédominante en la matière, dans le mépris de l’humain. Où, le développement hisse les préférences a la satisfaction des hommes et des femmes qui changent, a travers le temps, au travers de leurs gouts, de leur agrégation, leur regroupement social, ethnique, professionnel.

Arrêtons devant les feux rouges de l’histoire, voyons !

Le développement durable est exigeant. Il demande un environnement de libertés, de tolérance spirituelle, d’ouverture de cœur et d’épanouissement individuel total. La spéculation est fermée. Elle s’insère dans la répression. La que le développement apport la générosité et créativité, la spéculation sème l’égoïsme, l’économie de « Raket », une économie marginale faire de prébendes, de détournement sociaux, de contrebandes, d’évasions fiscale.

Nous avons passe deux ans a pratiquer ces aveuglements criminels. Entrons-nous désormais dans une ère nouvelle, marquée, par le déblocage de l’entrepreneurship, la mise a la disposition de tous des possibilités de créer sans discrimination, des biens et services et de contribuer a l’émergence des pôles de bien-être économique et social a travers tout le territoire d’Haïti.

Le bonheur national haïtien est possible, pour s’épanouir, il a besoin d’une architecture financiere diversifiée qui en soutient les bases.
Il faut démocratiser le crédit en Haïti – non pour condamner les pauvres a devenir plus pauvres mais pour les encourager a transformer leur pauvreté en richesse. Car, de vrai, la pauvreté active est la première source féconde de la richesse. En demandant équitablement la démocratisation du credit en Haïti, nous en appelons a des institutions et mécanismes moderne d’accompagnement de l’entreprenariat : banques de développement, fonds d’investissement, fonds de developpement régional, fonds d’appui aux pme, fonds d’aide a l’exportation, capital-risque, crédit foncier, crédit-bail, etc.

Arrêtons-nous devant les feux rouges de l’histoire, voyons !

Cependant, la rengaine experte tatillonne peut ressurgir et xeciper de nos incapacités. Les incapacités ne forment qu’une vue de l’esprit, la ou les besoins sont nombreux et atteignent a la dimension d’un désastre humain. nous nous persuadons que par respect de la morale universelle la communauté internationale, qui nous assiste plus par devoir lie, comprend et comprendra que désormais, au regard d’un etat membre, Haïti, notre pays, elle n’a d’autre mission que de l’accompagner cet etat membre a recouvrer son droit au bonheur national et a faciliter les conditions autochtones de sa réalisation.

Comme le développement national implique la responsabilité première de ceux qui le réclament pour leur communauté, il nous importe de savoir que nous devons nous ouvrir davantage, nous efforcer d’être plus accueillants, plus honnêtes, plus compétents, plus pacifiques, plus responsables, plus solidaires, plus respectueux des valeurs démocratiques, des libertés économiques, de la propriété privée, être plus capables de ne pas accepter l’inacceptable. si nous continuons a laisser au sein de la justice des comparses invétères exposer les investissements a l’insécurité foncière sans des mesures de redressement appropriées, le droit au développement économique et social de tout un peuple sera encore viole, bafoue, lèse et traine aux enchères sordides des foires aux larrons en soutanes. La justice, dans tout pays sérieux, doit être le socle de la promotion de l’investissement prive.

Arrêtons-nous devant les feux rouges de l’histoire, voyons JESUS DIT DANS MATHIEU 6,22-23 : « la LAMPE DU CORPS C’EST L’ŒIL. SI TON ŒIL EST SAIN, TON CORPS TOUT ENTIER SERA LUMINEUX, MAIS SI TON ŒIL EST MALADE, TON CORPS TOUT ENTIER SERA TENEBREUX. »

Et, AJOUTE NORMAN VINCENT PEALE DANS SON LIVRE « la pensée positive », ne pensez jamais en termes de lacunes, pensez toujours prospérité. Que votre vie et vos pensées s’édifient à partir de l’abondance de dieu. Aimez-le, servez-le ; en outre aimez et servez vos frères les humains et vous connaitrez la vraie joie de vivre.

Oui il est temps !

Il est temps de penser a la prospérité âpres la tragédie du 12 janvier 2010 a Port-au-Prince

il est temps de voir sainement cette prospérité entre les mains fraternelles de la communauté internationale.

il est temps surtout, surtout d’aimer nos frères, les humains, les haïtiens et de travailler pour l’abondance de leur vie.

il est temps surtout de servir nos frères, les humains, les haïtiens et de leur offrir la vraie joie de vivre sainement, satisfaits, qu’ils seront, de leurs besoins primordiaux.

Le premier besoin primordial est le bonheur national. Aménageons les conditions de son épanouissement de manière solidaire, dans l’équité, la démocratie, la liberté d’entreprendre.

Le premier besoin primordial est la création de la richesse. Rendons la possible dans ses capacites de multiplication et de distribution.
le premier besoin primordial est la sécurité des vies et des biens et la paix sociale. Apprenons-nous à être moins lâches, plus responsables socialement, moins corrupteurs, moins corrompus.

Le premier besoin primordial est l’accès aux services de base. créons-les partout afin que, dans les dix départements, l’entreprenariat soit encourage comme l’instrument le plus indispensable a la résolution des problèmes humains..Il ne s’agit point seulement de l’entreprenariat économique mais aussi de l’entrepreneurship social et politique, aptitude bien apprise a des initiatives d’utilité générale.

Arrêtons-nous devant les feux rouges de l’histoire, voyons !

C’est l’entreprenariat qu’il faut décentraliser et orienter vers la création des utilités humaines.il faudra dans chaque pole de développement régional un observatoire économique et social pour évaluer et réévaluer sans cesse les efforts de développement global et sonner l’alarme sur les distorsions qui apparaitront toujours.
le premier effort qui interpelle aujourd’hui toutes les consciences et toutes les ressources est la formation de l’homme haïtien, que nous voulons être ne de nouveau. ce doit être l’homme du savoir, du savoir être, du savoir apprendre du savoir donner, du savoir recevoir, du savoir créer.

Arrêtons devant les feux rouges de l’histoire, voyons !

L’observatoire économique et social, qui doit organiser et exercer aussi une veille sur l’aide internationale te l’action des ONG n’amènera pas mais accompagnera le développement régional. Ce qui le garantit surement c’est l’exploitation équitable qu’on aura fait du potentiel régional. Le développement est au cœur de la région et non en dehors de lui.il faut a son essor tout un parc d’autonomies, administrative et financière. L’aménagement institutionnel actuel est un obstacle au développement régional en Haïti.
Dans l’Artibonite, par exemple, un pole agro-industriel peut facilement s’étendre de terre-neuve a st Michel en passant par gros-morne et marmelade. tout en admirant de la crête de Pilboro, les jupes bariolées de floriculture, on embrassera au fond de l’Artibonite des territoires d’aquaculture traverses par des industries rizicoles et maraichères ; au loin, dans la baie des Gonaïves , des navires accroches au port en eaux profondes dans l’attente des cargaisons des industries de transformation dissémines dans la pépinière de la Sogice, société Gonaivienne industrielle, commerciale et économique créée tantôt par des membres de l’AEA. Que sera-ti-il exporte ?

Sel de corindon et de Bartolo. Poissons traites d’anse rouge. Produits miniers et marbriers de darang, perisse, la pierre. Mangues de gros-morne.jus de fruits de marmelade.

Quand on se sera aventure un peu plus a l’intérieur, on découvrira un maillage si bien tisse entre centres de recherche, universités et entreprise qu’on se dira dans un moment d’exaltation :

Haïti a réalise avec la coopération internationale la deuxième œuvre gigantesque de son histoire, le développement équilibre au profit de tous ses habitants.

ce n’est pas un rêve, mes chers amis. C’est une possibilité. Elle est a notre portée. C’est tout ce qu’aura apporte le club des entrepreneurs. Plus qu’un club c’est un incubateur de créativité et d’idées pour l’enrichissement. C’est un carrefour d’échange des opportunités. C’est un réseau synergique des volontés, des disponibilités, des solidarités, des avoirs, des savoirs.

A nous de saisir les opportunistes qui s’offrent entre les mains de la communauté internationale a la faveur du devoir de reconstruire Haïti, qui est d’abord a nous.

Le seul problème c’est de nous réapprendre a être honnêtes. Sincères, solidaires, soucieux du bien-être de nos frères, les humains, les haïtiens et de leur environnement.

L’Artibonite en est capable. Voyons-le dans la présentation suivante qu’augurera la direction départementale du plan, de mon point de vue personnel, la seule administration publique locale citoyenne de par l’orientation dynamique de son titulaire.

L’esprit est le commencement du développement. La satisfaction humaine en est l’aboutissement. Apprenons-nous a nous nourrir de l’esprit et nous attacher a la satisfaction humaine des besoins globaux pour le bonheur national et la vraie joie de vivre de tous les haïtiens.

Merci.

Pierre Robert Auguste, Gonaïves 4 mars 2010

February 26, 2010 Haiti – Earthquake Six Weeks Later; More of the Same!

February 27, 2010 by Archivex-Haiti  
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 The more things change, the more they stay the same.  Almost six weeks after one of the worst disasters in Haiti, the President of Haiti, Rene Preval has called on the electoral council to publish its electoral calendar.  Is that a surprise?  It should not be!   Haitian leaders have this incredible capacity to use tragedies to move forward with their political agenda. 

Mr. Preval is not the first; however he is the first to be hit by a catastrophic disaster of this magnitude.  This man has the world at his feet and yet instead of using the support in a positive way, his mind is concocting ways to have that international support accept his political agenda.

Six weeks later, the Haitian people are still living in the direst situation. The rainy season is upon us and yet instead of focusing on permanent shelter, instead of focusing on improving the lives of its people, he is planning elections.  What else must happen for Mr. Preval to understand that there has to be CHANGE in Haiti?  He cannot continue to treat his people as though they are animals and the international community must not let itself be caught in this ambush.
Unfortunately, Mr.  Preval has not learned from the past and from the recent political and social history of Haiti.   The Haitian people are tolerant; the Haitian people are resilient; however that makes them even more unpredictable and more volatile.   The way the current situation is presenting itself, the near future is looking very ominous.  We may as well put on our seatbelts because this ride is going to be treacherous.   Those poor people living in the tents are going to revolt sooner than later and when they do, God help us all.  

I will conclude this by repeating the words articulated in the late 1950s by the U.S.  Ambassador to Haiti, Gerald Drew   “In Haiti, don’t believe anything you hear and believe HALF of what you see”. These words are as true today and as powerful as they were back then.

Arielle Jean-Baptiste
The Daily JAB
February 26, 2010

Haiti-Earthquakes : Probability of 80 percent for an earthquake of magnitude 5

February 27, 2010 by Archivex-Haiti  
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Haiti-Earthquakes : Probability of 80 percent for an earthquake of magnitude 5 or greater in the next 90 days
Wednesday 24 February 2010

USGS Updates Assessment of Earthquake Hazard and Safety in Haiti and the Caribbean / Released: 2/23/2010
Published by AlterPresse on February 24, 2010
The U.S. Geological Survey (USGS) issued an update to its Jan. 21, 2010, statement, which includes the aftershock probabilities for the next 30-to-90-day period and for the overall year.
U.S. Geological Survey Director Marcia McNutt asked the team of USGS earthquake scientists to continue to provide an evaluation of the earthquakes facing Haiti now and in the future. Here is the updated statement in its entirety from the USGS:
This statement revises and updates the statement issued by the USGS on Jan. 21, 2010.
The magnitude-7 earthquake of Jan. 12, 2010, near Port-au-Prince, Haiti, has generated a sharp increase in concerns about the potential for future earthquakes in Haiti and the surrounding region. These concerns extend to understanding the causes of the earthquake hazard and learning what can be done to ensure seismic safety in the future. The purpose of this statement is to convey our best judgment on these subjects.
Aftershocks: The aftershock activity will continue for many months, although the frequency of events should diminish with time. Nevertheless, the threat of additional damaging earthquakes within the sequence remains. Based on the characteristics of the aftershock sequence observed so far, we estimate the probabilities of future aftershocks, as of February 23, 2010, as follows:

Aftershock magnitude (M) 30-day period 90-day period 1-year period
M 5 or greater 55% 80% 95%
M 6 or greater 7% 15% 25%
M 7 or greater 1 % 2 % 3 %

Precautions: Any aftershock above magnitude 5.0 will be widely felt and has the potential to cause additional damage, particularly to vulnerable, already damaged structures. Everyone in the Port-au-Prince area must maintain awareness with regard to their personal earthquake safety. Individuals should always have in mind what action to take if the ground starts to shake. Open spaces are generally safe. If indoors, drop to the floor, take cover under a sturdy desk or table, and wait for the shaking to stop. Do not go outdoors until the shaking stops.
Only qualified engineers can determine if a damaged building is safe for reoccupation. Until engineering assistance arrives, a general rule to follow is: If it does not look safe, it probably is not safe. Entry into or reoccupation of obviously damaged structures should be avoided.
Short-term concerns: The geologic fault that caused the Port-au-Prince earthquake is part of a seismically active zone between the North American and Caribbean tectonic plates. The earthquake undoubtedly relieved some stress on the fault segment that ruptured during the event, but the extent of rupture along the fault is unclear at this time. Fault slip models, preliminary radar surface deformation measurements, and examination of satellite and airborne imagery for surface rupture suggest that the segment of the Enriquillo fault to the east of the January-12 epicenter and directly adjacent to Port-au-Prince did not slip appreciably in the earthquake.

This implies that the Enriquillo fault zone near Port-au-Prince still stores sufficient strain to be released as a large, damaging earthquake during the lifetime of structures built during the reconstruction effort. In historic times, Haiti has experienced multiple large earthquakes, apparently on adjacent faults. Field studies and ground observations of fault offsets during this earthquake and in past events are essential to evaluate the potential for future earthquakes in proximity to Port-au-Prince.
Long-term concerns: Over the past three centuries, earthquakes comparable to or stronger than the recent one have struck Haiti at least four times, including those in 1751 and 1770 that destroyed Port-au-Prince. We have estimated the probabilities of a future large earthquake on the Enriquillo fault. These estimates are based on techniques developed for earthquake hazard assessments in the United States. Our estimates indicate a probability range of 5 percent to 15 percent, less than one chance in six, for an earthquake of magnitude 7 on the Enriquillo fault near Port-au-Prince during the next 50 years. The range of probabilities is due to uncertainties in our current understanding of the seismicity and tectonics of the region. Further study of the historical seismicity and the geological characteristics of the Enriquillo fault zone will help to reduce the uncertainty.
For comparison, the probability of a magnitude 7 or greater earthquake within the next 50 years on the Hayward-Rodgers Creek fault in the eastern portion of the San Francisco Bay region of California is about 15 percent.
For the future: Given the estimates of earthquake hazard cited above, buildings in Port-au-Prince and environs will continue to be at risk from strong earthquake shaking. These risks can be minimized through the use of earthquake-resistant design and construction practices that apply the results of a comprehensive earthquake hazard assessment. It has been shown that the benefits of losses avoided through earthquake mitigation practices outweigh the costs.
The probability estimates given above fall far short of a thorough seismic hazard assessment that takes into account all of the relevant information on the geology, tectonics, and seismicity of a region. Such assessments include maps of the levels of ground shaking expected over various time periods. Seismic hazards assessments, coupled with site-specific studies of rock and soil conditions and landslide susceptibility, are essential for land use planning and safe, cost-effective earthquake resistant construction.
Regional concerns: The experience of the Port-au-Prince, Haiti, earthquake reveals a need for better understanding of the nature and extent of earthquake and tsunami hazard in the Caribbean region. This entire region is seismically active due to the relative motion between tectonic plates and is prone to damaging earthquakes: It is a small-scale “ring of fire” similar to that encircling the Pacific Ocean. Historical earthquakes greater than magnitude 7 have occurred in Puerto Rico, Jamaica, Dominican Republic, Martinique, and Guadeloupe. Along the northern coast of Venezuela, the juncture of the Caribbean and South American plates has caused damaging earthquakes in the vicinity of Trinidad and Tobago. Earthquake safety policy, including building codes throughout the region, should be based on thorough seismic hazard assessments.

Calendrier Electoral 2009-2010 – Haiti

November 25, 2009 by Archivex-Haiti  
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cep9 novembre – 22 décembre 2009                     Mise à jour de la liste électorale

16 – 20 novembre 2009                                        Enregistrement des partis/ Groupements et Regroupements Politiques

24 novembre – 2009                                              Publication de la liste des partis agréés

25 – 30 novembre 2009                                       Inscription des candidats

30 novembre – 9 décembre 2009                    Période de contestation des candidatures

30 novembre – 30 décembre 2009                 Production des kits électoraux

11 décembre 2009                                                  Publication de la liste des candidats agréés

12 décembre 2009                                                  Tirage au sort des partis politiques

12-13 décembre 2009                                           Préparation des maquettes des bulletins

15 décembre 2009                                                  Commande de l’impression des bulletins

18 décembre 2009                                                  Début campagne de sensibilisation

3-15 janvier 2010                                                    Préparation maquettes bulletins de vote

4-11 janvier2010                                                     Préparation de la liste électorale générale (LEG)

4 Janv-4 Fév 2010                                                  Recrutement des superviseurs

4 Janv-23 Fév 2010                                               Impression des cartes d’accréditation des Observateurs

12 janvier 2010                                                       Impression de la liste Electorale Partielle (LEP)

13 janv-19 Fév 2010                                              Recrutement et formation des MBV

22 janv- 9 Fév 2010                                               Impression et empaquetage des bulletins

26 janv 2010                                                            Ouverture de la campagne électorale

26 Fév 2010                                                             Fermeture de la campagne électorale

28 Fév 2010                                                            Jour  du scrutin (sauf Centre)

3 mars 2010                                                            Premier tour dans le département du centre

8 mars 2010                                                            Résultats préliminaires

11 au 22 mars 2010                                              Contestation et traitement de contestations

22 mars 2010                                                          Résultats définitifs du 1er tour

Elle est née sans anus.

July 12, 2009 by Archivex-Haiti  
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sans-anusUn bébé répondant au nom de Mylove Seguet, est arrivé au monde sans anus. Cette enfant qui vient d’avoir 5 jours fait face à d’énormes souffrances compte tenu du fait qu’elle est dépourvue de l’orifice du rectum devant lui faciliter l’évacuation des matières fécales.

Actuellement, la petite Mylove fait ses besoins physiologiques via sa partie génitale, une situation qui plonge ses parents complètement dans la tourmente. Ne sachant aujourd’hui à quel saint se vouer, les parents de Mylove appellent au secours des altruistes afin de sauver la vie de leur enfant.

Les bienfaiteurs désireux de venir en aide à Mylove Seguet, peuvent entrer en contact direct avec ses parents aux numéros suivants : 509-3861-3206 / 509-3867-9282 ou 509- 3876-6219.

A noter que ces gens sont originaires de la ville Arcahaie située au nord de Port-au-Prince.

Aristide costing South Africa taxpayer R5m a year

June 30, 2009 by Archivex-Haiti  
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aristide_in_south_africa1by Kenneth Mubu MP – 28 June 2009 – DA MP says former Haitian leader is receiving perks usually granted to cabinet ministers  Aristide is costing South Africa at least R5-million a year.

A reply to a Democratic Alliance (DA) parliamentary question (question included below) shows that ousted former Haitian leader Jean-Bertrand Aristide is continuing to receive special treatment from the state with state-funded accommodation, office staff, transport and security equivalent to that provided to a Cabinet minister. A conservative estimate puts Aristide’s total annual cost to the South African taxpayer at upwards of R5-million.
While the Department of International Relations and Cooperation has provided an inadequate answer on the costs associated with supporting Aristide, and the DA will be asking further follow-up questions to obtain more specific information, it is possible to draw up a rough estimate of his costs:

Accommodation: Ministerial houses are usually valued in the range of R3m-R4m.

Car allowance: Aristide’s car allowance would be around R1.2m.  

Staff: The reply does not say how many staff are employed to manage Aristide’s affairs. But if he employs three people, this could easily be costing the state R500 000 a year.

Security: This is determined by the VIP unit according to their estimates of need. Earlier this year it was revealed that Jacob Zuma’s security was costing the state R1m a month. If Aristide’s security costs are even a twentieth of this, it is costing the state R50 000 a month (R600 000 a year).

The ministerial guidelines state specifically that a minister may not hold another job and receive a salary from the state. Aristide is not receiving a salary, but he is receiving generous benefits. Yet he continues to hold a research fellow in the College of Human Sciences at Unisa.

Aristide has been living in South Africa since May 2004. At the time that he fled to South Africa, then Presidential spokesperson Joel Netshitenzhe said “This is a temporary arrangement until the Haitian situation stabilizes and Aristide can return”. Five years later, he appears to have settled down here permanently.

South Africa is having to cope with a flood of refugees fleeing persecution and corrupt government. If we are to spend money on refugees, we should rather spend it on processing the applications of those who are really in need, not on maintaining at enormous expense a powerful man with a tainted reputation.

PARLIAMENTARY QUESTION:
Whether former Haitian President Jean-Bertrand Aristide remains resident in South Africa; if so, (a) Where is he currently living and (b) (i) what budget was allocated for the maintenance of his household in each of the financial years that he has been resident in South Africa and (ii) how is this budget broken down for (aa) security, (bb) household running costs, (cc) vehicles, (dd) staff and other specified costs?

REPLY:
a) The Former President is currently residing in Gauteng, South Africa
b) (i) The South African Government generally owns the accommodation and assets provided for utilisation with regard to the residence in Gauteng of former president Jean-Bertrand Aristide and the costs related thereto, like those of Cabinet Ministers, are integrated into the operations of Government. The South African Government budgets for these services to former president Jean-Bertrand Aristide are equivalent to those provided to a South African Cabinet Minister.
(ii) (aa) – (dd) The monthly costs related to his accommodation, transport, office staff and security are similar to the cost associated to a South African Cabinet Minister The DA Office administrator: about R120 000 per year
Whether former Haitian President Jean-Bertrand Aristide remains resident in South Africa; if so, (a) Where is he currently living and (b) (i) what budget was allocated for the maintenance of his household in each of the financial years that he has been resident in South Africa and (ii) how is this budget broken down for (aa) security, (bb) household running costs, (cc) vehicles, (dd) staff and other specified costs?

REPLY:
a) The Former President is currently residing in Gauteng, South Africa
b) (i) The South African Government generally owns the accommodation and assets provided for utilisation with regard to the residence in Gauteng of former president Jean-Bertrand Aristide and the costs related thereto, like those of Cabinet Ministers, are integrated into the operations of Government. The South African Government budgets for these services to former president Jean-Bertrand Aristide are equivalent to those provided to a South African Cabinet Minister.
(ii) (aa) – (dd) The monthly costs related to his accommodation, transport, office staff and security are similar to the cost associated to a South African Cabinet Minister.
Statement issued by Kenneth Mubu MP, Democratic Alliance shadow minister of international relations and cooperation, June 28 2009

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