Préval est arithmétiquement mort sur le plan politique.

March 8, 2010 by Archivex-Haiti  
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Dans un pays où il y a une classe politique cohérente, René Préval devrait déjà annoncer sa démission sans tambour ni trompettes puis annoncer les Etats Généraux pour camper l’agenda d’Haïti-Nation. Sauf les aveugles qui refusent de comprendre qu’on n’a pas besoin de passer de midi à 14 heures pour écrire l’acte de décès du Président d’Haïti. La raison est aussi simple, les conséquences du séisme ne sont autres que le résultat d’un régime Lavalas moribond qui n’a jamais su mettre une politique en place pour urbaniser Port-au-Prince correctement sans oublier la bidonvilisation politiquement calculee de la capitale qui a servi Duvalier.
La logique de Aristide I, Aristide II, Preval I, Aristide III, Preval II, deux populistes, c’est « laissons-les car le peuple est souverain ». Les deux avaient toujours peur de prendre des décisions impopulaires qui nous serviraient aujourd’hui, soit la réduction du nombre de morts. Par voie de conséquence, en 35 secondes le séisme a broyé les gens comme un requin ouvrant ses lèvres pour tout manger, maisons et humains sous ses dents. Ce séisme indique que nous étions toujours laids mais on a surtout oublié le miroir pour nous l’indiquer.

Ce seisme devrait apprendre aux victimes que ce n’est pas la NATURE qui est contre le peuple haïtien. Il s’agit en grosso modo d’un Etat mazora victime de responsables moribonds qui ont géré ce pays dans l’improvisation et l’amateurisme.
Si le Chili de Michele Bachelet n’a même pas un pour cent (1%) de nos morts (3,000) pour une magnitude de 8.8, ce n’est pas parce qu’ils sont plus intelligents que nous, c’est parce que nos dirigeants haïtiens n’ont pas une seule fois réfléchi sur la question. Nos dirigeants ont fait la sourde-oreille en gérant un pays comme des sapeurs pompiers, comme des hommes qui se sont laissé embrouiller dans des détails politiques.

Papa Doc de 1957 à 1971 a du se préoccuper de plus de 12 invasions qu’il devait toujours mater pour se créer un break politique car quand ce n’est pas du Nord, ce sera du Sud, les jeunes d’Haïti, ou au cœur de Port-au-Prince. La petite histoire va révéler que Papa Doc allait laisser le Palais lors d’une invasion mais suite à un envahisseur qui est allé prendre une pause cigarette, un soldat eut le temps d’informer le Président « Excellence, c’est un minimum zwit ». Duvalier s’est senti renforcer… et voilà. Baby Doc se la coulait douce durant 15 ans et le premier séisme politique l’emporta comme la paille dans le vent. Il démissionna gentiment.
Quant à Aristide lui-même, c’est un séismologue-né qui peut expliquer son incompétence versus sa popularité. Son prétexte le plus bizarre « On m’a toujours empêché » Malgré sa popularité liée a son incompétence,

JBA ne peut jamais nous dire pourquoi le roi du peuple est sorti toujours sans babouche de son trône. Donc qu’il s’agisse des deux Duvalier, d’Aristide I, II, III, Preval I, Preval II, l’on comprendra que le séisme du 12 janvier a mis au clair tout ce qu’on nous cachait. Le séisme a dit tout haut ce que certains disaient tout bas. Les constructions ne tenaient jamais compte des risques sismiques alors que tous se le disaient en cuvant la bière dans leurs salons de la République de Port-au-Prince. Le séisme prouve aussi que l’éducation du peuple n’a jamais été une priorité pour leur expliquer quelle attitude qu’il faut avoir lors d’un séisme. Le séisme prouve que l’absence de forces armées eut été responsible pour secourir les multiples gens qui sont restées vivants sous les décombres pendant des jours et dont on entendait leurs voix « Je suis vivant, Jesus sove’m » On raconte que sous les décombres de la DGI, l’on écoutait de vive voix les échos des survivants qui scandaient des cris de secours apres plus d’une semaine. Le séisme a prouvé aussi combien Haïti dépendait exclusivement de la Communauté Internationale.
Durant l’année 2009, Préval a tout fait pour rester au pouvoir le 7 février 2011 soit en s’assurant de rester lui-même, soit en « putinisant » la Primature, savoir qu’il allait placer son successeur au Palais et devenir lui-même Premier Ministre (2011-2016). Préval allait cyniquement caser Jacques-Edouard Alexis ou n’importe qui se révélerait un allié inconditionnel pour s’assurer de sa douce retraite. Il a flanqué un CEP de nullards qui vont organiser des élections frauduleuses à l’instar de celles du 21 mai 2000 et du 26 novembre 2000. Rappelons-nous de Leon MANUS. On se rappelle des brouilles au Senat en septembre 2009 pour valider les nouveaux faux élus. Préval a fondé INITE avec le grand soutien du Groupe de Bourdon, de l’élite économique, de la MINUSTAH pour s’accaparer classiquement du pouvoir en février 2011.
Préval a déposé l’amendement de la Constitution de 1987 qui prévoyait son agenda caché. Préval a pu facilement révoquer Michèle Pierre-Louis qui était visiblement une menace politique pour lui. Michèle Pierre-Louis va lui jeter une gifle récemment dans l’Express pour dire « Quand le président se trouve dans des réunions après le séisme et demander aux uns et aux autres que faire…. Qu’il se rappelle que c’est lui le LEADER. »
Mathématiquement, Préval est mort. Les parents des 300,000 morts, les 300,000 blessés, les 1.5 millions de sans-abri, les amputés, les victimes perturbées de toutes sortes ne sont pas dupes. C’est de la frustration à son comble … En déchiffrant, on a Vote – 1 pour Preval et son dream team. Chaque mort a au moins un parent et des amis qui se révoltent contre le silence et l’ineptie de Préval, donc on peut arriver à conclure que du coté des morts, il y a en moyenne un demi-million (500,000) de gens qui ne voteraient jamais Préval pour le simple fait que mêmes les mots de condoléances ne leur ont pas été adressées. Dans tous les pays, le rôle d’un Président après toute catastrophe de cette ampleur c’est de dire le mot de circonstance pour déclarer « Etat d’urgence » afin de susciter officiellement l’appui international. Rappelez-vous que l’International est venu sans l’appel de Préval puisque l’odeur des morts montait au nez même derrière les écrans d’Anderson Cooper.

Les 300,000 blessés savent que pratiquement, ils n’ont pas un président qui puissent soumettre un projet de loi au Parlement afin de légiférer sur un programme social pour eux. N’est-ce pas le cas des vétérans de guerres aux Etats-Unis et dans les autres pays du monde. Ces 300,000 avec proches, parents et amis ne voteront jamais Préval, aussi simple que cela.
Pour les 1.5 millions de sans-abri, n’en parlons même pas. Ils sont sous les tentes dans les conditions infrahumaines, ils ont faim, ils surveillent les voleurs, les prisonniers, ils ont froid, ils sont dans la boue, ils doivent se débrouiller comme Maitre Jean-Jacques pour dormir. La vie est difficile pour eux. Ces 1,5 millions ne voteront jamais Préval.
Fort de cela, c’est une perte de temps de parler de Préval comme Président. Il ne l’est plus. C’est un figurant au sens propre. Il est là parce qu’il est là. Le séisme l’a bien et bien révoqué avec tous ses acolytes de près ou de loin. Le séisme a ouvert les yeux pour mettre en plein jour ses 9 ans d’incompétence à la Présidence en deux fois.

Ce n’est pas une lumière de Leadership. La communauté Internationale ne fait pas confiance aux nègres et elle est confuse ne sachant où placer les milliards et dans les poches/caisses de qui ? Les élections présidentielles devraient avoir lieu le dernier dimanche du mois de novembre 2010 avec la 49ème législature (30 sénateurs + 140 députés selon la derrière loi électorale de Préval) qui doit valider le pouvoir du Président du 7 février 2011.

Ce qui est pratiquement impossible. Préval va s’arranger de rouler tout le monde dans les farines or c’est maintenant qu’il devrait dire en clair quel est son agenda de sortie. Il attend quoi ? Il attend qui ?
Etant donné que nous les Haïtiens sommes des IMBECILES en politique, nous retournons toujours comme des chiens à leur vomissure, nous n’avons aucune INTELLIGENCE politique, on ne peut jusqu’à présent comprendre que notre Président, malheureusement il en est UN, est déjà mort et enterré. Les plus imbéciles c’est la cohorte des politiciens qui ne peuvent présenter en clair l’alternative dans un temps record car Préval a signé son acte de décès suite au séisme du 12 janvier 2010. Ne pouvez-vous pas le constater ! Stupides !

Frantz VILLAIRE
Le 7 mars 2010

Haiti Reflexions et Propositions sur la Reconstruction

February 26, 2010 by Archivex-Haiti  
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HAITI 12 JANVIER 2010 ! UN TOURNANT ?

REFLEXION ET PROPOSITIONS DU GREH
SUR LA RECONSTRUCTION

La tragédie du 12 Janvier a placé la population haïtienne, le gouvernement de la République et la communauté internationale face à un terrible constat : l’état de désorganisation et de faiblesse de l’Etat haïtien. Nul ne peut ignorer que le président René Préval a fait, en Haïti et à l’étranger, la promotion de la faiblesse du pays. Il a repris avec persistance la théorie aristidienne « … Depuis deux cents ans …». Raccourci inventé pour tenter de dédouaner la classe politique post Duvalier de sa responsabilité dans la déstructuration du pays. On a même eu droit à la rengaine personnelle du chef de l’Etat : déstabilisation et coup d’état. Théorie que ses deux mandats à la tête de l’Etat démentent.

Le gouvernement, réveillé de sa léthargie par l’importance et la rapidité de la réaction internationale, a tout simplement abdiqué. Pourtant il louvoie convoitant la manne qui peut résulter d’un tel désastre ; il se positionne comme interlocuteur légal, et, c’est vrai, de ceux-là qui viendront avec les milliards ; il exploite le dénuement des citoyens à des fins politiques ; et voudrait même profiter de la situation pour lancer les élections sous les décombres encore fumantes conservant dans leurs entrailles nombre de corps ensevelis.

La communauté internationale, bien au courant des pratiques prédatrices du gouvernement a même enlevé à celui-ci le droit de distribuer la nourriture aux sinistrés et, comme pour signifier son mépris des dirigeants haïtiens, le président OBAMA dans son adresse, le 14 Janvier, n’a, pas une seule fois, mentionné le gouvernement d’Haïti. Cette communauté internationale entre aussi dans le débat avec des attitudes suscitant de sérieuses interrogations : le massif positionnement militaire des Etats-Unis dépasse, bien sûr, les besoins du simple secours humanitaire. La sourde querelle entre la nation étoilée et les anciens maitres de la colonie de Saint Domingue fait croire à des intérêts autrement plus sérieux que le simple désir d’aider. Ces attitudes font déterrer les dossiers sur les richesses cachées d’Haïti. Et the least but not the last cette bizarre déclaration du sous-proconsul américain Luis Luck de l’USAID qui affirme à la télévision qu’il n’y a pas de corruption en Haïti. Il n’ignore pas, cependant, que le premier programme cash for Works mis en branle par son administration est piraté par le gouvernement qui donne une occasion à ses députés candidats de se faire une popularité, à titre de superviseur, comme donneurs de jobs ce, naturellement en prévision des prochaines élections que le président, déjà, veut lancer.

La population livrée à elle-même a eu, comme toujours, recours à la solidarité entre les survivants. Elle prend, peu à peu conscience du poids de la politique dans sa vie de tous les jours.

Et, naturellement, au-delà des tâches incompressibles de l’urgence, il faut penser à la reconstruction. Et, déjà la danse des milliards ! Aussi, celle des vautours haïtiens et étrangers ! Si de nombreuses personnes ont reconnu que le nombre élevé de morts, de blessés et de disparus est essentiellement dû à l’hyper concentration de toutes les activités liées à la vie à Port-au-Prince, paradoxalement toutes les initiatives annoncées, pour traiter la deuxième phase de l’urgence, semble vouloir, encore, re-concentrer l’action sur Port-au-Prince. On voudrait, semble t-il, organiser, en périphérie de la capitale, presque totalement détruite, des camps de concentration, suivant la mise en garde du recteur de l’université Kyskeya Jackie Lumarck. On attendait 200.000 tentes ; on veut maintenant des bâches sans savoir sur quels terrains on ira les planter. Comme dans une tour de Babel. Je me demande si le président savait que les premiers conseillers à qui il devait faire appel en une telle circonstance sont par ordre : des sociologues, des psychologues, des militaires, des géologues, des urbanistes, des ingénieurs et architectes, des financiers et économistes, des communicateurs, ect…

LA POLITIQUE ENCORE

Tous ceux-là qui ont accouru au chevet d’Haïti tout de suite après la tragédie du 12 Janvier se sont retrouvés face à un choix : agir avec ou sans le gouvernement d’Haïti. Et, la politique qui reprend ses droitsaHaïti. et, la politique qui reprend ses droits. Légitimement, on est en droit de se demander s’il est juste d’appliquer l’étiquette politique à cette chose immonde que nous pratiquons en Haïti tant elle est distordue sous les coups de boutoirs du « maitredamisme » triomphant. Malheureusement c’est la politique qui va décider si la tragédie du 12 Janvier 2010 va être un tournant positif dans l’histoire d’Haïti. Mes doutes sont nombreux tant le bruit des vautours est déjà trop assourdissant ! Assourdissant aussi le bal des milliards de petits projets qui, déjà, encombrent les allées où s’engagera inévitablement l’international par choix cynique, par cupidité ou par une ignorance surtout alimentée par de l’arrogance. Les mauvaises langues diront « Il rechigne déjà de n’être pas sûr d’avoir sa part de ce gâteau milliardaire qui pointe à l’horizon ». D’autres plus amicaux et plus tendres, s’inquiéteront de l’intervention, encore une fois, une fois de trop, de cet oiseau de mauvais augure ! C’est qu’en réalité je suis par dessus tout terriblement inquiet par ce qui risque fort de se passer.

Des tournants mal négociés ou carrément piratés et prostitués

Haïti est une histoire de grands rendez-vous manqués. C’est vrai que Jean Jacques Dessalines a réalisé le tour de force de changer, au bénéfice de l’humanité, le concept millénaire de l’asservissement de l’homme par l’homme remettant ainsi à l’heure la pendule trop bien réglée de l’occident. C’est vrai aussi que Pétion organisera son assassinat qui sera ensuite maquillé pour l’histoire (toujours écrite par les vainqueurs) en la trahison du pont rouge. Pourtant, à lire lois et actes sous Jean-Jacques Dessalines on peut constater que tout était conçu par l’Empereur pour une société de progrès et de partage.

Il est de notoriété internationale que le président Dumarsais Estimé a allumé la torche du tourisme dans la Caraïbe en inaugurant les grands travaux du bicentenaire. L’histoire retient aussi qu’il a été cueilli dans son envol par le général Paul Eugène Magloire le 10 mai 1950.

La chute du Président Jean-Claude Duvalier devait marquer l’avènement de la démocratie en Haïti. Rapidement kidnappée, il ne reste, aujourd’hui, que les lambeaux du vocable et les panneaux à la peinture écaillée des coups d’état électoraux amenant au parlement haïtien de nombreux citoyens suspectés d’avoir été associés à des crimes de sang. Prises en otage et utilisées comme épée de Damoclès sur la tête du reste de la société, les populations de cité soley ci devant cité Simone continuent à vivre dans la pestilence inhumaine au quotidien. Ca fait vingt quatre ans que cela dure.

Attention danger

Si le désastre du 12 Janvier a mis à nu l’incompétence et l’esprit clanique de l’Exécutif haïtien, les réflexes tilolit et bassement politiques ont témoigné, par contre, d’une terrible agilité. Le désir de s’accaparer rapidement des milliards en perspective ont, tout au moins, rendu opérationnels les guichets de réception de la BRH qui, trois jours après le drame, était déjà en position de recevoir les premiers centaines de millions de dollars de l’international. On a été bien gâté des pleurnicheries du Président Préval contre ceux-là qui ont préféré verser dans les caisses des ONG les millions perçus au titre des téléthons et autres manifestations de solidarité du monde entier.

On a vu les indécents, à la télé, tenter de profiter de la situation en télévisant une distribution de kits alimentaires au mépris de la dignité de vieilles femmes, les sauveurs portant casquettes et maillots flambants neufs avec le slogan gouvènman’n avèn,n comme s’il existait une possibilité qu’il fût contre eux en une telle circonstance. Que de mobiliser les partis politique et les organisations de la société civile pour coordonner et organiser les urgences, le Président Préval a préféré l’opprobre de la communauté internationale se chargeant elle-même via ses ONG de la distribution de l’aide alimentaire et, nos chefs, sans vergogne se plaindre et avouer quand le peuple crie sa faim : Se pa gouvènman an kab bay manje se ONG.

Des chiffres certainement fantaisistes inventés pour la consommation internationale sont publiés par le gouvernement sur le nombre de morts, qu’ils ont fait passer à 230.000. Trois cent mille crie le Président Préval revenant de sa promenade mexicaine. Le nombre de maisons détruites, le nombre de personnes sinistrées, même le nombre précis des déplacés volontaires vers les provinces sont donnés. Je m’attends à lire les prochains jours des statistiques précises sur le nombre de ceux-là qui sont déjà retournés à la capitale. Le gouvernement se cache soigneusement derrière la protection civile pour affirmer ses sornettes. La protection civile qui, justement, pendant les premiers cinq jours du drame n’a jamais été activée.

Je suis devenu carrément inquiet quand j’ai vu, à la télévision, l’un des dauphins déclarés du président Préval, architecte de son état, associé depuis plus de vingt ans au pouvoir qui nous a conduits à ce désastre, tenter d’associer le secteur populaire à la conception de la reconstruction d’Haïti. La menace politique est claire, l’échec de cette reconstruction aussi si nous n’y prenons garde.

Je suis également inquiet en lisant les propositions de solutions pour gérer l’urgence et les concepts plutôt légers qui seraient des propositions pour la reconstruction. C’est au nom de toutes ces appréhensions et peurs que j’interviens dans le débat pour dire ce que je crois à propos de ces deux mouvements totalement imbriqués l’un dans l’autre :
PHASE FINALE DE L’URGENCE ET LA RECONSTRUCTION

La tentation voudrait que plus de 65.000.000 de dollars américains devraient être investis dans l’achat de tentes et de bâches qui ne pourront être fabriquées et rendues en Haïti seulement après six mois. Comme si les places publiques, les rues et les espaces privés occupés par les réfugiés pourront l’être encore pendant six mois. J’ai comme l’impression qu’on voudrait faire dire à notre premier ministre que seulement 5% des employés de l’administration publique seront gardés, dans l’immédiat, par l’Etat. Cette thèse voudrait donc confirmer cette hérésie du maire de carrefour justifiant sur les ondes de radio Caraïbes la mise en disponibilité sans solde de la grande majorité des employés de la mairie de cette commune. Enfin ! De très belles journées d’émeute en perspective !
Quant à la reconstruction, il parait que Port-au-Prince devrait être l’épicentre de cette démarche avec la reconstruction du palais national au cœur des préoccupations. Alors là. Je dis tout simplement halte là !

Les moments de l’urgence

Le plus gros succès a été les solutions apportées en masse au niveau de l’urgence médicale. Le suivi doit être fait avec la même dextérité. Les mesures de l’urgence doivent déjà permettre aux gens de recommencer à vivre, à fonctionner de manière autonome et stimuler à nouveau le rêve et les désirs et les ambitions. On doit rapidement s’éloigner du confort de l’assistanat.

Il faut :
a) Relocaliser les gens occupant les places publiques, les rues et les espaces privés et commerciaux.
b) Adopter le modèle d’organisation du Cepem pour réguler la vie au quotidien des gens sur une période maximale de 3 mois
c) Faire circuler l’argent en payant tout de suite les employés du secteur public ou leurs ayant droit et aider les business privés encore debout à payer à leurs employés les mois de janvier, de février et de mars.
d) Refaire fonctionner tous les business privés qui le peuvent, si nécessaire, avec un appui financier de l’état au plus tard au mois de mars
e) Travailler sur la réadaptation et l’intégration des milliers de handicapés du sinistre en facilitant l’accès à l’apprentissage d’un métier (pour ceux-là qui n’en avaient pas encore) et l’embauche ou la remise au travail dans les six mois à venir ou quand les conditions de santé le permettront de ceux-là qui en avaient déjà un.
f) Créer des conditions d’accueil au niveau des 115 communes extérieures aux villes métropolitaines pour permettre l’arrivée des autochtones de Port-au-Prince et de la diaspora dans le grand concert-compétition de la reconstruction.
g) Réduire drastiquement ou éliminer les camps par l’offre des premiers mouvements de la reconstruction.

Les moments de la reconstruction

On parle beaucoup de reconstruction comme s’il était question d’initier ce mouvement par la reconstruction de la ville de Port-au-Prince ou comme si la reconstruction était une affaire exclusivement physique. Les premiers mouvements de cette reconstruction doivent être à mon sens la mise sur pied du symbole que représente l’Etat à travers une grande coumbite stimulant les sentiments d’appartenance locaux. On a vu avec quelle spontanéité les gens se sont retournés vers leurs peyi (lieux d’origine) aux premiers jours de la catastrophe. C’est le moment idéal pour permettre l’éclosion du leadership dans chaque commune et, dans chaque secteur d’activité. Un leadership basé sur la compétence, le dévouement, le savoir-faire, le courage, l’abnégation et le sens de l’intérêt collectif. C’est à travers ce mouvement qu’on découvrira les futurs maires et membres des administrations des futures administrations communales.

Les étapes :
a) Préparer les conditions physiques de vie pour une période de trois mois, au niveau des 115 communes pour accueillir tous les techniciens originaires de ces communes qu’ils soient sur place, à Port-au-Prince ou à l’étranger.
b) Travailler simultanément sur les grandes options stratégiques de l’Etat dans toutes les branches de l’activité nationale
c) Lancer un appel pour leur intégration locale avec famille pour produire à partir des orientations stratégiques du nouveau gouvernement ce que seront, dans la commune : l’instruction, la santé, l’agriculture, les infrastructures, la communication, les sports et les loisirs, l’approvisionnement, l’état civil, la justice, la sécurité etc…
d) Lancer la construction au niveau de la section communale la plus proche de la commune la MAISON DU CASEC en tant que représentant physique de l’Etat. (Voir le programme politique du GREH in Le meilleur choix)
e) Construire au niveau de la section communale les villages type conditions économiques moyennes (habitat de 500.000 gourdes). Regroupement rural habitat de 150.000 gourdes avec une toilette moderne et au moins deux chambres. Les modèles existent à Jimani.
f) Lancer la construction, au niveau de la commune la construction du bâtiment administratif communale
g) Préparer simultanément les fonctionnaires du nouvel Etat (connaissances techniques et administratives)
h) Lancer la construction au niveau de la commune de trois types de villages avec des maisons des 1.000.000 de gourdes, de 500.000 gourdes et de 200.000 gourdes
i) Au niveau du département mettre en place le gouvernement départemental en faisant du délégué de la constitution de 1987 un ministre délégué siégeant au conseil des ministres.
j) Jeter les bases de la construction du palais départemental, du palais de justice, de la base militaire régionale
k) Reformater les villes départementales pour l’exploitation touristique locale et internationale (avec tous les services)
l) Au niveau régional Solliciter de la France, de la Suisse, de la Belgique, du Canada, des États-Unis, de certains pays d’Afrique des bataillons de retraités de l’université et des secteurs professionnels pour la mise en place avec les responsables universitaires locaux d’un curriculum universitaire national et des contenus des programmes de formation professionnels. Ils devraient accompagner par rotation, pendant dix ans, l’action universitaire haïtienne
m) Construire 4 campus universitaires dans le Nord, dans le Centre, dans l’ouest, et dans le sud
n) Construire 4 campus de formation professionnelle dans ce mêmes régions
o) Construire, au niveau des régions quatre bases militaires
o) Tenir compte dans toutes ces constructions, des menaces écologiques, cyclones, ouragans, les risques de Tsunami et les menaces sismiques

Ces mouvements à eux seuls permettront de susciter l’intérêt pour les villes de province et dégonfler la capitale. C’est alors et alors seulement qu’il faudra revenir sur Port-au-Prince où, entretemps toute nouvelle construction doit être interdite à part les écoles, les centres de santé, les commissariats et les tribunaux.
Dans ce vaste mouvement, au niveau central, les techniciens devront donner leur avis, au départ, sur le nouveau plan de réaménagement du territoire en tenant compte des menaces liées à la grande faille du nord.
Evidemment le préalable à la mise en branle d’une telle stratégie est la mise en place d’une équipe gouvernementale stratège (un gouvernement d’union nationale) voulant récupérer d’abord la dignité nationale et ensuite la souveraineté d’Haïti sous tous les aspects.

La destruction était une conséquence de la prostitution des valeurs morales et de la centralisation. La construction ne sera un succès que si elle est articulée autour de la remise en vigueur des valeurs avec la décentralisation comme point de départ.
STRATEGIE GENERALE

CONCEPT : Tourner le dos à Port-au-Prince siège de la catastrophe

On ne se rend, peut-être, pas encore compte qu’il n’y a pas de travail à Port-au-Prince et qu’il n’y en aura pas, en quantité suffisante, (direct ou indirect) dans les meilleures conditions, avant un an. D’ailleurs, il n’est pas souhaitable, si on ne veut pas recréer les mêmes conditions du désastre, de donner du travail à Port-au-Prince (à part le nettoyage de la ville, le décongestionnement des exutoires et le déblayage des décombres).

Il faut prioriser:
a) L’intégration (provinciaux résidents à P-au-P, Haïtiens vivants à l’étranger et autochtones, étrangers)
b) Le travail citoyen (sens des valeurs et civisme)
c) Stimuler l’appartenance géographique (Qui ne peut aimer sa région ne peut aimer son pays)
d) Permettre la mise en valeur de la compétence pour l’émergence du leadership naturel
PHASE I : relocalisation des populations et décentralisation

I.-1 Inventaire des communes

a) Les communes métropolitaines…………………………………………………………………………………………… 19

b) Les communes spéciales avec un potentiel touristique énorme (traitement spécial)……………… 8
· L’Ile de la Tortue
· L’Ile de la Gonâve (2 communes)
· L’ile à vaches
· Le môle St Nicolas
· Milot
· Port Salut
· Saut d’eau

c) Communes intérieures……………………………………………………………………………………………………….. 115

Note :

1) Après les premiers mouvements liés à la relocalisation des personnes déplacées, il faudra travailler sur le redécoupage de certaines communes essentiellement politiques (intérêt stratégique, économique, superficie, transversalité physique) mais dépourvues du potentiel économique le permettant d’être vraiment autonome dans un concept de décentralisation réelle.

2) Ne rien entreprendre dans la première phase dans les communes métropolitaines (pour pouvoir les décongestionner et, plus tard les reformater) et dans les communes spéciales (qui devront être exploitées après reformatages comme sites touristiques)

I.-2 Action Initiale

Tourner l’action initiale autour des 115 communes intérieures

a) Déterminer les positions géographiques où seront construits les représentations physiques de l’ETAT et les prochains villages

b) Faire près de l’espace où doit être construite la représentation de l’Etat le site d’accueil
· Des personnes déplacées de Port-au-Prince
· Haïtiens vivant à l’étranger
· Techniciens étrangers
· Compétences autochtones

c) Composition Groupe technique 1ère vague (au niveau du département) devant travailler sur la conception dans les faits des options stratégiques définies par l’Etat central (contenu, formation des transmetteurs, supports didactiques)
· Education (préscolaire, primaire, secondaire, civique, morale, sportive, professionnelle, universitaire)
· Santé : moderne et traditionnelle
· Agriculture et environnement : options de culture, et commercialisation
· Culture, tourisme et archives (Sites géographiques exploitables, récupération de la mémoire historique des lieux à travers la mobilisation des jeunes universitaires par des enquêtes au près des âgés)
· Infrastructures, génie et énergie (propositions tenant compte des cyclones, inondations, tsunamis, tremblement de terre. Déterminer avec les paysagistes le profil des villages en y incluant le reboisement urbain et les sources d’énergie ; à prioriser : le solaire, l’éolienne, l’hydraulique)
· Financiers, économistes et logisticiens (déterminer les coûts au niveau de chaque groupe, les séquences d’exécution, et la logistique indispensable)
· Statisticiens, informaticiens et archivistes

Note :
Il faudra les installer dans la commune la plus proche de la métropole départementale au point où sera érigé ultérieurement le BATIMENT ADMINISTRATIF COMMUNAL

Temps de ce travail : 3 mois à US $ 1.000.000 par département

Total estimatif phase initiale:……………………………………………. US $ 10.000.000

I.-3 Phase I : au niveau de la commune,
Choisir la section communale la plus proche de la commune pour construire

a) La représentation physique de l’Etat : LA MAISON DU CASEC (voir programme politique GREH in le meilleur choix comprenant :

· Ecole du préscolaire à la 9ème année fondamentale
· Terrains de jeux et de sports transformables en salle de projection et de théâtre.
· Centre de santé
· Justice et sécurité
· Magasins de l’Etat
· Centre agricole
· Avant poste bancaire-Caisse de crédit
· Cybercafé
· Center d’information et de communication
· Bibliothèque-Vidéothèque et cinémathèque

b) Construction de 4 types de villages
· Village type 1 : 2000 maisons ou appartements au coût de 150.000 gourdes chaque
· Village type 2 : 500 maisons ou appartements au coût de 200.000 gourdes chaque
· Village type 3 : 300 maisons ou appartements au coût de 500.000 gourdes chaque
· Village type 4 : 150 maisons ou appartements au coût de 1.000.000 gourdes chaque
I.-4 Chiffres maisons, personnes et coûts

En agissant simultanément sur les 115 communes intérieures et en fixant un quota de 5 membres par famille, on aura :

Nombre de personnes relogeables :

· Village type 1………………………………………………………………………………….. 1.150.000 pers.
· Village type 2………………………………………………………………………………………287.500 pers.
· Village type 3…………………………………………………………………………………….. 172.500 pers.
· Village type 4………………………………………………………………………………………..86.250 pers.

Soit 339.250 maisons ou appartements pour un total de……………………………… 1.696.250 pers

Coût de construction des logements pour les 115 communes :

· Village type 1…………………………………………………………………………… 34.500.000.000 Gdes
· Village type 2…………………………………………………………………………… 11.500.000.000 Gdes
· Village type 3 ……………………………………………………………………………. 17.250.000.000 Gdes
· Village type 4…………………………………………………………………………… 17.250.000.000 Gdes

Soit un total de 339.250 maisons pour un total de………………….80.500.000.000 Gdes

$US 2.012.500.000

I.- 5 Maisons du CASEC:

115 Maisons du CASEC (à 75.000.000 Gdes chaque…………………………………….. 8.625.000.000gdes
$ US 215.625.000

Cout global phase 1 :
· Installation task force et accueil des déplacés………………………………………….. $US ….10.000.000
· Construction des villages…………………………………………………………………………..$US 2.012.500.000
· Construction des maisons du CASEC…………………………………………………….. $US 215.625.000

Total Phase I…………………………………………………………… $ US 2.238.125.000

PHASE II : au niveau départemental

A construire :

Quelques faits sur la situation séismologique dans la grande région de Port-au-Prince.

February 24, 2010 by Archivex-Haiti  
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La période que les habitants de Port-au-Prince et des régions environnantes vivent n’est pas différente de celle qui suit tout grand tremblement de terre. Des séismologues et géologues ont présenté des hypothèses sur des séismes à venir, mais on doit se rappeler qu’il s’agit de possibilités à plus long terme que les jours ou semaines qui viennent.

Peut-on prévoir les séismes ?
Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, il n’est pas possible de prévoir l’imminence d’un séisme, encore moins la date, l’heure et le lieu exacts où ils se produiront. On ne peut donc pas faire de prévision à court terme (jours, semaines, mois) du lieu ou de sa magnitude. On peut, dans certains cas bien précis, évaluer la possibilité de séismes mais dans le meilleur des cas comme en Californie ce sera sur de longues périodes de temps (décennies ou plus)..

Qu’est-ce que la magnitude d’un séisme ?
La magnitude est une mesure de la quantité d’énergie libérée pendant un séisme. Un séisme de magnitude 7 comme celui du 12 janvier libère environ 30 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 6, et environ 1000 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 5.

Répliques sismiques:
Dans les jours suivant un séisme fortement ressenti comme celui du 12 janvier dernier (magnitude 7,0), d’autres secousses peuvent être, et ont d’ailleurs été, ressenties.

• Dans presque 100% des cas, ces secousses (appelées répliques) seront beaucoup plus faibles que le choc principal (avec un maximum possible d’environ 6 degré à l’échelle de Richter pour un séisme principal de magnitude 7). Les vibrations causées par une réplique seront donc moins fortes que le choc principal.

• Ces répliques sont un phénomène normal et n’annoncent pas un séisme plus fort. Elles indiquent un rajustement de l’écorce terrestre après le séisme principal.

• Le nombre de répliques ressenties est fort variable et, donc, imprévisible. Il peut y en avoir quelques par jour ou seulement quelques unes par semaine. Plusieurs d’entre elles peuvent être ressenties si elles sont supérieures à magnitude 4,0 sur l’échelle de Richter.

• La fréquence de ces répliques diminuera avec le temps, mais leur magnitude ne décroit pas progressivement de la même façon, il peut avoir des soubresauts.

• Il est impossible de prévoir la magnitude maximale qu’atteindra une réplique ou le nombre des répliques. Ces données varient d’une région à l’autre, suivant des facteurs qui sont encore mal connus, même des spécialistes. De façon générale, la magnitude maximale de la plus grande réplique sera d’environ 1,0 degré de moins à l’échelle de Richter, donc autour de magnitude 6 pour une réplique de la région d’Haïti. On a eu jusqu’à maintenant (21 janvier) deux séismes de magnitude 5,9.

• Les répliques augmentent le stress des personnes dans la zone épicentrale et si elles sont fortes, magnitude 5,5 ou plus, elles peuvent ajouter aux dommages d’édifices déjà affaiblis. Pour cette raison, il est indiqué de ne pas réintégrer des édifices à moins que les autorités compétentes les désignent comme sécuritaires.

Les failles:
• Physiquement, un séisme est le résultat d’un mouvement brusque de deux blocs de roc le long d’une cassure (faille) située en profondeur dans l’écorce terrestre. Dans le cas du séisme du 12 janvier, la profondeur était d’environ 10 km.

• Après de très forts séismes, ce mouvement peut être visible en surface sous forme de déplacement latéral entre les deux côtés de la faille. On n’a pas d’évidence qu’un tel mouvement s’est produit lors du séisme du 12 janvier.

• Beaucoup de gens croient à tort que, lors des séismes, le sol s’entrouvre pour engloutir de malheureuses victimes. Cette conception des séismes, bien incrustée dans notre subconscient, ne correspond aucunement à la réalité; on la doit plutôt à l’imagination des producteurs d’Hollywood!

• Après un fort séisme, il se peut que des fissures soient visibles sur le sol. Il ne s’agit pas de failles, ni de crevasses qui se refermeront. Ces fissures sont probablement apparues en raison du tassement (compaction) du sol que les vibrations ont causé.

• Une faille géologique s’étire de la République Dominicaine jusqu’en Jamaïque. Seule une portion de cette faille a été réactivée le 12 janvier entre un peu au sud de Carrefour jusqu’à Petit-Goâve environ. Sur les centaines d’années à venir, il est possible que cette faille connaisse des séismes importants sur toute sa longueur, mais une portion à la fois .

Les dommages:
• Ce sont les vibrations du sol qui causent la plupart des dommages associés aux séismes.

• En général, des forts séismes (magnitude 7 et plus) produisent des mouvements du sol de grande amplitude et de longue durée.

• Des forts séismes produisent des secousses plus fortes qui sont ressenties sur une plus vaste région que des plus petits séismes.

Est-ce que la terre s’ouvre pendant un séisme?
Non! Une idée fausse mais fréquemment crue c’est qu’un trou s’ouvre dans le sol pour avaler des victimes malheureuses. Cela n’a aucun rapport à la réalité mais c’est la version des séismes de Hollywood. Après un fort séisme, quelques fentes peuvent apparaître dans le sol. Ceux-ci ne sont pas des failles, ni des crevasses prêtes à refermer. C’est probablement le tassement du sol qui les a produites.

Risque de tsunami
• Les tsunamis sont de grandes vagues océaniques qui peuvent être produites de deux façons:
1.. Par un mouvement vertical du fond de la mer directement causé un rejet d’une faille causé par un séisme de forte magnitude (magnitude 7,0+). À moins qu’un autre très fort séisme se produise, ce qui est très improbable, il n’y a plus de danger qu’un tsunami affecte les rivages d’Haïti. Ceci est appuyé par le fait que le mécanisme du séisme du 12 janvier n’est pas favorable à un tel mouvement vertical du fond de la mer, et que la majeure partie de la faille se trouve sur la partie terrestre de la péninsule du sud et non pas au large des côtes.

2. Un tsunami plus local peut aussi être engendré par le déplacement d’une grande quantité d’eau engendré par un glissement de terrain sous-marin ou par l’éboulis d’une falaise côtière.
• Un séisme assez fort (magnitude 6 ou plus) peut causer un mouvement du fond de la mer (1) ou un glissement de terrain (2). Il est donc suggéré de s’éloigner du rivage si un fort séisme se produit. La plupart du temps, l’arrivée imminente d’un tsunami se détecte, dans les minutes après un fort séisme, si la mer se retire rapidement loin du rivage. On doit alors gagner les zones plus élevées (15 m ou plus au-dessus du niveau de la mer). La possibilité d’un tsunami causé par une réplique sismique est considérée très faible en ce moment.

En espérant que ces quelques précisions seront d’intérêt, je vous prie d’agréer l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Maurice Lamontagne, ing., Ph.D.
Séismologue / Seismologist
Secteur des sciences de la Terre / Earth Sciences Sector
Ressources naturelles Canada / Natural Resources Canada
615, rue Booth / 615 Booth St
Pièce 216 / Room 216
Ottawa (Ontario) K1A 0E9
613-947-1318 613-947-1318 613-947-1318 613-947-1318
maurice.     lamontagne                  @                nrcan.gc.ca
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NICOLAS SARKOZY en Haiti

February 19, 2010 by Archivex-Haiti  
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DEPLACEMENT EN HAITI
ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
NICOLAS SARKOZY, DEVANT LA COMMUNAUTE FRANCAISE

(Port-au-Prince, 17 février 2010)

nicolas_sarkozyMonsieur le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies,
Mes Chers Compatriotes, Chers Amis haïtiens,
Il y a un peu plus d’un mois maintenant, le 12 janvier, à 16h53, en moins d’une minute, la nature a infligé à Haïti et à son peuple la pire blessure de son histoire.
Des centaines de milliers de vies ont été englouties, brisées ou mutilées dans cette effroyable tragédie.
Parmi elles, trente de nos compatriotes ont péri. Trois sont encore portés disparus. Des gendarmes de la Mission des Nations unies, des enseignants ; des jeunes gens engagés volontaires, des femmes et des hommes de religion. Tous portés par le même idéal : servir Haïti, ce pays qu’ils ont tant aimé, au prix même de leur vie.
Je vous demande d’observer une minute de silence, à la mémoire de toutes ces victimes, avec une pensée particulière pour leurs familles et pour leurs proches.
(Minute de silence.)
Mes Chers Compatriotes,
Chers Amis haïtiens,
Aujourd’hui, je veux vous le dire avec solennité, mais du fond du cœur : nous nous sentons citoyens d’Haïti.
Ce drame, par sa violence inouïe, par

son amplitude, nous a profondément touchés. Ce drame a endeuillé l’humanité toute entière.
Les images atroces, insoutenables, des corps prisonniers dans le béton, mutilés, défigurés, continueront longtemps à vous hanter.
Ces images nous ont bouleversés. Ces milliers de vies emportées, cette désolation. Avec le ministre, il m’a été donné, ce matin, de les partager dans la peine avec le président Préval, et à travers lui, avec toute la nation haïtienne.
Port-au-Prince est une ville martyre. Je veux vous dire l’émotion qu’a soulevée dans toute la France cette vision d’un peuple démuni sur lequel le sort s’acharne.
Je veux aussi vous dire l’admiration et le respect de tous ceux qui à travers le monde ont assisté à cette incroyable leçon de courage et de dignité donnée par le peuple haïtien. Meurtrie, au cœur d’une nuit qui semble ne jamais devoir finir, la nation haïtienne est demeurée debout.
J’ai tenu à vous réunir ici, sur les lieux-mêmes où vous avez compté les premières victimes, françaises et haïtiennes, sur les lieux-même où se sont organisés les premiers secours, sur les lieux-même où notre petite communauté a su faire bloc autour de notre ambassadeur auquel je tiens, avec Bernard Kouchner et Alain Joyandet, à rendre un hommage tout particulier.
Ensemble, soudés dans l’épreuve, vous avez montré de la France le meilleur visage : le visage de la générosité, de l’action et de l’efficacité.
Longtemps, nos compatriotes garderont en mémoire le sourire radieux des secouristes français pour chaque vie sauvée. Pour chacune de ces vies que vous avez su extraire des décombres, ces vies sauvées donnent un sens à votre engagement et à votre vie à vous.
Nous n’oublierons pas le travail harassant, opiniâtre, dévoué, des équipes de médecins français, chirurgiens, urgentistes, infirmiers, de l’ensemble des personnels de santé. J’ai vu ce matin le travail que vous êtes capable de faire dans l’hôpital de campagne déployé dès les premiers jours au Lycée français.
Je veux rendre hommage au concours déterminant des armées françaises. Au soutien sans faille des Forces françaises des Antilles. Aux innombrables rotations aériennes depuis nos départements ultra-marins. A l’engagement des forces terrestres, à la mobilisation des navires “Siroco” et “Francis Garnier” de la Marine nationale, qui ont acheminé près de 2000 tonnes de fret humanitaire. Je veux rendre hommage à nos gendarmes, à nos policiers. A l’engagement remarquable des détachements du service militaire adapté de Guadeloupe et de Martinique qui ont pris une part décisive aux secours.
Je veux également saluer la communauté des ONG, notamment des ONG françaises. Beaucoup d’entre vous étiez présents en Haïti depuis longtemps. D’autres sont venus vous rejoindre au lendemain du séisme. En tout cas vous vous êtes portés les premiers sur le front des secours et de l’aide.
Beaucoup de nos grandes entreprises se sont mobilisées dans la phase d’urgence, je pense à EDF qui a rétabli l’éclairage public au Champ de Mars, Suez et Veolia qui ont réparé des conduites d’eau. Plusieurs centaines de milliers d’Haïtiens ont aujourd’hui accès à de l’eau potable grâce à des ONG et grâce à des entreprises françaises.
La solidarité des Français a permis de collecter 65 millions d’euros.
Enfin, je veux rendre hommage à l’action des Nations unies, qui ont payé un très lourd tribut à la catastrophe : Monsieur le Représentant spécial, transmettez au Secrétaire général de l’ONU et à toutes les familles des personnels des Nations unies disparus, transmettez le salut fraternel de la France.
Au-delà de l’urgence, que pouvons-nous faire pour aider ce pays qui nous est si cher ?
Ma présence en Haïti, la première d’un chef d’Etat français depuis l’indépendance, revêt une résonance particulière.

Il ne s’agit pas seulement dans mon esprit de tourner le dos au passé, celui d’une histoire commune riche mais d’une histoire douloureuse. Ne nous voilons pas la face. Notre présence ici n’a pas laissé que de bons souvenirs. Les blessures de la colonisation et, peut-être pire encore, les conditions de la séparation ont laissé des traces qui sont encore vives dans la mémoire des Haïtiens.
Je suis venu dire au peuple haïtien et à ses dirigeants que la France, qui était la première sur le terrain après la catastrophe, restera solidement à leurs côtés pour les aider à se relever et à ouvrir une nouvelle page, heureuse, de leur histoire. La France sera à la hauteur de ses responsabilités, de son histoire partagée et de son amitié avec Haïti.
Mais à ceux qui, tirant argument du dénuement actuel des Haïtiens, caresseraient l’idée d’une tutelle internationale sur Haïti, je veux dire sans ambiguïté que le peuple haïtien est meurtri, que le peuple haïtien est épuisé, mais que le peuple haïtien est debout. L’aide internationale devra être massive, devra s’inscrire dans la durée. Mais c’est aux Haïtiens et à eux seul de définir un véritable “projet national” et ensuite de le conduire, parce que c’est de leur pays et de leur avenir qu’il s’agit. Le rôle de la communauté internationale, et celui de la France, c’est d’aider les Haïtiens à reprendre le contrôle de leur destin.
Il faut également que la reconstruction profite à tous et à tous les territoires : pas seulement à une petite partie de la population qui se partage déjà ses richesses ; pas seulement à la “République de Port-au-Prince” contre le “pays du dehors” : si le bilan humain et matériel du séisme est si lourd, c’est parce que 2 millions de Haïtiens et l’essentiel de l’activité économique étaient concentrés dans cette ville hypertrophiée qui avait été conçue pour à peine 300.000 habitants.
Enfin, l’effort de reconstruction devra créer les conditions en Haïti d’un développement durable, endogène, pour libérer progressivement les Haïtiens d’une dépendance à l’égard de l’aide internationale qui a étouffé l’initiative et l’activité d’un peuple dont chacun célèbre pourtant, à travers le monde, la créativité et le dynamisme.
Le 12 janvier, il n’y a pas que le sol qui a tremblé. Les lignes de la société haïtienne ont bougé. Le réveil est infiniment douloureux. Mais nous vivons un moment charnière, un moment de vérité pour Haïti.
A la place du chaos et des pillages qu’on nous prédisait, on a vu des foules s’organiser, on a vu des foules se recueillir dans le calme et la dignité. Le peuple des mornes a occupé la ville, pacifiquement. Les mots que l’on croyait ici oubliés depuis longtemps ont ressurgi : solidarité, intérêt général, projet national.
Mes Chers Compatriotes, un peuple comme celui-là ne peut pas mourir. Soyez fiers de l’avoir secouru. Soyez fiers d’être encore à ses côtés au moment où il reprend le contrôle de son destin. La France, et je l’annoncerai dans quelques instants, fera un effort exceptionnel pour aider nos amis haïtiens.
Vive la France ! Vive la République et vive Haïti !.

The future of Haiti after the earthquake – First review

February 18, 2010 by Archivex-Haiti  
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Let ’s digg in,and look, into the future of haiti by going back in history. 

haiti-krazeA former US President becomes UN Special Envoy to earthquake-stricken Haiti. A born-again neo-conservative US business wheeler-dealer preacher claims Haitians are condemned for making a literal ‘pact with the Devil.’ Venezuelan, Nicaraguan, Bolivian, French and Swiss rescue organizations accuse the US military of refusing landing rights to planes bearing necessary medicines and urgently needed potable water to the millions of Haitians stricken, injured and homeless.

Behind the smoke, rubble and unending drama of human tragedy in the hapless Caribbean country, a drama is in full play for control of what geophysicists believe may be one of the world’s richest zones for hydrocarbons-oil and gas outside the Middle East, possibly orders of magnitude greater than that of nearby Venezuela.

Haiti, and the larger island of Hispaniola of which it is a part, has the geological fate that it straddles one of the world’s most active geological zones, where the deepwater plates of three huge structures relentlessly rub against one another-the intersection of the North American, South American and Caribbean tectonic plates. Below the
ocean and the waters of the Caribbean, these plates consist of an oceanic crust some 3 to 6 miles thick, floating atop an adjacent mantle.. Haiti also lies at the edge of the region known as the Bermuda triangle, a vast area in the Caribbean subject to bizarre and unexplained disturbances.

This vast mass of underwater plates are in constant motion, rubbing against each other along lines analogous to cracks in a broken porcelain vase that has been reglued. The earth’s tectonic plates typically move at a rate 50 to 100 mm annually in relation to one another, and are the origin of earthquakes and of volcanoes. The regions of convergence of such plates are also areas where vast volumes of oil and gas can be pushed upwards from the Earth’s mantle. The geophysics surrounding the convergence of the three plates that run more or less directly beneath Port-au-Prince make the region prone to earthquakes such as the one that struck Haiti with devastating ferocity on January 12.

Leaving aside the relevant question of how well in advance the Pentagon and US scientists knew the quake was about to occur, and what Pentagon plans were being laid before January 12, another issue emerges around the events in Haiti that might help explain the bizarre behavior to date of the major ‘rescue’ players-the United States,
France and Canada. Aside from being prone to violent earthquakes, Haiti also happens to lie in a zone that, due to the unusual geographical intersection of its three tectonic plates, might well be straddling one of the world’s largest unexplored zones of oil and gas, as well as of valuable rare strategic minerals.

The vast oil reserves of the Persian Gulf and of the region from the Red Sea into the Gulf of Aden are at a similar convergence zone of large tectonic plates, as are such oil-rich zones as Indonesia and the waters off the coast of California. In short, in terms of the physics of the earth, precisely such intersections of tectonic masses as run
directly beneath Haiti have a remarkable tendency to be the sites of vast treasures of minerals, as well as oil and gas, throughout the world.

Notably, in 2005, a year after the Bush-Cheney Administration de facto deposed the democratically elected President of Haiti, Jean-Baptiste Aristide, a team of geologists from the Institute for Geophysics at the University of Texas began an ambitious and thorough two-phase mapping of all geological data of the Caribbean Basins. The project is due to be completed in 2011. Directed by Dr. Paul Mann, it is called Caribbean Basins, Tectonics and Hydrocarbons.” It is all about determining as precisely as possible the relation between tectonic plates in the Caribbean and the potential for hydrocarbons-oil and gas.

Notably, the sponsors of the multi-million dollar research project under Mann are the world’s largest oil companies, including Chevron, ExxonMobil, the Anglo-Dutch Shell and BHP Billiton.[1] Curiously enough, the project is the first comprehensive geological mapping of a region that, one would have thought, would have been a priority
decades ago for the US oil majors. Given the immense, existing oil production off Mexico, Louisiana, and the entire Caribbean, as well as its proximity to the United States – not to mention the US focus on its own energy security – it is surprising that the region had not been mapped earlier. Now it emerges that major oil companies were at least generally aware of the huge oil potential of the region long ago, but apparently decided to keep it quiet.

Evidence that the US Administration may well have more in mind for Haiti than the improvement of the lot of the devastated Haitian people can be found in nearby waters off Cuba, directly across from Port-au-Prince. In October 2008 a consortium of oil companies led by Spain’s Repsol, together with Cuba’s state oil company, Cubapetroleo,
announced discovery of one of the world’s largest oilfields in the deep water off Cuba. It is what oil geologists call a ‘Super-giant’ field. Estimates are that the Cuban field contains as much as 20 billion barrels of oil, making it the twelfth Super-giant oilfield discovered since 1996. The discovery also likely makes Cuba a new high-priority target for Pentagon destabilization and other nasty operations.

No doubt to the dismay of Washington, Russian President Dmitry Medvedev flew to Havana one month after the Cuban giant oil find to sign an agreement with acting-President Raul Castro for Russian oil companies to explore and develop Cuban oil.[2]

Medvedev’s Russia-Cuba oil agreements came only a week after the visit of Chinese President Hu Jintao to meet the recuperating Fidel Castro and his brother Raul. The Chinese President signed an agreement to modernize Cuban ports and discussed Chinese purchase of Cuban raw materials. No doubt the mammoth new Cuban oil discovery was high on the Chinese agenda with Cuba.[3] On November 5, 2008, just prior to the Chinese President’s trip to Cuba and other Latin American countries, the Chinese government issued their first ever policy paper on the future of China’s relations with Latin America and Caribbean nations, elevating these bilateral relations to a new level of strategic importance. [4]

The Cuba Super-giant oil find also leaves the advocates of ‘Peak Oil’  theory with more egg on the face. Shortly before the Bush-Blair decision to invade and occupy Iraq, a theory made the rounds of cyberspace, that sometime after 2010, the world would reach an absolute “peak” in world oil production, initiating a period of decline with drastic social and economic implications. Its prominent spokesmen, including retired oil geologist Colin Campbell and Texas
oil banker Matt Simmons, claimed that there had not been a single new Super-giant oil discovery since 1976, or thereabouts, and that new fields found over the past two decades had been “tiny” compared with the earlier giant discoveries in Saudi Arabia, Prudhoe Bay, Daquing in China and elsewhere. [5]

It is critical to note that, more than half a century ago, a group of Russian and Ukrainian geophysicists, working in state secrecy, confirmed that hydrocarbons originated deep in the earth’s mantle under conditions similar to a giant burning cauldron at extreme temperature and pressure. They demonstrated that, contrary to US and accepted Western ‘mainstream’ geology, hydrocarbons were not the result of dead dinosaur detritus concentrated and compressed and somehow transformed into oil and gas millions of years ago, nor of algae or other biological material.[6]

The Russian and Ukrainian geophysicists then proved that the oil or gas produced in the earth’s mantle was pushed upwards along faults or cracks in the earth as close to the surface as pressures permitted. The process was analogous to the production of molten lava in volcanoes. It means that the ability to find oil is limited, relatively speaking, only by the ability to identify deep fissures and complex geological activity conducive to bringing the oil out from
deep in the earth. It seems that the waters of the Caribbean, especially those off Cuba and its neighbor Haiti, are just such a region of concentrated hydrocarbons (oil and gas) that have found their way upwards close to the surface, perhaps in a magnitude comparable to a new Saudi Arabia.[7]

Is Haiti, a new Saudi Arabia?

The remarkable geography of Haiti and Cuba and the discovery of world-class oil reserves in the waters off Cuba lend credence to anecdotal accounts of major oil discoveries in several parts of Haitian territory. It also could explain why two Bush Presidents and now special UN Haiti Envoy Bill Clinton have made Haiti such a priority. As well, it could explain why Washington and its NGO’s moved so quickly to remove– twice– the democratically elected President Aristide, whose economic program for Haiti included, among other items, proposals for developing Haitian natural resources for the benefit of the Haitian people.

In March 2004, some months before the University of Texas and American Big Oil launched their ambitious mapping of the hydrocarbon potentials of the Caribbean, a Haitian writer, Dr. Georges Michel, published online an article titled ‘Oil in Haiti.’ In it, Michel wrote,. . [I]t has been no secret that deep in the earthy bowels of the two states that share the island of Haiti and the surrounding waters that there are significant, still untapped deposits of oil. One knows not
why they are still untapped. Since the early twentieth century, the physical and political map of the island of Haiti, erected in 1908 by Messrs. Alexander Poujol and Henry Thomasset, reported a major oil reservoir in Haiti near the source of the Rio Todo El Mondo, Tributary Right Artibonite River, better known today as the River Thomonde. [8]

According to a June 2008 article by Roberson Alphonse in the Haitian paper, Le Nouvelliste en Haiti, “The signs, (indicators), justifying the explorations of oil (black gold) in Haiti are encouraging. In the middle of the oil shock, some 4 companies want official licenses from the Haitian State to drill for oil.”

At the time, oil prices were climbing above $140 a barrel — on manipulations by various Wall Street banks. Alphonse’s article quoted Dieusuel Anglade, the Haitian State Director of the Office of Mining and Energy, telling the Haitian press: “We’ve received four requests for oil exploration permits.We have had encouraging indicators to
justify the pursuit of the exploration of black gold (oil), which had stopped in 1979.”[9]

Alphonse reported the findings from a 1979 geological study in Haiti of 11 exploratory oil wells drilled at the Plaine du Cul-de-sac on the Plateau Central and at L’ile de La Gonaive: “Surface (tentative) indicators for oil were found at the Southern peninsula and on the North coast, explained the engineer Anglade, who strongly believes in the immediate commercial viability of these explorations.”[10]

Journalist Alphonse cites an August 16, 1979 memo by Haitian attorney Francois Lamothe, in which he noted that “five big wells were drilled”  down to depths of 9000 feet and that a sample that “underwent a physical-chemical analysis in Munich, Germany” had “revealed tracks of oil.” [11]

Despite the promising 1979 results in Haiti, Dr. Georges Michel reported that, “the big multinational oil companies operating in Haiti pushed for the discovered deposits not to be exploited.” [12] Oil exploration in and offshore Haiti ground to a sudden halt as a result.

Similar if less precise reports claiming that Haitian oil reserves could be vastly larger than those of Venezuela have appeared in Haitian websites. [13] Then in 2010 the financial news site Bloomberg News carried the following:

The Jan. 12 earthquake was on a fault line that passes near potential gas reserves, said Stephen Pierce, a geologist who worked in the region for 30 years for companies that included the former Mobil Corp.  The quake may have cracked rock formations along the fault, allowing gas or oil to temporarily seep toward the surface, he said Monday in a telephone interview. ‘A geologist, callous as it may seem, tracing that fault zone from Port-au-Prince to the border looking for gas and oil seeps, may find a structure that hasn’t been drilled,’ said Pierce, exploration manager at Zion Oil & Gas Inc., a Dallas-based company that’s drilling in Israel. [14]

In an interview with a Santo Domingo online paper, Leopoldo Espaillat Nanita, former head of the Dominican Petroleum Refinery (REFIDOMSA) stated, “there is a multinational conspiracy to illegally take the mineral resources of the Haitian people.” [15] Haiti’s minerals include gold, the valuable strategic metal iridium and oil, apparently
lots of it.

Marguerite Laurent (‘Ezili Dantò’), president of the Haitian Lawyers’  Leadership Network (HLLN) who served as attorney for the deposed Aristide, notes that when Aristide was President — up until his US-backed ouster during the Bush era in 2004 — he had developed and published in book form his national development plans. These plans included, for the first time, a detailed list of known sites where the resources of Haiti were located. The publication of the plan sparked a national debate over Haitian radio and in the media about the future of the country. Aristide’s plan was to implement a public-private partnership to ensure that the development of Haiti’s oil, gold and other valuable resources would benefit the national economy and the broader population, and not merely the five Haitian oligarchic families and their US backers, the so-called Chimeres or gangsters.[16]

Since the ouster of Aristide in 2004, Haiti has been an occupied country, with a dubiously-elected President, Rene Preval, a controversial follower of IMF privatization mandates and reportedly tied to the Chimeres or Haitian oligarchs who backed the removal of  Aristide. Notably, the US State Department refuses to permit the return of Aristide from South African exile.

Now, in the wake of the devastating earthquake of January 12, the United States military has taken control of Haiti’s four airports and presently has some 20,000 troops in the country. Journalists and international aid organizations have accused the US military of being more concerned with imposing military control, which it prefers to
call “security,” than with bringing urgently needed water, food and medicine from the airport sites to the population.

A US military occupation of Haiti under the guise of earthquake disaster ‘relief’ would give Washington and private business interests tied to it a geopolitical prize of the first order. Prior to the January 12 quake, the US Embassy in Port-au-Prince was the fifth largest US embassy in the world, comparable to its embassies in such geopolitically strategic places as Berlin and Beijing.[17] 

With huge new oil finds off Cuba being exploited by Russian companies, with clear indications that Haiti contains similar vast untapped oil as well as gold, copper, uranium and iridium, with Hugo Chavez’ Venezuela as a neighbor to the south of Haiti, a return of Aristide or any popular leader committed to developing the resources for the people of
Haiti, — the poorest nation in the Americas — would constitute a devastating blow to the world’s sole Superpower. The fact that in the aftermath of the earthquake, UN Haiti Special Envoy Bill Clinton joined forces with Aristide foe George W. Bush to create something called the Clinton-Bush Haiti Fund ought to give everyone pause.

According to Marguerite Laurent (‘Ezili Dantò’) of the Haitian Lawyers’ Leadership Network, under the guise of emergency relief work, the US, France and Canada are engaged in a balkanization of the island for future mineral control. She reports rumors that Canada wants the North of Haiti where Canadian mining interests are already present. The US wants Port-au-Prince and the island of La Gonaive just offshore – an area identified in Aristide’s development book as having vast oil resources, and which is bitterly contested by France. She further states that China, with UN veto power over the de facto UN-occupied country, may have something to say against such a US-France-Canada carve up of the vast wealth of the nation. [18]

Endnotes:

[1] Paul Mann, Caribbean Basins, Tectonic Plates & Hydrocarbons, Institute for Geophysics, The University of Texas at Austin, accessed in http://www.ig.utexas.edu/research/projects/cbth/…/ProposalCaribbean.pdf .

[2] Rory Carroll, Medvedev and Castro meet to rebuild Russia-Cuba relations, London Guardian, November 28, 2008 accessed in http://www.guardian.co.uk/world/2008/nov/28/cuba-russia

[3] Julian Gavaghan, Comrades in arms: When China’s President Hu met a frail Fidel Castro, London Daily Mail, November 19, 2008, accessed in
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1087485/Comrades-arms-When-Chinas-President-Hu-met-frail-Fidel-Castro.html.

[4] Peoples’ Daily Online, China issues first policy paper on Latin America, Caribbean region, November 5, 2008, accessed in http://english.people.com.cn/90001/90776/90883/6527888.html

[5] Matthew R. Simmons, The World’s Giant Oilfields, Simmons & Co. International, Houston, accessed in
http://www.simmonsco-intl.com/files/giantoilfields.pdf

[6] Anton Kolesnikov, et al, Methane-derived hydrocarbons produced under upper-mantle conditions, Nature Geoscience, July 26, 2009.

[7] F. William Engdahl, War and Peak Oil-Confessions of an ‘ex’ Peak Oil believer, Global Research, September 26, 2007, accessed in http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6880

[8] Dr. Georges Michel, Oil in Haiti, English translation from French, Pétrole en Haiti, March 27, 2004, accessed in
http://www.margueritelaurent.com/pressclips/oil_sites.html#oil_GeorgesMichelEnglish .

[9] Roberson Alphonse, Drill, and then pump the oil of Haiti! 4 oil companies request oil drilling permits, translated from the original French, June 27, 2008, accessed in
http://www.bnvillage.co.uk/caribbean-news-village-beta/99691-drill-then-pump-oil-haiti-4-oil-companies-request-oil-drilling-permits.html .

[10] Ibid.

[11] Ibid. The full text indicated that, “five big wells were drilled at Porto Suel (Maissade) of a depth of 9000 feet, at Bebernal, 9000 feet, at Bois-Carradeux (Ouest), at Dumornay, on the road Route Frare and close to the Chemin de Fer of Saint-Marc. A sample, a ‘carrot’ (oil reservoir) drilled up from the well of Saint-Marc in the
 Artibonite underwent a physical-chemical analysis in Munich, Germany, at the request of Mr. Broth. ‘The result of the analysis was returned on October 11, 1979 and revealed tracks of oil,’ confided the engineer, Willy Clemens, who had gone to Germany.”

[12] Dr. Georges Michel, op. cit.

[13] Marguerite Laurent, Haiti is full of oil, say Ginette and Daniel Mathurin, Radio Metropole, Jan 28, 2008, accessed in
http://www.margueritelaurent.com/pressclips/oil_sites.html#full_of_oill .

[14] Jim Polson, Haiti earthquake may have exposed gas, aiding economy, Bloomberg News, January 26, 2010.

[15] Espaillat Nanita revela en Haiti existen grandes recursos de oro y otros minerals, Espacinsular.org, 17 November, 2009, accessed in http://www.espacinsular.org/spip.php?article8942

[16] The Aristide development plan was contained in the book published in Haiti in 2000, Investir dans l’Human. Livre Blanc de Fanmi Lavalas sous la Direction de Jean-Bertrand Aristide, Port-au-Prince, Imprimerie Henri Deschamps, 2000. It contained detailed maps, tables, graphics, and a national development plan for 2004 “covering
agriculture, environment, commerce and industry, the financial sector, infrastructure, education, culture, health, women’s issues, and issues in the public sector.” In 2004, using NGOs and the UN and a vicious propaganda campaign to vilify Aristide, the Bush administration got rid of the elected President.

[17] Cynthia McKinney, Haiti: An Unwelcome Katrina Redux, Global Research, January 19, 2010, accessed in
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=17063 

[18] Marguerite Laurent (Ezili Danto), Did mining and oil drilling trigger the Haiti earthquake?, OpEd News.com, January 23, 2010,
accessed in http://www.opednews.com/articles/1/Did-mining-and-oil-drillin-by-Ezili-Danto-100123-329.html

Tremblement de terre en Haiti

January 18, 2010 by Archivex-Haiti  
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seisme-en-haiti-1

J’ai survécu le tremblement de terre du 12 Janvier en Haïti. Je sortais de mon bureau et prenait le chemin habituel pour rentrer  à la maison après le travail.

J’ écoutais la musique rap kreyol, et cru qu’une bombe etait tombé tout près. J’ai vu le building devant moi s’écrouler. J’ai vu beaucoup de gens courir de partout. Pendant 10 seconds je n’ai rien compris.

Tremblement de terre – Oh Mon Dieu – O Jesus s’ecriait de partout le cri des gens vraiment affolés. C’est alors que j’ai su que je vivait les secousses d’un tremblement de terre.

Le bruit de la terre qui gronde et celui des maisons qui tombent – est un bruit d’enfer que je ne pourrai jamais  oublier …

Reginald Bailly

Les dernières nouvelles d’haiti

Haïti | Fête de Noël

December 28, 2009 by Archivex-Haiti  
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preval-noel-2009« Noël de la stabilité », c’est sur ce thème que l’Exécutif a célébré cette année la fête de Noël. En cette occasion, une enveloppe de cent millions de gourdes a été décaissée en « solidarité » avec des couches défavorisées de la région métropolitaine.

Au Stade Sylvio Cator, au kiosque Occide Jeanty, comme au Palais national, diverses activités ont été organisées pour marquer la fête de Noël cette année. Une attention spéciale a été accordée aux handicapés, aux femmes et aux enfants.
Au Stade Sylvio Cator, le mardi 22 décembre, la troupe « Haïti en scène » a présenté une version haïtienne de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris », inspirée du roman de Victor Hugo, dont le premier spectacle a été présenté le 18 septembre 1998 au Palais des Congrès, Paris. Depuis, plusieurs adaptations ont été réalisées.
En Haïti, depuis 2008, « Haïti en scène » a réalisé l’adaptation haïtienne de « Notre-Dame de Paris ». Le mardi 22 décembre 2009, c’était pour la deuxième fois que ce spectacle est offert pour la Noël. Sous le patronage du ministère de la Culture et de la Communication (MCC), « Notre Dame de Paris », version haïtienne, a été déjà présentée le 25 décembre 2008, au kiosque Occide Jeanty, Champ de Mars.
Le 24 décembre, dans la matinée, le président René Préval, la Première dame, Élizabeth Delatour Préval, le Premier ministre Jean-Max Bellerive et des membres du gouvernement ont distribué, sur la cour du Palais national, des jouets à plusieurs centaines d’enfants, autour du thème : « Noël solidaire avec les enfants ».
TiDjo Zenny, Michael Benjamin, des juniors du Ballet folklorique d’Haïti, la troupe de théâtre Rideau rouge et le magicien Fritznel Paul ont assuré l’animation pour les centaines d’enfants présents au Palais national. Le président René Préval, avant de remettre symboliquement au Père Noël la clé l’autorisant à distribuer jouets et cadeaux aux enfants, a souhaité à toutes les couches de la société haïtienne et au monde entier un joyeux Noël.
À l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) et à la Maternité Isaïe Jeanty, la Première dame a distribué, le jeudi 24 décembre, des cadeaux aux malades de ces deux centres hospitaliers publics de la zone métropolitaine. Elle a inscrit son geste dans le cadre de la solidarité prôné par l’Exécutif à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Le même jour, une crèche de Noël a été érigée au Champ de Mars. Des spectacles qui ont rassemblé plusieurs centaines de fêtards ont été tenus dans ce même lieu.
Pour la Noël, la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes a annoncé que cent vingt femmes ont bénéficié chacune de vingt mille gourdes pour créer leur propre « business ». « Vingt-quatre kiosques seront érigés sur la route nationale # 2 à hauteur de Mariani pour permettre au commerce de friture de se faire dans des conditions plus hygiéniques », avait indiqué Marjorie Michel.
Du 20 au 27 décembre 2009, le ministère des Affaires sociales et du Travail, a aussi procédé à nombre de distributions d’enveloppes et de kits alimentaires et hygiéniques. À la secrétairerie d’État à l’Intégration des personnes handicapées le 20 décembre, à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti, le 22 décembre, et à l’Ofatma, le 27 décembre, neuf cents personnes au total ont reçu des kits alimentaires et sanitaires et une enveloppe contenant de l’argent.
Mais c’est le Centre sportif de Carrefour qui a accueilli la plus grande distribution du ministère des Affaires sociales. Le jour de la Noël, le vendredi 25 décembre, au terme d’une animation culturelle, plus de trois mille personnes ont en effet reçu jouets et autres cadeaux.
Au cours de ces distributions effectuées dans le cadre de la promotion de la « nouvelle politique de solidarité sociale » de ce ministère, le ministre Yves Cristalin a annoncé le dépôt au Parlement d’un Projet de loi sur l’intégration des handicapés et la création de huit centres socioculturels pilotes au bénéfice des enfants de rue. Le ministre Cristalin a aussi annoncé l’ouverture du Complexe socio-éducatif du Bel-Air.
Sources combinées

lundi 28 décembre 2009

Bòn Ane 2010 !

December 22, 2009 by Archivex-Haiti  
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Son Ekselans, Dr Jean-Bertrand Aristide, swete yon Bòn Ane 2010 !
 

Sè m, Frè m,

Pandan kè nou ap bat sou kadans Mèm Amou an,
Minouche avè m kontan anbrase w fratènèlman
E swete w yon BON ANE ! BON ANE 2010 !

Gwo bo afeksyon ak tandrès pou ti moun yo!
Anpil lanmou pou jèn ki renmen pafen diyite!
Lè pafen diyite tonbe nan boutèy libète, li poze.
Lè l tonbe nan boutèy eksklizyon, li eksploze.
Si n pa sove diyite n, diyite n ap sove kite n.

Si n pa sove diyite n, diyite n ap sove kite n.

Nan lane 1804, pandan kannon libète
Tap chante libera lesklavaj an Ayiti,
Kolon ki bò isit an Afrik te deklare :
“Nèg pa gen diyite; yo pa merite libète.
Mete makak sou nèg san diyite sa yo.”

Anplis kout makak pou kò esklav yo,
Kolon yo te taye yon bonèt makak
Pou eseye vire lolòy tout esklav yo.
Se te yon kokenn zam sikolojik pou
Vide konplèks enferyorite nan tèt yo.

Dapre kolon yo, konplèks enferyorite a
Ap fè esklav yo wont pwòp tèt pa yo.
Konsa, pap gen diyite pou akouche libète.

Bonèt makak sa a te kache yon pèlen ki gen 2 tèt :
1- Nèg ki admèt ou enferyè deja kondane pou
Mouri nan esklavaj ou nan eksklizyon an.
2- Nèg ki vle chèf e ki soufri konplèks enferyorite,
Deja tou ajenou pou sèvi kòm konze, san diyite.
Sèvo Tousen Louvèti ak Desalin, evidamman,
Pat janm kokobe anba konplèks enferyorite.
Byen vit, yo te dekouvri vye taktik kolon yo.
Tousen Louvèti te konn ensiste pou montre
Kijan diyite ka bay fòs pou akouche libète.
Ni Tousen Louvèti, ni Papa Desalin te ka redi :
Lè pafen diyite tonbe nan boutèy libète, li poze.
Lè l tonbe nan boutèy eksklizyon, li eksploze.
Si n pa sove diyite n, diyite n ap sove kite n.

Si n pa sove diyite n, diyite n ap sove kite n.

Anvan n gade kijan pou nou rive anpeche
Diyite n sove kite n nan ane 2010 sa a,
Ann fouye rasin diyite a ak linèt lasyans.

Sa fè preske 2 milyon ane
Depi sèvo moun evolye pou
Rive nan OMO ABILIS.

Omo abilis vle di moun abil.
Olye yo te mache sou kat pat,
Evolisyon sèvo yo te pèmèt yo
Mache sou 2 pye dèyè yo.

Konsa, pye devan yo vin sèvi
Kòm men pou fè zouti, manje…
Sèvo Omo Abilis pat lou ditou.
Li te peze anviwon 500 gram.

Pi ta, lè Omo Abilis te vin tèlman fò, fò
Nan kesyon mache sou 2 pye, yo rele l
An laten, OMO EREKTOUS, sa vle di,
Moun ki drese drèt pou mache sou 2 pye.
Sèvo Omo Erektous te rive nan 808 gram.

Lè sèvo l ogmante pou rive nan 1400 gram,
Yo chanje non l pou rele l OMO SAPIENS.
Omo Sapiens vle di moun saj, moun entèlijan.
Se yo menm ki te soti an Afrik, tonbe an Azi
Pou travèse an Amerik , rive bò lakay apye.

Yo te ka fè wout la apye paske lè sa a
Pat ko gen lanmè berig pou separe
Kontinan Azi ak kontinan Amerik.
Sa gen anviwon 30 a 15 mil ane
Depi yo te fè gwo vwayaj sa a apye.

Sèvo nou menm tou se sèvo Omo Sapiens.
Li 2 fwa pi lou pase sèvo chanpanze ak goril.
Menm si sèvo elefan pi lou pase sèvo moun,
Se akoz grosè kò elefan an, men se pa anyan
Devan pisans wòd pòte ki chita nan sèvo moun.

Nan dènye 10 zan anvan Premye Janvye 1804 la,
Yon seri savan tankou Galvani, Aldini, Volta,
Alexander von Humboldt… te fè anpil diskisyon
Sou pisans enèji elektrik ki nan kèlkeswa sèvo a,
Kit se sèvo yon moun, kit se sèvo yon zannimo.

Sa mennen n poze yon kesyon syantifik
Ki konekte dirèk dirèk ak diyite moun.
Kesyon an ?
Ki sa k fè gen yon kokenn diferans
Ant sèvo yon moun ak sèvo yon bèt ?

Repons :
Ni pou yon moun, ni pou yon bèt,
Dèyè sèvo a rele SEREBELOUM
E devan sèvo a rele SEREBROUM.

Nou redi: dèyè se SEREBELOUM
E devan sèvo a se SEREBROUM.
Men, nan sèvo bèt, serebroum nan
Ou byen devan sèvo a pa devlope.

Ò, bout devan an, se li menm menm ki katye jeneral
Rezonman, refleksyon, kalkil, konsyans, entèlijans…
Nan sèvo bèt, jan nou te di, sereboum nan pa devlope.
Nan sèvo moun, erezman, afè mache sou 2 pye a
Te jwe yon gwo wòl nan devlopman serebroum nan.

Ni sèvo esklav, ni sèvo kolon
Gen serebeloum ak serebroum.
Sonje, serebroum se devan an.
Sepandan, 400 zan esklavaj la
Fè nou poze anpil kesyon sou
Devlopman serebroum kolon yo.

Nan gwo evolisyon pou vin pi moun,
Sèvo esklav yo te pi an sante lontan
Pase sèvo kolon k te di yo siperyè yo.

Lè n fè radyografi krim kolon yo
Te fè pandan 4 syèk lesklavaj la,
Nou dekouvri aklè fonksyonman
Sèvo anpil kolon ki te psikopat.

Yon psikopat pa gen eta dam lè lap sasinen moun.
Kesyon moral, kè sansib, sa pa egziste pou li.
Si pou enterè pòch li, li santi fò l disparèt yon pèp,
Lap fèl e li pap gen ankenn lagratèl nan konsyans.

Se egzakteman lekontrè pou yon moun
Tankou Tousen Louvèti ki te konnen
Moun gen diyite e diyite egzije libète.

Premye Janvye 1804 la
Se yon revolisyon sèvo.
Wi, Premye Janvye 1804
Se yon revolisyon sèvo.

Sèvo esklav yo revòlte e
Yo di : Nou pa makak,
Nou pap mache a kat pat.

Nou pa makak, nou pap fè makak.
Nou pa bourik, nou pap bourike
Pou chwal galope sou po do n.

Donk, se diyite sa a menm ki te akouche fòs
Pou esklav yo te reyalize Premye Janvye 1804.
Jodia, 205 lane apre, ki sa k rete nan diyite sa a ?

Sè m, Frè m,
Jodia, 205 lane apre, ki sa k rete nan diyite sa a ?

Jèm diyite sa a toujou byen vivan
Nan san Pèp Ayisyen an, sepandan
Li disparèt nan san pi fò dirijan yo.

Si jodia endiyasyon ap toufe Pèp la,
Se paske Pèp la blese nan diyite l.
Kouto trayizon an pike li fon, fon.
E paske l gen diyite, li senyen anpil.
Deplis, odè imilyasyon an ap toufe l;
Sant eksklizyon an ap dekonpoze l.
Si mizè, grangou klowòks ak asid batri
Fè l ap kankannen nan dife chomay,
Se pa akoz parès jan yo abitye akize l.
Aletranje kòm lakay, Ayisyen toujou
Redi travay di, paske l gen anpil diyite.

Pi gwo sous mizè a se triyo sa a:
Kolon, nouvo kolon ak konze yo.
Konplo a se jouke pòv malere nan
Esklavaj modèn ou neoliberal la.

Gade nan ki eta Peyi nou an trouve l
Depi kidnapig 29 fevriye 2004 la !
Gade kijan tout pwomès lespwa
Tounen gwo pè souflèt dezespwa !

Nan bay egzibisyon de gidon,
Koripsyon fè salè minimòm
Tounen yon malè minimòm
Anba yon mizè maksimòm.

Malgre tou, paske l gen diyite,
Pèp la kontinye pwouve kijan
Li grangou men l pa ti grangou.

Se pousa li pap janm ka bliye
Lanmò Pè Jan Jis ak anpil lòt Ewo,
Disparisyon frè nou Lovensky,
Kalvè prizonye politik kap pouri
Nan prizon depi ane 2004-2005.

An 2006, Pèp la te vote pou retou.
Rezilta ? Trayizon. Pwen. Pwen ba.

An 2009, lè majorite a mande eleksyon lib,
Pouvwa a koule beton mepri nan zòrèy li
Pou l choute Pèp la ak yon awogans engra.

Otorite yo jete Pèp la tankou yon pil fatra.
Lajistis di : Otan ! Otan ! Pèp la gen rezon.
A ! Blag ! Ata jij pran kout pye revokasyon.

Kòm Pèp la gen anpil diyite, li fèmen pòt li
19 Avril ak 21 Jen pou montre endiyasyon l.
Sa l toujou vle se eleksyon e non seleksyon.
Men, pou rantre kouto trayizon an pi fon toujou,
Prezidan Préval fè seleksyon an san ankenn jèn.
Nan ane 2010 sa a, li pral fè lòt seleksyon pi rèd:
Pouvwa a boule limyè wouj Konstitisyon an aklè.

Lè pouvwa a boule limyè wouj Konstitisyon an,
Sa pa deranje etranje, men sa mete n pi andanje.
Diyite n oblije n ouvè je n pou n evite pi ta pi tris.

Blan yo te peye 12 milyon 500 mil dola ameriken
Ou ankò, 72% lajan ki te fè seleksyon 2009 yo.
Kounye a Blan yo dispoze peye 18 milyon dola
Pou kontinye fè lòt seleksyon nan ane 2010 sa a.

Konsa, nan menm lojik byen konte mal kalkile a,
Prezidan peyi a santi li alèz anba zèl cha blende,
Pou li blende Pèp Ayisyen ak boulèt seleksyon.

Ayiti anba yon lòt koudeta elektoral kote
Okipasyon cha blende, se ret kanpe la pou
Boulèt seleksyon gaye sèvèl yon Pèp ki
Pa gen ni dwa pou vote, ni dwa pou manje.

Sè m, Frè m,

Nan respè ak diyite, fòk gen moun saj ki di non !
Pou sove diyite Ayiti, fòk gen moun saj ki di non !
Pou pi ta pa vin pi tris, fòk gen moun saj ki di non !
Pou diyite n pa sove kite n, fòk gen saj ki di non !

Si tout koudeta elektoral ak koudeta kidnapig
Te rapòte Ayiti, jodia, mizè a pa ta vin pi rèd.
Si 500 zan eksklizyon ou apatay te rapòte Ayiti,
Jodia, nou pa ta toujou ap mare lafimen kriz,
Alòs ke n chita sou bon jan richès natirèl tankou
Lò, kwiv, iranyòm, boksit, ajan, poutzolan, mab…
Kabonat kalsyòm Payan sèlman depase $ 23 milya.
Rezèv petwòl la, san dout, pi plis pase sa nou kwè,
San konte nou menm menm ki se pi gwo richès la.

Lè a rive pou n fè rekonèt diyite tout moun.
Tout moun san distenksyon, pòv kòm rich,
Peyizan kòm moun lavil, analfabèt ou pa,
Tout moun konte. Fòk vòt tout moun konte.

Moun ki sivilize pa nan chen manje chen.
Nèg ki sivilize pa trete moun kòm chen.
Blan ki sivilize pa pran Ayisyen pou chen.

Kolon te lage chen dèyè Afriken
Pou kenbe mòde Nèg kòm jibye ;
Tousen pote mak chen mòde antrèt.
Desalin viktim gwo chen mechan.

Menm jan ak Zansèt yo,
Fòk Pèp la toujou refize
Kite mechan yo trennen l
Nan labou imilyasyon an.

Ochan pou chak Ayisyen ki kenbe
Bouji diyite a byen fèm nan men l.
Bouji diyite sa a dwe toujou evite
Van divizyon pou l ret tou limen.

Pèmèt mwen felisite tout manm
Fanmi Lavalas ki ret kanpe djanm
Pou n reyisi ak Pèp la, jamè san li.

27 ane nan prizon pat fè Mandela
Sikonbe nan tantasyon trayi Pèp la.
Viktwa final la se pou Pèp Ayisyen.

Vox Populi, vox Dei ! Sa vle di :
Vwa Pèp la se vwa Bon Dye !
Ochan pou nou tout ki solidè avè l !
Chapo ba pou solidarite 15 Jiyè a !
Bravo pou kokenn mobilizasyon
16 Desanm 2009 la ki se tròkèt la.

Nou pi plis. Nou pi sibi. Nou pi viktim.
Men, plis nou plis se mwens nap viktim.
Depi gen eleksyon lib, onèt, demokratik,
Nap ranpòte laviktwa pou nou sèvi Pèp la ;
Jamè pou sèvi ak Pèp la jodi, trayi l demen.

Sè m, frè m,
Lespwa fè INITE jodi a pou trayi demen.
Lespwa chanje non, men l pa chanje mèt.
Lespwa INITE se pran plis, pou trayi plis.

Rèv psikopat se itilize lajan Pèp la pou
Fè serebroum goumen ak serebeloum.
Lè serebroum goumen ak serebeloum
Sonje, se devan kap goumen ak dèyè
Pou psikopat yo sele Pèp la devan dèyè.

Rèv pa nou, se menm rèv Tousen Louvèti a ;
Kidonk, fè diyite bay fòs pou akouche libète.
Rèv pa nou, se menm rèv Jan Jak Desalin nan ;
Kidonk ofri lavi nou pou sove diyite n paske
Si n pa sove diyite n, diyite n ap sove kite n.

Si n pa sove diyite n, diyite n ap sove kite n.

Tousen Louvèti rete fidèl jis souf li fin etenn.
Papa Desalin bay san l pou l pa bay kou nan do.
Fidelite sa a soti dirèk dirèk nan sous diyite a.

Pou n pwoteje sous diyite sa a, fò n dedouble n.
E pou n dedouble n, fò n ogmante vitès sèvo a.
Pou ogmante vitès sèvo a, fò dòmi pa pote n ale.

Lè w nan fon somèy, sèvo a mache sou
Vitès DELTA ki ka bay 4 Hz chak segonn.
Lè w reveye je kale, tèt klè, ou tou limen,
Vitès sèvo a ogmante jiska 18 rive 30 Hz.
Lè sa a, ou nan yon vitès ki rele BETA.

Se ak vitès beta nou te debouche sou 16 desanm 1990.
An 2010, pa gen dòmi di nan delta pou somèy pote n ale.
Donk, fòn pase vitès beta pou n soti nan eksklizyon an
E leve flanbo diyite a lakay kòm aletranje chak jou pi wo.

Sè m, Frè m,

Pou kokenn wòl manman Ayisyèn jwe
Nan ba n tete lèt diyite depi n te ti bebe,
Pèmèt ke Minouche avè m prete vwa
Tout jèn fi, jèn jan ki sèvi ak pafen diyite,
Pou redi manman yo yon Bòn Ane espesyal.

Ou menm, Manmi cheri ki Okap, Okay, Jeremi,
Pòdepè, Fò Libète, Gonayiv, Ench, Jakmèl,
Miragwan, Sen Mak, Tigwav, nou di w Bòn Ane.

Yon lòt bèl woz Bòn Ane pou ou Manmi cheri
Ki nan Site Solèy, Lasalin, Bèlè, Solino, Matisan,
Gran Ravin, Kafou, Taba, Laplenn, Delma,
Petyonvil, Kenskòf, toupatou nan Pòtoprens.

Se pou pafen Bòn Ane 2010 la anvyi w,
Ou menm Manmi cheri kap viv aletranje.

Lè manman ap akouche yon pitit,
Sèvo l pwodwi yon chimi lanmou
Ke save yo rele OKSITOSIN.

Oksitosin nan fasilite akouchman,
Simante atachman pitit ak manman
E rann moun ki damou enseparab.

De menm, ant Manman Ayiti avè m,
Genyen yon dòz oksitosin espesyal ki
Rann nou enseparableman enseparab.

Kidonk, retounen jodi a,
Ou byen retounen demen,
Retou a ap fèt kanmenm
Pou n kontinye debouche
Anpil lòt bon pafen diyite
Nan lespri Mèm Amou an.

Annatandan ke lesepase
Gouvènman Ayisyen an
Rive isit, an Afrik di Sid,
M chwazi lang manman
Mandela a ki se isiXhosa,
Pou redi n:

Sizodibana ekhaya !
Randevou lakay !

Ngothando olunye!
Mèm Amou !
Dr Jean-Bertrand Aristide
Pretoria, Desanm 2009

Souvenons-nous de Vertières

November 19, 2009 by Archivex-Haiti  
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batailles-de-vertieres1Je vous en conjure, Ô mon Peuple bien aimé !
Relevez-vous la tète et regardez Vertières
Hissons très haut de la gloire la bannière
Séchez, donc, vos larmes et soyez bien armés
Ce ne sont pas nos haines, non moins nos rancunes
Qui feront de nous un peuple fier et digne
Nos ardeurs de vengeance sont loin d`être le signe
D`une Haïti unie, d`une nation de fortune
Faisons de nos Héros la grande mémoire
Une raison saine de rebâtir notre Armée
Qui saura de l`ennemie certaine nous protéger
Nous gardant de bien de dérives et de déboires

N`allez pas ramasser des mécréants les miettes
Malheur à celui qui ses enfants en nourrit
Ô vous, qui pour trahir, vous baisez le yankee
Viendra le jour où ils baiseront vos fillettes
Ils vous traîneront dans le marasme du désespoir
Et pour vous y garder ils vous humilieront
Et de gré ou de force, ils vous asserviront
Vous, vos enfants, vos amis serez leur exutoire
Car ils ne sont point venus nous apporter la paix
Eux, dont la provenance est source de la faim
Ayant trouvé chez nous soleil et l`arbre à pain
Jamais ils retourneront dans leur hutte de regret

Oublions nos querelles endémiques et soyons unis
L`heure est grave et ce pays n`est plus le nôtre
Nous l`avons abandonné aux mains de l`autre
Qui pour le posséder nous gardera désunis
Nous sommes tous coupables de l`avoir délaissé
Tous nous devons ensemble le reconquérir
Ici et maintenant, allons bien nous unir
Chantons en un seul cœur l`hymne à la liberté
Car Vertières nous rappelle l`union de nos pères
Où l`Armée indigène à Bonaparte imposa sa loi
Cette loi stipulant les hommes égaux en droit
Fut de nos pères fondateurs écrite à Vertières

Ô mon Peuple, souvenons-nous à jamais de Vertières
Et jurons de ne plus vivre privés de notre Armée
Notre Histoire de peuple est bien cette vérité
Cette nation fut conquise du sang des débonnaires
Mais armés tous de rage et soif de liberté
Ils ont tous combattus de leur âme, de leur peau
Pour nous léguer Haiti, comme un précieux cadeau
Cette terre que nous la gardions sous l`égide de l`Armée !
Instruisons nos enfants de cette digne souvenance
Que nos villes et nos champs en soient bien fortifiés
Que du Nord à l`Ouest l`Armée soit réclamée
Et qu`elle marche devant nous au jour de la vengeance
Génération Konbit
Jonathan JULIEN
Belgique
01/09/09

Les Etats-Unis annulent la dette d’Haïti

September 21, 2009 by Archivex-Haiti  
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obamaHaïti: Les Etats-Unis annulent la dette d’Haïti – « Ayiti pa dwe Etazini ankò », a annoncé l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth H. Merten, en créole haïtien pour faire savoir que la totalité de la dette haïtienne envers les Etats-Unis d’Amérique a été effacée. Cette annonce a été faite durant une courte cérémonie, en présence d’une brochette de journalistes. Le diplomate américain et le ministre haïtien de l’Economie et des Finances, Daniel Dorsainvil, ont signé ce vendredi 18 septembre 2009, dans les locaux du ministère des Finances, un contrat relatif à cet effacement de dette bilatérale.

Reconnaissant qu’Haïti a atteint le point d’achèvement de l’Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) avec succès, le gouvernement américain decide d’annuler environ 12.6 millions de dollars, représentant la totalité de la dette d’Haïti envers la puissance étoilée.
« Cet accord s’inscrit dans le cadre de l’initiative renforcée en faveur des PPTE qui fait suite aux résolutions adoptées par les pays créanciers membres du Club de Paris, le 8 juillet 2009, qui se sont engagés à alléger substantiellement la dette d’Haïti suite à l’atteinte par le pays du point d’achèvement », lit-on dans un communiqué du ministère haïtien de l’Economie et des Finances.

«Je tiens à féliciter le ministre Dorsainvil et le gouvernement haïtien pour leurs efforts concernant la responsabilité fiscale», a déclaré l’ambassadeur Merten. Je suis heureux d’annoncer que nous avons maintenant conclu un accord bilatéral de réduction de dette avec Haïti. Selon cet accord, les États-Unis annulent les 12.6 millions de dollars de la dette bilatérale, ce qui représente la totalité de la dette du gouvernement haïtien envers le gouvernement américain.»

L’application avec succès des réformes économiques et financières par Haiti étaient des facteurs primordiaux conduisant à ces engagements internationaux d’allègement de la dette d’Haïti. Cet été, Haïti a rempli les conditions requises aux Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) qui la qualifient à obtenir plus de 1 milliard de dollars d’allègement de sa dette par ses créanciers multilatéraux et bilatéraux.

L’accord signé aujourd’hui met en oeuvre la portion américaine d’un accord multilatéral que les=2 0créanciers officiels du groupe du Club de Paris ont négocié avec Haïti le 8 juillet dernier concernant l’annulation d’environ 62.7 millions de dollars de sa dette officielle. Les créanciers d’Haïti au Club de Paris comprenant le Canada, la France, l’Italie et les Etats-Unis ont l’intention de fournir 152 millions de dollars en annulation additionnelle de dette au-delà des prérequis exigés par l’Initiative accordée aux Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Suite à cette décision, la totalité de la dette d’Haïti envers les membres du Club de Paris, qui est estimée à 214 millions de dollars, sera entièrement annulée.

Cette remise de dette, conjuguée à d’autres mesures d’annulation de la dette multilatérale, aidera Haïti à réduire sa dette publique et lui permettra d’investir davantage dans le secteur social. Aucun point de l’accord signé entre les deux pays n’a été divulgué.

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