Dernière réunion au Palais sur le choix électoral de l’UNITE pour la présidence

July 22, 2010 by Archivex-Haiti  
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Lors d’une dernière réunion déroulée ce week-end au Palais national, René Préval a parlé à huis clos aux candidats réunis. La date du dépôt des candidatures approchant à grands pas, il estime le moment venu de désigner le candidat d’ « Inite »,la plate-forme présidentielle qu’il a créée.

Sept personnes étaient présentes: Joana Gué, ministre de l’Agriculture, Paul Denis, titulaire de la Justice, Yves Cristallin, ministre des Affaires sociales, le sénateur Kelly Bastien, Jacques Édouard Alexis, ancien Premier ministre de Préval, Élizabeth Desbrosses Délateur Préval et René Préval. Le président Préval a pris la parole pour leur demander qui allait porter la bannière d’Inite en devenant le candidat de cette formation politique. Personne n’a voulu s’offrir comme candidat officiel de la plate-forme présidentielle crée par M. Préval.

Pour sa part, Jacques Édouard Alexis avait des difficultés à contenir sa colère. Car il s’insurge contre le fait que le président l’ait réuni au mêmetitre que les autres personnes présentes, lui qui se considère comme le prochain chef d’État. Mais deux bonnes heures se sont écoulées sans que personne n’ait exprimé d’intérêt à se porter candidat. Sur ces entrefaites, le chef de l’État a laissé tomber : Puisque après deux heures de conversation personne n’a jugé de se déclarer prêt à se porter candidat sous le drapeau de l’Inite, « Je vous demande de supporter la candidate ».
Et Élizabeth Délatour d’enchaîner :« Merci, messieurs, pour votre appui ! ».Par ces mots, René Préval a déclaré sa femme la candidate de sa plate-forme présidentielle. Ainsi prend fin la devinette à laquelle on joue depuis plus d’un an en cherchant à l’identifier celle ou celui qui doit représenter la couleur d’Inite. Élizabeth Préval a fini par convaincre son mari. Depuis un an environ, les hommes et femmes formant la coterie de René Préval intéressés à le succéder jouent à la chaise musicale. Plus d’une de mi-douzaine de candidats rivalisaient entre eux afin de convaincre le président qu’il ou elle était le meilleur choix. De tous les prétendants qui gravitent autour du chef de l’État, Luc Édouard Alexis s’estime le,plus méritant, se croyant d’ailleurs le plus apte à représenter Inite. C’est pourquoi il a pu à peine contenir son indignation lorsqu’il est s’est vu inviter par René Préval à une réunion à laquelle des candidats « poids plume » sont mis au même pied d’égalité avec lui. En tout cas, dans la mesure où cette dernière réunion tenue au Palais national représente réellement les «primaires » organisées par le président, Élizabeth Delatour, son épouse, l’a emporté sur un candidat qui la dépasse de mille coudées. Le couple présidentiel haïtien en perte de vitesse .La mobilisation déclenchée par l’opposition sous formede manifestations en cascade à la capitale et dans des villes de province ne constitue pas l’unique casse-tête pour le président, puisque le couple présidentiel est en butte à diverses tracasseries diplomatiques. En effet, on apprend, de sour ce autorisée, que la femme du chef de l’État serait l’objet d’une enquête fédérale américaine du fait que ses acquisitions ainsi que ses dépenses
d’impôts. Autre part, le service des renseignements français a fait parvenir au président Sarkozy une vidéo d’une manifestation organisée contre la présence du chef d’État français à l’occasion de sa visite historique dans les jours qui suivirent le tremblement de terre du 12 janvier 2010. On affirme qu’une séquence assez intéressante de cette vidéo montre le président haïtien en train de presser la main de manifestants pro-Aristide qui protestaient contre la présence du chef d’État français sur le sol haïtien qu’ils rendent responsable, de connivence avec les Américains, du « kidnapping» de leur président, Jean-Bertrand Aristide, et de son dépaysement en Afrique du sud où il vit comme exilé politique depuis 2004. En outre, lors il était question que Mme Delatour soit reçue en audience privée par son homologue française de la visite officielle de la première dame d’Haïti à Paris, au mois de mai.
On se souvient que, bien qu’annoncée dans la presse française, cette visite fut ajournée sine die sans qu’aucune explication ne fût donnée. Aujourd’hui on apprend que cet ajournement a été ordonné par la présidence. De sources dignes de foi on apprend que lors de son voyage dans l’Hexagone, la première dame d’Haïti apport ait dans ses valises la bagatelle d’un millions de dollars USD. Elle devait, dit-on, conclure l’achat d’une villa sur la Côte d’Azur Plus grave encore, la communauté internationale est plongée dans le désarroi au sujet de M. Préval. Car d’autres affaires encore plus graves seraient en place d’éclater. On rapporte, en effet, que dans la disparition de Robert Marcello, le directeur de marchés publics, on a découvert
un réseau de « criminels » hauts placés dans la hiérarchie du pouvoir, à Port-au-Prince Il ressort que sorte que divers membres du gouvernement, y compris au Sénat de la République, ont joué leur partitiodans cet assassinat crapuleux.

Plus de détails sur le dossier Marcelo dans la prochaine édition

Source: Haiti Observateu

Haiti | Initiative Citoyenne

July 5, 2010 by Archivex-Haiti  
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Cap-Haïtien, le 2 juillet 2010 - L’Initiative Citoyenne (IC), une des organisations signataires de la proposition promouvant la formation d’un CEP crédible et équilibré, prend acte du mépris affiché par le président Préval face à cette initiative de la société civile.
L’IC déplore le maintien par le président Préval des membres de ce CEP décrié et contesté par tous les intéressés et toutes les forces vives du pay.
L’IC dénonce la réédition par le président Préval de l’acte posé en octobre 2000, en l’occurrence la décision arbitraire et unilatérale d’élargir par arrêté présidentiel le mandat du CEP. Un CEP qui n’avait, tout comme aujourd’hui encore, ni mandat ni loi électorale pour réaliser des élections présidentielles.
Cet acte illégal et inconstitutionnel a valu au pays :
· des années de turbulences, crimes, tueries de masse, organisation et expansion des réseaux et actes de kidnapping.
· Décapitalisation et appauvrissement de toutes les couches de la population
· Affaiblissement de la souveraineté nationale et renforcement de la dépendance économique et politique de la nation
L’IC interpelle la communauté internationale en général, l’ONU et l’OEA en particulier, à se démarquer de cette démarche éprouvée mais combien néfaste du président Préval. Les élections ne sauraient constituées une fin en soi. L’empressement avec lequel, dans le passé, la communauté internationale eut à reconnaître et endosser des résultats reconnus frauduleux et même à nous les imposer comme acceptables nous a conduit aujourd’hui à ce désastre institutionnel. D’où, la présence depuis plus de 6 ans de la mission « de stabilisation » Minustah.
L’IC enjoint la communauté internationale en général, l’ONU et l’OEA en particulier à cesser cette pratique. Insister dans cette voie conduira le peuple haïtien à renforcer ses doutes sur les intentions réelles de ladite communauté internationale et soupçonner sa participation dans cette entreprise de déstabilisation de nos institutions dont le but serait d’affaiblir notre nation, de mettre à genoux notre peuple afin de s’en servir par la suite comme cobaye.
L’IC réaffirme sa conviction pour la réalisation d’élections crédibles, transparentes et incontestables, seul moyen d’atteindre une cohésion nationale, élément indispensable au renforcement des institutions et à la promotion de la démocratie.
L’IC appelle le peuple haïtien à se mobiliser en permanence pour barrer la route à ce plan néfaste. Car les crises qui vont surgir de ce plan seront encore plus catastrophiques pour le pays que celles engendrées par les élections de l’année 2000 tenues par ce même président et dans les mêmes conditions illégales et partisanes.
Vaut mieux prévenir que guérir.
Pour l’IC
Saul Gauthier
Coordonnateur

PREVAL DOIT-IL PARTIR OU NON ?

May 19, 2010 by Archivex-Haiti  
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HAITI : A QUI CONFIER L’AIDE ?

Il n’y a pas longtemps, j’avais écrit un texte titré « POUR LA FORMATION DU CONSEIL INTERNATIONAL DE GESTION DES FONDS DE RECONSTRUCTION D’HAITI (C.I.G.R.H.)» Dans ledit texte j’avais posé la question de savoir A QUI CONFIER CETTE AIDE ?

Il semble que jusqu’à présent le gros problème post cataclysme demeure la distribution de l’aide internationale. Les grosses sommes promises ont fait naître une enchère qui semble paralyser les activités à mener aux fins de porter secours à un peuple meurtri et aux abois. On a tout à fait l’impression que les pauvres victimes, que les nombreux amputés ne font plus l’objet de la préoccupation des responsables du pays. Ce qui compte ce sont les avantages à tirer, les contrats à décrocher par les grands minets de l’Etat et du secteur privé, ces corrompus et corrupteurs réputés.

Nos dirigeants ne se gênent même pas. Ils affichent ouvertement leur désir, leur soif ardente de recevoir « l’agneau » et montrent, surtout, qu’ils sont prêts à le dévorer à belles dents. Tels de minables pleurnicheurs, de vulgaires chialeurs ils ne cachent pas leurs attitude et comportement d’enfant pleurant pour un bonbon. « Sic Leo locutus est », le ministre du tourisme a tenu ce langage du lion et de fait a mis la main sur le juteux et gras contrat de reconstruction pour une compagnie dans laquelle il a une part assez importante.

En tout cas, au Canada et aux Etats-Unis, que je sache, le simple fait qu’un ministre aurait été aperçu sur le yacht de monsieur MEVS ou de monsieur BRANDT lui coûterait son portefeuille ministériel. Il serait totalement impensable qu’il accepte à ce que la compagnie dont il fait partie se présente à un appel d’offre. D’ailleurs, il y a-t-il eu d’appel d’offre ? Personne ne sait. Cependant, Il n’est pas le seul à ne pas vouloir rater la belle occasion. Les rapaces du pré désastres, les agressifs « ONGistes », les pieux et rusés pasteurs, les « orphélinatistes », les ministres, pourquoi pas, le Président lui même sont tous à l’affût de ce gain facile. C’est beaucoup plus dodu, beaucoup plus substantiel que la période cyclonique qui fait l’affaire des petits rongeurs mais peu suffisante pour engraisser les comptes des grands mangeurs.

En tant, que défenseurs de l’intérêt national, chers amis Internautes, bénéficiaires de la latitude offerte par le Net, cette technologie moderne qui nous permet d’atteindre des millions de lecteur, pas des moindres, nous devons conjuguer nos efforts, les multiplier même afin que l’aide Internationale aille vers la reconstruction nationale et non dans les poches des nantis qui veulent devenir encore plus riches et enfoncer davantage nos « anéantis » dans la misère la plus dégradante.

L’opportunité offerte par la communauté internationale doit être exploitée au maximum au profit de la relance socio économique d’Haïti. Pas question de laisser les éternels fossoyeurs de la nation s’emparer de l’assistance des pays amis qui veulent enfin nous aider à sortir du sempiternel assistanat. Il est temps qu’Haïti se prenne en main pour résoudre ses problèmes, pour laver ses linges sales. Le moment est venu… nous ne devons pas perdre la chance, cette chance qui passe pour de vrai. La laisser passer reviendrait à dire adieu à l’avenir et ce risque nous coûterait très cher. Pour cela nous devons être réalistes et pratiques. Le nationalisme, en la circonstance, ne doit pas être un paravent derrière lequel se cachent les grands filous, véritables ripous et destructeurs de pays. Monsieur ARISTIDE a offert, pour rien, la souveraineté nationale. Le peuple est bien conscient que cela fait des années que le pays est politiquement et économiquement occupé. A ce compte, nous ne pouvons plus cacher notre ombilic et jouer à l’autruche. Que cette honteuse occupation étrangère, que cette flagrante perte de souveraineté serve, dit-il, au moins à quelque chose. Qu’elle serve de passage à emprunter par l’haïtien pour atteindre enfin le chemin des lendemains meilleurs. Pour cela, nous devons unir nos forces et réunir nos ressources à l’effet d’œuvrer avec intelligence et loyauté aux cotés de ceux qui manifestent le désir de nous accompagner dans la quête de notre dignité perdue.

Il faudra :
comme nous l’avions dit , que Jean Max BELLERIVE se montre ferme, déterminé et à l’écoute de ceux qui pensent pays. Pas question, pour lui, de chevaucher avec les cavaliers estropiés et vieux jeu. Il doit pouvoir bien appréhender la conjoncture à l’effet de faire un choix intelligent et de prendre des décisions judicieuses. L’heure est grave et réclame des actions urgentes et conjoncturelles. Le gâteau est sur la table mais à qui doit-on confier sa distribution ? L’Etat est non seulement inexistant mais a surtout perdu toute sa crédibilité. Le Premier Ministre lui même admet que la corruption est insupportable dans le pays. L’INTERNATIONAL, aussi, en est bien conscient. Donc, pas question de faire confiance à ces chats qui rodent autour de l’appât. La grande question reste : A QUI CONFIER L’AIDE ? A l’ETAT HAITIEN ou aux ONG ? L’INTERNATIONAL semble vouloir jeter son dévolu sur les ONG. Erreur immense à mon sens. Pour moi c’est fuir la pluie pour se retrouver en plein dans un fleuve. C’est du pareil au même si ne n’est pas pire. C’est enrichir davantage ces pasteurs, ces missionnaires gloutons et tous les autres ONGISTES affairistes qui sont en train de se frotter les mains.

Mais quoi Faire ?

Monsieur BELLERIVE devra pouvoir utiliser son ton de PREMIER MINISTRE pour trancher et demander en urgence la formation d’un conseil international de gestion DES FONDS de reconstruction d’haiti (C.I.G.R.H) . Ce conseil regrouperait des représentants du Gouvernement haïtien ayant à leur tête le Premier Ministre lui-même, des représentants de la communauté internationale, des représentants des O.N.G et enfin des représentants de la population. Les membres de ce CONSEIL jureraient sur la bible d’assurer une saine gestion des fonds d’aide destinés exclusivement à la reconstruction totale du pays (reconstruction physique et socio économique d’Haïti).

Cette idée a été lancée et a, de toute évidence, été reçue avec la plus grande indifférence. Elle a eu le sort réservé à un cri dans un désert. C’est dommage! Mais cette attitude des « négativistes » qui nous dirigent n’aura jamais la force de paralyser voire casser nos élans de patriote convaincu croyant dur comme fer en l’avenir d’Haïti. Haïti ne mourra pas.

QUI AURA GAGNE ? QUI AURA PERDU ?

Je ne suis pas en mesure de dire que ce sont les « anéantis »qui auront gagné mais ce dont je suis certain, la bourgeoisie voleuse, insolente, rapace, corruptrice, corrompue, répugnante, révoltante, accapareuse jointe à un pouvoir complice, tolérant, pourri, auront un tribut à payer. Ils auront à payer cher leur attitude de secteurs exclusivistes s’accaparant du monopole sur tout. Cette classe possédante tolérée par un Etat délinquant et rétrograde aura à regretter d’avoir voulu tout garder pour elle. C’est, en effet, elle qui a tué la production nationale, c’est elle qui a barré la route à l’investissement étranger, c’est enfin elle qui a tout fait pour garder le peuple dans l’ignorance et dans l’analphabétisme.

Le moment est venu où les cartes doivent être battues autrement. Elles ne doivent pas, non plus, être pipées. Haïtiens, haïtiennes, ne ratons pas la chance. A notre tour de leur barrer la route, à nous d’entraver leurs actions machiavéliques. Que ces gens ne soient plus les Maîtres et Seigneurs de la nation. Ils sont en train de manœuvrer aux fins de se créer une nouvelle forme d’hégémonie. Rendons les hors d’état de nuire, affaiblissons leur capacité de nuisance. La meilleure et la plus sûre façon de le faire est de nous unir, de converger nos forces et nos volontés avec en tête un seul rêve : celui du renouveau national. L’argent ramassé au nom de nos frères et sœurs victimes de l’après-midi de 12 Janvier doit servir à la concrétisation de leurs rêves longtemps caressés. Cet argent doit envoyer leurs enfants à l’école. Cet argent devra nourrir leurs progénitures et garantir leurs droits au respect et à la santé. Ces sommes ne doivent pas aller dans les banques étrangères. Elles doivent rester au pays pour le développement touristique, pour la relance de l’agriculture, pour l’éducation des petits haïtiens et des petites haïtiennes qui vivent loin du socioconstructivism e et enfin pour l’implantation de la démocratie. L’heure aura sonné. Les conflits haitiano-dominicain s seront définitivement résolus par le développement socio économique d’Haïti. L’haïtien n’aura plus à laisser son pays pour aller se faire humilier à coté. Il sera retenu sur ses propres fermes, dans ses propres activités touristiques, dans ses chantiers de constructions et autres.

Haïtiens, haïtiennes faites passer ce message. Que ceux-là qui nous aident ne se laissent pas séduire par les chants flatteurs des voleurs qui réclament la gestion des fonds. Le Premier ministre Jean Max BELLERIVE avait dit qu’il n’était point nécessaire que ce soit le gouvernement haïtien qui gère les fonds, l’essentiel est que les donneurs exécutent à la lettre les plans à eux soumis. Qu’on le prenne au mot.

Que le conseil international de gestion DES FONDS de reconstruction d’haiti (C.I.G.R.H) choisisse, sur la base de leur compétence, de leur capacité, de leur sens de responsabilité éprouvé, des firmes capables de remettre sur pieds , selon les normes, les villes qui méritent d’être reconstruites suivant un nouveau style d’habitat étudié en profondeur et susceptible de répondre aux besoins de la population. Tout : éducation, gestion, tourisme, agriculture, élevage, communication, transport, santé, affaires sociales etc.… doit être confié dorénavant à des mains expertes et non à des improvisateurs. J’aurais souhaité voir à la tête du C.I.G.R.H. des hommes ou des femmes comme LULA, Michaelle JEAN, ou autres. Un conseil assez élargi regroupant un représentant de chaque continent ne serait pas une mauvaise idée. C’est la bonne occasion de procéder à l’identification de la population haïtienne. La distribution de l’aide, il n’est pas trop tard, peut aller de pair avec celle d’une carte d’identité. D’une pierre faire deux bons coups. Les forces étrangères pourraient sécuriser des points de stockage de l’aide alimentaire. Des centres informatisés peuvent recevoir les candidats à l’aide, qui viendront réclamer leur carte, genre carte de ‘’Food stamp americain’’. A leur arrivée, ils seront photographiés et enregistrés dans un dossier destiné à les identifier à tout moment. Grâce à cette carte, ils pourront aller réclamer, à la semaine ou à la quinzaine, la quantité d’aliments impartie sur simple présentation de cette pièce qui une fois introduite dans le système exhibe la photo et les informations en relation avec le porteur. Tout ceci pour éviter une double présentation de l’assisté et effectuer une distribution équitable et digne. Qu’on ne me dise pas que c’est compliqué : Un webcam ne coûte que U$ 30 et une clef U.S.B U$ 18 dollars. Actuellement, une génératrice est en vente promotionnelle à Canadian Tires à raison de 169 dollars canadiens.

Je ne terminerai pas sans mettre en garde les nostalgiques « coalitionnaires » opportunistes qui sautent sans cesse sur les moindres occasions pour créer du désordre au sein du corps social même endeuillé. Les moments de grandes tourmentes sont les plus favorables pour eux. Sur le Net, on les voit qui se positionnent aux cotés de jeunes loups inexpérimentés mais très agressifs dans la destruction des autres avec la seule intention de monter au créneau suivant le principe du ôte toi que je m’y mette. Ils se préparent avec une extrême hantise à s’accaparer du pouvoir qui, pour rattraper le temps perdu, qui encore pour fructifier leurs avoirs déjà très cossus et qui, enfin, pour se tailler une position que seule la vache laitière appelée Haïti puisse offrir avec tant de rapidité et d’aisance. Il faudra surveiller de près ce monde trompeur qui réclame à tue-tête le départ du Président PREVAL. C’est sûr qu’on ne peut pas faire confiance à monsieur PREVAL, c’est sûr qu’il a donné des signaux clairs qu’il a l’intention arrêtée d’adultérer les prochaines joutes électorales sinon à son bénéfice du moins à celui d’un de ses proches, par exemple de sa femme sortie des cuisses d’une famille riche en fonctionnaires d’Etat. Mais en dépit de tout, PREVAL ne doit pas partir. Il devra arriver au terme de son mandat afin que demain, il n’aille pas, à la manière de son ex-frère siamois ARISTIDE, capitaliser sur le fait qu’il n’a pas pu boucler son mandat pour masquer son incompétence et son insouciance. Soit, on n’ira pas aux élections avec PREVAL, mais il devra remettre la clef seulement au mois de novembre prochain de sorte que lesdites élections puissent se dérouler démocratiquement dans un climat de paix et de libre choix, somme toute, dans le respect des vœux de la constitution trop souvent violée. Que ces électoralistes qui confondent trop fréquemment vitesse et précipitation prennent conscience et se mettent au coin pour laisser aux autres, à de nouveaux visages le soin de nous parler d’amour. A ces vieux jeux qui ont raté le rendez vous avec l’histoire à cause de leur maladresse et leur manque de sérieux, nous disons qu’ils ont quand même leur rôle à jouer dans la « confection » du tissu social haïtien. Par leur expérience, ils pourront toujours agir en tant que conseillers. On parle de la création d’un conseil de sages appelé à participer à la gestion des affaires du pays. La place de bon nombre d’entre eux sera certainement à ce niveau. Ils pourront mettre à profit leurs pratiques politiques, la triture qu’ils ont acquise durant leur parcours dans le couloir de l’administration publique qu’ils sont appelés à aider à changer car , pour beaucoup,ils la connaissent comme leurs dix doigts.

J’ai dit…
Que ceux-là qui disent vouloir nous aider à sortir du trou ne se laissent pas avoir car se serait bien malheureux pour un pays qui, presque arrivé au bord de la margelle, aurait perdu l’ultime chance de sortir du puits.

A QUI CONFIER L’AIDE EST LE POINT LE PLUS IMPORTANT DANS LA CONSTRUCTION DE LA NOUVELLE HAITI.
LECHAPEAUTEUR
Maurice CELESTIN
www.lechapeauteur. unblog.fr

Préval est-il en train de mettre l’Etat Haïtien dans sa poche ?

May 17, 2010 by Archivex-Haiti  
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Préval est-il en train de mettre l’Etat Haïtien dans sa poche ?
Par Gérard Bissainthe

Chacun sait que l’Etat haïtien est actuellement sous tutelle, donc sous la propriété et la garde vigilante de la Communauté Internationale qui déploie pour cela en Haïti sept mille soldats, la fine fleur des mercenaires de la planète. Sans compter la brigade spécialisée de tous les Défenseurs des Droits de l’Homme (Blanc) de tutelliser tous les peuples qu’on déclare d’office non-majeurs. Si Préval a pu réussir à privatiser l’Etat haïtien, c’est à dire à l’accaparer et à le mettre dans sa poche, sous leur nez et à leur barbe, c’est ou bien que cet Arsène Lupin est vachement fort ou bien que tous ces chiens de garde de la Tutelle qui coûte des millions à la Communauté Internationale sont d’une parfaite nullité.

Quelle que soit l’explication, maintenant que ces chiens de garde de la Tutelle sont lâchés à ses trousses, comme Préval a beaucoup d’avance sur eux, je doute qu’ils le rattrapent.

La fin de cette histoire est facile à prévoir: après tout ce tintamarre qui est une pure manœuvre de diversion pour faire oublier que la Tutelle est LE problème et non pas Préval, un moment va arriver où les Tuteurs vont dire à leurs chiens de garde: “Couché!” Et tous vont se coucher, en attendant qu’on leur demande de s’exciter de nouveau et de faire du bruit pour détourner l’attention du public des vrais problèmes.

Pour les vrais Démocrates et les vrais Patriotes le vrai problème est ailleurs: il consiste à réunir indissolublement les deux pôles de la nation haïtienne: le pôle intrafrontalier (le pays intérieur) et le pôle extra-frontalier (la Diaspora) en mettant fin à l’exclusion des Haïtiens d’origine dits binationaux, une exclusion dont le but est d’arriver à l’inclusion des vrais Etrangers qui aujourd’hui mènent le pays.

Le jour où nous réaliserons ce que j’ai essayé de faire et qu’on m’a empêché de faire, lorsque j’avais conçu et lancé pour l’Etat haïtien le “Commissariat Général des Haïtiens d’Outre-Mer”, à savoir l’organisation des élections dans la Diaspora haïtienne et la mise sur pied de structures bancaires et autres pour systématiser la participation active de la Diaspora à l’économie du pays intérieur, ce jour-là nous aurons
DIASPORA + SECTIONS COMMUNALES
= PROPERITE ET INDEPENDANCE NATIONALES

Ce plan qui fut torpillé, partait du principe qu’il n’y a pas de problème constitutionnel de bi-nationalité mais une réalité constitutionnelle de mono-nationalité territoriale, en ce sens que sur le territoire haïtien les Haïtiens d’origine n’ont et ne peuvent revendiquer qu’une seule nationalité, la nationalité haïtienne. Les causes du torpillage étaient évidentes: ce plan va à l’encontre de trop d’intérêts locaux et étrangers, les intérêts de ce que j’ai appelé le “Complexe Plouto-Xénocratique” qui tient le pays dans ses griffes et dont les chiens de garde aboient après Préval pour faire diversion.

Je ne crois pas que Préval qui est en train de “nager pou soti” va pouvoir nous sauver; mais dire qu’il est LE problème aujourd’hui c’est ou avoir un cerveau de zandolite ou être un vendu.
Pourtant si son Ministère des Haïtiens de l’Etranger, au lieu de ne servir rigoureusement à rien comme c’est le cas aujourd’hui, adoptait le même programme que j’avais élaboré, lorsque j’ai lancé le Commissariat qui a précédé ce Ministère, programme dont je viens d’exposer l’essentiel plus haut, toute la carte politique serait changée. Ce serait un renversement total de la vapeur.
Depuis 1987 tous nos leaders politiques buttent et se cassent la figure sur l’une ou l’autre de ces deux questions ou les deux en même temps:
1.- l’Armée
2.- La double nationalité

Le jour où nous accepterons l’Armée Indigène + la mono-nationalité territoriale, sans nous laisser éblouir par la danse des millions et des milliards de notre bal masqué, ce jour-là le pays sera sauvé ; mais pas avant.

Gérard Bissainthe
13 mai 2010

HAITI : US$496 MILLIONS POUR 1148 EXPERTS

April 23, 2010 by Archivex-Haiti  
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Chaque annee la MINUSTAH recoit un budget de US$732.4 millions. Le personnel militaire de la MINUSTAH comprend 12.675 officiers et soldats pour 30% de ce que cette equipe coute chaque annee de 2004 a 2010 Haiti aurait deja eu une police et une armeee professionelle.

La MINUSTAH a 1148 staffs et experts internationaux, pour faire quoi? Ces experts recoivent un salaire et des benefices dans l’ordre de US$496 millions chaque annee ce qui represente un salaire de US$432.055 par expert. Inacceptable!!! En plus le personnel de la MINUSTAH a en grande partie un comprtement arrogant par rapport aux Haitiens. Cette femme de la section politique et des droits humains de la MINUSTAH venue de Port-au-Prince a menace des Haitiens de la Diaspora lors du Forum a Washington les 21-23 Mars dernier. Parce qu’elle est inquiete de ces liens avec les gangs en Haiti depuis quinze ans. Elle a essaye de dissiper l’affaire faisant valoir que son mari etait Haiten. Tout le monde sait qu’elle est un maillon du reseau au pouvoir.

Par comparaison le personnel Haitien qui comprend 1300 personnes recoit seulement 4.6% du total des salaires traite comme des esclaves, une approche salariale de maitres a esclaves. Dans le budget de la MINUSTAH il y a US$10 millions pour la location de deux bateaux de croisiere qui permettent aux employes internationaux de mener la belle vie. Ces employes des Nations Unies qui menent la vie ont donne a ces vaisseaux le nom de bateaux d’amour. Les Nations Unies paient US$112.500 par jour pour ces deux bateaux ou les employes etrangers de l’humanitaire des Nations Unies menent la vie de roi et pendant que les 1.2 millions d’Haitiens menent une vie de chiens et sont traites commes des esclaves dans les 1300 camps.

La diaspora Haitienne qui paie ses taxes aux Etats Unis finance ce desordre en contribuant dans l’odre de US$197 millions soit 27% du budget total. Les organisations de la Diaspora Haitienne et les elus Haitiano-Americains devraient ecrire a leurs collegues du Congres sur cette question et demander des comptes. Ce sont ces gens qui veulent gerer pour nous les 5.5 milliards de la reconstruction. A quand la convocation de la MINUSTAH par devant le Senat de la republique? A quand le questionnement par la presse Haitienne?

Budget Supplementaire MINUSTAH cliquez ici: http://www.foxnews.com/projects/pdf/042010_budgetdocument.pdf
Nouvelles estimations budgetaires cliquez ici: http://www.foxnews.com/world/2010/03/17/haiti-million-peacekeeping-getting-high/

Un petit rappel de l’histoire – Pour mieux comprendre le présent.

April 18, 2010 by Archivex-Haiti  
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Le Parlement haitien vient de nous porter un coup au Coeur en votant la Loi de l’Urgence. Pour répéter Dessalines: “Si les citoyens ne se révoltent pas c’est qu’ils ne sont pas des hommes.” Quand les bergers deviennent des loups, il ne reste plus rien du troupeau. Le coup de poing que vient d’asséner le Sénat à la Constitution de 1987 met K.O la souveraineté  nationale. Nous assistons à la radicalisation pure et simple de l’ingérence
étrangère dans les affaires haïtiennes. La plaie devient suppurante :

1. quand la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haiti est majoritairement constituée d’étrangers mandatés pour participer à la gestion du pays pour une période de 18 mois, sous prétexte d’un contrôle scrupuleux de l’aide externe. Littéralement les initiales B.V. sont collées aux dos des dirigeants actuels.
2. quand René Préval qui devrait terminer son mandat le 7 février 2011 est habilité àm le poursuivre jusqu’en mai 2011, contrairement à l ’Article 134.3 de la Constitution stipulant: « Le Président de la République ne peut bénéficier de prolongation de mandat .. En aucun cas, il ne peut briguer un troisième mandat.»
3. quand l’ex-président américain Bill Clinton dans 18 mois deviendra le Tsar de l’ADH ou Autorité du Développement d’Haïti avec Jean Max Bellerive comme Co-Tsar, qu’adviendra-t-il de la République? Tutelle, curatelle, occupation ?
Aujourd’hui les vendeurs de la Patrie sont identifiables puisqu’on connait leurs noms et leurs visages. Nous vouons au mépris ces satrapes qui ont ourdi le complot de passer la barre aux mains étrangères. D’ailleurs ils ne font preuve d’aucune qualité commune à l’homo sapiens. Ils n’ont aucun état d’âme et sont dépourvus de capacités politiques. Comme de simples animaux, ils ne s’intéressent qu’aux plaisirs du ventre et du bas-ventre. Cette perversité qui les accable explique cet acte ignominieux qu’ils viennent de poser en votant la Loi de l’Urgence à la fois anticonstitutionnelle et antinationale.
Retournons la roue de l’histoire pour aller à la découverte de la perfidie de ces mêmes acteurs qui prennent des attitudes différentes à chaque séquence de la scène politique. En 1987 René Garcia Préval était membre des 57 organisations qui livraient une lutte sans merci contre les Américains comparés à l’époque au virus du Sida détruisant tout sur son passage pour reprendre textuellement les mots de son mentor Jean Bertrand Aristide. Ainsi fut initiée l’Opération RACHE MANYOK dont la mission calomniatrice était de
:
1. destabiliser les FAD’H
2. détruire les intérêts des Bourgeois Tilolite
3. saboter les intérêts des Américains en Haiti
4. diviser la hiérarchie catholique haitienne en Gwo Legliz / Ti Legliz.
Passant de la parole aux actes, l’Opération RACHE MANYOK a inauguré sa campagne de déstabilisation en boycottant en 1987 les examens du baccalauréat. Pour remédier à cette situation, le Président Leslie François
Manigat a promis la Philo Spéciale combinant les deux examens. Cette mesure réparatrice a été qualifiée de Philo Pèpè par les activistes du RACHE MANYOK, dont la plupart, n’ayant jamais bouclé leurs diplômes de fin d’études secondaires, le regrettent amèrement aujourd’hui. Ils n’ont pas été les seules victimes. Ce virus a gangrené l’Université d’Etat d’Haiti. La FENEH ou Fédération Nationale des Etudiants Haitiens, une machine de destruction massive, a été montée et bien huilée pour chasser les Professeurs macoutes. Certains étudiants étaient ciblés et menacés de subir le supplice du collier. En revisant le générique de ce film d’horreur nous voyons défiler sous nos yeux parmi les acteurs principaux :

Rudy Hériveaux, Faculté de Médecine, actuel Sénateur Lavalas de l’Ouest

Evalière Beauplan, Faculté d’Odontologie, actuel Sénateur de Lespwa du Nord Ouest

Kelly C. Bastien, Faculté de Médecine, actuel Sénateur du Nord, Président du Sénat

Lans Clones, Faculté de Médecine, ancien Sénateur du Sud

Prince Pierre Sonson, Faculté de Médecine, Sénateur du Sud Est

Aramick Louis, INAGHEI, actuel secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique

Luc Eucher Joseph, Faculté de Droit, ancien Inspecteur de la police, Ex Secrétaire d’Etat

Claudy Gassant Faculté de Droit, non finissant, Commissaire, Secrétaire d’Etat
Ils ont formé le CIF ou Comité Inter-Facultés qui a saboté l’Université d’ Etat d’Haiti. Ils étaient tous des membres actifs de la FENEH association des Etudiants dont l’objectif principal était de chasser les bourgeois.
Auparavant ils étaient affiliés au PUCH de René Théodore, un communiste progressiste. En 1987 la FENEH a été récupérée par les 57 Organisations sous les baguettes de : René Préval, Père Antoine Adrien, Mgr Willy Romélus, Arnold Antonin, K Plume, Micha Gaillard, Victor Benoit, Serge Gilles, Gérard Pierre Charles, Jean Dominique etc.. Parmi les 57 organisations qui ont pris naissance en Juin 1987, il est important de noter le Groupe Onè Respè Pou Konstitisyon Wan dont le porte-parole était René Préval. Aujourd’hui nous nous posons certaines questions :

Pourquoi le 29 novembre 1987 les élections ont été boycottées parce que le candidat le plus en vue était le Professeur Gérard Gourge, un socialiste modéré, tandis qu’en 2006 Préval un terroriste formé à Tripoli est visiblement facilité par l’Etablishment américain comme le locataire du Palais National et continue à recevoir son appui en 2010 ? Des socialistes ML à peine sortis des réunions secrètes ont été curieusement assassinées!
Comment René Préval qui a sur ses mains le sang des jeunes innocents pour avoir commandité leurs affrontements avec les soldats des FAD’H, organisé leurs sit-in devant l’Ambassade Américaine, qualifié le FMI de Fon Monétè Ipokrit et la BID de péché mortel, puisse-t-il retourner sa casaque avec la Loi d’urgence en les intégrant comme membres proéminents de la CIRH, et s’octroyer seulement un soi-disant droit de veto?
Comment René Préval qui a armé les bras des Brigades de Vigilance avec des machettes, des batons, des pierres, pour briser les vitres des voitures, desm bidons de gasoline pour brûler les magasins des Bourgeois, le Marché Salomon, la Douane de Port-au-Prince, inoculer le venin anti-américain dans la tête des jeunes puisse-t-il s’allier aujourd’hui aux Bourgeois et aux Américains de façon aussi spectaculaire? Les mêmes pourfendeurs des américains à la Faculté de Médecine : Rudy Hériveaux, Kelly C. Bastien etc. ont voté la Loi d’Urgence, pour 30 deniers seulement. Ces fils de Judas n’étaient jamais à Gauche. Aujourd’hui d’anciens membres de la FENEH avec la patine du temps, dégoutés de la trahison de leurs anciens meneurs, regrettent amèrement cette folie de jeunesse. Des réalités aussi dures nous chiffonnent tout en nous portant à nous questionner sur le mouvement de certains pions. Existe-t-il un minimum de bons sens , un tantinet d’humanité chez ces acrobates de la scène politique haitienne qui ont fait tant de torts à la Nation, tant de blessures à la jeunesse, tant de violations à la Constitution ?
Ils ont déchiré notre drapeau en lambeaux. La Classe moyenne est démantibulée. Le Socialisme haitien est miné. Où est passé le Groupe Onè Respè Pou Konstitisyon wan ? René Préval a-t-il donc une âme ? Est-il pétri de chair et d’os comme tous les vertébrés ? D’où lui vient sa souplesse reptilienne pour ramper et se faufiler avec une telle aisance entre les deux blocs? Nous ne pouvons pas cacher nos émotions ni distraire nos déceptions en nous réfugiant derrière une élégance de bon ton, tout en laissant les coupables impunis. Leurs objectifs étaient le pouvoir et l’enrichissement illicite. Dans le silence de la nuit retentit le cri de désespoir d’une femme.

C’est Haïti ! Elle a perdu son mari, ses enfants, son baptistère, sa maison et ses titres de propriété.Elle a été agressée, pillée,violée par des prédateurs nationaux et internationaux.

Qui peut consoler Haiti ?

Le Parlement haitien vient de nous porter un coup au Coeur en votant la Loi de l’Urgence. Pour répéter Dessalines: “Si les citoyens ne se révoltent pas c’est qu’ils ne sont pas des hommes.” Quand les bergers deviennent des loups, il ne reste plus rien du troupeau. Le coup de poing que vient d’asséner le Sénat à la Constitution de 1987 met K.O la souveraineté
nationale. Nous assistons à la radicalisation pure et simple de l’ingérence
étrangère dans les affaires haïtiennes. La plaie devient suppurante :

1. quand la Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haiti est
majoritairement constituée d’étrangers mandatés pour participer à la gestion du pays pour une période de 18 mois, sous prétexte d’un contrôle scrupuleux de l’aide externe. Littéralement les initiales B.V. sont collées aux dos des dirigeants actuels.
2. quand René Préval qui devrait terminer son mandat le 7 février 2011 est habilité àm le poursuivre jusqu’en mai 2011, contrairement à l
’Article 134.3 de la Constitution stipulant: « Le Président de la République ne peut bénéficier de prolongation de mandat .. En aucun cas, il ne peut briguer un troisième mandat.»
3. quand l’ex-président américain Bill Clinton dans 18 mois deviendra le
Tsar de l’ADH ou Autorité du Développement d’Haïti avec Jean Max
Bellerive comme Co-Tsar, qu’adviendra-t-il de la République? Tutelle,
curatelle, occupation ?
Aujourd’hui les vendeurs de la Patrie sont identifiables puisqu’on connait leurs noms et leurs visages. Nous vouons au mépris ces satrapes qui ont ourdi le complot de passer la barre aux mains étrangères. D’ailleurs ils ne font preuve d’aucune qualité commune à l’homo sapiens. Ils n’ont aucun état d’âme et sont dépourvus de capacités politiques. Comme de simples animaux, ils ne s’intéressent qu’aux plaisirs du ventre et du bas-ventre. Cette perversité qui les accable explique cet acte ignominieux qu’ils viennent de poser en votant la Loi de l’Urgence à la fois anticonstitutionnelle et antinationale.
Retournons la roue de l’histoire pour aller à la découverte de la perfidie
de ces mêmes acteurs qui prennent des attitudes différentes à chaque
séquence de la scène politique. En 1987 René Garcia Préval était membre des 57 organisations qui livraient une lutte sans merci contre les Américains comparés à l’époque au virus du Sida détruisant tout sur son passage pour reprendre textuellement les mots de son mentor Jean Bertrand Aristide. Ainsi fut initiée l’Opération RACHE MANYOK dont la mission calomniatrice était de
:
1. destabiliser les FAD’H
2. détruire les intérêts des Bourgeois Tilolite
3. saboter les intérêts des Américains en Haiti
4. diviser la hiérarchie catholique haitienne en Gwo Legliz / Ti Legliz.
Passant de la parole aux actes, l’Opération RACHE MANYOK a inauguré sa campagne de déstabilisation en boycottant en 1987 les examens du
baccalauréat. Pour remédier à cette situation, le Président Leslie François
Manigat a promis la Philo Spéciale combinant les deux examens. Cette mesure réparatrice a été qualifiée de Philo Pèpè par les activistes du RACHE MANYOK, dont la plupart, n’ayant jamais bouclé leurs diplômes de fin d’études secondaires, le regrettent amèrement aujourd’hui. Ils n’ont pas été les seules victimes. Ce virus a gangrené l’Université d’Etat d’Haiti. La FENEH ou Fédération Nationale des Etudiants Haitiens, une machine de destruction massive, a été montée et bien huilée pour chasser les Professeurs macoutes. Certains étudiants étaient ciblés et menacés de subir le supplice du collier. En revisant le générique de ce film d’horreur nous voyons défiler sous nos yeux parmi les acteurs principaux :

Rudy Hériveaux, Faculté de Médecine, actuel Sénateur Lavalas de l’Ouest

Evalière Beauplan, Faculté d’Odontologie, actuel Sénateur de Lespwa du Nord Ouest

Kelly C. Bastien, Faculté de Médecine, actuel Sénateur du Nord, Président du Sénat

Lans Clones, Faculté de Médecine, ancien Sénateur du Sud

Prince Pierre Sonson, Faculté de Médecine, Sénateur du Sud Est

Aramick Louis, INAGHEI, actuel secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique

Luc Eucher Joseph, Faculté de Droit, ancien Inspecteur de la police, Ex
Secrétaire d’Etat

Claudy Gassant Faculté de Droit, non finissant, Commissaire, Secrétaire d’Etat
Ils ont formé le CIF ou Comité Inter-Facultés qui a saboté l’Université d’
Etat d’Haiti. Ils étaient tous des membres actifs de la FENEH association
des Etudiants dont l’objectif principal était de chasser les bourgeois.
Auparavant ils étaient affiliés au PUCH de René Théodore, un communiste progressiste. En 1987 la FENEH a été récupérée par les 57 Organisations sous les baguettes de : René Préval, Père Antoine Adrien, Mgr Willy Romélus, Arnold Antonin, K Plume, Micha Gaillard, Victor Benoit, Serge Gilles, Gérard Pierre Charles, Jean Dominique etc.. Parmi les 57 organisations qui ont pris naissance en Juin 1987, il est important de noter le Groupe Onè Respè Pou Konstitisyon Wan dont le porte-parole était René Préval. Aujourd’hui nous nous posons certaines questions :

Pourquoi le 29 novembre 1987 les élections ont été boycottées parce que le
candidat le plus en vue était le Professeur Gérard Gourge, un socialiste
modéré, tandis qu’en 2006 Préval un terroriste formé à Tripoli est
visiblement facilité par l’Etablishment américain comme le locataire du
Palais National et continue à recevoir son appui en 2010 ? Des socialistes
ML à peine sortis des réunions secrètes ont été curieusement assassinées!
Comment René Préval qui a sur ses mains le sang des jeunes innocents pour avoir commandité leurs affrontements avec les soldats des FAD’H, organisé leurs sit-in devant l’Ambassade Américaine, qualifié le FMI de Fon Monétè Ipokrit et la BID de péché mortel, puisse-t-il retourner sa casaque avec la Loi d’urgence en les intégrant comme membres proéminents de la CIRH, et s’octroyer seulement un soi-disant droit de veto?
Comment René Préval qui a armé les bras des Brigades de Vigilance avec des machettes, des batons, des pierres, pour briser les vitres des voitures, desm bidons de gasoline pour brûler les magasins des Bourgeois, le Marché Salomon, la Douane de Port-au-Prince, inoculer le venin anti-américain dans la tête des jeunes puisse-t-il s’allier aujourd’hui aux Bourgeois et aux Américains de façon aussi spectaculaire? Les mêmes pourfendeurs des américains à la Faculté de Médecine : Rudy Hériveaux, Kelly C. Bastien etc. ont voté la Loi d’Urgence, pour 30 deniers seulement. Ces fils de Judas n’étaient jamais à Gauche. Aujourd’hui d’anciens membres de la FENEH avec la patine du temps, dégoutés de la trahison de leurs anciens meneurs, regrettent amèrement cette folie de jeunesse. Des réalités aussi dures nous chiffonnent tout en nous portant à nous questionner sur le mouvement de certains pions. Existe-t-il un minimum de bons sens , un tantinet d’humanité chez ces acrobates de la scène politique haitienne qui ont fait tant de torts à la Nation, tant de blessures à la jeunesse, tant de violations à la Constitution ?
Ils ont déchiré notre drapeau en lambeaux. La Classe moyenne est
démantibulée. Le Socialisme haitien est miné. Où est passé le Groupe Onè Respè Pou Konstitisyon wan ? René Préval a-t-il donc une âme ? Est-il pétri de chair et d’os comme tous les vertébrés ? D’où lui vient sa souplesse reptilienne pour ramper et se faufiler avec une telle aisance entre les deux blocs? Nous ne pouvons pas cacher nos émotions ni distraire nos déceptions en nous réfugiant derrière une élégance de bon ton, tout en laissant les coupables impunis. Leurs objectifs étaient le pouvoir et l’enrichissement illicite. Dans le silence de la nuit retentit le cri de désespoir d’une femme.

C’est Haïti ! Elle a perdu son mari, ses enfants, son baptistère, sa maison et ses titres de propriété.Elle a été agressée, pillée,violée par des prédateurs nationaux et internationaux.

Qui peut consoler Haiti ?

PITIE POUR HAITI: JEAN ERIK RENE COMPLIMENTS JEAN C DANIES

Que Pensent les Canadiens – La tutelle… sans le nom

April 16, 2010 by Archivex-Haiti  
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La tutelle… sans le nom
Vincent Marissal
La Presse (Montréal)

(Port-au-Prince) On le savait, on l’a bien constaté dans les jours suivant le tremblement de terre et c’est encore plus vrai aujourd’hui, trois mois plus tard: c’est Washington qui dirige et dirigera Haïti.
On entend beaucoup de mensonges et de demi-vérités à propos d’Haïti dans les cercles de la communauté internationale, mais la plus grande supercherie est de continuer de parler de la souveraineté d’Haïti et de son gouvernement.
La présence américaine est moins spectaculaire trois mois après le séisme, la plupart des Marines ont quitté Port-au-Prince, mais en coulisse, le département d’État (dirigé par Hillary Clinton, femme de l’émissaire de l’ONU pour Haïti, Bill) s’active pour avoir les coudées franches.
Un plan de reconstruction de plus de 10 milliards de dollars sur 15 ans, cela représente de belles occasions d’affaires pour les entreprises américaines. En plus, les Américains veulent construire une success-story en Haïti.

Mais il faut d’abord un cadre légal et politique.

Le cadre légal, il a passé la dernière étape, hier au Sénat, avec l’adoption d’un projet de loi prolongeant de 18 mois l’état d’urgence. Cette loi donne au gouvernement haïtien (avec les membres de la communauté internationale nommés au sein d’une commission intérimaire) des pouvoirs extraordinaires, comme passer des contrats sans appel d’offres, fermer des camps et expulser ses habitants, réquisitionner des immeubles ou des terrains.

L’adoption de ce projet de loi a été fortement encouragée par Washington. Il donne les moyens d’aller vite, sans avoir trop de comptes à rendre.

Déjà, l’expulsion de sinistrés bat son plein depuis trois jours à Port-au-Prince, faisant monter de plusieurs crans la tension en ville.
L’administration américaine insiste par ailleurs pour que le gouvernement haïtien adopte une loi interdisant aux fournisseurs d’augmenter leurs prix de façon déraisonnable.

L’administration américaine planche par ailleurs sur un plan énergétique majeur, incluant la construction de lignes de transmission, la rénovation de barrages et la distribution de propane (pour remplacer le charbon).

L’énergie, c’est le pouvoir, de nos jours. Le président du Venezuela, Hugo Chavez, s’est fait bien des amis en Amérique du Sud en distribuant son pétrole en vertu de généreuses ententes, notamment ici. Justement, une grève au Venezuela a provoqué ces derniers jours une pénurie d’essence à Port-au-Prince.

L’administration américaine, à couteaux tirés avec Hugo Chavez, ne tolérera pas une telle situation.

«Gardez les yeux ouverts», suggérait en entrevue le premier ministre Jean-Max Bellerive aux Canadiens qui craignent la corruption et le fiasco financier de l’aide internationale en Haïti.

En effet, nous aurions tout intérêt à garder les yeux grands ouverts. Doublement intérêt, même.

D’abord pour nous assurer que nos millions (centaines de millions) serviront les Haïtiens, et non pas le régime et ses amis.

En ce sens, les partis de l’opposition à Ottawa feraient oeuvre utile en réclamant du gouvernement Harper la création d’une commission non partisane chargée, pour les prochaines années, de suivre l’argent à la trace. Et de faire rapport périodiquement des progrès (ou des dérapages) en Haïti. Rien n’empêche de créer une telle commission, avec ou sans le gouvernement, d’ailleurs.

La vigilance est d’autant plus de mise qu’Haïti entre dans une période électorale instable. À cause du tremblement de terre, les élections législatives de février ont été remises. Elles pourraient être tenues en même temps que la présidentielle, prévue en novembre (mais qui pourrait être repoussée de quelques semaines).

De plus, le Parlement sera dissous en mai, ce qui fait que le président Préval, loi d’urgence en poche, pourra gouverner par décret.
La moindre des choses, puisque nous donnerons des centaines de millions à Haïti, c’est de nous assurer que nous ne cautionnons pas un gouvernement antidémocratique, même si celui-ci opère avec la bénédiction de Washington et la complicité tacite de la communauté internationale.

Ce gouvernement, tout le monde le sait, n’est pas au-dessus de tout soupçon. L’an dernier, lors des élections sénatoriales, l’opposition a dénoncé des fraudes dans une quarantaine de bureaux de vote. L’affaire a finalement été étouffée par la Commission électorale provisoire, la même qui est toujours en place aujourd’hui et qui doit décider de la date des prochaines élections.

Le président Préval ne peut se représenter, mais avec les milliards de l’aide internationale et une opposition complètement désorganisée, comment garantir qu’il ne retournera pas la situation au profit de son successeur?

Notre deuxième intérêt, c’est de veiller à ce que nous ne ramassions pas que les miettes laissées par les États-Unis dans un pays où nous devrions avoir une longueur d’avance naturelle.

Pour le moment, on ne sent pas un grand empressement de la part d’Ottawa. La ministre responsable de l’ACDI, Bev Oda, était à Port-au-Prince la semaine dernière, mais elle a surtout annoncé un projet d’hôpital qui était prévu avant le tremblement de terre.

Le projet de siège temporaire du gouvernement (12 millions de dollars) annoncé en grande pompe lors de la visite de Stephen Harper, en février, s’est quelque peu dégonflé depuis. Le Canada devait payer pour des installations temporaires à Croix-des-Bouquets (environ 25 km à l’est de Port-au-Prince), mais les ministres haïtiens, apparemment, ne voulaient pas aller si loin de la capitale.

Plan B, donc: le Canada construira plutôt des sièges temporaires pour les ministères de l’Agriculture et de la Santé.
Des cabanes pour deux ministères, c’est bien modeste à côté des projets pharaoniques développés à Washington.

Haiti : The Strategic Plan for National Salvation (SPNS)

April 16, 2010 by Archivex-Haiti  
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PSSN presentation in Washington
By Robert Benodin at The Brooking Institute

In the wake of the January 12, the automatic reaction to the enormity of the devastation focuses all attentions toward humanitarian aids and rebuilding. The Montreal meeting determined the scope of the project. The UN meeting determined the cost, the policy, the agenda, the calendar and accepted the donor’s commitments. It is given that the billions of dollars allocated to the reconstruction will bring undoubtedly the most advance and the most sophisticated science and technology to the shores of Haiti. However, will the billions alone contribute to change the nature of the regime that governs Haiti for 53 years? That is the question!

Socially 53 years of populism have polarized the Haitian society, widened the gap between social classes and accelerated a brain drain, which began under François Duvalier’s regime and continues until now. According to the World Bank, more than 83% of professional and technicians have left the country. In the last 20 years, has Haiti not received more than 10 billion dollars of foreign aids? What has been the result? Haiti has become in this period the hemisphere’s poorest and one of the most corrupt countries of the world! Was the United Nations, in one decade from 1994 to 2004, compelled to evoke twice the chapter VII of its Charter to deal with Haiti, due to the reoccurrence of the failing of the state under the anarcho-populist regime? Is it the interest of the international community and the Haitian nation to maintain the status quo? The traditional conservative argument “the devil I know” is not convincing in this catastrophic juncture. A change of paradigms is compelling, if we are sincerely motivated by the need to extricate the Haitian people from their misfortunes!

After 53 years, the need to break out of the populist regimes of both extremes is fundamental to the welfare of Haiti and its people. The model presented by the Strategic Plan for National Salvation (SPNS) offers exactly that. The challenge that we face in this juncture is to bring simultaneously the modern reconstruction of Haiti to coincide with the transformation of Haiti into a modern State. We need also to convince the Haitian people as well as the international community, that it is an antinomy to have a modern state recently built, governed by an anarcho-populist government, which has already contributed to its demise. Unless the real intent is for it to fail!

Those who witnessed and observed the last 53 years of Haiti’s decline are absolutely convinced that the presence of populism in power in Haiti coincides undoubtedly with its demise. If this is not sufficiently compelling to convince you; Ask yourself that question, why Senator Christopher Dodd has recommended putting Haiti under trusteeship at the time where the international community is undertaking its reconstruction and its modernization? The senator is absolutely convinced that populism is unable to manage such transformation. If the main reason of the senator’s recommendation were, the inability of populism to govern wittingly, the solution cannot be the trusteeship, but to get rid of the real problem. It takes new men with new ideas to forge a new world!

The Strategic Plan for National Salvation (SPNS) is offering just that! It differs from the other plans for two specific reasons. It is not a reaction to the cataclysmic destruction of Haiti. It is the product of a workshop on governance held in the Dominican Republic before the cataclysm, from August 29 to August 30 2009. The SPNS has also taken a much broader vision, including the notion of rethinking and restructuring a modern State.

The SPNS is a quantum leap compare to what has been offered until now. Through serious reflections, the SPNS articulates in a list of changes in the area of governance, with concrete proposals in many domains. In other words, the SPNS shows clearly the path towards emancipation from the populist regimes.

The SPNS has two parts.

The first part is a structural reform:
-Reform and decentralization of the State, grouped into five chapters including:
-Modernization of the State and decentralization strategy
-Legislative reform strategy
-Policy reform of justice and law
-The policy of defense and security
- Foreign policy and external cooperation strategy

The second part, concerns growth and development:
-The promotion of growth and socio-economic development, grouped into ten chapters including:
-The economic policy strategy
-Rehabilitation and reconstruction strategy
-Tourism policy strategy
-The regional development strategy
-Agricultural policy, fisheries and food
-Public health, population policy and sport strategy
-Education, training and scientific research policy
-Electricity policy
-Policy of financing for development
- Last but not lease Economic assumptions framed in three scenarios, optimistic, intermediate, and pessimistic

If in one hand, the physical modernization of Haiti is inevitable with its reconstruction. And the other hand Haiti must also modernize the way it is being governed to maintain its balance and cohesion through-out the process of its renaissance! Haiti must be able to cross the threshold of modernity in all domains simultaneously to maintain its cohesion and to sustain the requirements for durable development. At this juncture, the modernization of governance is a must for Haiti, if it wants to move forward toward socio-economic stability! We need the help of everyone in this effort of transformation. The SPNS urges all those sincerely motivated by the idea of reconstruction and modernization of Haiti, to join in this effort for the materialization and success of the SPNS. We sincerely want this plan to be the Haitian plan for the salvation of its people!

Haïti, un pays qui refuse de mourir

March 17, 2010 by Archivex-Haiti  
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Par Roméo Halloun – 16 Mars 2010

Ayiti, Perle des Antilles, République d’Haïti, appellations diverses pour un bout de terre. Une entité au milieu des Isles caraïbes et des Amériques qui a le talent de briller par sa grandeur mais aussi par ses misères, ses complications héritées de son ascension impertinente comme première République noire indépendante. Les marrons nous ont légué leurs tripes d’airain, leurs bras courageux et leur fierté indomptable.

Le 12 janvier 2010, l’élément terre a parlé. Il a protesté contre le devenu modelé, imposé par ses fils. La République de Port-au-Prince a disparu sous ses propres décombres. Les masques qui cachaient la médiocrité de nos institutions sont tombés, mettant à nu le vide, l’absence du gouvernement. Près d’un demi-million de frères et sœurs ont payé de leur vie une nouvelle ère pour la renaissance de la République d’Haïti.
La renaissance. Un mot porteur d’espérances. La renaissance d’un pays pour le bonheur de ses habitants. Un pays prospère devenu havre de paix et de joie. Une terre capable de nourrir ses enfants. Une nation indépendante que les responsables politiques ne doivent pas diriger avec les pieds mais avec la tête.

En trente-cinq secondes la vie a basculé. Des centaines de milliers de morts, disparus, blessés. Un nombre inconcevable de victimes dans leur âme, leur chair, leurs possessions, ont pavé cette nouvelle page morbide de notre histoire de peuple. Le séisme a trouvé une mentalité, une manière de vivre, un établi concoctés en 206 années de parcours. Sera-t-il l’évènement qui brisera le cercle démentiel de nos pratiques, de nos discours, de nos croyances ?

Si un peuple a le gouvernement qu’il mérite, un gouvernement a aussi le peuple qu’il mérite et la communauté internationale a le gouvernement haïtien qu’il mérite. C’est la continuité des pratiques consistant à réagir pour gérer le court terme, sans une vision des moyen et long terme. Nos dirigeants ont prouvé leur incapacité à régir la situation effroyable au lendemain du tremblement de terre. La présence des Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) aurait trouvé une justification exceptionnelle si elle avait su faire une différence dans la gestion de la catastrophe. Elle a failli dans ses tâches de stabilisation, de sécurisation des zones affectées et des pénitenciers.
Deux mois après, l’aide internationale a lavé des plaies, sans panser les blessures. La situation subsiste sans la moins tangible lueur d’espoir. Jacmel, Miragoâne, Petit-Goâve, Grand-Goâve, Léogane, Carrefour, Port-au-Prince et ses tentacules subsistent dans un moins que rien, le fond du trou jamais atteint précédemment. La misère comme nous n’avons jamais osé imaginer. La gabegie gouvernementale conjugue ses verbes personnels. Elle croupit dans une stagnation insupportable pour tous ceux qui attendent un geste, une lumière sur nos lendemains en tant que peuple.

La gestion de l’immédiat requiert de reloger et prendre en charge les sans-abris et les victimes pour une période déterminée, protéger les vies et les biens, démolir les bâtiments endommagés, déblayer et débarrasser les villes des gravats.

Le regroupement des populations de la zone métropolitaine dans des camps temporaires au lendemain du séisme a constitué des agglomérations qui semblent déterminées à prendre des dimensions quasi permanentes. Dans une société déjà fragile et dont les bases ont été violemment secouées, cette situation couve une dégradation plausible dans les mois à venir. La promiscuité de personnes de tous âges, la précarité des conditions de vie permettent les abus, le viol, la prostitution, l’insécurité et la propagation de maladies. Cette situation peut dégénérer et progresser rapidement vers l’explosion sociale et des épidémies.

L’exemple du Nicaragua après le séisme qui frappa Managua le 23 décembre 1972 est non équivoque. Les réactions du gouvernement haïtien sont identiques aux erreurs du gouvernement de Somoza. La résurgence du Sandinisme a trouvé dans la situation post tremblement de terre créée par le gouvernement nicaraguayen, les conditions propices vers le commencement de l’éclatement de la société d’alors. Aujourd’hui, plus de trente-huit ans après, l’histoire semble vouloir emprunter au Nicaragua des similitudes inquiétantes. L’évasion des locataires du Pénitencier national, la facilité d’infiltration offerte par les conditions précaires de fonctionnement de la Sécurité Publique et le manque d’appui évident de la MINUSTAH permettent de faire des projections peu favorables pour le pays. Il est important de souligner, pour l’Histoire, que la MINUSTAH avait charge de garder les portes du Pénitencier national.
Port-au-Prince, poumon et cœur économique du pays a été profondément atteint. Ce qui subsistait de l’après-séisme n’a malheureusement pas été protégé. Le représentant des Nations-unies, M. Edmond Mullet, représentant spécial du secrétaire général de cette organisation et chef de la MINUSTAH, à une réunion le 3 février avec le secteur privé, au local de la mission, a clairement exposé son point de vue : « La sécurité du centre-ville ne représentait pas une priorité ». Livré au banditisme, au pillage systématique et aux flammes nées de mains criminelles, il ne reste aujourd’hui que la volonté de certains citoyens qui veulent se battre contre l’anéantissement de cette zone. La Police Nationale a peu de moyens. Elle s’acharne, sans l’appui visible de la MINUSTAH à tenter une sécurisation dans la ville.

La présence des organisations non gouvernementales (ONG) déjà marquée sur le terrain, s’est renforcée de manière spectaculaire après le séisme. Un pullulement de ces boîtes fragilise encore plus notre économie gangrénée. Le malheur d’un peuple devient source d’opportunités ; beaucoup s’enrichissent à travers ce canal humanitaire. Les ONG ne constituent pas une base viable pour la construction de l’économie d’un pays.

L’absence des structures adéquates pour la réception de l’aide internationale, la réponse tardive et insuffisante des acteurs gouvernementaux ont permis une dissémination de l’aide. Elle fut nécessaire et bénéfique. Mais aujourd’hui, à moins que les intermédiaires naturels ne soient utilisés dans la production et la distribution des produits, l’aide peut s’avérer néfaste et destructive pour notre économie exsangue.

Les catastrophes naturelles demeurent un théâtre de choix pour les acteurs politiques. Ils ont le talent d’utiliser la misère, la souffrance et les tribulations de ce peuple pour maintenir leur clientèle politique. Les conditions existentielles infrahumaines deviennent leur capital politique. Ils cultivent avec une aptitude nocive, la maladie viscérale du pouvoir et de l’enrichissement illicite. Leurs fausses promesses d’un devenir meilleur planent sans résonance sur une population aux oreilles écorchées, fatiguées de leurs sempiternelles accusations contre leurs homologues. Toujours au nom du peuple, ils occupent les avenues du pouvoir. Ils persistent à vouloir maintenir ou prendre les rênes de la destinée de ce pays croupissant dans un état latent d’abêtissement, alors qu’ils n’ont jamais rien eu à lui offrir. Ils entretiennent le statu quo de peur de diminuer leur emprise politique.

Le peuple, toutes classes confondues, attend le gouvernement, la classe possédante, la diaspora et la communauté internationale. La classe possédante et la diaspora attendent le gouvernement et la communauté internationale. Le gouvernement attend la communauté internationale, la diaspora et leur argent. La communauté internationale attend le gouvernement. La saison cyclonique et l’éclatement social n’attendront personne. La reconstruction ne pourra se faire sans la participation des acteurs locaux responsables, des haïtiens sains de la diaspora, et de la communauté internationale.

Le silence ne profite pas toujours au sage. Aujourd’hui plus que jamais, la société saine, silencieuse, devra abandonner son mutisme, son fatalisme, son inaction et ses pratiques de politique de salon. Le « bon Dieu bon » ne tient plus. La nouvelle société d’après le 12 janvier devra faire entendre sa voix, réclamer et imposer sa participation dans les rouages de la destinée haïtienne. Il est temps que cette majorité prenne la responsabilité naturelle qui lui incombe de conduire l’avenir de son pays. Les opportunités qui nous sont offertes exigent la participation de tous. Elles nous ouvrent de nouvelles avenues, l’occupation d’Haïti par ses fils. Les terres de production demeurent inexploitées. La génération montante a droit de recueillir un pays, une terre d’appartenance et non un tremplin vers l’extérieur.

Nous n’avons pas besoin des Casques rouges. Les Casques bleus ne nous mènent nulle part.

Nous avons besoin d’un Etat. Nous avons besoin de créer du travail. Nous avons besoin de décentraliser la République de Port-au-Prince. Nous avons besoin de retourner à la production nationale. Nous avons besoin d’un programme de développement agricole. Afin de cesser de tendre nos bols au blé des Blancs.

Nous avons besoin de savoir ce que mijote le gouvernement.

Roméo Halloun
16 Mars 2010

Haiti-Séisme : Le cataclysme des Duvalier et celui du 12 janvier 2010

March 16, 2010 by Archivex-Haiti  
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lundi 15 mars 2010 - Par Leslie Péan

Les difficultés actuelles de la société haïtienne pour faire une transition vers un régime démocratique sont liées au refus des puissances tutrices de procéder à une vraie dé-duvaliérisation et une réelle dé-macoutisation après 1986. Il y a eu un refus systématique de savoir ce qui s’est passé de 1957 à 1986. La communauté internationale a imposé son refus de faire le procès du duvaliérisme sous le fallacieux prétexte que ce serait une « chasse aux sorcières ». C’était sa condition expresse pour forcer Jean-Claude Duvalier à abandonner le pouvoir. Le changement recherché n’a pas eu lieu et on est resté à la surface. La société haïtienne ne s’est pas donné la peine d’identifier les comportements qu’elle condamne et encore moins d’expliquer à la jeunesse les causes de nos malheurs.
Les Haïtiens n’ont pas essayé de penser ce qui a rendu le duvaliérisme possible afin d’éviter son renouvellement. Trop préoccupée par la prise du pouvoir, l’opposition a vite absous le duvaliérisme de son carnage. Ainsi, les bourreaux et leurs complices ont repris du service sans aucun sentiment de culpabilité. Pas même en apparence. La classe politique et économique a recommencé avec la même technologie duvaliériste pour faire du pouvoir son lieu de réalisation personnelle. Le résultat est qu’on se retrouve un mois après le tremblement de terre avec 20.000 manifestants dans les rues aux Cayes [1] où une foule de jeunes arborant des drapeaux américains appellent à la démission du président René Préval. Avec leurs pancartes et banderoles, les manifestants disent au président américain Obama qu’ils veulent se placer sous la tutelle américaine, préférant que les Américains leur sucent le sang au lieu d’être dévorés jusqu’aux os par le gouvernement actuel.
La criminalisation du politique

Comment en est-on arrivé là ? Un pas en arrière est nécessaire pour voir le cheminement qui a conduit au trou actuel. Aucune thérapie n’est possible sans connaître la source et l’origine du mal. En éliminant toute notion de justice dans la société haïtienne, Duvalier a procédé à la criminalisation du politique, du Port-aux-Crimes à l’échelle nationale. Cette criminalisation s’est faite non seulement par une alliance avec la mafia américaine pour les casinos et le trafic de la drogue mais aussi par une reconfiguration de la société haïtienne autour du crime. Duvalier propulse les activités des vendeurs de chair humaine dans le trafic des braceros avec la République Dominicaine et dans celui des organisateurs des voyages clandestins aux Bahamas pour lesquels il recevait personnellement une partie des sommes collectées par les passeurs clandestins. Les services secrets américains ont la preuve des versements en espèces faits à François Duvalier par Ernest Dumervé, député du Môle Saint-Nicolas. [2]
Les exactions commises par Duvalier constituent des crimes contre l’humanité et en tant que telles sont imprescriptibles et peuvent être jugées n’importe quand. Pour rentabiliser le pouvoir politique, les duvaliéristes se sont livrés à toutes sortes de trafic sans se préoccuper des conséquences. On voit leurs pratiques délétères dans bien d’autres secteurs dont l’environnement où la mafia duvaliériste s’est investie dans le commerce du charbon de bois estimé alors à plus de $50 millions de dollars l’an. [3] Ce commerce du charbon de bois est actuellement de $230 millions de dollars l’an. [4] L’impuissance à refonder un autre pays vient du refus de questionner ces pratiques aux ancrages profonds qui balisent notre univers. Ces activités criminelles, qui vont du commerce de drogues avec la mafia nord-américaine à la contrebande organisée par les potentats du régime, continueront dans les gouvernements qui succéderont à celui de son fils Jean-Claude.

Le séisme de Duvalier est perceptible non seulement dans les bidonvilles qui entourent la capitale mais particulièrement au niveau de l’éducation et des consciences. Les victimes des extorsions des tontons-macoutes pour leurs parents innocents emprisonnés se comptent par milliers. C’est aussi le cas pour les jeunes filles et femmes abusées et obligées de consentir des faveurs sexuelles pour sauver leurs vies et celles de leur famille. Duvalier met l’imaginaire sous contrôle et l’imagination en captivité. Les professeurs qualifiés sont pourchassés et partent en exil en masse, les programmes scolaires sont réduits, le bac est allégé, et les cours de chimie sont enseignés sans que les étudiants n’aient jamais mis les pieds dans un laboratoire. Duvalier fait intérioriser aux Haïtiens l’idée que les ressources de l’État sont la propriété privée des détenteurs du pouvoir politique et que la mort attend tous ceux qui osent se révolter contre cet ordre de choses.

C’est avec une stupeur dégoutée que les revenants d’un long exil contemplent le piteux état de la capitale. Les actions criminelles des tontons-macoutes s’étalent à longueur de vue dans l’utilisation surabondante du béton brut. Les brutes en usent et en abusent. C’est le cliché par excellence du pouvoir à vie qui sera suivi, en toute bonne foi, par le reste de la population. La contagion duvaliériste s’est propagée. Sans un minimum d’équipements urbains, le quartier de Delmas sera pris d’assaut dans cette entreprise de dilution de l’architecture qu’aucun correctif ne peut vaincre. L’imposition des blocs et des dalles de béton symbolise une réussite factice qui est un refus de dialogue avec la vie. Les macoutes ont investi dans le béton et le bloc de ciment comme marque exclusive de leur puissance. Sans savoir qu’ils faisaient leur lit de mort pour des secousses sismiques qui allaient transformer tout cela en un champ monstrueux de débris informes. Mais Duvalier ne gagne pas seulement la bataille des images de béton, mais aussi et surtout celle des idées.

Le paradigme de l’ensauvagement macoute

Le duvaliérisme a mis fin à la hiérarchie et au sens de l’organisation dans la société haïtienne. En infiltrant les tontons-macoutes partout dans l’administration, la confiance nécessaire pour vivre en société est sapée. Le dispositif tonton-macoute encourage l’anarchie et enseigne que le président de la République a pour objectif de garder le pouvoir à vie. Le délire du pouvoir s’empare de la société. Ce délire s’articulant autour des sirènes du populisme devient l’esprit national. Il est enseigné et inculqué aux jeunes pour faire partie de leur ethos. Les phrases sibyllines de Duvalier telles que « en politique, la reconnaissance est une lâcheté », « je suis un être immatériel » sont répétées sur les ondes et martelées par l’agit-prop du régime sanguinaire. Duvalier a décidé de déstructurer Haïti en éliminant toutes les institutions, c’est-à-dire l’Armée, le Parlement, l’Administration publique, la Presse, l’Église catholique, les syndicats, l’université, etc. La soumission devant le chef de l’État devient le modèle par excellence du patriotisme. Il s’agit pour les fonctionnaires de faire plaisir au président.
Duvalier fait la chasse aux intellectuels et met au devant de la scène un grand nombre de satrapes . Tout est centralisé à Port-au-Prince et dans cette ville, tout dépend du Palais national. La meute des tontons macoutes décide de tout. Des monstres comme Zacharie Delva dans l’Artibonite, André Simon dans le Sud-Est, Sanette Balmir dans la Grande-Anse, Astrel Benjamin aux Cayes, Ti Bobo et Boss Peinte à la capitale, Aderbal Lhérisson au Cap-Haïtien, etc. font la pluie et le beau temps. Tout comme le philosophe Emmanuel Levinas n’a pas considéré l’hitlérisme comme une banale folie et a parlé du séisme hitlérien en Allemagne [5], le duvaliérisme ne peut être considéré comme un phénomène marginal en Haïti.

Le séisme duvaliérien introduit la violence dans la réalité quotidienne et l’éternité de celle-ci dans la subjectivité quotidienne des individus. Les esprits sont paralysés et les individus dépouillés de leur dignité, forcés de perdre leur humanité non seulement devant le président de la république mais devant n’importe quel tonton-macoute. L’assassinat devient un plaisir malsain, et les fils de fer barbelés du racisme sont placés dans les têtes pour maintenir l’esprit national dans un camp de concentration. Enfin, le séisme duvaliérien force les victimes à aimer leurs bourreaux, faute de quoi ils courent vers une mort certaine. Dans ce cadre, la plaie purulente de la corruption ne peut se cicatriser. La violence duvaliériste fait continuellement boule de neige et se renouvelle sans cesse.

Au lendemain de la chute du petit tyran en 1986, la vitalité des malfaiteurs devient folle avec la politique des gangs dans l’État marron. Les répliques terrifiantes du séisme duvaliérien ne diminuent pas avec le temps. Chaque saison apporte son lot de cadavres avec Charlot Jacquelin en 1986, Yves Volel en 1987, Lafontant Joseph en 1988, Alexandre Paul en 1989, Serge Villard en 1990, Sylvio Claude en 1991, Georges Izméry en 1992, Guy Malary et Antoine Izméry en 1993, Père Jean-Marie Vincent en 1994, Mireille Durocher Bertin et Michel Gonzalès en 1995, Pasteur Antoine Leroy en 1996, Robert Gaillard en 1997, Jean Pierre-Louis en 1998, Dr. Jimmy Lalanne en 1999, Dr. Ary Bordes et Jean Dominique en 2000, Brignol Lindor en 2001, Gérard Khawly en 2002, Danielle Lustin en 2003, Claude Bernard Lauture et Didier Mortet en 2004, Jacques Roche en 2005, Lucienne Heurtelou Estimé en 2006, François Latour en 2007, Monique Pierre en 2008, Roberto Marcello en 2009, Anil Louis Juste en 2010. Cette liste non exhaustive des assassinats d’un ordre cannibale constitue toutefois un faible indicateur de la violence qui ravage Haiti. En effet, des membres de la police et de la justice travaillent pour les trafiquants de drogues qui quadrillent le territoire national. C’est ce que révèle l’affaire du vol de narcodollars survenu à Port-de-Paix en novembre 2008. La violence des trafiquants vient s’ajouter à la violence politique pour créer un climat d’enfer. Les enlèvements d’adultes mais aussi de jeunes sont devenus une industrie. Les études sur la violence exercée contre les femmes en 2006 et 2008 indiquent qu’un tiers des femmes de l’échantillon sont victimes de viols et autres abus sexuels et 50% d’entre elles le sont avant l’âge de 18 ans. [6]
L’empreinte duvaliériste dans son fondement refuse toute transcendance à l’homme haïtien et s’impose, par le fait accompli , à toute remise en question basée sur des principes universels de la civilisation. Le modèle de gestion du pouvoir imposé par Duvalier pénètre dans l’inconscient collectif haïtien. La philosophie primaire de Duvalier basée sur les élites des classes moyennes se révèle une vision haineuse de la société. Cette vision axée sur « l’homme providentiel » est le paradigme qui informe la déclaration de Préval « Allez de par le monde prêcher la bonne nouvelle. Quiconque croit sera sauvé et ceux qui ne croient pas seront condamnés », faite le 20 octobre 2009 au ranch de la Croix-des-Bouquets. Une vision caricaturale qui conduit les hommes au pouvoir à agir en criminels au nom de leur bon droit, du droit du plus fort et enfin de l’absence de droit. Par exemple, les fonds de PetroCaribe sont gérés par le gouvernement de Préval comme le furent ceux de la Régie du Tabac et des Allumettes (RTA) sous François et Jean-Claude Duvalier. Ces fonds ne sont pas fiscalisés et dépendent uniquement de la présidence qui les utilise à sa guise. Les dilapidations de la bande à Préval sont connues. Les plus récentes sont les 197 millions de dollars dilapidés en 2008, puis les 163 millions de dollars disparues en un mois en 2010 dans des contrats de gré à gré avec des amis du pouvoir.
Du matériel acheté à 70 millions de dollars puis liquidé à 3.433 dollars

Robert Marcello, directeur de la Commission Nationale des Marché Publics (CNMP), qui protestait contre la gabegie dans l’utilisation de ces fonds par le Centre National des Équipements (CNE), est enlevé, puis tué par les assassins du pouvoir de Préval. Voilà la bonne tradition duvaliériste. Le CNE est la réplique fidèle de la Régie du Tabac et des Allumettes. À lui seul, le crime contre Robert Marcello appelle au tribunal ceux qui ont pataugé dans le pouvoir criminel. L’assassinat de Marcello produit un effet de vérité qui indique que toute moralisation de la vie politique sous ce gouvernement est un leurre aussi pathétique qu’inutile. Nous disons bien Robert Marcello et pas Robert François comme le dit le Rapport du Département d’État publié en Mai 2009 sur les droits humains en Haïti.
En décidant de remettre sur pied le CNE une deuxième fois pour exécuter des contrats en régie, le président Préval a délibérément décidé de donner une certaine crédibilité à la forfaiture. On n’a jamais vu un Cahier des Clauses Administratives Générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG) et encore moins un Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) pour les travaux exécutés par le CNE. Créé en 1997 et financé à hauteur de 70 millions de dollars pour l’achat d’équipements lourds qui n’ont jamais fait l’objet d’appels d’offres transparents, le CNE a été cannibalisé en 2005 tout comme les 210 véhicules, tracteurs, bulldozers, etc. formant le matériel de l’Organisation de Développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA) le furent par Zacharie Delva en 1963. Dans le cas du CNE, les équipements achetés au prix fort en 1997 comprenaient onze bulldozers, sept loaders, trois camions plateau (flat beds), un marteau piqueur, huit niveleuses (graders), deux bouilloires d’asphalte, onze rouleaux compresseurs, 1 perle excavatrice, 9 blocs moteurs, 4 rouleaux compresseurs Liebherr’s, 2 bacs de camion, 3 camions GMC militaires, 2 camions Mack, 3 camion Volvo. En novembre 2005, tous ces équipements seront vendus comme un lot de ferrailles à une compagnie privée Société Antillaise de Métaux pour la pitance de 154 000 gourdes. Avec 1 dollar américain au taux de 45 gourdes alors, le matériel acheté à 70 millions de dollars est liquidé à 3.433 dollars. Le Sénat de la République devait faire remarquer en novembre 2007 que la vente du matériel du CNE à la firme Société Antillaise de Métaux était bizarre et qu’il y avait dans cette transaction une certaine complicité entre les responsables de la Direction Générale des Impôts (DGI), de la Cour des Comptes et du ministère des Travaux Publics.
On comprend que certains parlent de catastrophe répugnante en Haïti. Le président Préval revient à l’assaut en 2007 et demande de réhabiliter le CNE avec un financement de 30 millions de dollars de la Land Bank de Taiwan. Encore une fois, les fonds sont à nouveau utilisés pour acheter des engins lourds sans appel d’offres. Suite aux cyclones de 2008, le CNE bénéficiera en 2009 à nouveau d’un financement de 80 millions de dollars du fonds PetroCaribe pour l’achat d’engins mécaniques à nouveau sans appel d’offres. Alors le CNE consomme 21 % des crédits prévus (plus de 25 milliards de gourdes) pour le ministère des Travaux publics, Transport et Communications (MTPTC) sans avoir de comptes à rendre au dit ministère. Enfin, un an plus tard, en janvier 2010, le CNE aura accès, dans les mêmes conditions, à un nouveau financement du fonds Petrocaribe.
Avec le tremblement de terre du 12 janvier, le CNE s’est retrouvé au centre des activités de sauvetage. Avec un esprit de sacrifice exemplaire pour sortir des gens sous les décombres, le CNE a soulagé des familles dans la détresse. Mais malheureusement, le CNE a jeté les cadavres dans des fosses communes sans les identifier comme s’il s’agissait d’ordures et de fatras. Le CNE continuait une pratique exercée par les sbires de Duvalier sur le cadavre d’Yvan Laraque, le guérillero du groupe des 13 de Jeune Haïti, dont le cadavre fut exposé pendant plusieurs jours à la capitale avant d’être pris par une fourche et envoyée dans une benne à ordures pour être jeté dans une fosse commune en novembre 1964.
Quand Duvalier demande de crier « Vive Henri Siclait »

Les Haïtiens sont prisonniers du carcan duvaliériste dans la mesure où il façonne les comportements, les valeurs, le mode d’accès au sens de la société. En creux et en saillance dans l’appropriation sans retenue du pouvoir, ce carcan participe de la banalisation du duvaliérisme en bloquant l’éclairage à porter sur ce séisme-là, parfois même par ceux qui en ont été de grandes victimes. Duvalier vole et laisse voler les deniers publics par ses partisans. Durant tout son règne, il soutient Henri Siclait qui organise la soustraction des revenus de l’État à travers la Régie du Tabac et des Allumettes pour les mettre dans la cagnotte privée du président et dans la sienne. Duvalier dit en avril 1964 :

Notables de Pétion-Ville, Eugène Mellon, Séide Dorcé, criez avec Moi Vive Henri Siclait qui a permis à un homme de survivre et Je survivrai tout autant qu’il existe des Henri Siclait sur la terre de Dessalines. » [7]
Cinq mois avant le massacre de Jérémie de Septembre 1964, Duvalier conteste l’interprétation univoque de son mot « la reconnaissance est une lâcheté en politique ». Il dit en clair « Je ne suis pas un ingrat. » [8] Duvalier se dissocie de certains de ceux qui l’ont porté au pouvoir frauduleusement, dont les Antonio Th. Kébreau, Pressoir Pierre, Jean David, car il estime qu’ils ne sont pas des « duvaliéristes volcaniques » [9] prêts à faire « une rivière de sang et un Himalaya de cadavres » comme Jacques Fourcand menaçait de faire en 1963 à ceux qui voulaient renverser le gouvernement. Duvalier affiche sa cruauté en disant prêt à faire « disparaître 10.000 petites marionnettes de ce genre » en se référant à Jean David. [10] Il pèse sur le destin haïtien par le fait accompli du crime dans son irréversibilité. Duvalier prend le pouvoir à vie, pou tout tan, pour s’assurer de cette irréversibilité.
La gestion anarchique du temps pour faire dérailler le train social

Le président Préval donne la mesure de son affiliation à cette conception du fait accompli dans son refus d’observer les calendriers requis par les lois et la Constitution pour faire les différentes élections, ce dans le seul but de détourner le train social à son avantage exclusif. Préval change les règles du jeu avec sa politique du fait accompli et oblige ainsi ses adversaires à composer avec lui. Démarche narcissique qui le fait se replier sur lui-même dans la recherche de son devenir. Son intentionnalité propre s’exprime dans sa manipulation de la contrainte temporelle. En faisant les élections quand cela l’arrange, Préval met en évidence son égo qui refuse la nécessité du beau, que sont le prévisible et l’équilibre, pour mettre en valeur son contraire, la contingence de la laideur dans son élément insaisissable et asymétrique. La gestion anarchique du temps comme outil politique est au cœur de cette problématique criminelle. Une certaine opposition ne semble plus avoir la ténacité nécessaire pour continuer la lutte. Surtout quand elle est consciente du risque de ne rien trouver à gérer même si elle gagne… Condamnée à trouver un pays squelettique comme le pêcheur d’Hemingway, dans Le vieil homme et la mer qui, après un long combat de trois jours, trouve son espadon déchiqueté par les requins.
La nocivité de la démagogie fait caracoler dans l’ignoble un pays qui a changé la face du monde en 1804. Le duvaliérisme a contraint les Haïtiens à viser bas. Au nom du populisme, l’illégal, le marginal et l’horrible ont « droit de cité ». L’absurdité est érigée en principe et appliquée à grande échelle. Le virage duvaliériste est devenu irréversible. Car ses successeurs visent encore plus bas. Haïti est désertée par l’intelligentsia et, avant de mourir, Duvalier s’entend avec Nelson Rockefeller le 1et juillet 1969 pour réaliser la vision définitive d’Haïti en tant que lieu d’une main-d’œuvre à bon marché pour l’industrie d’assemblage américaine. Le duvaliérisme devient la référence implicite et le modèle rêvé des chercheurs de pouvoir. Duvalier qui disait « fè b… yo pase nan paswa » [11] domine l’inconscient de l’homme politique haïtien. Cette dimension est cruciale pour saisir les actions de la classe politique dans leur prédétermination ainsi que les secousses violentes du duvaliérisme dans les consciences haïtiennes pour plusieurs générations. Le bilan est lourd. Duvalier mobilise des énergies considérables pour caporaliser les esprits. Il annihile tout sentiment national et de communauté. La médiocrité est d’une constante permanence.
Faudra-t-il attendre une décennie ou des générations ?
Le duvaliérisme a fait école dans les pratiques d’humiliation des citoyens. Ce ne sont pas seulement des hommes d’affaires innocents qui sont arrêtés aujourd’hui. Sous le gouvernement de Préval, même ses proches, comme ce fut le cas pour le premier ministre Michèle Pierre-Louis, sont l’objet des dommages collatéraux de sa politique intime de torture. Ce dernier ajoute un certain raffinement à la barbarie. Humilier et avilir l’Autre ne relèvent pas simplement d’un geste instinctif ou animal. Il y a carrément du sadisme à organiser contre Michèle Pierre-Louis ce petit théâtre au Parlement, sans sophistication, pour qu’il puisse jouir de son œuvre macabre. Cela prendra du temps pour éradiquer la mutation du duvaliérisme dans la société haïtienne. La reconstruction des zones affectées par le tremblement de terre prendra une décennie. Il faudra plusieurs générations pour se débarrasser des dégâts causés à la société haïtienne par le séisme des Duvalier.
Il ressort de ce qui précède que les racines de la destruction sont plantées dans le duvaliérisme dévastateur. Contrairement à ce qui se laisse dire et entendre, il n’y a pas de discontinuité dans le populisme post-duvaliérien. Pas seulement au niveau de l’urbanisme fou. Mais, sans incursion dans la vie privée, la superstructure jean-claudiste est omniprésente avec les modes d’élections à la Roger Lafontant, les hommes, la façon de faire, etc. La posture prévallienne ne connaît pas de différence fondamentale avec le jean-claudisme. Ce sont les intérêts du clan du gouvernement qui prévalent. Une posture satanique qui accumule les abus de pouvoir et les impostures pour continuer à défendre les failles d’un statu quo deux mois après le 12 janvier 2010.
[1] « Citizen of Haiti are in the streets today to claim Haiti as a US Territory”, CNN, February 12, 2010.

[2] Leslie Péan, Économie Politique de la Corruption, Tome 4, L’Ensauvagement macoute et ses Conséquences (1957-1990), Éditions Maisonneuve et Larose, Paris, France, 2007, pp. 344-345.

[3] Ibid., p. 333.

[4] IDB and USAID/DEED, « Can the biodiesel value chain be an opportunity for Private Sector Investments in Haiti ? », Biodiesel Value Chain Feasibility Study for Haiti –International Business Meeting, Port-au-Prince, 1-2 October, 2009.
[5] Emmanuel Levinas, Quelques réflexions sur la philosophie de l’hitlérisme, Éditions Fata Morgana, Payot & Rivages 1997.
[6] A. R Kolbe, et R. A. Hutson, “ Human rights abuse and other criminal violations in Port Au Prince”, Lancet, 2006 et Amnesty International Don’t Turn Your Back on Girls : Sexual Violence Against Girls in Haiti, 27 November 2008.
[7] François Duvalier, « Allocution du Chef de la Révolution Dr. François Duvalier aux notable des communautés rurales de Pétion-Ville le 27 Avril 1964 », La révolution au Pouvoir 1962-1966, Œuvres Essentielles, volume 4, Imprimerie de l’État, P-a-P, Haïti, 1967, p. 155.
[8] Ibid.
[9] Ibid, p. 156.
[10] Ibid., p. 157.
[11] Faire passer leurs fesses dans une passoire

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