HAITI JUSTICE : PORT-DE-PAIX – UNE AFFAIRE DE DROGUE OU UNE AFFAIRE MYSTIQUE ?

February 5, 2009 by Archivex-Haiti  
Filed under Featured Topics, Uncategorized

haiti-justiceVoilà enfin une belle affaire qui brouille toutes les pistes, les enquêteurs haïtiens et étrangers tournent en rond et se frottent les mains. Contradictions sur contradiction, personne n’arrive jusqu’ici à déterminer le montant réel qui se trouvait dans le butin dissimulé dans la petite baraque de Port-de-Paix, et surtout qui sont les responsables ?

Une affaire qui nous rappelle le règne de François Duvalier qui aurait depuis, trouvé les vrais COUPABLES. Sur toutes les lèvres on entend des interrogations ‘’QUI DIRIGE CE PAYS ?’’ Surtout pas, le Président Préval qui n’a qu’une seule préoccupation en tête, terminer son mandat et s’en va sans doute à Cuba certainement pas à Marmelade… Le Président de la République du laisser faire n’entend pas se faire des ennemis, tant qu’à faire ‘’ quand on a rien à dire, on la boucle Monsieur le Président ’’ Une politique qui rapporte gros dans un pays d’où chacun s’occupe de soi, la preuve, René Préval est le seul chef d’Etat après Duvalier qui arrive à boucler un mandat de cinq ans, et encore une fois sur le point d’achever son deuxième mandat de cinq ans… en quelque sorte 10 ans pour rien…en voilà l’homme que le pays a besoin… une belle leçon pour les opportunistes politiques qui n’avaient pas le courage après les résultats des élections Présidentielles annonçant René Préval vainqueur, de se mettre ensemble autour de Lesly François Manigat qui les avait invité à prendre part à une opposition forte et constructive.

L’affaire de Port-de-Paix nous montre clairement l’inefficacité du pouvoir politique qui ne semble pas comprendre l’ampleur et les conséquences des choses. Si l’on en croit au document d’enquête publié, en réalité des noms importants ont été cités dans cette histoire de pillage d’argent noir…

SELON LE RAPPORT DE LA PCI, DES OFFICIELS ONT ETE MOUILLE!

“Nul n’est innocenté dans ce pillage, que ce soit au niveau de la justice ou au niveau de la police”, a conclu la PCI, affiliée à la DEA (Drug Enforcement Agency). En dépit de tout, les enquêteurs de la PCI ont rencontré le Commissaire de police Dadaille Mary-Bernard, le Substitut du Gouvernement René Moïse (Chef du parquet A.I. en exercice), le Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gélin, le cambiste Odnel Jean Clément, Dumas Louidor (ancien commis du parquet), l’ex-Commissaire du Gouvernement Atthis Gérard et certains citoyens et autorités de la ville jugés honnêtes, mais l’affaire de Port-de-Paix semble mettre tout le monde sous tension et risque de ternir l’image de plusieurs. Selon ce rapport, les opérations de perquisition se sont déroulées en présence de Me René Moïse, des juges de paix Jean Mathieu Dorvélus, Bouquette Saint-Marc, des greffiers Gaby Dorélien, Loriston Albert, de plusieurs agents de la PNH et de l’africain Mangle Samson, un agent de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Ce dernier ne serait pas impliqué dans le pillage des millions de dollars, a souligné le rapport vrai ou faux, mais si le rapport le dit… Interrogé par la PCI, le Commissaire Dadaille Mary Bernard a confié qu’une somme de 20.000 dollars a été mise de côté pour le Sénateur Evallière Beauplan (PONT/nord-ouest).

En effet, le document a relaté qu’après avoir découvert les millions de dollars, les policiers de l’Unité Départementale du Maintien d’Ordre (UDMO), les juges et le Commissaire A.I du gouvernement de Port-de-Paix se sont précipités à remplir leurs vêtements de paquets de dollars. “Niclasse Jean Simon, chauffeur du Commissaire Michenet Baltazar, en pillant, a emporté un haut-parleur et une mallette pleine d’argent au profit de son chef”. Me René Moïse a déclaré aux enquêteurs avoir reçu un appel de Me Balthazar, qui se trouvait alors aux Etats-Unis, lui demandant de garder sa part.“Dumas Louidor, a avoué que le Juge de paix Jean Mathieu a mis de l’argent dans sa valise destiné au Substitut du Commissaire Patrick et aux nouvelles secrétaires du Parquet”. Bien entendu, une partie de la somme a été remise au Substitut du Commissaire du gouvernement Jean Volny Bellamin. Un neveu de ce dernier, Odnel Jean Clément, aurait fixé un montant de 3.500 dollars américains. “Me Atthis a bénéficié d’une somme de 150 milles dollars américains”. Dans ce fameux document, un policier exigeant l’anonymat a affirmé avoir reçu 7000 dollars américains, a poursuivi la PCI dans ce rapport.S’agissant du policier Jordany, présent au commissariat lors du dépouillement, il a indiqué avoir observé un de ses collègues, Harry Régiste, qui volait des paquets. Il allait réclamer sa part auprès de ce dernier le lendemain. Selon les conclusions de ce rapport, René Moïse avait offert une somme de 10.000 dollars à Me Ronel Gélin qui avait refusé de recevoir cet argent. La PCI a précisé avoir rencontré plusieurs policiers dans le cadre de ce dossier. Ils ont pour la plupart déclaré qu’il s’agissait d’un vrai pillage et que la somme de 510 milles dollars déclarés n’était qu’une miette de la quantité pillée.

LE SILENCE DU PRESIDENT PREVAL DANS CETTE AFFAIRE :

Qui est donc ce chef qui nous dirige ? Dans l’affaire de Port-de-Paix qui continue à salir l’image des autorités haïtiennes, le Président René Préval devrait faire connaitre sa position. Si la justice est mouillée qui va délibérer, seul le Président de la République en sa qualité de garant des lois de la constitution est habilité à recentrer cette affaire. Des doutes plongent le pays dans le chaos total, dans les rues de Port-au-Prince, la voie publique s’exprime violemment contre le pouvoir en place, n’hésitant pas à citer le nom du Président, le chef de la police nationale et bien d’autres personnalités politiques de hauts niveaux. Selon notre enquête, cette affaire risque de ne pas en rester là, car le côté mystique de l’affaire peut-être oublié dans le rapport d’enquête mais pourtant a une très grande importance. Haïti, dans sa particularité culturelle liée au vodou a dans ses mœurs quelques vices que nous devons mettre sur le tapis pour mieux comprendre cette affaire. Si l’on en croit aux propos de la petite dame qui se trouvait sur les lieux de l’opération ce jour là, elle avait mis en garde les intervenants, de ne pas toucher à l’argent qui se trouvait dans la petite baraque, car dit-elle ‘’ se lajan chango’’ Si cette déclaration est réelle, nous devons nous attendre au pire, car dans les jours à venir bien des têtes vont tomber.

Omega publie un résumé du résultat de l’enquête… A suivre.

SCANDALE AU TRIBUNAL DE PORT-DE-PAIX
NB: POUR AVOIR LE RAPPORT COMPLET, CONTACTEZ /
APPELEZ 3-4569154 (DR GELIN GEDEON)
RESUME DES FAITS-DR GELIN GEDEON

1. Une perquisition a été conduite chez Alain DESIR le mercredi 12 novembre 2008 par le Parquet de Port-de-Paix. Des valises, des boîtes et des sacs contenant de l’argent ont été découverts. Monsieur Alain Désir a été dénoncé par Marc Mackendy .

2. Les perquisitionneurs dont le Substitut Commissaire du Gouvernement René MOISE ont pillé les boîtes, les sacs et emporté les valises. Monsieur René Moïse remit 2 valises bourrées d’argent à son chauffeur Edmond BRUTUS qui les embarqua dans son véhicule et partit por Jean-rabel.

3. Une bonne partie de l’argent volé par René MOISE a été échangé chez Monsieur Rémy LUCAS à Jean-Rabel qui s’est étonné d’acheter autant dollars en un seul jour.

4. Marc Mackendy, le dénonciateur ,après avoir reçu sa part du butin, laissa “Lavaud”, une section rurale de Port-de-Paix où il vivait avec sa femme Cléomise Accéan et alla s’installer à Bassin-Bleu puis , à Gros-Morne. Un juge de Paix le surprit dans un bordel et l’arrêta parce qu’il avait trop d’argent sur lui. Il a été conduit à Port-au-Prince par les agents de la BLTS..

5. Le vendredi 14 novembre 2008, suite à la répartition inégale du butin., un sentiment de révolte commença à bouilloner au Parquet de Port-de-Paix, . Des injures de toutes sortes étaient proférées par les avocats et les employés.. Monsieur René Moise, pour calmer la situation, fit une distribution de dollars US. Un avocat, Monsieur Gérard ATHIS a fait les copies des dollars qu’on lui avait donnés pour se moquer de Monsieur René MOISE.

6. Le même jour, pris de panique, René MOISE se rendit chez le Doyen GELIN Ronel pour lui offrir sa part du butin. Il l’informa de la réalisation d’une perquisition faite chez Alain DESIR . Des sacs , des valises et un coffre-fort remplis d’argent ont été découverts. Il lui confia que les Juges de Paix, les Greffiers et les policiers se sont mis à les piller et ont tous mis de l’argent dans leur poches. Comme tout le monde avait bénéficié de cet argent , il était venu apporter la part du Doyen. Ce dernier lui demanda de la lui apporter à son Bureau, le lundi 17 novembre, dans la matinée. Le Doyen lui dit qu’il était content de ce geste mais, comme il ne travaille pas sans le Commissaire Balthazar Michenet, il veut s’assurer que, lui aussi, il a reçu sa part. René Moise confirma que le Commissaire Balthazar lui demanda de remettre sa part à son chauffeur NUCLASSE Jean Simon . Il ajouta: ce qui ne m’a pas plus, c’est lorsqu’il (Michenet BALTHAZAR) m’a dit: “René si w trayi mwen wap mouri”. Le chauffeur de Balthazar Michenet, Monsieur Nuclasse Jean Simon ayant pris une partie de la somme qu’il devait lui remettre, fut renvoyé. Il finalise actuellement les travaux de construction de sa maison avec sa petite fortune.

7. En reaction à ce scandale, les Juges de Port-de-Paix se sont réunis et ont pris la décision de fermer le tribunal puisque les commissaries Balthazar Michenet et René Moise n’ont plus l’autorité morale nécessaire pour rester au Parquet.

8. Le Ministre de la Justice convoqua le Doyen Gélin Ronel le Vendredi 12 décembre à 11 heures du matin.. Ce dernier jugea prudent de se faire accompagner par son frère cadet , le Dr GELIN Gédéon, puisque les rumeurs faisaient croire que des membres du cabinet du Ministre auraient reçu leur part du butin et que les Commissaires n’avaient rien à craindre. Le Doyen et son frère attendirent vainement le Ministre dans une grande salle de conférence pendant environ 2 heures de temps. Ils furent étonnés de voir un membre du cabinet du ministre entrer dans la salle accompagné de ceux qui sont impliqués dans le vol que que le Doyen avait dénoncé . Le chef du Cabinet du Ministre demanda à Monsieur GELIN Ronel de rouvrir les portes du tribunal.. La réponse fut :”Addressez-vous à l’assemblée des Juges. En tant que que Doyen, la gravité des faits m’obligent à m’entretenir confidentiellement avec le Ministre”.Quand le chef du cabinet lui fit remaquer que c’était là un acte d’insubordination, Monsieur Ronel GELIN répondit: Le Ministre est mon supérieur hiérarchique, il n’est pas mon maître.

9. Le Dr GELIN Gédéon , craignant que le Chef du Cabinet ne fasse obstruction au dossier, remit personnellement ,le dimanche 14 décembre vers 4hres p.m, le rapport du Doyen GELIN Ronel, son frère ainé, à la femme du Ministre pour s’assurer que ce dernier aura la chance de le lire. Ce rapport s’intitule:

LE VOL INTOLERABLE DES PARQUETIERS: UNCOMMENCEMENT DE PREUVES.

10. Le mardi 16 décembre, devant l’acharnement du Ministre Jean Joseph EXUME et des membres de son cabinet à continuer à s’associer aux VOLEURS DENONCES DANS LE RAPPORT , le Dr GELIN Gédéon , en tenant compte des informations dont il dispose, convaincu que des interêts inavoués mais certainement malsains motivent le comportement du Ministre Jean Joseph EXUME ainsi que des membres de son cabinet et, sachant que ce dossier peut conduire jusqu’à l’assasinat de son frère qui est contraint de limiter ses moindres déplacements et de rester à Port-de-Paix, décida, pour l’honneur de sa famille , de s’engager dans cette bataille afin de prouver le comportement immoral et irresponsable de Monsieur Jean Joseph Exumé .

11. Le Dr GELIN Gédéon, en tenant compte des menaces à peine voilées qui viennent de toutes part, a adressé une correspondence à l’ULCC (unité de lutte contre la corruption) sur ce dossier et rencontrera la commission anticorruption de la Chambre des Députés dans les heures qui viennent pour présenter les faits et demander que le Ministre Jean Joseph EXUME soit écarté de la gestion de ce dossier puisque son comportement semble motivé par des interêts que lui et les membres de son cabinet sont les seuls à connaitre.

12. Le Ministre Jean Joseph EXUME et son chef de Cabinet, convaincus enfin qu’il leur sera difficile de bénéficier du support des membres du Gouvernement et du Premier Ministre Michèle PIERRE-LOUIS dans cette SALE AFFAIRE, sachant également qu’il leur sera difficile de gagner la BATAILLE MORALE, ont décidé, pour calmer nos ardeurs, de mettre Monsieur René MOISE en disponibilité avec promesse formelle qu’il pourra vivre et jouir paisiblement de son argent. Monsieur EXUME Jean Joseph se trompe. Les GANGSTERS EN CRAVATTE n’ayant leur place qu’au PENITENCIER NATIONAL, le Dr GELIN Gédéon ira jusqu’au bout. Il remettra une copie du rapport au Parlement, à l’ULCC, aux journalistes et à toutes les personalités civiles et politiques qui le souhaitent. Pour des raisons de sécurité ce rapport sera transmis par la poste (express/courrier prioritaire) .

Notre bataille a un objectif MORAL. Nous sollicitons la solidarité de la presse parlée et écrite ainsi que des personnalités civiles et politiques qui croient encore qu’une autre HAITI est possible. Nous assumerons jusqu’au bout nos responsabilités pour prouver que dans ce pays, nous pouvons encore espérer et que TOUT NE SE VEND NI NE S’ACHETE COMME ON VEUT NOUS LE FAIRE CROIRE.

Comments

Tell us what you're thinking...
and oh, if you want a pic to show with your comment, go get a gravatar!

You must be logged in to post a comment.